The Walking Dead: Dead City – S01E05 – Stories We Tell Ourselves – 10/20

Heureusement qu’il y a quelques twists dans le dernier acte de cet épisode, car sans ça, on se demanderait franchement ce que l’épisode voulait raconter. Je ne suis pas convaincu par l’ensemble de ce qui est proposé, une fois de plus : il n’y a pas assez d’épisodes dans la saison pour que tout fonctionne sur le plan émotionnel ou pour que les renversements de situation soient totalement choquants. Ou alors, je n’arrive pas à m’attacher à la série. Un peu des deux sûrement.

Spoilers

Maggie et Negan se retrouvent séparés par les événements après l’échec de leur mission dans l’arène du Croate.


He’s defintely an after situation.

Eh, mais on est lundi ! C’est terrible les vacances, j’allais me coucher sans avoir vu mon épisode hebdomadaire… C’est dire à quel point je l’attendais celui-ci. Cela dit, je suis plus proche de la fin de saison qu’autre chose, alors autant continuer et voir jusqu’où mènera cette histoire à ce stade.

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

Les égouts

J’avoue que je n’avais pas tout capté au délire de ce qu’il se passe sous la ville. Le Croate utilise les êtres humains pour créer de l’énergie, je l’avais compris, mais il me manquait une étape à son système. Cet épisode me permet de comprendre que les égouts servent en fait d’usine pour créer cette énergie avec le méthane. Soit.

Maggie, Ginny, Tommaso et Amaia s’y retrouvent et perdent bien du temps à parler plutôt que s’enfuir. Je ne sais pas, les égouts sont censés être dangereux, mais ils laissent Maggie chercher trois plombes sa lampe-torche et s’intéressent à Ginny alors que bon, il me paraît plus urgent de quitter les égouts. Tommaso est beaucoup stressé quand sa copine touche son bras pour qu’il ne soit pas mordu honnêtement ! La copine est persuadée que les Burazi savaient qu’ils arrivaient et, selon elle, c’est sa faute. Alors non, meuf, c’est juste le marshal qui vous a balancés, hein.

Pas de quoi s’attarder sur place toutefois : comme je le disais, il faut se barrer au plus vite car le méthane risque fort de les empoissonner pour longtemps – et personne n’a envie de devenir une source d’énergie pour le Croate. Une fois en mouvement, notre petit groupe ignore un peu trop les zombies sur lesquels ils marchent et finissent par tomber sur un tas de graisse bien écœurant.

Ginny en profite pour essayer de s’échapper, forçant Maggie à lui expliquer que Negan est en fait un monstre qu’elle ferait mieux de ne pas essayer de suivre. Bizarrement, le discours semble faire son petit effet auprès de Ginny qui se remet à marcher avec le reste du groupe.

Le problème, c’est qu’on ne sait pas trop combien de temps ils marchent ou dans quelle direction ; et à vrai dire, eux aussi ne semblent pas trop savoir ce qu’il en est, mais bon… J’imagine que c’est le but, nous perdre un peu, alors que les personnages sont de plus en plus affectés spar le méthane. Cela dit, ça tombe bien : Tommaso trouve des masques à oxygène.

Maggie se met alors à soupçonner Tommaso d’être un traitre. Elle se rend compte qu’il savait exactement où aller lors de l’attaque des zombies, mais aussi qu’il est celui qui a trouvé des masques à oxygène. Sa preuve ? Tommaso a retiré son sac avant de trouver le masque à oxygène, ce qui est un signe pour elle qu’il ment : il avait les masques à oxygène sur lui depuis le départ et savait très bien qu’ils devraient passer par les égouts.

Pire, récupérer ces masques était probablement un signal permettant au Croate de savoir qu’ils allaient attaquer l’arène. C’est vachement alambiqué, mais le problème, c’est que Maggie a raison. Moi, j’imaginais de faux masques à oxygène les empoisonnant après avoir été posés là par des Burazi, je suis un peu déçu.

Amaia prend très mal la trahison de Tommaso, qui affirme aussitôt que leur rêve ne pouvait être que ça, un rêve. Il est le traître qui a provoqué la mort de bien des gens, en vain. Bon… Et ça servait à quoi de le confronter à ce moment-là Maggie ? Elle n’est pas des plus malignes quand elle s’y met. Elle se créé un ennemi alors qu’ils ne sont pas encore sortis d’affaires, franchement. En plus, elle s’obstine à ne pas vouloir d’oxygène, allez savoir pourquoi. Cela permet d’affaiblir encore la série : des flashbacks de la mort de Glenn nous prouvent à quel point la série d’origine était bien à une époque et à quel point celle-ci est juste chiante à mourir en comparaison.

Avant ce petit malaise flashback de Maggie, notre héroïne prend toutefois le temps de proposer à Amaia de se rendre chez elle. En donnant son nom et en revenant avec Ginny, elle est sûre d’y être acceptée sans que personne ne pose de questions. Mouais. Maggie n’allant pas bien, elle aurait besoin de rejoindre la surface au plus vite. Pourtant, ils prennent tous le temps d’une petite pause. On nous fait un faux suspense en nous montrant des zombies bougeant au ralenti dans l’égout où ils s’arrêtent, mais avant de passer à l’action, il faut encore que Tommaso se justifie.

Il explique ainsi que le Croate a promis une vie de banlieue bien pépère à Tommaso et que c’était suffisant pour le convaincre d’au moins essayer ça, pour Amaia. Ouais, mais en attendant, Amaia se fait attaquer par un des zombies derrière elle – c’est d’autant plus marrant que l’on nous avait montré un zombie derrière Ginny à la base.

Du coup, quand l’attaque de zombies commence, Tommaso se précipite, mais c’est uniquement pour mieux tomber tête la première sur d’autres zombies au sol. Maggie sauve en priorité Ginny, puis Amaia, alors que tous les zombies semblent se relever un à un. Malheureusement, c’est trop tard que Maggie se pointe : Amaia est éventrée par des zombies et ne survit pas. Tommaso non plus. Putain, mais quelle purge ? Les scénaristes n’en sauvent même pas un et nous débarrassent d’eux avant qu’on ne soit vraiment attaché à eux ou qu’on ne soit sûr qu’Amaia soit enceinte. C’est largement ce qui est sous-entendu par le souhait de Tommaso d’avoir à disposition une école.

Bref, l’épisode peut continuer : Maggie et Ginny avancent désormais seules dans des égouts qu’elles ne connaissent pas. C’est presque comique de voir comment la série continue sans un instant pour être triste : en fait, Maggie et Ginny non plus ne connaissent pas le couple… Rapidement, Maggie en est à essayer de récupérer toute la confiance de Ginny.

On ne sait pas bien si c’est efficace, mais elle lui laisse en tout cas la fin de leur bombonne d’oxygène. Pas la meilleure des idées cet entêtement à respirer le méthane ! Elle parvient malgré tout à escalader un autre tas de zombies à la suite de Ginny. Elles essaient de faire le moins de bruit possible pour éviter de réveiller d’autres zombies, mais c’est peine perdue : Maggie s’effondre finalement quand sa jambe s’enfonce dans le torse d’un cadavre.

Le bruit réveille clairement le mauvais cadavre et ça termine en vraie scène d’horreur. La jambe dans un cadavre, Maggie se retrouve à devoir faire face au zombie qu’elle a réveillé et qui est clairement terrifiant, j’avoue. Avec le temps, son corps a fusionné bien malgré lui avec d’autres zombies. On se retrouve donc avec un zombie qui a plusieurs têtes et plusieurs bras, avec un espèce de look d’araignée au passage. Glauque.

Oh, Maggie s’en tire, c’est évident, mais tout de même, ça semble plus dur que prévu. La dernière tête a réussi à me faire sursauter comme la franchise n’avait plus réussi à le faire depuis longtemps. J’en étais à me demander pourquoi Maggie avait les bras nus en pleine apocalypse zombie. Bon, et alors qu’il ne fallait pas faire de bruit quelques secondes avant, Maggie se met à poursuivre Ginny en criant son nom. C’est inutile : elle a laissé en lettres de sang sur le mur le mot « Menteuse » à l’attention de Maggie.

Pourquoi ça ? Eh bien, un flashback nous révèle que Ginny a découvert que Maggie mentait sur la situation de son campement. Elle affirme qu’on lui a volé du blé et toute la nourriture depuis le départ… mais en fait le stock de grains est encore plein.

Si Hershel a été enlevé, ce n’est finalement pas pour que Maggie fournisse plus de nourriture ; c’est pour qu’elle livre au Croate… Negan ! Oh. Bon, c’est un twist qui retourne toute la situation en théorie, mais comme elle déteste Negan depuis le départ, je n’ai pas l’impression d’avoir affaire à une révélation si significative que ça.

C’est pourtant le cliffhanger final de cet épisode : Ginny connaît la vérité sur Maggie et échappe à sa surveillance suffisamment longtemps pour s’éloigner en ville et tirer une fusée de détresse…

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

Negan & Armstrong

Sans trop de surprise, une autre partie de l’épisode se concentre sur Negan qui est désormais le prisonnier du marshal. C’est si inintéressant ! Plutôt que de le tuer comme il le voulait car Negan est voulu mort ou vif, Armstrong décide donc de partir en balade avec son ennemi juré. Je ne comprends pas. Il le veut mort depuis le début de la série ? D’accord, Negan lui a sauvé la vie, mais qu’espère-t-il au juste ? S’il le ramène loin de New-York, Negan sera tué quand même… autant le buter tout de suite.

Bon, je suis content qu’il ne le fasse pas cela dit. Cela ferait désordre de perdre Negan après tant de saisons et des mains d’un personnage qu’on connaît si peu. La situation est toutefois tendue pour les deux hommes : ils se détestent, apprennent à se connaître en chemin et… bof. Le chemin ? L’idée est de quitter New-York, mais ça se fait en se planquant régulièrement de hordes de zombies.

Negan finit par comprendre que son geôlier est un new-yorkais juste avant une autre horde de zombies. Ils sont obligés de se retrancher, entrant dans un bâtiment en passant par… C’est une porte de frigo ? Ils échappent vraiment aux zombies comme ça ? Qu’est-ce que c’est encore que ce bâtiment dans lequel ils sont ?

C’est une bonne question, parce qu’ils y trouvent une œuvre d’un artiste avant-gardiste – ou juste d’un taré d’après l’apocalypse : des poupées de bébé éviscérées et placées en arc-de-cercle. Chacun sa déco, j’imagine. Malheureusement, ils ont évidemment affaire à un taré d’après la chute du monde : ils trouvent ensuite des cadavres d’animaux et d’humains. Chaque fois, la mise en scène se veut un brin artistique, avec des membres coupés. C’est joyeux.

Cela renvoie Armstrong au cadavre de son père. Negan profite de l’inattention de son geôlier pour tenter de s’enfuir : il lui balance un zombie à la figure, sachant qu’il est blessé à la jambe et qu’il ne pourra pas courir aussi vite que lui. Pas de chance pour lui : Armstrong le rattrape plus vite que prévu. Chance pour lui : Armstrong ne sait pas viser et se contente de l’aider à dégager une planche « Don’t open, dead inside ». Eh, on voit la référence.

Voyant son ennemi épuisé, Negan décide finalement de proposer son aide à Armstrong. Il ne souhaite pas le laisser pour mort derrière lui (on vient de voir ça quand il lui balançait un zombie à la figure) et préfère lui venir en aide, mais seulement en échange de la certitude qu’il ne l’emmènera pas à New Babylon. Armstrong refuse, mais Negan lui vient quand même en aide. Allez comprendre, à ce stade, c’est juste n’importe quoi.

Negan décide en tout cas de l’aider au point de lui proposer quelques soins pour sa blessure à la jambe. C’est au sein d’un bus scolaire qu’il trouve un kit de premiers secours jamais utilisés pendant tout ce temps. Cela tombe sacrément bien pour Armstrong, tout de même. Ce dernier se décide alors à raconter sa vie à Negan – et moi, je me demande comment il est possible d’avoir une dentition si parfaite dans une apocalypse zombies. Sérieusement.

Le passé d’Armstrong ? On essaie de nous faire nous attacher à lui, mais on a bien compris qu’il avait peu de chance de survivre à la saison, comme tous les autres. Et quand bien même il survivrait, non merci, ce perso a réussi à me souler parce qu’on nous l’impose trop sans réussir à lui créer une vraie histoire. Bon, c’est ce qu’ils font dans cet épisode avec la révélation que c’est en fait son grand-frère (purée, il était vieux son frère ?) qu’il a laissé mourir seul à New-York. J’aime bien que ça mène finalement au thème de l’épisode – les histoires qu’on se raconte pour dormir plus simplement – mais ça me semble inutilement compliqué pour en arriver là.

Et durant la nuit, évidemment, Negan voit la fusée de détresse de Ginny…

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

Le Croate

On ne sait pas bien pourquoi, mais cet épisode nous propose aussi un petit segment avec le Croate qui s’amuse à dégommer un zombie en voiture avant de hurler toute sa frustration de son échec de l’épisode précédent à son volant. Il me semble que sa colère aurait pu être suggérée différemment, mais admettons. Après l’arène, la scène de spectacle : le Croate se rend dans un théâtre où ses hommes poussent la chansonnette.

Ses hommes ? Peut-être pas ? Il y a quelqu’un pour lui dire « out of my way, bitch », ce qui laisse supposer que le Croate n’est peut-être pas la figure la plus autoritaire de New-York, finalement. Il semble rendre des comptes à une femme qui est dans la loge des artistes à écouter de la musique d’opéra. Bordel, il ne manquait plus que ça !

La femme semble connaître Negan, au moins de réputation et elle nous fait un résumé de ce que la série a essayé de proposer, en insistant sur le fait que c’était génial au début (Ah ?) et que la fin doit l’être à présent. Ben écoutez, je leur souhaite, mais ça n’en prend pas le chemin tout de même. Après avoir annoncé la présence de Negan, le Croate explique à la femme qu’un marshal est venu à New-York, selon ce qu’elle avait craint depuis le début… Des hommes reviennent à New-York pour rétablir un système qui leur serait profitable.

Pour s’éviter ça, la femme veut absolument que le Croate récupère Negan, apparemment. J’ai du mal à comprendre pourquoi, franchement, mais eh, il y a une méchante plus méchante que le méchant dans cette saison finalement !

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Riverdale – S07E09 – Betty & Veronica Double Digest – 13/20

Effectivement, il faut digérer cet épisode, il porte bien son titre ! Ceci étant dit, j’ai plutôt aimé le format qui permet de se concentrer sur l’évolution de deux personnages. C’était particulièrement intéressant pour la première, qui se voit offrir une évolution qui transcende la saison je trouve. Pour la seconde, c’était plus convenu et bien trop répétitif de ce que la série a pu proposer pour elle jusqu’à présent. Bref, un épisode de plus au compteur !

Spoilers

Betty est obsédée par le sexe, Veronica par son business.

And a moment feels like an eternity

Betty | Veronica

On va être sincère, je commence à vraiment regretter d’avoir pris tant de retard dans la série, parce que j’ai beau trouvé l’ambiance de la saison sympathique, ça fait beaucoup d’épisodes à manger d’un coup et la qualité n’est que partiellement au rendez-vous pour le moment. Après, j’aime l’idée que cet épisode ralentisse le temps et me fournisse de lui-même la structure de la critique : Jug a perdu son idole littéraire (mais what ?) de toujours et est triste, alors un moment paraît durer une éternité… Et Betty et Veronica traversent une éternité personnelle dans cet épisode. Avant d’en parler plus en détails, je préfère me concentrer sur le cliffhanger de l’épisode qui reprend le fil rouge : le père de Kevin vient demander à Jug, qui a relu toute l’œuvre de son auteur préféré, de l’aide pour résoudre l’enquête sur le suicide (?) de l’auteur. Pas un suicide, donc.

Betty | Veronica

Betty

Nous reprenons cet épisode avec Betty dans le bureau du docteur du lycée – et du psy pour cet épisode. Si elle est convoquée dans ce bureau, c’est parce qu’elle est exhibitionniste et « nymphomaniaque », selon lui en tout cas. Le médecin cherche à comprendre pourquoi elle est si obsédée par le sexe, ce qui est amusant quand on sait qu’elle est une adolescente, après tout. J’ai plutôt bien aimé les répliques de Betty en vrai, même si c’est beaucoup trop moderne comme vision des choses ce qu’elle dit.

Le mieux, c’est encore le montage qui suit avec la chanson « Lollipop » que j’aime beaucoup et qu’ils ruinent bien vite avec la question « how often do you think about sex ? » : Betty se met à se souvenir de toutes les fois où elle pense au sexe au sein d’une même journée. Les scénaristes se font clairement plaisir, comme avec le reste de cette saison : Betty se retrouve à embrasser tout le casting de la série. Oui, tout le casting, tout le monde y passe, même Fangs, Reggie qu’elle vient juste de rencontrer ou Veronica. C’était amusant comme tout.

Ils ont une vision bien particulière de la sexualité et des adolescents tout de même, mais il est intéressant que toute cette conversation avec le psy finisse par mener Betty à une prise de conscience importante : elle ne veut pas fonder une famille, mais mener une vraie carrière. Bref, j’imagine que peu à peu les personnages vont « grandir » et devenir la version d’eux-mêmes que l’on attend en 2023. Un petit choc des cultures, finalement. Fallait-il forcément que ça passe par les magazines porno du père de Betty ? Probablement pas, mais bon, on fera avec et on compatira avec Betty quand Alice la force à penser à son mariage.

Ce à quoi Betty préfère penser est différent, toutefois : elle préfère penser à ses propres rêves. Elle en raconte notamment un à son docteur, un rêve dans lequel elle drague ses étudiants quand elle donne des cours particuliers. Tous, certes, mais le plus souvent Archie. Et c’est une fois qu’elle est sur le bureau avec Archie qu’elle se rend compte que toute la classe les regarde.

Cela permet à Betty d’en arriver à la conclusion que si elle pense tant au sexe et à ses désirs, c’est parce qu’elle cherche à mieux se connaître. On aura tout entendu, sérieusement. Et bien sûr, c’est sans surprise que le docteur raconte tout à Alice. Celle-ci se voit prescrire par le psychiatre de sa fille de lire les journaux intimes de Betty. Celle-ci est révoltée de voir sa mère entrer dans sa chambre pour lire ses journaux intimes et lui imposer de se confesser à un prêtre.

Pour se venger, elle décide donc d’entrer par effraction à son tour, mais dans le bureau de son psychiatre, avec la ferme intention de savoir tout ce qu’il écrit sur elle cette fois. Dans le tiroir du bureau, elle trouve pourtant une vérité bien différente : un couteau, une sarbacane, un exemplaire de Lolita et des comics…

Comme il est question de littérature, Betty se rend auprès de Jug pour en savoir plus. Il lui raconte alors l’histoire de Lolita, ce qui choque Betty… mais elle décide tout de même de lire le bouquin pour en savoir plus. Non, il y a des bouquins qu’on ne devrait pas avoir envie de lire, désolé. En tout cas, sa lecture permet à Betty de reprendre du pouvoir sur son psy, parce qu’elle le psychanalyse mieux qu’il ne le fait lui-même et lui indique qu’elle ne veut plus du tout avoir affaire à un pervers comme lui. S’il lit Nabokov, ce n’est pas pour rien, c’est parce qu’il projette des choses sur elle aussi.

De retour chez elle, Betty en profite aussi pour confronter sa mère : elle voit bien que celle-ci veut lui parler sans savoir comment faire et espère réussir à la faire parler en étant dans la confrontation avec. Malheureusement pour Betty, son père débarque et interrompt la conversation au moment où Alice allait enfin craquer et parler. On se tape impasse sur impasse avec ces personnages, pour finalement se retrouver le lendemain matin avec une Alice qui annonce à Betty qu’elle n’est plus sa mère. Oh bordel, mais tuez-la. On était bien quand elle était morte en fin de saison précédente, non ?

Betty | Veronica

Veronica

L’intrigue de Veronica est tout de même beaucoup moins intéressante et marrante que celle de Betty, malheureusement. On la voit galérer à faire vivre son business. Pour cela, elle décide de faire distribuer des billets gratuits : les cinémas font recette avec le popcorn et le soda, pas avec les billets en eux-mêmes. C’est un secret bien connu aujourd’hui, n’en déplaise à Veronica.

Toujours est-il que son opération marketing est très importante pour que le Babylonium puisse continuer d’exister. Veronica passe ainsi dans les vestiaires des garçons pour offrir des places de cinéma à toute l’équipe. Son but est évidemment d’en offrir une à Reggie, mais bordel, il fallait foutre tout le casting masculin à moitié à poil pour ça apparemment. Et il était dur ne pas rire : la direction d’acteur était très clairement « faites les coqs de la manière la plus ridicule possible ». Un vrai succès de la part des acteurs.

Malheureusement pour elle, sa petite soirée de cinéma gratuite tombe à l’eau alors même que Reggie avait accepté un rencard avec elle. La soirée est complètement sabotée : le film qu’elle promet de diffuser ne peut l’être car les bandes du film sont surexposées. Veronica se retrouve forcée de rembourser toute la soirée, y compris les popcorn et soda, surtout quand elle se fait attaquer par le popcorn en question – jeté par tous les lycées de la ville qui la détestent d’un coup.

Je peux comprendre leur frustration, mais bon, c’est vraiment un geste naze, ça. Une fois le désastre passé, Veronica se retrouve avec un autre désastre à gérer : son studio refuse de lui envoyer le film le plus attendu du moment, alors elle en contacte d’autres pour découvrir que personne ne veut lui envoyer en fait. C’est bien un sabotage : ce sont ses parents qui souhaitent faire du Babylonium un parking qui lui en veulent et font tout pour que son business échoue.

Ce n’est pas gagné pour Veronica qui se retrouve, sur une idée de Clay, à contacter de plus petits studios et à devoir diffuser un film sorti quelques années plus tôt. Sur une idée de Jug, à qui elle demande conseil, Veronica décide donc de vendre une version 4D de son film : elle embauche des lycéens pour jouer des infirmières ou des monstres du film.

C’est un franc succès : Archie et Reggie font des monstres terrifiants qui permettent à Veronica de faire tourner à nouveau son business. Grâce à ça, le lendemain soir, Veronica fait salle comble au cinéma et rencontre un vrai succès. Archie et Reggie la laissent certes tomber, mais ce n’est pas bien grave : elle sait que la rumeur se répand, elle a toujours Kevin et Clay pour faire le job et son cinéma va être le meilleur business de la ville, elle le sait.

Ah, les entreprises selon Riverdale, c’est merveilleux. Le problème, c’est que le succès monte à la tête de Veronica au point d’en oublier son rencard avec Reggie et surtout la folie de ses parents. Ceux-ci décident donc de la transformer en persona non-grata chez elle : ils refusent de lui fournir le logement car ils estiment qu’elle n’a plus besoin de leur support financier. Et effectivement, elle sait même où dormir : dans son cinéma, tout simplement.

Betty | Veronica

Compteur d’Archie à poil : On peut compter sur les fantasmes de Betty pour atteindre un timide +2

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Riverdale – S07E08 – Hoop Dreams – 13/20

J’ai quand même l’impression que la saison s’écrit toute seule à force. Si cet épisode marque quelques points, c’est parce qu’il permet le retour de personnages qui manquaient et parce qu’il fait avancer discrètement le fil rouge énoncé dans les premiers épisodes. Les messages sociaux à faire passer continuent ainsi d’être l’intérêt principal des scénaristes et toutes les opportunités qui passent sont bonnes à prendre pour ça. A leurs yeux, en tout cas.

Spoilers

Reggie est recruté dans l’équipe de basket du lycée dans l’espoir de renforcer celle-ci !

We used to be unstoppable.

Reggie is back | Tabitha is back | Les Vixens | Babylonium

Reggie is back

Loin du cliffhanger de l’épisode précédent, cet épisode commence par une tension inattendue : l’équipe de basket de Riverdale High perd son match contre les Bulldogs et ça énerve beaucoup Julian. Il est inconcevable pour lui que son équipe puisse perdre et les beaux petits discours d’Archie tout mignon dans les vestiaires ne lui plaisent pas du tout. Il veut être bien plus agressif que ça !

Par chance pour Julian, l’oncle d’Archie lui révèle ensuite l’arrivée d’une nouvelle recrue dans l’équipe : Mantle. Reggie Mantle ! Ah, il était temps de le retrouver lui ! Ou pas ? Je ne sais pas, c’est une saison finale, je trouve ça sympathique de me dire qu’on ne l’oublie pas totalement après huit épisodes. Reggie revient donc à Riverdale par une porte inattendue : celle de l’équipe de basket.

Archie et son oncle décident d’aller le chercher directement dans sa ferme où il ressemblait plus à un Clark Kent de Smallville qu’autre chose. Archie doit vite le regretter si vous voulez mon avis : Reggie aperçoit Betty par la fenêtre de la chambre qu’il partage avec Archie et souhaite aussitôt en savoir plus sur elle.

En plus, Reggie Mantle a son petit succès quand il débarque au lycée : Veronica et Cheryl se battent aussitôt pour lui plaire, même si on ne voit pas bien pourquoi Cheryl fait ça. Malheureusement pour Veronica, propriétaire du cinéma de la ville, Reggie n’a d’yeux que pour Betty. En attendant que ça puisse se faire, il faut en tout cas commencer les entraînements de basket. Ceux-ci ne se passent que moyennement bien pour Reggie : Julian n’est pas heureux de le voir débarquer et le fait savoir.

Tout le reste de l’équipe refuse donc de faire équipe avec Reggie : il n’y a qu’Archie et Fangs pour être assez sympa pour ça. Ce n’est pas un problème pour Reggie : il embauche également Dilton, qui sert de souffre-douleur à l’équipe de basket dans chaque épisode, et ensemble, ils gagnent sans problème le match. 

Malgré cette victoire, Reggie n’est pas si heureux : il se rend compte que Betty n’est pas trop une bonne petite amie, qu’Archie veut être son ami mais qu’il ne l’écoute pas et surtout que Julian est un connard. Si Reggie est si dur avec tout le monde, c’est parce qu’il a un passé douloureux. Eh ouais : il a eu affaire à tout un tas de racisme dans son lycée précédent et il préfère à présent se protéger que de souffrir. Logique.

La réaction d’Archie est parfaite, s’excusant de ce qu’a pu traverser Reggie sans le remettre en question ou sans s’énerver. Ce n’est pas une réaction crédible pour l’époque et ça continue de paraître forcé, mais bon, admettons. Si Archie assure que les habitants de Riverdale ne sont pas racistes, il est forcé aussi de reconnaître que Reggie n’a pas tort : lors d’une soirée chez les Blossom, il est confronté au racisme de la famille et ne l’apprécie pas.

De retour chez lui, il abrège donc la conversation avec Reggie pour ne pas avoir à tout lui raconter. Le lendemain, Archie prouve aussi qu’il a bien compris le problème à Reggie : quand Julian l’appelle « Banana boy », il décide de lui foutre un pain dans la gueule. Julian finit au sol et Archie fait un petit discours pour rappeler à toute l’équipe que Reggie est leur meilleur joueur. Allez, ouvrez-vous l’esprit joueurs de Riverdale High !

Malgré tout, Archie précise encore à Reggie qu’il n’a pas frappé Julian pour lui, car il n’a pas besoin d’être sauvé. Il l’a fait pour lui-même et pour l’équipe. Au moins, ça permet à Reggie et Archie d’être amis. Bref, il aura fallu moins d’un épisode pour que Reggie s’ouvre un peu plus.

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Tabitha is back

Après un épisode d’absence, Toni revient dans la série pour mieux rouler des sacrées pelles à Cheryl. C’est que ça nous manquait presque, à force ! Toni se fait ensuite draguer par une autre nana, mais elle y met vite un terme quand elle voit débarquer en ville… Tabitha ! Yeah ! Bon, c’est la version de Tabitha lycéenne avec lunettes terriblement démodées qui revient, pas la version 2023, hein.

Celle-ci est toujours une très grande amie de Toni dans cette réalité. Elle n’oublie pas pour autant de passer voir Jug pour lui demander pourquoi il n’a pas envoyé ses devoirs. Elle le pardonne vite, puis apprend qu’il écrit avec un auteur de science-fiction qu’elle adore. Eh ouais ! Evidemment que Tabitha et Jug sont faits pour être ensemble, voyons.

Ils se rendent donc ensemble chez l’auteur préféré de Jug, mais c’est en vain : il n’ouvre pas sa porte, probablement massacré par le vendeur de lait. Ne pouvant finalement pas proposer à Tabitha un rendez-vous parfait avec l’auteur, Jug se rabat sur le cinéma de la ville. Un vrai petit couple en rencard !

Jug lui montre ensuite son train (non, vraiment, ce n’est pas une métaphore), elle lui offre son livre de science-fiction préféré (avec un couple mixte et une comète, comme par hasard) et ils le lisent ensemble – si c’est pas mignon. La mignonitude est évidemment cassée le lendemain matin quand Jug rend visite à leur auteur préféré pour mieux apprendre sa mort. Cela dit, le shérif lui apprend qu’il s’est suicidé… Pas exactement ce que j’attendais, donc, le fil rouge va encore patiner !

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Les Vixens

De son côté, Betty reçoit la visite de son père qui aimerait qu’elle se mette à faire plus de sport. Selon le médecin de famille, cela pourrait calmer ses ardeurs du moment. Pour qu’elle fasse plus de sport loin de toutes tentations, le père de Betty s’arrange donc pour que sa fille puisse rejoindre… les pom-pom girls. Ah ben oui, quelle belle idée !

Belle idée de merde, en tout cas. Betty se retrouve à rejoindre les pom-pom girls pile quand Cheryl décide d’associer chacune d’entre elles à un mec. Betty se retrouve évidemment avec Reggie, ça tombe bien ! Cheryl lui fait un vrai cadeau sur ce coup-là, préférant associer Archie avec… Toni ! Cette dernière prend plutôt mal l’affaire et décide d’arrêter d’être une pom-pom girl : elle n’a pas envie d’une relation trop sérieuse avec Cheryl, elle a besoin de son espace vital et surtout, elle a envie de se retrouver aussi fun qu’elle l’était avant. Mouais.

C’est de la perte de temps, on sait bien que les scénaristes veulent nous les mettre ensemble de toute manière. En attendant, il faut donc faire avec cette rupture et avec une Toni qui s’en confie ensuite à Toni et Clay – sous prétexte qu’elle souhaite faire un club d’écriture de personnes de couleur. Cela permet à Cheryl de comprendre que la couleur de sa peau est une des raisons de leur rupture, mais ça ne l’empêche pas de promettre à Toni de tout faire pour lui venir en aide en vendant correctement son club au principal. Et puis, bien sûr, Cheryl redécouvre elle aussi que sa famille est bien raciste quand elle entend comment on parle de Reggie chez elle…

Côté Vixens, il faut aussi faire avec des scènes où Betty se fait rejeter par Reggie : il découvre qu’elle est très centrée sur le sexe et fait des strip-teases avec Archie, son nouveau coloc, et c’est trop pour lui. Cela laisse la voie libre pour retrouver une fois de plus Betty/Archie, surtout que Betty ne compte pas rester pom-pom girl. Elle sait bien qu’Alice ne tolérera pas l’idée de sa fille censée faire équipe et être un soutien pour un joueur de basket en particulier.

Bref, tout est bien qui finit bien : Toni propose même un autre rencard avec Cheryl moins d’un épisode après avoir rompu avec elle, parce qu’elle se rend compte qu’elles rompent pour les mauvaises raisons. Mignon tout plein, je vous dis !

Reggie is back | Tabitha is back | Les Vixens | Babylonium

Babylonium

En parallèle, Veronica n’a vraiment pas de chance en amour. Il faut dire qu’elle a envie de Reggie, qui ne veut que Betty, mais aussi de Clay, qui n’a d’yeux que pour Kevin. Il est plutôt drôle d’avoir Veronica demandant de l’aide à Kevin pour séduire Clay, mais là encore, je ne vois pas trop où ils veulent en venir. En plus, j’en étais à considérer que ce n’était pas très original d’avoir un Clay comme employé d’un cinéma après 13 Reasons Why.

Si la série continue de combler les trous comme elle peut avec cette intrigue sortant de nulle part, j’ai au moins envie de souligner que ça apporte un peu d’humour. Veronica donne tout ce qu’elle a pour séduire Clay, mais il n’a d’yeux que pour Kevin. Finalement, Veronica révèle en fait à Kevin qu’elle savait très bien qu’ils étaient gays : elle ne faisait que tester son hypothèse en draguant Clay. L’avantage, c’est qu’elle est fan des homosexuels (ouais, ça fait grincer des dents, je sais) donc bon, les mentalités continuent d’évoluer dans le bon sens pour sauver la ville de sa comète en 2023. C’était ça l’idée, non ? Un truc comme ça, à peu près.

Il ne faut pas que je m’emballe de toute manière, car nous n’y sommes pas encore ! Non, nous en sommes à Veronica qui se prend un râteau aussi de Reggie, totalement sur la défensive quand elle essaie de le draguer. Il n’en faut pas plus pour la convaincre que c’est un bon parti !

Reggie is back | Tabitha is back | Les Vixens | Babylonium

Compteur d’Archie à poil : Toujours pas. Il met même des t-shirts sous son marcel pour éviter d’avoir à perdre du temps en maquillage avec son tatouage, non ?

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Riverdale – S07E07 – Dirty Dancing – 12/20

Ouais, bon, on commence à avoir fait le tour de leur délire et il serait temps que la série en revienne à un fil rouge plus conséquent. Je ne sais pas, j’ai moins accroché à ce qu’il se passait dans cet épisode, parce qu’on enchaîne les clichés sans trop de raison. C’est sympathique à voir, l’ambiance change des saisons précédentes mais… Disons qu’il est temps que ça se termine !

Spoilers

Betty et Archie font face aux conséquences de leur petit spectacle.

This is a comic book, sir, this isn’t a porno mag.

Betty & Archie | Babylonium | Kevin | Jughead

Betty & Archie

Sans trop de surprise, l’épisode reprend avec les conséquences du cliffhanger précédent : Archie et Betty s’amusaient à se mater l’un l’autre lors d’un strip-tease improvisé entre deux maisons. Au début de cet épisode, ils sont donc punis… La pire punition étant finalement celle d’Alice qui décide de téléphoner à ses amies pour leur raconter ce qu’il s’est passé ; menant au fait que toute la ville est rapidement au courant des activités nocturnes des adolescents. C’est encore mieux que les réseaux sociaux, ma foi.

La punition pour Archie ? Une conversation gênante avec son oncle sur son absence de pantalon et les douches froides nécessaires. La punition pour Betty ? Être obligée de danser tous les soirs au bal organisé par son père. Ah oui, ça va vraiment mettre un terme à ce qu’il se passe et aux envies sexuelles de Betty de la faire danser avec des garçons. La punition est toutefois bienvenue, c’est un point de Bingo Séries !

Ceci étant dit, les réactions hyper sexistes qui suivent au lycée ne sont pas géniales : Betty est sifflée et ridiculisée, Archie est applaudi… Tss. J’imagine que c’est une bonne chose d’amplifier à ce point le sexisme pour une série diffusée en 2023. Ma foi, si ça peut aider à faire bouger les choses en insistant sur les inégalités en place pour les combattre ? Ouais. Je prête beaucoup trop de force et d’intention à la série, je sais.

Je veux dire, on en est au stade où on nous impose ensuite une scène où Cheryl révèle qu’elle adore danser pour l’émission du père de Betty – et on la comprend parce qu’elle danse très bien. M’enfin, ce n’est tout de même pas grandiose. J’ai beaucoup ri de la voir faire une pub en famille pour le sirop d’érable, mais pas autant que devant un certain Troy décidant de danser avec Betty pour mieux la toucher. Ben oui, c’est une fille facile bien sûr.

Il obtient en retour une gifle bien méritée, diffusée à la télévision devant toute la ville. Il va en être ravi pour sa réputation – la réputation étant d’ailleurs la seule chose qui préoccupe Alice ensuite. Elle accuse ainsi Betty de se faire une mauvaise réputation quand on sait tous que c’est Alice qui lui fait une mauvaise réputation, en fait. Bon, bref, l’essentiel, c’est encore qu’Alice laisse malgré tout sa fille punie se balader en ville seule. C’est sans surprise qu’elle retombe ainsi sur Archie chez Pop’s.

Bon, cela dit, ce n’est pas pour l’intrigue de Betty que ça a son importance. Pour se venger définitivement de sa mère, Betty décide finalement d’utiliser une autre émission de danse de son père pour s’affirmer une fois pour toutes – et surtout pour être bannie à jamais de l’émission. Elle utilise donc le segment sur le twirl pour faire une petite démonstration de danse parfaite : elle tourne juste assez pour montrer sa culotte à la caméra.

Alice est choquée, évidemment, parce que sa fille est en pleine révolution sexuelle : elle sait ce qu’elle veut et elle sait comment l’obtenir. C’est un vrai problème pour tout le monde autour d’elle apparemment, à commencer par le principal du lycée. Ben oui, il faut bien qu’il s’acharne sur ses lycéens lui !

Betty & Archie | Babylonium | Kevin | Jughead

Babylonium

Veronica aussi a droit à quelques remontrances de ses parents : Alice les a prévenus de la bonne idée de Veronica pour Betty et Archie et ils décident donc de la punir. Elle a été une mauvaise fille et doit donc être punie elle aussi : elle se retrouve à devoir bosser au Babylonium. Ce n’est toutefois pas un casino, mais un cinéma.

Si Veronica le vit d’abord comme une punition, elle débarque finalement très joyeuse et heureuse au Babylonium, où elle se retrouve à bosser avec son patron et Clay. Et c’est tout. On verra si cette intrigue mène quelque part par la suite… Pour l’instant, on se retrouve avec Clay et Veronica qui deviennent amis, puis avec Veronica découvrant que le cinéma où elle doit travailler est absolument désert. Forcément.

La série se met à nous pondre un discours pour sauver les cinémas désormais, critiquant l’impact de la télévision et du cinéma plein-air sur les palaces comme le Babylonium. Veronica enregistre donc une publicité, et je me demande bien avec quel matériel et avec quel argent, mais c’est en vain : le propriétaire du cinéma a décidé de vendre le Babylonium et vient justement de signer avec… les parents de Veronica. Et tant pis s’ils décident de transformer le palace en parking, hein. C’est dur de ne pas rire devant cette série, tout de même ! Je crains toutefois le pire : ils vont finir par nous ramener Hiram à ce stade, c’est sûr.

Je veux dire, on en est au point où Veronica décide de se séparer d’un tableau original de Hopper qui est chez ses parents pour racheter le théâtre à la place de ses parents. Le tableau n’est même pas vraiment à elle donc je me demande bien comment c’est jouable comme vente, mais ça se saurait si les scénaristes se souciaient des détails dans cette série… Voilà donc Veronica, adolescente, qui finit à la tête d’une entreprise. Peu importe l’époque, c’est donc toujours pareil !

Betty & Archie | Babylonium | Kevin | Jughead

Kevin

De son côté, Kevin découvre en sortant de sa douche que son père a fouillé sa chambre et trouvé son magazine porno gay. Allez, j’exagère, ce n’est pas vraiment du porno. Kevin s’en justifie comme il peut, expliquant que c’est un magazine de bodybuilding. Le shérif n’est pas idiot, cependant, il voit bien que son fils a un penchant qui ne lui plaît pas du tout. Pour combattre ce penchant, que fait le shérif ? Il force son fils à rejoindre l’équipe de basket de Riverdale High. Belle idée que de le faire entrer dans les vestiaires du lycée plus que nécessaire, non ?

Non. Archie s’inquiète auprès de son oncle pour savoir ce qu’il se passe avec Kevin, puis il force l’amitié avec lui. C’est assez fou : je me rends compte qu’ils n’ont partagé que très peu de scènes depuis le début de la série, tout de même. Les voilà en tout cas qui se retrouvent amis, parce qu’Archie décide de marquer quelques paniers avec lui puis de le protéger de Julian dans les vestiaires.

Oui, oui, Julian s’attaque à Kevin dans les vestiaires, mais pas comme on l’imaginerait : il se contente de lui demander s’il est puceau et s’il est prêt à ne plus l’être pour faire partie de l’équipe, l’invitant à aller voir une prostituée. Mais c’est vraiment passionnant cette intrigue ! Kevin se porte volontaire avec plaisir, avant d’angoisser longuement : il s’en plaint à Archie et ne comprend pas pourquoi lui est forcé de prouver qu’il est un homme en couchant avec Twyla quand Archie est puceau lui aussi.

La question est certes intéressante pour une série pour ados, mais le problème, c’est qu’après sept ans de diffusion, il n’y a plus vraiment d’ados dans les gens regardant la série. Si ? Je ne sais pas trop. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que chez Twyla, les choses se passent mal pour Kevin qui est incapable de coucher avec elle et finit en larmes. Comment on le sait ? Eh bien, Archie vient à sa rescousse après s’être fait engueuler par Betty. Bien sûr, Twyla imagine aussitôt qu’Archie et Kevin sont en couple, mais Archie ne semble pas s’en rendre compte et affirme à Kevin qu’ils vont sauver sa réputation en prétendant qu’il a bien couché avec Twyla. Mouais.

En rentrant chez lui, Kevin n’est pas au bout de ses surprises, en plus. Il découvre que c’est son père qui avait suggéré l’idée de l’envoyer chez Twyla. Et il est suffisamment pote avec elle – ou riche pour la payer, au choix – pour savoir tout ce qu’il s’est passé avec elle. Il décide donc de retirer son fils de l’équipe de basket et Archie en profite pour découvrir que son oncle est homophobe, ce qui semble lui poser problème. Archie décide donc de rester ami avec Clay et Kevin malgré ses soupçons… Il est si tolérant !

Betty & Archie | Babylonium | Kevin | Jughead

Jughead

Enfin, Jughead en est toujours à ses considérations d’écriture de comics et de trahison d’auteur de son enfance. Ce n’est pas bien intéressant, et ça ne s’améliore pas quand le principal convoque Jug pour lui reprocher son passe-temps extrascolaire. En fait, il va jusqu’à comparer les comics books à de la pornographie afin de forcer Jug à mettre un terme à son activité d’écriture.

Yep. Soit il arrête l’écriture de comics, soit il arrête l’école. Le dilemme est clair, la décision de Jug aussi : face à ce nœud gordien, il décide d’arrêter les cours, comme tous les adolescents à sa place. Pourtant, son auteur préféré, qui est censé le détester et ne plus lui parler, lui fait ensuite la morale. Il lui trouve également une solution : il suffit d’écrire sous un alias ses histoires d’horreur, mais aussi de faire du chantage au principal, parce que ce qu’il fait est illégal et que la Cour Suprême trouverait sûrement à y redire. Jughead peut ainsi continuer à écrire des BDs, sur un personnage pas si différent que ça de Donald Duck (mais juste assez pour s’éviter un procès j’imagine), et à aller en cours.

Bref, Jug finit l’épisode en étant de nouveau pote avec son auteur préféré, et tout est bien qui finit bien… sauf que bon, l’auteur reçoit la visite d’un vendeur de lait serial killer. Oupsie.

Betty & Archie | Babylonium | Kevin | Jughead

Compteur d’Archie à poil : il garde son marcel dans les vestiaires désormais !

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