9-1-1 Lone Star – S04E10

Épisode 10 – Sellouts – 15/20
L’épisode fonctionne vraiment bien, parce qu’il apporte beaucoup d’humour, sans oublier d’être un tantinet dramatique du côté des interventions. On retrouve tout le sel et l’adrénaline propres à la franchise, c’est donc un vrai plaisir, seulement un peu gâché par son personnage principal qui me tape de plus en plus sur le système au fur et à mesure des épisodes. Mais bon.

Spoilers

Tommy, TK et Nancy n’apprécient pas trop de voir une boîte privée essayer de leur voler leur job.

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You have to help us beat them there.

L’épisode commence par une drôle d’intervention de l’équipe médicale habituelle : Tommy, TK et Nancy se rendent chez un couple qui semble tout de même surpris de les voir, après avoir appelé le 9-1-1. C’est amusant, mais on ne comprend pas bien le pourquoi de cette introduction avant que l’intervention soit terminée : en effet, Tommy retire une douzaine de lentilles coincée dans l’œil d’une femme (au secours, c’était horrible) et s’apprête à se rendre à l’hôpital avec sa patiente… lorsqu’une ambulance privée débarque.

Tommy y retrouve avec grand plaisir Pierce. Il bosse pour une clinique privée, et nos ambulanciers découvrent que le couple a l’habitude de faire appel à des ambulanciers privés – parce que c’est la femme qui appelle, pas l’homme. J’ai trouvé ça perturbant de voir Pierce connaître très bien le couple et les détourner de l’hôpital comme ça pour les emmener vers la clinique. Concrètement, ça m’a donné l’impression qu’on se lançait dans une intrigue où ils font exprès de superposer les problèmes médicaux pour arnaquer des personnes fragiles. On verra.

En attendant, Tommy n’est pas heureuse de ce qu’il se passe et elle se lance en vendetta contre ces ambulanciers privés quand elle apprend que la ville a désormais un deal avec Paragon, le nom de cette société privée. Bien sûr, quand Tommy vient s’en plaindre à sa cheffe – Reynolds – elle passe pour une cinglée qui n’apprécie pas de voir d’autres ambulanciers sur son territoire. Elle a en partie raison en plus : dans d’autres villes, ça a commencé comme ça et ensuite, les services d’urgences ont été privatisés.

Cela mène donc à une course sympathique entre les ambulances lorsqu’un nouveau cas est déclaré au 9-1-1 et que Grace le transfère à Paragon, parce que c’est ce qu’on lui dit de faire. Tommy entend tout à la radio et l’appelle pour lui demander de l’aide et arriver en première au niveau du bus où le patient les attend. On est clairement sur une intrigue plus humoristique que nécessaire.

La course poursuite se termine bien pour Tommy, qui arrive la première sur scène et est donc la capitaine en charge ; y compris des activités Paragon. Le but est clairement de montrer qu’ils sont meilleurs et elle n’hésite pas à se venger en leur faisant distribuer de l’eau. Pourtant, leur présence est finalement ce qui sauvera Dan, le patient en question, car ils ont apporté avec eux des poches de sang supplémentaires dont la 126 a besoin à défaut d’en avoir.

C’est énervant comme intrigue, parce que je vois que les USA en sont au même stade que nous avec la privatisation d’à peu près tout, hein. Après, j’ai bien aimé l’histoire de ce Dan, qui était tout sympathique à se montrer amical dans le bus et à manquer de mourir d’hémorragie à cause d’un accident tout idiot parce qu’il voulait juste laisser sa place dans le bus. Au-delà de la sympathie pour le personnage, l’intrigue avec le sang glissant et les pompiers qui galèrent était juste assez originale pour que ça fonctionne dans le divertissement. Tout ça n’aurait rien de drôle ou divertissant en vrai, mais c’est une série. Et puis, le bus s’est arrêté, c’est un point du Bingo Séries (je galère tellement dessus !).

Toujours est-il que Paragon gagne sur ce tableau-là, ce qui est frustrant. L’intervention suivante voit également Pierce arriver en premier sur les lieux et en profiter aussitôt pour se venger : il laisse Tommy, Nancy et TK distribuer des bouteilles d’eau à la foule de curieux – pas même aux employés d’un potentiel empoisonnement chimique. Finalement, il s’agit d’une fausse alerte et tout est bien qui finit bien… sauf que nos ambulanciers ne comprennent pas pourquoi Paragon insiste pour hospitaliser un homme.

Il a juste senti un peu trop d’huiles essentielles, mais rien de bien grave. Tommy fait donc savoir sa manière de penser à Pierce, et ça termine en insultes de sa part – et de celle de Nancy et TK.

Cette fois, il est à peu près certain qu’ils vont tous finir par pointer au chômage puisque Pierce leur promet d’en parler à ses supérieurs. Seulement voilà, il n’a pas le temps de le faire : son ambulance explose. C’était super choquant comme passage, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’un épisode volontairement comique nous ponde une telle scène.

Finalement, tout le monde survit, y compris Pierce qui est sauvé in extremis par Nancy et surtout par les réflexes médicaux géniaux de Tommy. En fin d’épisode, celle-ci se rend donc auprès de lui pour prendre de ses nouvelles à l’hôpital. C’est l’occasion de réconciliations improbables : Pierce souligne que Tommy a vraiment trouvé sa vocation, puis annonce au dirigeant de Paragon qu’il compte bien lui faire un procès. Si l’ambulance a explosé, c’est à cause d’un matériel défectueux qu’il avait signalé à plusieurs reprises : en fait, les ambulances sont pleines à craquer d’objets d’occasion. Pas idéal pour sauver une vie.

Quand on retrouve la caserne, elle a subi un relooking étonnant : un gala est organisé pour récolter des fonds contre le cancer. Owen est tout content de faire un discours, mais ses pompiers ont plus de mal à satisfaire les bienfaiteurs : Judd est aidé par Grace, heureusement, car il est barbant à parler mécanique ; TK et Carlos ne font qu’apeurer tout le monde avec leurs histoires ; Marjan est de nouveau sur pied, mais ça fait peur aussi en vrai, Tommy se plaint, elle, des restrictions budgétaires. Cela ne me paraît pas idéal comme attitude pour récolter des fonds contre le cancer, mais bon, elle finit par s’en rendre compte d’elle-même.

Heureusement, ils ont Mateo et Nancy pour gérer en parlant de Dostoievski – même si Mateo n’en lit pas vraiment. Dommage. Ce qui est le plus remarquable durant la soirée, c’est toutefois la barmaid, qui est en fait une riche héritière qui tape dans l’œil d’Owen, inévitablement. C’est toujours pareil avec Owen dès qu’il y a une nana qui se pointe dans la série ; à se demander si en tant que producteur, il n’insiste pas pour que son personnage soit un tombeur à force.

Cela dit, l’épisode prend une tournure inattendue quand Kendra, c’est son nom, se barre après une nuit d’amour avec Owen en laissant dans sa cuisine un chèque de cent mille dollars. Comme ça se passe devant Mateo et Nancy, ça devient inévitablement un sujet de conversation à la caserne : Owen est-il pris pour un gigolo ou non ? Difficile à dire. Lui imagine qu’elle voulait peut-être juste laisser un don aux associations contre le cancer.

Pour s’en assurer, il accepte un deuxième rencard avec elle. Elle lui apporte la meilleure bouffe d’Austin, qui s’avère être un simple burger là où il imaginait le meilleur, et refuse de sortir en ville, mais elle semble vraiment amoureuse de lui quand elle voit son chien cancéreux. Ils refont donc l’amour, elle part à deux heures du matin sans laisser de chèque, ce qui laisse Owen tout heureux… jusqu’à ce qu’il reçoive un virement bancaire de Kendra, avec un smiley os.

Forcément, Owen ne peut que s’imaginer qu’elle le prend pour ce qu’il n’est pas. Certes, Judd lui souligne que cet argent pourrait sauver des vies pour leur caserne, mais il n’est tout de même pas convaincu de vouloir faire ce double emploi – pompier prostitué, c’est inattendu. Owen prend donc la décision très mature, comme toujours avec lui, de ghoster Kendra.

Cette dernière ne l’entend pas de cette oreille pour autant : elle débarque donc chez lui pour savoir ce qu’il en est, ce qui lui permet d’enfin comprendre où est le problème d’Owen. Elle le rassure et lui explique qu’il s’agissait bien de donations. L’os ? Rien à voir avec un jeu de mots salace (qui ne fonctionne pas en français, d’ailleurs), c’est simplement en référence à son chien cancéreux, car il s’agit d’une donation pour le refuge…

Euh, OK. Kendra semble complètement déconnectée du monde réel, surtout qu’elle fait ses donations extrêmement généreuse à un particulier. Ce n’est pas super crédible et elle me tape déjà sur le système, mais comme tout est bien qui finit bien du point de vue gigolo de la situation, Owen va probablement commencer à sortir avec elle. Ma foi, il n’a pas l’air de savoir ce qu’il perd avec Catherine.

Most Dangerous Game – S02E11

Épisode 11 – Lighthouse – 15/20
Pourquoi faire si peu d’épisodes quand ils ont clairement tant de choses à raconter ? Je ne comprends pas cette série ! Ils auraient moyen de l’étaler sur une trentaine d’épisodes pour s’éviter bien des raccourcis. C’est dommage, car en plus, ça donne l’impression que certains aspects de cet épisode sont complètement bâclés et survolés, alors qu’ils auraient pu être détaillés. Autant on a pu perdre du temps avec certaines intrigues avant, autant maintenant je ne vois pas comment ils vont tout conclure en un épisode supplémentaire. Exactement comme en saison 1, donc.

Spoilers

Le train est arrivé à destination, il ne reste plus qu’une heure du jeu.

What are you, talking to the moon?

L’épisode commence quelques heures après le suivant, et on sent qu’il reste peu de temps avant la fin du jeu. Victor est caché au fin fond d’un bois à proximité d’un phare et il ferait mieux d’y rester. Ce n’est pourtant pas le cas : alors qu’il ne reste que quelques minutes à tenir, il décide en effet de bouger, on ne sait pas trop pourquoi. Pourtant, ça fait déjà quelques heures qu’il parvient à rester caché dans le bois, en relative sécurité.

Les autres chasseurs sont tous là à chercher autour, sans parvenir à lui mettre la main dessus. A trente minutes de la fin, il se rapproche pourtant de la mer, se faisant remarquer tout bêtement d’une maison dans laquelle une fête est organisée. Il rencontre ainsi Lainie, qui lui donne une bouteille d’eau (il y boit alors qu’elle pourrait être tellement empoisonnée !), et sa nouvelle voisine Dina. OK. Nouvelle voisine, on a compris, c’est la tueuse.

Malheureusement, Victor est moins réactif que moi à faire ce genre de calcul. S’il ne reste pas à proximité directe de Dina, il s’allonge sur la plage juste à côté de la maison. C’est la pire idée du monde : Lainie le rejoint, se fait tuer par accident par une fléchette mortelle de Dina, et hop, Victor est de nouveau en danger de mort.

Je trouve vraiment qu’ils sont passés à côté du potentiel de Dina. Ses fléchettes étaient géniales comme arme ; il y aurait eu moyen d’en faire un personnage bien plus régulier que ça. Finalement, elle ne parvient pas à tuer Victor et elle se fait étouffer la tête dans le sable, ce qui est une manière de mourir peu commune et peu glamour tout de même. Le combat entre eux était chouette, la chance de Victor toujours aussi incroyable quand elle enfonce sa fléchette directement dans le morceau de verre qui est dans sa poche à lui – manquant de très peu de le tuer.

En parallèle, Miles est beaucoup trop confiant, je trouve. Il reste encore quelques minutes avant la fin du jeu et pourtant, il est déjà tout satisfait de lui. Il ne devrait pas et on lui apprend bien vite quand il souhaite passer la fin du jeu avec la Chairwoman. Il découvre que celle-ci n’est pas dans son bureau comme il l’aurait pensé, mais qu’elle est en train de parler avec Tina.

Miles commence alors assez justement à s’inquiéter de ce qui a pu être raconté. Il mène ainsi son enquête pour savoir si quelqu’un s’est renseigné sur les irrégularités du jeu, en vain. On arrive alors bien vite au cliffhanger, et je vois mal comment le dernier épisode pourra tout conclure – même avec un peu plus de temps.

En effet, Victor se réfugie en haut du phare et est rejoint par… Josephine. Elle est insupportable. Je vois mal comment elle a pu le retrouver si facilement, déjà, mais ensuite, elle a été tellement discrète qu’elle emmène Taft directement auprès de son frère. Et plutôt que de s’enfuir quand il lui dit qu’elle ne doit pas être là, elle insiste pour rester avec lui et l’emmener à l’hôpital. Bordel. Il restait 14 minutes.

The Mandalorian – S03E05

Épisode 5 – The Pirate – 18/20
Enfin ! Bordel, il était temps que la série se décide à nous dire où elle voulait en venir cette saison, et je crois qu’elle le fait enfin avec cet épisode. Certaines scènes paraissent encore artificielles, mais ça fait plaisir de voir des bouts d’intrigues prendre enfin sens : le puzzle se reconstitue et avec lui de nouvelles voies se dégagent. C’est bien plus intéressant comme ça.

Spoilers

Gorian Shard souhaite envahir Nevarro pour se venger de sa défaite face à Din Djarin.

Apologies we can’t do more

42 minutes ? Il a intérêt à être bien cet épisode, parce que bon, ça fait long quarante minutes si le but est encore de nous balader avec des personnages qu’on ne connaît pas. Et puis, toute la saison manque de cohérence et cohésion pour l’instant, ce qui est gênant pour nous motiver à rester devant. Pourtant, j’ai décidé de lancer cet épisode plutôt que 9-1-1 Lone Star, principalement parce que je sentais que je pouvais en tirer quelque chose – enfin, principalement parce que j’étais fatigué et que ça se regarde bien quand on est claqué cette série.

Cet épisode 5 semble en tout cas vouloir revisiter les pistes inexplorées par les épisodes précédents : il commence ainsi par une invasion pirate au-dessus de Nevarro, avec Gorian Shard qui menace le Haut Magistrat Karga. Il peut le faire avec facilité : la Nouvelle République ne protège pas aussi bien Nevarro que ce qu’elle voudrait et il n’y a plus la protection de Moff Gideon pour faire fuir les pirates. Après la défaite essuyée par les pirates face à notre Mandalorian, les pirates sont énervés, c’est logique. Ils décident donc de détruire la ville, parce que c’est fun et parce qu’il n’y a personne pour les protéger. Des vrais méchants.

Pour autant, Karga ne souhaite pas évacuer la ville : il veut mettre en sécurité les habitants qui courent dans tous les sens et fuient la ville comme ils peuvent, avec quelques richesses sous le bras. Ils n’iront pas loin si les pirates en ont après eux, cependant. Karga envoie toutefois un message pour demander de l’aide. Après le générique, on se retrouve ainsi sur une planète plutôt paradisiaque avec un changement d’ambiance musicale vraiment notable. C’était surprenant de nous envoyer des petites vibes estivales comme ça.

Bref, le message de Karga arrive à bon port : il envoie un message à un certain Commandant Teva, qui avait promis de l’aider en cas de besoin. C’est donc ce que fait Teva : il sait bien qu’envoyer à son tour un message pour prévenir la Nouvelle République ne suffira pas à les motiver. Il décide donc de se rendre à Coruscant pour parler de lui-même de Nevarro.

En soi, ça pourrait fonctionner sa stratégie – et ça fonctionne quasiment. Malheureusement pour lui, cette connasse d’Elia débarque alors dans le bureau pour annoncer à son boss que Nevarro n’a pas signé la Charte de l’Alliance et que ça pourrait leur faire du bien de prendre le temps de réfléchir à ce qu’il se passe quand on ne signe pas. Voilà donc où nous en sommes : on nous a infligé un épisode de près d’une heure juste pour que cette scène soit bien compréhensible et pour qu’on capte qu’Elia continue ses actions mortifères grâce à sa position proche de la Nouvelle République.

Ce qui me rassure toutefois, c’est que la série semble vouloir lier les événements alors qu’il reste encore trois autres épisodes : peut-être que la saison va vraiment mener quelque part, on ne sait jamais. En attendant, Teva ne peut que se contenter de menacer la Nouvelle République de terribles représailles car pour lui, tout est lié et les pirates qui attaquent Nevarro, c’est une catastrophe qui pourrait mener à un nouveau Moff Gideon sur la bordure extérieure de la galaxie.

Pour autant, il s’incline face à la décision de la Nouvelle République et se rend chez… les Mandalorians, bien sûr. On le voit venir de loin tout au long de l’épisode : Teva est content d’avoir servi avec R5, le droid de leur grotte, car ça lui permet de les trouver et de demander l’aide pour Karga. En effet, il compte sur la présence de Din Djarin pour convaincre les Mandalorians de se mêler de cette histoire.

Cela fonctionne évidemment : Din Djarin est bien là pour recevoir le message d’appel à l’aide de Karga, mais aussi pour épargner la vie de Teva. Il force les Mandalorians à devoir changer de base car quelqu’un de l’extérieur connaît leur adresse désormais, alors il s’attire un peu la haine de certains d’entre eux. Din Djarin le protège, le laisse partir, puis demande effectivement l’aide des Mandalorians pour aller au secours de Nevarro.

Cela pourrait bien se passer pour notre héros, mais malheureusement, le bâton de parole (oui, oui) passe ensuite dans les mains d’un autre Mandalorian qui n’est pas aussi attaché à Karga que peut l’être Din Djarin. Il n’a donc pas l’intention d’aller mettre sa vie en danger pour un intrus à leur groupe… mais parce qu’il est un Mandalorian. Oh, flemme. Cette écriture de discours politique pour motiver les troupes, là ? Je n’ai pas accroché.

Ce n’est pas mauvais, mais j’ai eu l’impression qu’on nous prenait du temps de cerveau dispo pour pas grand-chose, surtout quand ça termine par un énième « This is the way ». L’avantage, c’est que ça lance l’action de l’épisode : les Mandalorians sont en infériorité numérique face aux pirates, mais ils ont un plan pour les surprendre et les détruire. C’est très bien, ça. En plus, ils espèrent ainsi pouvoir devenir des héros de Nevarro, une planète sur laquelle ils s’étaient réfugiés dans les égouts pendant un temps.

L’indépendance de la planète leur plaît bien. Ils se rendent donc sur place, et la bataille semble facile à gagner : les pirates sont complètement torchés après avoir fêté une victoire pas vraiment méritée. Gorian Shard comprend bien vite qu’il a affaire au Mandalorian qui l’a ridiculisé plus tôt dans la saison et s’active bien vite pour que son vaisseau lance quelques chasseurs à la poursuite de Din Djarin.

Au sol, Karga est heureux de voir Din Djarin débarquer, surtout que son peuple s’inquiétait vraiment, voyant bien qu’il ne recevrait pas l’aide promise par leur leader pour les calmer. Din Dajrin s’amuse bien dans les airs, laissant aussi la possibilité aux autres Mandaloriens d’envahir la ville tel des Avengers pour la reprendre et chasser les pirates.

Ma foi, ça fonctionne bien cette stratégie et Gorian Shard est rapidement débordé par tout ce qui lui tombe dessus, surtout quand Bo-Katan s’en mêle à son tour. Les scènes d’action sont efficaces et bien divertissantes, avec des lasers dans tous les sens comme on aime en voir de temps en temps. Il y a du budget et bons moments, avec les Mandaloriens qui viennent à bout d’un ennemi dix fois plus nombreux qu’eux avec un tout petit peu de stratégie… et l’aide des habitants de Nevarro contents de pouvoir prendre quelques otages chez les pirates.

Bien sûr, Vane voit le vent tourner et décide de se barrer. Cela m’a fait bien rire de le voir s’énerver dans tout l’épisode, cherchant d’abord à tuer Din Djarin, puis à protéger Gorian Shard… puis à se protéger lui-même. J’imagine qu’on le reverra dans la suite de la saison et qu’il pourra en devenir le grand-méchant. En effet, ce n’est pas Gorian Shard qui le sera : son vaisseau est abattu et il explose, donc je le vois mal survivre.

Comme prévu, Karga termine donc l’épisode en cédant quelques terres aux citoyens de Mandalore, devant toute la population de sa planète (c’est-à-dire vingt personnes apparemment… Le COVID réduit le nombre de figurants apparemment, car je doute que ce soit un problème de budget). Ils sont donc bien des héros pour la planète et leur nouvelle base va pouvoir s’établir tranquillement sur Nevarro. Franchement, c’est de la géopolitique de base tout ça, limite de la géopolitique pour les nuls, mais l’essentiel, c’est que ça leur fasse plaisir, j’imagine.

Ce n’est pas encore tout à fait la fin de l’épisode pour autant : Bo-Katan se fait convoquer par la Forgeronne. Contre toute attente, celle-ci lui demande de retirer son casque, avant d’insister sur le fait que tous les Mandaloriens doivent absolument suivre la Voie ensemble. La Forgeronne continue de nous faire de la géopolitique pour les nuls et explique ainsi à Bo-Katan qu’elle a connu deux mondes différents en tant que Mandalorian : c’est à elle de les réunir et d’assembler les tribus ensemble.

Si la Forgeronne lui demande de montrer son visage, c’est donc pour lui permettre de devenir une véritable héroïne, en ralliant tous les Mandaloriens pour aller repeupler Mandalore. Et tant pis si le Mythosaure existe vraiment, et tant pis si elle nous a fait tout un flan de Din Djarin retirant son casque pour dire au revoir à Grogu (qui était quand même avec Din Djarin pendant la bataille dans cet épisode, wtf un peu). Yay. Bo-Katan a droit à une présentation de ce projet face à tout le monde, et ça l’affiche vraiment en héroïne de la série – bien plus que Pedro Pascal. Est-ce que trois épisodes vont être suffisants ou est-ce qu’il va falloir attendre une éventuelle saison 4 pour voir tout ça ?

Si l’épisode pourrait se terminer ici, les scénaristes nous proposent alors un autre cliffhanger : en rentrant sur sa planète, Teva découvre une navette détruite dans l’espace. Il ne s’agit pas de n’importe quelle navette, en plus : c’est celle qui emmenait Gideon vers son procès. Son cadavre étant manquant, Teva comprend qu’il s’agit d’une extraction pour le sauver et cherche à en savoir plus. Le problème, c’est qu’il trouve alors du Beskar… ce qui supposerait que Gideon aurait été exfiltré par des Mandaloriens. Oups. This is the way de la trahison, les amis.

PS : apparemment, les fans de Star Wars font tout un pataquès de la présence de Zeb au générique et dans l’épisode… Mais comme je ne sais pas qui c’est ben, voilà, je ne vous en dis pas plus. Une âme généreuse nous éclairera peut-être en commentaire.

Most Dangerous Game – S02E10

Épisode 10 – One Way Ticket – 17/20
C’est un bon épisode pour revoir la définition du mot karma. La série avait déjà tendance à jouer avec ce concept, mais là, je trouve que c’est excellent à suivre, tout simplement. Il se passe plein de choses, on avance dans les différentes intrigues et on en a pour notre argent.

Spoilers

La traque reprend pour les trois chasseurs préférés de Victor – ceux qu’il a eu la bonne idée de laisser en vie.

 

Mercy got no place in this game.

Alors que l’épisode précédent laissait Victor complètement démotivé et bien trop blessé pour se relever, l’adrénaline semble le frapper bien vite au début de celui-ci. On peut donc assez vite reprendre la course poursuite. Bien sûr, ce psychopathe de Clive doit attendre une heure avant de se lancer à sa suite, mais ce n’est pas le cas des autres.

Victor ne met pas longtemps à se retrouver face à face avec Ford, par exemple. Je ne comprends pas pourquoi il n’a pas pris les clés de la voiture de Clive pour s’éviter cette déconvenue, mais en tout cas, une fois face à Ford, Victor n’a plus d’autres choix que de courir malgré sa blessure.

Il se cache comme il peut dans une usine où il finit par avoir facilement le dessus sur Ford. C’en est décevant : avoir gardé Ford si longtemps dans la course pour qu’il ne puisse même pas se servir à nouveau de son fouet, c’est frustrant. En plus, Ford a juste le temps d’expliquer à Victor à quel point il a fait une erreur en vérifiant qu’il ne l’avait pas tué qu’il se retrouve à nouveau dans une situation où Victor peut le laisser là pour mourir.

Je n’ai pas trop compris pourquoi, d’ailleurs, Victor décide de le laisser se noyer sans vérifier et sans rester sur place. A priori, les autres tueurs ne sont pas encore là et ça me paraît important de vérifier qu’il meurt bien. Cependant, il n’a pas besoin de s’en charger car Connell est là pour ça. J’ai beaucoup aimé voir Connell obtenir sa revanche sur Ford lui ayant brisé ses lunettes sans raison.

Il vient donc assister à sa mort pour la reporter à Miles… mais très étrangement, il brise sa règle. Alors qu’il n’a pas le droit d’interférer et qu’il l’explique bien à Ford quand il le regarde se noyer peu à peu, il finit par intervenir pour empêcher Ford de s’en sortir quand celui-ci est à deux doigts de trouver une solution. C’était abusé, ça casse toute l’éthique de Connell… mais en même temps, l’occasion était trop belle.

En parallèle, Victor parvient à rejoindre la gare la plus proche et à monter dans un train, ce qui ne lui a pas toujours réussi tout de même. Pourtant, cette fois-ci, c’est apparemment une bonne chose. Il a même le temps de fouiller une poubelle pour trouver de quoi se soigner. Une fois dans le train, il prend donc le temps de nettoyer ses plaies, puis se retrouve face à un contrôleur.

Ce dernier est drôlement sympathique avec lui : il accepte de lui fournir un ticket qu’il paie une fois dans le train, il lui confirme que personne d’autre n’est monté dans le train à la même gare que lui, puis lui prête son téléphone. Cela fait beaucoup d’un coup. Il répond aussi à ses questions plus techniques, que Miles confirme en fin d’épisode : s’il reste dans le train jusqu’à son terminus, il aura gagné trois heures de jeu où aucun de ses adversaires n’aura pu le rejoindre.

Bon, et le téléphone sinon ? Victor l’utilise pour appeler sa sœur et enfreindre une fois de plus une règle du jeu, parlant ainsi avec elle… du jeu en lui-même ! Il lui révèle qu’il pense avoir été arnaqué à cause du faux meurtre auquel il a assisté et Joséphine en profite pour lui révéler qu’elle… bosse avec les organisateurs du jeu.

Eh oui. Elle n’avait pas tous les détails, mais elle a trahi son frère, lui mentant et le forçant à croire à l’arnaque de son « boss » pour qu’ils puissent enfin avoir de l’argent et qu’il arrête de se battre. Allez, super intelligente ta sœur, mon Victor. T’aurais mieux fait de la laisser dans l’incendie enfant lalala. (C’est faux, je ne pense pas ça, mais j’ai hâte de conclure la critique et passer à la suite). Bref. Elle entend tout de même la destination du train de Victor et décide de s’y rendre aussi.