Grey’s Anatomy – S19E11

Épisode 11 – Training Day – 18/20
Une fois de plus, la série excelle par sa capacité à utiliser l’actualité pour nourrir son récit. Bien sûr, cette fois encore, c’est extrêmement dérangeant et terrible à suivre : toute une partie de l’épisode nous montre à quel point les États-Unis sont partis en vrille. C’est une intrigue extrêmement captivante, qui donne ensuite envie de se jeter sur l’épisode suivant… mais eh, malgré ma semaine de retard, je ne peux pas le regarder tout de suite.

Spoilers

Addison revient à l’hôpital pour aider à la clinique.


I’m not worried about the window.

Il était plus que temps que je regarde cet épisode, surtout que j’ai super peur d’être spoilé, mais bon, la vie étant ce qu’elle est, je regarde au rythme que je peux les séries en ce moment. En tout cas, voilà un drôle de début d’épisode qui aurait été parfait pour un Bingo Séries soins dentaires, parce que la routine matinale des personnages n’est plus de coucher ensemble apparemment, c’est de se laver les dents. Ce n’est peut-être pas plus mal, hein. Miranda galère donc à ce que Prue se lave les dents (c’est chouette, ça fait un moment qu’on ne la voyait plus) tandis que Simone le fait en organisant son mariage à distance avec Tray.

C’est l’occasion d’apprendre, par Mika, sous la douche, que la colocation n’a plus d’eau chaude, parce que Lucas a oublié de payer la facture d’eau. En 2023. Pardon, mais toutes les factures sont prélevées automatiquement désormais. Franchement, ça paraît juste être une manière de faire en sorte que Lucas soit torse nu à l’hôpital ensuite, sortant d’une douche brulante. Tout ça est évidemment une manière de recycler les premières saisons où la colocation était importante, mais bon.

Assez vite, on arrive donc à deviner que Lucas est sur la paille, ce qui est un comble avec sa famille tout de même. On le voit bien, parce qu’il n’arrive pas à se concentrer sur ses patients, préférant regarder son portable quand il a des notifications. Il se retrouve à bosser avec Nick et Maggie – et ces deux-là sont tout aussi concentrés que Lucas.

Ils parlent inévitablement de Meredith qui ne leur donne plus vraiment de nouvelles : Magie a ses updates de la part de Zola, Nick a juste des messages quand elle se perd dans Boston. Ma foi, ça ressemble à Mer, ça. Malgré tout, Maggie n’apprécie pas de voir Lucas si déconcentré et être au téléphone en permanence. L’ironie du sort, c’est que Maggie pourrait l’aider à débloquer certaines situations.

Elle ne le fait pas, cependant. C’est finalement Nick qui prend Lucas sous son aile, et ça semblait sortir de nulle part. Amelia ne l’aide pas plus que ça, et Nick comme Lucas sont dépités du départ de Meredith, ce qui explique aussi qu’ils finissent par se trouver dans les couloirs de l’hôpital. Lucas se confie à Nick, qui décide de l’aider à gérer ses angoisses et de l’aider à progresser en médecine.

Bon, ils n’ont de toute manière pas de quoi bosser : ils doivent faire une greffe de poumon à une patiente, sauf que le donneur a un accident en chemin vers l’hôpital. C’est Winston qui se retrouve à gérer avec Owen ce patient.

D’ailleurs, pendant ce temps, à l’arrivée à l’hôpital, Owen n’écoute absolument pas Teddy, et je comprends pourquoi parce que je ne la supporte plus… mais c’est hyper insupportable de sa part à lui tout de même, de lui laisser les enfants sans leur dire au revoir juste pour aller s’occuper d’un patient aux urgences. Franchement.

Owen reprend donc son travail sans supervision, et il déteste voir que Winston a dû gérer les urgences comme il pouvait en son absence. Il a ainsi retravaillé toute la manière de trier les patients et s’est mis les infirmières dans la poche bien plus qu’Owen n’a jamais réussi à le faire. Et tout continue de faire en sorte que je le déteste.

L’intrigue avec les patients finit moins mal qu’elle ne partait : la greffe ne peut pas avoir lieu ce jour-là, mais le patient survit et pourra possiblement donner son poumon plus tard à… celle qui est folle amoureuse de lui. Bien sûr, l’une est la patiente de Lucas, l’autre le patient de Simone, alors ça se termine sur une scène où la patiente déclare son amour et Simone gère très mal le parallèle qu’elle pourrait faire avec sa vie.

Elle finit donc par prendre une décision radicale et demander à Tray de rapprocher la date du mariage pour que ça puisse avoir lieu le mois suivant, dans le jardin de sa grand-mère. Allez, refaites-nous le mariage d’April et Jackson, on a bien compris où vous vouliez en venir.

En parallèle de tout ça, la vraie intrigue du jour est beaucoup plus poignante et nous montre où en sont les USA dans l’horreur de l’interdiction à l’avortement. La bonne nouvelle, c’est que pour cela, on nous ramène Addison dans l’équation. Je suis vraiment content de la revoir, comme à chaque fois. La mauvaise nouvelle, c’est qu’Addison se retrouve à devoir gérer des trolls : elle est devenue une véritable star avec son projet – sauf que c’est une star avec des haters anti-avortement.

C’est une belle évolution pour Addison, mais ça me fait de la peine de la voir complètement fatiguée par la situation. Elle passe clairement la pire année de sa vie, et même si elle fait tout ce qu’elle peut pour sourire auprès de Miranda ou Teddy qui l’accueille en tant que cheffe… mais bon, gérer des trolls en ligne, c’est problématique.

C’est d’autant plus problématique quand les trolls en ligne finissent par être des trolls sur place, avec plein de manifestants énervés par la situation. Ce ne sont pas les seuls à venir : il y a également des médecins d’autres États qui débarquent pour apprendre auprès d’Addison, car ils ont pris l’obstétrique comme spécialité et qu’ils ne peuvent plus apprendre dans leurs états. Rien que ça, c’est une conséquence à laquelle je n’avais jamais pensé. Si nos internes sont évidemment jaloux de voir d’autres médecins débarquer à l’hôpital pour bosser avec Addison, je trouve que c’est une situation totalement dingue.

C’est loin de s’arrêter là, en plus : Addison vient donc bosser dans la clinique de Miranda, et elle attire des manifestants énervés avec elle. On découvre plus tard dans l’épisode que c’est parce qu’une infirmière a posté une photo en ligne d’Addison. Elle est vraiment épiée à ce point. Addison est désormais parano au point de désactiver la localisation de son portable en permanence et de s’excuser de la présence de manifestants auprès de Teddy.

Etonnamment, la situation fait que Teddy redevient appréciable : en tant que cheffe, elle semble bien gérer la situation des manifestants violents. Oui, ils le sont : ils balancent carrément des briques par les fenêtres, et c’est Kwan qui s’en prend une sur la tête, le pauvre. L’escalade de la violence est terrifiante. C’est bien d’avoir une série pour nous rappeler où en sont les USA, franchement, parce que ça y est, la question de l’avortement semble avoir redisparu de bien des considérations dernièrement.

Pourtant, elle continue d’être plus qu’importante ; et elle l’est aussi pour les médecins qui gèrent comme ils peuvent les avortements. Il est donc important d’avoir une représentation d’un de ces médecins avec Addison. La pauvre craque complètement dans l’épisode, et on comprend bien pourquoi : elle confie à Bailey qu’elle entend tous les jours parler de médecins qui sont agressés à cause des soins qu’ils apportent, mais aussi que ses informations ont fuité en ligne, qu’elle est épuisée et qu’elle a mise sa famille en danger. Bordel.

En parlant de bordel, Teddy doit toujours gérer ce qu’il se passe dans son hôpital, quitte à devoir faire taire toutes les voix qui viennent lui parler de la clinique et attendent ses choix. Levi explique finalement que les patients de la clinique débarquent dans l’hôpital, à défaut de pouvoir accéder à la clinique, qui est prise en otage, à ce stade. C’est d’autant plus problématique qu’à l’intérieur, il y a une femme enceinte qui se retrouve à devoir accoucher plus tôt que prévu – et pas au bon endroit.

Bon, bien sûr, elle est bien entourée : elle est dans une clinique avec les meilleurs personnages de la série. Je suis bien content de voir Carina être intégrée à l’épisode, pour une fois : c’est elle qui se retrouve à devoir lui annoncer qu’il est temps d’accoucher, même si elle ne veut pas que son enfant naisse aux cris des protestants. Miranda improvise comme elle peut et se retrouve à chanter « Le lion est mort ce soir » pour que le bébé puisse entendre autre chose.

Carina, Mika et même Kwan suivent et se mettent à chanter aussi. Le ridicule de la scène – accentué par une figurante qui protège ses cheveux quand tout le reste du casting non – fonctionne malgré tout : l’accouchement est problématique, avec un bébé ayant l’épaule coincé, et les chants sont suffisants pour apaiser la situation. Finalement, c’est Addison qui débarque pour aider à l’accouchement, parce que les chants ont réussi à la remotiver. C’est déjà ça, parce que Jo et Carina semblaient dépassées par la situation. C’était top d’avoir Jo et Carina, hein, mais je reste frustré par ce que l’épisode montre – elles mériteraient plus de temps d’écran et d’échanges avec Addison.

Le bébé finit par naître et tout est bien qui finit bien. Cela permet aussi à Addison de retrouver le sourire, et ça, c’est vraiment cool. Et pendant ce temps, à l’hôpital, les patientes de la clinique obtiennent les soins qu’elles voulaient de la part de Levi, Teddy et Richard. Tout le monde se mobilise pour l’accès à la santé élémentaire, quoi. C’est fou de se dire que l’on sait faire, que l’on sait protéger des gens et qu’on préfère faire passer des lois de merde. Bref, Teddy gère bien son rôle de cheffe, c’est cool.

L’épisode prend aussi le temps de nous montrer un Link très inquiet pour Jo, et c’était une bonne idée également. Toutefois, je n’aime pas bien l’esprit que ça apporte sur la fin d’épisode : la crise semble gérée, même Owen semble trouver Teddy de nouveau attirante, mais tout le monde passe trop de temps à dire que ça va bien.

C’est donc sans surprise que ça se termine super mal, lorsque les docteurs peuvent enfin sortir de la clinique par la porte de derrière. Je le sentais que ça allait mal terminer, ça se voit, on le sent que ça arrive… Mais tout de même. Addison se retrouve à parler avec l’infirmière, enceinte, qui a posté sa photo et qui tient à s’en excuser. Une voiture débarque alors et Miranda comprend ce qui est sur le point de se passer.

C’est ainsi que l’infirmière se fait renverser par la voiture, passant sur le capot et retombant au sol, et qu’Addison se fait bien dégommer la main (jamais bon pour une chirurgienne) et projeter également à terre. Putain, faire revenir Addison pour ça, ils n’ont pas intérêt à aller trop loin. Bien sûr, la scène se passe devant tout le monde : Miranda, Jo, Carina, Mika, Kwan… Il y a des médecins pour venir en aide aux nouvelles patientes.

Il y a aussi des manifestants pour venir vomir leur haine sur nos médecins. Bordel. J’ai toujours dit que c’était top que la série puisse mettre en avant des sujets sociaux… mais c’est fou comme c’est dérangeant aussi. L’épisode fout vraiment mal.


 

How I met your father – S02E04

Épisode 4 – Pathetic Deirdre – 15/20
Stop, on arrête tout : j’ai ri à plusieurs reprises devant cet épisode ! C’est une première qui a vraiment mis du temps à venir. Je crois que j’ai compris comment trouver la série drôle : les personnages me tapent tous sur le système, alors j’ai décidé de me rire d’eux plutôt que de rire avec eux. C’est une nuance qui suffit à faire la différence, même si ce n’est pas tout à fait logique de se moquer des personnages principaux. En tout cas, l’épisode est ainsi passé plus vite que les précédents, avec chaque intrigue permettant de rire au détriment des personnages. Si le reste de la saison est dans la même veine, l’espoir est enfin permis !

Spoilers

Ellen commence un nouveau travail, ce qui déprime un peu Val et Sophie. Sid, lui, est déprimé par l’avenir romantique de son meilleur ami.

We are not daydrunk. Yet.

Ellen a droit à un relooking de Val et Sophie, et moi, j’aime déjà ce début d’épisode parce qu’il nous épargne la Sophie du futur dès le début. C’est déjà ça. En plus, le personnage d’Ellen est possiblement la meilleure trouvaille des scénaristes… il faut juste qu’elle soit dirigée correctement pour éviter le surjeu et elle pourra être vraiment drôle. En attendant, les scénaristes proposent une intrigue où Ellen a du succès professionnellement, contrairement à Sophie et Valentina qui ont des carrières qui n’avancent plus vraiment et sont au point mort.

Quand elles commencent à en déprimer, elles décident de recontacter leur amie Deirdre. Enfin, amie. Elle l’appelle « Deirdre la pathétique », en vrai, ça en dit long. Elles sont horribles avec elle, ne gardant contact avec que pour se moquer de sa vie qui n’avance jamais et dont elle ne fait que se plaindre. En soi, il y a une idée qui pourrait être bonne et qui rejoint ce que j’ai aimé dans l’épisode précédent : s’ils assument qu’ils ont une héroïne qui pourrait être détestable et qu’on commence à se moquer d’elle pour ça, ça peut devenir une bonne série. Ce n’est pas forcément ce que j’imaginais pour eux, mais ce serait top finalement.

Et ça semble être le cas : Deirdre refuse ainsi d’aller boire un verre avec elles parce qu’elle a déjà une lecture de livre à faire… Sophie et Val prennent ça comme un autre exemple de ses échecs constants et pathétiques. Forcément. Elles prennent donc un Uber pour se rendre au plus vite à cette lecture publique qu’elles imaginent bien différemment de ce qu’elle est : en vrai, on s’en doutait, Deirdre a écrit un livre comme elle voulait le faire depuis toujours et elle rencontre beaucoup de succès.

Le livre ? Il parle de sa vie et de ses deux amies de fac. Sophie et Val prennent très mal la lecture du chapitre, clairement à leur sujet. Elles décident donc d’être les adultes face à cette situation et se barrent au plus vite de cette lecture publique. Difficile de passer inaperçue quand ça arrive, inévitablement : elles renversent toute une pile de livres et Deirdre décide de les faire monter sur scène. Le retournement de situation qui s’opère est là est bon pour la comédie : oui, ça m’a fait rire de voir Deirdre s’excuser de les avoir considérées comme pathétiques. En vrai, c’est un type de relations plutôt classique : ça existe des gens qui voient la vie tellement différemment que pour tous, la vie de l’autre est pathétique.

En plus, à nouveau, j’ai aimé la scène où on a le point de vue de Deirdre sur les brunchs qu’elles prenaient ensemble : on s’y moque allégrement de Val et Sophie, ces new-yorkaises déprimantes et pathétiques.

Je me doute que le but des scénaristes n’était pas forcément qu’on se moque de Sophie et Val, mais plutôt qu’on ne soit pas du côté de Deirdre… M’enfin, voilà : je n’aime pas Sophie, donc ça passait bien comme ça. Bien sûr, c’est sa série : elle finit par avoir le dernier mot et prouver à tous que Deirdre est toxique, parce qu’elle les insulte et utilise le mot « trigger ». Bon, ça sonnait plus comme une revanche de vieux boomers qui n’apprécient pas le mot trigger qu’autre chose cette fin d’épisode, hein. En plus, Sophie et Val ne se remettent jamais en question, ce qui est plus que dommage. L’intrigue m’a fait rire, cependant, c’est déjà ça.

Cela n’a pas été le cas – ni le but je crois – de tout ce qui se passe dans le bar de Sid. D’un côté, on y suit Charles qui recommence donc à aller en rencards. Pourquoi pas ? C’était introduit dans l’épisode précédent comme s’il allait y rencontrer l’amour de sa vie, mais c’est loin d’être le cas : en fait, il prévoit de coucher avec plein de nanas, mais de le faire avec la classe d’un gentleman. Pour lui, il suffit d’envoyer un panier de cadeaux ensuite pour être un chic type. Heureusement, il y a Courtney pour lui apprendre que non, ce n’est pas classe et qu’il ferait mieux de se comporter comme un goujat comme les autres. Elle, elle a cru que ce panier voulait dire qu’il y aurait possiblement plus entre eux, jusqu’à ce qu’elle découvre la vérité. Là encore, ça pourrait être une bonne intrigue, mais la conclusion n’est pas géniale : Charles en arrive à considérer qu’il doit faire de meilleurs cadeaux dans son panier, comme la star dont il s’inspire…

En parallèle, Jesse et Meredith sont également au bar toute la journée pour mettre au point une vidéo annonçant que Jesse partirait en tournée avec Meredith. Heureusement que l’actrice est géniale pour nous sauver d’une intrigue qui commence à se faire longue : on voit bien que Meredith est hyper narcissique et n’aime pas vraiment Jesse, mais lui est particulièrement aveugle. Il se laisse marcher dessus, et même quand il proteste de ne pas parler assez dans la vidéo, il finit par reconnaître que c’est elle qui a raison. Leur dispute pour savoir lequel des deux a repris l’autre est également une belle preuve de la toxicité de ce couple, incapable de communiquer… pourtant, quand Sid le fait remarquer, Jesse est loin d’ouvrir les yeux.

En fait, c’est même pire que tout : la fin d’épisode voit Jesse demander à Sid de ne pas venir au concert qu’il fera avec Meredith, parce que Sid ne soutient pas vraiment son amour pour elle. Forcément.

Enfin, Ellen commence donc à travailler et j’ai juste adoré la scène où elle s’y rendait. C’était un moment musical sympathique, qui termine sur des gags bien trop faciles, mais efficaces : à l’accueil, on lui déconseille de prendre l’ascenseur avec son boss, qu’elle voulait impressionner, parce que l’ascenseur est trop petit. La voilà qui s’aventure vers un escalier, avant de découvrir qu’elle doit se rendre au 51e étage. Bien sûr, la porte de la cage d’escalier ne s’ouvre pas de l’intérieur, et bien sûr, c’est pareil à chaque étage, même au 51e. Plutôt que d’utiliser son portable pour appeler n’importe qui, même à l’accueil, Ellen s’obstine à grimper chaque étage, puis se retrouve coincée dans un débarras – cette fois sans son portable, au moins.

Franchement, s’il n’y avait pas autant d’étages, on pourrait y croire, mais monter plus de cinquante étages et être encore à peu près à l’heure ? Il faut arriver avec deux bonnes heures d’avance. Malgré tout, j’ai trouvé ça plutôt drôle. À nouveau, je me rends compte que c’est parce que je me moque d’elle plus que parce que c’était vraiment drôle. Sa chute finale, quand elle tombe du plafond après avoir tenté la ventilation, était particulièrement efficace. Après, comme Barney en son temps, on peine à voir ce qu’elle peut bien faire comme travail.

En tout cas, deux intrigues sur trois ont réussi à me faire rire et, en plus, la fin d’épisode, qui voit un froid dans l’amitié Sid/Jesse, m’a plu et donné envie de voir la suite. C’est bien la première fois !

 

Station 19 – S06E11


Épisode 11 – Could I Leave You? – 15/20
J’ai enfin vu cet épisode, tout finit par arriver ! J’en suis plutôt content, c’était un bon moment, je continue d’aimer les personnages. Bon, il faut bien souligner que la fin de l’épisode est trop précipitée et nous laisse bien sur notre faim, mais autrement, c’était assez classique pour la série. Bref, ça me va !

Spoilers

Une enquête s’intéresse à Beckett pour savoir s’il est responsable ou non de la mort du pompier lors de l’exercice d’entraînement.


You’re not getting us killed today.

L’épisode commence en plein milieu d’une action qui nous intéresse pourtant tous : Beckett fait l’objet d’une enquête pour comprendre ce qu’il s’est passé lors de l’entraînement qui a vu un pompier mourir. Tous les pompiers espèrent aussitôt que ça va se terminer par le renvoi d’un capitaine qu’ils détestent, mais Ross décide de leur rappeler qu’une enquête comme ça, ce n’est jamais que la routine. Mouais.

L’ambiance n’est pas au beau fixe pour autant : Theo n’a pas du tout envie de partir en intervention avec Beckett après ce qu’il s’est passé et ça risque bien d’arriver s’il n’est pas viré au plus vite. Le problème, c’est que son entretien se termine sur un Beckett mort de rire avec son inspecteur… Pas exactement un signe annonciateur d’un pompier sur le point d’être dégagé.

Pourtant, quand ils partent tous en intervention, Theo remarque que les mains de Beckett tremblent.

Maya débarque après la bataille, essayant de comprendre exactement ce qu’il s’est passé durant l’accident. Elle a toutefois son avis sur la question : pour elle, son capitaine s’est remis à boire après une courte période de sobriété. Maya en profite aussi pour expliquer à ses collègues qu’elle a acheté une bouteille d’alcool à Beckett quand elle n’allait pas bien. J’avoue que j’avais oublié ce grand moment de n’importe quoi de sa part, quand même… mais avec le recul, c’est un mouvement de dingue de faire un truc pareil.

En parallèle de tout ça, Andy se décide à avouer à Vic qu’elle a embrassé Eli. Cela ne surprend pas du tout sa collègue, forcément, mais je continue de détester cette relation. Même maintenant qu’ils sont plus ou moins ensemble, ça continue d’être n’importe quoi entre eux. Andy n’assume pas tout à fait ce qu’il se passe, notamment quand elle en parle à Travis.

Ils sont toutefois interrompus par une alarme qui indique un incendie… dans le quartier d’enfance de Theo. Et pire que ça, directement dans la boutique qu’il avait sécurisée avec Vic – enfin, que Vic avait sécurisé donc.

C’est d’autant plus problématique que Theo est envoyé sur place et que c’est là qu’il voit Beckett se mettre à trembler. Assez vite, les pompiers prennent donc une décision inédite et problématique pour Beckett : ils décident tous de suivre les ordres d’Andy. Beckett n’est clairement pas en état de diriger une opération pareille, avec toute une boutique en flammes. Il s’énerve bien sûr et tous ne sont pas sûrs de ce qu’ils font : Ben hésite clairement, ne souhaitant pas perdre son job.

Cependant, ce n’est pas le moment de traîner et tous finissent par prendre la défense d’Andy quand Beckett commence à s’exciter sur elle. C’est une bonne chose, parce qu’il se retrouve forcé d’accepter qu’Andy prenne le relai – de toute manière, il fait tomber ses affaires en descendant de camion, on sent bien qu’il nous fait n’importe quoi.

Ce n’est que le début du n’importe quoi : quand les pompiers finissent par se rendre compte qu’il y a encore une victime de l’incendie à l’intérieur de la boutique, il est trop tard pour lui venir en aide. L’entrée s’est effondrée, l’arrière de la boutique est impénétrable et c’est foutu pour eux. Theo se fait donc engueuler par tout le quartier, et particulièrement par la mère de l’homme coincé, parce que personne n’est en train d’aller aider son fils. Forcément. Sans trop de surprise, Beckett, qu’on a vu tourner autour de tous de manière bien grognon, décide alors de jouer les héros et de se lancer lui-même dans la boutique en flammes. C’est une décision complètement débile franchement.

Il se retrouve à son tour coincé… Mais l’avantage, c’est qu’il parvient à retrouver Ortega, l’homme coincé dans la boutique. Il s’allonge ensuite à côté de lui, en attendant l’arrivée des vrais secours. Vraiment, Beckett est stupide et est un danger pour tout le monde. Il semble surtout être un danger pour lui-même à ce stade, espérant clairement crever dans l’incendie.

Pourtant, il est sauvé par Sullivan. Dommage, hein. Il refuse ensuite d’aller à l’hôpital, mais Ben insiste pour l’y accompagner, parce qu’il le faut bien. Tout ça nous laisse malgré tout Theo complètement dépité par la situation : Beckett est toujours en vie, son quartier d’enfance est encore en train de brûler. Il avait pourtant fait tout ce qu’il fallait pour éviter que son ami se retrouve dans cette situation.

Concernant Beckett, Sullivan assure aux autres pompiers que ce n’était pas de la bravoure de se jeter dans les flammes comme ça – c’était plutôt un désir de suicide. Il ne le formule pas comme ça, restant volontairement flou sur ce qu’il a reconnu en lui.

En parallèle de tout ça, Vic est inquiète pour Theo, mais elle se retrouve coincée au bureau de la caserne. J’aime bien l’idée de toujours en retrouver qui soient coincés à la caserne… mais ça mène souvent à des intrigues pas bien crédibles. C’est de nouveau le cas aujourd’hui, même si ça partait bien : Vic reçoit Diane à la caserne parce que dans le cadre de Crisis 101, elle commence sa formation de psy.

Je trouve ça chouette de voir Vic se lancer là-dedans, car ça va bien au perso, mais j’ai peur que ça termine par moins de Diane quand même. Pour le moment, elle continue de se montrer indispensable : grâce à elle, on découvre un ascenseur dans la caserne (ils ne s’en servent jamais, non ?), on a une super scène où elle affirme être collègue avec Vic (il doit y avoir quelques problèmes d’éthique tout de même) et surtout, Carina est rassurée.

Oui, Carina est de retour à la caserne, parce qu’elle espère y croiser sa femme. Celle-ci est bien occupée par l’intervention du jour, donc elle n’est pas là pour elle, mais ça permet à Carina de rencontrer Diane… Bien sûr, elle a plein de questions pour la psy de sa femme, et de manière peu crédible, Diane finit par accepter de lui donner quelques réponses. En soi, le couple a moyen de s’en sortir, c’est Diane qui le dit… Il va juste falloir travailler sur la relation, et pas qu’un peu.

Une voiture débarque alors à la caserne et c’est… inattendu : la conductrice a un cerf sur son capot, et les bois de celui-ci dans son ventre. Aïe. Je vous l’avais dit : c’est n’importe quoi… Mais en même temps, ça faisait quelques bonnes blagues et une intervention qui permettait de nous montrer que Diane était bien un pompier elle aussi. Et puis, ça occupait Carina et Vic pour l’épisode, hein, tout en nous proposant des blagues sur les spasmes musculaires du cerf bien mort mais encore capable de bouger.

Finalement, ça montre aussi la capacité de Vic à être une bonne psy avec sa patiente devant Diane, en plus. Cette dernière m’a bien fait rire en fin d’épisode, en plus, à être toute contente de son intervention médicale. C’était chouette de la voir aussi heureuse et décoincée pour une fois, parce qu’il faut bien reconnaître qu’elle est toujours dans les pires galères possibles !

En fin d’épisode, elle est heureuse, alors que Carina nous fait une crise de larmes. Est-ce que ce ne serait pas quand même les hormones ? Le mystère va demeurer – a priori non, mais bon.

Autrement, Ross se renseigne sur l’enquête en cours concernant Beckett. Elle ne peut s’empêcher de remarquer qu’il est clairement protégé par la personne qui devait l’inspecter et qui le trouve sympathique. Gênant, comme tout : Mesnik, c’est son nom, décrit Beckett comme un pompier de la vieille école, comme eux.

Ross ne dit trop rien face à Mesnik, semblant aller dans son sens… mais le parasite ensuite en envoyant quelqu’un d’autre mener l’enquête. Ouf. Ross termine son épisode à la caserne, histoire d’engueuler tout le monde : elle gérait le problème et elle le faisait plutôt bien ; maintenant, retour à la case départ.

La soirée se termine mal pour les pompiers : ils sont tous déprimés de devoir envisager d’être virés. Andy s’en remet à Eli pour la faire sourire au moins… quand Sullivan, lui, a besoin d’un meeting ! Il envoie donc bouler Ross qui voulait le voir, mais après l’avoir envoyé bouler elle-même, parce qu’il voulait encore parler de Beckett alors qu’elle considère que cette rupture de la hiérarchie est une connerie pure de la part de ses hommes – et surtout de Sullivan en qui elle avait confiance.  

Maya, elle, ne peut pas en parler à Carina, en plus, mais elle se retrouve au moins à se confier à Ben. Ce dernier lui rappelle qu’elle avait une dépression nerveuse quand elle a acheté la bouteille à Beckett. Elle culpabilise, bien sûr, mais c’est déjà bon signe qu’elle culpabilise. Ben lui fait remarquer aussi que c’est la maladie qui a fait boire Beckett. Elle a fourni la bouteille, c’est sûr, mais il aurait bu quoiqu’il arrive. Certes.

L’avantage, c’est qu’on sent la réconciliation venir pour Maya et Carina. L’inconvénient, c’est que l’épisode se termine sur un froid entre Theo et Vic qui a l’air de s’installer de plus en plus. Theo refuse totalement de communiquer avec sa copine, et j’aimerais bien comprendre pourquoi, parce qu’il n’était pas comme ça avant. Cela dit, Vic insiste beaucoup, elle ne fait pas forcément le bon choix avec lui.

Sinon, Beckett décide de prendre du temps pour lui – il l’annonce à Ross, dit qu’il a parlé à son syndicat et… j’ai trouvé frustrant de ne pas en savoir plus sur le moment.

 

Most Dangerous Game – S02E12

Épisode 12 – Blood Work – 17/20
Comme je m’y attendais, c’est une fin de saison frustrante : le rythme a été accéléré sur les derniers épisodes pour y parvenir, mais ça donne quand même l’impression que certaines intrigues auraient pu être plus développées avec quelques épisodes supplémentaires. Cela reste un vrai plaisir de suivre les personnages dans ces dernières minutes de jeu et je me retrouve à déjà espérer une saison 3. Tant qu’à faire.

Spoilers

Taft rejoint Victor et Joséphine en haut du phare.

You prove to be the most exhilarating prey.

J’espérais un épisode plus long que ça pour terminer la saison, mais non, nous n’avons que dix minutes à nous mettre sous la dent pour tout conclure. Cela ne pouvait pas être positif et ne pouvait pas permettre de tout conclure de manière satisfaisante.

Taft promet de ne pas toucher Joséphine et le combat avec Victor commence bien vite, puisqu’ils n’ont plus beaucoup de temps avant le lever du soleil. Taft prend rapidement le dessus, bien plus rapidement qu’on ne l’aurait pensé, confirmant à nouveau qu’il est trop fort en combat, même pour Victor. Ce dernier finit complètement étouffé par Taft, qui est malin comme tout.

Il oublie toutefois un peu trop la présence de Joséphine. Celle-ci récupère l’arme de son frère, le fameux morceau de verre, et s’en sert pour s’attaquer à Taft. Pourtant, il la prévient que si elle le fait, il s’en prendra finalement à elle. Cela dit, il n’a même pas besoin de le faire : elle semble se planter toute seule le bout de verre dans le ventre quand elle lui fonce dessus pour le faire lâcher les voies respiratoires de son frère.

Victor a le temps de reprendre son souffle, de se relever et de se précipiter pour dégommer le pauvre Taft qui n’en demandait probablement pas tant. Il finit par passer par-dessus la rambarde du phare et, bon, ça ressemble de plus en plus à une victoire pour Victor.

Décidément, les chasseurs n’ont pas de chance dans le jeu depuis qu’ils ont décidé d’en faire une série. Victor oublie trop rapidement Clive, cependant. Ce dernier m’a vendu du rêve comme toujours, arrivant pile à temps pour bloquer le passage à Victor emmenant Josephine à l’hôpital en camionnette. Cela dit, la voiture de Clive face à la camionnette volée plus tôt par Josephine, c’est un combat inégal : Victor défonce la voiture de Clive, et on n’en parle plus. Il gagne. Faites-nous une saison 3 sur Clive qui traque une proie, bordel.

Contre toute attente, le lendemain, Victor découvre que sa sœur va bien survivre à sa blessure, mais uniquement grâce à un don de sang fourni par… Clive lui-même. Suite à son accident de voiture, il a été hospitalisé et quand il a appris être un des rares donneurs possibles pour Josephine, il a tout de suite accepté. Son but ? Et bien, remercier Victor pour une très bonne chasse (pourtant, Clive n’y a pas beaucoup participé) et surtout le narguer en soulignant à quel point Josephine ferait une très bonne proie elle aussi. En plus, maintenant, elle a la chasse dans le sang.

Bordel, le personnage de Clive, vraiment, je l’adore. Après tout ça, Victor reçoit un appel de Miles pour conclure sa part du marché dans le jeu. Si les premiers millions de la chasse sont perdus car saisis par les autorités (et vraiment, on va nous laisser ça comme ça ?), Miles a ouvert un autre compte à Victor par la suite, afin qu’il se retrouve encore avec 20 millions à dépenser. Pourtant, Victor refuse l’argent, comprenant qu’il n’en a pas vraiment besoin. MOUAIS. C’est très américain cette manière de refuser l’argent sale après s’être sali les mains pendant 24h et après avoir failli mourir comme ça. Victor ne semble même pas vouloir se venger de l’arnaque ?

Miles lui souligne alors qu’il ferait mieux de profiter de l’argent car on ne sait jamais quel jour sera notre dernier, scellant un peu son sort à mon sens. On le voit en effet dire ça tout sourire, comme toujours, alors qu’il se rend clairement à une réunion avec la Chairwoman. Je ne donnerais pas cher de ma peau à sa place, mais il semble ne se rendre compte de rien.

Pourtant, le rendez-vous a lieu en extérieur, au milieu de nulle part, avec Connell et Tina aussi. La Chairwoman est évidemment énervée de tout ce que Miles lui a caché et dont elle est au courant, évidemment. Miles soupçonne Tina de l’avoir trahi – mais c’est tout l’inverse : elle a au contraire pris sa défense et assuré que Victor était son choix de concurrent à elle. C’est pourtant faux, et on le sait.

Connell a en revanche balancé ce qu’il s’était passé avec Clive, forcément. La Chairwoman décide donc de souligner que la Chasse a été mise en danger par Victor et par ce mauvais choix de proie. Partant de là, il lui faut éliminer un coupable.

Elle compte sur Miles pour le faire, lui donnant sans hésiter un flingue pour qu’il tue Tina. La pauvre. Je ne le sentais pas comme ça, cependant, et j’avais raison. Miles décide donc d’improviser, comme la Chairwoman le lui suggère : plutôt que de tuer Tina, il protège le jeu et la chasse en tuant… la Chairwoman, tout simplement. Et même si Connell promet des ramifications et des conséquences à cet acte, la saison se termine avec la promesse d’une nouvelle proie choisie par Tina, qui obtient une promotion au passage, prenant clairement le poste de Miles dans la chaîne de commandement.

EN BREF – Ce fut un plaisir de retrouver la série pour sa saison 2, même si je continue d’être frustré de la voir obtenir si peu d’épisodes. Le concept mérite vraiment d’être exploré à fond, que ce soit du côté des proies, du côté des chasseurs que l’on ne connaît que trop peu ou du côté de l’organisation. La saison 2 fonctionnait bien à nous en montrer plus de celle-ci. Quitte à avoir perdu la surprise de la manigance pour faire en sorte que la proie accepte le jeu, j’aurais même aimé qu’on découvre bien plus comment tout ça était manipulé – mon côté fan d’Unreal probablement !

Je suis un peu désabusé par certains des twists de la saison, il faut bien le reconnaître, et je pense que j’ai tout de même préféré la saison 1 ; cela dit, dans l’ensemble, j’ai passé un vrai bon moment. J’avoue que j’aurais trouvé la fin de saison plus choquante si Miles s’était fait buter… mais les scénaristes ont manqué un peu d’ambition sur ce coup-là. Et puis, dans le fond, c’est lui leur acteur principal des deux premières saisons, alors il valait peut-être mieux le garder en vie, c’est sûr.

Espérons maintenant qu’une saison 3 sera bien commandée par Roku, parce que la série reste géniale à suivre pour le moment !