NCIS Hawai’i – S02E11

Épisode 11 – Rising Sun – 13/20
L’épisode se concentrait un peu trop sur un personnage secondaire que je n’aime pas pour être aussi prenant que ce que j’aurais aimé. Par chance, une intrigue secondaire était plus captivante et commence à être un fil rouge vraiment intéressant. Au moins, ça ne me démotive pas à continuer la série par la suite.

Spoilers

Une enquête sous couverture tourne mal pour Neil Pike, forçant le NCIS à enquêter sur des Yakuzas.

Je sais qu’il est là pour ça, mais l’amateurisme de Neil Pike me désespère vraiment à chaque fois qu’on le voit. Le retrouver dans cette scène d’introduction entièrement en japonais n’était vraiment pas une bonne nouvelle pour moi. Oui, oui, en japonais : Neil Pike travaille en tant qu’agent infiltré pour obtenir des informations sur un chef de la pègre yakuza qui fait entrer dans le pays, par l’intermédiaire d’Hawai’i, des armes et autres joyeusetés illégales. Super.

Sans trop de surprise, donc, la première scène se termine par une fusillade à laquelle Pike survit et qui lance toute une enquête du NCIS, puisqu’un ancien militaire fait partie des victimes de cette fusillades. Pike est comme à son habitude insupportable, ne sortant pas de sa couverture même lorsqu’il est uniquement en présence de Jane et Jesse. Son excuse ? Cela fait trois jours qu’il a changé d’identité et c’est tellement intense qu’il ne sait même plus vraiment qui est Neil Pike.

Je vous jure, c’est un personnage insupportable et toute l’intrigue partait trop mal. Je suis donc resté totalement insensible à cet épisode – l’humour qu’apporte Pike, ce n’est pas le mien, je passe à côté à chaque fois. Apparemment, le reste des personnages aussi, et pourtant, ils le tolèrent.

Quand en plus les scénaristes se sont dit que c’était une bonne idée de nous mettre des scènes entre Pike et Ernie, moi, j’étais perdu à jamais et je me suis mis à rédiger cette critique plutôt que de rester concentré sur l’épisode. En plus, Pike est insupportable aussi avec les agents du NCIS : il garde des informations confidentielles pendant longtemps et freine vraiment l’enquête.

Cela n’empêche pas le NCIS de gérer, bien sûr. Assez vite, donc, l’enquête avance, grâce à Jane, mais aussi grâce au FBI intervenant une fois de plus sous la forme de Kate. Quelle surprise, n’est-ce pas ? J’ai beaucoup aimé, au moins, voir Jane et Kate bosser ensemble dans cet épisode. Je trouve que leur duo fonctionne bien. Bien sûr, l’omniprésence du FBI – désormais critiqué par Kate – dans toutes les enquêtes n’est pas des plus logiques, mais puisque les scénaristes redoublent d’invention à chaque fois pour la justifier, je ne vais pas redire à chaque épisode la même chose, non ? Si ? Je sais, je m’en rends compte moi aussi.

Bref, toujours est-il qu’elles gèrent bien le conflit entre les deux familles que sont les Sato et les Machida et que c’est bien malgré elles qu’elles permettent à la sœur du criminel du jour de prendre le pouvoir à sa place à la tête des yakuza. Girl power, hein. Au moins, Jane peut affirmer en fin d’épisode que Kate fait partie de sa famille… Cela conforte encore un peu plus la position de Kate dans la série, mais Lucy me manque toujours autant. Oui, je vais le répéter à chaque épisode. Si elle avait été là, on n’aurait peut-être pas eu autant de Pike !

Par chance, comme je le disais en introduction, il y avait également une intrigue secondaire plus captivante dans l’épisode : celle de Kai et de son père. J’ai bien accroché à l’idée de voir davantage de scènes avec Kate, qui est vraiment un personnage central cette année. C’est ironique pour une série nommée NCIS que ce soit l’agent du FBI qui fasse le plus de choses.

Bref, toujours est-il que Kate est énervée après Kai parce que cet idiot a eu la bonne idée de rencontrer AJ pour l’avertir et lui parler de l’enquête en cours. Bien sûr, le but de Kai est surtout d’innocenter son père, mais il ne le fait pas de la meilleure des manières. Kate, qui vient juste de lui dire d’arrêter de s’en mêler, lui demande ainsi… de s’en mêler, mais en parlant à son père.

Kai termine donc l’épisode en demandant à son père de parler au FBI. A première vue, celui-ci refuse… mais c’est loin d’être le cas. Finalement, son père a fait appel à tous les commerçants qui ont touché de l’argent sale du même groupe et ils sont nombreux. Vraiment nombreux. C’est qu’AJ avait plein de potes sur l’île finalement ! Si je ne suis pas fan du conflit entre Kai et son père qu’on nous sort à toutes les sauces depuis deux saisons, je trouve que cette nouvelle manière d’aborder l’intrigue est bien plus efficace, alors je suis satisfait de ce que ça donne !

NCIS – S20E11

Épisode 11 – Bridges – 14/20
L’épisode est intéressant et divertissant, réussissant même à nous garder en haleine, ce qui n’est pas toujours le cas, on ne va pas se mentir. Avec son intrigue fluide et ses personnages qui continuent à évoluer l’air de rien, cet épisode filler a presque l’air de ne pas en être un. En plus, même son titre est justifié par l’intrigue… Et ça non plus, ce n’est pas toujours le cas.

Spoilers

Une militaire est retrouvée morte dans une chambre d’hôtel… réservée au nom de Parker.

L’épisode débute avec une scène qui détourne notre attention : un cadavre est retrouvé à proximité d’une dispute de couple. On nous introduit une tromperie avec une femme voulant se venger en utilisant un flingue. Cela est amusant et frustrant à la fois. C’est amusant pour le gag de la femme de ménage blasée, c’est frustrant car on se demande vraiment comment cela va se terminer pour que plus personne ne nous en parle ensuite. Franchement, ils auraient pu au moins les garder comme témoin ? Bon, non, c’était pas le but, mais bref, vous comprenez ma frustration.

Toujours est-il que l’épisode se poursuit avec la découverte d’un cadavre dans un motel, dans une chambre réservée au nom de Parker, sans qu’il n’ait rien réservé. Le hacking des comptes internet de Parker est intéressant pour révéler un nouveau côté du personnage, plus énervé que d’habitude, mais j’ai eu l’impression qu’ils ne savaient pas trop quoi en faire par la suite. Genre, vraiment, au départ, ça apporte de l’humour et une vraie intrigue… et ensuite plus rien du tout.

Peu à peu, l’épisode révèle ses cartouches : Parker est hacké par le fils de son premier amour. L’enquête se poursuit avec cette ex qu’il revoit pour la première fois depuis des années (avec le stress qui va avec, donc), puis qui aide à retrouver son fils et fait en sorte que ce dernier raconte la vérité. Bref, vous voyez, c’est fluide, mais pas bien surprenant non plus. C’est le principe d’une série procédurale.

Cependant, le fils suspecté du meurtre est finalement innocent (quelle surprise) ; et il a même un message vocal pour le prouver. Les agents du NCIS comprennent vite qu’il faut finalement fouiller du côté de la victime – cela leur permet de se rendre compte qu’elle est en fait une espionne avec des armes et de fausses identités, dont les parents sont eux aussi des espions russes. Voilà, une nouvelle intrigue bouclée, c’est tout de la faute des russes et hop, on passe à la suite.

En ce qui concerne la vie personnelle des personnages, mon point d’accroche principal avec la série tout de même, la romance entre Jess et Jimmy continue, mais les scénaristes ajoutent un problème pour que ça puisse nous tenir en haleine un peu plus. Là-dessus, ça fonctionnait bien en ce qui me concerne : Jimmy semble vouloir tenir éloignée sa fille de Jess, peut-être en raison de sa tendance à être suivie par le danger.

Cela rend Jess inquiète quant à leur relation, mais elle en parle à plein de collègues plutôt qu’à Jimmy, ce qui m’a énervé. C’était prévisible que ça se déroule comme ça ; ça ne pouvait pas être autrement, ça donnait du dialogue à Torres ou à Kasie, mais… ça ne servait à rien.

Heureusement, la dernière scène avec Jimmy et Jess est bien meilleure, car cette dernière comprend que Jimmy doit encore franchir un pont avec elle pour oublier son ex-femme et terminer son deuil. Inclure Jess dans sa vie, c’est reconnaître qu’elle est morte.

Franchement, ça fonctionnait bien et ça justifiait le titre de l’épisode. En plus, ça permettait de nous prouver une fois de plus que les acteurs sont clairement sous-utilisés dans cette série : ils savent gérer l’émotion et sont trop souvent en vitesse de croisière dans ce qu’ils doivent jouer. D’ailleurs, dans le même genre, Torres est si sous-utilisé quand on voit ce que l’acteur fait dans The ‘70s show (et The ‘90s).

Enfin, tout est bien qui finit bien, car Parker peut se réconcilier avec son premier amour et découvrir que son ex-femme avait osé contacter son premier amour dans son dos lors du divorce. Passionnant, non ? Non.

Grey’s Anatomy – S19E12

Épisode 12 – Pick Yourself Up – 18/20
La fin d’épisode précédent lance très facilement les scénaristes dans un autre excellent épisode. Il y a des facilités dans l’écriture parfois, mais ce n’est absolument pas dérangeant : chaque personnage parvient à avoir son moment de gloire dans cet épisode qui est aussi, discrètement, un crossover. Je ne sais pas trop comment ils parviennent à une telle prouesse, mais toutes les scènes attendues y sont, les intrigues secondaires aussi et les développements de personnages sont réussis.

Spoilers

Tout l’hôpital est en alerte après l’accident de la clinique.


There’s no fix, there just… There is feelings.

Oh bordel, ce début d’épisode est extrêmement prenant, capitalisant sur un excellent cliffhanger. J’étais surpris de voir l’infirmière de l’épisode précédent, Tia, la femme enceinte, être mise dans une ambulance pour être emmenée aux urgences, parce que pour moi, la clinique est vraiment juste à côté de l’hôpital. J’imagine toutefois que c’est un gain de temps.

Richard apprend ce qu’il se passe, le confie à Amelia et la terreur d’Amelia qui se lit sur son visage, bordel, rien que ça, ça m’a remis directement dans l’épisode et ça m’a fait oublier toute ma frustration de Station 19 qui ne faisait que teaser ce qu’il se passait sans nous en dire plus. Bref, les scénaristes ne perdent pas de temps et l’épisode commence directement, tout en gardant un peu de suspense autour d’Addison.

En attendant, on se concentre sur Tia. Carina la prend évidemment comme patiente, parce qu’il y a un bébé à gérer en plus de la patiente. Tu m’étonnes qu’elle ne réponde pas à Maya Carina après ! Teddy déclare aussi la fermeture de l’hôpital – sa mise en quarantaine – tant que le conducteur n’est pas arrêté, tandis qu’Addison débarque aux urgences au même moment, expliquant qu’elle a été à peine frappée par la voiture.

Ouf, elle va bien, si ce n’est qu’elle a une épaule démise. On passe rapidement par le fait que Carlos s’inquiète énormément pour Levi, et ça semble sortir de nulle part, mais j’aime beaucoup le fait que les scénaristes y pensent, alors que Levi n’était même pas à la clinique. Pêle-mêle, j’ai noté également que Mika a suffisamment de sang-froid pour reprendre le boulot après l’accident de voiture. Je veux dire, ce n’est pas surprenant de Jo, qui en a vu d’autres, ou de Carina qui doit avoir l’habitude avec Maya, mais Mika elle est toute nouvelle la pauvre.

Tia fait promettre à Jo de ne pas la faire accoucher avant de faire un arrêt cardiaque qui inquiète bien légitimement tous les médecins autour d’elle. En parallèle, Amelia décide de prendre soin d’Addison, ce qui n’est pas évident quand les médecins sont les pires patients et qu’Addison n’a pas du tout envie d’être sur un lit d’hôpital. Amelia prend aussi soin de Kwan quand elle apprend qu’il a eu sa brique dans la gueule sans que personne ne lui fasse ensuite passer de scanner, le pauvre.

Amelia s’éclipsant, Addison insiste auprès de Link pour avoir l’épaule remise au plus vite. Elle est encore clairement blessée, mais elle décide de faire son maximum pour sauver Tia avant tout. Malheureusement, ça signifie retirer le bébé de Tia. C’est horrible parce qu’elle venait juste de demander à ce qu’on ne la fasse pas accoucher. Face à un arrêt cardiaque de deux minutes par contre, c’est difficile de faire autrement pour Addison qui estime que les chances de survie du bébé seront meilleures comme cela.

C’est clairement un début d’épisode mouvementé et on voit que Mika a du mal à s’en remettre. C’est d’autant plus horrible qu’alors qu’elle a du mal à s’en remettre, Levi la remet au travail probablement sans savoir qu’elle était témoin de tout ça et que Lucas demande pourquoi on s’acharne à vouloir la maintenir en vie alors qu’elle est en arrêt cardiaque depuis deux minutes.

Pourtant, contre toute attente, le pouls de Tia repart. Elle est aussitôt envoyée au bloc opératoire, de même que son bébé. Mais pas dans le même. Outch. Addison réussit à sauver le bébé, contre toute attente, parce que vraiment, c’était trop tôt pour un accouchement. Elle se retrouve à bosser avec Simone et tout semble aller bien… mais je n’aime pas du tout voir Addison se sacrifier comme cela.

Comme Amelia le remarque rapidement, c’est n’importe quoi qu’elle soit au travail alors qu’elle souffre encore. Elle confie donc Addison à Link, ce qui est une bonne chose. J’aime que la série nous rappelle à quel point la relation entre Addison et Amelia a été importante. Tout en le faisant, ils n’oublient pas que le but est de développer au maximum les nouveaux internes : Simone se retrouve donc à gérer un bébé prématuré, exactement comme elle, tandis que la mère du bébé est au bloc, exactement comme sa mère à l’époque. Dans le même hôpital. Flippant.

Le bébé fait toutefois une crise cardiaque, pas comme Simone… et Addison réussit à le sauver une fois de plus, tout en ignorant ses propres douleurs. Bordel, va vivre ta vie, fais toi soigner, t’as enfin eu le gamin que tu attendais, il faut t’en occuper.

Heureusement, Lucas est envoyé par Lincoln pour rappeler à Addison qu’elle a besoin de se faire soigner tout autant que Connor, le bébé. Leur échange m’a bien fait rire, même si les scénaristes n’ont pas assez capitalisé sur le fait que Lucas avait aussi été un neveu d’Addison. Bon, cela laisse aussi Lucas partager un moment avec Simone, tandis qu’Addison a d’un coup beaucoup de mal avec Lincoln. Il lui ordonne de faire attention à ses mains, son épaule et surtout de ne pas continuer à prendre la route autant qu’elle le fait.

C’est totalement inenvisageable pour Addison, qui s’en confie ensuite à Amelia. Elle lui fait remarquer aussi que l’avortement est finalement la procédure qu’elle fait le moins dans les cliniques, parce qu’il y a tellement de fermetures de cliniques que toutes les femmes se retrouvent dans les mêmes.

Aux portes de l’hôpital, on retrouve aussi Ben et Maya, qui ne sont pas personnels essentiels et ne peuvent donc pas entrer dans l’hôpital. Teddy passe par là et gère toujours aussi bien en tant que cheffe, les laissant rentrer et les rassurant vite… même si bon, concrètement, Miranda et Carina étant dans un bloc opératoire, ils ne peuvent pas aller les voir.

En théorie. En pratique, Ben et Maya se rendent dans la galerie du bloc où Miranda s’apprête à opérer. Pas bien crédible. Pas bien crédible non plus d’avoir Miranda qui appelle elle-même en visio le mari de Tia. Bon, ils ne restent pas pour toute la chirurgie, Ben voulant également retrouver sa fille ensuite : il vient donc voir Pru à la garderie, trainant Maya là alors que clairement, Maya veut juste voir Carina. Pas étonnant de la voir le quitter sans un mot, donc.

Elle retrouve rapidement Carina dans l’hôpital, mais Carina est plus qu’occupée par son travail. Elle a à peine le temps de remercier Maya d’être venue et j’aime à quel point la scène est courte. Après toute l’attente de Station 19, c’est quelque chose de voir comment les scénaristes traitent ça. Ils en ont trop fait dans leur série – et Carina ne se rend pas compte non plus de ce que Maya a traversé comme angoisse.

Elle va donc aider une femme à accoucher, ce qui permet à Ben et Maya de se rendre compte aussi de ce qu’ils font tous les jours : ils mettent Miranda et Carina dans cette situation tous les jours.En parallèle, Miranda doit gérer le cas de Tia. Elle a l’aide d’Owen, Jo et Lucas pour ça. C’est une sacrée chirurgie, on s’en rend compte, mais elle nécessite aussi du temps et une pause pour que le corps s’en remette.

Cette pause permet aussi à Miranda de craquer et de prendre le temps de souffler dans une journée clairement interminable. Elle refuse toutefois de quitter le chevet de Tia tant que son mari n’arrivera pas. Elle fait bien : Tia saigne encore de l’abdomen. J’aime assez ce que l’épisode fait de Mika au milieu de tout le reste. Elle a ainsi une belle crise d’angoisse, se sentant incapable de bosser après avoir vu l’accident.

C’est Richard qui s’occupe de la réconforter et de lui dire de prendre son temps avant d’y retourner. Mika aurait mieux fait de l’écouter, parce qu’elle y retourne trop vite et se retrouve à devoir s’occuper de l’abdomen de Tia avec Miranda et Jo. Quelle journée interminable !

Bien sûr, Jules est choquée également de ce qu’il s’est passée, mais elle n’a pas trop le choix de travailler non plus. Elle accompagne Amelia pour l’IRM de Kwan, qui n’est pas un patient idéal non plus. Il refuse même de prendre un jour de congé, insistant pour dire qu’il pourrait rentrer, s’endormir et mourir sans que personne ne s’en rende compte. Ce serait très Grey’s Anatomy. Amelia refuse qu’il reprenne le travail si vite. Elle accepte qu’il reste, mais à la seule condition qu’il soit sous la supervision de Jules, c’était marrant. Ils reprennent donc le travail pour s’occuper d’une amie de Max.

Cette dernière, Max, est la colocataire de Jules. C’est aussi une vieille dame, qui a des amies tout aussi vieilles qu’elle. C’est une intrigue secondaire plus légère, en tout cas, parce qu’elles découvrent toutes les deux qu’elles ont une MST… et rapidement, qu’elles la tiennent du même type, Hal. Elles ne le savaient pas, évidemment. Leur réaction est plutôt cool, cela dit. Elles m’ont fait rire.

Hal débarque donc à l’hôpital et révèle que Max et son amie ne sont pas les seules avec qui il couche. C’est bien trop drôle : Levi se retrouve à devoir ordonner à Kwan de prévenir la maison de retraite d’Hal que la MST doit circuler entre ses patients et qu’ils ont besoin de préservatifs à ce stade. L’intrigue était marrante, même si probablement déjà faite dans la série (ou ailleurs, mais j’ai vraiment l’impression d’y avoir déjà eu droit… On n’est pas loin de la chlamydia de la saison 2 dans l’hôpital cela dit).

En tout cas, Max, la colocataire de Jules, est vraiment cool et finit par confier à Levi et sa coloc que son seul regret est d’avoir attendu si longtemps avant de coucher dans tous les sens et vivre sa meilleure vie. Ils avaient besoin d’entendre ça pour Carlos et Kwan, non ? Pas sûr, parce qu’en fin d’épisode, Levi est content de voir Carlos lui apporter un café, mais il n’en fait pas beaucoup plus. Après, le discours de Max était surtout un moyen de défoncer le patriarcat et de rappeler tout le jugement que les femmes subissent en permanence. Triste que ce soit toujours si nécessaire.

Au milieu de ce chaos, les scénaristes prennent encore le temps de s’intéresser à la relation Maggie/Winston. Franchement, on s’en tape à ce stade. En plus, Maggie continue d’être particulièrement inhumaine à refuser d’envisager ce qu’il s’est passé exactement. J’aime le fait qu’elle soit raccord avec son caractère habituel, et ce genre de déni se comprend, mais vraiment, elle est atroce. Elle prend quand même le temps de remercier Winston de s’être inquiété pour elle.

Elle fait bien parce que la crise de couple qu’ils traversent est loin d’être terminée. Quand tu obtiens un conseil de Teddy pour gérer ton couple, c’est que ça doit aller sacrément mal quand même. Maggie se rend auprès de Teddy parce qu’elle a besoin de sa cheffe : un article vante ses mérites, mais tronque ses citations. Elle se retrouve à dégrader son mari en « assistant » et voudrait que l’hôpital publie un démenti.

Malheureusement, ce ne sera pas suffisant : elle a utilisé le mot assistant, et ça ne plaît pas à Winston qui n’a plus du tout confiance en elle, même quand elle assure qu’elle le respecte. Elle ne connaît pas les sentiments, après tout. Allez, prends ça dans ta tronche Maggie : Winston ne veut plus réparer leur couple.

La fin d’épisode voit la police réussir à arrêter le conducteur fou – mais nous n’en saurons pas plus sur lui. Miranda insiste juste pour dire que la clinique ouvrira le lendemain malgré tout ce qu’il s’est passé, avant de recevoir le mari de Tia et de le rassurer sur son état de santé. Eh ben. Miranda peut ensuite dire au revoir à Addison qui repart vivre de nouvelles aventures à travers les USA. Par pitié, redonnez-lui un spin-off ! Elle est géniale et pourrait carrément le gérer. Ce serait une belle ironie, en plus, de voir Addison obtenir un deuxième spin-off, avec son camion. En attendant, elle est un beau message d’espoir pour un pays qui a fait bien de la merde en droit des femmes dernièrement. Bref, Addison Montgomery reste une super-héroïne.

En toute fin d’épisode, Tia finit par se réveiller et être rassurée de savoir que Connor va bien. Le réveil se produit devant Jo qui craque complètement, enfin. Elle a géré tout l’épisode et tout conservé en elle, mais voir Tia se réveiller, c’est finalement too much pour elle. Elle m’a fait tellement de peine à craquer comme ça dans l’ascenseur. Heureusement qu’il y avait Lincoln avec elle, une fois de plus.

Bref, après un épisode dramatique et angoissant, on enchaîne sur un épisode qui cherche à redonner de l’espoir, quitte à être utopique.


 

Station 19 – S06E12


Épisode 12 – Never Gonna Give You Up – 16/20
Difficile d’accrocher tout à fait à cet épisode tant il donne l’impression de perdre du temps dans la franchise. Pourtant, il est vraiment bon et propose de bonnes intrigues, avec des évolutions qui sont au choix géniales ou frustrantes, selon les personnages. En tout cas, ça fonctionne. Après, pour une fois qu’un crossover avait tout lieu d’être, la série décide de conserver son indépendance tout en faisant des références inévitables à l’hôpital, et ça finit par être de la torture affectant la qualité de l’épisode plus qu’autre chose.

Spoilers

Une influenceuse a un accident dans une grotte.


A mutiny, OK, you’re talking to the right person.

Dès le départ, l’épisode semble nous promettre d’enfin approfondir la relation entre Theo et Vic : il part faire du footing et laisse sa copine sans nouvelle de lui, refusant de lui répondre. Cela dit, il n’y a pas que Vic qui s’inquiète dans cet appartement : Travis aussi est de plus en plus inquiet et stressé. Il ne l’est pas par Theo, il l’est par son élection. Il se retrouve en effet à faire des cauchemars où il devient maire, et on sent bien que ce n’est pas si évident à envisager pour lui.

Pour le consoler, Vic lui assure qu’elle est là pour le protéger, avec une batte de baseball flippante et une énergie qui ferait peur aux agresseurs. Elle lui rappelle aussi qu’il risque de perdre son job le lendemain avec sa belle idée de suivre Andy lors de l’épisode précédent.

D’ailleurs, Andy est hyper stressée elle aussi. On la retrouve dans son appartement (elle en a un ?) en train de préparer comme elle peut sa journée du lendemain. Franchement, je me demande comment elle a pu se dire que ça pouvait être une bonne idée pour un rencard ce soir-là. Oui, Eli débarque pour l’emmener au restaurant et il se retrouve à devoir gérer sa crise. L’avantage, c’est que c’est son taf et qu’il peut reformuler facilement ce qu’il se passe : ce n’est pas une mutinerie, c’est une révolution. Cela sonne déjà mieux.

Vic est la seule immunisée de l’affaire, donc on sait déjà qu’ils ne seront pas tous virés. Andy, elle, pourrait l’être, franchement. Une fois à la caserne, c’est Ben qui remotive bizarrement les troupes, à dire qu’il est sûr d’avoir fait le bon choix. Il ne l’était pas tant que ça la semaine dernière dans l’épisode, hein. N’empêche que toujours est-il que la cheffe Ross demande à sa caserne de se réunir pour leur reprocher une nouvelle fois leur mutinerie.

Andy se décide finalement à l’interrompre à nouveau. Elle a toujours le même calme que celui de l’épisode précédent quand elle présente son affaire. Elle refuse de regarder Ross dans les yeux, mais elle lui explique qu’elle n’a fait que suivre le code des pompiers face à un pompier incapable d’être le capitaine sur scène. Ross n’a pas le temps de répondre que l’alarme sonne, leur permettant de les informer qu’elle est leur capitaine pour la journée. C’est une bonne chose, car j’adore l’actrice et le personnage.

Par contre, moi qui espérais une intervention avec une boîte aux lettres pour mon Bingo Séries, je suis servi. Les pompiers sont envoyés en pleine forêt, puis dans une grotte à la rescousse d’une influenceuse populaire – Travis la connaît – qui a eu un accident en live. Voilà qui promet. J’ai aimé les voir galérer à entrer dans la grotte, j’ai moins aimé le moment où à la radio on entend une demande de renforts à l’hôpital du Grey Sloan Memorial. Franchement, j’ai hésité pour une fois à laisser tomber l’ordre de diffusion pour regarder d’abord Grey’s Anatomy… et j’aurais peut-être mieux fait : on passe tout l’épisode à nous faire miroiter l’accident du cliffhanger précédent. J’ai juste envie de savoir si Addison va bien, moi.

Comme Carina était témoin de l’accident et qu’elle passe sa vie à la caserne, je me disais que bon, peut-être on aurait au moins un indice de ce qu’il se passe dans cette série. Ce n’est pas trop le cas avec cette intrigue dans la grotte où Ross et Sullivan utilisent finalement la ruse pour réussir à trouver leur victime : le live toujours en cours de l’influenceuse les aide bien.

La liaison radio beaucoup moins : Maya finit inévitablement par entendre que plusieurs médecins de l’hôpital ont été percutés par une voiture. Elle l’entend au moment où elle est suspendue au milieu du vide dans la grotte et nous fait une petite crise d’angoisse qui met en danger d’autres pompiers, notamment Andy la sécurisant, en face de sa cheffe. Ross s’énerve un peu trop vite à mon goût face à ce qu’il se passe, mais ça finit par être payant : elle parvient ainsi à remotiver Maya.

Celle-ci atteint donc, avec Travis qui l’aide aussi, un état de calme relatif, juste assez pour réussir à sauver l’influenceuse et son caméraman. On commence par le caméraman qui a la cheville cassée, adore entendre sa copine dire qu’il n’est que son collègue parce qu’ils sont encore en live et que leur relation est secrète et qui est sauvé rapidement. Bien sûr, l’important, c’est la relation secrète : il s’en confie à Sullivan alors que Ross est dans les parages, menant à un moment plutôt comique. L’homme s’inquiète de savoir si Sullivan pourrait vivre toute sa vie dans une relation secrète où il ne peut pas tenir la main de sa copine dans la rue. Ah-ah.

Sa copine ne va pas le rester longtemps de toute manière. Elle est absolument insupportable pendant tout l’épisode, tenant plus à son téléphone qu’à sa vie. Au départ, ça semble se comprendre et on se dit qu’après tout, c’est son moyen de revenu, son job et toute sa vie… Mais plus l’épisode avance, plus il apparaît que son obsession pour ses followers est pire que néfaste pour elle, pour son couple, pour sa survie.

Toute sa journée est filmée par son téléphone, heureusement, et ça permet à tout le monde d’apprendre la vérité sur ce qu’elle est vraiment, une narcissique qui est incapable d’écouter les conseils des pompiers, et notamment de Travis. Lui, il est filmé en train de faire de l’excellent boulot. La fin de journée termine extrêmement bien, inévitablement : il est une star des réseaux sociaux à nouveau, mais ça ne fait plaisir qu’à Eli. Travis continue d’être angoissé par la course à la mairie : peut-être qu’il ne voulait pas vraiment la gagner, finalement.

Pendant ce temps à la caserne, on retrouve Ben qui doit gérer l’arrivée d’un monsieur tout essoufflé. Comme il le reçoit juste après s’être inquiété pour Miranda, on comprend bien que le type risque d’être lié à ce qu’il se passe à l’hôpital. En attendant, le patient indique à Ben qu’une voiture a percuté une foule à l’hôpital, alors il inquiète Ben un peu inutilement.

Bizarrement, Ben insiste pour continuer d’appeler Miranda en boucle, inquiet pour elle. Le mec connaît la moitié du personnel de l’hôpital, mais bon, il ne pense pas à prendre des nouvelles de sa femme par l’intermédiaire d’un autre. En plus, il fait tout ça totalement au détriment du patient. D’un côté, on a Maya qui se fait engueuler par Ross, de l’autre, Ben qui passe son épisode au téléphone et passe à côté de l’état de santé de son patient.

Bon, ça ne dure pas et il en arrive à la conclusion qu’il s’est fait mordre par une araignée au venin vraiment problématique. Par chance, il tombe sur Ben qui est tout de même bien formé et réagit vite. Après, ça aurait été mieux s’il connaissait le code de l’armoire avec l’anti-venin, hein. Il finit par sauver l’homme, tout en lui indiquant bien qu’il est important de saisir le jour et de dire son amour à sa femme. Bref, il est encore inquiet pour Miranda.

Une autre intrigue voit Vic et Theo se retrouver à bosser ensemble pour des contrôles de routine. La vraie crise est pourtant leur couple, avec une incapacité totale à communiquer et un Theo qui continue de s’énerver toujours. Il n’est plus qu’une boule de nerfs à ce stade. Ils sont envoyés pour surveiller les quartiers riches, et ça énerve d’autant plus Théo qu’il a appris que l’enquête sur l’incendie de l’épisode précédent était déjà terminée. Sans conclusion bien satisfaisante : un incendie, ça arrive, surtout dans de vieux immeubles. En gros.

Cela énerve Vic à peu près autant que Theo, sauf que Vic, elle, décide d’agir, contrairement à lui. Elle change donc leur plan de route et retourne dans la boutique qui a cramé pour mener sa propre enquête. Theo et Vic trouvent ainsi un indice qui supposerait que le feu a pu être accéléré – contrairement à ce qu’indiquait l’enquête.

C’est une bonne chose, en vrai, parce que c’est exactement ce qu’ils cherchaient… mais Theo est encore énervé, pour changer. Il se rend compte que sans eux l’enquête n’avancerait pas, et ce n’est pas satisfaisant de savoir que les riches n’en ont rien à foutre des quartiers pauvres. C’est d’autant plus frustrant que Vic semblait avoir réussi à le calmer plus tôt. Ils arrivaient enfin à se comprendre… et on en revient à ce Theo insupportable.

L’enquête reprend pourtant de plus belle grâce à eux. Ils réussissent donc à prouver que l’incendie était criminel et ils essaient donc de convaincre l’un des pompiers spécialisés dans ce genre d’enquête de rouvrir aussi les investigations sur d’autres commerces du quartier ayant subi le même sort. Et il y parvient.

Tout ça est drôlement important pour la fin de l’épisode qui enchaîne sur quelques twists. Ainsi, de retour à la caserne, Ross complimente Andy et lui indique qu’elle a tout d’une leader. Mieux encore : elle est parfaite pour le rôle de capitaine en attendant le retour de Beckett. Si Andy est entièrement d’accord, elle refuse le job qui serait une nouvelle fois de l’intérim. Elle est persuadée de mériter un poste de cheffe à part entière.

Si je suis d’accord avec cette idée de base, je trouve que la négociation tombe vraiment au pire moment. Elle n’a pas le poids pour que sa demande soit entendue vraiment et elle passe donc à côté de son rôle de capitaine qu’elle veut tant pour un détail – vraiment. Fais tes preuves par intérim avant d’obtenir ce que tu mérites, aussi.

En plus, j’ai crisé quand elle a indiqué qu’à son avis, c’était Sullivan qui méritait le poste. Dans quel monde putain ? Je suis bien content du twist final improbable qui voit Ross finalement choisir de faire confiance à Theo en tant que capitaine. J’ai hâte de voir ce que ça donnera, parce que ça pue : on sait ce qu’il s’est passé la dernière fois qu’il était capitaine, et même si Travis est heureux d’être sous ses ordres, il arrive là pour de mauvaises raisons.

Ross le félicite en effet d’avoir persisté à mener l’enquête lui-même dans la boutique incendiée… sauf que c’est une décision de Vic. Il devient donc capitaine grâce à une décision de Vic, et il se garde bien de le dire à Ross. Le regard de Vic en dit long et promet pour la suite.

Mais pour l’heure, on veut surtout la suite de Grey’s Anatomy. Pour une fois, la franchise décide toutefois de ne pas faire un crossover tout de suite. On se retrouve donc avec une fin d’épisode qui voit Maya quitter son service, avec l’accord de Ross, pour se rendre en courant à l’hôpital. Ben fait de même, sans accord. Je m’attendais presque à ce qu’il se fasse renverser à son tour, pour le fun. Ce n’est pas le cas, heureusement, et on termine sur un plan de lui en train de courir à travers Seattle. Ils auraient au moins pu montrer son arrivée à l’hôpital, franchement.

Le suspense aurait été meilleur aussi si on n’avait pas su dès le départ que Carina et Miranda allaient bien, hein. Elles n’ont pas été renversées par la voiture en fin d’épisode et je l’imagine mal faire demi-tour.