Manifest – S03E13

Épisode 13 – Mayday (2) – 16/20
Je comprends mieux la campagne de renouvellement pour une saison 4, parce que ça aurait vraiment été une fin extrêmement frustrante pour la série si elle avait dû s’arrêter là. L’épisode est réussi dans l’ensemble, même s’il n’avait pas assez de budget pour ses effets spéciaux, et j’ai bien aimé certains des twists de fin. En vrai, tout cela est suffisant pour me faire revenir en saison 4, mais je me demande combien de temps je vais mettre à la voir (déjà que je n’ai pas encore terminé Lucifer ou vu la saison 4 de Stranger Things, imaginez !)

Spoilers

Ben et Grace veulent tout faire pour retrouver Cal, Michaela poursuit son enquête de son côté.

I don’t give a damn about the science, it’s my son!

Incroyable ! Je vais enfin terminer cette saison ? Même moi, je n’y croyais plus. Le tout se passe dans un train qui a une ou deux minutes d’avance, en plus, c’est improbable vraiment. Tout aussi improbable est le début de cet épisode qui nous ramène de nouveau dans le vol 828 pour que l’on découvre Angela en train de papoter avec Adrian. Elle était déjà insupportable avant le crash, franchement, à dire qu’il faut être patient et appuyer sur le bouton pause là. N’importe quoi.

Dans le présent, on se retrouve à devoir supporter un autre sermon d’Adrian et Eagan – les deux essayant de convaincre un max de passagers qu’ils ont affaire à une surveillance constante de la NSA, à cause de Ben et Michaela qui ont filé les noms à la NSA évidemment. Ce n’est pas une super idée, mais ça fonctionne : il y a des passagers qui cherchent donc à acheter des armes pour s’en prendre à eux. Pas de bol : ils sont des passagers du vol 828 et ne peuvent plus acheter d’armes aux USA. Bon, ça ne suffit pas à les empêcher d’y accéder, bienvenue aux USA. Ils sont toutefois arrêtés dans leur tentative de braquage de magasin d’armes. L’un, Randall, parvient à s’enfuir et prévenir la secte – dont Angelina fait évidemment partie – tandis que l’autre, Erika est arrêtée par la collègue de Michaela. Moi, j’en arrive à espérer qu’Angela soit celle qui se fasse tuer car elle n’est pas dans l’Appel, par contre.

Pendant ce temps, Michaela essaie aussi de contacter les autres passagers, en vain. Par chance, sa collègue sympa se souvient plus d’elle que la réciproque n’est vraie : elle appelle donc Michaela et Zeke quand elle arrête Erika. Cela permet au couple marié d’assister à l’interrogatoire d’Erika – contre l’avis de Jared. Cette fois, il a fait le lien entre Saanvi et la Major, il sait que Michaela lui cache quelque chose et il en a marre d’elle cette fois.

Zeke rassure Michaela en lui rappelant qu’il reviendra de son côté comme à chaque fois, mais Michaela joue la drama queen persuadée que c’est terminé. Pendant qu’ils papotent comme ça, la partenaire de Michaela (enfin, l’ancienne) fait extrêmement bien son taf et fait comprendre à Erika qu’elle est de son côté pour de vrai – et que Michaela aussi d’ailleurs.

La police peut donc intervenir pour arrêter toute la secte – mais trop tard. Ces idiots laissent toutefois derrière eux les recherches de Ben, volés par Eagan et dont il se sert pour convaincre les passagers que Ben travaille pour la NSA.

En parallèle, Grace essaie de convaincre le Dr Gupta qu’il faut arrêter de s’enfermer dans la science, mais c’est un vrai dialogue de sourd qui s’opère. Il est pourtant évident que Cal et les passagers ont raison, sauf que ça ne suffit pas à faire bouger de sa science la scientifique. En vrai, je peux la comprendre, mais j’ai plus de mal avec la « finesse » de Vance qui la laisse continuer ses expériences pour mettre soi-disant en place un plan.

Cela gagne effectivement du temps à Ben et Grace : ils en ont besoin, parce qu’ils ne savent pas encore où aller placer le bout d’avion. Ils n’ont pas forcément besoin de le jeter dans un océan, après tout, on se souvient tous de ce qui est arrivé au bout de l’arche de Noé. La réponse n’est pas simple à trouver, mais Grace est celle qui a l’idée de base : regarder les dessins de Cal. Lui qui passe sa vie à dessiner le futur n’a bien sûr pas pris avec lui son carnet de croquis, alors ça la force à rentrer chez lui. Au moins, ça va lui donner une raison de faire exister Olive.

Celle-ci savait que quelque chose n’allait pas bien, mais elle ne savait pas trop encore quoi. Elle aide sa mère à retrouver les dessins de son frère, et grosso modo, c’est un puzzle qui leur indique où mettre l’avion. Cela tombe bien, c’est exactement ce qu’ils cherchaient. Grace a la bonne idée d’envoyer des photos à Ben, ce qui lui permet de lancer les scientifiques d’Eureka dans les recherches aussi.

Pas de bol pour eux, la nouvelle directrice de la NSA, Zimmer veut vraiment arrêter les expériences. Elle écoute tout de même les arguments de Vance et leur permet de travailler plus longtemps sur les dessins. La solution vient pourtant d’ailleurs : c’est Olive qui la trouve en remarquant que Cal a utilisé deux fois la même page. Elle est trop forte pour retirer de la boue des parchemins, alors du crayon sur du crayon, elle sait faire désormais. J’ai bien ri, mais j’ai trouvé mignonne la scène avec sa mère quand même. Je suis trop bon public.

Sous la carte du ciel de Cal ? Il y a un dragon. Cette fois, c’en est trop pour Zimmer qui veut mettre fin au projet… mais contre toute attente, cette fois, c’est Gupta qui ne veut plus arrêter : le dragon est selon elle la constellation qu’elle regardait quand elle voulait avoir la preuve que sa grand-mère était au Paradis dans les étoiles. Eh oui, plus tôt dans l’épisode, elle nous a révélé qu’elle a perdu sa grand-mère quand elle était petite et qu’elle voulait la savoir dans les étoiles, au point de les regarder tous les soirs. Et comme sous le dragon, il y a le mot « grand-mère » dans sa langue maternelle, Gupta se met à croire aux passagers – et à avoir la foi.

Il était temps. Son avis fait pencher la balance en faveur de Vance cette fois, et le projet peut donc continuer sans elle. Grâce à la constellation du dragon, Ben, Saanvi et Vance savent donc où se rendre en pleine mer, et ils le font aussitôt, malgré une tempête qui arrive. Avant de partir, Vance appelle toutefois son fils et l’appel n’est pas innocent : j’ai d’abord cru que c’était une manière de nous dire que Vance allait encore mourir, mais finalement non.

Michaela et son ex-partenaire découvrent ainsi qu’Eagan et Adrian ont pour but de se rendre chez Vance – et ça ne traîne pas, Eagan et Randall y sont déjà et prennent le fils en otage (plus exactement : Eagan empêche Randall de le tuer). Vance est toutefois prévu par Ben, alors il se rend chez lui, lui aussi. Il y retrouve Michaela, Zeke, l’ex-partenaire de Michaela et Jared. Oui, ils viennent d’être rejoints par Jared, en vrai : il s’est renseigné sur l’ex-partenaire et a tout de suite compris que Michaela faisait n’importe quoi.

Ce que j’aime bien, c’est que Michaela est ravie de le voir arriver pour qu’il donne l’alerte alors qu’elle est littéralement avec une flic à ce moment-là, mais bon, faisons comme si de rien n’était. Malgré les protocoles qui indiquent qu’il faut un négociateur dans ce genre de situation, Vance veut foncer dans la maison ; puis Michaela et… C’est finalement Jared qui le fait, aidé en radio par Michaela, elle-même aidée par des infos sur les sentiments des deux ravisseurs, grâce à Zeke.

Eagan souhaite une admission claire de la part du gouvernement qu’ils font une chasse aux sorcières des passagers du 828, mais ça ne mène à pas grand-chose : Michaela réussit à monter par l’intermédiaire de Jared Eagan et Randall l’un contre l’autre. C’est suffisamment efficace pour que Jared et Vance parviennent à libérer le fils de ce dernier rapidement. Le but de ces scènes était ailleurs de toute manière : Jared découvre que Vance a pour pote d’armée le type qui a détourné son attention du meurtre de la Major en affirmant qu’elle était tuée pour d’autres raisons que le 828. Oups.

Jared comprend donc ce qu’il en est et confronte Michaela, surtout qu’il a vu Saanvi le jour où Michaela a voulu démissionner. Il comprend bien ce qu’il s’est passé et, contre toute attente, il décide finalement de protéger Michaela une fois de plus. Il en arrive même à envisager de larguer Sarah, parce qu’il ne pourra pas lui mentir toute sa vie.

En parallèle de cette prise d’otage d’un personnage dont nous n’avons pas grand-chose à faire, il y avait aussi l’intrigue de Ben tentant de retrouver Cal. Ce n’est pas évident, mais ce n’est pas très compliqué non plus : Vance ordonne au capitaine du bateau de ne prendre ses ordres que de Ben et Saanvi désormais qu’il doit se rendre chez lui. Partant de là, le capitaine fait tout le contraire et prend ses ordres du gouvernement.

Le gouvernement met toutefois un certain temps à répondre : c’est trop long pour empêcher vraiment ce qui devait se dérouler. Ainsi, Ben et Saanvi parviennent à convaincre le capitaine de foncer droit sur une tempête, et une fois que c’est fait, alors que le capitaine tente de faire demi-tour, Saanvi s’éclipse pour se démerder afin d’être celle qui fera tomber dans l’eau l’avion. Décidément, elle tient vraiment à être celle qui rendra tous les morceaux !

Ben se prend un éclair dans la tronche mais se relève comme si de rien n’était, Saanvi tombe à l’eau, la queue (ou l’aile ?) tombe à son tour, Ben plonge pour sauver Saanvi. Franchement, j’étais content de le voir plonger : avant ça, on avait juste de très mauvais effets spéciaux de la tempête. Le morceau d’avion disparaît dans un flash lumineux une fois dans l’eau, il n’y a pas de Cal à l’horizon et Ben ne peut donc que sauver Saanvi. Il faudra s’en contenter.

La tempête s’estompe aussi vite qu’elle est arrivée, le bout de l’avion aussi et Ben… est déprimé de savoir qu’il ne retrouve pas Cal comme il l’espérait au moment où il l’espérait. Saanvi lui demande de garder la foi et elle fait bien : juste après, ils ont un Appel. Oui, oui, tous les deux : Saanvi peut enfin ravoir des Appels et a sa rédemption.

En parallèle, Michaela doit s’expliquer avec Zeke après avoir parlé avec Jared – il a clairement senti des émotions entre eux – mais elle ne le peut pas, parce qu’elle a un Appel aussi : elle y voit Adrian les mains pleines de sang. Et Adrian est toujours aussi convaincu de la culpabilité de Ben. On ne s’en sort plus ! Il arrive presque à convaincre Michaela en plus, lui rappelant qu’elle sait très bien que son frère a perdu la boule de toute manière.

On ne sait pas bien comment ou pourquoi, mais Michaela décide de se rendre ensuite vers le siège de son neveu. Cal est là dans l’avion, il est désormais le seul passager assis. Ben et Saanvi le retrouvent, Michaela le retrouve en s’excusant de ne pas pouvoir arrêter le meurtre, Cal affirme que tout se déroule comme il se doit et on sent que la série se dirige vers un vrai gros problème quand Michaela se met à suivre une piste de sang qui la mène au livre d’Angelina – et à sa place.

Pendant ce temps, Angelina est toujours aussi insupportable : elle apprend la complication du fils de Vance trouvé par Eagan et Randall et elle se met aussitôt à envisager le pire. L’épisode a trop fait en sorte qu’on l’oublie pour qu’elle ne soit pas la clé de ce qu’il se passe : Angelina débarque chez les Stones, se démerde pour enfermer Olive dans sa chambre et va kidnapper Eden, s’attaquant au passage à Grace.

Son sort reste franchement abusé en fin de saison : Angelina la poignarde et la laisse pour morte, embarquant Eden avec elle. Grace semble donc bien mourir, mais avant ça, elle peut retrouver Cal tout de même. Toutefois, ce n’est plus le Cal enfant que l’on connaît. L’acteur grandissait trop vite de toute manière, il fallait s’en débarrasser… mais de là à tuer Grace pour qu’elle expire dans les bras de son fils devenu quasi adulte en prenant cinq ans dans la gueule en une journée (ou alors, il s’est baladé cinq ans dans le multivers ?), c’est vraiment abusé.

Ce qui est vraiment abusé aussi ? Ce n’est même pas le cliffhanger de l’épisode. Non, non, il y en a un autre : Gupta quitte le travail pour mieux voir apparaître dans le cockpit de l’avion un pilote. Celui-ci l’appelle à l’aide, juste avant que tout l’avant de l’avion disparaisse. Mais what the fuck ?

Et juste comme ça, la série était annulée ? Cela aurait été violent, merci Netflix. Je ne te remercie pas de nous faire subir vingt autres épisodes (qui vont durer une heure en plus, on connaît Netflix ; on aura bien l’équivalent des six saisons prévues à la base), mais merci de nous offrir une conclusion à tout ce bordel.

EN BREF – Si je ne doute toujours pas que les scénaristes ont un plan et savant où ils vont, il faut bien reconnaître quand même qu’ils ne sont pas sympathiques avec l’audience en prévoyant des détours immenses qui n’apportent pas forcément énormément de choses. Grosso modo, une énorme partie du fil rouge de la saison consiste à avancer avant d’opérer un gros demi-tour qui n’aide pas à tout comprendre, mais nous laisse sur une fin de saison offrant une avancée majeure et pour le moment incompréhensible.

Bon, peut-être qu’avec quelques efforts, on pourrait commencer à voir les premières réponses, mais je vais leur laisser m’éclairer tout ça avec la saison 4, qui devrait arriver d’ici quelques mois désormais. Je suis curieux de voir ce qu’ils feront de la suite de cette série.

En attendant, je laisse là pour m’en souvenir à la reprise que la saison s’arrête sur le meurtre de Grace par Angelina, qui kidnappe aussi Eden au passage. Olive est enfermée, Cal adolescent débarque pour dire adieu à sa mère, Saanvi peut de nouveau avoir des Appels, Jared en veut à Michaela de lui avoir caché le meurtre de la Major par Saanvi et doit rompre avec Sarah, Eagan est arrêté par la police, Adrian est dans la nature ; et ça doit être à peu près tout, je crois. C’est déjà pas mal.

Il reste beaucoup de mystères pour les vingt prochains épisodes, je vais essayer d’avoir foi en eux comme ils ont foi dans les Appels… mais bon, ça demande beaucoup de foi quand même parce que toute la saison n’a pas été une partie de plaisir et qu’on a totalement laissé de côté le lifeboat pour les deux derniers épisodes de la saison finalement. Plus on avance, plus les passagers du 828 semblent devoir finir dans des sectes quoiqu’il arrive – et il y a tellement de choses à dire sur la médiocrité des acteurs et de certains passages de la série que je manque de temps pour tout évoquer à l’écrit.

C’est pas mal pratique les fringues extensibles selon l’âge, ça s’achète où ?

 

Manifest – S03E12

Épisode 12 – Mayday (1) – 14/20
Eh pour une première partie de double épisode, je suis déçu par la lenteur de l’intrigue (qui semble mettre trois plombes à arriver à une conclusion logique à chaque fois, en passant par des moments ridiculement drôles malgré eux) et par sa simplicité. L’épisode manque totalement d’enjeux, surtout qu’il divise les personnages comme il l’a fait toute la saison, malgré la promesse de les réunir dans le précédent. C’est un peu dommage, quand même.

Spoilers

Michaela reçoit un Appel qui la déstabilise en la ramenant dans le vol 828, Ben reçoit un appel normal de Vance qui le déstabilise tout autant.

Cal, no !

L’épisode reprend en plein crash du 828 ? C’est un étonnant flashback qui nous permet de lancer un double épisode qui devrait apporter quelques réponses – et beaucoup de questions si j’ai bien compris. Il y a donc quelques turbulences qui s’arrêtent et laissent tous les passagers inconscients, ou presque. Michaela voit bien ce qu’il se passe et s’inquiète pour son neveu, puis son frère.

Ceux-ci ne lui répondent pas, pas plus que Bethany, l’hôtesse de l’air. Elle, elle est bien réveillée et s’occuper de fermer tous les rangements de bagages comme elle peut, alors que Michaela se met à voir du sang couler des murs. Zeke parvient à la réveiller de son Appel et compare ça à un film d’horreur, mais vraiment, c’est un film d’horreur très cheap, hein.

Michaela décide en tout cas d’appeler et de harceler Bethany autant que possible pour en savoir plus sur l’Appel, surtout quand elle apprend que Ben n’a pas eu d’Appel. Elle comptait pourtant sur lui pour venir à bout du décryptage de cet improbable Appel. En attendant, elle a Zeke pour elle. Elle a aussi Jared à gérer : celui-ci débarque au beau milieu de la nuit chez elle, après avoir fini son service, pour l’engueuler et lui dire qu’il ne la comprend plus du tout.

Il est pourtant au courant des Appels, mais il sait aussi que Michaela pourrait aider bien plus facilement les gens du 828 à résoudre les Appels en restant flic. Il n’a pas tout à fait tort : on dirait que les scénaristes regrettent leur choix déjà. Le problème, c’est que ça divise aussi Michaela et Zeke, parce que cet idiot est trop jaloux de l’ex de Michaela. Bon, je le comprends, la situation ne doit pas être évidente.

Autrement, Olive rentre enfin chez elle… et obtient un câlin de ses parents ? Sérieusement ? Elle a littéralement fugué chez son copain et n’était pas là pour soutenir sa famille quand Ben était en prison ou qu’il y avait vraiment besoin d’une babysitter, hein. J’imagine que l’actrice ne pouvait pas être présente pour les deux épisodes précédents (covid ?) mais bon, son retour est une bonne chose, parce qu’elle est la seule à s’inquiéter de Cal sous ce toit apparemment.

Les parents sont trop occupés à mettre en place un plan pour détruire la queue de l’avion en même temps… Jusqu’à ce qu’ils reçoivent un appel de Vance qui leur explique qu’il est avec Cal. C’est la catastrophe et j’ai eu du mal à ne pas éclater de rire au beau milieu de mon train quand j’ai vu Ben décider aussitôt de retirer son bracelet électronique. Il n’allait quand même pas rester assigné à résidence pour tout l’épisode final, hein.

C’est d’un ridicule assez incroyable, mais ça l’est encore plus quand Olive trouve « sur internet » en dix secondes à peu près une méthode pour ouvrir le bracelet électronique et le mettre autour de sa propre cheville. Franchement, le ridicule est atteint bien vite dans cet épisode ; mais ce n’est que le début. Ben, dorénavant un fugitif tout de même, se rend à Eureka… en passant par la grande porte, comme si de rien n’était.

Putain, et Vance lui demande pourquoi il n’est pas chez lui sans s’inquiéter plus que ça alors qu’il est à la tête de la NSA ? Vraiment, les scénaristes sont paresseux sur ce genre de scènes, c’est insupportable. Bon, ça ne me détourne pas pour autant de la critique, allez : Cal explique à ses parents qu’il a eu un Appel et qu’il doit rester auprès des débris de l’avion, sinon ses brûlures empireront. Des brûlures ?

Hop, Saanvi est réembauchée à Eureka par Grace (??) car elle est la seule médecin qu’elle tolère près de Cal, qui ne veut plus quitter Eureka. Bon, c’est loin d’être le moment le plus idiot de l’épisode cependant. Cal ? Son état empire, avec des brûlures peu agréables à regarder tout de même, et beaucoup de saphir sur l’ensemble de son corps. La situation fait tellement peur à Ben qu’il parvient enfin à convaincre Vance de revenir à la raison et d’arrêter les tests sur l’épave de l’avion, au moins le temps de vérifier si ça calme vraiment les brûlures de Cal.

Quelque chose me dit que non : c’est trop rapide pour un double épisode… Ben décide donc de détruire l’épave de l’avion tant qu’il en a l’occasion, se servant du collègue de Saanvi pour cela. Cette dernière est trop occupée à gérer Cal pour le faire elle-même. Ce qui est toutefois intéressant c’est qu’au moment de détruire le bout de l’avion, Ben a un autre Appel et une main qui se met à briller.

L’Appel ? Il est au fond de l’Océan, juste au-dessus de l’épave de l’avion et juste en-dessous de Cal, qui est en train de se noyer aussi. Une fois l’Appel terminé, Ben se précipite vers Cal, pour voir que lui aussi brille. Ils en arrivent surtout à la conclusion très logique d’il y a deux épisodes : Saanvi a ramené le bout de bois dans son volcan, les Appels veulent donc récupérer le bout d’avion eux aussi.

C’est bien beau tout ça, mais on perd de vue une grosse partie de l’intrigue de la série avec ce fil-rouge. Cela ne répond pas du tout à nos questions, finalement : on se retrouve juste avec un nouvel objectif qui nous fait faire demi-tour. Et franchement, heureusement que la série n’est pas annulée sur cette intrigue, ça m’aurait soulé.

Bref, il faut encore convaincre Vance que c’est une bonne idée de jeter un bout d’avion dans la mer, et ça, ce n’est pas gagné. Cela prend bien trop de temps dans cet épisode, surtout qu’on sait bien que Vance va craquer. Cependant, pour une fois, ils prennent le temps de proposer un personnage qui réagit à peu près normalement, c’est déjà ça.

Bon, Vance décide donc de mettre au point un plan et ça passe par l’évacuation de Cal d’Eureka. Il proteste un peu bien sûr, mais il fait tout de même confiance à son père. Il ne devrait pas : ils se rendent tous bien vite compte que la scientifique reloue qui était la cheffe de Saanvi a décidé de reprendre les tests sans le consentement de Vance. Elle n’en a pas besoin : Vance a un chef lui aussi, et il n’est pas d’accord avec lui.

Les adultes se mettent donc à débattre indéfiniment de ce qui est en train de se passer, et ça saoule Cal plus que jamais. Il prend la décision la plus logique : il décide d’agir pendant que tout le monde papote. Bon, son action reste intrigante, même si je me doutais qu’il allait le faire. Il dit au revoir à sa mère, à bientôt, et hop, il va toucher l’épave de l’avion. On savait déjà qu’il le ferait puisqu’il l’avait annoncé plus tôt. Et malgré le « à bientôt » de Cal, Grace est totalement paniquée de le voir disparaître après avoir touché l’avion. J’avoue que c’est intriguant comme cliffhanger, mais bon, calmez-la, ça va bien se passer.

Zeke et Michaela travaillent pendant ce temps ensemble pour résoudre l’Appel du début d’épisode : ils retrouvent ainsi Bethany. La vie n’a pas été tendre avec elle : elle est désormais sans emploi, parce qu’elle ne pouvait pas rester hôtesse de l’air en étant passagère du 828 et parce que plus personne ne veut l’embaucher. Forcément.

Malgré tout, elle finit par parler de son Appel avec Michaela, révélant qu’après l’avoir croisée, elle a entendu un cri et vu Eagan (le seul homme de tout l’avion avec un peu de barbe ? C’est comme ça qu’elle le décrit quand même) tenter d’ouvrir une porte de secours.

De son côté, Jared rentre chez lui et c’est l’occasion pour nous de découvrir qu’il est désormais bien en couple avec Sarah. Celle-ci reçoit un paquet d’affaires de sa mère, mais elle n’ose pas encore les ouvrir, alors ça intrigue Jared. Au commissariat, il a aussi pas mal de travail à accomplir avec les passagers du 828 récemment arrêtés à New-York.

L’ex meilleur pote de Ben, Eagan, lui raconte ainsi tout ce qu’il sait, persuadé que Ben a des avantages de la NSA. Le problème, c’est que ce qu’il annonce est loin d’être une anecdote sur Ben : il parle de Saanvi et d’Eureka, et ça, ça intéresse Jared – contrairement au gourou de secte, Adrian, qui est là aussi.

Jared croise ensuite Michaela qui vient le voir au commissariat : elle a besoin de parler avec Eagan, mais comme elle n’est plus flic, elle ne peut pas accéder à la cellule sans lui. C’est l’occasion pour Michaela de découvrir qu’Adrian est là aussi. C’est peu agréable pour elle : va parler des Appels avec un gourou taré qui a tout fait pour les faire taire dans sa tête ?

Eagan prend plutôt son pied, lui, à savoir que Ben n’a pas reçu l’Appel que Michaela souhaite résoudre – contrairement à lui. Il peut donc enfin donner la suite de l’Appel à Michaela, surtout quand elle le manipule pour lui faire croire qu’il est inutile : il lui raconte donc qu’il a réussi à ouvrir la porte de l’avion et qu’il a vu en-dehors un oiseau volant – un corbeau ? un aigle ? Super, ça nous aide.

Par chance, il a aussi pris le temps de compter, au milieu de la panique, les sièges vides dans l’avion, et il y en a trop par rapport aux sièges vides le jour du vol. Grâce à sa super mémoire visuelle, il a les numéros des sièges vides, ce qui permet à Michaela de continuer son enquête. Eagan reste bien sûr en prison, où il peut convaincre un autre ancien passager désormais arrêté de l’aider à stopper Ben une fois qu’ils seront libres.

Michaela, elle, se rend chez Ben pour essayer de voir qui est le passager manquant : elle découvre bien vite (relativement) qu’il s’agit d’Adrian. Au passage, elle donne quelques devoirs à Olive qui les fait avec plaisir : elle arrive avec la conclusion que dans l’épopée de Gilgamesh, Noé n’est pas un gentil. Certes, il a sauvé le monde en construisant une arche, mais il a aussi décidé qu’il y avait trop de mal dans le monde et prié Dieu pour une inondation majeure. Ah.

Les passagers du 828 vont-ils donc vraiment provoquer l’Apocalypse finalement ? Ce serait ironique, parce que c’est le discours d’Adrian. Michaela (qui n’en a rien à faire de voir sa nièce avec le bracelet électronique de Ben) et Zeke se rendent alors au commissariat pour parler avec Adrian – en passant une fois de plus par Jared. Adrian a été libéré, Jared est sacrément cassant avec Michaela. Passe par ta coéquipière du coup ? Elle est tellement débile Michaela parfois.

Elle en arrive à se demander si elle a fait une erreur en quittant les forces de l’ordre, et ni elle, ni Zeke ne pense à sa collègue sympa qui l’a aidée une bonne partie de la saison. Ils se sentent donc incapables de faire quoique ce soit, mais par chance, Michaela a de nouveau le même Appel : cela lui permet de demander l’aide d’Eagan pour retrouver Adrian dans l’avion. Eagan ne l’aide pas, car en-dehors de l’Appel, il fait partie de la secte anti-Ben désormais ; mais elle trouve tout de même Adrian.

Celui-ci a les yeux qui pleurent du sang… et ça inquiète Michaela. Pourtant, Zeke arrive à ressentir les sentiments d’Adrian à travers Michaela (ben oui, pourquoi pas ?) : il le sent coupable et plein de honte. Michaela en arrive à la conclusion très logique (hein ?) que son Appel est peut-être plutôt un avertissement sur un passager qu’il voudrait tuer.

Un passager, oui : Ben Stone bien sûr. La série met longtemps à y arriver, et ça passe par une petite comparaison entre Ben et Noé. Su-per. En vrai, j’ai encore préféré le cliffhanger de Jared qui le voit découvrir un lien entre Saanvi et la Major, grâce à Sarah. Par contre, tout lui raconter, ce n’est pas une bonne idée.

 

 

Manifest – S03E11

Épisode 11 – Duty Free – 15/20
Les différents éléments présentés au cours de la saison se mettent en place et s’emboîtent plutôt bien les uns dans les autres pour nous préparer le terrain au double épisode final. Il y a moins d’erreurs logiques que précédemment, tout est fluide et la série paraît presque de qualité par moments. J’ai dit presque, on se calme. C’est un bon ensemble, je suis curieux de voir la fin de saison maintenant.

Spoilers

Ben est désormais en prison et Saanvi sur le point d’y aller. Bref, c’est la merde, et ça ne fait que commencer.

It does us no good if in saving the Lifeboat you drown in the process

Regarder un épisode dans le train, c’est toujours un peu périlleux. Ecrire la critique en même temps, ça empire les choses avec le soleil qui fait plein de reflets et tout. Cela dit, pour Manifest qui met moins d’une minute à me rabâcher le lifeboat, je me dis que ça ne peut que le faire sans être un problème. Non ? Et LE LIFEBOAT IS NOT GOING AWAY.

Je suis heureux de le savoir, vous n’avez pas idée. Toujours est-il que l’épisode commence par Grace rendant visite à Ben afin de savoir si elle est en train de le perdre complètement dans son obsession de sauver tout le monde. Il a beau dire que non, la réponse est oui.

Pendant ce temps, Michaela se débrouille comme elle peut pour jouer la babysitter avec Cal. Ce n’est pas exceptionnel comme scène, mais bon, on va faire avec. Pour une flic, elle est à la ramasse : elle ne comprend pas que Cal héberge Angelina dans sa chambre alors qu’il prend trois tonnes de bouffe avec lui. C’est ridicule.

Elle se fait aussi balader par Saanvi, qui est officiellement en cavale mais qui lui assure que non, alors tout va bien, c’est bon. Elle promet de revenir six heures plus tard, ce qui signifie qu’elle veut encore prendre le temps de se balader à sa guise. C’est tellement abusé.

Tout nos passagers du 828 habituels (mais pas Saanvi) ont alors un petit Appel sympathique où ils brûlent vivants. Ce n’est que le début des problèmes de Ben, par contre : à son audience préliminaire, il comptait plaider coupable et sortir facilement, mais il tombe finalement sur une juge qui n’aime pas les passagers du 828 et trouvent qu’ils ont trop d’excuses face à la justice depuis trois saisons. C’est assez difficile de lui donner tort, en vrai…

Par contre, ne pas prendre en compte du tout les circonstances, c’est ridicule. Ben plaide non coupable et se retrouve donc à devoir faire face à une caution impossible à payer pour pouvoir sortir. C’est du grand n’importe quoi à ce stade, et ça laisse Grace en galère pour s’occuper de Cal et Eden. Elle ne le fait donc pas du tout et laisse sans le savoir Angelina gérer sa fille, parce que Cal promet de jouer le grand-frère.

Ah lala, Angelina, je te déteste. Elle fait du bon travail à manipuler Cal et le lancer dans un grand délire religieux, surtout quand elle se rend compte qu’il a de vraies brûlures suite à l’Appel.

De son côté, Michaela voit donc son frère chéri partir en prison alors qu’elle doit aussi arrêter Saanvi, et ça fait beaucoup pour elle. Ben lui en veut désormais de ne rien faire pour l’aider, et quand il apprend enfin la vérité sur Saanvi, de la bouche de Michaela qui avait promis de ne rien dire, il lui reproche de vouloir l’arrêter alors qu’ils ont besoin d’elle pour répondre aux Appels et les aider.

Moui. Ce n’est que le début du n’importe quoi, avec Ben qui explique à Michaela qu’elle doit faire un choix : être flic ou être passagère. M.D.R. Cela dit, il n’a pas tout à fait tort : il reçoit ensuite la visite de Vance qui lui explique qu’il ne peut pas faire grand-chose pour lui car tout ce qu’il se passe le dépasse. La peur des passagers du 828 se propage vite aux plus hauts rangs de l’Etat. Michaela découvre ainsi en parallèle qu’il y a des passagers encore plus dans la merde que Ben, simplement parce qu’ils sont passagers. Attendez, ça dépasse même le cadre des USA désormais.

Allez savoir comment (hypothéquer la maison, laisser tomber son restaurant), Grace a finalement l’argent de libérer Ben, mais le timing qu’elle choisit est sacrément mauvais : il est libéré alors que Ben est avec Vance, et Eagan, le meilleur pote de Ben, qui se fait arrêter aussi forcément, voit donc Ben et Vance ensemble. C’en est fini de la belle amitié entre Eagan et Ben qui bosse à ses yeux pour la NSA. Su-per.

Bien sûr, Vance est encore plus insupportable avec cet épisode qui le fait encore retourner sa veste. Cette fois, il n’est plus du tout un allié du 828 : au contraire, il décide de dire à Ben qu’il ne peut l’aider, puis d’aller virer Saanvi. Il n’est pas complètement stupide, contrairement au reste des personnages de la série : il a bien compris ce qu’avait fait Saanvi et quand elle confesse, il n’a pas vraiment le choix de la virer. En vrai, il devrait l’arrêter, mais bon, c’est Saanvi, elle est toujours pépère dans son coin…

Au pire, elle aurait pu être arrêtée puisque Michaela doit le faire. Cela aurait permis de gagner du temps… mais bon, ce n’est pas le cas. Et avant de confesser son meurtre de manière officielle, Saanvi décide tout de même de demander à Michaela de lui promettre d’arrêter Vance. En effet, celui-ci n’ayant plus son bout de bois, il demande de faire des tests sur la queue de l’avion, puisqu’ils l’ont toujours.

Michaela lui promet de le faire, puis va voir sa capitaine adorée pour la préparer à ce qu’il va se passer. Malheureusement, la capitaine l’interrompt et lui explique que la situation se tend pour les passagers du 828. Ainsi, un homme, Henry Kim, a été exécuté à Singapour, en grande partie parce qu’il était un passager de l’avion, et on demande à Michaela de rester à son bureau désormais. C’en est trop pour Michaela : elle décide de démissionner, sans préavis ou quoi, parce que c’est merveilleux les USA.

Elle ne dit même pas au revoir sa coéquipière ? C’est n’importe quoi dans la mise en scène, franchement. Quant à Saanvi, Michaela décide de ne pas la faire avouer son meurtre finalement. Elle la ramène à la place chez Ben et Grace, bien sûr.

Oui, parce que Ben peut enfin rentrer chez lui grâce à Grace et continuer de brûler à chaque Appel, mais il est tellement obsédé par tous les passagers qu’il en oublie son fils. Cal entre donc en crise d’adolescence, merci Angelina, et s’enferme dans sa chambre, pendant que Grace déprime d’avoir perdu son restaurant et que Michaela essaie de calmer son frère. Ce n’est pas gagné par contre : il est dans une frénésie de sauver son lifeboat assez insupportable.

Il en oublie vraiment de surveiller Cal, qui a le corps totalement brûlé et se barre avec Angelina pour résoudre l’Appel de lui-même. Angelina ne compte même pas l’aider à régler la situation, en plus. Et c’est tellement une mauvaise idée de se prendre pour une prophète (ou de le prendre pour un prophète)…

Les Appels s’intensifient donc pour Ben, Michaela, Angelina et Cal. Cela ne donne rien de bon, si ce n’est que Cal décide finalement de se rendre à Eureka pour voir la queue de l’avion. En parallèle, pourtant, Ben, Michaela et Saanvi se retrouvent enfin tous ensemble pour en venir à la conclusion qu’il faut détruire la queue de l’avion pour arrêter définitivement tous les tests de la NSA dessus et tous les problèmes qu’ils rencontrent.

Le pire, c’est que la logique se tient : toute la saison est une suite d’événements provoqués par le meurtre de la Major et les tests faits sur des objets disparus puis réapparus. Par contre, entrer dans une base militaire pas si secrète mais confidentielle alors que Ben est forcé de rester chez lui en attendant son procès, que Michaela vient de démissionner et que Saanvi vient d’être virée, ce n’est pas gagné.

Sinon, Eagan croise aussi Adrian en cellule. On aurait pu se passer de la présence d’Adrian franchement.

 

Tales of the Walking Dead – S01E04

Épisode 4 – Amy/Dr Everett – 14/20
J’ai eu du mal à prendre l’épisode au sérieux, parce que la première scène m’a provoqué un fou rire plus qu’autre chose. On va dire que c’est une réaction de malaise ? Le reste du débat science/sociologie avec le point commun de la nature est un peu plus intéressant et pourrait offrir des pistes de réflexion plus vaste dans une série qui ne soit pas une anthologie. Je crois comprendre le but de l’épisode pour les scénaristes, j’aime bien l’idée, mais ça ne prend pas tout à fait sur moi – peut-être aussi parce que les deux personnages ne sont pas très appréciables.

Spoilers

Et si les zombies étaient le sujet d’un documentaire une fois le monde à peu près rétabli de son apocalypse.

I don’t work with humans.

Franchement, quand l’épisode a commencé, je n’étais pas entièrement sûr d’être devant la bonne série. Cela ressemblait plus à un documentaire animalier, et c’est voulu. Le côté forêt m’a rapidement fait penser qu’il était possible que je sois bien devant du Walking Dead, mais ça n’aurait pas été non plus le plus étonnant que je me sois retrouvé face à un vrai documentaire. Et pourtant, ce n’est pas le cas : on comprend assez rapidement qu’on suit le documentaire d’un homme post-apocalypse qui s’intéresse au plus grand des prédateurs : l’homo mortus.

Il fallait bien que ça arrive : les zombies deviennent logiquement un sujet d’étude pour les scientifiques une fois que le monde se remet à tourner plus ou moins correctement – si ça peut être correct de vivre dans une apocalypse zombie. J’ai pas mal ri d’entendre cet homme, le docteur Everett donc, nous décrire la manière de « vivre » des zombies. Tout est similaire aux codes habituels des documentaires animaliers, notamment sur les lions : il y a un zombie héros, qui est celui qui permet d’approcher la meute, et toute une étude sociologique des comportements entre zombies.

C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’il existe la possibilité de zones entièrement consacrées aux zombies pour les contenir ; mais aussi qu’il existe désormais des braqueurs ; des braconniers cherchant à récupérer les crânes de zombies pour les revendre.

Voilà qui est original comme idée, même si de mémoire, ça se trouvait un peu dans les derniers comics de la série. Toujours est-il que notre journaliste et scientifique expert en zombies n’aime pas trop l’idée de ces braconniers et qu’il utilise ses drones pour savoir exactement ce qu’il se passe dans les bois.

Cela lui permet notamment d’apercevoir pour la première fois Amy, une jeune femme entourée de zombies dans la forêt et appelant à l’aide de toutes ses forces quand elle voit le drone. Everett ne lui vient pas en aide pour autant : il préfère la regarder souffrir, c’est beaucoup plus rigolo. Il semble même blasé de la voir mourir à un moment.

Cependant, c’est une survivante et elle sait comment se débarrasser des zombies les plus persistants. Il est bien obligé de lui venir en aide : elle tue toute la meute qu’il souhaite observer. Il révèle ainsi à Amy qu’il est possible de marcher au milieu des zombies, et celle-ci est bien heureuse d’avoir un sauveur. Elle compte donc sur lui pour la sauver de tous ses problèmes maintenant qu’elle a perdu son groupe, mais ce n’est vraiment pas son optique à lui.

Il marche en lui tournant le dos, alors qu’elle demande énormément d’aide. En vrai, je la trouve insupportable : il vient de te sauver la vie, arrête de te plaindre constamment comme ça là. Enfin, à sa place, je ferais la même chose, mais je ne sais pas, à voir comme ça, bof. Après, elle est pourtant l’humaine la plus normale de cet épisode se concentrant sur un duo avec une rescapée tentant de survivre comme elle peut à l’apocalypse et un scientifique taré qui fait un documentaire sur les zombies comme s’ils étaient des animaux.

Vous me direz, il faut bien trouver un moyen d’accepter une réalité difficile après tout. Amy suit l’homme jusque chez lui et le harcèle pour qu’il la laisse entrer – en vain. Elle est toutefois sacrément débrouillarde malgré sa migraine et sa main en moins : elle parvient à atteindre l’échelle de la cabane de l’homme. Bref, il n’a plus vraiment d’autres choix que de l’héberger : ils sont entourés par des zombies de toute manière, donc elle compte bien rester devant sa porte jusqu’à ce qu’elle meure et en devienne un elle-même.

Forcément, Everett la laisse entrer chez lui, à force qu’elle insiste comme ça. Il lui donne un étrange breuvage censé l’aider, mais moi, je ne lui fais absolument pas confiance. Je trouve d’ailleurs Amy étonnamment naïve à suivre un inconnu pour être hébergée chez lui comme ça. Je veux bien qu’elle soit désespérée et tout, mais bon, si elle a survécu assez longtemps à l’apocalypse zombie, et même dans un groupe, elle a dû tomber théoriquement sur des psychopathes se sentant permis de tout. La série lui donne toutefois raison : elle fait des rêves bizarres et vomit durant la nuit, mais au réveil, elle n’a plus de migraine.

Amy est donc en pleine forme pour sympathiser avec Everett. Elle comprend assez vite qu’il est un anthropologue, grâce à la déco de sa cabane, et gagne peut-être quelques points auprès de lui en s’y connaissant pas mal. Elle ne s’y connaît pas en homo mortus, par contre, et elle trouve l’idée complètement folle. Elle voit bien qu’il étudie les zombies, mais continue de lui faire confiance en lui parlant de ce qu’elle fait là.

Elle finit par se faire dégager de la cabane – mais y reste tout de même. Elle remarque ainsi qu’Everett semble particulièrement intéressé par le zombie qu’il appelle « spécimen 21 ». Everett finit par lui expliquer pourquoi : il a remarqué qu’il se comportait comme un leader de meute, en laissant une partie de ses proies aux autres derrière lui. Si Amy est persuadée qu’Everett le connaît, la série garde un peu le suspense sur le sujet, puisque le scientifique est bougon.

J’aime bien sa vision de la (sur)vie après, affirmant que la science est la seule chose qui puisse permettre de comprendre l’homo mortus, et donc de survivre en s’adaptant face à ce prédateur. Je n’aime pas trop la manière dont ça se met en place dans l’épisode, par contre. Bref, il va passer sa journée à chercher son spécimen 21, tandis qu’Amy repart dans les bois de son côté, avec l’interdiction de revenir.

Bien sûr, Amy ne l’entend pas de cette oreille. Elle est celle qui retrouve le spécimen 21 et passe l’après-midi avec. Ainsi, pendant la nuit, elle retrouve Everett et se sert de l’information qu’elle a sur 21 pour faire du chantage auprès de son anthropologue : elle lui explique ainsi qu’elle a besoin de son aide pour retrouver son groupe – sa communauté étant tout pour elle.

Everett finit par accepter, ce qui nous mène à une petite scène le lendemain où Amy suit les traces qu’elle a fait sur les arbres pour retrouver 21. Au passage, ces deux personnages qui n’ont rien en commun finissent par se parler ; et la communication leur offre plein d’informations. Ainsi, Amy découvre que la zone dans laquelle ils marchent était une réserve naturelle pour les animaux. Everett était là pour les observer avant les zombies, il est donc resté depuis. Bizarrement, la conversation finit sur un débat intéressant, avec Amy qui voit tout de ses yeux d’humaine tout droit issue d’une société humaine et Everett, anthropologue associable qui ne jure que par la science.

Tous les deux sont pourtant amoureux de la nature – et je vois le dilemme sur lequel repose l’épisode. C’est intéressant, surtout quand ça termine par Amy engueulant Everett, comprenant qu’il se comporte en ermite juste pour avoir une excuse sur son manque de relations sociales. C’est ironique sachant qu’Everett a voulu faire d’Amy son assistante qui prendrait sa place plus tard ; alors qu’Amy a voulu inviter Everett dans son groupe.

Son groupe n’apprécierait peut-être pas ce nouveau venu par contre : le scientifique ne veut pas interférer avec la « nature », et il refuse de venir en aide à Amy quand elle entend une femme de son groupe, Anna, hurler à la mort. Elle est bouffée par un zombie, mais Everett refuse d’intervenir. Cela force Amy à le mordre à la main pour être capable de tenter de sauver sa pote.

C’est un échec bien sûr, mais dans l’action, elle fait tomber un zombie dans l’eau. Everett est un bel hypocrite : il fait tout ce qu’il peut pour tenter de sauver ce zombie, y compris quand un crocodile commence à le bouffer. Par chance, Amy est là pour l’aider – et oui, elle accepte de l’aider, ça en dit long sur son grand cœur (ou sa connerie, c’est au choix). Par malchance, une fois le crocodile présent, elle décide de confronter Everett à la réalité : il est impossible de sauver le zombie – et tant pis si 21 est un ancien collègue d’Everett qui voulait être étudié par son pote après sa mort.

La conclusion de l’épisode commence alors : Amy révèle à Everett que son groupe fait affaire avec des braconniers pour pouvoir traverser la zone. Malheureusement, la zone est en plein sur le passage de la migration des zombies étudié par Everett. Le campement des potes d’Amy ? Il est au beau milieu lui aussi, alors ils sont inévitablement tous morts, car la meute se dirige vers eux et qu’ils sont cernés.

Malgré cet avertissement sur la mort inévitable de tous ceux dans le campement, Amy décide de s’y rendre – parce qu’elle est profondément humaine. On serait dans la série-mère, elle parviendrait probablement à survivre avec un groupe de potes. Nous sommes ici dans une anthologie : le scientifique avait raison. Certes, Amy parvient contre toute attente à rejoindre son groupe pour les avertir. Cela ne l’empêche pas de mourir et d’être zombifiée malgré tout.

Le lendemain, alors qu’Everett étiquette un à un tous les membres du groupe d’Amy devenus zombies, il se retrouve à devoir faire d’Amy son spécimen 42. Toutefois, il hésite à lui mettre son étiquette, preuve qu’il commence à sortir un peu de sa science pour devenir plus humain lui aussi, non ?