Resident Alien – S02E11

Épisode 11 – The Weight – 16/20
La série continue à vitesse de croisière sa saison 2 qui est finalement plutôt bien réussie. Cette deuxième partie de saison est en effet agréable à suivre, avec un très bon équilibre entre les intrigues, mais aussi entre le ton sérieux qu’elle parfois besoin d’avoir et l’humour qui la définit si bien. C’est un épisode agréable qui fait avancer les choses, sans donner l’impression de perdre beaucoup de temps sur les différentes intrigues.

Spoilers

Asta en veut à Harry de lui avoir effacé la mémoire, Harry est préoccupé par le bébé alien qui s’est échappé.


I think the real alien might still be in Patience.

Au secours, la série se prend pour Dollhouse dès sa première scène ? C’est très étrange de voir les potentiels aliens kidnappés par le gouvernement réunis comme ça dans la même pièce – il y a clairement un risque à faire ça, mais bon, ils sont dans le coma depuis qu’ils ont croisé Ethan. Si nous recommençons l’épisode par-là, c’est parce que les scénaristes n’ont pas oublié l’existence d’Ethan, pas plus qu’ils n’ont oublié le fait qu’Enver Gjokaj est casté dans la série. Nous le voyons s’en prendre à Ethan quand celui-ci demande de l’aide en précisant qu’il n’est pas un extra-terrestre.

Sans trop de surprise, la série révèle alors que le rôle joué par Enver Gjokaj a des pouvoirs bien pratiques : il peut parler par télépathie avec Ethan, ne révélant pas face caméra qu’il lui parle comme ça. Caméra ? L’armée continue d’observer tout ce qu’il se passe, et c’est notamment ce que fait la générale McCallister et son nouvel allié qui ne lui fait pas confiance.

Ce dernier comprend, en observant toutes les caméras et en faisant des recherches sur le net, qu’Ethan n’est pas un extra-terrestre. Au contraire, il pense même que l’alien est encore à Patience, et il en parle à McCallister. Le doute s’installe en elle et elle décide ainsi de le tester : elle lui donne une fausse boule d’alien pour voir sa réaction. Comme il réagit mal – en la menaçant et en affirmant que c’est un laser extraterrestre – elle décide de lui donner la vraie boule, comprenant qu’il est humain. Elle n’aime pas les humains, donc elle décide de tester sa nouvelle théorie : la boule permet à tout le monde de survivre si la personne la tient. Et Ethan lui prouve bien malgré lui en tombant d’une falaise dont elle le pousse.

McCallister est très heureuse de découvrir qu’elle a désormais une technologie alien qui pourrait bien l’aider – et elle fait larguer Ethan à New Mexico dans un sale état. Le pauvre.

Du côté de Patience, nous découvrons qu’Asta continue de bouder Harry, et c’est bien logique après ce qu’il lui a fait. Pourtant, Harry ne comprend pas ce qu’il se passe entre eux : pour lui, elle n’a aucune raison de ne pas lui parler, surtout qu’elle ne sait pas encore le pire – qu’il existe une autre race d’extraterrestre.

Elle ne sait pas non plus tout ce qu’il en est pour le bébé alien : Harry découvre qu’il s’est réfugié dans la mine… mais sans savoir encore qu’il est avec Sahar à se faire caca dessus. Super scène, ça, dis donc. Il n’empêche qu’Harry sait désormais qu’il cherche un alien dans le corps d’un humain – et un tout petit humain. Il ne semble pas connaître les enfants ?

Forcément, Harry décide d’interroger Max pour en savoir plus : il sait bien que Max peut voir les aliens sous couverture, alors il compte sur lui pour chercher dans toute la ville avec lui. Bien sûr, Max en profite pour marchander avec Harry : il lui vole ainsi son milk-shake, avant de s’arranger pour obtenir de l’argent en échange de services qui lui permettront d’obtenir de quoi jouer de la batterie.

La batterie est en effet son obsession du moment : ses parents le lui refusent parce qu’il est sur le point d’être grand-frère, mais ça, Max n’a pas encore le droit de le savoir. En effet, Kate ne veut pas que ça se sache, surtout qu’elle semble avoir quelques doutes encore – au point de demander à Asta de lui faire une prise de sang pour confirmer la nouvelle. Oh, je n’aime pas cette tournure !

En attendant, Max fait donc plein de corvées pour Harry, c’est plutôt marrant à voir même si c’est vite évacué : Max trouve rapidement l’argent de s’acheter une batterie sans chercher pour autant le bébé alien (il sait où il est de toute manière). Le truc, c’est que ça énerve Kate de découvrir qu’Harry paie son fils pour qu’il s’achète quelque chose qu’elle ne veut pas chez lui. Pour une fois, Asta qui est là refuse de s’en mêler et laisse Harry se démerder pour trouver une excuse.

L’excuse est un mensonge bien trouvé – Max lui aurait menti – et qui apporte pas mal d’humour – la pauvreté supposée de Ben et Kate était excellente, alors ça permet à Harry de s’en sortir… et de recommencer à passer du temps avec Max. Ce débile se fait vite griller dans ses mensonges : il ne regarde pas une petite fille en assurant que ce n’est pas leur alien si c’est une fille… et bim, Harry comprend la vérité. Il faut dire aussi que Max lui raconte tout, ça aide bien.

De son côté, Asta retrouve D’Arcy pour se plaindre d’avoir raté l’anniversaire de Jay, faisant passer ça pour une boulette à cause de sa culpabilité. Ma foi, ça colle plutôt bien et ça évite à D’Arcy de comprendre qu’Harry était un extraterrestre finalement. Par contre, ça ne l’empêche pas de culpabiliser de cacher beaucoup de choses à Elliot, son nouveau mec. Elle est certes heureuse d’être amoureuse, heureuse de voir que ça se passe bien entre eux – mais elle est inquiète de voir qu’elle l’entraîne dans ses sordides affaires. Après tout, elle vient de couvrir un meurtre pour sa meilleure amie, hein.

Finalement, ce n’est pas auprès de D’Arcy qu’Asta peut se confier le plus. C’est avec son père qu’elle parvient à le faire : lui sait la vérité sur Harry, alors il est plus simple de s’en plaindre avec lui, tout en révélant qu’elle ne veut plus tellement traîner avec Harry. Yep, Harry n’a plus d’amis, le pauvre.

Bien sûr, le fil rouge continue aussi, avec une enquête policière qui est loin de patiner pour une fois. La détective Torres de Jessup est excellente, tout simplement. Elle a trouvé des documents appartenant à Sam dans la voiture de leur victime, alors tout ça l’emmène bien sûr à la clinique de Patience pour mener son enquête. Elle remarque qu’Asta semble lui mentir, sans en faire grand-chose pour autant.

Elle est trop occupée et perturbée par la rivalité qu’Olivia instaure entre elles, de toute manière. C’était marrant de voir Olivia aussi peu écoutée, une fois de plus. Ce n’est pas malin de la part de Mike et de Torres, par contre. Olivia fait ainsi équipe avec Asta pour parler à tous les patients ou famille de patients de Sam dont les dossiers étaient dans la voiture, afin de trouver un point commun. Cela apporte pas mal d’humour, merci Judy, mais aussi une bonne manière d’avancer dans l’enquête : tous les patients ont passé du temps dans la même crique et avaient des démangeaisons… Cela sent l’empoisonnement de l’eau.

Olive fait ainsi du bon travail de policier, et elle est contente que pour une fois, ça puisse être reconnu – même si pour ça, elle doit le réclamer un peu. Olivia reste bien jalouse de voir Mike et Torres si proches l’un de l’autre ; parce qu’ils ont plein de souvenirs en commun, ayant suivi la même formation.

En parallèle, dans les bois, Max entraîne Harry pour retrouver Sahar et Bobby, le bébé alien. Le truc, c’est que Mike et Torres mènent leur enquête suffisamment bien pour se diriger… vers la même caravane que Max et Harry. Finalement, ce n’est pas réellement un problème : Harry crie un coup et tous les chiens de la police s’enfuient… contrairement aux oiseaux qui prennent ça pour un appel et l’attaquent tous les uns après les autres.

Ce n’est jamais qu’un petit contretemps avant qu’Harry parvienne à retrouver Sahar et le bébé alien. Pas de bol pour lui, Sahar a bien réussi à l’élever ce bébé : il l’écoute beaucoup plus qu’Harry qui parle pourtant dans sa langue maternelle. Le bébé s’enfuit, effrayé par Harry qui le menace de le punir, et se fait percuter par D’Arcy. La pauvre était déjà perturbée par tout ce qui lui arrivait, il ne lui manquait plus que ça. Heureusement, elle ne voit pas l’enfant qu’elle a renversé.

Max et Sahar en profitent pour se disputer un peu pendant qu’Harry essaie de rattraper Bobby, mais ils se réconcilient bien vite, laissant finalement Harry seul et sans ami, une fois de plus. Le pauvre est paumé, mais ce n’est pas le seul : Asta aussi est paumée. Elle décide donc de se confier à son père : elle veut son avis sur le meurtre qu’elle a commis. Lui a tué aussi des gens pendant la guerre, alors elle a besoin de son avis et de son aide – et ça la libère d’un poids. Une partie de la culpabilité est désormais partagée avec son père, et j’aime bien cette idée de pouvoir partager la culpabilité, même si ça ne marche pas exactement comme ça.

L’épisode se termine comme d’habitude par quelques cliffhangers, à commencer par Kate qui révèle à Ben qu’elle n’est pas enceinte finalement. Elle est persuadée que ça va le ravager et qu’il sera super triste, quand la vérité est qu’ils sont tous les deux soulagés et heureux. Heureusement, il y a D’Arcy qui les aide à s’en rendre compte avec beaucoup d’alcool. Le pire, c’est qu’elle-même elle ne peut plus boire d’alcool, car elle veut retrouver sa forme sportive pour passer à nouveau à la télévision.

Le meilleur moment de la fin d’épisode ? Harry décide de retrouver Asta au bar pour se confesser sur le fait d’être un mauvais ami. Il a appris une leçon avec Max et Sahar apparemment, et il révèle toute la vérité sur l’autre espèce alien qui cherche à tous les tuer. Asta réagit drôlement bien à la nouvelle, c’est surprenant. Pourtant, elle a matière à s’inquiéter – et plus qu’elle ne le sait : McCallister débarque à Patience pour trouver son alien. Cela promet de bons épisodes !

Resident Alien – S02E10

Épisode 10 – The Ghost of Bobby Smallwood – 16/20
Je dois dire que je suis un peu déçu de la rapidité avec laquelle une partie de l’intrigue est jetée à la poubelle, mais je trouve aussi que ça fonctionnait bien comme manière de faire avancer les personnages et de les faire grandir. Du côté du fil rouge, au contraire, on avance très peu et de manière lente ; sauf que ça fonctionne tout aussi bien et que ça donne envie de voir rapidement l’épisode suivant. Bon, je ne sais pas quand exactement, même s’il est déjà en ligne par contre, il faut que je trouve du temps.

Spoilers

Harry est heureux de voir Asta si heureuse maintenant qu’elle a oublié le pire.


You found a zombie. That’s dangerous, zombies eat brains.

Deux semaines sans voir d’épisode et je me sens comme Asta : j’avais totalement oublié qu’Harry lui effaçait la mémoire à la fin de l’épisode précédent. Pourtant, une fois devant le résumé de l’épisode, je me suis rappelé à quel point j’avais hâte de voir la suite de ce rebondissement. Malheureusement, avant ça, il faut commencer par le traditionnel flashback, huit décennies avant. Oui, c’est original comme idée : on y suit un préadolescent se prenant pour un adulte et chassant un lapin.

Sans surprise, ce n’est pas une bonne idée et ça le mène à disparaître dans la forêt de Patience, officiellement, quand il pénètre dans la fameuse mine.

De retour dans le présent, Asta est donc amnésique et ça lui réussit du côté de la bonne humeur. Elle pense en effet que tout est terminé : elle n’est pas au courant pour l’éclosion de l’œuf et elle apprend rapidement que l’espèce extraterrestre qui devait venir nous exterminer n’est plus. Si je suis content de la voir si heureuse, je ne suis pas content de la voir être manipulée comme ça par Harry. Cela craint énormément, même si la scène est pleine d’humour.

Il faut toutefois reprendre l’intrigue fil rouge de la saison : l’autopsie est terminée, même si on ne l’a pas vue arriver, et Harry peut donc faire son rapport aux flics et au maire de Patience. Ben est évidemment très contreproductif par rapport à ce que souhaite faire Harry, mais tout se passe finalement bien pour notre alien.

Il va même pouvoir se débarrasser du corps, à défaut de se débarrasser d’Ellen comme il le souhaitait. Je le comprends, elle fait parfois un peu peur avec son humour et son manque d’humanité, au point que ça dépasse même un extraterrestre. Harry part donc se planquer dans son bureau… pour mieux tomber sur D’Arcy l’attendant. C’est une bonne chose pour Harry : il en profite pour parler avec elle d’Asta, parce que D’Arcy en sait trop par rapport à Asta.

Il n’y a pas de vrai souci à se faire, cependant. D’Arcy est un personnage génial qui ne veut plus parler du meurtre de toute manière… mais qui continue de se poser des questions sur la présence de ce tireur qui semblait vouloir tuer Harry. Je peux comprendre que ça l’intrigue, effectivement. Elle s’en va en proférant quelques menaces vis-à-vis d’Harry et se rend à la salle de sport, comme si de rien n’était. Vraiment, D’Arcy, elle vient d’une autre planète, c’est incroyable.

Franchement, elle va deviner rapidement qu’Harry est un alien s’il continue comme il est en train de le faire. Quand elle retrouve Asta, D’Arcy se rend bien compte que sa meilleure amie est hyper heureuse sans trop de raison, mais elle ne s’en inquiète pas plus que ça. Il y a pourtant de quoi faire : Asta est heureuse alors que la veille elle était au fond du gouffre ; et elle ne se souvient pas de leur conversation de la veille sur le rencard de D’Arcy ? Franchement, faut pas abuser, a minima, tu te demandes si elle est droguée.

Malheureusement pour elle (et pour Harry), Asta comprend assez vite ce qu’il s’est passé quand elle croise Jay qui lui fait le reproche de lui avoir poser un lapin. Tu m’étonnes qu’elle comprenne qu’Harry soit passé par là pour jouer avec ses souvenirs.

Pendant ce temps, Harry apprend que le bébé alien commence à faire des siennes en ville. Il s’attaque aux vaches d’un fermier – ce qui donne une piste à Harry pour tenter de le retrouver. Le problème, c’est que quand Harry le voit enfin, il voit surtout le bébé alien s’enfuir en direction de la mine. Et Harry n’ose pas y entrer, par peur de mourir.

Les scénaristes semblent vraiment vouloir insister sur cette intrigue, et je me demande jusqu’où ils iront avec. En attendant, Asta confronte Harry sur ses souvenirs oubliés… et on arrive très vite au point où on en était dans l’épisode précédent : Asta s’en veut d’avoir tué quelqu’un. Tout ce qu’elle gagne en plus, c’est un regret d’avoir raté l’anniversaire de Jay. La pauvre.

Sans trop de surprise, elle s’énerve contre Harry qui lui a effacé la mémoire sans son consentement – contrairement à ce qu’il lui dit, d’ailleurs. Elle lui explique donc ce qu’il en est de la vie et de l’importance d’avoir des sentiments, y compris les sentiments de culpabilité ou de terreur de mourir, parce qu’elle voit bien que même si Harry s’obstine à parler de la saison 5 de Law & Order, il est en plein déni de son sentiment de mortalité.

Son déni passe aussi par la bouffe, ce qui inquiète un peu Asta (et son père). Elle le retrouve ainsi le lendemain pour en parler avec lui, et surtout parce qu’elle se souvient qu’ils ont un extraterrestre à retrouver. J’aime vraiment beaucoup Asta dans cet épisode : sa vision de la vie est si sympa et vraie. Bien sûr que les émotions difficiles nous permettent aussi de se renforcer, et j’aime beaucoup sa manière de le faire et de gérer la mort – Asta gère sa relation à celle-ci comme ça (et en écrivant des lettres à Jay pour chacun de ses anniversaires, aussi).

Elle insiste aussi pour qu’Harry fasse face à la mort : il se décide donc d’aller voir un patient cancéreux et presque mort. La scène est très sympathique, parce que son patient est loin d’avoir peur de la mort. Au contraire, il l’attend pour retrouver sa femme et il a décidé de profiter chaque instant de la vie désormais – exactement comme on profite toujours plus de la dernière part d’une tarte. Oh, la scène est belle, mais se termine de manière si étrange avec Harry tuant son nouvel ami, avec ses remerciements. Humph. Il est question d’euthanasie là, la série prend des risques.

En parallèle, Ben continue de vouloir rendre sa ville plus attractive avec son projet immobilier. Il se rend donc voir Mike pour lui faire une sorte de chantage, et surtout pour s’assurer que le meurtre qui vient d’avoir lieu restera aussi discret que possible, car il ne veut pas que ça se sache. Tu m’étonnes : les promoteurs pourraient bien se barrer en apprenant qu’un autre meurtre a eu lieu dans cette ville tranquille. Tout ce qui ressort de la conversation, c’est toutefois que si Ben a une assurance vie, sa femme a 60% de chance de vouloir le tuer. Pas exactement ce qu’on imaginait, donc.

Ben se retrouve donc embêté de devoir parler avec Kate. Il finit par le faire, mais pas avant d’être sûr qu’il soit en public avec Kate : il lui explique ainsi qu’il a peur de lui dire quoique ce soit. Kate prend assez mal ce qu’il lui dit, en arrivant à la conclusion qu’il est terrifié par sa femme. Elle se barre donc du diner pour l’attendre finalement à la maison. Ils ont une sacrée conversation à avoir et ils l’ont à peu près. Le problème, c’est qu’elle est toute seule à parler, alors je ne suis pas sûr que ça aide Ben à gérer tout ce qu’il doit gérer.

Il est pourtant toujours amoureux de Kate et il le prouve en décidant de parler au téléphone avec elle, alors qu’ils sont dans deux pièces côte à côte. C’est une étrange idée, mais je suis à peu près sûr que ça peut marcher en vrai, dans la vraie vie, sur des couples qui n’arrivent plus à communiquer. Pourtant, le téléphone, ce n’est vraiment pas l’idéal pour communiquer à fond. C’est en tout cas mignon de les voir enfin communiquer comme il se doit.

Bien sûr, Mike prend tout de même le temps de poursuivre son enquête, et il le fait d’abord avec Olivia… puis avec sa collègue de Jessup. Pauvre Olivia : elle est très clairement énervée de voir Mike se rapprocher de leur collègue, parce qu’ils ont un passé en commun. C’est bizarre cette jalousie, d’ailleurs, parce qu’elle est heureuse dans sa vie perso. Après, forcément, voir que personne ne pense à lui laisser de la bouffe, ce n’est pas dingue.

On la laisse même derrière quand il s’agit de prendre l’ascenseur, tout de même. C’est juste horrible et j’ai de la peine pour elle… Est-ce que j’en ai plus pour elle ou pour Judy ? Ce n’est pas bien sûr. Dans cet épisode, Judy se retrouve avec sa propre Judy, Brenda, et continue de draguer un Mike qui n’en a rien à faire d’elle. Au moins, Olivia, elle a l’intelligence et l’humour pour elle, quoi.

Loin de tout ça, D’Arcy continue de mener sa vie romantique avec son nouveau copain. Il l’emmène sur un lieu de fouilles archéologiques où il travaille à identifier des restes de poteries des natifs américains. Tout ça est surtout une bonne excuse pour la draguer, par contre, et leur relation est plutôt mignonne à voir à l’écran. En plus, l’actrice s’éclate clairement et il est dur de ne pas craquer totalement pour le personnage de D’Arcy quand elle la joue comme ça. Son mec aussi craque donc pour elle, et on retrouve D’Arcy chez lui au réveil. Yay.

Elle décide de suivre son habitude de s’éclipser avant le réveil de son amant… Moins yay. Heureusement, elle s’en rend compte au moment de partir, décidant finalement de rester au lit avec lui. Un vrai petit couple.

Enfin, et c’est sûrement ce que j’ai préféré dans l’épisode, nous retrouvons Sahar dans cet épisode au moment où c’est elle qui retrouve Bobby, 80 ans après sa disparition. Elle ne met pas longtemps, en l’entendant faire son bruit de chat énervé dans la rue, là. Sahar décide donc d’adopter le bébé alien qui a pris possession du corps de Bobby et le planque dans sa caravane habituelle. Au départ, elle souhaite garder ça secret, mais finalement, elle n’a pas le choix d’en parler à Max, car celui-ci les retrouve et sait tout de suite que Bobby est un alien.

Bon, en revanche, Sahar est dans un sacré déni : elle refuse de parler de Bobby à Harry car elle est persuadée de pouvoir élever le bébé pour qu’il devienne quelqu’un de bien ?? C’est mal barré, elle va se faire bouffer bien vite.

Tales of the Walking Dead – S01E03

Épisode 3 – Dee – 14/20
Ce n’est pas un mauvais épisode en soi, surtout que j’aime beaucoup l’ambiance qu’il instaure au début et l’idée mise en place pour la survie (une idée à laquelle j’avais déjà pensé et qui était un peu exploitée dans un autre spin-off à un moment), mais je le trouve tout de même pas mal décevant. En effet, il apporte des réponses peu satisfaisantes et une origin story qui paraît bien peu nécessaire à un personnage que j’adorais détester avant, et que je vais continuer de détester de toute manière. Bref, ça n’est pas exactement ce que j’en attendais. Pris indépendamment de mes attentes et de ce que l’on sait déjà des personnages, il fonctionne bien cependant, alors je vais continuer de dire du bien de ce spin-off pour l’instant.

Spoilers

Dee et Lydia sont sur un bateau, Billy tombe à l’eau.

Let me tell you how I died.

Bon, je dois bien avouer que cet épisode n’est finalement plus celui qui me rendait le plus impatient. Au départ, je trouvais que c’était l’épisode qui risquait d’être le plus prometteur de la saison pourtant, mais après l’épisode 2, c’est difficile de le penser encore. Cet épisode revient en effet sur un personnage que l’on connaît déjà : Alpha. En 43 minutes, il promet donc de nous apporter un point de vue différent sur ce personnage que l’on a tous appris à détester.

L’avantage, c’est qu’elle est morte, donc on ne nous fera pas comme avec Negan, un épisode génial qui sera balayé en un regard pour Maggie. Après, ça commence par un murmure, et ça joue déjà trop sur le fan-service pour que je kiffe parfaitement. L’épisode nous présente ensuite un couple, avec une femme, Brooke, que l’on ne connaît pas mais qui semble être de la famille d’Alpha.

En effet, elle la retrouve sur le ponton d’un bateau et tente de lui faire des compliments sur son apparence. Ce n’est pas évident d’être si hypocrite, je pense, surtout quand en face on a juste en retour des aboiements comme Alpha sait si bien les faire. Quel enfer. Avant même l’apocalypse, elle était donc déjà peu sympa avec Lydia dans sa manière de l’élever, et ça ne m’étonne pas.

Après, ça ne rend pas ça bien plus intéressant de voir l’épisode débuter sur elle dans une robe la laissant à moitié à poil alors qu’elle tire la tronche, expliquant être sur ce bateau de luxe uniquement pour sa fille. Le barman se permet pourtant d’être hyper vache avec elle, et pour cause : on découvre assez vite que nous ne sommes pas au début de l’apocalypse comme on pouvait l’espérer.

Non, non, nous sommes sur un bateau où tout le monde vit sa meilleure vie une bonne année après le début de l’apocalypse. Eh ben, c’est inattendu comme environnement, mais j’aime bien tout de même l’idée d’un bateau qui puisse tenir si longtemps. Par contre, on ne sait pas trop comment Dee (le prénom d’Alpha) et Lydia se retrouvent là après avoir quitté le père de Lydia. C’est un peu dommage pour un épisode explicatif, tout de même.

On apprend alors, de la part d’Alpha elle-même, qu’elle a tué son père à neuf ans… Et il y a vraiment un problème de rythme dans le montage de l’épisode, parce que si Alpha se met à nous raconter une histoire qui n’a rien à voir avec l’épisode, ça va être long et compliqué, surtout en 43 minutes. En plus, l’épisode devrait pouvoir être vu par des gens ne connaissant pas Alpha pour être vraiment intéressant. Après le générique, nous repartons toutefois sur le bateau comme si de rien n’était.

On comprend un peu mieux la hiérarchie de celui-ci, avec Brooke en tête de tout ce qu’il se passe. Cette dernière est dépassée de découvrir qu’un homme a disparu de son bateau, mais moi, je ne suis pas trop surpris. A partir du moment où Dee est à bord déjà, ça ne peut que mal tourner. Pourtant, elle n’y est pour rien et l’épisode prend rapidement une autre tournure, avec une gestion bien compliquée pour le bateau. De son côté, Alpha reste fidèle à ce qu’elle sera et qu’on connaît d’elle : elle vole un couteau, et ça déprime Lydia. Elle tente donc de se débarrasser de sa mère, lui expliquant qu’elle a désormais Brooke pour s’occuper d’elle de toute manière.

Le truc, c’est que Brooke a fort à faire sur le bateau, et elle doit déjà s’occuper de Dee qu’elle n’aime pas beaucoup. Durant la soirée, elles se confrontent l’une l’autre et on passe déjà à peu de choses d’un meurtre commis par la future Alpha… Le lendemain, l’homme disparu met tout le monde en état d’alerte, à commencer par Dee. Quand elle aperçoit un homme utiliser un miroir sur le pont, elle l’accuse donc publiquement de contacter des gens sur le rivage du marais où le bateau navigue.

Elle a bien sûr raison, mais l’épisode ne le révèle pas immédiatement. En effet, elle fait appeler Brooke et uniquement Brooke pour régler cette affaire. Billy, l’homme accusé, prend plutôt mal cette accusation, forcément. Craignant le couteau de Dee, il saute dans l’eau…

Et on comprend aussitôt qu’il a bien quelqu’un à rejoindre, car personne ne prendrait un tel risque autrement. Brooke ne le voit pas comme ça pourtant. Au contraire, elle se rend compte que Billy n’est pas le seul à être terrifié par Dee : il y a aussi Lydia. Elle décide donc d’isoler Lydia de sa mère, ce qui est une idée pourrie… qui sauve pourtant la vie de la mère et de la fille.

En effet, Billy revient sur le bateau et s’attaque à tout le groupe de Brooke avec six de ses hommes. Ses calculs sont simples : il a un groupe qu’il veut à bord du bateau, il a infiltré le bateau quelques jours plus tôt pour pouvoir jeter des gens par-dessus bord et ainsi créer de la place pour eux. Malheureusement, Dee a surpris ce qu’il faisait et l’a forcé à agir plus rapidement que prévu. Il en tue quelques-uns sur le bateau, remarquant tout de même que Dee et Lydia manquent à l’appel alors qu’il s’en prend verbalement à Brooke.

Il aurait mieux fait de s’inquiéter de cette « soccer mom » (oula, ce n’est pas Alison Hendrix non plus) : elle débarque par surprise, égorge l’un de ses hommes et se précipite vers le canot de sauvetage pour s’enfuir avec Lydia. Ma foi, ça marche bien comme retournement de situation. Les deux rament jusqu’à la rive où les attendent des zombies à cause du bruit sur le bateau : c’est un véritable massacre qui s’y déroule.

Même les gens jetés par-dessus bord ne survivent pas, bouffés par des zombies. Bref, tout le monde meurt, sauf Dee et Lydia qui se planquent sous un des zombies tué par Dee. Il faut bien dire ce qui est : Dee est une sacrée psychopathe, mais elle a l’art de tuer du zombie sans trop de mal. Elle comprend aussi qu’elles sont en sécurité sous le zombie, alors elles y restent un petit moment.

Finalement, on découvre aussi que Brooke a survécu à la chute de son bateau. Par contre, elle n’a plus aucun désir de survivre dans un monde où elle ne pourra plus vivre comme elle l’entend apparemment. Franchement, j’imagine que c’est dur d’être responsable partiellement de la mort de tant de gens, même si elle accuse Dee de tous ses maux. Dee ne le voit pas comme ça et entend bien la tuer… sauf que Lydia l’en empêche.

Lydia adorait Brooke, alors évidemment, elle fait en sorte qu’elle survive. Dee finit par accepter cette solution, se rendant compte que la morte est trop douce pour Brooke. Elle préfère ainsi lui faire une sacrée cicatrice au visage, pour qu’elle ne puisse jamais oublier Lydia et les rêves d’un monde normal qu’elle lui a mis en tête pour rien.

Lydia ? Elle part sans un adieu à Brooke, faisant ce que sa mère lui ordonne, comme on la connaîtra quelques années plus tard. Oh, Dee essaie tout de même d’entraîner sa fille à tuer des zombies, mais ce n’est pour l’instant pas très efficace, parce que Lydia s’y refuse. Tout au plus, ça fait une scène sympathique où Dee tue des zombies de manière originale et où Lydia s’enfuie loin de sa mère, pensant que les fées l’appellent quand elle entend les arbres parler.

Pff. Dee ne fait pas confiance à sa fille et la pense devenue folle. Elle décide de la consoler malgré tout, avec un bon gros câlin. L’épisode traine alors en longueur sur ce câlin, mais c’est parce qu’on comprend que Dee a pour intention de tuer sa fille. Malheureusement, il y a zéro suspense : on sait déjà que Lydia survivra et on se doute bien que les « fées » ne sont que des Chuchoteurs. C’est effectivement ce que la fin d’épisode révèle : Lydia et Dee sont entourées par un groupe d’humains déguisés en zombie.

Je suis franchement dégoûté de découvrir que l’idée des Chuchoteurs ne vient pas d’Alpha elle-même. Ca aurait été tellement génial et il y avait dans cet épisode de quoi lui fournir l’idée quand elle s’est cachée sous le zombie ou quand Lydia est restée pétrifiée face à des zombies. Finalement, il n’en est donc rien et nous ne saurons même pas ce qu’il en est de la création d’Alpha. Tout au plus, on saura que Dee a tué Hera, la cheffe de ce groupe de Chuchoteur, et que c’est à elle qu’elle raconte son histoire. Décevant comme tournure. J’imagine que le but est de nous proposer une suite à son histoire dans un autre épisode en cas de saison 2 ?  

High School Musical: The Musical: The Series – S03E05

Épisode 5 – The Real Campers of Shallow Lake – 15/20
Si j’adore l’idée derrière le scenario de cet épisode, je suis moins convaincu par sa mise en place et par la direction des acteurs. Même si c’était volontaire, ce jeu très fake des acteurs ne donnait qu’une envie : en arriver à la dernière partie de l’épisode. Heureusement, celle-ci ne déçoit pas et mène à de bonnes situations, j’ai hâte de voir la suite !

Spoilers

Les Wildcats doivent créer du drama, et EJ peut compter sur l’expertise de Carlos pour cela.

It’s not even a fight. It’s a one-sided confusion.

Sans trop de surprise, le résumé de cet épisode est assuré par Kourt, qui assure qu’elle est heureuse d’avoir réussi à faire penser à Corbin Bleu qu’il n’y avait aucun drama entre les Wildcats en vacances. Ce n’est pas exactement une bonne chose pour autant : Corbin Bleu en veut plus, et EJ a promis qu’il en aurait plus. Pour cela, il fait appel à Val et Carlos afin de mettre au point un plan pour que les ados deviennent les stars de téléréalité qu’on veut qu’ils soient.

Cela me fait rire, parce que c’est généralement plutôt l’inverse qui se déroule dans ce genre de vacances, mais admettons, ça marche bien d’avoir Carlos dans ce rôle et Gina complètement sceptique face aux qualités qu’EJ prête à tous les campeurs. Soyons francs, il est loin d’être aussi attentif que ça aux sentiments des autres, et Gina le sait maintenant qu’elle a trouvé la lettre. J’aime beaucoup la voir en mode très passive-agressive, j’ai bien ri dès le début de l’épisode grâce à ça.

Après, j’ai préféré encore plus voir Carlos attribuer à tout le monde un rôle selon un schéma de téléréalité qui fera ses preuves selon lui. Kourtney est ainsi celle qui sera autorisée à juger tout le monde, parce qu’elle est très critique du projet (Jet est bizarrement d’accord avec tout ce qu’elle dit), Ricky est inévitablement l’ex délaissé (bim, ça lui apprendra à vouloir être trop gentil et mignon), Ashlyn a le passé sombre, Maddox est celle qui pleure (elle est si heureuse de ce rôle) et Gina est celle qui a la catchphrase « don’t get me started » (traduit en vf par un « ne me lance pas sur le sujet » qui n’arrive pas tout à fait à me convaincre). Ce n’est pas fini : Jet est le bad boy, Val est la psy, EJ est là pour de mauvaise raison (j’aurais bien vu Jet là-dedans) et Carlos est l’instigateur de tout ce qu’il se passera.

Oh non, pas tout : il n’a aucune idée de ce qui couve entre Gina et EJ. Au moins, ça risque de simplifier sa liste de tâches pour tout le monde : au cours de la journée, il veut une personne s’en allant en pleurant, une gifle, un verre jeté à la face d’un autre et une révélation scandaleuse au micro. Il n’y a qu’Ashlyn et Carlos pour être vraiment à fond là-dedans, mais… j’avoue, il y avait moi aussi. J’adore l’idée derrière cet épisode et je pense que ça peut fournir de bonnes blagues.

Déjà, ça commence par EJ et Ricky qui s’entraînent à donner de fausses baffes ridicules – jusqu’à ce qu’il soit question de Gina et que ça marche d’un coup bien mieux d’avoir un Ricky énervé comme étant l’ex délaissé. En parallèle, Maddox aimerait un rôle différent de ce qu’on lui a donné, et Carlos ne fait qu’empirer les choses en voulant lui donner un rôle qu’il pense sur-mesure. Ainsi, il fait d’elle une fille qui serait folle amoureuse de Jet, exactement comme Ashlyn. Le problème ? Il demande à Jet d’être celui qui serait à fond sur Kourtney – et ça semble plutôt cohérent vu le début de l’épisode.

Toutes ses préparations ne durent que quelques minutes avant l’arrivée de Channing, l’assistant de Corbin Bleu, qui marque le début des vraies répétitions. On a ainsi la première chanson de l’épisode, que je ne connaissais pas, mais qui s’intègre au spectacle Frozen. La chanson est chantée par Alex et Emmy, que j’avais un peu oublié depuis le premier épisode. Carlos aussi, apparemment, car elles ne sont pas au courant du tout de ce qu’il se passe quand il improvise ses répliques. Les pauvres.

Bon, Carlos est imblairable quand il est comme ça par contre, alors je me suis concentré sur Maddox qui me faisait bien trop rire à l’arrière-plan à être morte de rire avec Ashlyn ou à faire semblant de pleurer. Heureusement pour les Wildcats, Gina est plus douée à répéter sa catchphrase et improviser des lancers de verre d’eau à la tronche (hum, au ventre plutôt) de sa pote Kourtney. Cette dernière sait être la judgy bitch qu’elle doit être, Channing semble ravi mais… le tout sonne bien trop faux. Je me doute que c’est fait exprès pour que l’épisode gagne en intensité.

Et puis… C’est quand même marrant de les voir si mal jouer : Jet est incapable d’être un badboy, Maddox ne sait pas faire semblant de pleurer, la claque de Kourt envers Carlos est ridicule et ratée… Franchement, c’est drôle, mais ça sent le fake à plein nez. Bon, ça le sent jusqu’à ce que Ricky et Gina montent sur scène pour la dernière répétition de la journée. Il est question d’une chanson d’amour entre Kristoff et Anna, en présence de Sven, interprété par EJ. Tout est bon pour que ça commence enfin à partir en vrille.

Déjà, la chanson est sympa, mais en plus Ricky et Gina ont désormais une alchimie qu’ils n’avaient jamais eu même dans les épisodes où ils étaient censés flirter ensemble. Tout le monde voit bien qu’il y a une tension entre eux dans cette chanson, à commencer par EJ, loin d’être ravi. Carlos doit bien se douter qu’il n’y a pas que le personnage donné à Ricky le matin même qui fait ça, mais il en rajoute tout de même une couche, ce que j’ai trouvé dommage venant de ce personnage.

En tout cas, on sent que Channing kiffe vraiment ce qu’il est en train de filmer cette fois. Malheureusement, je pense aussi qu’il voit ce qui est en train de se passer, surtout quand Val et Ashlyn se mettent à improviser une histoire tragique pour Ash juste parce que la caméra est sur elle – alors qu’elle parlait sincèrement de psychologie et de ce que Ricky devait traverser vis-à-vis de Gina juste avant ça.

Dommage que le caméraman ne sorte pas plus, parce qu’à l’extérieur, nous avons Gina et EJ qui sont enfin en train de s’expliquer. Ou pas. Gina s’éloigne d’EJ progressivement, lui souligne qu’ils passent deux étés différents, mais tout ce qu’il fait, c’est promettre que ce sera bientôt différent. La pauvre ne se sent pas comprise du tout par son mec, mais qu’est-ce qu’elle fait ? Elle s’en confie à Ricky.

C’est genre la pire des idées, mais elle le fait quand même. Ca en serait presque blasant si ce n’était pas aussi amusant, après tout, on a bien compris que la série allait tourner autour de ce triangle amoureux avec EJ, qui demande en plus conseil à Ricky pour savoir la raison pour laquelle Gina lui fait la tronche. Le pire, c’est qu’il ne le sait même pas lui-même. Gina finit par donner un bon indice juste avant la photo du cast, toujours devant Channing et toujours avec un bon « don’t get me started ».

Channing s’en va donc avec sa photo, content de la journée (il n’a pas vu que tout ça puait le fake ?) et sans savoir qu’il quitte au moment le plus intéressant. Les masques tombant après une journée épuisante, tout le monde est ainsi problématique assez vite. Je pensais que l’épisode serait centré sur Kourt, mais ça n’a pas été le cas. Sans trop de surprise, en fin d’épisode, elle évacue donc sa tension et son stress en engueulant tout le monde, forçant Carlos à souligner qu’elle est trop anxieuse.

Ah, ça y est, on quitte le fake drama pour entrer dans le vrai, celui qui va faire mal. Kourtney est sûre d’avoir été trahie par Gina, Val tente de calmer le jeu avec une petite explication psy (tout à fait valable en plus) et ça permet à tous les dominos de tomber les uns après les autres. Maddox révèle donc à Ashlyn qu’elle a bien compris qu’elle avait un crush pour Val, mais que crier sur elle en lui disant que ce n’est pas le moment pour une séance psy n’était vraiment pas la bonne idée.

La réaction d’Ashlyn, un bon fou rire, est excellente et je me demande à quel point Maddox vise juste sur ce coup – parce qu’elle projette aussi complètement ses propres fantasmes là. J’adore Maddox purée. Quand Jet tente de la calmer en l’agressant – lui reprochant d’imposer aux autres ce qu’ils doivent sentir, il est donc temps pour que ça parte encore plus en vrille. Tout le monde peut ainsi découvrir qu’ils sont frère et sœur de la manière la plus improbable possible – quand ils s’engueulent, Maddox reprochant qu’il la fasse toujours passer pour la méchante quand il est apparemment un beau méchant lui aussi.

Il ne sait pas faire le bad boy ? Hey, il est capable de balancer l’homosexualité de sa sœur à ses parents avant qu’elle soit prête à faire son coming-out. Level EVIL BOY. Ricky s’en assoit et s’en allonge au sol, Kourtney est terrifiée par ce qu’il se passe et Gina profite de ce moment très intime et privé (non) pour s’expliquer avec EJ devant tout le monde – taclant Val au passage dans une réplique marrante.

EJ explique finalement son point de vue à Gina, et il a bien raison de le faire parce qu’il n’avait que de bonnes intentions. Malheureusement, cela ne fait pas tout : Gina lui reproche de trop garder de secrets – et Ashlyn l’engueulant en l’appelant « Elton John » (oh bordel ?) n’aide en rien (pas plus que Val qui est du côté de Gina, genre est-ce que c’est une ex d’EJ finalement ?). Le couple finit en froid, clairement.

En-dehors du théâtre, Kourt essaie de rassurer Alex et Emmy après tout ce qu’elles ont vu et Ricky essaie de mieux comprendre Jet. Il lui conseille de chanter ses sentiments, ce qui est toujours la pire idée du monde s’il ne sait pas les dire. Enfin, c’est la pire idée du monde dans la réalité et dans un grand nombre de séries, mais j’aime la voix de Jet, alors je ne dis jamais non à une petite chanson sur le mal-être du personnage vis-à-vis de sa sœur – et toutes les erreurs de frère qu’il a pu faire. La chanson ? Elle est sympathique, mais je m’attendais à mieux.

Le rythme est assez entraînant pour qu’elle finisse par me rentrer en tête. J’aurais aimé un duo avec Maddox, je crois. Bref, on a plein de flashbacks du frère et de la sœur heureux ensemble quand ils étaient enfants, mais c’était il y a fort longtemps. Dans le présent, Maddox se contente d’entendre le refrain de la chanson de son frère, où il affirme qu’il n’a que des bonnes intentions malgré ses erreurs. Outch.

Maddox ne reste pas malheureusement, et il faudra attendre le prochain épisode pour voir pourquoi elle avait un sac sur elle. De même, il faudra attendre le prochain épisode pour savoir qui EJ appelle en fin d’épisode (je crains le pire, ça sent Miss Jen et je n’en veux pas car elle ne me manque pas ; ramenez Nini ou Big Red… mais je ne vois pas EJ les appeler ; et puis pour Big Red, ce serait un épisode trop tôt vis-à-vis d’Ashlyn). Le meilleur cliffhanger de l’épisode est toutefois ailleurs : Ricky confie à Carlos qu’il pense avoir encore le béguin pour Gina. Il lui fait jurer de garder le secret… mais ils sont évidemment filmés par Channing. Je me doutais bien qu’il reviendrait à un moment pour la dernière partie du programme de Carlos pas encore faite, mais je m’attendais plutôt à Gina/EJ qu’à Ricky/Carlos. Pauvre Ricky.