Grey’s Anatomy – S18E19

Épisode 19 – Out for Blood – 17/20
C’est un bon épisode qui prépare le terrain pour le dernier de la saison, en s’appuyant sur des répliques des épisodes précédents et en faisant assez naturellement évoluer les intrigues vers quelque chose de nouveau, sans perdre de vue son envie de faire dans le social, une fois de plus. Parfois, c’est très attendu, parfois, c’est surprenant. Bref, c’est un bon épisode et j’espère une conclusion qui redonnera encore plus de souffle à la série.

Spoilers

Il y a de moins en moins de poches de sang à l’hôpital, alors Miranda demande à ses médecins de donner le leur.


It will be just one more impossible thing.

Allez, j’ai vu beaucoup trop d’épisodes de Shondaland aujourd’hui, mais ce n’est pas grave, j’ai envie de finir la saison tant que j’y suis, alors je me lance dans cet épisode final en deux parties. Par contre, autant dire tout de suite que j’ai soupiré en voyant que la mère de Meredith était de nouveau de retour pour cet épisode. Bon, il s’agit d’un cauchemar de Meredith, évidemment, et on la comprend avec une mère pareille, mais tout de même.

Meredith envisage encore de partir dans le Minnesota, et elle en est à chercher une maison. Après tout, si jamais le programme des résidents venait à fermer, elle n’aurait plus de raison de rester à Seattle. En plus, l’article sur le traitement de Parkinson dans le Minnesota sort ce jour-là, alors le timing est beau.

Pendant ce temps, Maggie et Winston sont évidemment affectés par ce qui leur est arrivé avec Wendell. Si Maggie ne souhaite pas voir Winston partir à Boston pour lui récupérer son argent, lui ne se voit pas faire autrement. C’est un problème pour leur couple, évidemment, et Winston est limite à expliquer à Maggie qu’elle ne pourra jamais le comprendre car elle n’a pas grandi avec ses sœurs.

Il n’est pas bien malin dans sa manière de présenter les choses à Maggie, qui s’en confie ensuite à Amelia. La scène entre les sœurs était sympathique, bien plus que la confrontation entre Winston et Maggie. Cette dernière se rend compte que, finalement, elle ne connaît pas tellement son mari. Oui, elle l’aime, mais elle ignore beaucoup de choses sur lui.

Elle en est ainsi au stade où elle comprend qu’ils se sont mariés trop rapidement. Rien de nouveau, ma foi, mais le dire à haute voix, et à Winston en plus, c’est violent.

De son côté, Owen est contacté par le mari d’une Marine qui souhaite obtenir l’aide d’un chirurgien capable de l’aider à être euthanasié. Il fallait bien que cette intrigue rattrape Owen à un moment ou un autre, après tout. Cette fois-ci, il refuse évidemment de venir en aide à l’homme, mais celui-ci lui fait, tout aussi évidemment, du chantage pour le forcer à lui donner les médicaments capable de tuer sa femme.

Cela inquiète Teddy qui est contre cette demande du type, craignant le pire ou l’imaginant déjà être un dealer. Le couple planifie donc une solution qui permettrait de légaliser vraiment l’euthanasie, quitte à payer de leur poche. L’homme en face d’eux le prend mal et se barre face au non définitif de la part de Teddy. Heureusement qu’elle était là pour ça, parce qu’Owen allait encore craquer… mais elle se met légalement en tort, en revanche, puisque maintenant un témoin est au courant qu’elle est… Eh bien, au courant.

En parallèle, on retrouve Jo après une nuit avec Todd qui ne s’est pas passée comme elle le souhaitait. Elle croise Lincoln dans l’ascenseur et lui raconte sa nuit, avec un Todd qui se met à chanter au moment de l’orgasme. Ma foi, c’est cohérent avec son rôle précédent, non ? Le pauvre n’a aucune idée de la gêne qu’il a provoquée, en plus.

Lincoln passe son épisode à se moquer de Jo sur le sujet, et j’ai du mal à lui pardonner. Heureusement pour lui, il est le médecin de Simon, et ça m’aide à relativiser. En effet, Simon et Kristen, sa femme enceinte, sont de retour dans cet épisode, et on nous les réintroduit avec humour de la part de Levi et d’autres résidents… avant d’en revenir au dramatique.

Avant d’en parler, terminons le cas Jo. Au cours de l’épisode, elle se retrouve ainsi confrontée à Todd. Il est sacrément lourdingue, à venir sur son lieu de travail avec un ours en peluche gigantesque. Elle n’a d’autres possibilités que de le larguer, mais elle prend une excuse, lui indiquant qu’il lui a dit qu’il l’aimait et qu’elle ne prenait pas cette relation autant au sérieux. Je ne le sens pas, si proche de la fin de saison, une rupture ne peut pas être bon signe.

Pour en revenir à Kristen et Simon et au dramatique, il faut noter que les deux patients sont hyper attachants comme personnages, et que tout ce qu’ils demandent, c’est que leur fils puisse rencontrer son père. Ce n’est pas gagné quand la situation médicale de Simon se dégrade encore, forçant Lincoln à demander de l’aide à Maggie et Winston. Ceux-ci sont réticents car ils considèrent que leur aide ne ferait qu’empirer la situation car il faudrait alors prendre la décision de débrancher Simon. Une simple rencontre avec Kristen les fait changer d’avis, bien sûr.

L’intrigue médicale principale de l’épisode – et de la fin de saison ? Alors qu’il pleut des cordes et suite au Covid, l’hôpital n’a plus de poches de sang. Evidemment. La pandémie a réduit les stocks dans le monde entier, et la météo empêche les livraisons pour cet épisode. Cela fait quelques épisodes que ce problème était évoqué au détour de répliques, et je trouve ça bien de voir que pour une fois l’intrigue avait été réfléchie à l’avance, et annoncée aussi.

En plus, c’est l’occasion d’un petit tacle pour rappeler qu’il est incohérent en 2022 d’empêcher les hommes homosexuels à la vie sexuelle active de donner leur sang. Les contaminations HIV ne sont plus ce qu’elles étaient. Aux États-Unis, il faut donc trois mois d’abstinence (homo)sexuelle pour pouvoir donner son sang. En France, ce n’est plus le cas depuis mars 2022 (et avant ça, il fallait quatre mois d’abstinence). C’est important et c’est un nouveau message social que la série fait passer, l’air de rien.

La série en fait des tonnes, et elle a probablement raison de le faire. Miranda est complétement débordée par l’absence d’unités de sang, Levi est frustré de ne pas pouvoir le donner, ça se comprend.

Bon, ce manque de sang pose évidemment problème dans les intrigues médicales du jour. C’est toutefois une solution pour Meredith et Nick : cela leur donne de tenter une chirurgie ex-vivo, qui limiterait le besoin de sang à donner. Ils envisagent de demander l’aide de Richard pour celle-ci, mais il est complètement contre, au moins pour cette journée-là. Le programme pour les résidents risque de fermer, et il n’apprécie pas la prise de risque qui pourrait leur faire tout perdre.

Tu m’étonnes. Malgré ce refus, Meredith et Nick préparent la procédure et la font avec Helm. Richard l’apprend quand il vient avec la femme chargée de valider que les problèmes soulignés dans son rapport ont bien été pris en compte – ou non. Ils l’ont principalement été, avec l’embauche de nouveaux chirurgiens et une augmentation des chirurgies avec résidents (merci Jo, merci Nick, merci Meredith d’être restée).

Malheureusement, Meredith envisage de partir, et il y a un résident pour faire la gaffe de le révéler devant la personne chargée d’évaluer l’hôpital. Le cliffhanger pour cette intrigue est prévisible : au moment de remettre les organes dans le corps de la patiente, Helm se rend compte qu’il y a une hémorragie. Et ils n’ont pas de sang à lui donner, forçant Meredith à décider de stopper l’opération sans la terminer… après une opération qui devait prendre une vingtaine d’heures.

Quant au sang, il n’est pas prêt d’arriver : Miranda reçoit un appel de Ben pour lui annoncer que le camion transportant le sang de l’hôpital a eu un accident, et qu’elle n’aura pas sa livraison de sang. Le timing ne pouvait pas être plus mauvais : la nouvelle tombe au moment même où Miranda venait d’apprendre qu’Owen s’était rendu complice de meurtre dans son hôpital. Vraiment sympa le mari de la militaire qui veut mourir là.


 

Grey’s Anatomy – S18E18

Épisode 18 – Stronger Than Hate – 14/20
C’est un étrange épisode qui, pour le coup, comble vraiment le temps avant la fin de saison en deux parties. Je ne sais pas si c’était vraiment nécessaire… Mais bon, on va faire avec. Il y a donc une partie de l’épisode qui est un peu plus fun et légère, une intrigue qui est là pour combler le temps et une autre qui vise à faire passer un message, mais le fait avec tellement peu de subtilité que ça en devient presque bizarre par moments.

Spoilers

Maggie organise un dîner pour accueillir Nick dans la famille


It’s a transplant surgeon thing: if I’m late, the organ dies so…

Finalement, Winston et Maggie sont réconciliés apparemment. Ils parlent toujours du frère de celui-ci, qui est plus un poids qu’autre chose pour eux apparemment, mais bon, ils organisent ensemble un repas pour l’arrivée de Nick à Seattle. Et ils le font quasiment seuls, parce qu’Amelia oublie de les aider, préférant passer du bon temps avec Kai. Meredith ? Elle est encore au travail, et même sa cheffe, Miranda, n’est pas ravie de la voir là-bas.

Elle a envie d’aller à la fête pour Nick, un bon gros dîner avec tout l’hôpital apparemment. Bon, Richard sera en retard aussi, parce qu’il préfère être à la chimio de Catherine et la fête peut donc commencer sans que personne ne soit là ou presque. Nick arrive juste après Kai et Amelia-deux-fois (j’ai tellement ri de la tronche de Maggie en face), et juste avant Teddy-pas-de-garde-et-prête-à-boire et Owen.

Meredith ? Toujours pas. Au moment de quitter l’hôpital, elle assiste à l’arrivée d’une femme de 72 ans qui a été tabassée à son arrêt de bus parce qu’elle était asiatique. Meredith ne peut pas tourner le dos à une telle patiente et retourne aux urgences avec Levi, où Niko et Lin sont de garde et vraiment pas ravis d’entendre ce qui est arrivé à la femme. Les soins peuvent donc commencer au bloc opératoire, et Meredith fait ce qu’elle peut pour informer la famille.

Bien sûr, au bloc, l’infirmière est BokHee. La conversation est donc évidemment portée sur le racisme anti-asiatique, et BokHee parle pour rappeler à Lin et Niko qu’ils sont américains, et que leur visage est américain aussi. Ce n’est pas évident pour eux, parce que ce genre d’agression raciste leur rappelle qu’ils sont toujours considérés comme des étrangers. Je trouve que les scénaristes y vont quelque peu fort sur cette intrigue, parce qu’ils se donnent soudainement un beau rôle quand les personnages impliqués sont peu vus cette saison.

Après, ils ont le beau rôle quand même à la production de cette série : Cristina, évidemment ; BokHee, présente depuis la saison 1, Niko, Lin… La diversité n’a jamais été un problème de la série. Par contre, la manière de l’aborder ici, en en faisant des caisses de la part de Meredith, je ne sais pas, c’était un peu problématique. Station 19 faisait tellement mieux passer le message dans son épisode de l’an dernier qui était pourtant sur George Floyd que c’est étonnant de voir comment la série s’empêtre un peu dans le dosage de bons sentiments qu’elle veut faire passer ici. Les scènes sont toutefois fortes et marquantes – et le but est de limiter le racisme, mais aussi de forcer les gens à ouvrir les yeux, filmer les agressions racistes, venir en aide aux victimes. Et tout ça, ça fonctionne forcément mieux avec ce genre d’exagération.

Bien sûr, Levi veut aider comme il peut lui aussi, mais il ne peut pas faire grand-chose, à part voir Niko contenir sa colère au bloc. Il la contient tellement que ça se termine en coup de poing dans le mur et en Levi forcé de l’aider et le soigner comme il le peut. La scène se fait plutôt en silence, indépendamment de la relation qu’ils ont pu avoir par le passé.

Une fois que c’est fait, Levi peut retourner checker sa patiente de 72 ans. Il fait bien, parce qu’elle a besoin d’aide et finit en arrêt cardiaque. Heureusement pour elle, Meredith et Levi sont déjà là pour lui venir en aide et l’opérer directement dans la salle de réveil. Elle finit donc l’épisode en bonne santé, heureusement.

Du côté de la chimio de Catherine, les scénaristes voient une opportunité inattendue : ils font en sorte que Catherine soit dans la même salle que Simon, le patient de l’épisode précédent avec la femme enceinte. On voit que Richard est imblairable à ne parler que cancer quand Catherine a plutôt envie d’apprendre à connaître son voisin de chimio.

Pas de bol pour elle, elle a un mari chiant et Simon a une femme enceinte qui a des contractions beaucoup trop tôt. Il n’y a finalement rien de bien grave, mais ça permet à Richard de parler avec elle, notamment de chimio et de comment soutenir son partenaire qui n’a certainement pas envie d’être seul face à la mort. Il se rend compte qu’il a oublié de vraiment communiquer avec elle et de s’interroger sur ses besoins.

La scène finale de leur intrigue est mignonne comme tout, avec de la vraie romance.

Chez Meredith, tout le monde attend l’arrivée de la propriétaire des lieux, évidemment. C’est une bonne grosse soirée, mais sans gâteaux apéro, sans jeu pour contenter Teddy-l’ambassadrice-du-fun et sans dîner prêt à temps parce que c’est Maggie qui est chargée de tout faire. La soirée devient vite reloue après, avec Linc qui vient et se retrouve en duo au barbecue avec Nick, ou Miranda débarquant après tout le monde et n’ayant personne pour l’accueillir.

Ce qui est vraiment sympathique avec ce genre d’épisode dîner de famille, c’est que ça permet généralement de voir interagir des acteurs qui ne se croisent pas beaucoup à l’hôpital habituellement. Cet épisode est toutefois une sacrée surprise avec tout plein de gens qui ne se parlent pas ou ne se connaissent pas habituellement : Nick, Wendell ou Kai sont vraiment nouveaux, et ils sont tous là.

Oui, bien sûr que le frère de Winston débarque à la soirée, sans prévenir et sans que ça ne fasse plaisir à qui que ce soit. À nouveau, Nick fait de sacrés efforts pour s’intégrer. Après, si Wendell est là, c’est surtout parce qu’il veut demander de l’argent à son frère. Il est poursuivi, par des malfaiteurs qui le savent à Seattle, et il vient chez Meredith ? Cela ne passe pas du tout pour Winston, qui le congédie devant un bon quart de l’hôpital.

Ah vraiment, ces soirées sont géniales car tellement random dans les interactions auxquelles on a le droit. Après une conversation invraisemblable sur le Scrabble (wtf suis-je devant Grey’s ?), on a droit à Lincoln racontant sa vie sentimentale à Teddy (mais elle, vraiment, elle est de toutes les confidences alcoolisées, c’est fou), puis à Nick qui rassure Maggie en cuisine – avant de lui parler de sa petite sœur qui le fait enrager autant que Wendell.

On enchaîne sur Amelia et Kai qui ont bien besoin de parler : Amelia a passé sa soirée avec Scout et ses neveux, et ça fait bizarre à Kai. Lors d’une conversation, Kai se rend compte qu’à aucun moment, un enfant n’a fait partie de son équation. Son bébé, c’est sa carrière, et c’est tout. Et maintenant que Scout lui apparaît réel, Kai se rend compte qu’être avec Amelia n’est peut-être pas une bonne solution. La scène est assez violente, mais elle s’explique aussi par la réplique d’Owen soulignant à quel point Kai parle comme Amelia avant de vouloir des enfants. Ce n’est pas une rupture, mais ce n’est pas quelque chose de bien agréable pour autant.

Le pire, c’est que ça permet à Amelia d’avoir ensuite un moment solo avec Nick. La soirée est finie, avec Owen et Teddy qui veulent faire l’amour dans une voiture, mais lui, il est forcé de rester pour se faire tester par Amelia. Ben oui, tout le monde teste Nick pour savoir s’il est bon pour Meredith ou non. C’est abusé comme présentation des choses, mais Nick semble s’y faire et il entend parfaitement le fait qu’Amelia souhaite juste le bonheur de Meredith.

Et lui aussi, au point de lui répondre qu’il l’aime aussi. Ce n’est pas rien dans cette série. Bon, sinon, j’en oublie presque l’intrigue autour de Wendell. Il est tellement fort qu’il a réussi à obtenir les 10 000$ qu’il devait de son frère… mais aussi 10 000$ de la part de Maggie qui s’inquiétait pour sa sécurité aussi. Joli coup de la part de Wendell, ma foi.


 

Evil – S03E06

Épisode 6 – The Demon of Algorithms – 17/20
C’est de manière très insidieuse que cet épisode est extrêmement efficace : l’angoisse qu’il provoque n’est pas tellement celle d’une peur sur le moment, mais plutôt ce genre de peur qui revient hanter les pensées ensuite. Il y parvient en mettant en scène des situations assez quotidiennes l’air de rien et une intrigue bien moins fantastique que ce que la série fait parfois. Cette fois, c’est bien réel, et les surprises le sont tout autant.

Spoilers

Le trio enquête sur une adolescente possédée… qui filme tout pour les réseaux sociaux.

We’re not the problem. Your subject is.

Oula, l’épisode commence par nous mettre immédiatement de bonne humeur et dans l’ambiance avec Candice, une jeune fille possédée qui aurait bien besoin d’un exorcisme. Avant ça, toutefois, il faut encore que Kristen l’évalue psychologiquement. C’est l’occasion pour que Ben remarque que sa possession est filmée par Candice elle-même.

C’est étonnant, parce que les films sont calibrés pour correspondre parfaitement à l’application VidTap, le remplaçant de TikTok d’après Ben. On s’amuse bien, quoi, parce que la gamine en est à manger du verre sur les réseaux sociaux. C’est l’occasion pour Kristen de découvrir toute une trend avec le hashtag #possessed. On s’amuse bien sur les réseaux sociaux. Cela me donne presque envie de faire pareil que Kristen, puis que David et Ben qui cherchent à voir ça eux aussi. Eux, c’est pour le boulot. Après, vu mon boulot, se tenir au courant des dérives des réseaux sociaux, c’est aussi mon taf.

Bon, eux, ça l’est davantage : la recherche leur permet de se rendre compte que Candice a en fait utilisé un son tout fait par un autre pour sa « possession ». J’ai de la peine pour Candice, et Ben aussi. Il n’a aucun mal à lui prouver que la première personne à avoir utilisé ce son est en fait… un magicien. Il utilise ses trucs et astuces pour qu’on le croit possédé, et ça marche, au point où les ados le copient.

Cela force Ben à envisager de faire sa propre vidéo de mise en garde. Il tombe ainsi dans l’addiction à VidTap parce que, bien sûr, sa vidéo pour dénoncer le magicien fait un carton. Le carton n’est pas porteur de bonnes nouvelles : il se fait aussitôt insulter par tout un tas d’influenceurs. Par contre, au milieu des insultes, il reçoit une vidéo qui le touche davantage : celle d’une maman paniquée pour ses enfants, parce que leur chambre est possédée, avec lits qui bougent et draps qui sont retirés brutalement.

C’est intrigant et son utilisation des réseaux sociaux est plus intéressante que celle de Kristen ou David. Eux aussi deviennent accros à VidTap, la première pour voir les conseils de mamans faisant des Margarita, le second pour écouter des prêtres qui doutent de leur vocation et de la difficulté de leur métier. Pas exactement lié au travail donc.

Ben les remet sur le bon chemin en leur présentant la mère de la vidéo pour au moins mener l’enquête comme il se doit. Et c’est plutôt terrifiant, parce qu’on en arrive à voir un gamin mettre son frère dans le sèche-linge, pour le principe – ou selon lui pour le cacher de la chose qui vient les voir la nuit. La mère est sûre que le démon est en ses gamins, le trio interroge les enfants et le petit frère en est à se pisser dessus tellement il est terrifié par la maison.

Ce n’est pas rien tout de même, et ça inquiète Kristen. En plus, Ben commence à mener son enquête et ne comprend vraiment pas comment le lit peut bouger alors que le sol est incliné dans l’autre sens. Gênant pour la rationalité tout ça, effectivement. Et ça empire quand ils passent la nuit en planque à surveiller ce qu’il se passe chez cette mère : alors qu’ils sont devant la maison, ils reçoivent une vidéo VidTap lancée en direct par la mère de famille.

Ils y voient les deux enfants être griffés par une créature invisible… avant qu’il n’arrive exactement la même chose à Mary, la mère, devant eux. Les traces de sang apparaissent sous les yeux de Kristen, et Mary accuse VidTap d’être maléfique. Cela force le trio à se rendre dans les locaux de la boîte et, ça tombe bien, Ben y a justement ses accès. Il connaît l’une des personnes qui bosse pour VidTap et qui nous explique calmement comment fonctionne l’algorithme.

Elle affirme qu’il est impossible que l’application lance un live sans que l’utilisateur ne le demande, et elle finit par donner, à Ben uniquement, des vidéos non éditées du compte de Mary. On comprend alors que c’est elle qui est complètement folle et s’arrange pour truquer la chambre de ses gamins ou pour les blesser à coup de fourche pendant la nuit. WTF ?

Mary est en fait complètement cinglée, et quand elle est confrontée par le trio, elle n’hésite pas non plus à les attaquer à coup de ciseaux. C’est une conclusion charmante… J’en retiens que Ben a une touche avec une scientifique de VidTap, je ne serais pas surpris de la revoir plus tard.

Tout au long de l’épisode, les scénaristes n’oublient pas de nous montrer à quel point l’algorithme de VidTap est terrifiant, à cibler très exactement les intérêts du trio. C’en est terrifiant : Kristen s’arme d’une Margarita pour mieux découvrir que ses filles ont écrit de nouvelles règles au dos des siennes – parce que c’est arrivé à une autre maman.

Ben, lui, est pris dans une spirale infernale pour toujours démontrer les trucs et astuces derrière les vidéos des influenceurs. Cela pourrait être cool comme passe-temps pour lui, mais on voit bien que ça l’énerve.

David ? Il écoute des prêtres se confier sur leurs envies de s’inscrire à Tinder ou de mater du porno, et ça finit par le confronter une nouvelle fois au démon qui lui rend souvent visite : celui qui a l’apparence de Kristen. Ce n’est pas vraiment surprenant que la tentation pour David prenne la forme de Kristen, mais il est plutôt intéressant de constater qu’il fait le choix de discuter avec elle pour la dégager finalement.

Cependant, ce n’est pas lui qui y parvient le mieux. Il dialogue avec le démon, et ce n’est pas une bonne chose : Andrea entend un bruit sourd venant de la chambre de David. Elle entre et le voit être possédé par un démon. Si elle est capable de dégager le démon à coup de Bible, David se réveille et n’apprécie pas de la voir trainer comme ça dans sa chambre, sans son accord.

Bien sûr, le trio prend le temps d’en parler entre eux, surpris par la précision de l’algorithme qui est capable de deviner l’existence des filles de Kristen ou des pensées de David. Ben rappelle à ses collègues que de toute manière, l’algorithme est conçu pour leur faire passer un maximum de temps sur l’application, parce que c’est comme ça que cela leur rapporte de l’argent. En fin d’épisode, Ben et Kristen tournent donc le dos à l’application…

En parallèle de tout ça, il est de nouveau question du harcèlement de Leland envers les filles de Kristen. L’archidiocèse mène une enquête l’innocent totalement de ses visites à Lexis. D’après l’école, il a vu plusieurs enfants et s’est toujours comporté de manière professionnelle… Lexis dit le contraire, mais personne ne l’écoute, évidemment.

Par conséquent, Kristen prend le peu d’action qu’elle peut encore : elle décide de mettre des safe cards dans les sacs de ses filles, en les prévenant de ce qu’il se passe. Les filles réagissent aussi comme elles le peuvent : elles savent très bien que Leland est encore sur le jeu en ligne, et elles en profitent pour aller le ridiculiser. C’est absolument génial : elles foutent le feu à sa maison en ligne, puis révèlent qu’il est un pédophile de soixante ans. On se marre bien… jusqu’à ce qu’elle balance son nom en ligne. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne méthode, même si c’est bien mérité pour Leland.

Ca l’est d’autant plus qu’on découvre dans cet épisode que Leland et Sheryl ont… Kidnappé Andy ? Je ne vais pas mentir, je commençais à me dire qu’Andy était peut-être en loop quand Kristen allait faire des facetimes avec lui. Par contre, j’étais loin d’imaginer une telle intrigue où Ben essaie encore de manipuler Kristen avec Andy enfermé chez lui. Pas de bol pour lui, Kristen improvise parfois de vraies conversations, parlant ainsi d’un anniversaire que Leland ne connaît pas encore.

Je crois que c’est ça qui l’énerve encore plus que les petites qui grillent sa couverture sur le jeu en ligne. C’est peut-être ça quand même : l’Eglise finit par voir la vidéo où le jeu accuse Leland d’être un pédophile, et c’est suffisant pour eux pour le virer. Cette fois, il n’a pas besoin d’une enquête le père supérieur pour décider de virer Leland. Ce dernier en est donc à encaisser une rage envers Kristen qui est de plus en plus forte, au point d’envisager de la tuer et de rendre ses filles orphelines.

C’est bien parti pour : Sheryl coupe les ongles d’Andy, et pendant qu’elle lui fait cette petite manucure, elle lui explique que tout est pris en charge. Il sera bientôt considéré comme mort dans un accident pendant une avalanche, l’argent de l’assurance servira à l’éducation de ses filles et tout le monde pensera qu’il est mort en étant un homme bon. Terrifiant. Le pauvre est paralysé par des médicaments, obligé de voir chaque jour la même affiche lui expliquant que c’est le premier jour du reste de sa vie ?

Quelle vie ? Putain, j’ai trop de peine pour Andy, c’est un sort vraiment angoissant que les scénaristes lui réservent là. Le pauvre.

 

Walker – S02E15 (express)

Épisode 15 – Bygones – 14/20
Ah, c’est à croire qu’ils ont lu ma critique précédente ! On en revient enfin, avec cet épisode, à une intrigue qui se concentre davantage sur une enquête que sur les bons sentiments des personnages, et ça fonctionne bien parce que l’intrigue ramène un visage connu et appréciable pour la série. Bon, par contre, les intrigues secondaires étaient pénibles et longues. On ne peut pas tout avoir j’imagine.

Spoilers

Cordell se retrouve forcé de retourner sous couverture, avec Twyla comme partenaire.

L’épisode recommence dès la première scène en plein milieu d’une enquête de Cassie et Cordell. Oh, cela dit, même dans ce cadre-là, les deux regardent une série télé que Cassie adore (bordel, il était là mon point pour le Bingo Séries précédent !) et parlent de tout ce qu’il s’est passé dans leur vie lors des deux dernières semaines. C’est l’occasion d’évacuer Geraldine pour l’épisode : elle est partie en girls trip avec les Davidson. Allez comprendre.

Les scénaristes avaient besoin de se débarrasser de Geraldine de toute manière, parce qu’ils souhaitaient ramener Twyla dans l’épisode. J’avais un peu tout oublié de la planque de Duke et de sa promesse d’aller voir Twyla en prison, mais c’est vite revenu au cours de l’épisode quand il a été révélé qu’elle avait un lien lointain avec l’affaire en cours – du vol de cryptomonnaie.

Twyla est donc sortie de prison sans que Cordell n’aille la voir et elle est rapidement à l’origine de l’idée la plus foireuse du monde, que l’on retrouve dans toutes les séries policières : monter une opération sous couverture pour arrêter le criminel du jour. L’avantage, c’est que ça donne de bonnes scènes à la fois au duo Cassie/Cordell, parce que Cordell doit apprendre à faire confiance à sa nouvelle partenaire, tout en privilégiant le retour d’un flirt permanent entre Cordell et Twyla.

Cette dernière met du temps à gagner la confiance de notre ranger et semble passer sa vie à faire en sorte d’être mise en doute par celui-ci, mais le but est de créer de faux retournements de situation tout au long de l’épisode pour maintenir notre intérêt. Cela fonctionne plus ou moins, mais j’ai toujours eu confiance en elle, me doutant bien qu’elle ne revenait pas juste pour le plaisir de la refoutre en prison en fin d’épisode.

Au passage, elle apprend aussi à connaître Cassie et ça la met dans une position où nous ne la connaissions pas non plus. Le duo fonctionne très bien aussi, elles m’ont fait rire par moments, même quand le scénario était ridicule. Et en fin d’épisode, Twyla se retrouve un peu plus libre qu’avant grâce à Cassie et grâce au travail qu’elle a fait pour faire arrêter le criminel, yay !

Bref, s’il n’y avait que cette intrigue, j’aurais probablement mis une très bonne note à l’épisode. Malheureusement, il fallait s’occuper des autres personnages de la série également, et c’est là que ça a commencé à être n’importe quoi : la série ne sait tellement plus quoi faire de Tray qu’il se retrouvera déjà coach émotionnel pour rangers ? Comment en arrive-t-on là ? Eh bien, il aide James à exprimer ses sentiments pour qu’il parvienne à séduire à nouveau sa femme.

Si cette phrase n’est pas déjà assez ridicule pour vous, j’ajoute qu’il le fait en présence d’August, un adolescent qui ne se remet toujours pas de sa rupture avec une copine qui n’avait rien à foutre de lui depuis le départ. Et qu’ils font tout ça dans une break room en criant qu’ils ont mangé du yaourt ce matin. Vraiment, c’était long et pénible comme sous-intrigue tellement ça n’a aucun sens. Après, faut bien justifier le salaire de l’acteur et plus personne ne va au lycée pendant les épisodes, donc il n’allait pas être indéfiniment coach de lycée.

D’ailleurs, plus personne ne va au lycée, mais Stella est quand même acceptée dans la fac de ses rêves. C’est si simple la vie à la télé américaine. Toutefois, ce n’est pas si simple que ça en a l’air : elle n’ose pas l’avouer à sa famille car elle sait que l’école qu’elle vise coûte trop cher. Elle ment donc à sa famille et à son copain pour plutôt aller demander l’avis et l’aide… du fils Davidson.

Ben voyons. Tout cela mène à une intrigue au ranch Walker devenu ranch Davidson où Stella se rend compte que les chevaux risquent de s’empoisonner à cause de plantes qui poussent dans un champ qui n’est plus clôturé alors qu’il l’était avant. Elle appelle à la rescousse son grand-père parce qu’elle ne savait pas qui d’autre appeler (au hasard : August, Tray, Liam…) pour lui venir en aide.

Mieux encore, elle le fait avant de parler du problème au père Davidson, ce qui fait qu’il s’énerve de voir Bonham débarquer pour tout gérer. Par contre, une fois qu’ils ont coupé toutes les mauvaises plantes, il n’hésite pas à demander à Bonham de l’aide pour gérer le ranch car il ne sait pas faire.

Le monde à l’envers, franchement. Le pire est encore que Bonham est prêt à accepter pour honorer ses ancêtres… et peut-être pour surveiller son idiote de petite-fille qui veut flirter à nouveau avec le fils Davidson. Vraiment pas passionnant comme intrigues, je vous l’avais dit !