The Rookie – S03E12

Épisode 12 – Brave Heart – 18/20
Il n’y a pas à dire, c’était un bon lundi pour les séries ! Enfin, un bon dimanche soir aux USA. Bref, cet épisode est très bon, parce qu’il ramène plein de situations et personnages que l’on connaît déjà pour les développer de manière efficace, sans pour autant être forcément un épisode de série policière. On se prend au jeu et au suspense sur au moins deux des trois intrigues, et c’est suffisant pour avoir une bonne dose d’adrénaline en plus du divertissement.

Spoilers

Henry est emmené en urgences à l’hôpital, où Nyla se rend compte qu’une connaissance d’Angela traîne.


Do the open heart surgery

Oula ! Comment avais-je oublié qu’Henry s’était effondré dans la cuisine de son père à la fin de l’épisode précédent ? Deux semaines et voilà, on oublie tout. Le début d’épisode nous remet dans l’ambiance avec John qui emmène son fils à l’hôpital et nous rappelle qu’il a un lourd passé médical avec plusieurs opérations du cœur en tant que bébé.

Je sais qu’on le savait, même si je ne m’en souvenais pas du tout. De toute manière, on pourrait probablement remplir une bibliothèque avec les petits détails que j’oublie à force de voir trop d’épisodes de séries. En tout cas, Henry subit toute une batterie d’examens pour déterminer ce qui lui arrive, forçant Nolan à attendre gentiment en salle d’attente – sans que Grace ne pointe le bout de son nez. Vraiment, ils ont zappé le personnage du jour au lendemain, c’est fou.

Nyla s’inquiète bien sûr pour son bleu et vient lui rendre visite avec Tim, qui est sûr de rester coincé pour la journée à l’hôpital puisqu’ils ont leur uniforme. Il n’a pas tort, même si Nyla affirme le contraire. Gray rend lui aussi visite à Nolan, qui s’inquiète aussitôt d’être en arrêt alors qu’il n’est pas censé y avoir droit en tant que bleu. Heureusement, Gray sait que la famille est importante et laisse couler cette situation.

Je ne suis pas sûr que tous les flics feraient ça. Pour en revenir à Henry, on découvre enfin l’identité de sa mère – l’ex-femme de Nolan est interprétée par Emily Deschanel. Evidemment qu’ils prennent une actrice beaucoup trop connue du petit écran pour ce rôle ! Je trouve ça vraiment chouette cette série qui nous ramène plein de visages connus en permanence. Bon, j’avais dit qu’on en revenait à Henry et il se retrouve ainsi à pouvoir faire deux opérations.

Il doit choisir entre une opération avec peu de risque, mais la certitude de revenir à l’hôpital pour une autre opération à un moment, ou alors une opération beaucoup plus lourde, la forçant à quitter son job tout récent et à jouer avec sa vie – l’opération vient avec un risque de 20% de ne pas s’en sortir. Euh. Moi, mon choix serait vite fait pour le coup. Le médecin est très direct, mais je l’aime beaucoup et elle mériterait de rejoindre une série médicale tellement sa manière de ne pas faire de chichi est efficace.

C’est rare les chirurgiens bien écrit – elle est juste là pour jouer la chirurgienne, rien de plus, ça doit aider. La mère et la fiancée veulent évidemment qu’ils ne prennent pas ce risque de 20%, et je les comprends tout à fait. Je ne parie jamais rien, autant revenir régulièrement à l’hôpital malgré les factures, hein. Chaque jour gagné est précieux, il me semble.

Pas de bol, Henry a très envie de ne plus remettre les pieds à l’hôpital dans sa vie – spoiler, mec, c’est impossible – alors il veut prendre le risque de cette opération qui pourrait pourtant le tuer, même s’il sent bien que ça ne plaît pas à sa famille. Il a à peine le temps de leur dire ça qu’il s’évanouit à nouveau, forçant la famille à faire un choix alors qu’il est en plein arrêt cardiaque. Quelle horreur, franchement, voir quelqu’un qu’on aime comme ça, sur le point de mourir.

Et contre toute attente, Nolan prend la décision de faire ce qu’Henry veut, malgré les risques : son ex-femme accepte, bien sûr, mais elle était partante pour imposer sa décision à l’origine, surtout que la fiancée de son fils ne disait rien. En même temps, c’est la douche froide pour elle qui n’était pas au courant de ce pourquoi elle s’engageait avec lui.

Nolan prend ensuite le temps de parler un instant avec sa femme et c’est fou de voir ces deux gros acteurs du petit écran ensemble. En plus, leur alchimie en tant qu’ex fonctionne plutôt pas mal. Sa femme lui reproche pour une fois son optimisme. C’est clairement la première fois qu’elle le fait, mais pas la première fois qu’elle le pense.

Sarah envisage le pire, à chaque opération de son fils il envisage le meilleur, et on comprend mieux pourquoi ils sont séparés, au moins. C’est terrible en tout cas, et ça nous permet de nous rappeler que Nathan Fillion est aussi un excellent acteur dramatique. Malgré tout, Sarah est celle qui finit par rassurer la fiancée de son fils quand elle veut entendre qu’il ira bien, parce qu’elle sent que son ex-mari ne peut le faire.

Joli couple qui reste soudé malgré le divorce, ça, l’amour d’un enfant, ça fait beaucoup ! Finalement, nous apprenons en fin d’épisode qu’Henry est sorti d’affaire et que tout va bien. C’est gros, mais ça permettait d’occuper l’épisode avec une intrigue un peu loin de ce qu’ils font d’habitude.

De son côté, Tim est débordé par l’organisation par l’organisation du mariage d’Angela et demande conseil à Nyla avant de sortir de l’hôpital. Ils n’en sortent toutefois pas puisque Nyla se rend compte que des hommes cachent des armes sous leurs vestes, et aussitôt elle veut savoir qui ils sont. Il n’en faut pas plus pour comprendre que l’épisode va nous ramener La Fiera dans l’équation.

En effet, c’est pour elle que ces hommes armés travaillent. La Fiera, c’est un cas pour Angela, et ça tombe bien, parce qu’elle est à l’hôpital aussi, sur un jour off. Angela et Wes commencent à envisager la venue du bébé, même si Angela ne veut pas savoir le sexe de son futur enfant et refuse également de choisir le prénom avant son arrivée. Elle est sacrément superstitieuse, dis-donc.

Evidemment, elle reçoit un appel de Gray pour l’informer du retour de la Fiera aux États-Unis et se met aussitôt sur l’enquête. Elle a à peine disparu que le docteur l’appelle, ce qui est plutôt drôle à voir. Elle se rend aussitôt au huitième étage pour parler à La Fiera. Je trouve ça plutôt cool de les retrouver ensemble ces deux-là, surtout que La Fiera est un personnage intéressant pour la série.

La Fiera révèle qu’elle sait le nom de Wes et qu’elle est heureuse de voir Angela porter son bracelet… on voit d’où vient la superstition d’Angela d’un coup. Je ne la sens pas cette Fiera pour la suite, malgré sa relation sympa avec sa hermana. On sait vers quoi ça se dirige : une baronne de la drogue pote avec une flic, ça ne peut pas bien se terminer. Cela force toutefois à Wes à reporter de quelques minutes le rendez-vous d’Angela. En plus, pour ne rien arranger, Tim se rend compte que Mack est également à l’hôpital et qu’il parle à la Fiera sur une vidéo de caméra surveillance.

Mack, c’est son pote de l’épisode de la convention de flic. Une fois de plus, il est clairement drogué quand il révèle aux flics qu’il bosse comme garde du corps pour un certain Thomas Madrigal, un homme qui fait face à plusieurs accusations au même moment, mais qui est surtout connu des services de police comme un baron de la drogue. Aïe, ça fait deux barons dans le même hôpital américain, c’est mauvais signe.

Ils sont interrompus par le fils de Madrigal qui est très odieux avec le garde du corps de son père, mais peu importe. L’important, c’est que Nyla propose aussitôt de mettre en service son expérience de flic sous couverture. Elle est habituée et connaît bien les règles des écoutes, notamment la règle des deux minutes qu’elle a pour enregistrer une conversation censée être privée. Elle a de bons réflexes pour avoir un angle de vue intéressant et pour être capable d’écouter ce qu’il se passe dans la chambre d’hôpital.

Grosso modo, toutes les deux minutes, elle doit arrêter pendant trente secondes l’enregistrement tant que rien d’illégal n’est évoqué. Nyla a aussi le droit à une traductrice si elle ne comprend pas tout, et comme son espagnol serait rouillé, elle autorise Angela à écouter également ce qu’il se passe. Cela tombe bien, puisque quand elle se met à écouter, La Fiera se pointe dans la chambre de Madrigal. Elles ont quelques secondes restantes et on sent bien que ça va partir en vrille entre les deux barons. Tant qu’il n’y a rien d’illégal, elles n’ont pas le de rester à écouter… je m’attendais vraiment à ce que le deal soit fait pendant ces trente secondes.

Pas folle, La Fiera sait bien qu’Angela doit être en train de l’écouter, alors elle paie un homme de ménage pour qu’il passe l’aspirateur pile à ce moment. Le temps qu’Angela l’arrête, il ne reste que quelques secondes malheureusement pour écouter Madrigal et La Fiera échanger de simples formalités. Nos flics ont trente secondes de pause, ce qui est suffisant pour qu’elles parlent de leur vie privée. Angela parle donc son bébé très rapidement, alors que Nyla lui parle de ses rencards du moment. Elle oscille toujours entre ses amants, donc. Bien. On verra ce que ça donnera dans un prochain épisode, ce n’est clairement pas le but ici.

Quand les écoutes peuvent reprendre, La Fiera demande au lord de la drogue si son fils joue aux jeux vidéos, et on voit bien qu’il s’agit d’un nom de code. Et là, pour le coup, Angela n’a pas le droit d’écouter tout ça, mais bon, elle le fait même s’il n’y a pas un mot d’espagnol. Cependant, La Fiera est maligne, beaucoup trop : elle menace Wesley et c’est trop tard pour qu’Angela y fasse quoique ce soit. En effet, Wesley a baissé sa garde dans la salle d’attente de l’hôpital.

Il suit donc un homme qui se fait passer pour un détective l’emmenant auprès d’Angela, mais l’homme le conduit juste dans le parking sous-terrain de l’hôpital. C’est si abusé. Wesley récupère vite les bons réflexes quand il comprend ce qui est en train de se passer et n’hésite pas à menacer son kidnappeur, mais je ne suis pas certain que ce soit suffisant pour lui. Il y a clairement des objets de torture dans la camionnette, mais le but est finalement juste de faire flipper Angela en l’éloignant suffisamment longtemps.

Quand il remonte dans l’hôpital, Angela est évidemment soulagée de le retrouver et inévitablement, Wesley demande à Angela de laisser tomber La Fiera pour le moment, au moins jusqu’à la naissance du bébé… seulement, ce n’est pas le genre de sa femme de laisser tomber, malgré la grossesse. Elle est très énervée par La Fiera et elle n’hésite pas à aller lui dire en face dans une confrontation franchement… peu crédible. Et ça nous est confirmé : Angela fait semblant de s’énerver pour que La Fiera pense sa stratégie efficace.

En vérité, les filles ont arrêté d’écouter, oui, mais Gray s’est mis sur le coup. Il leur affirme qu’il a eu ce qu’il voulait dans l’enregistrement, avec un arrangement entre La Fiera et Madriga. Angela prend alors le temps de retourner voir La Fiera qui, officiellement, était là pour s’occuper de son fils Diego et de son opération du genou.

La situation part en vrille tellement vite ! Je ne m’y attendais pas du tout : un van s’arrête derrière Diego, et il ne s’agit pas des hommes de La Fiera comme je m’y attendais. Du coup, elle aurait pu réagir plus vite, elle, franchement. De ce van noir sort un homme avec un flingue qui nous tue sur le coup Diego de plusieurs balles. C’est tellement improbable.

En plus, Angela, enceinte toujours !, est là, juste derrière Diego. J’ai eu peur pour elle, ça sentait vraiment super mauvais. Finalement, elle peut se mettre à couvert en protégeant à nouveau La Fiera, mais c’est de toute manière trop tard pour sauver Diego. C’est horrible. Nyla et Tim débarquent bien sûr en renfort et Tim se débarrasse de l’un des tireurs sans trop de problème.

Nyla se charge du deuxième et la situation de tension est vite oubliée, sans conséquence apparente pour la santé d’Angela ou du bébé. C’est dingue, ça, et peu crédible, mais tant mieux. En tout cas, Gray est vraiment ravi de son jour off… et Angela aussi, j’imagine ? Quand elle revient sur la scène du crime de son fils, La Fiera est froide et déjà résolue, demandant simplement quand elle pourra récupérer le corps de son fils. Et cette froideur n’est pas bon signe : elle a perdu son humanité en perdant son fils. Nyla et Gray craignent maintenant une guerre de cartels, et je pense qu’ils ont bien raison de la craindre, parce qu’on est dans une série après tout.

Wesley, lui, retrouve Angela en pleurs après son examen médical. Tout va bien pour elle, mais elle pleure la mort de Diego. Il faut dire que si elle ne les avait pas retardés, Diego aurait pu réussir à s’en tirer, non ? Enfin, ça ne sert à rien de refaire le monde. Cette intrigue était vraiment chouette.

De son côté, Tim essaie une fois de plus de convaincre Mack de décrocher de ses drogues, mais c’est en vain. Il a pourtant tous les bons arguments pour ça, alors Mack l’écoute… C’est intéressant cet épisode qui nous ramène plein de personnages secondaires. Mack et Tim se réconcilient a priori et parlent même de l’organisation de l’enterrement de vie de jeune fille d’Angela, sans pour autant donner une super idée à Tim.

En parallèle de tout ça, Lucy et West sont eux aussi à l’hôpital, ce qui tombe bien pour limiter le coût du tournage de l’épisode, dis donc. Ils y amènent une femme qui a eu la bonne idée de se faire remarquer en ville en tentant de prendre la fuite en les voyant. Blessée, elle doit se faire soigner et recoudre le bras.

Ils perdent de vue la femme par contre, ce que je trouve étonnant – je sais qu’il y a le secret médical et tout, mais ça irait vite tout de même pour elle de s’enfuir. D’ailleurs, une fois recousue et alors que Lucy parvient enfin à avoir au téléphone les membres de l’administration d’une école dans laquelle Tamara est censée s’inscrire, la suspecte s’enfuit, forçant Lucy à raccrocher. La pauvre.

West et Lucy la rattrapent d’autant plus vite que la suspecte s’évanouit en pleine rue. Ils la soupçonnent aussitôt d’avoir des drogues dans son estomac. Quand elle confirme cette information, ils sont obligés de rester coincé plus longtemps à l’hôpital, le temps que les médecins s’occupent d’elle. Bof. Tout ça est une intrigue beaucoup moins prenante que celle de La Fiera pour le coup, mais c’est parce que j’attendais le moment où tout se rejoindrait.

En fait, ce n’est pas ce qui était prévu, c’était juste une intrigue pour parler de l’évolution de Tamara. En effet, Lucy se rend compte que West espionne Tamara parce qu’il la soupçonne d’avoir volé une statue de Baby Yoda. Cela nous met les colocataires en froid, parce que West n’a pas confiance en la protégée de Lucy – et aussi parce qu’il est cinglé à mettre une caméra dans l’appartement pour vérifier ce qu’elle fait.

Il se trompe pourtant parce que c’est Lucy qui l’aurait cassé, cette statue. Ouais, j’ai mis le conditionnel dans mes notes. C’est confirmé en fin d’épisode, mais je ne savais pas s’il fallait croire Lucy, parce qu’elle est prête à beaucoup pour protéger Tamara, je pense. Et c’est tant mieux, parce qu’elle a raison de le faire. Avant d’en arriver à cette preuve, Lucy est forcée de raccrocher à nouveau son téléphone malgré l’attente puisque la suspecte est de nouveau en état de leur parler.

Ils s’arrangent donc pour lui demander de témoigner contre la personne qui lui a fourni la drogue, la prenant aussi en pitié et tentant de l’aider. Malheureusement, elle s’arrête en pleine réflexion bien rapidement : elle se met à convulser et est aussitôt emmenée en urgence au bloc opératoire. Décidément, cet épisode !

Dans l’attente de revoir cette suspecte qui finira en bon état, Lucy finit par découvrir que Tamara est acceptée dans son école. West veut aussitôt s’excuser auprès de Tamara, mais Lucy lui affirme que cela lui briserait le cœur. Elle a bien raison, surtout que Tamara est vraiment touchante en fin d’épisode : elle leur fait à manger et rachète un Baby Yoda à West. Oh, bien sûr, il a moins de valeur que l’original, mais le geste est vraiment touchant.

Bien sûr, West culpabilise et est vraiment sur le point de s’excuser, mais Lucy l’en empêche… Tout ça nous permet de découvrir que Tamara ne connaît pas Star Wars, et la pauvre, elle va passer de longues soirées ensuite, parce qu’elle pense qu’il n’y a qu’un film… Aha. West est ravi de revoir une troisième fois de The Mandalorian et de tout lui montrer. Je regrette presque de voir cet épisode aujourd’hui, un 3 mai, alors que demain, c’est le May the Fourth (be with you). J’imagine que ce n’est pas qu’un hasard du calendrier ?

Ce n’était pas la meilleure des intrigues côté flics, mais j’aime le développement des personnages et l’étrange famille que ces trois-là forment à présent.  

Fear the Walking Dead – S06E11

Épisode 11 – The Holding – 18/20
Décidément, la série ne fait pas dans la dentelle depuis son retour et parvient à proposer des épisodes qui me ravissent vraiment du point de vue de ce qui est fait pour l’évolution globale des personnages, mais aussi de la série et des intrigues qu’elle propose. Je trouve que l’ensemble fonctionne vraiment bien à nouveau cette semaine, et pourtant, elle ne se concentre pas forcément sur mes personnages préférés.

Spoilers

Grâce aux informations de Dakota, une partie de nos héros peut enquêter plus précisément sur la menace qui faisait si peur à Ginny.

Then let’s not get caught.

Décidément, la série aime commencer ses épisodes par quelques mots-clés, mais là, je suis particulièrement dégoûté par la jolie scène de ce début d’épisode qui nous explique que les zombies peuvent servir d’engrais. Euh ? Je ne suis pas sûr que ce soit parfaitement saint et sans risque sanitaire cette affaire, mais ça semble donner lieu à une très jolie serre pleine de plantes.

En pleine épidémie de zombies, c’est plutôt cool. En plus, c’est tout un système super organisé que nous découvrons dans cet épisode, avec des poules, des animaux, un véritable restaurant qui est mis au point. Le tout se fait avec une jolie voix-off sur la vie, la mort, tout ça tout ça. C’est un podcast bien particulier qui tourne en boucle dans cet entrepôt.

Entrepôt ? Hum, Dakota nous a informé que c’était sous-terrain la semaine dernière, et ça se confirme vite quand une certaine Sabrina est chargée d’emmener de la nourriture à de nouveaux arrivants. Elle en est chargée par un homme qui lui demande si elle parvient à voir le monde comme Teddy, mais pas encore d’après elle. On en déduit rapidement que Teddy est le mec dont on entend la voix dans les haut-parleurs, alors que les nouveaux arrivants sont révélés être Wes, Al, Luciana et Alicia.

Outch. Ils vont clairement foutre la merde dans cet endroit qui est appelé « The Holding » et qui semble être une communauté bien organisée et franchement pas si mal. Le problème, c’est qu’en surface, The Holding a foutu la merde avec ses tags “The End is the Beginning”. A croire que toute société post-apocalyptique utopique a besoin d’être dystopique.

Bon, là, on a affaire à une secte en même temps, qui procède à un culte du Teddy, même si on ne sait pas encore qui il est. J’ai beaucoup aimé voir comment les entretiens étaient menés par l’homme du début d’épisode pour nous apprendre les règles de ce nouvel endroit proposé par la série où les zombies ne sont toujours pas des zombies, mais des « posters ».

Les réactions d’Alicia, Wes, Luciana et Alicia face à ce Holding qu’on leur vend comme un endroit inégalable valaient de l’or. Bien sûr, nos héros ne sont pas stupides et posent les bonnes questions pour comprendre les coulisses : ils veulent savoir d’où viennent les ressources, s’il est bien sain de manger de la nourriture nourrie elle-même aux zombies (plantes comme animaux) et si tout ça est bien sérieux.

Cela semble l’être, toutefois. L’homme leur révèle qu’ils ont l’intention de fermer définitivement les portes pour ne plus jamais aller à la surface, avant de leur faire passer un drôle de test, leur demande ce qu’ils voient, individuellement, devant un zombie glorifié en œuvre d’art dans leur bunker : un arbre pousse tout autour de ce zombie.

L’idée est simple : la fin peut être le début, comme Madison se sacrifiant pour qu’Alicia vive. La série en profite pour nous faire quelques rappels sympathiques sur l’existence de Nick (tellement dégoûté qu’il ne soit plus là) où les frères de Luciana, Al et Wes. C’est rigolo d’avoir tous un frère décédé ! Nos héros se retrouvent toutefois après ces longues phases de test et ils sont d’accord pour dire que tout ça cache inévitablement quelque chose.

Ils veulent en apprendre plus sur ce qui terrifiait Virginia et gagner la confiance de cette communauté pour cela… sauf que ce n’est pas si simple. En théorie. En pratique, en revanche… C’est simple : Wes retrouve Derek, qui est celui qui a peint la fresque qui intéressait tant Wes quelques instants plus tôt. Bon, Derek, c’est probablement le frère pas si décédé de Wes, et il est intéressant de voir ces deux personnages se retrouver.

J’ai l’impression que Wes mérite un meilleur développement depuis quelques épisodes, parce qu’on a l’habitude de le voir à l’arrière-plan sans trop savoir qui il est. Il a pourtant tout un passé, et ça se voit dans cet épisode où Luciana tente de lui rappeler qu’il n’est pas en sécurité pour autant. Après tout, Wes a été une victime collatérale de ce qu’ils ont fait à leur communauté, et ils ont aussi attaqué celle de Nora dans la tour. Il est donc clair que ce groupe aux allures pacifiques fait des ravages à la surface. Les héros de la série tentent de mieux comprendre tout ce qu’il se passe, mais ce n’est pas encore ça.

En plus, ils ne sont pas aidés par la situation où ils sont en permanence surveillés et interrompus par des gens du Holding, notamment Derek, forcément. Quand celui-ci est obligé de remonter à la surface, Al propose à Wes de fouiller les affaires de son frère pour en apprendre davantage.

Wes finit par trouver quelques plans de la CRM qui ne rassurent pas Al et me font me poser plein de questions sur l’univers de la série, mais aussi la confirmation que Derek savait très bien ce que faisait les hommes de son entrepôt sous-terrain. En fait, il les a aidés à détruire Tank Town, et maintenant, il peint sur les murs ce qu’il a aidé à détruire.

C’est particulier… Wes en profite pour confronter son frère et la scène est franchement intéressante, parce que l’un et l’autre sont persuadés d’avoir raison. Inévitablement, nous sommes du côté de Wes, parce qu’il est l’un des personnages que l’on connaît déjà et parce qu’il souligne que Derek a tué pas mal de gens en suivant son leader dont nous ne savons toujours rien, mais… je ne sais pas, il semble avoir vu la lumière pour de vrai le Derek.

Après, il a confirmé que le groupe lui avait sauvé la vie le jour où il a disparu et n’a plus jamais retrouvé Wes, j’imagine que ça doit jouer tout de même. Derek se laisse peu à peu convaincre que ce peut être une bonne idée de quitter cet endroit et de rejoindre Morgan, et l’argument qui joue en la faveur de Wes semble être la mort de Virginia. Elle a l’art et la manière de se faire des amis, celle-ci.

En tout cas, les deux frères décident de se barrer le plus discrètement possible, avec Alicia, Al et Luciana également. L’ascenseur n’est pas très discret pour autant, alors j’ai du mal à y croire. Alicia n’y croit pas tellement non plus au changement d’avis brutal de Derek. Concrètement, c’est évident qu’il est en train de les manipuler et qu’il les trompe, alors elle lui fout un bon coup de coude dès que les portes de l’ascenseur s’ouvrent vers l’extérieur et tente de se barrer avec son sac contenant tout ce dont elle a besoin pour faire tomber Holding.

Elle n’est pas conne, ce n’est pas nouveau. Pas de bol, Riley est là aussi, et il entend tout son plan. Forcément. La série ne met pas longtemps à nous confirmer que Derek continuait de bosser pour Riley et Teddy, mais aussi que c’est bien cette communauté qui a récupéré le matériel d’embaumement manquant il y a quelques épisodes. Leur torture est simple comme tout : ils veulent savoir où est Morgan Jones, et ils les embaumeront s’ils ne leur disent pas.

Embaumer ? Pour les empêcher de faire partie du cycle de la vie qu’ils construisent, bien sûr. C’est hyper perché, mais j’aime vraiment les détails apportés à la création de cette communauté ! Malheureusement, Derek est donc un traître qui n’hésite pas à s’en prendre à son frère et à demander qu’il soit le premier « torturé ». Cela permet tout de même à Wes de feindre passer de son côté, afin d’être apporté une fois de plus auprès du zombie-arbre pour voir la vérité que Derek affirme voir.

C’est parfaitement impossible de la voir, par contre. Derek est très con, en plus, parce qu’il reste seul avec Wes, sans la moindre surveillance. Il fait confiance à un frère qu’il menace de tuer ? Humph, non, ce ne peut pas être si simple la vie, désolé. Sans trop de surprise, Wes interroge à nouveau son frère pour savoir s’il savait qu’il était à Tank Town, et l’absence de réponse claire et honnête est plus révélatrice encore que la vérité.

Nous ne saurons pas qui étaient les traîtres de Tank Town, par contre, nous saurons que Wes n’hésite plus à s’en prendre à son frère. Il récupère son flingue comme il peut, la lutte nous le montre à deux doigts de se faire tuer par son frère et… Wes balance Derek contre le zombie qui n’hésite pas à le croquer, bien sûr. Un zombie comme élément décoratif, ce n’était pas une bonne idée, de toute manière. Un prisonnier laissé seul sans surveillance avec son frère, ce n’était pas non plus une bonne idée. Ils ne sont pas bien malins, en fait !

Derek se fait donc tuer par son frère, et la scène est horrible à voir, parce que bon, quand même, c’est son frère quoi ! Par contre, le coup de feu qu’il tire pour éviter que son frère ne devienne un zombie est à la fois compréhensible et très con : si le but est de ravager l’Holding, laisser un zombie se promener pendant que tout le monde dort, ça peut déjà être un bon point de départ…

En plus, le coup de feu fait qu’il n’a pas le temps de réfléchir à la suite de l’action. Il se précipite auprès de son groupe d’amies pour les aider à ne pas être embaumées et il prend en otage Riley pour s’en assurer. J’ai aimé son court échange avec Alicia, s’assurant à la fois de la mort de Derek et s’en excusant en même temps.

C’est vrai qu’à une époque, ils avaient une belle relation ces deux-là. C’était il y a tellement longtemps ! En tout cas, on enchaîne rapidement avec nos quatre héros devant quitter ce sous-terrain comme ils peuvent et passant pour cela par une salle pleine de zombies embaumés. Ils ont échappé de peu à quelque chose de bien horrible, dis donc, et Al s’assure qu’Isabelle est saine et sauve elle aussi quand elle voit une garde de la CRM parmi les zombies.

Cela ne plaît pas à Alicia qui n’est pas au courant d’Isabelle et qui fait demi-tour pour sauver in extremis Al, mais je ne m’attendais certainement pas à la suite où Alicia se la joue exactement comme Madison à une époque : elle veut rester en arrière pour tout cramer avec le liquide d’embaumement des zombies pendant que Luciana, Al et Wes fuient. Ce dernier n’est pas ravi à cette idée et moi non plus, parce qu’on nous affirme au passage qu’Alicia lui a transmis la torche du « on peut faire plus ». Alors bien sûr, on craint pour la vie d’Alicia, surtout que comme sa mère, elle est vue pour la dernière fois en train d’allumer un feu qui fera bien des dégâts.

On apprend ainsi dans les dernières scènes que Wes, Al et Luciana sont rentrés auprès de Morgan sans savoir si Alicia s’en était sortie, tellement le feu était gigantesque et dangereux – et partout. C’en est fini de l’Holding, mais il reste peu rassurant de savoir que cette communauté voulait mettre fin à la vie à la surface de la Terre pour pouvoir créer son renouveau, surtout qu’ils étaient à ça de fermer définitivement leur porte.

J’ai bien ri de cette fin d’épisode où tout le monde se demande comment la communauté peut connaître Morgan Jones alors qu’il y a toujours des putains de VHS partout dans la région où il présente son groupe, mais bon, j’imagine que l’idée est d’oublier tout ça. Maintenant le nouveau plan consiste à retrouver Alicia comme ils peuvent – et ils feraient mieux d’aller vite. Dakota avoue alors qu’elle souhaite aider, ce qui n’a aucun sens même si elle tente de le vendre bien, alors j’étais content de voir Morgan lui refuser cette proposition.

J’étais aussi content de voir Dwight prendre le temps de demander à Al comment elle allait et en savoir plus sur « beer lady ». Al veut désormais prévenir Isabelle de la fuite de documents CRM qui pourrait lui coûter gros… et j’ai déjà hâte de voir ce que donnera cet épisode. Non, vraiment, ce spin-off s’en tire bien mieux que la série-mère pour me donner envie de la continuer.

En effet, elle est tombée aux mains de leurs ennemis, et ils ont toujours pour plan de l’embaumer. Elle est heureusement assez forte pour s’en démerder toute seule. J’avoue avoir eu peur pour elle comme je n’avais pas eu peur depuis un moment – un autre épisode où elle était enterrée vivante d’ailleurs – mais elle finit par s’en tirer en utilisant la machine dont on voulait se servir sur elle.

C’est une survivante, on ne lui retirera jamais ça. Elle peut alors être confrontée à Teddy, et j’ai vraiment cru que la série allait nous ramener un personnage oublié depuis des plombes tellement du mystère était fait autour de son visage. Finalement, ce n’était pas dingue, on nous cachait juste qu’il s’agissait de John Glover, un acteur que je n’aime pas. Il a perdu son potentiel de méchant il y a des années, ce Lionel Luthor, désolé. J’ai déjà hâte de le voir mourir.

La fin de l’épisode est alors un peu trop bavarde, même si elle permet au moins de comprendre que Teddy souhaite se servir d’Alicia – reste à savoir comment. Au moins, ça lui assure la vie sauve.

 

 

Zoey’s Extraordinary Playlist – S02E11

Épisode 11 – Zoey’s Extraordinary Double Date – 18/20
Pfiou, juste quand je pensais qu’on allait avoir un répit de par l’absence de certains personnages, bam, la série frappe à nouveau : elle excelle pour faire passer d’une émotion à l’autre et pour être très maligne et perspicace dans l’évolution de ses personnages et des relations. C’est encore un bon épisode qui réussit à prendre par surprise grâce à l’intelligence émotionnelle proposée par la série, et c’est tant mieux. Je veux bien une saison 3. J’attends vraiment impatiemment les upfronts là…

Spoilers

Zoey a du travail à faire sur elle-même pour remettre sa vie en ordre, car son pouvoir a tout compliqué et est à ça de la mettre en dépression elle aussi.

Do you believe a word I’m saying?

Ces scénaristes sont fous et commencent l’épisode par Zoey dans la salle d’attente de son psy, découvrant que ce n’est pas si simple d’être une patiente d’un cabinet. La scène est excellente à voir, parce qu’on en arrive rapidement à une chanson de tous les patients pour exprimer leur anxiété, là où Zoey voudrait d’abord se concentrer sur elle-même.

Le fan de Glee en moi était content de retrouver Becca Tobin, même pour un petit rôle, et j’avoue que j’ai immédiatement espéré voir son rôle se développer. Elle joue la patiente un peu cassante de ce début d’épisode, il y a forcément de quoi la faire revenir plusieurs fois, surtout si Zoey entend ce que désire son cœur à chaque fois.

En attendant, la série se concentre surtout sur la session de psy de Zoey qui en trois heures a eu le temps de raconter toute sa vie. Le psy a donc l’occasion de souligner qu’elle semble s’en vouloir de négliger Simon et qu’il est donc temps pour elle de régler ça en se souciant davantage de lui. En revanche, ça convainc beaucoup trop notre héroïne à mon goût.

Zoey en fait donc beaucoup trop quand elle se rend au travail pour voir son compagnon – qui est aussi son employé. Bien sûr que Simon préfère rester discret et bien sûr que ça finit par stresser Simon de la voir autant sur son dos et dans l’exagération, inévitablement. Heureusement qu’ils sont censés rester discrets, d’ailleurs, parce qu’elle finit à moitié sur son bureau, tout de même.

Comme elle est au travail, on en revient aussi à la fameuse compétition entre Tobin et Mackenzie sur leur prototype de nouveau téléphone… et c’est finalement Leif qui remporte cette compétition, avec une proposition passée en douce auprès de Zoey : le Dronephone. C’est bien du Leif, ça. Zoey m’a fait rire aussi à vouloir être aussi grande que lui quand elle l’annonce.

Tobin et Mackenzie ne sont pas heureux du tout de voir que Leif a agi en traître sur ce coup-là, mais il est vrai que son dronephone est plutôt marrant malgré des effets spéciaux peu exceptionnels. L’avantage de leur énervement est que ça permet ENFIN d’en arriver au premier baiser entre Tobin et Mackenzie ; la haine commune entre eux pour la même personne les aidant à passer ce cap autour duquel ils tournaient depuis quelques épisodes.

En plus, comme Leif les fait rester travailler tout le week-end et qu’il en profite aussi pour squatter le bureau de Zoey, Tobin peut aller directement le remercier… et casser l’image de haine qu’il est censé avoir pour son meilleur ami en sautillant avec lui. Ils m’ont fait mourir de rire, et j’aurais aimé passer plus de temps sur cette intrigue avec eux.

De son côté, Maggie est confrontée par Deb sur ses soirées au Casino. Ben oui, c’est bien beau de noyer son deuil et son chagrin, mais ça ne peut pas se faire sans que Deb ne soit au courant, puisqu’elle connaît l’un des croupiers. J’ai trouvé ça super rassurant parce que je ne voulais pas voir Maggie sombrer totalement.

Malheureusement, Maggie est très amère envers Deb et l’envoie paître, finissant à nouveau seule au casino. Deb finit heureusement par passer voir Maggie le lendemain et tout s’arrange un peu trop simplement à mon goût quand elle explique qu’elle voulait juste dépenser la dernière paie offerte par l’architecte qui envisageait d’être son amant. Alors, d’accord, mais je ne suis pas super convaincu que ça suffise à stopper une addiction – parce qu’on nous dit qu’en fait, quand elle se rend au casino, Maggie n’arrête pas de gagner de l’argent… ce qui fait qu’elle est désormais richissime. Pour quelqu’un qui voulait se débarrasser de l’argent obtenu, c’est raté.

Cela me laisse perplexe, tout de même. Les addictions ne commencent-elles pas par ce genre d’immense gain ? Bien sûr, quand Zoey passe les voir, tout ça termine en duo sur l’argent et la richesse. C’était à mourir de rire de voir les deux actrices s’en donner à cœur joie dans cette chanson, et je vois bien que les scénaristes avaient cette idée en tête depuis le début.

De là à tout valider de cette intrigue, je ne sais pas quand même. De toute manière, peu importe : un tiers de l’argent ira à Miles, un tiers à la réparation du toit du garage et un tiers dans une croisière. Soit.

Pendant ce temps, tout va bien pour Max et Rose, qui vivent un super moment en couple lorsque MaxiMo cartonne dans la presse. En revanche, Rose est un personnage qui déborde d’idées et qui ne va pas tarder à déstabiliser Max et Zoey à plusieurs reprises. Tout commence lorsqu’elle a la bonne idée de proposer à Zoey et Simon qui mangent aussi à MaxiMo de participer à une course déguisée le lendemain, avant de revenir à MaxiMo pour un double rencard.

En parallèle, Mo a aussi rendez-vous le lendemain avec Perry et Brad, l’ex de ce dernier, pour le rencontrer. Mo va se retrouver avec les enfants et c’est la chose mature à faire… mais c’est loin d’être évident. Pourtant, il semble prendre ça plutôt bien Mo.

Le plateau avec les deux appartements de Mo et Zoey est tout de même assez génial, et l’épisode en profite totalement pour des plans très fluides – nous indiquant aussi qu’une chanson est sur le point de commencer. C’est au tour de Perry de se mettre à chanter sa crainte de voir Mo se rendre compte qu’il risque de le voir comme il était avant.

Zoey en profite aussitôt pour interrompre Perry avec une excuse bidon pour finalement chercher à comprendre ce qui dérange Perry dans la rencontre entre Brad et Mo. Il lui explique que les deux forts caractères risquent de poser problème, et Zoey propose son aide à Perry pour simplifier les choses. Super pour une nana qui est censée s’occuper d’elle et de son couple avant tout. Elle ne parviendra jamais à mettre de côté son don, et comme elle ne veut pas en parler à Simon, son couple ne pourra jamais fonctionner.

Pendant ce temps, Rose propose aussi à Simon un changement de vie radical, l’air de rien. Alors qu’ils se rendent chercher des costumes, elle propose à Max de monter un deuxième restaurant MaxiMo, mais à New-York, parce qu’une de ses amies serait prête à investir dedans. Evidemment que la bonne idée derrière ce restaurant donne envie d’une expansion… mais ça signifie un déménagement de l’autre côté du pays pour Max, ce n’est pas rien.

Il a besoin d’y réfléchir et ça le perturbe pour un moment, y compris quand il se rend finalement à la course déguisée. La course est beaucoup trop drôle, et pas seulement pour les costumes (Rose en Victoria Beckham et Zoey en électricité statique, c’est quelque chose quand même), mais aussi pour le « Don’t stop me now » qui s’ensuit pour montrer que, si, il y a des gens pour kiffer ce genre de journée, contrairement à ce que disait Zoey.

Max finit par confirmer qu’il fait ça surtout pour Rose quand Zoey lui explique qu’elle sait qu’il lui ment, puisqu’il n’a pas chanté avec les autres. Je pense surtout qu’il a la tête ailleurs après la proposition de Rose cela dit. Le début de la course était bien trop drôle aussi, et je suis déçu de ne pas l’avoir eu en entier, surtout qu’évidemment, Zoey tombe en cours de route et se fait mal à la cheville.

Cela ne l’empêche pas de se rendre au double rencard et Rose en profite aussitôt pour poser un milliard de questions à Simon, Zoey et Max, parce qu’il y a clairement un historique trouble super étrange. C’est clair que tout ça m’angoisse, Max et Zoey étaient en couple à peine quelques semaines avant, franchement.

Au comptoir, Perry présente au même moment Brad et Mo, dans une ambiance particulièrement glaciale. Ils ont beau être matures, c’est super étrange comme situation, inévitablement. Brad demande les pronoms de Mo et c’est déjà ça de pris, mais Perry demande discrètement l’aide de Zoey. L’avantage c’est que Zoey a un costume si naze que Brad et Mo peuvent immédiatement bien s’entendre en le critiquant.

Le problème, c’est que ça finit par trop bien fonctionner – Mo va clairement terminer beaucoup trop fan de Brad et ça pose un problème à Perry, on le voit bien. En fait, Perry se rend donc compte, grâce à Brad, que c’est lui qui a un problème, pas Mo ou Brad. Tout ça intervient lors d’une seconde intervention de Zoey, puisque Mo est forcé de travailler au bar, pour prendre la température. Brad souligne que Mo a un caractère finalement assez similaire au sien, et Perry n’est pas d’accord sans avoir pour autant de contre argument.

La crise est terrible à voir pour Perry qui finit par demander à Zoey de rester seul, pour réfléchir à tout ça. Dans le même genre, le double rencard de Max, Rose, Zoey et Simon vire à la catastrophe hyper rapidement quand Max se met à chanter qu’il est en New-York State of Mind. Alors que Zoey en fait beaucoup trop auprès de Simon, elle comprend qu’elle risque de perdre Max, et ça ne lui plaît du tout. Humph. Ecoutez, je ne sais plus. Je ne suis toujours pas fan du couple Zoey/Simon, mais j’aime beaucoup voir Max avancer avec Rose.

Il y a en plus un problème de livraison de nourriture à MaxiMo, alors Max n’a pas tellement le temps de parler de tout ça à Zoey, qui décide de s’en confier à son voisin. Seulement voilà, Mo est déjà au courant, il en parle à Zoey pour savoir ce qu’elle, elle en pense. Si elle ne répond pas tout de suite, tout ça se voit très visiblement ensuite quand elle retourne à sa table.

Déjà, elle continue d’en faire bien trop avec Simon, passant au massage alors qu’il n’a pas de nourriture. Le pauvre passe un super mauvais moment, parce que non seulement Zoey exagère tout, mais en plus, elle décide de poser un milliard de questions à Max sur son déménagement probable, pour le convaincre qu’il s’agit là d’une mauvaise idée. C’est gênant pour tout le monde, surtout que Max et Zoey en reviennent à leur dispute de couple principal, à savoir le reproche de Max sur Zoey qui ne sait pas rester à sa place et est trop « intuitive ».

Rose est clairement énervée de voir Zoey se comporter comme une ex – ce qu’elle est, en même temps – alors que Simon doit regretter d’avoir dit qu’ils étaient un livre ouvert quelques minutes plus tôt. Et bien sûr, Zoey peut raconter tout ça à son psy le lendemain. Il y a clairement de quoi faire, là. Le psy est excellent, en plus, parce qu’il permet à Zoey de voir que ce n’est pas tellement les sentiments qu’elle éprouve encore pour Max qui sont en cause, c’est sa crainte de le perdre comme elle a perdu Joan ou Mitch. C’est vrai que ça fait beaucoup d’un coup. Moi, j’ai relu mes notes, et je suis content, parce que c’est ce que j’avais écrit aussi : elle a peur de le perdre plus qu’elle n’a de sentiments pour lui.

Quand elle raconte tout ça à Simon, il ne peut pas la croire par contre. Il fait comme si, mais sans vraiment l’écouter tout raconter, et il se met sans surprise à chanter le contraire de ce qu’il dire. Elle ose interrompre sa chanson, et c’est franchement dommage, parce qu’elle partait bien. Je me demande comment tout ça finira pour cette saison… Il semblerait que Max soit sur le départ en tout cas : Zoey le retourne le voir pour s’excuser et on peut passer à un bon moment dépressif où Max prend conscience que ce n’est plus possible pour eux de continuer comme ils le font.

S’il assure à Zoey qu’il lui dira quand il prendra sa décision, il l’a déjà prise et elle le sait puisqu’il rechante New-York State of Mind. Dur.

L’épisode doit encore en revenir aussi à Mo et Perry, parce que ce dernier ne va toujours pas bien. Et le malaise est énorme, au point qu’il décide de parler de son anxiété à Mo. Il est anxieux par rapport à… son coming-out, en fait. Je ne m’y attendais pas du tout après l’introduction de ce personnage comme un papa ayant été en couple avec un mec pendant des années, mais l’idée est donc de nous dire qu’il n’est pas à l’aise avec le regard des gens.

Cela passait bien quand il était avec Brad, car Brad est moins… excessif que Mo. Je n’aime pas le mot excessif. Extravagant ? Bon. Brad est moins visiblement de la communauté LGBT. Bref, Perry n’est pas à l’aise d’être avec Mo en public, parce qu’il a peur du regard des gens. Mo a la bonne réaction en le remerciant pour ce partage d’émotion, mais on passe du fun de l’épisode à une scène particulièrement atroce où Mo peut clairement évoquer son propre coming-out et son chemin douloureux pour devenir ce qu’il est.

C’est quelque chose que la série n’a pas eu l’occasion de traiter – et je trouve ça bien d’ailleurs, ça change un peu – mais qu’il fallait bien aborder. Je crois que c’est l’une des premières fois que je vois ça abordé comme ça, en plus, par le prisme du nouveau partenaire qui est attiré mais n’assume pas en public. En tout cas, là, le couple va traverser une sacrée crise…

 

Big Shot – S01E02

Épisode 2 – The Marvyn Korn Effect – 17/20
C’est fou comme la série est simpliste dans son écriture, ses problèmes, ses solutions, son humour, ses personnages… et comme ça prend à fond sur moi. Vraiment, on est sur du feel good comme j’aime, avec des acteurs que j’aime déjà et de nouvelles actrices prometteuses. Ce ne sera pas la série de l’année, ce ne sera pas un coup de cœur inoubliable, mais je sais déjà que cette série peut devenir un rituel sympa du dimanche pour moi. Il faut juste que j’apprenne à ne pas prendre trop de retard dans la diffusion de mes autres séries pour garder du temps pour elle.

Spoilers

Marvyn s’est peut-être ajusté à sa nouvelle équipe, mais il doit encore s’ajuster à ses nouveaux collègues.

That is the dumbest thing I’ve ever heard and I’m working with teenagers.

Eh, je vais oublier la série si je continue de ne pas la regarder ! Je me décide donc en ce dimanche soir à voir un épisode de plus, surtout que le pilot n’était pas si mal. On retrouve en ce début d’épisode le personnage de Marvyn en train de faire son petit jogging. Il tombe sur Louise en train de s’entraîner avec Dylan et d’autres adolescents un peu concons qui se moquent de son coach.

On nous remet dans l’ambiance au moins, il est insupportable avec une vie de merde, bien, on le savait déjà. Insupportable ? C’est plutôt dans la scène suivante qu’on le remarque : les filles de son équipe gagnent un match, mais pas de la bonne manière. En effet, les filles passent tout le match à filer le ballon à Louise plutôt que d’utiliser les autres joueuses, genre Destiny.

Par conséquent, Marvyn décide d’aller engueuler l’équipe – oui, elles ont gagné, mais pas comme il le fallait selon lui. Les filles prennent mal son sermon et sa punition, qui est encore davantage d’entraînement, évidemment. Pendant qu’elles font leurs exercices de maths et parlent maquillage, elles évoquent évidemment Marvyn – et seule Destiny prend sa défense. La seule qui reçoit des félicitations, finalement, c’est Louise, parce que son père est super fier d’elle.

Par contre, il n’aime pas trop découvrir que Marvyn lui conseille de ne pas être la seule tireuse de l’équipe. Il veut la voir rester la star de l’équipe quand Marvyn veut une équipe, donc une équipe soudée capable de voir qu’une star n’a rien à faire là. Le père finit assez déprimé de voir que sa fille n’est pas si heureuse que ça, mais au moins, c’est une bonne chose, parce que ça veut dire qu’il va peut-être prendre conscience qu’il est un père pas terrible.

C’est plutôt marrant, surtout que le sentiment de Louise reflète assez bien l’humeur de son coach également. Celui-ci prend un énième dîner avec Holly, et ça commence déjà à faire beaucoup en deux épisodes. Il est plutôt drôle de voir celle-ci essayer de comprendre ce nouveau coach et se rendre compte qu’il a probablement raison sur les compliments qu’il ne faut pas faire trop à la légère.

Elle lui fait de son côté prendre conscience qu’il est trop concentré sur le sport pour savourer sa vie et les bonnes choses qui vont avec. Poussé dans ses retranchements, il finit tout de même par reconnaître qu’il y a du positif dans sa vie, notamment sa fille, Emma. Pas de bol, Emma est digne de son père, en revanche : elle est clairement déprimée. Elle se fait harceler sur les réseaux sociaux à cause du pétage de câble de son père, et donc elle espère secrètement pouvoir le rejoindre et vivre avec lui.

Si elle en a l’opportunité quand sa mère obtient une offre de job en Italie, Marvyn n’est pas ravi à l’idée de s’occuper de sa fille à plein temps. Il l’envoie donc paître bien sympathiquement, tout en étant au téléphone au beau milieu de son établissement, ce qui m’a posé quelques problèmes éthiques en tant que prof. Bon d’accord, c’est dur de voir ce genre de séries quand on est passé de l’autre côté, mais heureusement, la série prend tout ça avec pas mal d’humour. Et ça marche !

En effet, en parallèle, nous continuons bien sûr de voir Marvyn découvrir la vie dans une école, et ça, c’était plutôt drôle. J’ai beaucoup aimé le côté multiplication des profs dans cet épisode, surtout qu’ils sont tous clichés et drôles – Felix, le jeune qui fait le café, George Pappas, l’équivalent du CPE complétement névrosé et bien sûr Ms Grint, la prof de littérature était bien marrants à observer interagir au sein de la salle des profs.

Franchement, tout ça fonctionne bien avec un grand problème pour l’épisode : Ms Grint a programmé la venue d’une intervenante pour le jeudi suivant, or c’est le jour d’entraînement des filles. Trois d’entre elles se retrouvent à devoir en parler au coach, et j’ai aimé la manière dont les scénaristes géraient les interactions entre elles. Finalement, le meilleur reste Marvyn qui obtient ce qu’il veut en ridiculisant Ms Grint et George grâce à Sherilyn, la principale.

Elle accepte que l’entraînement ayant été fixé avant, il devrait être prioritaire. Marvyn se vante aussitôt auprès d’Holly, mais la victoire n’est pas acquise pour autant. Bien sûr, Ms Grint n’abandonne pas son combat et elle obtient la victoire au moins pour une bataille : elle juge anormal que les filles doivent subir quatre heures d’entraînement par jour quand elles n’ont aucun cours avec autant d’heures.

C’est vrai que c’était abusé cette affaire d’entraînement le matin, et je vois mal comment la principale pouvait l’ignorer. C’est toutefois le cas. Sherilyn ordonne donc à Marvyn de laisser tomber l’entraînement du matin, et ça le fait bien chier.  Il est toutefois convaincu par Holly de le faire pour ne pas voir son nom finir dans les journaux à nouveau.

Les filles le prennent super mal, particulièrement Louise qui progresse vraiment pas mal dans cet épisode grâce aux conseils du coach. Ce n’est pourtant pas ouf les entraînements qu’il propose à base de chaussures à lacer comme il le souhaite et de passes à faire sans ballon… mais c’est efficace, c’est très clair ; surtout qu’il passe aussi du temps seul à seul avec Louise.

Celle-ci progresse donc au point d’être capable de faire des passes à l’aveugle, et elle s’en sert lors du match suivant, que toute son équipe gagne… La passe est toutefois au déplaisir de son père qui préfère la voir marquer, mais il doit se rendre à l’évidence : il n’est plus le seul coach pour sa fille. Et c’est tant mieux !

En plus, cette gamine est sacrément maligne, parce que quand elle apprend par Holly que les entraînements du matin ne peuvent plus avoir lieu à cause de Ms Grint, elle trouve une solution créative à un problème que tout le monde veut voir disparaître : elle organise par elle-même un entraînement sur le terrain de basket qui est à côté du chemin sur lequel Marvyn fait son jogging. Cela tombe bien, et ça explique que le match soit gagné par l’équipe. D’ailleurs, à la fin de ce match, Marvyn ne félicite toujours pas les filles, préférant faire en sorte qu’elles le fassent elles-mêmes.

Quant à Ms Grint, elle ne lâche pas l’affaire, de même que George : ils continuent de harceler continuellement la pauvre principale qui trouve elle aussi une solution créative à ce problème – vraiment, cette actrice me fera toujours rire ! – en obligeant Marvyn à passer du temps avec George chaque semaine. Cela commence mal entre les deux hommes, mais je suis sûr que d’ici la fin de saison, ça se passera mieux.

En attendant, Marvyn devrait prendre conscience qu’il est vraiment heureux d’être un prof, et je trouve que la série le gère bien. C’est dit par tout le monde dans l’épisode, sauf lui, et ça marche bien, parce qu’il en a conscience, mais refuse de le dire à voix haute. À la fin de l’épisode, il reste quand même faire un entraînement supplémentaire en tête à tête avec Destiny, parce qu’il découvre qu’elle a perdu son père quelques années auparavant.

J’aime vraiment beaucoup Destiny, et je me fais totalement avoir par les scénaristes qui mettent l’accent sur elle depuis deux épisodes. J’ai beau le savoir, ça continue de me plaire de la voir venir remercier son coach de s’occuper d’elle et être celle qui lui fait prendre conscience qu’Emma devrait être avec lui.

Oui, en fin d’épisode, Marvyn se décide enfin à faire sa fille avec lui, surtout qu’il supporte mal le décalage horaire. J’imagine que l’épisode 3 nous montrera l’arrivée d’Emma et les problèmes que ça va causer – elle est du même âge que l’équipe que son père coache, mais ce sera pour une autre fois même s’il est déjà sorti. J’ai pris du retard dans la série, mais ce n’est pas grave, je n’ai pas envie de rusher mon visionnage pour autant. Les épisodes ne vont pas disparaître de Disney + de toute manière… et autant la savourer épisode par épisode !