Grey’s Anatomy – S17E04

Épisode 4 – You’ll Never Walk Alone – 18/20
La crise sanitaire inspire les scénaristes, et face à la complexité et l’horreur du sujet, il y a vraiment de quoi faire. Le côté médical est peut-être mis trop de côté, mais ce n’est pas exactement nouveau avec eux, et je suis de toute manière là pour les personnages et leurs évolutions. J’aime beaucoup une grande partie des dynamiques de cette saison. Quant au covid19, bien sûr que c’est aseptisé et américanisé à l’excès, mais je n’attendais pas autre chose de la série !

> Saison 17


Spoilers

She’s a force of nature. She uh… she gonna beat this thing, right?

Comment réagit-on et surmonte-t-on la solitude quand on se sent seul et pris de court par les difficultés de la vie ? Ouais, je comprends les étudiants en médecine qui n’ont pas trop d’idée de quoi répondre à cette question. Bien sûr, Meredith n’a jamais eu ce problème, et ce n’est pas avec cette saison 17 qu’elle va manquer d’idées, puisqu’elle est toujours à lutter contre le coronavirus dans cet épisode.

Comme on est à Seattle, il pleut des cordes dans ce début d’épisode qui a pour but de nous faire sentir la catastrophe qu’est le coronavirus pour l’hôpital. La réunion de crise se fait à l’extérieur, sous un barnum qui dégouline pas mal. On a tendance à oublier l’ambiance apocalyptique du premier épisode, mais cette tente nous le rappelle.

Ah putain Miranda ! Elle retire son masque pour parler ? WHAT DA FUCK ? Cette scène n’a qu’un intérêt limité, mais elle lance tout de même l’épisode comme il faut en évoquant plusieurs intrigues qui seront traitées dans l’épisode, à commencer par Mer, donc, qui est celle qui inquiète le plus les médecins. Forcément. Koracick est là malgré sa quarantaine et tente de participer à la réunion, insupportant à peu près tout le monde.

Jackson le fait taire en faisant tomber la tablette, mais loin de réagir comme les médecins de l’hôpital qui rient, j’ai trouvé qu’il se comportait en gamin franchement. La série repart alors avec son intrigue sur Jo et Jackson. Ca m’avait manqué dans l’épisode 3, je suis content qu’on y revienne.

C’est plutôt drôle à voir, parce que les deux se décident plus ou moins à vivre ensemble pour que Jo ne rentre pas dans son appartement plein de souvenirs d’Alex dans lequel elle est censée être confinée. Je les adore, ça fonctionne tellement. Ils ont une amitié très cool, avec ensuite Jo qui raconte à Jackson ses souvenirs de la relation Mer/Alex.

Ils parlent donc un peu de Meredith et sa santé, passent une nuit à regarder des films, plient un plaid et… s’embrassent. Cette fois-ci, ça ne finit pas en larmes pour Jo, et ils passent leur temps à s’embrasser. Oh. Le plaid finit par être déplié et recouvrir leur nudité – vraiment, quand j’ai mis ces points de Bingo Séries sur les plaids, j’étais loin de m’imaginer que ces deux-là allaient me les marquer plusieurs fois en couchant avec.

Toute leur relation se développe sacrément dans cet épisode, et ça se fait aussi avec un parallèle étonnant concernant le « couple » Niko/Levi que j’ai de plus en plus de mal à supporter. J’étais content de les voir rompre, moi. Là, la série veut trop nous faire sympathiser avec Niko dans cet épisode.

En effet, il est victime de racisme quand une patiente lui demande d’où il vient, puis toute l’intrigue traite de la place des américains avec origine asiatique. Pourquoi pas, en vrai, surtout que c’est clairement un écho au Black Lives Matter, mais avec une autre ethnie. La série a déjà traité plein de fois du premier sujet, alors j’imagine qu’ils considèrent que leur travail fait effet et qu’autant faire prendre conscience d’autres problèmes similaires tant qu’on y est.

Bref, on a un ancien patient d’Owen qui revient à l’hôpital… mais je n’ai pas trop souvenir de lui, alors je ne sais pas si c’en est un qu’on connaît ou non. Avec le masque, ce n’est pas simplifié non plus. C’est l’occasion pour Owen de recevoir une leçon de morale de la part de Niko. En vrai, tout passe par une résidente que j’ai beaucoup aimé et qui repère l’erreur médicale d’Owen : il n’a pas diagnostiqué la bonne maladie, car elle est rare… mais dix fois plus fréquente chez les patients qui ne sont pas les blancs qu’il a l’habitude de traiter.

Owen regrette au moins de ne pas connaître les statistiques, et ça mène à une scène très juste avec Bailey. Oui, Bailey lui fait la morale aussi, mais elle le fait mieux, en lui rappelant que l’équité entre patients n’est pas la même chose que l’égalité. C’est une bonne chose, une bonne scène, et ça mériterait d’être creusé plus, je pense. J’ai aimé sa tirade sur les biais que l’on a tous, entre sa mère peu heureuse d’être avec des blancs en maison de retraite et son père inquiet d’avoir des infirmiers parce qu’il ne peut y avoir que des infirmières douées, certainement pas des hommes. J’ai ri, et ça marche bien pour prendre du recul sur des sujets sensibles auxquels on est également confrontés ces derniers temps. Mieux vaut tard que jamais, il paraît.

Outre la résidente qui semblait sortir de nulle part, on suit aussi vite fait une nouvelle qui propose des tests de grossesse aux patients plutôt que des tests covid car elle rame sur le système informatique. C’est Levi qui s’en rend compte, tentant au passage de dire bonjour à Niko, ce qui nous vaut une blague avec la nouvelle. On verra si on le reverra plus tard, en attendant, je suis dépité de voir Levi s’accrocher encore à Niko alors qu’ils ne sont pas fait pour aller ensemble.

En plus, même la manière dont Niko envoie paître la résidente pleine de ressentiments envers Owen pour finalement lui balancer la vérité ne m’a pas plu. C’est vraiment un personnage avec lequel j’ai du mal. Jo est heureusement la voix de la raison face à cette relation pourrie entre eux. Elle m’a fait mourir de rire à reprocher à Levi de se contenter de Niko et à lui rappeler toute la merde qu’il lui a fait subir.

Malgré ça, Levi propose tout de même à Niko de venir chez lui pour coucher avec et… Non. Juste non. C’est tellement n’importe quoi. Certes, Jo ne dort plus chez elle, mais tout de même, c’est gros. Puis leur relation là, on dirait presque que Niko a envie de finir en couple avec Levi sur cette fin, alors que non.

Si je suis blasé, j’ai tout de même aimé le fait que Levi explique à Jo qu’il fait ça parce que le gouvernement a conseillé de garder le même partenaire sexuel sûr pendant la pandémie. D’une part, c’est drôle ; d’autre part, j’ai vu passer des articles là-dessus il y a quelques mois. En plus, Jo finit par utiliser l’argument avec Jackson en fin d’épisode quand elle se pointe une nouvelle chez lui et qu’il lui explique qu’il n’a pas envie d’une relation amoureuse et de rencards.

Cette histoire de sex-friends, ils me font rire, mais ça va tellement soit mal finir pour l’un d’eux, soit se terminer en mariage, c’est terrible.

Pour en revenir à Meredith, tout le monde veut trouver une solution pour elle et pour être sûr qu’elle survive au coronavirus. Euh, l’actrice semble prendre pas mal de repos, j’ai l’impression qu’elle est parfois remplacée par une figurante dans le lit. L’important, c’est toutefois qu’elle est au lit et qu’il est agréable de savoir qu’elle continue de rêver.

La série n’a peut-être pas l’argent ou l’envie de payer Patrick Dempsey pour la saison, mais les scénaristes ont pris la décision de nous ramener également George ! Onze ans ! Ca fait onze ans qu’il est mort dans cette scène horrible de « Off I go », mais le revoilà dans la série et… je dois avouer que ça me fait plaisir, même si c’est gros de nous faire croire que le Covid est si génial. En même temps, on nous a fait le coup avec le cancer il y a onze ans, donc bon.

George est de retour, et je suis heureux qu’on ne se tape pas la distanciation avec lui aussi, parce que ça devenait lourd d’avoir Meredith hurlant par-dessus le bruit de l’océan. Si je n’ai pas oublié son excellente chute sur la plage, je suis heureux de la voir avec George. Je sais que les scénaristes font ça pour donner de l’espoir aux gens, et je dois avouer que ça fonctionne. Scénaristiquement, ça n’apporte rien, mais ça donne le sourire de voir Meredith et George échanger quelques répliques et blagues, notamment sur la vieillesse nouvelle de George.

George sait aussi que Meredith était morte de rire à son enterrement, et ça fait du bien de voir Meredith parler de ses deuils et de sa capacité à poursuivre sa vie après le deuil. Il est agréable de voir ces personnages ensemble. Oh, bien sûr, il y a de la distance sociale entre eux, toujours, mais qu’est-ce qu’on s’en fout ! Meredith et George ont pu rire ensemble ! Alléluia !

Oh, ils ont aussi réussi à me briser le cœur à nous rappeler que George s’est sacrifié juste pour une inconnue à un arrêt de bus. Nous dire que sa décision a affecté Meredith dans son évolution, c’est un peu trop gros, je trouve, car le personnage a peu changé après ça, mais c’était super triste.

Tout ça n’est pas la réalité toutefois. A l’hôpital, Teddy et Andrew trouvent un essai clinique qui pourrait accepter Meredith, et ils en parlent à Richard qui… hésite bien longtemps à savoir quoi faire. L’essai clinique est incertain, avec des décès, tout de même. Andrew s’engueule avec Richard, pour le pousser à faire quelque chose, mais lui ne sait pas quoi faire.

Il essaie donc de réveiller Mer, en vain. Elle finit par l’entendre, avec George, sur la plage et je ne suis pas bien sûr avec les masques, mais il me semble qu’entendre Meredith parler de George finit par convaincre Richard qu’il faut absolument tenter le tout pour le tout pour la sauver. Il a capté la solitude de Meredith, mais il sent aussi la solitude des proches du Covid. Effectivement, bien sûr qu’on se sent seul dans cette situation, et incapable de faire quoique ce soit pour aider ses proches. C’est horrible.

De ce côté-là, l’épisode se termine avec Bailey et Richard veillant sur Meredith, parce qu’ils ont la chance de pouvoir le faire en tant que médecins. C’est très américanisé dans la manière de nous présenter les choses, puisqu’ils finissent aussi sur la plage, entre Mer et George. Aaaah. Revoir Bailey avec George, ça me rend si triste. La série touche les bonnes cordes, même si c’est risible ces scènes sur la plage par rapport à la réalité.

Dans la réalité, Bailey perd une dent. OK, attendez, je reformule, c’était volontairement misleading pour la blague là : la fille de Meredith perd sa première dent, pas Miranda hein. Amelia est débordée de peu, mais ça ne surprend personne, on la connaît par cœur. J’aime toutefois cette partie de l’intrigue, et celle sur Maggie, parce que le but est clairement de nous montrer comment fonctionnent les relations amoureuses en pleine pandémie.

En effet, le covid19 étant toujours là, Maggie continue sa relation à distance bien trop bavarde avec Winston. Ils me blasent un peu, à force, mais j’ai beaucoup ri de voir Maggie être invitée au repas à distance pour l’anniversaire de la mère de Winston. Attendez, je veux bien qu’ils soient en relation à distance, mais ils ne se connaissent qu’à peine finalement ? Ils se sont retrouvés vite fait en saison 16 après des années… D’où il l’invite au repas de famille ?

En plus, c’est pire que tout, parce qu’il ne s’entend pas avec son père qui débarque aussi dans la conversation virtuelle et se met à descendre son fils. Blasé, Winston se barre donc, raccrochant limite au nez de ses parents… Maggie ? Elle reste même connectée au départ de Winston ? C’était mon moment WTF de la semaine, voire de l‘année, je crois. Elle demande comme si de rien n’était s’il y a un dessert. Déjà, la blague est nulle puisqu’ils ne mangent pas la même chose, mais en plus… Enfin, non quoi. On ne peut même pas dire que les scénaristes ont juste écrit la scène comme si de rien n’était avant de la convertir en mode « relation à distance pour cause de pandémie », parce que si Winston s’était barré en cours de dîner, elle l’aurait suivi.

Cela n’avait pas de sens. En tout cas, Maggie finit par s’en confier posément à Amelia, d’autant plus qu’elle a même ghosté Winston un moment avec les problèmes de santé de Richard. L’absence de Meredith se fait sentir dans la scène tout de même, mais les scénaristes s’en sortent bien pour détourner notre attention avec Lincoln qui se met à siffler à l’arrière-plan. Il essaie de rester positif et de voir le positif absolument partout, quand Amelia est en pleine angoisse et spirale négative. Cela provoque quelques différends entre eux, et une dispute peu agréable. Amélia est insupportable sur ce coup-là, parce qu’elle aurait pu lui dire différemment.

Autant d’habitude, je n’ai aucun mal à la comprendre, autant sur ce coup-là, j’ai trouvé qu’elle s’énervait vite. On va dire que c’est la pandémie qui veut ça. Lincoln a la meilleure réaction à l’écouter malgré tout et à être là pour elle, alors on va dire que ça renforce le couple.

Amelia essaie ensuite d’avoir Lincoln qui lui parle aussi de ses sentiments, mais ce n’est pas son fonctionnement à lui, qui a juste envie de jouer de la guitare. J’aime cette dynamique entre eux, et j’aime le personnage de Linc qui a le droit de fonctionner comme il fonctionne, mais il n’empêche qu’il finit tout de même par parler un peu trop.

Je trouve que la série s’en tire bien à nous montrer les relations pendant la pandémie, finalement. Ces scènes d’engueulades brèves entre Amelia et Lincoln les font évoluer… C’est un peu tard pour nous qui avons déjà vécu pas mal de conséquences de la pandémie, mais ça donne toujours des idées de comment surmonter certains problèmes, j’imagine. Plus sérieusement, ça marchait bien. J’ai eu plus de mal avec Winston et Maggie qui, finalement, se retrouvent à parler et regarder un film ensemble en visio, comme si de rien n’était.

C’était un peu expéditif. Après, côté expéditif, on a tout de même Tom qui a le coronavirus et qui n’ouvre pas la porte à Teddy s’inquiétant encore pour lui, alors que franchement… Non. Ah oui, pour en revenir à Tom, il veut refaire tests Covid sur test, assurant qu’il va très bien. C’est Helm qui lui amène. C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’Helm l’a eu aussi, le covid (je continuerais à dire « le », ne cherchez pas ; ça me déprime de me dire que la vf dira probablement « la ») mais qu’elle s’en est tirée bien mieux que Meredith. J’ai bien aimé la voir sympathiser avec Tom, surtout que ça se fait autour d’un jeu vidéo de pandémie zombie.

J’ai bien ri d’imaginer Tom sur les jeux vidéos – c’était moins choquant concernant Helm. Quand elle finit par découvrir que Tom a une vision très négative de la pandémie, Helm décide de prévenir Teddy, et c’est pour cela que Teddy laisse de côté ses recherches anti-covid (c’était crédible et bien écrit) pour tenter de s’occuper de Tom, finalement bien malade. Je n’aime pas cette relation, il faut qu’ils arrêtent de persister. A la rigueur avec Helm, ça fonctionne bien comme duo, j’espère qu’on continuera dans cette direction la semaine prochaine – parce que la diffusion américaine va continuer jusqu’à l’épisode 6 avant de ne revenir ensuite qu’en mars. L’hiver sera long.

> Saison 17

Station 19 – S04E03

Épisode 3 – We Are Family – 17/20
Non, il n’y a pas d’erreur dans la note. J’ai commencé l’épisode en mode « allez, une minute à la fois » et j’ai finalement beaucoup accroché aux deux intrigues proposées cette semaine, qui sont meilleures que les précédentes. Bien sûr, la conclusion de l’épisode est très « Shonda-esque », mais je ne m’attendais pas à autre chose. En attendant, j’étais captivé par le cas de la semaine, ce qui est loin d’être le cas d’habitude, et par le fil rouge. Quant aux évolutions de personnages, elles vont dans le bon sens cette semaine. Bref, c’était une bonne surprise cet épisode !

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Spoilers

And today that’s one minute at a time.

Carina s’installe donc avec Maia, et c’est une superbe idée de la part des scénaristes. Grâce à Carina, Maia va peut-être devenir plus tolérable grâce à ça… ou pas : elle ne supporte pas de voir Carina s’immiscer dans sa vie et lui préparer un vrai petit-déjeuner et être beaucoup trop mignonne à s’occuper d’elle. Aaaaaah. Je ne la supporte vraiment plus, elle !

J’avais déjà oublié le coronavirus les amis ! Jack débarque donc avec un masque, et je ne m’y attendais pas. Il rend toujours service à Inara, et le masque n’empêche pas de voir les sourires niais. Jack passe ensuite le reste de l’épisode a assuré à Miller qu’il ne s’agit que de son amie, rien de plus, mais personne ne peut être convaincu de ce qu’il dit, et certainement pas Miller qui finit par lui faire prendre conscience de ce qu’il se passe.

A la caserne, le petit-déjeuner est déprimant : Warren refuse que les pompiers se fassent de la nourriture collective, parce que ce n’est pas assez sécurisant avec le coronavirus… Si c’est plutôt logique et que ça pouvait apporter de l’humour, Miller est rapidement devenu insupportable à dire qu’il avait faim.

En intervention, Travis tombe sur Miss Rainbow Prout, dont il est un très grand fan. Je ne sais pas si c’est une vraie célébrité ou si c’est fictif, mais ça avait pour vocation d’apporter de l’humour, du vrai cette fois… même si ça se termine encore avec Miller dragué par Rainbow Trout, puis par l’ensemble de son groupe de musique, qui est génialissime, je dois dire. J’ai bien aimé ces personnages et la menace du feu à venir à cause d’un champ électrique.

Vic et Travis fouillent le reste de l’immeuble en parlant de problèmes perso, sinon ce ne serait pas drôle : on a droit donc à Travis prenant conscience qu’Emmett était finalement un alter-égo de son père. Charmant, il a couché avec son père, selon lui. Allez, pourquoi pas.

J’ai bien aimé l’intervention honnêtement, avec un feu qui met du temps à se déclarer, mais le fait à cause d’un xanax qui n’aurait pas dû être pris. Les drag queens, c’est une intrigue qui fonctionnait bien pour avoir du drama, surtout que ça n’a jamais paru être trop exagéré et que le but était de casser quelque cliché : une drag queen est donc pompier volontaire et en sauve une autre, avant d’annoncer à Travis qu’il a besoin de queendom lui aussi – à savoir de traîner avec davantage de personnes de la communauté LGBT+, parce que les pompiers, ça va cinq minutes. Je me demande où ils vont avec cette intrigue. Et accessoirement, Miller voit son genou éclaté lors d’une explosion, j’espère qu’il n’aura pas trop de conséquences négatives par la suite.

Pour en revenir à la caserne, Weber rencontre pour la première fois Robert en vrai. Avec la distanciation sociale, Weber paraît encore plus petit qu’avant. Pourquoi sont-ils à la caserne ? Parce qu’il va être temps pour Robert d’être jugé pour toutes ses actions de la saison 3. Bizarrement, la commission disciplinaire est une intrigue plutôt sympathique pour cet épisode.

Oh, bien sûr, Andy et Robert nous la jouent Roméo et Juliette, mais en moins intéressant. Richard pousse Robert à lui parler, mais tout ce qu’il veut faire, c’est embrasser Andy. Au secours. Toujours insupportable, Andy essaie d’influencer aussi vite que possible le témoignage de Ben. Ses arguments sont tellement nazes ! Elle lui dit quand même que Miranda et lui sont géniaux et toujours parfaitement moraux dans toutes leurs décisions… Mais qui a oublié les délires de Warren quand il est devenu chirurgien et qu’il aimait couper tout le monde, à commencer par les femmes enceintes ? Cela ne fonctionne pas, puisque Ben a bien envie de dire la vérité.

Andy décide donc de demander à Maya d’intervenir, mais ça aussi c’est un échec, parce que Maya préfère respecter sa promesse à Sullivan. Andy n’arrive pas à se concentrer sur autre chose pendant toute la journée, mais Maya ramène tout ça à elle comme toujours : elle lui parle ainsi de son stress de la monogamie en pleine pandémie, alors que c’est contraire à tout ce qu’elle est habituellement.

Bien sûr, avec Robert qui a sa commission disciplinaire, Emmett redébarque à la caserne pour témoigner et… il croise inévitablement Travis. Ce n’était pas exceptionnel, évidemment, mais l’intrigue de la commission apportait du bon. En effet, il est rapidement question de Ben apprenant la nouvelle de l’addiction de Sullivan. Lui n’est pas un bleu, et il n’est pas de raison de n’avoir pas dénoncé Sullivan plus rapidement que ce qu’il a fait. Mouahaha !

Emmett est très inconfortable de devoir balancer comme ça, et ça m’a redonné de la sympathie pour le personnage. Comme quoi, tout peut arriver ! J’en ai aussi eu pour le personnage de Richard parlant de l’addiction de la meilleure des manières… mais pas du tout pour le père d’Emmett. J’espérais qu’on en soit débarrassé définitivement, moi.

Sans surprise, il ment comme un arracheur de dents, puis détruit sympathiquement tout espoir de survie de la carrière de Sullivan en l’accusant de la mort de Pruitt ou d’avoir fait pression sur son fils homosexuel, qu’il out au passage, parce que pourquoi pas. Mais quel bâtard.

Dixon a démissionné, mais c’est à peu près tout : il n’a aucune sanction disciplinaire retenue contre lui, et il a même retrouvé un job haut placé dans la hiérarchie municipale de Seattle. BEN VOYONS. Il conseille alors à Warren d’accepter que Sullivan va devoir tomber et qu’il ferait mieux de s’y faire s’il ne veut pas que ce soit toute la caserne qui parte avec lui. PFF. Ben a encore plus de mal à s’y faire qu’il se sent épié par la photo de Pruitt. Lol.

Ben témoigne donc à son tour, et il cherche à détourner l’attention autant que possible de son camion de chirurgien… mais c’est un échec. La commission considère qu’il est trop risqué de garder un tel camion dans une caserne de pompiers, parce qu’il n’y a pas de garantie de détournement de médicaments comme Sullivan l’a fait. Ah ben tout ça pour ça, le camion de Ben n’est plus censé exister. C’est con.

Toute la caserne décide alors de venir supporter Robert lors de ses trois minutes. Oui, il n’a que trois minutes pour se défendre, même si tous les témoins l’ont déjà bien fait à rappeler que l’addiction est une maladie, et en ce qui le concerne, une maladie professionnelle. Le capitaine Maya Bishop décide donc de faire de l’insubordination en débarquant sans convocation.

Dans n’importe quel monde, ce serait une action qui porte plus préjudice qu’autre chose à Robert, mais nous sommes dans une série de Shonda Rhimes. Tout ira bien. Ils prennent donc tous la décision de venir supporter leur ancien chef en insistant bien sur le fait que son addiction découle de sa blessure professionnelle. L’avantage ? Tout ça nous a détourné de l’intrigue familiale d’Andy et l’épisode s’est concentré sur des intrigues que j’aimais beaucoup. Le message que l’addiction est une maladie passe bien avec cet épisode, et j’ai trouvé intéressante la tirade de Ben sur les coûts et la non prise en charge par les assurances des centres de désintox. Combien de fois dans les séries les personnages y finissent-ils pourtant, indépendamment des finances ?

Il manque toutefois Miller à l’appel, parce qu’il est blessé désormais, mais bon, il reste occupé à faire en sorte que la cuisine de la caserne reprenne ses droits. Ils sont une famille, ils peuvent bien partager le repas, non ? Ben en fait, on s’en fout. Un peu comme Dixon qui intègre la police maintenant que Ryan n’est plus là… mais en même temps, j’imagine que s’ils en font tout un pataquès, c’est qu’ils ont une idée derrière la tête.

Dans tout ça, Travis prend finalement la décision de rattraper Emmett pour s’excuser et lui demander d’être son ami. Ben oui, il a besoin de queendom et d’amis gays. Hmm. On verra si la série foire cette amitié ou pas, mais sachant qu’ils ont couché avant, j’ai déjà du mal à y croire. L’avantage, c’est que les scénaristes s’arrangent pour nous réconcilier enfin Andy et Maya. Andy reconnaît tous ses torts, Maya lui demande de réaménager, et nous y voilà.

Contre toute attente, la commission a décidé de garder Sullivan comme pompier. Il doit réintégrer une caserne en tant que bleu, et bien sûr, Maya l’accepte immédiatement dans sa caserne. Ah ben super. Sacré power move pour elle, mais tant mieux, qu’elle en profite, j’ai hâte d’avoir la tronche de Carina quand elle apprendra qu’elle doit cohabiter avec Andy aussi !

Vivement la semaine prochaine, parce que oui, la série poursuit sa diffusion jusqu’au 17 décembre apparemment, c’est une bonne nouvelle, puisqu’il faudra ensuite attendre mars pour avoir la suite.

> Saison 4

Riverdale – S03E07

Épisode 7 – The Man in Black – 11/20
La série tente d’utiliser une structure qui m’a donné l’impression d’être devant un mauvais épisode de The Walking Dead alors que le lien entre les intrigues de cet épisode ne m’a pas du tout passionné. C’était long et les trois histoires proposées ne tiennent pas debout. On en arrive au stade où la série n’arrive même plus trop à être cohérente au sein du même épisode, avec des personnages qui changent d’avis sans explication. De toute manière, les personnages n’ont aucune espèce de logique, alors…

> Saison 3


Spoilers

There’s something about this place that just makes me feel at home.

Au secours, Jug nous fait la voix off en parlant de lui à la troisième personne. Quelle angoisse !

Jug & Archie – Les deux adolescents gardent le contact avec Riverdale en téléphonant à Betty. Ils essaient toujours d’échapper à Hiram, mais continuent d’être en contact avec Riverdale ? Cela ne me semble pas être une bonne idée. Ils finissent par trouver refuge dans une ferme qui ressemble fort à celle de Smallville.

C’est ridicule. Pardon, je donne la conclusion avant d’expliquer, mais ils sont pris en joug par une gamine avec un fusil lorsqu’ils arrivent à la ferme, quoi. Ils disent que cela fait une semaine qu’ils marchent, ce qui permet de nous situer un peu dans le temps. Laurie Lake et Gracie finissent par les accueillir. Mouais. Laurie est la grande sœur de la gamine.

Les deux accueillent des inconnus dans la ferme, mais c’est parce qu’elles n’ont pas vu d’hommes depuis un moment, comme on l’apprendra après, alors « Cal et Biff » sont les bienvenues pour passer la nuit. Comme il dormait dans la grange avec Jug, il ne retirait pas son t-shirt et je me disais que c’était foutu pour mon pari… mais c’était sans compter sur Laurie Lake lui donnant du travail : il est chargé de bouger de la paille ; et ça, il le fait sans t-shirt bien sûr.

Cela frustre Jug qui n’a pas ses abdos et qui voulait reprendre la route au plus vite. Comme il ne peut finalement pas le faire, Jug se balade donc dans une ville quasi-déserte, avec un faux raccord sur un chat et une vieille femme qui l’observe sans rien dire. Jug lui pose des questions pour la débloquer, surtout qu’il en a : en ville, il voit des symboles qui ressemblent aux runes de G&G… sans pour autant que ça ne fasse sens.

Il finit par tomber sur des enfants – des filles – en train de jouer au jeu. Il comprend rapidement qu’Hiram possède toute la ville. En effet, il a recruté tous les hommes pour construire une prison, qui sert également de planque à un trafic de drogue. Non mais… Dans quel pays sont-ils censés vivre ? On doit vraiment croire tout ça ?

De son côté, Archie est de nouveau torse nu pour se faire raser la barbe naissance par Laurie. Euh ? Qui fait ça ? Bon, cela dit, Laurie se jette sur lui et l’embrasse. Ah ben, il oublie vite Veronica, dis donc ! Il profite du baiser avant d’expliquer à Laurie que, finalement, il a quand même une copine qui l’attend à la maison alors merci non merci.

Il lui raconte alors toute la vérité, sur Veronica, Hiram Lodge et lui-même, Archie Andrews. Pff. Quelle galère cette série ! Laurie l’abandonne quelques instants, ce qui nous permet de changer de scène quand on retrouve Archie quelques minutes plus tard en train de remettre son t-shirt. Il est quand même torse nu ehe !

Bon, en revanche, il n’est pas super malin : il se fait assommer sans sommation assez rapidement, parce que Laurie est une alliée d’Hiram. Ben voyons. Jug peut observer l’arrivée d’Hiram et libérer Archie, lui intimant l’ordre de s’enfuir. Sans surprise, Archie n’a pas du tout envie de partir. Il préfère attendre Hiram et l’attaquer, bien sûr.

Non, mais sérieusement… Il est ridicule ! Il prend une paire de cisailles pour s’attaquer à Hiram alors qu’il est entouré de nanas avec des fusils. Puis d’abord, que fait Hiram ? Il prend le café ? Il croit vraiment que c’est le moment ? En tout cas, Laurie espère récupérer son père et son frère grâce à la livraison d’Archie.

Jug parvient à raisonner Archie à temps, en lui demandant si Veronica serait prête à le pardonner un jour s’il tuait son père. C’est efficace pour qu’Archie se remette en chemin, pour aller voir la mère de Jug. Bon, OK.

Veronica – De son côté, Veronica prend la décision de quitter l’hôtel parental. Il serait temps. Elle se comporte tellement comme une adulte qu’on n’a plus l’impression qu’elle est une ado depuis bien longtemps. La raison de son départ ? Minetta a disparu au moment où elle a trouvé de quoi le faire tomber.

Et elle est bien déçue de sa mère qui reste toujours fidèle à son père malgré toutes les conneries qu’il fait. Ses parents ne la retiennent pas du tout, parce que ça se saurait si les adultes avaient la moindre autorité. Veronica prend alors la décision d’aller vivre… dans son speakeasy. Ben voyons. Elle s’ennuie rapidement dans sa vie de serveuse et gérante de speakeasy sans alcool.

Grâce à une idée de Reggie qui lui propose de donner un peu plus de vie au tout, elle recontacte Elio de manière à transformer son bar en casino, mais juste pour une nuit. Il paraît que c’est censé être rentable… mais la famille d’Elio est pleine de criminels, alors Hiram n’apprécie pas trop d’apprendre la nouvelle. Il débarque ainsi chez Pop’s pour raconter à Veronica qu’elle est en train de faire de la merde.

Si seulement ça pouvait suffire à calmer Veronica ! Ce n’est pas le cas et elle dégage bien vite son père des lieux, parce que bon, merci, non merci.

Le soir, le speakeasy est plein et elle gère son casino à merveille. Il est plein d’adultes, franchement, pas un instant il n’est crédible qu’ils soient tous adolescents. Elio passe la soirée à gagner au casino, ce qui n’arrange pas trop Veronica, ni Reggie. Ce dernier s’inquiète et demande à Veronica d’agir, ce qu’elle fait sur une partie de Black Jack… qu’elle gagne super rapidement.

Le jeu est évidemment truqué, et c’est sans surprise qu’elle le révèle à Reggie en lui expliquant que son père l’a prévenue à temps du plan d’Elio de la ruiner. Elle a donc fait une partie en une manche, sans revanche possible, pour gagner un maximum d’argent. C’est efficace, mais ça ne plaît pas beaucoup à Pop’s. Tu m’étonnes ! Il lui demande de faire attention à ne pas finir comme son père… et révèle également que Minetta est mort. Peut-être. Il est décapité et sans main alors… difficile d’être certain !

Betty – Je m’en serais bien passé, mais bien sûr, la série nous ramène enfin Betty dans cet épisode. Comme ça, on a tout le quatuor, c’est top. Bon, Betty est donc internée et ce n’est pas bien passionnant. Là-bas, on lui fournit du Fizzle Rock, qui est donc la drogue de la ville du début d’épisode.

Betty n’a pas trop envie de se droguer et cache ça discrètement en le jetant dans la poubelle de sa chambre. Vraiment, quelle discrétion.

En plus, elle se retrouve avec Ethel en camarade de chambre. C’est… j ene dirais pas le mot ridicule, il serait trop gentil à ce stade. Ethel est complètement cinglée, amoureuse du roi Gargouille à qui elle a parlé et dont elle a visité la chambre. Elle surveille Betty, mais accepte de garder son secret malgré tout. Non, vraiment, la série va trop loin, même les personnages ne sont plus cohérents à ce stade.

On nous propose tout de même d’accrocher à cette histoire de Betty qui se la joue détective et semble se persuader d’être une enquêtrice hors pair là de son plein gré. Ce n’est pas exactement le cas, mais bon, elle espère bien s’approcher assez pour en savoir plus sur ce fameux Roi Gargouille dont on entend parler depuis quelques épisodes.

Betty fait semblant de chercher des informations médicales quand Ethel la surprend, mais elle ment mal. Aussi, je tiens à dire que je veux récupérer Jug comme narrateur, car Betty, c’est encore pire. Elle a une voix off pas du tout crédible. Quant à Ethel… Pfiou. La voilà persuadée qu’elle pourra finir en couple avec Jug. Alors. NON. Qu’est-ce qu’elle lui trouve en plus ?

Toute contente d’avoir pu l’embrasser, Ethel nargue Betty à plusieurs reprises dans l’épisode, ce qui donne à celle-ci l’idée de provoquer une dispute avec elle. Ainsi, Betty continue son jeu d’actrice de merde, pour faire croire qu’elle a une attaque comme plus tôt dans la saison. Son but ? S’infiltrer dans l’infirmerie bien sûr. Là, elle espère trouver plus d’informations sur le roi Gargouille… mais elle regarde surtout son dossier médical. Grâce à ça, elle comprend qu’Hiram se sert des patients de l’institut comme de rats de laboratoire pour sa drogue, qu’il fait donc produire par des villageois forcés de l’aider. Mouais. C’est une intrigue comme une autre, ma foi.

Hiram ? Elle l’a vue plus tôt débarquer à l’Institut – il était le lien entre les trois segments de l’épisode, super – et l’a identifié comme un généreux donateur anonyme, l’homme en noir du titre de l’épisode. Je croyais qu’Hiram était connu ? Et puis, flemme, quoi, l’institut est livré par Claudius Blossom, il ne manquait plus que ça.

Forte de tant d’informations, Betty tente alors de s’échapper comme Veronica le lui avait expliqué apparemment… sauf que l’évasion à la Toni n’est plus possible. La porte par laquelle les filles s’étaient enfuies en saison 2 est désormais pleine de briques, et Betty est faite prisonnière par Ethel et le personnel « médical » de cet institut, dont on ne sait toujours rien, ma foi, à part qu’il revient chaque année pour servir l’intrigue chaque fois plus perchée.

Pour cette saison 3, Betty est forcée de manger de la drogue avant d’être emmenée au Roi Gargouille qu’elle voulait de toute manière voir quelques minutes plus tôt avant de chercher à s’enfuir. Oui, elle change pas mal d’avis dans cet épisode, c’est dur de la suivre, une vraie girouette. En tout cas, elle finit par le voir le Roi Gargouille : le lendemain, elle passe un test avec une bonne sœur qui est ravie de l’entendre parler de mort et de trucs bien glauques comme la Cagoule Noire. Le but des scénaristes est ici de nous faire comprendre que ça y est, Betty est lobotomisée. Si rapidement ? Nope, vraiment, c’est foiré comme intrigue.

Compteur d’Archie à poil : +3, même s’il n’était même pas là pour tout l’épisode.

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Riverdale – S03E06

Épisode 6 – Manhunter – 14/20
Tout ça se laisse bingewatcher tout seul, je dois dire, et j’ai presque envie d’enchaîner avec l’épisode suivant tellement je me marre bien. Cela dit, cet épisode était un peu moins marrant à suivre, parce que moins perché dans les décisions des personnages et dans les répliques. Enfin, ça, c’est sans compter les cliffhangers et les retournements de situation illogiques auxquels on assiste. L’avantage, c’est qu’on est tellement habitué à force que je n’y prête plus tellement attention.

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Spoilers

Someone is this room is a murderer.

Est-ce que l’épisode commence directement par les abdos d’Archie ? Non, vraiment, cette saison, c’est trop. Il est blessé, donc il va passer sa saison à poil, c’est sûr. Jug revient bien vite le voir et lui annonce, ainsi qu’à Betty, qu’il a vu le roi Gargouille avec tout un gang de gargouilles. Tout ça promet, franchement.

Betty rentre enfin chez elle le lendemain et est confrontée par Alice qui ne semble pas s’inquiéter plus que ça. Elle se laisse même interroger par Betty qui découvre la mort du directeur de la prison plutôt que de l’engueuler une fois pour toute. C’est si ridicule.

Au lycée, la police interroge chaque élève de la classe d’Archie, histoire de connaître les alibis de tout le monde. Reggie était rigolo, mais Josie n’a aucun sens de la discrétion, très franchement. C’est ridicule tout ça, mais j’ai bien ri, une fois de plus, et je suis pour ça après tout. Josie fait alors une petite crise, à la Betty ou Ethel. Allez comprendre. J’arrête d’essayer de chercher la logique, personnellement, parce que la série n’a pas de sens, donc pourquoi tenter d’en avoir ? Genre, le directeur de la prison se révèle être l’instructeur des réservistes du Midnight Club, par exemple, et c’est censé être une big révélation pour Betty, parce que ça signifie que les parents de Riverdale mentent. SANS BLAGUE ! Elle a déjà oublié son père, ou ?

Bon, elle se sert en tout cas du speakeasy de Veronica, qu’on finit par oublier, pour réunir tous les parents de la série, en envoyant des invitations signées « roi gargouilles ». Bon ben voila, le speak easy pour ados est rejoint par tous les adultes, ça a tenu longtemps tout ça. Tous les adultes se retournent forcément contre Alice, comprenant qu’elle a parlé…

Cela dit, tout ça finit par mener à des avancées dans l’intrigue. FP révèle ainsi qu’il a halluciné lui aussi la gargouille. C’est embêtant. La série s’amuse aussi à réunir les parents de Veronica devant le portrait de leur fille. Sans trop de surprise, Hermione veut révéler la vérité elle aussi, mais elle le fait en accusant sans preuve Pénélope. Cette dernière accuse Darryl, l’autre game master du jeu. Selon elle, il était amoureux d’elle et c’est pour qu’ils fassent l’ascension ensemble qu’il avait rempli de poison les calices.

Mouais. Je ne la crois pas une seconde, surtout qu’elle accuse un type qui n’est pas dans la pièce. Forcément, il s’est suicidé – et même pas avec du poison, le lâche. Tout ça jette un froid. Darryl ? C’est le père de Dilton, alors ça tombe bien.

Si la chasse à l’homme pour Archie est marrante à voir, c’est encore plus drôle de voir Jug en organiser une pour retrouver Joaquin. Enfin, il essaie, mais il se fait finalement menotter par FP qui vient d’apprendre que son fils jouait toujours à ce jeu mortel, et ça c’est pas possible pour lui. Jug finit donc attaché à son frigo, et c’était l’un des meilleurs moments de l’épisode. Betty finit par le retrouver et le libérer avec une pince à cheveux. Ca paraît si simple à faire !

Libéré, Jug se rend dans les bois où Joaquin a été retrouvé. Après une longue scène où on apprend que la rune sur Archie signifie « sacrifice » et indique sa mort imminente, Joaquin finit par déclarer qu’un homme en costume noir est celui qui dirige tout le jeu. Jug en arrive donc à la conclusion qu’il s’agit d’Hiram.

Je ne suis pas sûr d’avoir le lien, honnêtement, mais confronter Hiram est parfaitement con dans tous les cas. C’est donc ce que fait Jug sans hésiter, indiquant clairement à son ennemi qu’il fouille son passé. Ce n’est pas exceptionnel… et le lendemain, il trouve donc le corps de Joaquin sur sa propriété. Oh, bah c’est triste ! Joaquin, avec sa nouvelle cicatrice « sacrifice » sur le front ne manquera pas vraiment, mais bon, c’est un personnage qu’on connaissait un peu tout de même.

Une autre scène nous ramène dans le bunker où Veronica et Archie couchent ensemble, loin de tous les problèmes et sans se soucier que ce lit a servi juste avant à Jug et Betty ou juste que n’importe quel autre ado peut y venir. Il est rapidement question de ce qu’il se passe durant la saison toutefois, avec Archie qui cherche encore de prouver qu’il est innocent.

Il est prêt à fuir et tout faire par lui-même, mais Veronica l’en empêche. Elle fait bien ! En effet, lorsque Kevin rend visite à Archie – qui met un t-shirt pour l’occasion – il se rend compte que sa blessure est infectée. Il l’emmène donc auprès du médecin de la morgue, contact de Betty, qui se fait payer pour le soigner.

Ensuite ? Ben, il l’accompagne dans sa quête de rédemption, bien sûr. Veronica n’est pas heureuse de voir que Kevin n’a pas tenu son rôle, mais ça n’arrête pas les deux adolescents de continuer leur petite balade en forêt. J’avoue que j’ai du mal à voir ce qu’ils ont en tête, surtout que Veronica enquête toujours de son côté pour rétablir la vérité sur Archie, de manière beaucoup plus efficace.

Elle fouille donc les affaires du bureau de sa mère et trouve dans son ordinateur un fichier avec la fameuse rune gravée aussi sur Archie. Dedans, il y a une vidéo qui prouve la coercition pour faire tomber Archie, ce qui suffit à l’innocenter, largement. Reste à l’envoyer par mail à l’avocate. La connexion est super lente, évidemment. Même moi, sans wifi, j’arrive à charger mes pièces jointes plus vite que ça, mais OK, admettons. Elle se fait arrêter pour être entrée sans autorisation dans le bureau de la maire par contre.

Elle demande bien sûr à parler à un avocat et… elle appelle chez Archie, allons bon. Elle tient Fred au courant de tout ce qu’il se passe, puis lui demande d’appeler la mère de Josie. Soit. Elle est toute heureuse en tout cas, parce qu’elle est vite libérée de prison, avec sa preuve de l’innocence d’Archie… et de la culpabilité de Minetta qui a payé des témoins contre Archie.

De son côté, Betty continue son enquête sur les adultes de la série, et ça la ramène à la morgue où elle apprend que le père de Dilton ne s’est pas suicidé. Elle interroge le père de Kevin pour savoir ce qu’il s’est passé, soupçonne Pénélope d’avoir empoissonné le père de Dilton, puis est ramenée une fois de plus vers sa mère. Le problème, c’est qu’elles sont attaquées par le roi gargouille et sont obligées de se réfugier dans la chambre de Betty.

Ben voyons. Elles sont rejointes là par FP qui passait par là, comme par hasard. Gros mouais. Tout ça pousse Alice dans ses retranchements. Elle prend donc la décision de retourner à la Ferme, et comme elle sait que Betty refusera de la suivre, elle suit le conseil d’Edgar et la fait enfermer. Oh, c’est un cliffhanger que je n’ai pas vu venir, parce que ça fait trois épisodes que plus personne nenous parle d’Edgar. Admettons.

Archie et Kevin ? Leur enquête est efficace, parce qu’ils trouvent rapidement une planque de G&G. Dis donc, ça en fait des choses à jouer pour Kevin dans cet épisode. Il a eu plus de scènes que dans toute une saison habituelle, non ? Dans cette planque, ils retrouvent des joueurs de G&G tués par Minetta, le shérif, mais aussi un blessé qui vit encore. C’en est trop pour Archie qui n’est pas sûr de vouloir rester à Riverdale après tout ça.

Ils emmènent le blessé à l’hôpital où Archie laisse finalement Kevin, sans savoir qu’il est innocenté, mais aussi une lettre pour son père. Il a pris la décision de quitter la ville et il le fait sans un vrai au revoir à Veronica. Oh, il l’appelle, d’accord, mais un coup de fil ce n’est pas exceptionnel pour ce couple. En plus, faut voir la coupe de cheveux qu’il se tape sous la flotte, sérieux ! C’est d’ailleurs pour ça que j’ai choisi cette photo pour l’article, hein. Il préfère quitter Riverdale en compagnie de Jug. Soit.

Je me demande si c’est une mi-saison vu le nombre de cliffhanger. Le plus drôle reste celui de Betty, internée dans une salle où tout le monde fait des dessins du roi Gargouille. On lui assure qu’elle sera en sécurité cela dit, pas de quoi flipper. Lol.

Compteur d’Archie à poil : +2 (et un demi ventre aussi quand il voit le médecin, mais ça ne compte pas à ce stade, vu la saison)

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