The Outpost – S03E09

Épisode 9 – She is Not a God – 17/20
Définitivement, cette saison a su ajouter les éléments qu’il manquait vraiment jusqu’ici pour avoir un équilibre assez savoureux. Sans jamais s’être prise au sérieux, la série tentait parfois trop de vouloir nous convaincre qu’elle avait de bonnes idées. Elle n’essaie plus de le faire, accentue l’humour et propose des situations bien plus savoureuses cette année. Désormais, quand je ris, c’est parce que les situations sont volontairement drôles, pas aux dépends de la série. Et ça, ça change tout.

> Saison 3


Spoilers

A few hundred men ? That’s not worth losing you.

Malgré un joli logo de la CW pour célébrer les vacances, je ne pense pas que la série m’aidera beaucoup à trouver des points du Bingo Séries de Noël, mais ça ne m’empêche pas de regarder cet épisode avec plaisir. En plus, il doit bien y avoir des barreaux aux fenêtres. Je croise les doigts.

L’épisode commence par une scène sympathique où tout le casting ou presque est réuni pour boire un verre et célébrer la victoire de l’épisode précédent. C’est vrai qu’on a bien avancé dans l’intrigue, et c’est plaisant. Toutefois, les festivités sont interrompues par l’arrivée de la femme de Tobin, cela dit, et la bitch se fait un grand plaisir de le faire savoir à Gwynn, évidemment. Celle-ci est dévastée et perd toute confiance en Tobin, à qui elle décide de tourner le dos pour mieux le congédier. Elle le remercie pour son sacrifice et le remet à sa place de Lord, et hop. Ah ben génial.

Au moins, elle a beau pleurer, elle s’est rachetée rapidement une jeunesse sans le Kinj pour la bouffer. Elle a aussi récupéré le pouvoir, désormais, et elle en profite directement en salle du trône le lendemain, entouré de ses nouveaux conseillers, Zed et Janzo, pour faire le jugement des prisonniers de guerre de l’épisode précédent – ceux qui suivaient aveuglément Un. Sans trop de surprise, Zed est pour les voir mourir, et Wren aussi, puisque les Blackblood ont été réduits en esclavage et forcés de s’entretuer un moment.

Le plan de Gwynn est autre. Elle présente Deux à ces prisonniers, histoire qu’il soit un peu plus clair pour eux qu’elle est désormais la seule monarque qu’il reste dans le royaume. Un est mort, tué par Talon, Deux est une prisonnière ridicule, et Trois s’est barré. Une fois que c’est fait, Gwynn décide de sauver les hommes face à elle, ce qui énerve Zed qui le manifeste furieusement (et Wren qui reste silencieuse). Il reste malgré tout un simple conseiller, et Garrett soutient évidemment Gwynn. Les hommes ? Ils reconnaissent Gwynn en tant que reine, parce qu’ils préfèrent vivre que se faire tuer bêtement. Soit, mais je ne suis pas sûr que ce soit si simple.

Deux est donc prisonnière, mais ça ne lui plaît pas du tout. Forcément, ce n’est pas exactement le marché qu’elle avait passé avant de sauver la vie de Gwynn. Elle s’en plaint à Garrett, qui refuse de la traiter mieux que ce qu’il est en train de faire. Il la déteste, elle est sa prisonnière, évidemment qu’il la balance dans sa cellule – j’ai eu espoir d’une fenêtre à barreau, mais on ne voit rien, évidemment.

Talon cherche tout de même à parler à Deux, parce que dans l’épisode de la semaine dernière, Deux a déclaré que les humains étaient responsables de ce qu’il se passait avec Yavalla. Selon elle, nos héros étaient allés chercher le Kinj dans le Plan des Cendres, et c’était con de leur part. Ce n’est pas ce qu’il s’est passé toutefois et ça éveille les suspicions de Talon qui soupçonnait déjà l’existence d’un septième Kinj. Les Trois, Zed, Talon et Yavalla, ça fait six… Sauf qu’ils ont un schéma qui en montre ça.

Deux finit par dévoiler, sous la torture (enfin, ce fut rapide), qu’il existe bien un septième Kinj, caché dans le plan des cendres : un Kinj noir, meurtrier. La personne qui aurait le Kinj noir serait capable de tuer tous ceux qui toucheraient son hôte. Bien sûr, elle demande à Talon de ne pas aller à la recherche de ce Kinj… mais il va sans dire que dans une série comme ça, ça signifie simplement qu’on offre une nouvelle quête à Talon. Bien sûr qu’elle ira à la recherche du Kinj noir !

Juste après tout ça, les hommes que Gwynn a fait libérer puisqu’ils avaient reconnu son autorité débarquent pour libérer leur ancienne déesse. Ah bien joué Gwynn, l’idée de les libérer, je veux bien, mais sans la moindre surveillance, c’est complètement con. Et dire que Garrett loue son intelligence en début d’épisode ! Deux en profite également pour tuer un des prisonniers qui n’avait rien demandé, afin de ressusciter un de ses hommes, mort pour la libérer.

Pendant ce temps, au laboratoire, Wren continue de regarder avec beaucoup trop d’intérêt les bocaux devant elle. Elle n’est pas convaincue à l’idée de la fête du début d’épisode, parce que pour elle, aucune solution n’a été trouvée. Certes. Elle est un peu chiante sur ce coup-là. Je la comprends : elle ne veut pas que sa mère soit tuée, même si c’est une connasse, et elle a peur qu’une fois la fête terminée, tout le monde revienne à ce plan de base. C’est vrai que s’enfuir avec Gwynn, ce n’était pas super logique par rapport au plan de base.

Wren reçoit ensuite la visite de Zed, mais j’avoue que j’étais tellement heureux de remarquer que les fenêtres du laboratoire étaient à barreaux pour le Bingo Séries que j’en ai oublié de suivre tout ce qu’il se passait. Dans l’ensemble, retenons que Wren veut sauver sa mère coûte que coûte et qu’elle envoie balader à raison Zed lorsqu’il vient la voir pour lui demander son aide… à tuer Yavalla, grosso modo.

Loin de tout ça, Gwynn et Talon prennent le temps de partager un thé, et ça fait du bien de retrouver les deux amies ensemble. J’aime beaucoup la manière dont elles rient ensemble des événements perchés de l’épisode précédent ; de même que toute cette scène devant la cheminée. Ca donne presque envie d’aller vivre dans ce château ! En revanche, je remarque que Talon ne dit rien du Kinj noir à Gwynn et que personne dans l’Outpost n’est capable de remarquer à temps que Deux est en train de s’échapper.

Lorsque Gwynn l’apprend, elle décide… de ne rien faire. Elle demande à Zed de n’envoyer aucun Lu-Qiri à la recherche de deux, ni aucun homme. C’est complètement con. Je comprends son calcul un peu flippant de savoir qu’il n’y a presque plus d’homme à l’Outpost, mais ça ne me paraît pas du tout un plan logique de laisser une telle ennemie s’échapper. Elle était une victoire importante, tout de même.

Il va de soi qu’après tout ça, Gwynn ne passe une bonne nuit. Elle n’est toutefois pas aidée par une suite de cauchemars et de visions, qui semblent bien être des extraits de ce que les autres Unifiés voyaient. Son cerveau fait donc quelques cauchemars de visions qu’elle aurait eu à cause du Kinj. Ouais… Normal, comme elle le dit à Janzo. Ah oui, parce que, bien sûr, elle donne rendez-vous à tous ses amis en pleine nuit. Garrett débarque donc à moitié nu, parce qu’il faut bien contenter les audiences, et Talon a un super look pour dormir. Ce n’est pas le cas pour Janzo qui est bien ridicule, mais la scène était très sympathique.

Assez vite, Tobin révèle qu’il a les mêmes visions que Gwynn et ensemble, tout notre groupe décide donc de retrouver Yavalla, qui serait cachée à proximité d’une montagne si l’on en croit les visions des deux ex-kinjés. Joli néologisme, non ? Talon et Zed refusent toutefois que Garrett et Tobin viennent avec eux à la recherche d’infectés. Allez, enfin une décision intelligente, il était temps ! Gwynn reconnaît que cela fait sens de ne pas risquer de voir deux de ses conseillers les plus proches être infectés et révéler tout ce qu’ils savent à Yavalla.

Pour mener à bien le plan, Talon et Zed demandent aussi à récupérer de quoi aveugler Yavalla et donc, possiblement, de quoi réussir à la tuer à Janzo. Ce dernier rentre alors au laboratoire où Wren s’est endormie sur une souris dépecée. Charmant. Ce qui dégoûte le plus Janzo ? Apparemment, les bruits de ronflement qu’elle fait en dormant. Soit. Il fait tout pour ne pas la réveiller, mais ce n’est pas efficace. Malgré tout, il la réveille, donc, mais après avoir emballé les gadgets nécessaires à Talon et Zed.

Wren part en vrille, et ça inquiète Janzo au plus haut point. Je peux comprendre. Elle ne dort plus, fait de la chimie cheloue en permanence et elle fait peur à voir. Il est forcé de lui apprendre après ça que Zed et Talon sont partis. Il ne voulait pas trop lui dire et il n’est pas sûr d’assumer, mais bon, ça calme Wren, c’est déjà ça.

Ils continuent plus sereinement de travailler ensemble, et ça permet à Janzo de goûter une carte – celle de la boîte qui leur a permis de trouver le nouveau kinj – qui n’a pas le goût qu’elle devrait avoir. Ah, les méthodes de Janzo. Rapidement, cela permet au couple de comprendre qu’ils ont affaire à un ingrédient disparu il y a des centenaires, et ils tiennent grâce à ça l’antidote anti-kinj qu’ils cherchaient tant. Mouais.

Le plus drôle reste de voir Wren embrasser Janzo alors qu’il vient de lui dire que c’était dégueulasse. En vérité, Wren m’a fait tellement rire dans cette scène, à essayer ensuite de justifier la possible mort d’un cobaye humain parce qu’il valait mieux faire le test sur un humain qu’un rat… Oui, ils n’ont que trois doses d’antidote puisque l’ingrédient a disparu. C’est con comme solution miracle.

Ils essaient aussitôt une dose sur un homme infecté jamais vu auparavant, mais comme par hasard prisonnier de l’Outpost. Une fois injecté, l’homme s’évanouit… et se réveille finalement en sursaut, ce qui fait hurler Janzo et Wren. Ils sont super heureux d’avoir trouvé un antidote… et aussitôt Wren veut partir à la recherche de Zed et Talon pour les empêcher de tuer sa mère. J’ai bien ri de la présence de cet homme et des figurants autour qui, très clairement, n’ont rien compris à leur rôle. On voit sur le visage qu’ils sont morts de rire des réactions de Wren et Janzo ! Je pardonne la série, moi aussi, j’étais mort de rire.

Comme il n’y a que trois doses et qu’ils viennent d’en utiliser une, Wren veut partir au plus vite pour empêcher la mort de sa mère. Il y a une chance pour que l’antidote fonctionne sur elle, en effet, et si la reine tombe, j’imagine que les abeilles suivent. Toutefois, Janzo refuse de laisser partir Wren seule, surtout qu’il n’est pas convaincu par son idée. Il décide donc d’aller chercher Munt et de partir avec elle. C’est un sacré trio avec lequel on se retrouve, là.

En parallèle, Tobin continue d’essayer de récupérer Gwynn, mais c’est trop tard pour ça, maintenant qu’il est marié. Cela le déprime complètement, et il finit bourré dans la taverne de l’Outpost. Ah ! Il devait arrêter de boire, non ? Sa femme en est dépitée et elle lui balance un seau de serpillère de Munt à la gueule. Ca ne peut pas lui faire de mal.

Ses cheveux restent impeccables, c’est fou ! Bon, Tobin est complètement alcoolisé, mais il a perdu la femme de sa vie et sa femme n’a même plus vraiment d’armée à lui offrir, alors je le comprends. Sa femme, elle, a plus de mal à voir les choses sous cet angle et lui hurle dessus. Génial, il ne manquait plus qu’une scène de ménage à la série, dis donc !

A s’énerver comme ça, sa femme finit tout de même par utiliser son kinj. Elle n’est pas encore au courant qu’elle l’a, je pense, mais je doute un peu. C’est à se demander si le kinj ne la manipule pas aussi – il aurait du coup choisi son hôte ? De toute manière, c’est un personnage qu’on veut voir mourir. Bref, qu’importe, Tobin a mal à la tête et a l’impression qu’on l’a frappé, mais il ne comprend pas encore le pouvoir qu’a sa femme.

Gwynn, elle, continue de travailler la géopolitique de son royaume avec Garrett. C’est gênant comme tout de les retrouver en duo dans une scène, parce qu’ils ont encore une alchimie de dingue. Désolé pour Tobin, et désolé pour Talon, mais ils ont plus d’alchimie ensemble qu’avec leur autre moitié de la série. C’est problématique, puisque ce n’est pas le choix des scénaristes. Enfin bon.

Le but est évidemment de les faire prendre conscience de la situation romantique dans laquelle ils sont. Ils sont interrompus par la nouvelle que Tobin et sa femme sont partis, avec le reste de leur armée. Janzo, Wren et Munt étant aussi sur le départ, Gwynn se demande sérieusement ce qu’il se passe et nous prouve qu’elle n’a pas une autorité naturelle très efficace tout de même.

Wren est convaincante dans son explication de l’état d’urgence dans lequel elle est pour sauver sa mère, et finalement Gwynn et Garrett ne trouvent aucun contre-argument. La reine n’essaie même pas de garder une des deux doses restantes à l’Outpost. Est-ce que Gwynn les laisse partir avec Munt ? Oui. Leur départ est pourtant tellement chaotique… Garrett pourrait les accompagner, à ce stade, mais non. C’est risqué d’envoyer la seule solution non léthale dans la gueule du loup, comme ça.

En dehors de l’Outpost, Zed et Talon sont coincés en forêt. Ils cherchent une montagne dans laquelle serait Yavalla, espérant que suivre des infectés suffise pour ça… mais les infectés qu’ils suivent s’arrêtent finalement pour prier. C’est l’occasion pour eux d’envisager les manières de tuer Yavalla. Si Wren savait ! Et ils n’arrêtent pas de prier, ce qui permet finit par mettre la puce à l’oreille coupée de Talon.

Elle comprend que Yavalla a des yeux partout et qu’elle est peut-être en train de les ralentir. C’est malin de sa part… mais si elle avait été assez maligne, elle aurait eu l’idée de prendre Wren avec elle, parce que c’est bien plus efficace pour retrouver Yavalla que de suivre ses infectés. Ouais, dans le village voisin de l’Outpost qu’on commence à connaître par cœur, Wren n’a aucun mal à parler avec sa mère, via un intermédiaire. Janzo intervient alors et parvient à convaincre Yavalla qu’il est une meilleure idée de faire en sorte que Wren vienne à elle… et ça fonctionne !

Janzo s’achète du courage, là, mais c’en est trop pour Munt. Il suit toujours malgré tout, flippé par tout ce qu’il se passe. Oh, la scène permet également de confirmer que Yavalla surveille bien Zed et Talon. Elle n’est pas discrète dans sa manière de le faire, d’ailleurs, utilisant un aigle pour cela. Talon et Zed n’ont aucun mal à se débarrasser des hommes qu’elle leur envoie pour la tuer, mais un aigle, c’est plus compliqué.

Quant au trio Wren, Janzo et Munt, ils nous servent de cliffhanger comique, avec tout un tas d’infectés qui leur font une haie d’honneur. J’ai plus de mal avec cette scène : Yavalla ne devrait avoir aucun mal à les infecter à leur tour à ce stade…

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The Mandalorian – S02E06

Épisode 6 – The Tragedy – 20/20
Allez, je ne boude pas mon plaisir face à cet épisode, et j’y mets la meilleure note parce que je ne vois pas trop ce que je pourrais attendre de plus de cette série. Dans cet épisode, j’ai eu droit à une guest que j’adore, une bonne construction de personnages, une intrigue qui ne perd pas de temps, une belle scène d’action et des moments… tragiques, comme l’indique le titre de l’épisode. Très chouette !

> Saison 2


Spoilers

You’re very special, kid.

J’avais promis de voir l’épisode hier, mais ce fut un échec… J’aurais pourtant pu : je viens de découvrir qu’il ne durait qu’une demi-heure. Si j’avais su, j’aurais réussi à le caser, mais je m’attendais plutôt à du 45 minutes, et un quart d’heure, ça fait beaucoup de différences, croyez-moi ! Bref, on nous promet cette semaine une tragédie (est-ce que tu m’entends eh oh), alors je me dis que je suis dans l’ambiance avec ma critique qui débarque en retard.

Dans l’épisode de cette semaine, on reprend par une scène qui commence à être une habitude : le Mandalorian sympathise avec Baby Y… Oh non, avec Grogu. Il faut se faire à ce nom. L’avantage, c’est que c’est plus court à écrire, donc la critique ira plus vite. Non ? Allez, elle n’ira pas plus vite si je mets tant de blabla à raconter une scène assez simple où le Mandalorian teste Grogu en le privant de sa balle métallique préférée.

Le but est pour Mando de vérifier si Grogu est capable de la faire venir à lui, et ça l’énerve de voir que oui, parce que ça confirme qu’il y a bien eu un entraînement pour notre petit alien vert et que Mando n’aura pas trop le choix que de l’emmener où il a promis de l’emmener, sur la pierre du temple Jedi de la planète près de laquelle ils sont justement.

J’ai eu espoir pour mon nouveau Bingo Séries quand le Mandalorian a assuré qu’il allait falloir voyager fenêtre ouverte vers le sommet… mais finalement, il s’est contenté de sauter de son vaisseau. Au moins, ça nous change des scènes d’atterrissage habituelles ! Ils arrivent en tout cas au sommet de la montagne où se dresse un « temple Jedi ». Cela ressemble fort à des dolmens terriens, tout de même. D’ailleurs, comme sur Terre, Mando n’a aucune idée de ce à quoi servent ces dolmens, et nous non plus. On regarde donc Mando galérer à savoir ce qu’il est censé se passer maintenant que Grogu est posé sur la bonne pierre.

Oh, comme c’est mignon, Grogu est ensuite harcelé par des papillons bleus très mignons. Finalement, un vaisseau apparaît dans le ciel et détourne l’attention de Mando assez longtemps pour que Grogu s’éclate à toucher la pierre centrale et à créer un champ de force tout autour de lui. Il n’a jamais autant ressemblé à Yoda que dans cet épisode, notre Grogu.

Mando essaie de l’empêcher de faire son délire qui semble envoyer des ondes vers le ciel, mais c’est en vain : le champ de force nous repousse Mando qui n’a d’autres choix que d’aller à la rencontre de la personne qui a débarqué de son vaisseau… et qui n’hésite pas à lui tirer dessus, assurant qu’il était à le traquer depuis tout ce temps. Ben, mec, si tu voulais parler, pourquoi tu lui tires dessus ?

Le Mandalorian est bien gentil à prendre le temps de parler avec lui, mais il faut dire que « lui » est un personnage-clé de la saga : Boba Fett. Cela pourrait être sympathique de le dire aux fans qui débarquent dans l’univers, comme moi, mais vraiment, ce n’est pas le but des scénaristes, je crois. C’est un peu dommage pour une série conçue comme série grand public – c’est tout de même la série la plus regardée de la plateforme Disney+ aux USA (on se demande bien pourquoi quand les trois-quarts de la promo de la plateforme s’est faite autour de Baby Yoda).

Finalement, Boba Fett est accompagné de Fennec, dont il reconnaît la voix bien vite. Elle le souligne, et je dois reconnaître que je suis impressionné, parce que je n’ai pas eu le temps de reconnaître sa voix non plus sur la première réplique. La deuxième réplique en revanche, pas de problème. Ce n’est pas faute de l’avoir entendue prononcer une phrase ce week-end (et la reconnaître immédiatement à la voix, d’ailleurs) en regardant le live-action de Mulan pourtant !

Je me perds complètement dans la critique là, non ? Fennec est donc encore en vie, puisque Boba Fett a décidé de lui sauver la vie, et elle le sert désormais. Qu’importe si ça implique de menacer Grogu au passage. Bon, Mando le prend très mal, mais il parvient malgré à tout à dialoguer avec ses interlocuteurs. Boba Fett veut simplement récupérer l’armure que le Mandalorian s’est donné du mal à récupérer il y a quelques épisodes, en nous détruisant un monstre alien. Soit.

Leur petite conversation de retrouvailles est malheureusement interrompue par l’arrivée d’un vaisseau de Stormtroopers. Cela fait paniquer Mando qui tente encore une fois de récupérer Grogu pour s’enfuir au plus vite. C’est un échec : il se fait assommer par son enfant préféré. En parallèle, heureusement, Fennec tire toujours aussi bien… pas comme les Stormtroopers qui la ratent un nombre incroyable de fois et lui laisse la possibilité de jouer à pierre qui roule amasse les Stormtroopers. Ils se laissent tellement dégommer facilement ! En plus, Fennec est aidée par un Boba Fett très en forme et très badass.

La scène d’action dure donc un certain temps et nous montre ces deux personnages être géniaux dans la riposte face aux Stormtroopers. Malheureusement, ils se débarrassent à peine du premier vaisseau qu’un second arrive déjà. Le Mandalorian, qui se réveille, décide donc de venir en aide à Fennec et Boba Fett, et il sauve in extremis Fennec qui était sur le point d’être faite prisonnière. Je suis tellement heureux de retrouver Ming-Na sur mon écran !

Mando est à peine parti que Grogu se réveille dans son temple, mais qu’importe. L’essentiel, c’est que le Mandalorian et Fennec font une bonne équipe, et qu’ils sont quasiment invincibles lorsque Boba Fett leur apporte son aide… avec l’armure qu’il a récupéré dans le vaisseau de notre Mandalorian. Il est hyper badass et c’est prenant de voir les scènes d’actions très bonnes, avec notamment des explosions et des Stromtroopers qui volent à l’arrière-plan, un peu tout le temps.

Tout se passe donc très bien et les Stormtroopers battent retraite rapidement, se faisant même exploser une fois à l’abri par un Boba Fett qui ne leur laissent pas le temps de s’enfuir. Il n’est pas très gentil avec les méchants, dis donc. Bon, en revanche, ce happy end n’était pas bien crédible puisque l’épisode s’appelle « La Tragédie ».

Cela ne rate pas : un rayon laser sort de nulle part dans le ciel et se dirige directement vers le Razor Crest, qui explose. Oui, oui, le vaisseau du Mandalorian explose alors que je venais juste de retenir son nom il y a un épisode. Il y a de l’abus. Pire que tout, Gideon veut ensuite envoyer des Dark Troopers. Evidemment que Gideon est le méchant derrière cette tragédie.

Les Dark Troopers débarquent donc au sommet de la montagne où se trouve le temple de Grogu, et bien sûr, celui-ci n’est plus protégé par son champ de force maintenant qu’il est fatigué. Le timing arrange bien les méchants et n’est pas des plus crédibles, mais ça passe tout de même bien de voir ces Dark Troopers kidnapper « l’enfant », trop fatigué pour réagir, au nez et à la barbe de Mando – et de Fennec aussi, mais elle n’a pas de barbe. Le Mando, peut-être, on n’en sait rien après tout.

Heureusement, Boba Fett a eu le temps de retourner dans son vaisseau et peut donc suivre ces Dark Troopers de loin. Son but est de ne pas blesser Grogu, donc il ne peut prendre le risque de tirer sur eux. Je ne comprends pas bien pourquoi Mando ne s’est pas envolé à leur poursuite aussi, au moins au début. Après, j’imagine que les Dark Troopers vont trop haut dans l’atmosphère, puisqu’ils rejoignent le vaisseau de Gideon qui… est un croiseur impérial ? Attendez, si même moi je reconnais ce vaisseau comme un vaisseau ennemi, c’est que c’est mauvais signe, non ?

Un croiseur impérial, c’est suffisant pour faire faire demi-tour à n’importe qui, même à Boba Fett. Pfiou. L’épisode ne durait que trente minutes, mais il est effectivement tragique : le Mandalorian nous perd donc son vaisseau, puis Grogu, coup sur coup. Alors certes, dans les ruines de son vaisseau, il retrouve la boule métallique de Grogu et sa lance de Beskar, certes, il a de nouveaux alliés en Boba Fett et Fennec, mais il n’empêche que c’est tragique.

Tant mieux. Ca fait des rebondissements qui passent bien dans la série, et j’adore l’idée de retrouver Ming-Na au moins pour le prochain épisode : Boba Fett assure à Mando qu’il a une dette envers lui maintenant que l’enfant a été enlevé, et qu’il fera tout pour l’aider à retrouver Grogu. En espérant que ça se passe bien !

L’épisode ne s’arrête toutefois pas là, alors que je pensais qu’on avait fait le tour. Mando se décide à recontacter Cara, qui a eu une petite promotion mais accepte malgré tout de l’aider à localiser Migs Mayfeld, un prisonnier sur lequel Mando compte pour retrouver Gideon. Si Cara veut respecter la loi coûte que coûte désormais, il est assez clair qu’elle change d’avis lorsqu’elle apprend que Grogu est en danger.

Il est aux mains de Gideon désormais, et il n’hésite pas à utiliser la Force pour tenter de se protéger des Stormtroopers qui l’attaquent. Il a fait de sacrés progrès dans son temple, mais il s’épuise toujours autant. Cela permet à Gideon de prendre son pied à voir des Stromtroopers être mis à mal par l’enfant, puis de montrer un Grogu un drôle de sabre laser avant de le faire paralyser. Grogu est donc son prisonnier, et ça craint, parce que le but de Gideon est de le ramener au Docteur Pershing pour que celui-ci reprenne ses tests.

> Saison 2

Euphoria – S01E09 (spécial)

Épisode 9 – Trouble Don’t Last Always – 20/20
Pour un épisode spécial, c’est un épisode spécial. Le choix est osé, c’est quasi-impossible à critiquer (cela dit, j’essaie quand même), mais c’est, comme toujours avec cette série, parfaitement brillant. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais, mais j’ai adoré ce long épisode beaucoup trop court (oui, oui) et les développements qu’il apporte, l’air de rien, loin de tous les champs du possible du cliffhanger de la saison 1. Un épisode improbable, donc, mais réussi, et complètement hors du temps. Comment ça, ça a duré une heure ?

Saison 1Saison 2
> Episode spécial sur Jules


Spoilers

I love talking to you, because we talk about the real shit.

Je ne sais pas comment classer cet épisode exactement dans le chapitrage en saison, mais je viens de découvrir que cet épisode spécial d’Euphoria est en ligne. OCS le nomme épisode 9 de la saison 1… Alors euh, je vais en faire autant. C’est la première partie d’un double épisode, et je n’ai juste pas été capable d’attendre plus longtemps pour le voir maintenant que j’ai découvert qu’il était en ligne. J’avais noté qu’il était pour le 8 décembre, je découvre par hasard sur Twitter qu’il est dispo depuis le 5.

Au moins, ça veut dire que tout ce que je fais pour éviter les spoilers fonctionne bien. Un peu trop, peut-être. Est-ce que j’ai lancé l’épisode sans me remettre en tête tout ce qu’il s’était passé l’an dernier ? Oui. Est-ce que la série ne me le rappelle pas non plus ? Oui. Super. Ce n’était pas utile pour la claque qu’il représente en tout cas.

On retrouve donc Rue toute heureuse en couple avec Jules. Elles ont leur propre appartement désormais et Jules a une présentation importante de ses œuvres. Le paradis ? Il cache une part d’ombre avec Rue qui ne met pas longtemps à se droguer à nouveau. Et c’est à peine fait qu’une transition nous ramène à la Ru qu’on connaît, défoncée avec ses pulls à capuche, tentant de convaincre son parrain qu’elle a tout arrêté. Mouais. Le fantasme était bien mieux, et il nous faisait oublier la crise sanitaire.

Cet épisode manque clairement de sa voix off et ne reprend pas vraiment sur le cliffhanger de l’an dernier, alors c’est étrange. Il s’agit d’une transition entre les saisons, je sais bien, mais ça se fait donc sans lien avec l’épisode précédent. L’absence de lien est totale : nous sommes loin du rythme effréné de la série, puisqu’on reprend sur un épisode d’une heure, nous présentant… une simple conversation entre deux personnages. Il m’a fallu un certain moment pour le comprendre. C’était étrange, mais le tout se passe dans un diner avec un mètre de distance entre les acteurs. Facile.

Il est aussi étrange de regarder cet épisode emmitouflé dans un plaid, alors que j’avais l’habitude de regarder la série en pleine canicule, mais on en est tous là. Qu’est-ce que je suis heureux de retrouver Zendaya, en tout cas !

Oui, la série et son actrice me manquaient, même si c’est bavard et même si je ne suis pas à fond derrière cette idée d’épisode bavard. En vrai, je dis ça, mais ça m’a totalement réveillé de savoir qu’il y avait un épisode. J’étais pourtant parti pour aller me coucher quand j’ai vu passer l’info de cette mise en ligne et… Je n’ai pas tenu deux minutes ma résolution d’aller me coucher.

Les grimaces et les moues de Zendaya me refont ma soirée, et probablement ma soirée. Ah, et ça me fait déjà des points du nouveau Bingo Séries puisque l’épisode a lieu en plein réveillon de Noël (quel meilleur moment pour une réunion avec son parrain des AA ??) et que les personnages sont filmés à travers la fenêtre du restaurant où ils sont pendant plus d’une heure. Allez, on ne va pas se mentir, ce n’est pas un épisode qui se critique comme je le fais habituellement. C’est une conversation. On ne résume pas une conversation comme ça. Tout est fluide, tout est génial et tout… me donne envie d’écouter les personnages plutôt que de prendre des notes.

On découvre en même temps que Rue que le parrain dont j’ai oublié le nom (Ali) s’appelle en fait Martin, et c’était marrant à voir. Avant ça, j’ai aimé sa tirade sur l’addiction qui est une maladie, maladie qui n’est vue comme telle par absolument personne. L’avantage de cette conversation, c’est qu’elle permet de beaucoup mieux connaître ces personnages paumés. Les failles de Rue sont ainsi largement explorées. Je n’ai pas le souvenir que la première saison explorait autant ses faiblesses : ici, il est très clair que la mort de son père n’est toujours pas digérée.

Elle en veut encore à Dieu, quoiqu’elle en dise, et cette conversation déconnectée de tout le reste, y compris de la crise de coronavirus finalement, nous le fait clairement comprendre. Ali évoque aussi, en creux, le Black Lives Matter, inévitablement, et les difficultés à mener des révolutions. Son conseil à Rue ? Croire en la poésie, parce qu’elle est malade et que c’est la seule chose qui lui permettra de rester à la surface. Pfiou. Zendaya. Le talent de cette actrice, putain. Je suis sur le cul, tout simplement. Franchement, Ali est doué comme acteur – meilleur que dans Fear the Walking Dead d’ailleurs – mais il n’est rien par rapport à Zendaya.

La production minimaliste de l’épisode sublime encore plus son jeu d’actrice, je trouve. Oh, minimaliste… Il y a bien un traveling réussi, il y a bien un plan qui rappelle un tableau d’Edward Hopper (Nighthawks), il y a bien la transition de début d’épisode, il y a bien des plans audacieux, ou au moins originaux, et, évidemment, il y a bien un passage musical absolument brillant quand Ali sort fumer et que Rue reçoit un message de Jules avec une chanson qui reflète parfaitement l’état de Rue. Pendant ce temps, ce pauvre Ali galère à parler à sa famille, et notamment sa fille.

L’acteur est peut-être bon, mais je dois vous avouer que je m’intéresse surtout au personnage de Rue. Cela ne surprendra personne, cela dit. J’étais donc content que la série y revienne juste après cet intermède musical digne d’une coupure pub finalement. Rue pose évidemment la question de Jules, de savoir quoi faire de son envie de rencard avec et de couple heureux.

Ali botte étrangement en touche (il y a peut-être à creuser de ce côté-là ?) pour demander conseil à leur serveuse, Miss Marsha, qui est dans sa dix-septième année de sobriété. Elle est de bons conseils, rappelant à Rue qu’il faut se concentrer sur ce qu’elle veut vraiment – guérir. En plus, Jules n’est probablement pas une bonne idée pour Rue, puisqu’elle l’accuse encore d’être responsable de sa rechute, alors qu’Ali souligne avec beaucoup de justesse que, peut-être, avoir de la drogue dans sa chambre n’était peut-être pas une bonne chose pour rester sobre.

Je l’ai beaucoup aimé dans cet épisode Ali, alors que je ne sais plus ce que je pensais de lui avant. Là, il est très clair dans l’analyse de la relation Rue/Jules. Il repère immédiatement le problème qui n’était pas toujours si évident à voir en saison 1 où l’on se laissait facilement emporter par Rue : notre héroïne est amoureuse et elle se monte toute seule un énorme film sur sa relation avec Jules. Cela n’a jamais été une relation de couple, juste des baisers et du bien être qui n’était pas clarifié entre elles.

De toute manière, Rue en revient à la surface de ses problèmes à parler de Jules. Il y a la relation à son père mort, mais il y a aussi la relation à sa mère, qu’elle a menacé avec un bout de verre. Malgré ça, elle n’impressionne pas Ali – et elle lui affirme aussi qu’elle n’a pas fait son tatouage à la lèvre. Elle voit tellement Ali comme une bonne personne qu’elle n’arrive pas à l’imaginer comme quelqu’un de terrible, alors que c’est évidemment le cas : il est quelqu’un de terrible. C’est l’occasion pour nous de découvrir qu’il a deux filles et que, malgré ça, il a tout de même reproduit son schéma familial, à frapper la mère de ses enfants alors qu’il avait passé vingt ans de sa vie à envisager de tuer son père qui frappait sa mère.

Ces personnages sont terribles. Ces personnages sont déprimants. Pourquoi ça fait tant de bien de regarder cette série quand tout le monde y est si éclaté ? Je pense sincèrement que c’est le choix d’aborder de front des sujets qui sont trop souvent des batailles silencieuses ou aseptisées par les scénaristes qui veulent juste de bonnes histoires. Peu de séries prennent vraiment le temps de poser deux personnages pour qu’ils parlent pendant une heure. Peu de séries peuvent se le permettre et sortir un aussi bon épisode, cela dit.

Ce bottle episode est une réussite pour ça : ces personnages en ressortent encore plus attachants et encore plus incroyables. Rue qui écoute la vie d’Ali, continue de penser qu’il est quelqu’un de bien, puis lui avoue qu’elle n’a pas l’intention de rester en vie assez longtemps pour atteindre le fond qu’il a atteint… C’est à couper le souffle. Je suis tellement bon public pour cette série – mais c’est précisément ça qui est le plus fou, ça n’a rien à voir avec la série que l’on a connue il y a un peu plus d’un an.

Voir aussi : Ce que c’est qu’un bottle episode

Oh, oui, il est question de la colère, du niveau de colère et de rage auquel on est confronté quotidiennement, mais tout ça n’est pas le cœur de l’épisode. Les personnages sont dans une bulle, dans cette poésie si chère à Ali. Ils ne refont pas le monde ; ils ne refont même pas leurs vies. Ils sont juste là, à parler de ce qui est important pour eux. Et j’ai envie de revoir l’épisode avant même de l’avoir terminé. Il m’a réveillé, vraiment.

Et cette prestation de Zendaya. Je sais que je suis en boucle, pardon, mais ce long silence quand Ali lui demande la manière dont elle veut que sa famille se souvienne d’elle ? C’était brillant, à la fois dans l’écriture et dans le jeu. Tout ça pour finir en rire ? Incroyable. Je suis trop élogieux, je sais. Je sais que cet épisode va diviser, que beaucoup risquent de le détester… mais il est parfait. J’ai ri, j’ai eu de la peine, j’ai été captivé pendant une heure sans la voir pleurer et, bordel, j’ai même fredonné sur l’Ave Maria final. C’est dire si j’étais à fond.

Bref, vivement le prochain épisode, tout simplement, parce que je manque de séries comme ça en ce moment. C’est typiquement le genre de séries pour laquelle je n’ai plus aucune limite. Il faut que je voie l’épisode, c’est tout. Et c’était un chef-d’œuvre, un petit bijou, que j’ai vraiment envie de revoir. La dernière scène, dans la voiture, avec Rue qui déprime en regardant la pluie en ce soir de Noël. So relatable, sans l’être car je n’ai jamais été dans sa situation. Brillant.

> Saison 1
> Episode spécial sur Jules

Grey’s Anatomy – S17E04

Épisode 4 – You’ll Never Walk Alone – 18/20
La crise sanitaire inspire les scénaristes, et face à la complexité et l’horreur du sujet, il y a vraiment de quoi faire. Le côté médical est peut-être mis trop de côté, mais ce n’est pas exactement nouveau avec eux, et je suis de toute manière là pour les personnages et leurs évolutions. J’aime beaucoup une grande partie des dynamiques de cette saison. Quant au covid19, bien sûr que c’est aseptisé et américanisé à l’excès, mais je n’attendais pas autre chose de la série !

> Saison 17


Spoilers

She’s a force of nature. She uh… she gonna beat this thing, right?

Comment réagit-on et surmonte-t-on la solitude quand on se sent seul et pris de court par les difficultés de la vie ? Ouais, je comprends les étudiants en médecine qui n’ont pas trop d’idée de quoi répondre à cette question. Bien sûr, Meredith n’a jamais eu ce problème, et ce n’est pas avec cette saison 17 qu’elle va manquer d’idées, puisqu’elle est toujours à lutter contre le coronavirus dans cet épisode.

Comme on est à Seattle, il pleut des cordes dans ce début d’épisode qui a pour but de nous faire sentir la catastrophe qu’est le coronavirus pour l’hôpital. La réunion de crise se fait à l’extérieur, sous un barnum qui dégouline pas mal. On a tendance à oublier l’ambiance apocalyptique du premier épisode, mais cette tente nous le rappelle.

Ah putain Miranda ! Elle retire son masque pour parler ? WHAT DA FUCK ? Cette scène n’a qu’un intérêt limité, mais elle lance tout de même l’épisode comme il faut en évoquant plusieurs intrigues qui seront traitées dans l’épisode, à commencer par Mer, donc, qui est celle qui inquiète le plus les médecins. Forcément. Koracick est là malgré sa quarantaine et tente de participer à la réunion, insupportant à peu près tout le monde.

Jackson le fait taire en faisant tomber la tablette, mais loin de réagir comme les médecins de l’hôpital qui rient, j’ai trouvé qu’il se comportait en gamin franchement. La série repart alors avec son intrigue sur Jo et Jackson. Ca m’avait manqué dans l’épisode 3, je suis content qu’on y revienne.

C’est plutôt drôle à voir, parce que les deux se décident plus ou moins à vivre ensemble pour que Jo ne rentre pas dans son appartement plein de souvenirs d’Alex dans lequel elle est censée être confinée. Je les adore, ça fonctionne tellement. Ils ont une amitié très cool, avec ensuite Jo qui raconte à Jackson ses souvenirs de la relation Mer/Alex.

Ils parlent donc un peu de Meredith et sa santé, passent une nuit à regarder des films, plient un plaid et… s’embrassent. Cette fois-ci, ça ne finit pas en larmes pour Jo, et ils passent leur temps à s’embrasser. Oh. Le plaid finit par être déplié et recouvrir leur nudité – vraiment, quand j’ai mis ces points de Bingo Séries sur les plaids, j’étais loin de m’imaginer que ces deux-là allaient me les marquer plusieurs fois en couchant avec.

Toute leur relation se développe sacrément dans cet épisode, et ça se fait aussi avec un parallèle étonnant concernant le « couple » Niko/Levi que j’ai de plus en plus de mal à supporter. J’étais content de les voir rompre, moi. Là, la série veut trop nous faire sympathiser avec Niko dans cet épisode.

En effet, il est victime de racisme quand une patiente lui demande d’où il vient, puis toute l’intrigue traite de la place des américains avec origine asiatique. Pourquoi pas, en vrai, surtout que c’est clairement un écho au Black Lives Matter, mais avec une autre ethnie. La série a déjà traité plein de fois du premier sujet, alors j’imagine qu’ils considèrent que leur travail fait effet et qu’autant faire prendre conscience d’autres problèmes similaires tant qu’on y est.

Bref, on a un ancien patient d’Owen qui revient à l’hôpital… mais je n’ai pas trop souvenir de lui, alors je ne sais pas si c’en est un qu’on connaît ou non. Avec le masque, ce n’est pas simplifié non plus. C’est l’occasion pour Owen de recevoir une leçon de morale de la part de Niko. En vrai, tout passe par une résidente que j’ai beaucoup aimé et qui repère l’erreur médicale d’Owen : il n’a pas diagnostiqué la bonne maladie, car elle est rare… mais dix fois plus fréquente chez les patients qui ne sont pas les blancs qu’il a l’habitude de traiter.

Owen regrette au moins de ne pas connaître les statistiques, et ça mène à une scène très juste avec Bailey. Oui, Bailey lui fait la morale aussi, mais elle le fait mieux, en lui rappelant que l’équité entre patients n’est pas la même chose que l’égalité. C’est une bonne chose, une bonne scène, et ça mériterait d’être creusé plus, je pense. J’ai aimé sa tirade sur les biais que l’on a tous, entre sa mère peu heureuse d’être avec des blancs en maison de retraite et son père inquiet d’avoir des infirmiers parce qu’il ne peut y avoir que des infirmières douées, certainement pas des hommes. J’ai ri, et ça marche bien pour prendre du recul sur des sujets sensibles auxquels on est également confrontés ces derniers temps. Mieux vaut tard que jamais, il paraît.

Outre la résidente qui semblait sortir de nulle part, on suit aussi vite fait une nouvelle qui propose des tests de grossesse aux patients plutôt que des tests covid car elle rame sur le système informatique. C’est Levi qui s’en rend compte, tentant au passage de dire bonjour à Niko, ce qui nous vaut une blague avec la nouvelle. On verra si on le reverra plus tard, en attendant, je suis dépité de voir Levi s’accrocher encore à Niko alors qu’ils ne sont pas fait pour aller ensemble.

En plus, même la manière dont Niko envoie paître la résidente pleine de ressentiments envers Owen pour finalement lui balancer la vérité ne m’a pas plu. C’est vraiment un personnage avec lequel j’ai du mal. Jo est heureusement la voix de la raison face à cette relation pourrie entre eux. Elle m’a fait mourir de rire à reprocher à Levi de se contenter de Niko et à lui rappeler toute la merde qu’il lui a fait subir.

Malgré ça, Levi propose tout de même à Niko de venir chez lui pour coucher avec et… Non. Juste non. C’est tellement n’importe quoi. Certes, Jo ne dort plus chez elle, mais tout de même, c’est gros. Puis leur relation là, on dirait presque que Niko a envie de finir en couple avec Levi sur cette fin, alors que non.

Si je suis blasé, j’ai tout de même aimé le fait que Levi explique à Jo qu’il fait ça parce que le gouvernement a conseillé de garder le même partenaire sexuel sûr pendant la pandémie. D’une part, c’est drôle ; d’autre part, j’ai vu passer des articles là-dessus il y a quelques mois. En plus, Jo finit par utiliser l’argument avec Jackson en fin d’épisode quand elle se pointe une nouvelle chez lui et qu’il lui explique qu’il n’a pas envie d’une relation amoureuse et de rencards.

Cette histoire de sex-friends, ils me font rire, mais ça va tellement soit mal finir pour l’un d’eux, soit se terminer en mariage, c’est terrible.

Pour en revenir à Meredith, tout le monde veut trouver une solution pour elle et pour être sûr qu’elle survive au coronavirus. Euh, l’actrice semble prendre pas mal de repos, j’ai l’impression qu’elle est parfois remplacée par une figurante dans le lit. L’important, c’est toutefois qu’elle est au lit et qu’il est agréable de savoir qu’elle continue de rêver.

La série n’a peut-être pas l’argent ou l’envie de payer Patrick Dempsey pour la saison, mais les scénaristes ont pris la décision de nous ramener également George ! Onze ans ! Ca fait onze ans qu’il est mort dans cette scène horrible de « Off I go », mais le revoilà dans la série et… je dois avouer que ça me fait plaisir, même si c’est gros de nous faire croire que le Covid est si génial. En même temps, on nous a fait le coup avec le cancer il y a onze ans, donc bon.

George est de retour, et je suis heureux qu’on ne se tape pas la distanciation avec lui aussi, parce que ça devenait lourd d’avoir Meredith hurlant par-dessus le bruit de l’océan. Si je n’ai pas oublié son excellente chute sur la plage, je suis heureux de la voir avec George. Je sais que les scénaristes font ça pour donner de l’espoir aux gens, et je dois avouer que ça fonctionne. Scénaristiquement, ça n’apporte rien, mais ça donne le sourire de voir Meredith et George échanger quelques répliques et blagues, notamment sur la vieillesse nouvelle de George.

George sait aussi que Meredith était morte de rire à son enterrement, et ça fait du bien de voir Meredith parler de ses deuils et de sa capacité à poursuivre sa vie après le deuil. Il est agréable de voir ces personnages ensemble. Oh, bien sûr, il y a de la distance sociale entre eux, toujours, mais qu’est-ce qu’on s’en fout ! Meredith et George ont pu rire ensemble ! Alléluia !

Oh, ils ont aussi réussi à me briser le cœur à nous rappeler que George s’est sacrifié juste pour une inconnue à un arrêt de bus. Nous dire que sa décision a affecté Meredith dans son évolution, c’est un peu trop gros, je trouve, car le personnage a peu changé après ça, mais c’était super triste.

Tout ça n’est pas la réalité toutefois. A l’hôpital, Teddy et Andrew trouvent un essai clinique qui pourrait accepter Meredith, et ils en parlent à Richard qui… hésite bien longtemps à savoir quoi faire. L’essai clinique est incertain, avec des décès, tout de même. Andrew s’engueule avec Richard, pour le pousser à faire quelque chose, mais lui ne sait pas quoi faire.

Il essaie donc de réveiller Mer, en vain. Elle finit par l’entendre, avec George, sur la plage et je ne suis pas bien sûr avec les masques, mais il me semble qu’entendre Meredith parler de George finit par convaincre Richard qu’il faut absolument tenter le tout pour le tout pour la sauver. Il a capté la solitude de Meredith, mais il sent aussi la solitude des proches du Covid. Effectivement, bien sûr qu’on se sent seul dans cette situation, et incapable de faire quoique ce soit pour aider ses proches. C’est horrible.

De ce côté-là, l’épisode se termine avec Bailey et Richard veillant sur Meredith, parce qu’ils ont la chance de pouvoir le faire en tant que médecins. C’est très américanisé dans la manière de nous présenter les choses, puisqu’ils finissent aussi sur la plage, entre Mer et George. Aaaah. Revoir Bailey avec George, ça me rend si triste. La série touche les bonnes cordes, même si c’est risible ces scènes sur la plage par rapport à la réalité.

Dans la réalité, Bailey perd une dent. OK, attendez, je reformule, c’était volontairement misleading pour la blague là : la fille de Meredith perd sa première dent, pas Miranda hein. Amelia est débordée de peu, mais ça ne surprend personne, on la connaît par cœur. J’aime toutefois cette partie de l’intrigue, et celle sur Maggie, parce que le but est clairement de nous montrer comment fonctionnent les relations amoureuses en pleine pandémie.

En effet, le covid19 étant toujours là, Maggie continue sa relation à distance bien trop bavarde avec Winston. Ils me blasent un peu, à force, mais j’ai beaucoup ri de voir Maggie être invitée au repas à distance pour l’anniversaire de la mère de Winston. Attendez, je veux bien qu’ils soient en relation à distance, mais ils ne se connaissent qu’à peine finalement ? Ils se sont retrouvés vite fait en saison 16 après des années… D’où il l’invite au repas de famille ?

En plus, c’est pire que tout, parce qu’il ne s’entend pas avec son père qui débarque aussi dans la conversation virtuelle et se met à descendre son fils. Blasé, Winston se barre donc, raccrochant limite au nez de ses parents… Maggie ? Elle reste même connectée au départ de Winston ? C’était mon moment WTF de la semaine, voire de l‘année, je crois. Elle demande comme si de rien n’était s’il y a un dessert. Déjà, la blague est nulle puisqu’ils ne mangent pas la même chose, mais en plus… Enfin, non quoi. On ne peut même pas dire que les scénaristes ont juste écrit la scène comme si de rien n’était avant de la convertir en mode « relation à distance pour cause de pandémie », parce que si Winston s’était barré en cours de dîner, elle l’aurait suivi.

Cela n’avait pas de sens. En tout cas, Maggie finit par s’en confier posément à Amelia, d’autant plus qu’elle a même ghosté Winston un moment avec les problèmes de santé de Richard. L’absence de Meredith se fait sentir dans la scène tout de même, mais les scénaristes s’en sortent bien pour détourner notre attention avec Lincoln qui se met à siffler à l’arrière-plan. Il essaie de rester positif et de voir le positif absolument partout, quand Amelia est en pleine angoisse et spirale négative. Cela provoque quelques différends entre eux, et une dispute peu agréable. Amélia est insupportable sur ce coup-là, parce qu’elle aurait pu lui dire différemment.

Autant d’habitude, je n’ai aucun mal à la comprendre, autant sur ce coup-là, j’ai trouvé qu’elle s’énervait vite. On va dire que c’est la pandémie qui veut ça. Lincoln a la meilleure réaction à l’écouter malgré tout et à être là pour elle, alors on va dire que ça renforce le couple.

Amelia essaie ensuite d’avoir Lincoln qui lui parle aussi de ses sentiments, mais ce n’est pas son fonctionnement à lui, qui a juste envie de jouer de la guitare. J’aime cette dynamique entre eux, et j’aime le personnage de Linc qui a le droit de fonctionner comme il fonctionne, mais il n’empêche qu’il finit tout de même par parler un peu trop.

Je trouve que la série s’en tire bien à nous montrer les relations pendant la pandémie, finalement. Ces scènes d’engueulades brèves entre Amelia et Lincoln les font évoluer… C’est un peu tard pour nous qui avons déjà vécu pas mal de conséquences de la pandémie, mais ça donne toujours des idées de comment surmonter certains problèmes, j’imagine. Plus sérieusement, ça marchait bien. J’ai eu plus de mal avec Winston et Maggie qui, finalement, se retrouvent à parler et regarder un film ensemble en visio, comme si de rien n’était.

C’était un peu expéditif. Après, côté expéditif, on a tout de même Tom qui a le coronavirus et qui n’ouvre pas la porte à Teddy s’inquiétant encore pour lui, alors que franchement… Non. Ah oui, pour en revenir à Tom, il veut refaire tests Covid sur test, assurant qu’il va très bien. C’est Helm qui lui amène. C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’Helm l’a eu aussi, le covid (je continuerais à dire « le », ne cherchez pas ; ça me déprime de me dire que la vf dira probablement « la ») mais qu’elle s’en est tirée bien mieux que Meredith. J’ai bien aimé la voir sympathiser avec Tom, surtout que ça se fait autour d’un jeu vidéo de pandémie zombie.

J’ai bien ri d’imaginer Tom sur les jeux vidéos – c’était moins choquant concernant Helm. Quand elle finit par découvrir que Tom a une vision très négative de la pandémie, Helm décide de prévenir Teddy, et c’est pour cela que Teddy laisse de côté ses recherches anti-covid (c’était crédible et bien écrit) pour tenter de s’occuper de Tom, finalement bien malade. Je n’aime pas cette relation, il faut qu’ils arrêtent de persister. A la rigueur avec Helm, ça fonctionne bien comme duo, j’espère qu’on continuera dans cette direction la semaine prochaine – parce que la diffusion américaine va continuer jusqu’à l’épisode 6 avant de ne revenir ensuite qu’en mars. L’hiver sera long.

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