Perry Mason – S01E04

Chapter 4 – 13/20
Non contente de fournir des épisodes d’une heure parfaitement interminable chaque semaine, la série se prive cette semaine de personnages que j’aime bien, en développe d’autres dans des directions clichées et s’assure enfin que je n’aime pas ceux qu’ils restent. Tout est exactement comme je l’attends de la série, cependant, et la qualité est là. Je ne suis pas le public visé, par contre, ce qui fait que je fais clairement autre chose pendant les épisodes… Et ça fait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Pas pour moi, donc, mais une bonne série quand même. La schizophrénie…

> Saison 1


Spoilers

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And that may be your name, but those associates, that’s me.

La série est loin d’être mauvaise, mais si je suis honnête avec moi-même, je n’ai pas spécialement envie de la regarder ce soir… Pourquoi la lancer alors ? Parce que je sais que je n’en aurais jamais vraiment envie, mais que j’ai envie de savoir comment elle finira quand même du point de vue l’enquête. En plus, je ne peux pas dire que la qualité n’est pas là. Et puis, parfois, le fait de se relancer donne envie de continuer pour plus longtemps. On verra bien d’ici… une heure. Ah. Oui, c’est aussi ça qui me freine, il faut bien l’avouer !

Alors, Alice va-t-elle ressusciter le bébé ? J’en doute fort tout de même, mais l’essentiel, c’est qu’elle en soit sûre. Elle finit donc en retraite pour se reposer, mais tout ce qu’elle y gagne, c’est un joli attentat contre sa personne avec un serpent qui lui est offert par une petite fille adorable qui était en fait l’enfant de personnes n’aimant pas vraiment la religion.

Voilà qui n’aide pas sa guérison, la pauvre. Elle est en tout cas entourée par tout un tas d’hommes religieux de bonne foi qui se mettent aussitôt à faire de l’ingérence dans sa vie, même si elle l’a confiée à sa mère. Autant dire que ça commence à être trop pour moi, là !

Patriarcat
J’ai renommé cette capture sur mon ordinateur « Le patriarcat ».

Malgré tout, Alice a droit à une jolie chorale de croyants chantant pour son bien-être. C’est tellement flippant et stressant. Le repos, elle n’en a pas vraiment, avec ensuite sa mère qui essaie de la convaincre qu’elle n’a pas entendu Dieu lui dire une aberration pareille et qu’elle se trompe forcément. Alice finit par sortir du lit le lendemain en acceptant de lire un communiqué de presse disant justement qu’elle avait tort, qu’elle était fière et arrogante de penser que Dieu voulait ça pour elle. Malheureusement, ses fidèles ne l’entendent pas…

Elle s’approche donc d’eux pour leur répandre sa bonne parole et change d’avis aussitôt que le père de Charlie se jette à ses genoux pour la supplier. Bien que ramenée chez elle par sa mère dépitée, Alice a le temps d’annoncer qu’elle compte bien ressusciter Charlie malgré tout.

De son côté, Della est toujours maltraitée par son patron qui refuse d’écouter absolument tous ses conseils qui sont pourtant de manière évidente les bons conseils. Il est en tout cas facile pour lui de défendre Emily après ce qu’il s’est passé au commissariat lors de l’épisode précédent, mais c’était sans compter sur un fâcheux rebondissement : un témoin qui est prêt à l’accuser.

Par conséquent, sa caution de libération ne change pas et elle peut rester en prison un peu plus longtemps. EB enchaîne donc sa journée avec encore une déclaration pour la presse… qui est en fait plus intéressée par son régime alimentaire ? Non, vraiment, c’est trop pour moi cette série. Bien sûr, on continue aussi sur les problèmes qui s’accumulent dans la vie d’EB, pour s’assurer qu’il ne finisse pas la saison en vie. Ce n’est qu’un pressentiment, mais il semble vraiment se retrouver acculé.

On suit enfin Della dans sa vie personnelle, et c’est un peu mieux, même si une fois chez elle, elle se retrouve à… servir un homme et se faire réprimer par sa mère. Quelle époque de merde, honnêtement. On note tout de même que la photo du premier épisode est sortie dans la presse, enfin, et ça provoque forcément des remous, notamment une petite agression de Perry alors qu’il était pépère dans sa cabine téléphonique. Vaut mieux pas être claustrophobe.

Pendant ce temps, on reprend sur l’équipe de bras cassés que sont Perry et ses associés (l’autre privé et le légiste) dont je ne connais pas le nom. Je n’arrive pas du tout à m’attacher à tous ces personnages, c’est vraiment problématique. Perry les emmène en tout cas chez lui pour… leur montrer un corps mort, celui de George, évidemment.

Oui, il a volé le corps et il le conserve dans sa cave non réfrigérée au beau milieu du désert. Eh, ça doit sentir bon. Le but est désormais de s’assurer que son pote légiste ausculte le cadavre pour lui donner de bonnes preuves, cette fois. Comme le légiste refuse, Perry s’assure qu’il lui revienne tout de même en laissant le cadavre sur un terrain de golf où il ne manque pas d’être vite retrouvé. Charmant. Le légiste est ravi.

EB l’est beaucoup moins, en revanche, parce que ce n’est pas exactement ce qu’il espérait comme enchaînement d’actions. Malgré tout, il espère que ça permettra à Emily de sortir. Il essaie donc une fois de plus de faire son job correctement, mais c’est compliqué quand tout le monde se retourne contre lui et qu’on en arrive à le menacer de perdre son job : son interlocuteur a un dossier sur lui. Si tout est fait pour qu’Emily ne soit pas relâchée, c’est parce que les vrais coupables sont probablement parmi nos méchants flics.

Or, il s’agit de leur supérieur. II les engueule donc dans l’espoir d’obtenir des informations, mais ce n’est pas bien efficace. De son côté, EB rentre au bureau particulièrement énervé, ce qui fait qu’il s’énerve une fois de trop contre Della qui le remet à sa place. La scène est géniale, mais je sens que ça va juste être un moyen de la faire culpabiliser s’il arrive quoique ce soit au boss à qui elle fait comprendre qu’il n’est rien sans elle. Elle rentre chez elle énervée, sans ramener son boss évidemment , et explique qu’elle est énervée à celle que je pensais être sa sœur mais qui est peut-être sa belle-sœur à ce stade, vu comment elle la mate et passe la nuit avec elle à l’embrasser. AH.

Est-ce que ça renforce encore mon amour de Della ? Probablement. Mais ça ne renforce pas celui de la série par contre… Bien évidemment, Perry continue de vivre sa relation amoureuse en parallèle, à base de sexe et clopes (parce que là, ouais, il y a de la nudité par contre ; mais pas pour l’acteur principal, hein), mais à ce stade-là, il faut bien que j’avoue que j’étais plus sur Twitter qu’autre chose. C’est embêtant tout de même, mais je n’arrive pas à rester accroché à la série sur ses moments plus lents, qui sont très nombreux et ralentissent le rythme pour pas grand-chose dans une enquête qui pourrait être bien plus intéressante et qui obsède toujours Perry, incapable de dormir.

Il arrive donc tôt au bureau le lendemain matin et il réveille EB dont il peut s’occuper. Quel vieux croulant, dis-donc. Il arrive encore à réunir assez d’énergie pour se rendre auprès d’Emily et lui expliquer qu’il n’arrivera pas à la faire libérer même si elle est innocente. Il craque de lui annoncer une telle nouvelle et finit par retrouver son envie de se battre, l’entraînant à faire de même. Je reconnais déjà un peu plus l’actrice que j’adore dans Glow avec cette scène qui la voit plus combattante, mais j’ai quand même hâte de retrouver la série Netflix, parce que ce n’est pas aussi bien. J’ai bien aimé ce développement d’EB, cela dit, même si j’en aimerais bien plus.

Pendant ce temps, Perry continue son enquête sur la mort de Charlie et possiblement de George en fouillant l’immeuble. Ils découvrent la cour arrière et son architecture qui est d’un coup très intéressante car elle pourrait recéler quelques secrets utiles pour eux. Ils se rendent aussitôt dans une aile entre deux bâtiments pour se faire une idée de ce qu’elle cache. Elle cache un concert de petits enfants, où Perry reconnaît comme par hasard l’un des flics véreux des épisodes précédents. AH.

Il se rend aussitôt à ses côtés pour le confronter et comprendre un peu mieux cette coïncidence.  Cela ne fait que provoquer quelques remous supplémentaires, et ça nous laisse sur un cliffhanger un peu raté, à moins que je ne sois passé à côté de quelque chose. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi peu attentif devant une série. C’est super frustrant, parce que j’aime bien l’intrigue et une bonne partie des acteurs, c’est juste que le rythme n’est pas convaincant et que le passé m’énerve. Je ne vais pas repartir dans mes monologues, juste insister une fois de plus sur la lenteur et l’inutilité des morning routine d’EB.

J’exagère un peu, cela dit, parce que sa dernière morning routine est l’occasion de nous dire qu’il a l’intention de se suicider avec son four à gaz. On nous laisse là-dessus cette semaine et je félicite le personnage : je n’en avais pas grand-chose à faire de lui jusque-là, au mieux, je le détestais. Là, il semble redonner de l’espoir à Emily en lui disant de se battre, alors j’étais prêt à l’aimer… Mais le voir décider de se suicider finalement, c’est juste parfaitement abusé et trop pour moi. Je suis à nouveau énervé. Vraiment, quelle série !

> Saison 1

Blindspot – S05E10

Épisode 10 – Love You to Bits and Bytes – 20/20
Donnez-moi tout de suite un spin-off de cette série ! L’épisode est génialissime, hyper prenant, grâce au choix qui est fait de se centrer (probablement pour la dernière fois) sur des personnages qui ont fait toute la force de la série, à la fois dans l’humour et dans la qualité. C’était un vrai plaisir à suivre jusqu’à l’ultime rebondissement de l’épisode et je pense sincèrement que la fin de la série ne sera pas à la hauteur de cet avant-dernier volet des aventures de mes personnages préférés. Au moins, on aura eu ces 43 minutes de vrai plaisir !

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Spoilers

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We’re all with you, if you die, we die.

S’il y a bien une chose qui m’avait fait douter de la survie de Patterson, c’est le titre de cet épisode qui me faisait craindre qu’elle soit de retour une dernière fois dans la série sous la forme de messages codés et de langage binaire la faisant apparaître en hallucination aux personnages. Comme elle est en vie, c’est plus serein que prévu que je peux commencer cet épisode qui débute par une scène mignonne entre Kurt et Bethany.

C’est chou de le voir retrouver sa fille pour un rapide câlin, les scénaristes ne font pas trop mal leur job, là. La scène est vite expédiée, en moins d’une minute, pour en venir à l’affaire qui nous intéresse le plus : il va nous falloir une nouvelle directrice du FBI. Le président nous envoie donc une actrice qui a apparemment décidé de popper dans un maximum de séries que je regarde cet été, dans le rôle d’Arla.

Afrin rappelle tout de même à toute notre équipe qu’il faut toujours arrêter Ivy. Kurt et le reste de l’équipe décident de repartir aussitôt en chasse, même si Rich a ses doutes. La scène prouve qu’il est probablement le plus intelligent de tous, ou en tout cas le plus réaliste : faire tomber Madeline ne veut pas dire qu’ils ne sont plus considérés comme des terroristes.

Il propose de s’enfuir grâce à de l’argent amassé par Boston, mais ce n’est pas exactement ce que nos agents veulent faire. Bien sûr, Boston s’énerve en pleine rue d’apprendre ça et ça mène à une énième rupture super triste entre Boston et Rich. Je suis triste malgré la répétition de cette série, mais Rich reprend vite le dessus.

Tout ce qu’il rate pour cette rupture téléphonique, c’est un joli petit discours de Kurt et l’avancée de l’enquête par Patterson qu’il n’a aucun mal à rattraper. L’équipe comptait sur l’avocat de Madeline pour avoir une piste, mais Tasha leur apprend qu’il est mort, ce qui ne laisse plus que la piste du hackeur de Madeline, celui qui a eu la bonne idée de vouloir accuser Matthew. Celui ? Plutôt celle.

La série nous révèle que la seule hacker qu’on connaît et qu’on n’a pas encore vu dans la saison ou l’épisode : Kathy. Evidemment que l’alliée de Patterson et Rich est de retour… mais en tant que grande méchante finale, en duo avec Ivy. C’est excellent de voir ces deux-là travailler ensemble, surtout que Kathy est un personnage qui fonctionne vraiment bien.

Pendant que Kurt, Tasha et Jane vont l’arrêter à son appartement, Kathy débarque au FBI. Oui, oui, elle se rend et elle balance tout ce qu’elle sait à Rich et Patterson qui sont évidemment ceux qui les interrogent. La scène est à mourir de rire, et j’adore l’idée. Kathy demande tout simplement à avoir le même deal que Rich pour le FBI. Ben oui, elle veut bosser avec Patterson et Rich. C’est si simple.

J’adore son personnage et j’étais mort de rire pendant une bonne partie de la scène, et de l’épisode en fait. Kurt et les autres refusent de lui accorder le deal de toute manière, même s’ils ne peuvent de toute manière pas le faire, même s’ils le souhaitaient. Malgré tout, ils ont besoin de Kathy dans leur équipe pour hacker les codes de Madeline. Rich ne lui faisant pas du tout confiance, il décide de lui mentir, contre l’avis de Patterson.

Tout l’épisode se concentre uniquement sur eux et c’est vraiment la meilleure idée du monde depuis le temps qu’on demande un spin-off sur ce duo. Leur ajouter Kathy dans les pattes ne fait que les rendre plus drôles : l’honnêteté de Patterson est finalement ce qui permet à Kathy de bosser pour eux, malgré l’absence de certitude d’obtenir un deal avec le FBI pour la protéger. Après tout, Patterson n’en a pas un pour elle-même… Et puis Kathy reste arrêtée par le FBI quoiqu’il arrive.

Pas de bol pour elle, quand elle découvre finalement le laboratoire (dans une scène toujours bien hilarante) et réussit enfin à hacker les fichiers de Madeline (une fois de plus) qu’elle a construit elle-même (ce qui simplifie le tout), elle découvre qu’un autre hackeur est déjà sur le coup, et est bien plus efficace qu’elle. Oups. Un hackeur plus brillant que Patterson et Rich ? Boston bien sûr. Le pauvre a à peine eu le temps de rompre qu’il s’est fait recruter à bout portant par Ivy.

Heureusement, Patterson finit par s’en rendre compte de ce qu’il se passe et trouve le moyen de calmer les engueulades constantes de Rich et Kathy pour mettre sur pied un plan qui pourrait fonctionner. Oui, au conditionnel, parce que les scénaristes parviennent bien à mettre la pression sur l’équipe de geeks. Le trio se met aussitôt à chercher Boston, mais ce n’est pas très discret. Le pauvre se fait donc couper un doigt par Ivy qui n’apprécie pas de le voir refuser de virer du serveur les intrus qui sont clairement là. Rich s’énerve de plus en plus alors que Patterson réussit à hacker la webcam grâce à l’IP de Boston, ce qui n’a probablement aucun sens, mais qui leur permet finalement de géolocaliser l’endroit où il est retenu prisonnier.

Ils se rendent compte qu’il a un doigt en moins, ce qui n’est pas pour calmer Rich qui est clairement en train de soupçonner Kathy tout du long de jouer double jeu avec eux, ce qui reste toujours une possibilité après tout. Bon, bien sûr, cela finit par une triangulation comme toujours, et je suis un peu frustré de voir que l’épisode oublie totalement Afrin. C’est toutefois une bonne chose parce que ça permet des scènes hilarantes où Rich et Kathy sont menottés ensemble et où Patterson conduit une voiture dans laquelle tout le monde hurle. Vraiment, c’était un épisode super drôle : il n’y a pas grand-chose à résumer dans la critique, tout est dans les répliques et ça en fait un des meilleurs de la série.

Toute l’équipe finit par retrouver Boston, mais c’est super triste, parce qu’il est évidemment laissé en arrière par Ivy sur une plaque de pression reliée à une bombe. C’est toujours pareil avec cette série, il n’y a plus qu’à attendre de les voir parvenir à arrêter la bombe. Le but est évidemment pour Ivy de gagner du temps maintenant qu’elle sait où retrouver le ZIP, grâce à Boston. Laisser ce dernier assez conscient pour parler n’est toutefois pas la meilleure de ses idées.

En effet, Boston peut expliquer où il a caché le code d’accès permettant d’accéder aux dossiers de Madeline, et donc à l’emplacement du zip. Les hackeurs n’ont aucun mal à trouver celui-ci et à donner sa localisation dans un entrepôt sur les quais, ce qui fait que Jane, Zapata et Kurt se tirent aussitôt, n’ayant décidément pas grand-chose à jouer dans l’épisode. Il faut dire que les scénaristes font clairement le choix de dire adieu au duo Patterson/Rich et aux guests Boston/Kathy en leur offrant un dernier gros épisode avant la fin.

C’est tant mieux ! Même si on est loin de la vraie action, la scène reste hilarante à regarder, parce que ça permet enfin la rencontre entre Kathy et Boston, avec Rich au milieu. Pendant qu’ils s’engueulent tous les uns les autres, Patterson s’amuse à essayer de faire en sorte elle-même que la bombe n’explose pas. Elle s’apprête à faire une grossière erreur, mais heureusement, Kathy trouve à temps la manière de désarmer la bombe dans les fichiers de Madeline. Elle interrompt donc Patterson avant qu’elle ne fasse une erreur et explique la procédure à Boston. Malheureusement, celui-ci n’est pas vraiment le plus grand des experts en gestion du stress, surtout avec un doigt de moins.

Il ne parvient donc pas à aller assez vite pour couper les différents câbles… Boston décide alors de se sacrifier parce qu’il ne reste plus que cinq minutes maintenant qu’il a perdu du temps : le chrono s’est déclenché faute d’une procédure assez rapide. Boston demande donc à tout le monde de se barrer, mais bien sûr que Rich refuse de le faire et comprend aussitôt ce qu’il est en train de faire quand Boston lui explique qu’il n’est pas amoureux de lui. L’épisode est tellement bien écrit, vraiment, donnez-moi un spin-off sur ces quatre-là. Ils perdent toute une minute à s’échanger des mots d’amour et autres gentillesses, avant de décider de s’y remettre tous pour désarmer la bombe.

Kathy a alors l’idée de remplacer Boston sur la plaque de pression, afin de désarmer elle-même la bombe, car cela ira plus vite maintenant qu’elle a lu les instructions et sachant qu’il ne parvient pas à se calmer assez pour l’écouter. Boston ment bien sûr sur son poids, Kathy en a perdu, Patterson nous fait quelques maths improbables et l’échange peut se faire, avec quelques bonnes blagues au passage sur un autre mensonge de Boston. J’ai tellement ri, les scénaristes ont géré à fond leur épisode.

Finalement Kathy révèle bien sûr qu’elle a juste décidé de se sacrifier. C’est vraiment triste, parce que j’ai cru un instant qu’on aurait vraiment eu droit à mieux comme fin pour elle. Elle me paraissait capable de désarmer la bombe, mais ce n’est finalement pas le cas ?

Une chose est sûre : ce fut long en tout cas ces cinq minutes… bien sûr, rien n’explose : Kathy parvient à s’échapper sans le moindre mal grâce à ça, parce que personne ne peut la surveiller avec cette bombe. Rich avait raison, évidemment qu’il ne fallait pas lui faire confiance. Et j’avais à peu près raison de penser qu’elle pourrait bien désarmer la bombe, mais les scénaristes ont réussi à me faire penser le contraire tout de même, ce qui est un très joli coup pour la série qui est bien plus prévisible que ça habituellement.

Après tout ça et malgré sa fuite, Kathy rappelle bien sûr Patterson pour s’excuser et leur dire qu’ils sont tous totalement dingues de croire que le FBI leur accordera un deal. Et venant de Kathy, ça en dit long. J’ai bien ri de voir Boston demander aussitôt à Patterson de se garer pour qu’il puisse quitter la voiture ! Cela pourrait faire une jolie fin pour Rich et Boston de se barrer ensemble maintenant, mais j’imagine qu’ils veulent quand même, à terme, faire de Rich un héros, un vrai.

Finalement, la nouvelle directrice débarque au FBI et demande à l’équipe de s’arrêter malgré le risque de voir la bombe au ZIP exploser. Afrin appelle aussitôt Kurt pour lui transmettre cet ordre, mais Jane et Tasha sont parfaitement contre : certes, désobéir à un ordre direct signifie qu’ils perdent toutes chances de revenir avec les honneurs au FBI, mais en même temps, y obéir signifie devenir amnésique, ce qui n’est pas bien plus logique. Kurt reprend donc son coup de fil avec Afrin pour lui dire qu’elle n’a qu’à expliquer qu’elle n’a pas réussi à les contacter.

Le trio arrive ainsi à l’entrepôt où Ivy est censée être, mais c’est bien évidemment un entrepôt gigantesque où il n’est pas évident de la retrouver et où des hommes de main sont chargés de tous les tuer. Kurt se retrouve bien mal barré en premier, mais il parvient contre toute attente (ou pas) à maîtriser quelques hommes armés dans une jolie chorégraphie.

C’est cependant Jane qui arrive la première à Ivy. Celle-ci parvient à s’enfuir, mais après avoir lancé le déclenchement de la bombe ZIP qui est simplement une bombe laissant s’échapper du gaz progressivement. OUPS. Voyant Kurt se précipiter pour lui venir en aide malgré le ZIP, Jane prend la décision… de ne pas sortir ? Elle avait tellement le temps, je ne comprends pas ! Elle ferme la porte au nez de Kurt, ce qui n’a aucun sens. On reprend alors exactement le même cliffhanger que la semaine dernière avec Patterson, sauf que cette fois, il s’agit de Jane et du ZIP. Encore. Oui, la scène est jolie car le couple Jane/Kurt est séparé par une porte en verre leur permettant de s’échanger des derniers mots silencieux, mais plutôt que de fermer la porte sans sortir, elle avait clairement le temps de sortir et de la sortir… Bref, ça a beaucoup moins de sens que Patterson et elle n’a pas trop de chance de s’en sortir sans être zippée, elle.

De toute manière, on sait qu’avec le temps, elle pourra retrouver ses souvenirs, on n’est plus à ça près. En tout cas, ça fait un excellent cliffhanger et le dernier épisode sera intéressant à découvrir avec cet énième rebondissement et cette bombe au ZIP. J’imagine au moins que Jane est parvenue à l’arrêter et l’empêcher de s’échapper de cette pièce grâce à la porte qui s’avérera probablement hermétique ? Je vois mal la série se terminer sur une micro-apocalypse de population amnésique.

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Il me fallait immortaliser ces pas de danse, pour la postérité !

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Blindspot – S05E09

Épisode 9 – Brass Tacks – 18/20
Eh bien, voilà quarante minutes qui arrivent à passer drôlement vite, avec tout un tas de rebondissements bien menés et une série qui vire vraiment à l’espionnage et à l’action pure et dure. Il y a toujours des facilités de scénario énormes, mais on est habitués. Le rétrécissement de la commande à onze épisodes est vraiment une bonne chose pour la série qui ne perd plus tellement de temps sur cette deuxième moitié de saison, réussissant ainsi à cartonner plus que jamais. J’ai même l’impression que ça finira par être la meilleure saison de la série !

> Saison 5


Spoilers

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You are the most beautiful man I’ve ever seen.

Si je suis si en retard dans le visionnage de cet épisode, c’est pour trois raisons. D’abord, je trouve ça naze de diffuser deux épisodes pour l’avant-dernière semaine et de garder pour la semaine prochaine le tout dernier de la saison. J’espère que ça va se justifier dans le scénario. Ensuite, je trouve ça odieux et pourri d’avoir tué le meilleur personnage de la série – et ça a intérêt à être juste un rebondissement naze. Enfin, j’ai écrit cette critique, mais mon ordinateur a eu un bug, s’est éteint, a mis trois plombes à se rallumer et Word ne m’en a rien récupéré, ce qui m’a forcé à recommencer à zéro la critique. Superbe.

L’épisode débute de manière plutôt bavarde et efficace avec chacun de nos héros dans une salle d’interrogatoire du FBI à se souvenir de Patterson, soit des derniers moments du meilleur personnage de la série, soit de moments où leur amitié est clairement visible. Madeline, elle, savoure sa victoire en apprenant qu’elle est vraiment prête à devenir vice-présidente.

Tout ne peut pas être si beau dans sa vie, néanmoins, et elle doit encore gérer l’impatience d’Ivy concernant le ZIP dont elle ne suit plus la trace. Oui, Madeline a eu la bonne idée de la priver de son ZIP et de décaler un peu l’attentat, histoire de nous garder de quoi faire pour la fin de la série. Pour l’instant, il faut d’abord faire parler nos héros – et possiblement les sortir de là avant des aveux complets.

En effet, Madeline a un plan simple : diviser pour mieux régner. Les quatre agents arrêtés sont donc interrogés séparément par notre méchante haïssable en tout point qui espère les faire craquer pour les faire confesser une liste de crimes qu’elle veut leur faire commettre à sa place. La tache n’est pas simple, parce que même Rich résiste, y compris quand elle évoque Boston. Tasha est de loin la plus bitchy avec elle, mais elle peut se le permettre, surtout quand Madeline évoque son bébé… Quelle connasse, je n’en peux plus, c’est rare de haïr autant une méchante de série en ce qui me concerne.

Pendant ce temps, on retrouve enfin Boston dans la série, mais c’est pour qu’il apprenne la mort de Patterson à la télévision – ou plutôt qu’il la devine. Il comprend qu’il doit fuir car ça sent le roussi pour lui. Et ça ne manque pas : il est effectivement pris en joug par deux agents de Madeline (ou d’Ivy ?) qui sont aussitôt maîtrisés par… Patterson !

Elle est donc bien en vie et la série fait le choix de le révéler super rapidement alors qu’ils tenaient là un suspense assez efficace et bien mis en place dans cette saison finale. Patterson nous fait donc simplement le coup du tunnel, encore une fois, dans un flashback qui ne nous montre même pas vraiment comment elle a réussi à s’enfuir assez vite. C’était dommage et décevant, mais admettons.

L’avantage, c’est que ça lui permet vite de revenir à l’action pour venir en aide à nos héros et les libérer des locaux du FBI. Elle envoie aussitôt un message crypté à notre laborantine préférée n°2, Afrin, qui le déchiffre aussitôt, en présence de Matthew. Si elle est persuadée de la survie de Patterson, il a du mal à y croire et préfère tout arrêter, une fois de plus. Quelle carpette ! Et quel gâchis ce personnage qui aurait pu avoir tellement plus de carrure… Après, je reconnais que ça fonctionne bien pour la série ce caractère ! Quoiqu’il en soi, il reprend un peu espoir quand il apprend que deux autres scientifiques sont prêts à venir en aide à l’équipe…

Afrin semble leur faire confiance, mais je suis du côté de Matthew cette fois : c’est trop gros cette aide spontanée, surtout après Briana. Heureusement, ils ne leur confient aucune mission et se rendent dans les vestiaires du FBI après avoir eu la bonne idée de suivre les requêtes de Patterson. C’est donc l’heure pour eux de la retrouver, ou plutôt de le retrouver. Pour tromper l’intelligence artificielle du FBI, Patterson et Boston ont en effet eu la bonne idée de se travestir et c’est tout bonnement bluffant. Cela me fait un point du Bingo Séries assez facilement, et je ne pensais pas trouver si réussi pour le marquer, surtout dans cette série, mais oui, le maquillage change totalement leur apparence physique.

Pour la petite histoire, j’ai même vu une photo floue de Boston en femme avant de lancer l’épisode, et j’ai sincèrement cru qu’il s’agissait d’une autre actrice… Comme quoi ! La parade est amusante et efficace, mais elle n’empêche pas nos héros de stresser en découvrant qu’après une deuxième salve de scènes bavardes et inefficaces à interroger les agents, Jane a pris la décision de craquer et de confesser des crimes qu’elle n’a pourtant pas commis.

Elle commence donc à parler (sachez que « AKA » peut faire réagir mon « OK Google »), mais Boston est assez malin et rapide pour pirater le Bluetooth de la caméra face à laquelle elle est (ah oui, tout de même) pour lui envoyer un message en morse, suffisant à faire en sorte que Jane gagne du temps. Grâce à cela, Patterson peut passer en boucle les images des salles d’interrogatoire et accompagner Matthew pour libérer Tasha de sa cellule. Les retrouvailles avec Patterson sont si mignonnes, alors qu’en parallèle Rich apprend sa survie de la part de Boston. Leur câlin est moins impressionnant, forcément.

J’aurais aimé une petite réplique sur son perpétuel plan B, mais ils n’ont pas eu le temps de le caser. Ben oui, il faut aller chercher Kurt… sauf que ce n’est pas possible : il est mieux gardé que les deux précédents apparemment, mais heureusement Rich connaît un moyen d’y accéder : les grilles de ventilation. Evidemment. Il arrive à le libérer juste à temps, mais une agent du FBI débarque… Elle décide de faire confiance à Kurt plutôt qu’à Madeline dont l’autorité est plus que fragile : elle demande donc à être menottée pour leur gagner du temps sans compromettre son job.

En parallèle, Boston et Patterson retournent dans leur nouveau QG avec Tasha et Matthew, en profitant pour reprendre leur vraie apparence, pour éviter de multiplier les scènes prenant des heures de préparation, j’imagine. En plus, ce maquillage ne doit pas être bien pratique à porter. Le problème, c’est que nos geeks découvrent bien vite que Madeline a tout prévu, décidant de mettre tous ses crimes sur le dos de Matthew.

Comme à son habitude, il décide de s’enfuir… laissant Patterson faire ce qu’elle sait faire de mieux pour réussir à trouver des preuves contre Madeline. Le but est d’ensuite de demander à Megan, l’ex de Reade, de publier tout ça au plus vite. Evidemment, dans tout ça, il reste la pression de Madeline : Ivy a découvert rapidement que Patterson était encore en vie, Boston non arrêté et le bâtiment du FBI compromis. Autant dire qu’elles sont en retard pour arrêter nos héros qui lancent ensuite l’évacuation du bâtiment, alors que Kurt et Rich ne sont toujours pas parvenus à récupérer Jane, qui reste bien en-dehors de l’action de l’épisode pour cette fois.

Madeline découvre au passage qu’elle est en échec et mat : les journalistes s’apprêtent à publier les preuves qu’ils ont contre elle. Son avocat lui propose tout simplement de s’enfuir, comme il s’apprête à le faire. Ils n’ont plus aucun moyen de pression sur personne d’influent à présent pour empêcher la publication des informations, donc c’est foutu pour elle. Il ne lui reste plus qu’à s’enfuir.

Pourtant, sans ces preuves envoyées aux journalistes, elle s’en serait bien sortie une fois de plus. Certes, Ivy a évacué les lieux aussi, mais elle ne sait pas où est le ZIP, donc Madeline a encore un semblant de pouvoir. En plus, les hommes d’Ivy sont plutôt bons et parviennent sans aucun souci à arrêter Patterson, Tasha, Boston, Rich et Kurt (après une scène marrante pour ces deux derniers, donc).

Tout le monde se retrouve donc arrêté et ramené dans la salle principale du FBI. Tout le monde ? Pas Jane, pas Afrin, pas Matthew. Je sais que c’est censé être la surprise de l’épisode, mais il est évidemment de retour pour décharger les terroristes des prisonniers. Ce n’est pas si simple toutefois de les convaincre, alors il finit par faire appel à d’autres agents du FBI, ceux aperçus au cours de l’épisode comme étant encore fidèle à notre groupe. Voilà donc ce que faisait Matthew pendant sa fuite… C’est bien vu, mais ça n’empêche pas la fusillade d’avoir lieu.

Tasha et Kurt viennent en aide aux agents qui les sauvent de justesse et parviennent rapidement à mettre un terme aux actions des méchants. Oh, Matthew se prend une balle au passage, mais l’important reste à ses yeux d’aller récupérer Jane, ce que Tasha et Kurt font aussitôt. Patterson, Boston et les autres agents s’occupent alors de rester l’aider, en attendant une ambulance. Le plus triste est encore de voir Afrin débarquer dans la pièce et s’interroger sur le retour de Matthew. Le faire mourir en héros, c’est un peu gros après cette saison à se carapater autant qu’il le pouvait, mais ça marche bien, surtout quand ses dernières considérations sont encore son look sur la photo qui sera utilisé après son décès.

Cet épisode de victoire est donc teinté d’une défaite avec la mort de Matthew, mais bon, le plus important c’est que Jane peut être libérée (j’étais sûr que ce serait Ivy sous la cagoule, d’une manière ou d’une autre) et retrouver Patterson à son tour. Le FBI reprend le contrôle, donc, mais sans personne pour le diriger. Et ils ont toujours un attentat à stopper.

La fuite de Madeline se déroule plutôt bien, avec un petit jet privé et du champagne… sauf que pas de bol, son pilote de jet privé refuse de décoller parce qu’il a reçu l’ordre de ne pas le faire, à cause d’un appel anonyme. C’est finalement Tasha qui débarque pour arrêter Madeline, qui prend encore le temps de quelques mots plutôt sympathiques avec elle. Elle sait qu’elle a perdu, mais ce n’est pas pour autant qu’elle compte dire où elle a planqué le ZIP, hein. Madeline décide donc de se suicider en buvant son verre de champagne (ou de vin ?) devant Tasha qui ne fait rien. PARDON ? Mais enfin, meuf, t’étais là quand elle a tué tout plein de gens richissimes de la même manière. Ah, vraiment, Tasha, rarement un personnage m’aura tant plu et déplu à la fois. Cela fait trois saisons que je ne sais plus quoi penser d’elle, honnêtement ! En tout cas, je reste ravi de la mort de Madeline, ça va sans dire.

Finalement, il est révélé que c’est l’avocat de Madeline qui a eu la bonne idée de la dénoncer, afin de mieux se mettre au service d’Ivy. Evidemment. L’idée était plutôt bonne, mais s’allier à une terroriste comme Ivy, ce n’est pas si simple. Il lui donne sa seule information capitale sans rechigner, ce qui fait qu’elle n’hésite pas à le tuer. Bref, l’épisode se termine avec le FBI détruit, Madeline enfin morte et l’équipe d’Ivy en train de déchiffrer une clé USB de Madeline pour savoir où est le ZIP.

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Probablement la meilleure capture d’écran de toute la galerie du blog ❤

> Saison 5

In the Dark – S02E13

Épisode 13 – My Pride and Joy – 20/20
Je surnote un peu cette fin de saison, mais c’est pour m’assurer d’augmenter encore la moyenne de cette saison dans mes stats, parce que vraiment, quelle série géniale ! Cet épisode ne démérite pas du côté de l’écriture des répliques et des rebondissements, avec une fluidité impressionnante et une fin de saison qui parvient à changer la donne et bouleverser l’équilibre établi pour la saison 3, de manière plutôt surprenante par rapport à ce que j’en attendais.

Saison 2


Spoilers

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Cheers to going back to our boring normal life.

Dean a tout prévu : il propose à notre groupe de héros d’amener Murphy avec lui pour qu’ils apportent la drogue à Josiah ensemble. Murphy a en effet un deal avec la police qui l’immunise quoiqu’il arrive et Dean, ça lui permettrait de réussir à arrêter Josiah, donc de récupérer sa plaque de police. C’est plutôt un bon plan, ça.

L’épisode est rapidement lancé : Dean propose aux autres de se créer un alibi au plus vite, puisqu’ils éveillent tout de même les soupçons, alors qu’il force Murphy à monter en voiture avec lui. Cela rappelle de bien mauvais souvenirs, surtout que Dean fait évidemment de la merde. Son plan tenait la route devant tout le monde, mais ce n’est pas exactement ce qu’il avait en tête : Murphy s’en rend compte quand il lui prend son portable et l’emmène sur l’autoroute.

Son but est de l’avoir à dîner chez lui pour qu’elle puisse convaincre Chloe qu’elle a rompu avec Dean pour de mauvaises raisons et que Murphy est en fait la connasse du couple. Alors… Non. Le truc, c’est que Murphy n’est pas très convaincante auprès de Chloe… forcément : elle est forcée d’être là et de perdre du temps alors qu’elle est menacée à mort. L’avantage, c’est que Chloe étant aveugle, elle ne voit pas les blessures de Murphy et qu’une fois que Dean refait pression sur son ex, Murphy arrive à être à peu près convaincante. Elle se prend même au jeu de lui raconter les mensonges de Dean, parce qu’elle aime bien Chloe, mais ça n’empêche que c’est terrible comme situation.

La réalisation le rend plutôt bien, avec une caméra que je soupçonne d’être à l’épaule d’un caméraman allongé sur la table. La situation est terrible et pleine de malaise pour Murphy ? Parfait, on nous le rend avec des zooms inconfortables à regarder… ce qui empire une fois que Chloe a disparu pour aller se coucher, parce que Dean a en fait réellement l’intention de se réconcilier avec Murphy. Il lui propose de boire un verre avec lui et tente de la convaincre qu’ils sont de nouveau amis, parce qu’elle n’est pas si différente de lui. Pas mal cette manière qu’il a de s’aveugler.

Gene débarque alors, et il est bien nommé vu la situation. Il est là pour confronter Dean : il a bien compris que Darnell avait dit la vérité et il cherche à présent à en savoir plus sur la situation de Jules, Darnell, Tyson et Dean. Ce dernier se tortille comme il peut pour s’en tirer une fois de plus, finissant par demander à Gene d’être à Guiding Hopes d’ici une heure où ils pourront faire la saisie de la drogue. Ce n’est pas exactement ce qui était prévu, ça.

Murphy est assez maligne pour écouter toute la conversation et comprendre que Dean est à nouveau en train de la piéger. Elle monte donc à l’étage et cherche aussitôt Chloe, parce que n’ayant plus de portable, c’est son seul moyen de s’en sortir. Elle révèle enfin toute la vérité à cette pauvre Chloe, les mensonges de son père, le fait qu’il est un meurtrier et le fait qu’elle a besoin d’elle pour rester en vie. Elle explique à Chloe comment se rendre au bar de Chelsea et contacter Jess pour lui donner les clés de la voiture de son père. Ouille. La pauvre Chloe se prend tout d’un coup dans la tronche… Elle demande donc à Murphy de quitter la pièce pour mieux retourner se coucher, alors qu’à l’extérieur, Gene est toujours aussi suspicieux de Dean. Il a alors pas mal de chance que Dean soit si peu précautionneux : Gene découvre la drogue dans la voiture de Dean.

Il ne dit rien, ce qui fait que Dean rentre et tombe sur une Murphy qui est toujours aussi bonne actrice pour feindre que tout va bien. Lorsqu’elle entend Chloe récupérer finalement les clés de la voiture de son père, Murphy fait autant de bruit qu’elle peut sans attirer les soupçons, puis gagne du temps autant que possible, finissant par accepter de boire un verre avec Dean qui est absolument atroce, sortant son plus grand plan drague de la gêne avec une petite chanson qui va bien. C’est tellement un psychopathe !

De son côté, Gene se rend au commissariat pour baver sur Dean et dire à son supérieur qu’il le pense trempé dans les affaires de Nia. Bien sûr, le supérieur est déjà au courant et il demande à Gene de tout laisser tomber pour couvrir son cul… ce qui est clairement suspect, et assez pour qu’il décide d’appeler le supérieur de son supérieur !

Pendant ce temps, au bar, Jess et Félix s’engueulent sur le cas Chelsea (que l’on ne voit malheureusement pas de l’épisode, ce que je trouve abusé), alors que Darnell débarque. Max est assez malin pour le repérer et prévenir les amis, ce qui inquiète immédiatement Jess, persuadée qu’il est au courant de ce qui est arrivé à Nia. Ce n’est évident pas le cas : il est juste inquiet pour sa sœur et leur pose plein de questions, mais ils feignent de ne pas savoir de quoi il parle. Ben voyons ! Darnell décide de rester avec eux jusqu’à l’arrivée de Murphy. Le problème est qu’il reçoit un appel de Sam pendant qu’il attend, ce qui fait que Jess est forcée de sortir du bar le confronter à son tour. C’est beau à voir de la part de Jess, je trouve.

J’ai beaucoup aimé la scène, parce que Darnell aime bien Jess malgré tout : il encaisse le choc, mais il ne tombe pas sur elle pour autant, préférant s’inquiétant de Sam (en prison ?) et l’homme de main de Nia. Sterling s’en occupe selon Jess (toujours pas de news de Sterling par contre), mais Darnell est super rassurant en lui expliquant que d’autres gens viendront s’en prendre à eux. Il n’est pas si énervé que ce qu’il pourrait être après Jess qui a tué sa sœur, tout de même. Il disparaît dans la rue pour les protéger, alors que Chloe est encore dans le métro… Espérons juste que Jess, Felix et Max ne partiront pas trop vite.

C’est heureusement le cas : quand Chloe arrive, Jess et Felix sont juste en train de partager un bon moment de désespoir entre amis sur leur situation. Chloe leur communique le message de Murphy assez justement : il ne faut pas faire confiance à son père et il faut « tout sortir de sa voiture ». La panique est totale. Jess, Felix et Max se rendent aussitôt sur place pour récupérer la drogue, alors que Murphy fait tout ce qu’elle peut pour empêcher Dean de se rendre compte de ce qu’il se passe. Après la petite chanson que j’adorais et qui est désormais associé à ce souvenir ô combien gênant, Dean comprend qu’elle est en train de prendre du temps.

Dean s’énerve inévitablement quand il voit que ses clés ont disparu, surtout qu’il entend des voitures de police arriver, merci Gene. Jess a la bonne idée de laisser un peu de drogue dans la voiture de Dean quand elle entend les sirènes de police au loin, même si elle s’inquiète de ne pouvoir tout amener à Josiah. Murphy n’a en tout cas plus le choix de dire à Dean qu’elle a envoyé Chloé chercher ses amis.

Dean cherche à tout prix un moyen de s’en tirer, et il découvre que ce n’est pas exactement faisable. Il est inquiet de savoir que sa fille va découvrir la vérité sur ses crimes, quelque chose qu’il explique être parfaitement impossible à Murphy. Cette dernière lui annonce alors qu’elle a déjà tout expliqué à Chloe et qu’il n’a plus rien à protéger. Oh, le pauvre. Je le déteste, mais je reconnais que la scène fait un peu de peine à voir tout de même. Il comprend qu’il a perdu la partie, puis sort son flingue. Murphy a peur pour sa survie, mais elle comprend rapidement qu’elle a besoin de convaincre Dean de ne pas se suicider. Quelle horreur.

Elle a beau le détester, elle ne veut pas sa mort sur la conscience. Elle tente de le convaincre de ne pas se suicider… mais ce n’est pas ce qu’il se passe. Il se suicide devant elle, avec la caméra qui a la gentillesse de ne rien nous montrer.

Bon débarras, certes, mais tout de même, chapeau aux scénaristes qui rendent ça triste. Murphy se retrouve ensuite à devoir raconter à Gene la vérité sur Tyson, avant de lui mentir évidemment sur la drogue, ramenée à Josiah par Max, Jess et Felix. Comme il y a plus de drogue que prévu, il leur donne énormément d’argent, que les amis refusent…

Seulement, ce n’est pas si évident de refuser quoique ce soit à Josiah, alors ils finissent par prendre l’argent. Saison 3, bonjour. On enchaîne avant ça sur une scène bien tragique et triste où Murphy doit apprendre à Chloe la mort de son père. Là encore, la série prend le parti de nous cacher sa réaction… Mais ça permet au moins à Murphy de rentrer chez elle ensuite, tranquillement. Elle est bouleversée par tout ça, mais le groupe décide de reprendre sa vie normale. Hmm… Ils oublient trop vite Sterling et les menaces de Darnell, là. En tout cas, ça fait plaisir : Felix est désormais super pote avec Max, Jess a de nouveau le sourire et Murphy… doit gérer Max. Il lui reste toujours son dilemme entre Max et Josh, après tout.

Sa décision est prise, mais elle n’est malheureusement pas forcément celle de tous les fans de la série : elle décide de quitter Max. Elle sait bien qu’ils ne sont pas bons l’un pour l’autre. Par conséquent, Max s’en va, une fois pour toute d’après lui, promettant de ne pas revenir. AH. C’est bien dommage tout ça.

En pleine nuit, Murphy prend donc la décision de rappeler… Josh. C’est une excellente chose, franchement. C’est malheureusement une erreur, parce qu’il fait tomber un cadre photo et découvre l’existence de Max. Murphy le présente comme son ex. Même s’il ne voit pas grand-chose, Josh comprend qu’il y a anguille sous roche.

Elle fait alors l’erreur de lui dire que ce n’est qu’une coïncidence si Dean, Max et lui sont tous liés à Nia. Il comprend ainsi que Murphy était juste en train de bosser pour Nia pendant tout ce temps, puisqu’elle n’est pas censée savoir que Josh enquêtait sur elle. Oh l’erreur de base. Les scénaristes jouent bien leur coup, je dois dire, même si Murphy aurait pu s’en tirer en lui disant qu’il semblait connaître Nia. En tout cas, pour la nuit de câlins que Murphy espérait pour oublier tout ça, c’est mort.

D’ailleurs, Josh finit par comprendre que Nia est morte, puisque sa boutique n’a pas ouverte et que Murphy annonce qu’elle ne bosse plus pour elle, et même que les choses sont plus compliquées qu’il n’y paraisse.

Josh s’énerve donc assez légitimement et se met à chercher son portable, ne croyant pas spécialement Murphy qui lui annonce pourtant qu’elle l’aimait sincèrement depuis le début. Le pire, c’est que c’est vrai, mais les scénaristes ne peuvent nous refaire le coup de Sterling, surtout avec un personnage comme Josh. Pour protéger Jess, Murphy comprend qu’elle doit s’enfuir : Josh pense que Nia a été tuée par Murphy. Elle peut lui dire la vérité en lui révélant que ce n’est pas le cas, mais c’est tout. Ce n’est pas crédible, donc.

Elle vole le portable de Josh pour s’assurer qu’il ne puisse appeler personne, puis éteint les lumières, l’aveuglant définitivement dans un espace qu’il ne connaît pas encore assez bien pour se déplacer. Les scénaristes jouent bien avec son problème médical, je trouve, alors que Murphy n’a pas ce problème dans son appartement.

Elle réveille aussitôt Jess et lui explique qu’elles doivent quitter l’appartement au plus vite, car Josh sait. Il ne sait pas exactement tout et il aurait pu être bon de tenter de le calmer autrement, mais admettons, c’est une fin de saison. La saison 3 sera donc celle de la fuite ? Cela promet si on doit les voir devenir des fugitifs… Avec Sterling et Sam déjà en prison, il y a possiblement de quoi les accabler en tout cas. Ils ont de l’argent, des contacts et bien des emmerdes avant d’en revenir à la vie normale à laquelle ils n’aspirent pas forcément, de toute manière.

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EN BREF – Quelle saison ! Certaines séries ratent le passage à la saison 2 et j’avais vraiment peur que ce soit le cas de celle-ci, parce que son cliffhanger me laissait quelque peu perplexe pour la suite. Cela dit, c’est avec plaisir que j’ai suivi cette saison 2 semaine après semaine, parce qu’à chaque épisode, ils faisaient mieux qu’au précédent et surtout toujours mieux que ce que j’en attendais à l’origine.

Je savais déjà que les personnages étaient géniaux et les répliques toujours bien senties, donc c’est une demi-surprise, c’est vrai, mais tout de même, c’est un régal d’avoir pu voir tout ça se dérouler et devenir progressivement l’une des meilleures saisons que j’ai pu voir cette année. Honnêtement, pour une petite série CW que personne ne regarde, la qualité est vraiment surprenante.

J’aimerais à présent que le bouche à oreille fonctionne vraiment bien pour elle, histoire que la saison 3 soit suivie d’une saison 4. Concrètement, ils peuvent finir cette histoire avec treize nouveaux épisodes… mais à voir s’ils le feront. En tout cas, ils ont prouvé qu’il était possible de pondre treize épisodes sans le moindre temps mort !

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Saison 2