Station 19 – S03E02

Épisode 2 – Firework Indoors – 13/20
Non seulement, l’épisode n’était pas dingue du côté des intrigues qu’il proposait, avec des personnages que je trouve de plus en plus caricaturaux et des situations pas si exceptionnelles, mais en plus, il y a une sorte de réécriture bien ratée d’un personnage que l’on connaît depuis des années. Il y a des éléments qu’on ne peut pas rajouter comme ça, sortant de nulle part. Bref, ce fut long à voir, et c’est tout le problème de cette série qui ne parvient pas toujours à avoir de bonnes idées, franchement.

> Saison 3


Spoilers

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Were you being a slut?

Je sais, je suis en retard dans le visionnage de cette saison, mais franchement, le 3×01 ne m’a pas envoyé du rêve dans les perspectives d’avenir de cette saison. Andy étant mise à pied par Sullivan la forçant à prendre des congés maladie, elle est remplacée par un certain Vasquez qui sort de nulle part et a du mal à s’intégrer dans l’équipe soudainement beaucoup trop ambitieuse par rapport à avant.

C’est dingue, la scène de l’arrivée du remplaçant de Ripley montre à quel point ils veulent tous être bien vus, et ça ne m’a pas particulièrement plu. Comme toujours avec les séries de Shonda, le nouveau chef, Dixon, a tout pour qu’on le déteste pour l’instant, mais je sais qu’on finira bien l’aimer. C’est un ancien policier qui veut faire en sorte que les pompiers de Seattle soient encore meilleurs qu’avant, ce qui promet. En plus, non seulement il ne rigole pas à la blague de Vic, mais en plus, il va jusqu’à critiquer Ripley… il a tout pour qu’on le déteste ce Dixon !

L’urgence de l’épisode que doivent résoudre les pompiers est un simple incendie dans un magasin, mais ça apporte son lot d’actions : des clients qui profitent de l’incendie pour voler des articles, un feu d’artifice qui explose à l’intérieur sans prévenir, un adolescent qui pense qu’il est en plein shooting (histoire de faire un peu de politique anti-second amendement et critiquant les chaînes d’infos) et un autre qui a volé une veste et dont Ben s’occupe, le soupçonnant quand même d’avoir déclenché l’incendie.

Eh, il y a de bons moments contrairement aux apparences : Travis est un personnage génial qui sait s’occuper de l’adolescent à merveille, tout en critiquant intelligemment la presse, Vasquez est un relou auquel je pourrais peut-être m’attacher s’il continue à être aussi chiant avec les personnages que je n’aime pas. Tout n’est pas perdu.

Du côté de Ben, en revanche, j’ai totalement décroché, parce que merci non merci : on a ainsi droit à un flashback tout pourri sur son adolescence où il vole une voiture dans le garage d’une maison et… bon, comment dire ça poliment ? Je n’en ai rien à foutre. On voit tout de suite que ça va mener vers un nouveau traumatisme qui n’a pas de raison d’être et dont on n’a jamais parlé avant alors que ça fait quelques années qu’on connaît le personnage désormais.

Et effectivement, ça finit en accident de voiture dans la forêt à cause d’une biche. Inévitablement. L’un des personnages, Danny, est éjecté de la voiture et finit dans un coma. Bonjour la culpabilité pour Ben, mais bon, même si on l’a vu rencontrer sa femme et se marier, il en a jamais été question auparavant. Je trouve ça trop gros, là pour le coup.

Tous ces flashbacks se déroulent en parallèle de scènes où l’on voit Ben décider de jouer les héros pour sauver un autre adolescent de 14 ans probablement coincé dans le magasin. Il finit par le retrouver dans un coffre où il est cramé et à moitié étouffé. Evidemment. Tout est bien qui finit bien, finalement, mais la relation Maya/Jack qui s’est transformée en une relation de haine énerve totalement les autres pompiers. Il faut dire que Maya réduit la relation qu’elle avait avec Jack à un simple plan cul, et je trouve ça bien naze, parce qu’ils avaient un peu plus que ça quand même. Bref, à la place de Jack, je serais super énervé aussi.

Maya a toujours été compétitive et ambitieuse, je sais bien, mais là, ça devient caricatural et franchement énervant. J’aimais le personnage avant… J’ai de plus en plus de mal avec elle. Elle vient juste d’être promue, mais elle veut déjà une autre promotion. Elle s’en confie à Sullivan qui a la bonne idée de la remettre un peu à sa place, mais bon.

Le soir, toute la station se retrouve dans un bar pour boire des bières – apparemment l’accident de bar de la semaine dernière n’inquiète personne. C’est l’occasion pour Jack de rencontrer une jolie femme critiquant le chef Dixon en disant qu’il ressemble à un agresseur sexuel, exactement comme les pompiers l’avaient dit en début d’épisode.

Le seul problème, c’est qu’elle est… la femme de Vasquez. Et elle sait très bien ce qu’elle fait en couchant avec Jack dans sa voiture ; mais Jack ne s’en rappelle que trop tard. C’est d’un naze comme rebondissements.

Quant à Ben, il se rend voir Danny à l’hôpital, parce que oui, Danny est encore en vie et toujours dans le coma. C’est bien ça que je trouve trop gros : en une dizaine d’années avec ce personnage, il n’avait JAMAIS été question de son existence. Si encore l’accident l’avait tué, OK, mais là, on nous révèle que Ben est devenu chirurgien, puis pompier, à cause de cet accident et de Danny. Et il lui fait des cadeaux tout pourri ; des baskets pour un type dans le coma depuis plus de vingt ans. Non mais… Qu’est-ce qui leur prend aux scénaristes, là ?

Dans tout ça, on accouche donc de l’idée de Ben voulant être un chirurgien sur les scènes d’accident. Il en parle à Sullivan, espérant que celui-ci aimera l’idée d’impressionner Dixon avec ce pompier trop fort.

Pendant ce temps, Andy est donc en arrêt maladie, ce qui rend ses collègues curieux. Comme elle est l’héroïne de la série, elle ne reste pas sans rien faire non plus. Elle est ainsi interrompue dans sa nuit de sommeil par l’arrivée de Ryan, puis par sa voisine qui se met à hurler d’un coup. Dans une pure tradition Grey’s, la voisine s’est donc explosée une artère en cassant un verre de vin, LOGIQUE.

Heureusement, Ryan est là : il peut donc aider Andy et appeler son père pour qu’il vienne avec une ambulance privée. Une fois sur place, il n’aime pas beaucoup voir Andy en sous-vêtements chez sa voisine et il n’aime pas trop retrouver non plus Ryan comme ça, mais bon, il s’occupe de Ruby, la voisine. Celle-ci finit à l’hôpital où tout va bien pour elle.

Andy et Ryan restent toutefois s’occuper des enfants de Ruby – et ils s’en occupent bien mal vu le traumatisme qu’ils doivent avoir subi – et nettoient tout le sang dans l’appartement – et il y en a !

Quant au père d’Andy, il est énervé de voir que sa fille ne travaille pas. Il se rend donc voir Sullivan pour se mêler de ce qui ne le regarde pas et demander des comptes. L’angoisse d’avoir un père pareil, franchement ! Allez, c’est tout de même bien pratique : Andy peut le rappeler en fin d’épisode quand Ryan se fait tirer dessus par l’un des gosses de la voisine avec sa propre arme de service. Non mais… Qu’est-ce qu’il est con, sérieux. D’où tu laisses ton arme de service sans protection à portée de main d’un enfant qui a joué avec ton badge toute la journée ?

Avant de finir cette critique, on notera quand même le changement de logo pour la série : fini les flammes, bonjour le logo de Grey’s revisité ; et on notera aussi que Ryan a avoué ses sentiments persistants pour Andy à cette dernière, après avoir révélé que Janet l’avait trompée. Merveilleux ce cliffhanger qui voit Ryan entre la vie et la mort, du coup. Les scénaristes essaient vraiment, hein, mais ça ne prend pas sur moi.

> Saison 3

This is us – S04E12

Épisode 12 – A Hell of a Week (part. 2) – 16/20
Voilà encore un épisode qui s’avère tout doux malgré la tristesse qui s’en dégage. S’il fallait nommer l’émotion que l’on ressent face à cet épisode, ce serait probablement « This is us », et je crois que c’est suffisant pour décréter que cette série a vraiment réussi à acquérir bien rapidement le statut de série culte. Même si l’épisode n’a rien d’exceptionnel, il est très chouette.

> Saison 4


Spoilers

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How could I not come?

Le temps passe tellement vite, c’est dingue, j’ai l’impression d’avoir vu le dernier épisode il y a deux ou trois jours, mais non, ça fait déjà une dizaine de jours que cet épisode a été diffusé aux États-Unis. Il est donc temps pour moi de me replonger dans l’univers des Pearson afin de retrouver le petit Kevin qui n’arrive pas à dormir et dérange son père pendant Shining. Evidemment, la scène nous montre une fois de plus que Jack est parfait avec ses enfants.

Il passe donc un bon moment à chercher le mobile de Kevin, parce que c’est ce que son fils espère avoir au-dessus de son lit. Pas de bol pour lui, il est incapable de le trouver et se sent forcé de réveiller Rebecca pour ça. Malheureusement, le mobile a été donné à une œuvre caritative, alors Jack doit faire preuve d’inventivité pour endormir Kevin. À aucun moment, je n’ai eu peur pour lui : on savait déjà que ça irait, c’est Jack, après tout. Il lui fait un petit discours plein de bonnes émotions, et hop, bébé Kevin s’endort à son tour, comme son frère.

Quelques années plus tard, on retrouve Kevin adolescent et c’est l’occasion de découvrir que l’actrice choisie pour incarner la mère de Sophie n’est autre que Pauline de Younger. J’étais si heureux de retrouver cette actrice que j’adore que j’en ai un peu zappé sa première scène et intrigue qui n’est pas exceptionnelle. Pourtant, c’est cette intrigue qui aura le plus de poids émotionnel dans l’épisode : Sophie et Kevin vont au cinéma mais ne peuvent pas voir la fin du film. Cela lance un running gag de leur relation, où ils inventent la fin de l’histoire et se proposent régulièrement des fins possibles…

Mais le vrai poids émotionnel, c’est qu’ils se rendent ensuite à un feu de camp, puis dorment dans une voiture… où ils se font réveiller par Kate, en larmes, révélant la mort de Jack. Outch.

Toujours plus tard dans les années, parce que cette série aime bien nous faire voyager dans le temps, on retrouve toute la famille fêtant l’anniversaire de Rebecca, comme on l’avait aperçu dans l’épisode sur Randall. Kevin est plus maltraité encore que son frère dans son besoin d’attention : Rebecca est débordée après tout. Elle ignore Kate, elle n’arrive pas à trouver le temps d’aider Randall et elle n’a pas regardé la première apparition télévisée de Kevin.

En revanche, la mère de Sophie, elle, l’a fait et elle est super fière de Kevin. Evidemment. Kevin aime beaucoup sa belle-mère, beaucoup plus que Sophie n’aime sa mère. En effet, les deux femmes sont habituées à se disputer apparemment. C’est dommage : on ne connaissait pas encore cette dynamique, et même Sophie est un personnage qui reste assez mystérieux pour nous. En tout cas, dans cet épisode, elle s’énerve quand sa mère lui paie un voyage avec des économies qu’elle espérait pour autre chose.

Une fois que Sophie s’éclipse, Kevin en profite pour demander à sa mère la bague de sa grand-mère, dont il espère pouvoir se servir pour la demander en mariage. Malheureusement, la mère de Sophie n’est pas à l’aise avec cette idée parce qu’elle considère que Kevin est trop jeune. Voilà qui est dit et fait. Et en rentrant chez lui le soir, Kevin apprend de Rebecca que Kate s’est disputée avec elle avant de partir à la cabane de famille avec son copain, où elle rencontre clairement un problème.

Dans le présent, Randall est confronté à son voleur quand Kevin est au travail à négocier la fin de son film et à raconter sa vie. Il est interrompu par l’assistant qui gardait son téléphone, après plusieurs appels de Sophie (seulement trois concrètement quand Kevin regarde le téléphone). C’est donc Sophie qui appelle pour parler de la mort de sa mère. On le savait déjà, mais la nouvelle affecte profondément Kevin qui décide aussitôt d’être l’ex parfait et de se rendre à l’enterrement, même si elle est fiancée.

C’est l’occasion pour lui de retourner à Pittsburgh et d’être assailli de souvenirs de sa relation avec Sophie. On connaissait déjà la scène, c’est donc sans surprise qu’il appelle Randall pour prendre des nouvelles de son frère pendant la nuit précédant l’enterrement. Le lendemain, pendant la cérémonie, il se fait discret et se souvient de la décédée dans son coin, jusqu’à ce que Sophie l’aperçoive au beau milieu d’un discours où elle parle de sa mère.

Venant de This is us, il est évident que l’écriture de la scène est parfaite et que le discours pendant la cérémonie est très beau. On sent bien que Sophie tire sa force de la présence de Kevin, mais celui-ci n’ose pas lui parler pour autant quand il la voit occupée à discuter avec son fiancé. Il se rend malgré tout chez la mère de Sophie ensuite, parce que c’est Sophie, et parce qu’il veut lui apporter ses donuts favoris. C’est beau, mais ça nous montre surtout que Sophie a des doutes sur son mariage : oui, son fiancé a pu lui offrir la bague de sa grand-mère, cette fois, mais il ne connaissait pas vraiment sa mère non plus. En plus, lui, il a encore ses deux parents. C’est trop bizarre pour Sophie.

Quand il l’appelle pour lui dire qu’il hésite à entrer, Sophie le rejoint donc dans l’allée devant la maison et lui demande de l’emmener loin de là. Oh, on dirait les mariées de séries qui s’enfuient le jour du mariage, dis donc ! Kevin décide alors de l’emmener à l’endroit où ils avaient fait un feu de camp alors qu’ils étaient encore adolescents. Il décrit cet endroit comme le lieu où son enfance a pris fin, et c’est super triste, tout en étant assez amusant parce qu’ils arrivent encore à relativiser et à se décider à voir la fin du film de leur adolescence, qu’ils n’ont jamais vu auparavant.

C’est beau de tenir si longtemps quand je n’arrive pas à tenir plus de 24h sans voir la fin d’un film, moi. Malgré ces beaux moments ensemble, ils savent qu’ils sont obligés de mettre fin à cette parenthèse. Sophie doit retourner à la cérémonie organisée chez sa mère, inévitablement. Kevin l’y redépose, mais elle en profite aussi pour lui remettre une photo qu’il avait dédicacé à sa mère. Ouep, la mère de Sophie avait gardé la dédicace pendant toutes ces années. Si ce n’est pas triste tout ça.

Kevin finit alors sur la tombe de son ex-belle-mère pour boire un verre (non alcoolisé pour lui) avec elle et lui parler un peu, de sa sobriété, de sa réussite, du fait qu’il serait enfin prêt pour Sophie… mais qu’il a raté sa chance avec elle. J’ai adoré la scène, par contre laisser dans le cimetière une photo (qu’il récupère finalement) et une bouteille entamée, c’est étrange quand même.

Après ce séjour chargé en émotions, Kevin se décide à passer chez Kate, mais celle-ci est partie en retraite avec Jack alors que Toby est au travail. Il se retrouve alors à prendre un thé avec Madison, qui vient de se faire larguer une fois de plus. J’ai adoré la conclusion de Kevin qui est qu’elle n’est pas celle qui se fait larguer à chaque fois, mais celle qui est toujours prête à rester et se battre. Evidemment. Voilà donc la blonde avec qui il va se retrouver au lit en fin d’épisode ?

On a d’abord droit à un montage émotionnel avec la fin de chaque intrigue, et notamment avec Sophie qui découvre que son fiancé ne lui a pas donné la bague de sa grand-mère, mais une réplique. Oui, mais c’est quand même avec Madison que Kevin est au lit quand Randall l’appelle. Ils décident ensemble de se rendre à la cabane de famille pour se ressourcer, et ils invitent Kate au passage. Celle-ci révèle qu’elle est tout aussi triste qu’eux parce que son mariage est sur le point d’imploser ; mais ça, on ne le verra que dans le prochain épisode qui se concentrera logiquement sur Kate. Le cliffhanger voit ainsi la petite Kate (pas trop convaincu par la nouvelle actrice) venir déranger Jack à son tour.

> Saison 4

The Magicians – S05E04

Épisode 4 – Magicians Anonymous – 17/20
Comme bien souvent avec cette série, j’ai du mal à voir exactement où les scénaristes nous dirigent. Tout part dans tous les sens et ça manque parfois de contexte pour tout bien comprendre. C’est le prix à payer face à cette série intelligente, complexe et aux répliques toujours brillantes ; et ça me va bien comme prix à payer… même si du coup, j’ai l’impression que cet épisode aurait pu être meilleur en explicitant mieux certains aspects mis en scène.

> Saison 5


Spoilers

04

Fox is all lies, who’d ever believe their news?

On n’est pas jeudi, mais on va faire comme si. Je ne pouvais pas tenir plus longtemps sans voir cet épisode, surtout que je n’ai pas vu de séries de la semaine. Je suis en manque de séries, concrètement, mais celle-ci, c’est tout à fait la dose dont j’ai besoin : la série est tellement géniale que je sais que ça me donnera l’impression d’avoir vu plein de choses. Et franchement, le résumé en début d’épisode me le confirme : deux minutes pour faire le tour des intrigues, rien que ça !

Et on reprend en revanche par l’intrigue qui me passionne le moins, celle de Kady, qui n’hésite pas à raconter sa vie aux alcooliques anonymes… pour mieux tomber sur le Dean Fogg, sous couverture. J’ai adoré l’idée du personnage qui se déguise complètement pour que personne ne sache qui il est. Il faut dire qu’il se caractérise légèrement par son addiction à l’alcool.

C’est désormais dans le passé pour lui, mais il n’hésite pas à se droguer avec les pilules de Kady pour lui venir en aide, cela dit. Ah oui, Kady s’était rendue à cette réunion pour exposer son dilemme : elle a trouvé une cure à son problème, mais pour y accéder, il fallait qu’elle se drogue. Elle s’y refusait après un an de sobriété, mais une fois Fogg embarqué dans un voyage à l’acide, elle n’hésite plus et le suit.

Les deux partent donc pour un voyage sous acide assez dingue, avec de jolies couleurs et des filtres que même Snapchat n’oserait pas proposer. Rapidement, nos héros se retrouvent sur une plage avec des chaussettes solitaires (j’ai regardé attentivement, la mienne n’y était pas) parce qu’ils ont suivi la piste des lapins. Rien que ça. Les délires de la série me manquaient un peu, mais cette quête n’est pas ma préférée de la série pour autant.

La scène suivante les voit parler à un vieux drogué qui leur explique calmement qu’il va les tester pour voir qui il lancera sur la piste de ce qu’ils cherchent et qui restera avec lui pour toujours. Il leur laisse finalement le choix, et Kady et Fogg se disputent une place dans ce paradis de l’héroïne. Kady finit par perdre la sienne quand elle révèle qu’elle tient vraiment à sa quête, et la série organise un au revoir intéressant pour le personnage de Fogg. Il reste donc en arrière dans ce paradis de la drogue alors que Kady est renvoyée sur Terre, avec un indice bien tordu : Hell’s Kitchen. C’est vaste, elle n’est pas prête de venir à bout de ses problèmes et de retourner chercher Fogg comme elle lui a promis.

Pendant ce temps, Julia et Penny 23 expliquent à Alice, de retour de Fillory, ce qu’ils savent de l’ « harmonic convergence » de la semaine dernière, à savoir une apocalypse annoncée. Le problème, c’est qu’ils n’ont pas spécialement de pistes pour l’instant et que Penny 23 continue de souffrir du signal qu’il a perçu à cause de son élève. Ils entendent désormais des voix tous les deux, ce qui n’est pas spécialement rassurant. Et en cherchant le moyen de se protéger de ces appels, Penny se retrouvent envoyer on ne sait trop où, dont il revient blessé.

Un détour par des soins rapides plus tard, il redisparaît à nouveau. Bon, clairement, il est la sous-intrigue peu exploitée de la semaine, et c’est bien dommage, mais bon, il a quand même le temps de réclamer Julia avant de disparaître. À son étudiante, Merritt, de trouver comment la contacter…

De son côté, Alice décide de se rendre utile en retournant à la Bibliothèque se renseigner sur l’« harmonic convergence ». Elle essaie de s’y faire discrète, mais elle tombe sur des Visigoths qui ne sont pas très amicaux avec une Zelda paniquée, demandant de l’aide à Alice pour verrouiller leur bureau. Ce n’est pas hyper efficace, mais c’est tant mieux, parce que j’adore l’acteur chargé d’interpréter le leader de ces nouveaux ennemis, David Anders. Il y a toujours de nouveaux ennemis ! Ici, ils veulent juste piller la Bibliothèque de ses biens, parce que c’est ce que font ces Visigoths à travers l’Histoire.

Zelda fait l’erreur de donner le nom d’Alice pendant un petit dialogue de négociations. Celles-ci sont simplifiées parce qu’ils ne mentent jamais – mais ils ne donnent pas toute la vérité non plus. C’est intéressant comme concept ; cependant, heureusement que Zelda est perspicace et nous explique mieux les choses à Alice : ils veulent récupérer des livres de vies conservés à la Bibliothèque. Et on sait qu’ils y arriveront.

Quand ils y parviennent, Zelda a déjà confessé à Alice qu’elle était prête à mourir pour la Bibliothèque. Et pourtant, elle décide finalement de mettre le feu à tous les vitres de la Bibliothèque pour éviter qu’ils ne trouvent ce qu’ils cherchent. Et c’est comme ça que la série se débarrasse d’un de ses éléments les plus caractéristiques de sa mythologie : il n’existe plus de livre pour personne, ils ont tous brûlé.

En parallèle, Julia fait quelques rituels magiques pour obtenir des informations… et tout ce qu’elle réussit à avoir, c’est une déesse, Clarion, celle de la mélodie, qui l’observe depuis un moment et a pas mal de choses à lui raconter. En échange, tout ce qu’elle demande, c’est devenir humaine. Ouep, cette déesse nous vénère notre Julia et son humanité. Et franchement, je n’ai pas mis longtemps à adorer cette déesse de la mélodie qui espère devenir une rockstar, elle était géniale !

Julia enchaîne avec une autre divinité, le fameux Binder de la saison précédente, parce qu’elle tient vraiment à sauver la Terre et qu’il peut faire en sorte que Clarion redevienne humaine. Autant j’adore le personnage de Julia, autant j’ai du mal avec cette intrigue et la multiplication des pistes et personnages secondaires qui gravitent autour d’elle. Après, tout ça finit par être bien foutu quand Clarion laisse à Julia un choix bien pété : sauver Penny du mal qui le ronge ou sauver la planète ; le tout en faisant en sorte qu’elle redevienne humaine, parce qu’elle a convaincu le Binder de lui rendre ce service.

Julia décide bien sûr de sauver d’abord Penny et de s’occuper de la planète plus tard, et tout ça finit par donner l’impression que ce n’est qu’un détour de plus histoire de combler l’épisode. Ce n’est pas si exceptionnel… mais ça nous retire une part importante du personnage de Penny, encore. Non seulement, on a perdu Penny pour Penny 23 ; mais maintenant, on se retrouve avec ce même personnage qui est dépossédé de son pouvoir. Il n’entend plus les pensées, il ne peut plus voyager…

C’est naze, mais dans tout ça, c’est logique, comme Penny 23 le remarque aussitôt : il a pris une décision pour Julia, elle en a pris une pour lui. Et là, d’un coup d’un seul, Merritt, l’étudiante, finit par révéler sa culpabilité dans ce qui arrive à Penny 23, avant de déclarer qu’elle est Plum Chatwin, rien que ça. C’était totalement inattendu, mais on n’a pas le temps de s’y faire qu’elle disparaît déjà pour suivre la voix qu’elle entend. Bon, on a donc une nouvelle descendante Chatwin dans la généalogie, super.

De retour chez eux, Penny 23 et Julia retrouvent Alice et Zelda qui racontent leurs mésaventures. En apprenant ce qu’il en est du monde condamné par l’harmonic divergence, Zelda révèle alors qu’il existe bien un moyen de mettre fin à cette menace en… déplaçant la lune. Rien que ça.

Enfin, à Fillory, Eliot est arrivé au château et flirte à nouveau avec le Dark King. Bon, ce n’est pas si officiel que ça, ce flirt, mais le roi est content d’avouer qu’il a aimé se débarrasser du poids de la couronne avec lui, tout autant qu’il est content d’inviter Eliot à rester séjourner au château. Ben voilà, c’est réglé pour les réconciliations avec les rois terriens, non ?

En tout cas, Margo est bien contente de voir que le Dark King aime Eliot et elle le missionne aussitôt pour qu’il en sache plus sur les intentions du roi. Le duo Margo/Eliot est toujours aussi génial, et du coup, c’était dommage de voir que leur scène était si courte. En même temps, ça permet de vite découvrir Margo dans un nouveau rôle : celui de Centurion, c’est-à-dire ici d’apprentie garde du corps, chargée de protéger le Dark King.

Eh, ça lui permet aussi de rencontrer un autre guerrier très drôle quand il s’agit de parler de Fox News (les répliques de cette série, je vous jure !) et d’enfin être dans une même scène que son nouvel ennemi. Fox News ? C’est que le Dark King est un fan inavoué de téléréalité, aimant bien être filmé et diffusé dans les tavernes du royaume. Cela permet à Eliot de suivre le voyage du roi et de sa garde rapprochée.

Le nouveau love interest possible de Margo s’évapore bien vite dans la nature et celle-ci se retrouve en danger face à des sortes de zombies, les Takers, déjà vus dans l’épisode de la semaine dernière. Le Dark King la sauve finalement et tous les guerriers peuvent rentrer chez eux – où ils sont finalement retenus un peu plus longtemps à leur QG. Notons donc l’étendue des pouvoirs du Dark King, quand même. De son côté, Eliot est frustré de la fin de la transmission vidéo, mais il est heureux de retrouver le roi en fin d’épisode. Eh, c’est que Q n’est plus tellement mentionné cette semaine, Eliot tombe sous le charme de Seb – c’est le nom du Dark King.

Par contre, je n’ai pas tout capté au cliffhanger qui consiste à nous montrer les Centurions du roi trouver une fée et la faire prisonnière, ce qui pose problème à Margo. Forcée de suivre les ordres, elle voit bien que la fée sait qu’elle a un œil de fée, et ce lien entre elles sera forcément à exploiter dans la suite de la série… Surtout qu’une fée à Fillory, trois siècles après la guerre, ça ne me dit rien qui vaille !

> Saison 5

The Good Place – S04E13

Épisode 13 – Whenever You’re Ready – 20/20
C’est amusant car je trouvais la conclusion de la semaine dernière vraiment géniale, mais cet épisode parvient à la surpasser. Les scénaristes ont réussi un véritable coup de maître avec cette dernière heure (54 minutes) qui apporte une conclusion à l’ensemble des personnages. Tout est très fluide, les répliques s’enchaînent, les gags donnent le sourire et si on a envie de pleurer, c’est plutôt de joie que de vraie tristesse. Bref, cet épisode s’inscrit déjà dans la liste de mes fins préférées tant tout y est parfait.

> Saison 4


Spoilers

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Take it sleazy.

Cela ne fait que quatre saisons que je regarde cette série, alors c’est bizarre d’être si triste de la voir tirer sa révérence, mais franchement, ça a été une super série à regarder : les gags étaient bons et les personnages avaient toujours ce qu’il fallait pour nous inviter à revenir.

L’épisode commence par une vie toute casée pour tous nos héros. Michael apprend la musique et écrit ses propres chansons alors que Chidi donne des cours de philosophies à plein de morts. En bref, le Paradis ressemble à la vie, quoi, mais en plus, Michael, Chidi et Janet ont des jobs supplémentaires avec un comité charé d’évaluer le nouveau système et ses défauts, inévitablement. Plus d’architectes et d’acteurs sont nécessaires selon Vicky, alors que Michael insiste pour dire que tout va bien et que la Juge s’indigne de savoir que Carrie Coon n’a pas eu d’award pour The Leftovers. Moi aussi.

Pendant ce temps, Janet et Jason vivent leur meilleure vie de couple et sont super mignons ensemble. C’est tout génial ; et au Paradis, Jason retrouve aussi son père. C’est intéressant de voir à quoi ressemble le Paradis pour chacun de nos héros, et franchement, je ne m’attendais pas forcément à un tel épisode.

Jason réussit son challenge de vie comme ça et après un dernier repas parfaitement raté il annonce à nos héros qu’il souhaite traverser les portes qui mènent à l’autre côté, celles qui vont le supprimer de l’existence. C’est terrible, mais il en est heureux et organise une grosse soirée pour ça. C’est tellement rapide de voir Jason prendre cette décision. Quant à Janet, elle affirme qu’elle va bien et est heureuse, parce qu’elle sait qu’il est temps pour Jason.

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C’est assez logique que Jason soit le premier à vouloir disparaître, étant donné le personnage, mais ça reste assez triste. Et maintenant que les personnages sont en paix au Paradis, j’aime beaucoup l’idée de les voir se décider à quitter la vie éternelle. Après, voir Jason partir, c’est triste, surtout si tôt dans l’épisode et même si la fête était très sympathique à voir.

La porte qui mène à la suppression ? Elle est dans une forêt et c’est très chouette comme cadre, mais ça ne retire rien à la tristesse de la scène de voir que Jason a perdu le collier qu’il lui avait préparé et de voir que Janet lui assurait qu’elle se souviendrait toujours de lui, revivant les moments chaque fois qu’elle s’en souvient. Eh, ça démange dans les yeux, ça.

La fin pour Tahani ? Elle n’est pas prête d’arriver parce qu’elle a toute une liste de projets à accomplir avant de s’en aller. Et contre toute attente elle est réconciliée avec sa sœur et, quand ses parents débarquent au Paradis, ils sont les meilleurs parents du monde. C’est tellement inattendu d’avoir Tahani heureuse comme ça, en famille. C’est concrètement ce qu’elle a toujours voulu dans la vie.

Et comme elle a atteint tout ce qu’elle voulait faire, elle est prête à être effacée à son tour. C’est si triste à voir purée… Elle organise elle-même sa soirée de disparition durant laquelle elle a la meilleure idée de sa vie. Enfin, de sa mort. Elle demande à Michael de devenir une architecte à son tour : elle s’ennuie dans sa mort, mais elle ne veut pas pour autant être supprimée. C’est une si belle idée de la part des scénaristes qui prouvent encore leur inventivité.

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Et ils se servent aussi de cet épisode final pour rappeler un max de figurants et de personnages secondaires des épisodes précédents. Le mieux, c’est encore que tous les personnages semblent avoir une belle conclusion au paradis et que tout est super fluide pour les personnages comme pour l’épisode. C’est fou, mais dans cet épisode, ils réussissent vraiment à écrire un truc parfait qui donne envie d’être au Paradis. En plus, le tout se fait sans jamais oublier les personnages. Forcément, on enchaîne ensuite avec Chidi et Eleanor. Cette dernière lit des livres de philosophie alors que Chidi lit… le Da Vinci Code.

Aïe, on sent que c’est la fin pour Chidi. Pire, Shakespeare aussi était au Paradis, et il a décidé de se supprimer de l’existence après 4000 pièces. Et c’est là que nos héros prennent conscience que quelque chose ne va plus entre eux : Chidi envisage de partir, et Eleanor n’est pas prête pour ça. Elle cherche aussitôt quelque chose pour le garder auprès d’elle. C’est du grand Eleanor et j’ai beaucoup aimé l’idée, surtout que Janet est celle qui rappelle à Michael et Eleanor que s’il veut partir, alors il peut (et doit) partir.

Malgré tout, elle aide Eleanor à mettre au point le voyage parfait pour Chidi : un détour par Athènes, puis un détour par Paris. Ah et ils font tellement le tour de la capitale française, c’est chouette comme tout. J’adore ces personnages, j’adore les lieux qu’ils visitent, j’adore la scène où Eleanor explique à Chidi qu’elle n’est pas prête à le voir partir… et j’adore encore plus celle où elle comprend qu’elle se doit de le laisser partir. Franchement, cette série est géniale, et cet épisode est une pure réussite. Citer un philosophe pour faire comprendre à Eleanor qu’elle est égoïste, puis lui organiser une fin parfaite tout en sachant qu’elle sera seule ensuite…

Pardon, cette critique se transforme en une suite de mini bouts de phrases qui ne résument pas vraiment l’épisode et ne donnent pas tellement mon avis, mais honnêtement, tout est parfait, non ? Je ne peux pas écrire différemment cette fin. Même le départ de Chidi, qui laisse un calendrier à Eleanor et fait un câlin à Jason était parfaite. Et puis Eleanor qui dort pendant qu’il part… quelle horreur !

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Le retour de Jason était totalement évident d’ailleurs, mais ça m’a quand même beaucoup plu de le savoir attendre une éternité le retour de Janet pour lui offrir le collier plutôt que de l’appeler. On enchaîne ensuite avec les derniers personnages : Michael commence à s’ennuyer quand il comprend que le système est parfait et que la Juge annule toutes les réunions pour le réguler. Tous les humains finissent au Paradis après avoir beaucoup changé et choisissent un moment où partir, après tout.

De son côté, Eleanor se trouve une dernière mission : convaincre Mindy, vivant désormais avec une tête flottante de Derek, qu’elle doit suivre le système et chercher à atteindre le Paradis elle aussi. Pour Eleanor, c’est une évidence, parce que Mindy n’est jamais qu’une version d’elle qui n’a jamais eu d’amis.

Cette mission réussie, Eleanor se pense prête à partir, mais découvre que non quand elle se rend compte que Michael veut être supprimé lui aussi et ne peut pas l’être. Elle s’offre donc une nouvelle mission : rendre Michael heureux, en négociant avec la Juge pour qu’il devienne humain et puisse à son tour vivre, mourir et traverser le test pour qu’il aille au Paradis. C’est beau de voir les scénaristes donner tant de soin pour conclure les intrigues de tous les personnages.

Eleanor parvient à son but, et Michael devient donc un humain, qui apprend à faire de la guitare sur Terre, tout en étant plus humain que jamais. Quelle conclusion pour la série ! Je ne m’y attendais vraiment pas à celle-ci. Et maintenant que Michael a eu ce qu’il voulait, Eleanor est prête à quitter la mort, partageant un dernier cocktail avec Janet. C’est si beau. Pour la première fois, on voit donc un personnage traverser la porte finale, et elle devient un tas de petites lumières colorées, chacune d’entre elles arrivant sur Terre où elles entrent dans des personnes pour les rendre meilleures et les améliorer. C’est finalement Michael qui a donc les derniers mots de la série, et qui vient conclure un épisode parfait de la plus parfaite manière. Que dire de plus ? Soyez bons envers les autres, pour qu’ils vous le rendent, et puis c’est tout.

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Quand t’as fini une série géniale et que tu ne sais plus quoi faire.

> Saison 4

EN BREF – Cette saison 4 n’était pas parfaite, mais la conclusion de la série l’est. C’est impressionnant de voir à quel point les scénaristes ont réussi à faire quelque chose de propre comme ça, c’est juste génial. Si la série aura parfois eu du mal à rester toujours aussi géniale, elle aura été inventive du début à la fin et aura toujours su vers quoi elle se dirigeait. Rares ont été les détours et dans l’ensemble, elle est un véritable exemple d’écriture. J’adore, tout simplement, et je n’ai même pas envie de m’étendre plus que ça ici. À quoi bon ? Cet épisode final a tout dit pour moi !

> Saison 4