High School Musical: The Musical: The Series (S01)

Synopsis : Les portes de East High se rouvrent avec une prof de théâtre qui n’est pas Mme Darbus, mais une prof qui comprend que personne n’a jamais mis en scène le spectacle High School Musical dans ce lycée. Et comme ce n’est pas possible pour elle, paf, elle décide de convaincre ses étudiants d’en faire une représentation.

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Pour commencer, je ne sais pas si je ferai une critique complète de chaque épisode, parce que j’ai peur de vite tourner en rond. La bande-annonce me rappelle beaucoup l’ambiance de Lost & Found Music Studios, et je ne me vois pas commenter ça comme je commente le reste. On verra. Je rappelle que je note aussi en fonction de ce que j’attends de la série, donc oui, elle pourra avoir d’excellentes notes même si un 18 sur cette série ne vaut pas un 18 sur The Walking Dead ou Grey’s Anatomy par exemple.

Tout ça ne concerne pas directement la série, pardon, mais il fallait bien l’écrire. Pour en revenir à cette série au titre interminable, il s’agit d’une des premières nouveautés de Disney+, lancée aujourd’hui aux États-Unis. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une série sur l’univers d’High School Musical. Le titre à rallonge indique déjà bien l’ambiance à attendre de ce show : une série pour (pré)ados qui ne se prend pas trop au sérieux et est là pour le délire, comme les HSM à la base.

J’en attends beaucoup, parce que oui, évidemment, j’ai grandi avec les trois films (purée, j’étais même allé au cinéma pour High School Musical 3 alors que je venais d’entrer au lycée, hum) et j’en connais les chansons par cœur. J’adore les séries musicales, j’espère des chansons originales géniales et des reprises réussies. Beaucoup d’attente, ça veut dire que ça va être dur de me convaincre… mais ne désespérons pas avant de commencer tout de même.

Note moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – The Auditions – 16/20
C’est sympathique, il y a quelques bonnes blagues, des clichés comme on aime dans ce genre de production et les chansons originales restent en tête (la version Spotify est meilleure que celle de la série, ça aide). La nostalgie fonctionne bien avec des extraits fréquents et des reprises des chansons des films – je n’accroche que moyennement à ces reprises, en revanche. Bref, c’est un épisode d’introduction très rythmé, avec ses défauts, c’est sûr. On est sur une série pour (pré)ados, on sait à quoi s’attendre. J’en attendais quand même plus – il y a un ou deux temps morts, mais je crois que c’est parce que les meilleures blagues étaient dans la bande-annonce que je n’aurais pas dû regarder…
S01E02 – The Read-Through – 17/20
C’est toujours fun, et j’ai même préféré ce second épisode au premier, parce que cette fois, je savais à quoi m’attendre et les gags ont bien pris, comme ils étaient 100% inédits et pas vus dans une bande-annonce. J’aimerais un peu plus de chansons, j’avoue, mais autrement, il y a tous les ingrédients pour que ce soit attachant. Le format est bon : en une demi-heure, pas le temps de se lasser de la simplicité de l’ensemble.
S01E03 – The Wonderstudies – 17/20
Cet épisode est exactement ce dont j’avais besoin, à savoir du fun, des répliques totalement perchées qui font de bons gags et une intrigue qui multiplie à bon escient les quiproquos et révélations pour mener à un cliffhanger qui prouve que, l’air de rien, je me suis attaché à ces personnages et cette intrigue. Bref, vivement le prochain épisode !
S01E04 – Blocking – 15/20
Je n’ai pas bien aimé la chanson originale de cet épisode, mais la reprise était plutôt fun, ce qui fait que ça passait bien. Dans l’ensemble, ça manquait quand même de musique alors que le drama lycéen continue de battre son plein et de rendre les personnages plus ou moins touchants. C’est efficace sans être exceptionnel.
S01E05 – Homecoming – 15/20
J’attendais un peu plus de musique de cet épisode, mais au moins, la partie chantée est vraiment très réussie et permet à Disney d’enfin entamer un changement de position attendu depuis un bon moment maintenant. Outre cette petite révolution, le format série fait qu’on commence à envisager d’autres combinaisons de ship, et il faut que je me méfie de ça parce que Glee m’a servi de leçon en son temps.
S01E06 – What Team ? – 15/20
Si j’aime beaucoup l’idée d’intrigue qui se cache derrière cet épisode, force m’est de constater que ça n’a pas pris autant que ça l’aurait dû. En fait, je trouve qu’une bonne partie de cet épisode semble arriver trop tôt et être forcé vis-à-vis des liens entre les personnages et des dynamiques précédemment proposées. Il va trop vite en besogne et s’appuie sur des bases pas assez solides pour que je sois complètement pris dans l’affaire.
S01E07 – Thanksgiving – 18/20
Si j’ai l’impression de ne m’être attaché à personne dans The Mandalorian c’est tout le contraire avec cette série qui réussit encore à me faire m’attacher davantage à des personnages que je pensais peu utiles et auxquels j’étais jusque-là plutôt indifférent. C’était un épisode très sympathique, avec une fin qui m’a eu par surprise sur à peu près l’ensemble des intrigues. Pressé de voir comment tout ça va évoluer, maintenant.
S01E08 – The Tech Rehearsal – 17/20
C’est peut-être parce que j’ai laissé passer du temps entre cet épisode et le précédent, mais j’ai trouvé celui-ci bien plus drôle et efficace comme divertissement. Maintenant qu’on connaît bien les personnages, c’est très drôle de voir l’évolution entre eux. Et puis, il y a un sacré guest tout de même, à qui on donne la chanson originale de l’épisode, et c’est tant mieux, parce qu’il déchire bien !
S01E09 – Opening Night – 15/20
Moins fun que les précédents épisodes, celui-ci réussissait toutefois à faire aboutir toutes les intrigues à un stade parfait pour l’épisode final qui suit. On sent que les scénaristes ont tout fait pour que la tension monte petit à petit au cours de cette demi-heure, et c’est efficace ! Ca rend curieux de voir la suite et je ne vais pas me priver pour la voir tout de suite, du coup.
S01E10 – Act Two – 16/20
C’est une fin de saison bien courte que propose cette saison 1 : l’épisode dure moins longtemps, et ça se sent dans sa construction avec une fin précipitée. Malgré cela, les intrigues entamées trouvent bien une conclusion naturelle, et tout est fait pour donner envie de revenir pour une deuxième saison maintenant qu’on est attaché aux personnages. Pas de doute, c’est réussi !

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High School Musical: The Musical: The Series – S01E01

https://open.spotify.com/episode/1yNKvSMEVciLeFsDoOviOu?si=2sVDhpSgRwil_I-Kj9Izqw

Épisode 1 – The Auditions – 16/20
C’est sympathique, il y a quelques bonnes blagues, des clichés comme on aime dans ce genre de production et les chansons originales restent en tête (la version Spotify est meilleure que celle de la série, ça aide). La nostalgie fonctionne bien avec des extraits fréquents et des reprises des chansons des films – je n’accroche que moyennement à ces reprises, en revanche. Bref, c’est un épisode d’introduction très rythmé, avec ses défauts, c’est sûr. On est sur une série pour (pré)ados, on sait à quoi s’attendre. J’en attendais quand même plus – il y a un ou deux temps morts, mais je crois que c’est parce que les meilleures blagues étaient dans la bande-annonce que je n’aurais pas dû regarder…

> Saison 1


Spoilers

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I don’t hate musicals. I just think it’s weird when people like burst into songs in the middle of the flastreet.

Honnêtement, c’est dès le départ bien trop rythmé, mais surtout plein de nostalgie avec une vidéo des Wildcats regardée par la nouvelle professeure, Miss Jen. Au moins, on est immédiatement dans l’ambiance, puisqu’on est plongé dans un tourbillon d’informations et de présentation de personnages, à commencer par un couple, Nini et Ricky, ayant chacun un meilleur ami dont les noms m’échappent. Les meilleurs amis ? De bons stéréotypes, une black et un roux. Disney n’apprendra jamais, hein ?

Le format mockumentary fonctionne en tout cas à merveille et s’incruste vite dans la série, avec des personnages qui parlent face caméra pour nous expliquer leurs sentiments profonds. Cela me rappelle parfaitement l’ambiance de Lost & Found Music Studios, en quand même mieux. Et les plans avec zoom constant, c’est digne de Glee, non ? Autrement dit, on est sur une sorte de Disney Channel, et c’est entraînant – on est là pour ça. Malgré ça et malgré cette intro qui avait tout pour les faire finir ensemble, on commence par une rupture entre Nini et Ricky, OK. Je vois ce que vous faites, chers scénaristes.

Cette rupture s’explique parce que Ricky n’a pas répondu au « je t’aime » de Nini de la bonne manière. Faut dire, elle lui a fait une vidéo Instagram, avec une chanson certes entraînante, mais hyper gênante. Ouais, c’est ça, tout ce passage avec l’insta de Nini était gênant à souhait, dégoulinant de plein de bons sentiments et me rappelant que, ben en fait, je ne suis plus adolescent, ni le public visé, mince !

Ricky s’est contenté d’un « oh », puis s’est barré faire une pause dans son couple en allant passer quelques semaines loin de la ville. A priori, ça a déprimé Nini pendant au moins 48h, où elle est restée coincée dans sa chambre, ce qui l’a finalement décidé à changer du tout au tout.

Et ce changement lui fait du bien, puisqu’elle réussit à charmer EJ en étant cette Nini 2.0. EJ ? C’est l’autre beau gosse du lycée, à voir comme une sorte de star. Elle en est toute amoureuse et est très heureuse de sa nouvelle situation, évidemment. Voilà pour les présentations.

On peut donc enchaîner avec Miss Jen et son introduction un peu excessive (mais la blague « Millenial ? » passe tellement bien !) pour annoncer son envie de faire un High School Musical the Musical. Elle présente ainsi Carlos, le chorégraphe, qui a tout du fan favorite dès le départ, j’ai hâte d’en découvrir plus sur lui, surtout qu’il a une voix de dingue ! Et du côté de l’histoire, Nini veut aussitôt devenir Gabriella alors que Carlos se révèle beaucoup trop fan de l’High School Musical original.

Comme dans toutes les productions musicales se respectant, il nous faut toutefois un ennemi au projet, et c’est évidemment le prof de sport qui s’y met. Il n’aime pas particulièrement High School Musical, et encore moins voir les élèves se consacrer à ce projet, surtout quand ils se retrouvent à voler les DVD du CDI et à casser le matériel de la salle informatique. C’est donc pareil dans tous les établissements du monde, y a pas qu’en France ?

En tout cas, difficile de ne pas sentir un vent de nostalgie devant la série quand même, notamment dans les séquences de transition, avec la musique originale, ou lors des nombreux visionnages d’extraits par les personnages. Ca rend si nostalgique de revoir Troy et Gabriella un peu tout le temps.

La première journée de cours passée, on découvre un peu les personnages chez eux aussi, parce qu’après tout, c’est une série et il faut des choses à explorer. Le format série est ambitieux, apparemment, j’ai peur que tout ça, loin des chansons, m’ennuie sur le long terme. Je n’ai pas spécialement accroché à la soirée de Nini avec sa grand-mère. C’était un peu mieux pour Ricky.

En effet, on le voit envisager de reconquérir Nini et se décider à passer les auditions, même si son meilleur pote essaie de le démotiver – alors qu’il est clairement très fan des films. Là-dessus, les scénaristes font mouche, il y a tellement de gens qui n’assument pas qu’ils aiment ces films !

Le lendemain, c’est parti pour les auditions, qui commencent par nous introduire les danseurs, et notamment Gina qui déchire tout à l’écran. Vraiment. On ne voit qu’elle, non ? Alors évidemment, Miss Jen veut en faire une Gabriella.

Oui, mais Nini aussi veut ce rôle. On se marre bien grâce à ça, parce que la compétition est claire entre les deux filles, Gina se montrant assez froide avec elle. Ce sera donc une antagoniste pour Nini, et ça me va bien comme dynamique. J’ai aimé aussi entendre Miss Jen dire que Nini ferait une parfaite Kelsey, mais c’est parce que j’adorais Kelsey. Cet épisode manquait de Ryan, d’ailleurs !

Pas de bol pour Ricky, il arrive trop tard pour l’audition de Troy, qu’EJ déchire. Il arrive même après l’audition de Gina en Gabriella (pas fan), mais pile pour celle de Nini. Celle-ci a un accent anglais quand elle stresse, et pour la réconforter, EJ la motive en lui disant… qu’il l’aime, ben oui évidemment.

C’est le moment parfait pour le flashback dramatique qui nous montre que Ricky n’a pas super bien géré le « je t’aime » de Nini, posté sur Instagram. Désolé, mais vu ton post Insta, c’est normal hein ! En tout cas, maintenant qu’EJ lui dit qu’il l’aime, Nini comprend la difficulté et l’embarras dans lequel elle a mis Ricky.

Et voilà l’état d’esprit dans lequel elle est pour son audition, interrompue par l’arrivée tardive de Ricky qui comprend qu’il est trop tard pour se présenter. Un classique. L’autre classique ? L’événement improbable qui fait que Nini passe son audition dans le noir (un petit feel Coyote Girl inattendu, j’avoue !). Elle commence à chanter, et c’est bien pour accentuer la timidité de la chanson. Et pour sortir de cette timidité, Nini est mise en valeur par les flashs des portables de Ricky, d’abord, puis EJ, jaloux de voir Ricky se rapprocher. Les flashs de portable les plus puissants du monde !

L’audition est parfaite grâce à ça, et c’est sûr que Gina ne fait pas le poids. Désolé, mais en revanche pour les chansons, j’ai eu beaucoup de mal avec les reprises, surtout pour les reprises de Gabriella qui ne sont pas au niveau de ma nostalgie. Les chansons originales, ça passe un peu mieux.

Ricky ? Il foire complètement l’audition de Chad, mais se retrouve à improviser une scène inexistante dans laquelle il fait une déclaration à peine voilée à Nini. Il enchaîne avec une reprise de la chanson instagram de Nini, en quand même un peu mieux. Je ne suis pas un grand-fan de la chanson, mais ce « I think I kinda you know » reste clairement en tête. Et puis, c’était tout mignon cette déclaration d’amour adolescente, non ?

On est là pour les bons sentiments comme ça et ce #UltimateComeback, non ? Nini n’est que moyennement convaincue et lui dit qu’il en faudra plus que ça pour la récupérer, sauf qu’ils sont interrompus dans leurs explications. En effet, Miss Jen n’attend pas pour afficher le casting de sa représentation, et c’est le retournement de situation faussement surprenant attendu qui tombe sur nos personnages : le rôle de Gabriella revient à Nini, n’en déplaise à Gina qui se force à la féliciter et est sa doublure, alors que le rôle de Troy est pour Ricky. Evidemment. EJ ? Il fait une bonne doublure pour Troy, ou juste un Chad, quoi. Il est tellement vexé d’être Chad, j’ai bien ri.

Et sinon, Sharpay sera joué par un garçon, j’ai hâte de voir ça – cet épisode manquait de Sharpay vraiment très fortement. Ah, et si on vous demande ou si vous vous le demandez, je suis #TeamRicky, évidemment !

L’épisode est également ponctué d’interviews des acteurs et de moments où on nous dit qu’ils sont tous amis, ce qui est encore plus déroutant avec le côté mockumentary. Enfin, ils proposent également une nouvelle chanson originale qui interviendra plus tard dans la série, et ouais, OK, ça le fait, ça a de la gueule et les personnages qui m’ont le moins convaincu et sont les plus secondaires sont ceux qui avaient les meilleures voix, honnêtement. OK, j’avoue, j’adore « Born to be brave ». Pfiou, je suis si prévisible.

https://open.spotify.com/episode/4j0TDltsIz7Ari4cyEJgb3?si=48Leh1CFRGC2RJdU3vcWcw

> Saison 1

The Walking Dead – S10E06

Épisode 6 – The Bonds – 13/20
Pff la série continue de prendre tout son temps et c’est franchement blasant sur certaines intrigues qui n’avancent pas du tout et se contentent de combler du temps à l’écran avec des bavardages qui n’apportent rien. Dit autrement, la série retombe dans ses pires travers et suit à nouveau des personnages que je n’apprécie que moyennement. Il y a une ou deux scènes et pseudo-rebondissements pour sauver le tout, mais bon, j’en attends plus car ils sont capables de faire mieux. Là, j’ai décroché beaucoup trop de fois pendant l’épisode !

> Saison 10


Spoilers

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We’re gonna find it, and then we’re gonna destroy it.

Faut-il vraiment que chaque épisode de cette saison commence par le réveil de Carol ? Non parce que je n’en ai rien à faire de ce personnage quand même. Je sais que c’est une des figures historiques de la série, mais je ne supporte plus les figures historiques, justement, je préfère largement suivre de nouveaux personnages qu’ils n’ont pas encore bousillé psychologiquement. Bref.

La matinée de Carol n’est pas bien passionnante, mais elle passe par un endroit grillagé ressemblant drôlement à la prison de la saison 3, alors ça m’a rendu nostalgique, vite fait. Sinon, le reste de l’introduction a juste pour but de nous dire qu’elle veut trouver et détruire la meute d’Alpha. Rien de nouveau sous le soleil, donc.

Elle monte donc tout un plan pour retrouver la horde en espionnant de possibles Murmureurs, et elle en parle à Daryl. C’est pourtant totalement illégal dans les règles de leur communauté, mais les deux « meilleurs amis » partagent ensemble ce secret malgré tout, avant d’attendre qu’il se passe quelque chose, jouant pour cela. Je n’en peux plus de ces scènes interminables entre eux, discutant en vain. Par chance, c’est quand ils arrêtent de jouer qu’ils voient des zombies être déviés par un murmureur. C’est beau, pile au moment où ils arrêtent d’être distraits franchement !

Il n’empêche que le reste de la journée se résume à continuer d’attendre que les murmureurs se décident à faire quelque chose des zombies qu’ils rassemblent, alors ce n’est pas passionnant. Et ça parle, et ça parle, et ça… pisse. OK. Non, mais c’est important de nous montrer ce genre de moments tout de même, ça nous rappelle que tout n’est pas toujours action dans la vie.

En plus, la confiance établie entre les personnages est mise à mal depuis un ou deux épisodes, alors Daryl n’hésite pas à fouiller le sac de Carol pour savoir si elle a amené le flingue qu’elle hésitait à prendre le matin même. C’est sûr que oui, mais c’est encore plus sûr qu’elle est assez maligne pour l’avoir vu venir !

En tout cas, ils se retrouvent à suivre les zombies durant la nuit pour savoir où ils vont, et Carol finit par capturer l’un des murmureurs, sans l’accord de Daryl, qui comprend qu’elle avait planifié ce kidnapping pour avoir des infos sur la meute. Il n’approuve pas du tout, mais la capture étant faite, il n’y a pas trop le choix. Et c’est tout pour cette intrigue, qui aura pris beaucoup trop de temps pour pas grand-chose.

En parallèle, Negan est amené par les Murmureurs auprès du reste de la meute. À parler tout le temps comme il le fait, à la Negan, il finit par épuiser Beta qui préfère le bâillonner que l’aveugler. Mouais. J’espère encore qu’il fait tout ça pour finalement expliquer où est la meute à nos héros. De toute manière, on n’est plus à un retournement de veste près de sa part !

Finalement, on apprend que Beta l’amène dans l’espoir que Negan soit tué, mais ce n’est pas tout à fait le plan d’Alpha, et elle a encore toute l’autorité, allons savoir comment. Elle provoque Beta en plus, lui suggérant de la tuer pour devenir l’Alpha. Ce n’est pourtant pas ce qu’il se passe, et ça fait rire Negan qui obtient une munition de plus pour énerver Beta. Il ne fait pas tout ça pour rien – et si jamais c’est pour rien, il m’aura au moins fait rire à parler des gens qu’il mettait tout le temps à genou.

Finalement, Beta fait creuser des tombes à Negan, dépecer quelques zombies, tout ça tout ça. Le montage musical est plutôt fun et on voit qu’il est exploité pour… enterrer un sanglier. Ce n’est pas dingue tout ça.

Forcément, il finit par être quelque peu frustré de ne pas faire des choses passionnantes, et il s’en plaint à Beta. Ce n’est pas la meilleure de ses idées, hein. Après quelques coups, il se met à marcher avec les murmureurs, tout en continuant à bavarder sans cesse. Il est pire que certains de mes élèves, là, je vous jure, c’est infernal, je me retrouve à compatir avec Beta qui voudrait juste qu’il se taise.

Ce dernier est au moins d’accord avec Negan pour dire qu’ils ne pourront jamais s’entendre, et il le laisse se démerder après l’avoir laissé dans un piège, avec un couteau cassé et plein de zombies pour lui tomber dessus. Passionnant. Encore une situation mortelle dont on sait que le personnage se sortira, de toute manière.

C’est sans la moindre surprise de ma part qu’on voit Negan débarquer en fin d’épisode pour réclamer son masque à Alpha et s’agenouiller devant elle. Oh, Beta et Alpha le pensaient morts et ne s’y attendaient pas, mais c’est génial à voir ce Negan à genou…

Si je n’aime plus les anciens personnages, je n’aime pas non plus tous les nouveaux. Ainsi, le médecin que l’on suit après le générique, le pote de Siddiq là, je n’accroche que moyennement à lui aussi. Et la manière dont il « drague » Cheryl, sa patiente, n’arrive pas à me convaincre de changer d’avis d’ailleurs. Même Siddiq est blasé. On note quand même qu’il y a un petit virus qui court parmi nos survivants, et ce n’est jamais bon signe d’être malade dans cette série, même si personne n’a l’air de s’en inquiéter.

Mince, dans les premières saisons, le moindre rhume, c’était la promesse de finir en zombie quand même. Et là, Rosita est tellement mal au point que c’est dur de ne pas s’en souvenir. Et forcément, Siddiq flippe quand il découvre que toute la ville est en train de tomber malade. On admire le fait que les gens attendent à la porte, ne disent rien quand il leur passe devant avec Rosita (ils ont le bébé, admettons) et quand ils trouvent à l’intérieur un lit inoccupé. C’est comme si on leur avait gardé une place, dis donc !

En tout cas, Siddiq s’énerve contre son assistant qui ne l’a pas appelé pour lui dire qu’il était débordé, et je trouve que la situation craint quand même vachement pour ce personnage dont le stress post-traumatique n’est vraiment pas une bonne chose. Il s’excuse auprès de Dante, puis va bercer Coco (le bébé s’appelle Coco, oui), s’endort et… se réveille au sommet d’un moulin, le bébé toujours dans les bras. Allons bon, voilà qu’il est somnambule.

On continue aussi de suivre Eugène durant cet épisode, mais dans le genre personnage insupportable, il se place là aussi lui. Ouais, je sais, je n’aime personne, désolé. C’est faux : j’aime bien Rosita, et elle lui parle justement à la radio parce qu’elle s’ennuie, alors elle se dit que parler à Eugène est un bon moyen de passer le temps, apparemment. Moi, ça me fait juste espérer qu’Abraham soit encore en vie, hein.

On suit en tout cas Eugène essayer de contacter Alexandria, en vain. Vu l’état de sa radio, ce n’est même pas inquiétant de ne pas avoir de réponse, apparemment. Il change donc de fréquence et il décide d’essayer d’entrer en contact avec des inconnus, parce que c’est toujours une excellente idée dans cette franchise de contacter les inconnus, non ?

Non. Pourtant, il tombe sur une femme et commence aussitôt à raconter sa vie, sous prétexte qu’ils ont des points communs. Il est encore plus débile qu’Alicia dans Fear, et Alicia avait l’excuse de ne pas avoir encore vingt ans ni l’habitude de vivre dans ce monde de zombies ! C’est finalement l’inconnue qui lui rappelle que ça peut être dangereux de rencontrer des étrangers, et qui cesse tout contact quand il lui donne son prénom et lui demande de la recontacter plus tard.

Pire que la drague en ligne leur affaire ! Finalement, elle finit par lui répondre qu’elle est OK pour continuer leur conversation… à condition de les garder secrètes. Ben oui, quelle belle idée… Elle pue le traquenard à des kilomètres, elle !

> Saison 10

The Leftovers (S01)

Synopsis : Le 14 octobre, 2% de la population mondiale disparaît mystérieusement, sans préavis, sans explication, sans laisser de traces. Trois ans plus tard, le monde tente de se reconstruire après ce deuil collectif. On suit alors la vie des habitants d’une ville inévitablement pleine de tensions.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Pour commencer, j’ai un rapport assez particulier à cette série, avec laquelle j’ai un petit historique. J’avais tenté de la regarder lors de sa diffusion, mais je crois que j’en attendais quelque chose qu’elle n’était pas, à savoir un nouveau LOST. Mystère, large casting, Lindelof à la barre… elle semblait en avoir tous les ingrédients. Finalement, j’avais été super déçu par le premier épisode, qui est très long, beaucoup plus sexuel (sort of) que LOST, beaucoup plus intimiste, aussi. Bref, je n’étais pas prêt – peut-être trop jeune aussi ? – et j’ai laissé tomber aussi vite que j’avais commencé, après 1h08 interminable d’épisode.

Il n’empêche que certaines choses marquantes de cette série me restaient en tête, et je l’ai toujours eu dans un coin de ma tête. Quand l’an dernier, mon tuteur n’arrêtait pas de la citer comme sa série préférée chaque fois que la question des séries était abordée, je me suis dit que je ratais peut-être quelque chose. Quelques mois à en entendre parler comme quelque chose de brillant par un tuteur/collègue que j’appréciais et une promotion Amazon plus tard, je craquais et m’achetais l’intégrale de la série, me disant que de toute manière, ça faisait plusieurs années qu’elle me tentait et que je savais à peu près à quoi m’en tenir.

Et il m’a encore fallu quelques mois pour me décider à la lancer – pendant que je mange, principalement. Je n’en ferai pas une critique aussi complète que d’habitude, plutôt quelque chose comme la saison 1 de 3% ou la 17 de NCIS. Après tout, la série a été diffusée il y a un moment, alors ça fera bien l’affaire !

Note moyenne : 17/20

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S01E01 – Pilot – 18/20
Il ne faut jamais dire jamais : si j’avais eu beaucoup de mal à accrocher à cet épisode lors de mon premier visionnage il y a quelques années, je suis sorti de ce second visionnage complètement fan de l’univers, de la musique, du casting et ma foi, même de l’intrigue. Je ne l’avais vraiment pas vu dans les bonnes conditions la première fois, et ça change tout dorénavant.

Concrètement, je savais en faisant play à quoi m’attendre et ça n’a pas manqué : j’ai trouvé que l’épisode avait ses longueurs et prenait trop son temps. C’est autour de la manifestation pendant la cérémonie que j’ai trouvé que ça commençait à traîner en longueur… mais en même temps, à ce stade-là, j’étais à nouveau happé.

Que dire de cet épisode ? La première scène est toujours aussi bouleversante que la première fois, déjà. Ensuite, j’ai beaucoup plus accroché à la manière dont le personnage principal était présenté. Pourtant, je connaissais déjà le « rebondissement » final nous révélant l’identité de sa femme, mais ça m’a quand même bien plu de voir comment tout ça était monté. Les indices sont flagrants, j’ai du mal à comprendre comment j’étais passé à côté la première fois : clairement, je n’étais pas à fond dedans.

J’ai encore un peu de mal avec certains partis pris de la série, notamment le manque d’explications qui nous sont fournis sur certains points (pas les disparitions, ça, je n’attends pas de réponse) et l’hyper-sexualisation des ados, du perso principal, de tout le monde. Je ne vois pas trop ce que ça sert dans l’histoire, pour le moment.

Je l’ai dit plus haut, mais ce qui m’obsède le plus après visionnage de ce pilot, c’est la musique. Et, il faut bien l’avouer, la peur du spoiler. J’espère que je ne me ferai pas trop avoir !

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Épisode 2 – Penguin One, Us Zero – 15/20
Cet épisode a réussi à me dérouter à peu près autant que mon premier visionnage du pilot, et je ne sais toujours pas à quoi m’attendre avec cette série qui semble suivre des pistes bien différentes. Elle sait où elle va, c’est sûr, mais ce n’est pas dit que moi je le sache. J’ai eu un peu plus de mal à accrocher, pour le coup.

Dès le début, cet épisode m’a quelque peu perdu, et j’ai fait pause pour retourner au menu vérifier que j’étais bien sur le bon DVD. Une nouvelle intrigue est donc introduite, et c’est étrange vu le nombre d’intrigues qu’on avait déjà dans le pilot. Dans le même genre, il y a des ramifications surprenantes qui se font entre les personnages dans cet épisode. Généralement, ce genre de révélations se fait dès le départ, ou plus tard. Dans l’épisode 2, c’est à en perdre le fil !

De cet épisode, je retiens quand même des intrigues pour sauver le reste. Pour l’instant, j’accroche bien à Meg, contre toute attente, et au côté psychologique que « l’ami » de Kevin apporte à la série. S’il n’est probablement pas imaginaire, la révélation « qu’ils » ont envoyé quelqu’un pour aider Kevin fait un peu froid dans le dos pour la santé mentale du héros.

En revanche, j’ai énormément de mal avec l’intrigue de la première scène de cet épisode et avec l’intrigue des adolescents. Le problème, c’est que je sais que ça va forcément former un tout et que je ne peux pas me permettre de décrocher de certaines intrigues et pas des autres… Bref, c’est pas bien malin de ma part, quoi.

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Épisode 3 – Two Boats and a Helicopter – 19/20
Cet épisode a absolument tout, mais genre vraiment tout, pour que je ne l’aime pas, et pourtant j’étais scotché à mon écran pendant toute la durée de l’épisode… Vraiment, la série me plaît beaucoup maintenant que j’ai compris qu’il fallait m’attendre à ne pas savoir à quoi m’attendre, en fait. Et puis, cet épisode commence à tisser la toile des réponses, offrant la possibilité aux théories, alors c’était génial.

Comme pour le deuxième épisode, j’ai compris que l’introduction allait encore nous envoyer assez loin des préoccupations premières de la série… avant de voir que nous n’étions pas si loin. De toute manière, la préoccupation première de la série n’est en fait pas les personnages mais bien la société qui est parti en vrille lors du « 14 ». Les 50 minutes de l’épisode sont là pour nous montrer la crise de foi que traversent les gens, et c’est assez efficace.

Finalement, la disparition de 2% de la population a précipité la chute de popularité de l’Eglise et cet épisode nous présente un prêtre qui a quasiment tout perdu. J’ai aimé la construction de l’épisode qui nous fait comprendre peu à peu les éléments mis en place dès le départ, que ce soit les affiches accusant les disparus de crimes ou le retour à la première scène du pilot dans un rêve/souvenir du prêtre. C’est efficace.

Tout est déconstruit, et ça oblige à s’accrocher à l’épisode pour bien tout comprendre, pour remettre en place les pièces du puzzle et, finalement, pour avancer un peu dans les théories. Il y a clairement quelque chose qui est en train de se tisser autour des animaux, et dans cet épisode-ci, c’était avec les pigeons. J’ai bien ri, étant moi-même à me battre avec un pigeon pour le faire sortir de mon immeuble la veille de l’épisode. C’était un signe !

Bon, en tout cas, j’ai adoré l’épisode, auquel je ne reproche qu’une chose : l’absence des personnages qu’on connaît le mieux. En même temps, ceux qu’on connaît déjà prennent cher dans cet épisode et le prêtre finit par être un personnage vraiment attachant lui aussi, alors qu’il est généralement le type de personnage que je déteste. Si on comprend assez vite qu’il va tout perdre malgré les signes divins et sa victoire improbable au casino, j’étais trop à réfléchir à la série dans son ensemble pour voir la claque finale arriver. Et ce fut une claque efficace de voir tous ces gens en blanc, qu’il a aidé malgré tout, lui racheter l’Eglise et en virer ses affaires. Bref, j’accroche vraiment beaucoup à la série.

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Épisode 4 – B.J. and the A.C. – 15/20
Voilà, c’est le moment où je comprends que comme dans beaucoup de séries, je n’accroche pas tellement au personnage principal finalement. Heureusement que j’aime bien la thématique de la série, qui est tout aussi principale, si ce n’est davantage, parce qu’autrement, je pense que j’aurais du mal à tenir la vingtaine d’épisodes qu’il me reste encore.

Décidément, les scènes d’introduction de cette série sont faites pour être marquantes… et ça fonctionne plutôt pas mal à vrai dire. Ainsi, on débute cet épisode avec un montage sur la fabrication des poupées de bébé et on enchaîne jusqu’à ce que ce poupon devienne Jésus et ne soit volé de la crèche de Mapleton. Cela nous lance une intrigue à laquelle j’ai eu beaucoup plus de mal à accrocher que sur les premiers épisodes. Je sais bien que c’est la majorité de l’épisode qui est porté par celle-ci, mais heureusement, il y avait aussi de meilleures intrigues – j’ai eu espoir d’en apprendre plus sur la situation de Matt en fin d’épisode, mais finalement non, et c’est frustrant.

J’accroche de plus en plus à l’histoire des Guilty Remnants qui est finalement la meilleure trouvaille de la série : si on ne comprend pas grand-chose à leurs motivations, ils exercent une certaine fascination qui fait revenir auprès d’eux tout en faisant en sorte qu’on les déteste. La scène finale où ils volent les photos en plein Noël, j’étais scandalisé franchement (alors qu’au départ, j’ai pensé qu’ils allaient voler les cadeaux, ce qui aurait été probablement pire pour les gens qui peuvent toujours réimprimer certaines photos j’imagine…). L’angoisse n’empêche, vu le contexte !

Autrement, on suit les personnages de Tom et Christine, mais je ne comprends toujours pas bien qui ils sont ou leur intérêt dans la série, donc j’ai eu du mal à être concentré, je le reconnais. À l’inverse, j’ai adoré la scène où Laurie débarque pour les papiers du divorce. C’est l’angoisse, tout comme sa réaction vis-à-vis du cadeau de sa fille.

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Épisode 5 – Gladys – 16/20
Je pense que j’ai eu trop d’espoir en voyant le titre de cet épisode. Je me suis douté que ça allait insister sur la partie de l’intrigue que je préfère, malheureusement, ça n’a pas été l’unique chose traitée et ça me laisse avec plus de questions que de réponses. Je pense de toute manière que la série n’est pas spécialement là pour apporter des réponses, alors il faudra m’en contenter.

Comme d’habitude, la scène d’introduction est particulièrement marquante avec le kidnapping de Gladys, l’une des Guilty Remnants que l’on connaît le mieux. Alors que le premier montage fait en sorte qu’on déteste vraiment cette secte, la suite nous force à reconsidérer un peu les choses, avec Gladys qui se fait attacher à un arbre et est tuée par ses agresseurs lui lançant des pierres en plein visage. Quelle horreur ! Même parler (ce qu’elle finit par faire !) ne permet pas de la sauver…

Je m’attendais à ce que le reste de l’épisode suive l’enquête de Kevin, mais ce n’est pas tellement le cas puisque personne n’a vraiment envie qu’il mène l’enquête, qu’un couvre-feu soit instauré ou qu’il se passe quoique ce soit en fait. C’est assez logique, mais ça me laisse perplexe quand le corps de Gladys est finalement brûlé sans enquête en fin d’épisode… Je ne trouve pas ça beaucoup mieux de savoir qu’un agent propose à Kevin de nettoyer la ville de sa secte, c’est louche.

Une intrigue tout aussi louche est celle des chemises blanches de Kevin, que je ne suis pas sûr d’avoir bien comprise. Dans le même genre, je n’ai pas tout compris au personnage de Patti qui isole Laurie pour lui parler. C’était tellement étrange comme sorte de test (j’imagine que c’est un test ?). C’est en tout cas efficace, et la scène du sifflet à la fin est prenante. Pauvre Matt, il pensait pourtant bien faire. Finalement, cette série est compliquée à suivre parce que tout n’est pas bien explicité ou clair, mais franchement, elle a des moments super prenants…

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Épisode 6 – Guest – 20/20
Oh lala, cette musique, comment voulez-vous résister ? Cet épisode se concentre enfin sur l’un des personnages que je trouvais le plus énigmatique et que j’avais le plus envie de connaître davantage. Et comme on passe tout l’épisode avec, ça fonctionne extrêmement bien. Je suis bien content d’avoir vu cet épisode : il donne des réponses et fait avancer les choses de manière sympathique, sans oublier les émotions nécessaires pour que ça soit poignant.

Cet épisode se concentre donc sur Nora, avec une introduction un peu moins marquante que d’habitude. Il est évident qu’elle est encore en plein deuil de sa famille. Elle refuse de changer de routine, alors même qu’elle a changé de boulot. Ce dernier m’avait beaucoup intrigué dans les épisodes précédents, alors je trouve ça bien d’enfin avoir quelques informations supplémentaires sur les tests qu’elle fait passer aux gens et qui sont un moyen d’obtenir de l’argent des assurances – et un moyen pour les assurances de ne pas en donner en décourageant les gens, surtout.

L’approfondissement du personnage de Nora était nécessaire, parce qu’elle était cette sorte de personnage de l’ombre, toujours frustrée, jamais satisfaite, qui planait sur la série tout en flirtant avec le personnage principal. J’ai aimé ses deux scènes avec Kevin, d’ailleurs. Le double divorce des personnages fonctionne très bien et je trouve qu’on comprend bien pourquoi ces deux-là se rapprochent, par la force des choses en quelque sorte. Cela ne fait pas de mal d’avoir de quoi shipper un peu dans une série aussi lourde.

Voir aussi : Performance de la semaine – Carrie Coon (#61)

Oui, lourde, c’est un bon qualificatif pour la série – et pour cet épisode. Il y est très clairement question du deuil, de la difficulté de tourner la page, de l’improbabilité de ce qui arrive à Nora, de la manière de dépasser ses émotions. Franchement, j’ai trouvé le tout très solide et la performance de l’actrice est tout bonnement incroyable, surtout lorsqu’elle craque en fin d’épisode. Et ce passage dans les couloirs d’une convention où on lui vole son identité ? Tellement crédible.

Les scénaristes font du bon boulot pour que l’on comprenne que Nora ne va pas bien et n’a pas été bien depuis le 14 : ça se voit avec la nana qu’elle retrouve aux toilettes, ça se voit avec le baiser qu’elle donne au type en cire. Franchement, j’ai aimé cette manière de la confronter à ce qu’elle renvoyait aux autres et qui expliquait pourquoi on lui mentait à la question 121 en répondant toujours oui.

Forcément, la conclusion, je m’y attendais : elle repose la question 121 après être rentrée chez elle, et la question 121 n’est pas celle que je pensais. Elle obtient son premier non. Non, les partis ne sont pas dans un meilleur endroit. Ouille. Tout allait tellement mieux dans sa vie, et voilà qu’elle se retrouve confrontée à un nouveau choc, finalement.

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Épisode 7 – Solace for Tired Feet – 15/20
C’est un épisode sur deux cette série, en fait. J’ai trouvé l’épisode beaucoup moins prenant, et pas seulement parce que j’aime moins le personnage mis en avant : c’est un tout, je trouve les scènes moins marquantes et elles me resteront moins longtemps en tête. C’est comme ça, que voulez-vous, il faut de moins bons épisodes pour en avoir des excellents, j’imagine.

Le problème, c’est que pour faire une critique de ce genre d’épisode, ce n’est pas simple. Je n’aime pas le personnage de Kevin plus que ça, même si je reconnais que l’acteur est très bon. Dans l’ensemble, l’épisode est bien, je ne dis pas, mais dans le détail, ça manque de moments où l’on se sent vraiment impliqué en tant que spectateurs. Les moments les plus importants semblent même ne pas être là finalement : la soirée où Kevin recueille le chien, le moment où son père quitte l’hôpital ou encore l’accouchement en fin d’épisode, tout se fait sans nous.

Pour le reste, il se passe des choses quand même, avec cette fille que je trouve de plus en plus stupide à chacune de ses scènes, avec une tension qui augmente entre les Guilty Remnants (excellente première scène) et le reste du monde, avec des personnages aux intentions légèrement plus évidentes désormais qu’on les connaît mieux.

Il n’empêche que j’ai eu l’impression que cet épisode avançait vite d’un coup sur plein d’intrigues, notamment la maire ou la relation entre Kevin et Nora. Les six premiers épisodes avançaient tout doucement, et là, tout d’un coup, bim bam boum il se passe plein de choses. C’est étonnant comme rythme, mais il fallait bien mettre en place le cadre complexe de la série aussi avant d’en arriver là, j’imagine.

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Épisode 8 – Cairo – 18/20
Marrant comme chaque fois que j’ai l’impression de progresser et d’avancer vraiment dans la compréhension de cette série, les scénaristes trouvent toujours un moyen de me prouver que je suis passé à côté de quelque chose dans leur plan général. Cela est excellent pour cet épisode qui réussit à surprendre grâce à ça, et grâce aux mystères précédemment introduits.

J’ai eu beaucoup de mal, une fois de plus, avec la fille de Kevin, même si j’aime bien le rebondissement final la concernant. Je pensais que ce serait le cliffhanger de fin de saison ce regard échangé avec sa mère, parce qu’on le voit venir depuis quelques épisodes tout de même. Je suis curieux de découvrir ce que la série va proposer comme suite à cette intrigue, maintenant, et j’aimerai en comprendre plus concernant le personnage d’Aimee aussi, mais c’est peut-être beaucoup en demander.

Du côté de Kevin, on continue sur ses mystérieuses amnésies et nuits bizarres, mais on progresse véritablement avec la révélation qu’il en est arrivé à enlever une des Guilty Remnants. Admettons. On voit que son ami parle lui aussi à des gens qu’on ne voit pas, comme le grand-père, et il se dit ange gardien. Je suis tellement intrigué par tous ces mystères. Je sais pourtant que c’est le genre de mystère qui n’appellera probablement pas une réponse claire et précise – le but de la série est de nous faire réfléchir, pas de nous fournir des réponses ; je l’ai compris dès le pilot.

D’ailleurs, c’est probablement ce qui m’avait fait un peu peur, j’imagine. En attendant, on se retrouve donc avec des réponses sur les motivations de cette secte, raisons qui restent floues mais qui justifient au moins les habits blancs et leur volonté d’être un souvenir constant de ce que tout le monde a perdu. J’aime l’idée de cette secte depuis le départ, de toute manière. En revanche, je n’ai pas réussi à cerner le personnage interrogé dans cet épisode.

Elle nous révèle quand même que Gladys était d’accord pour mourir, alors que franchement, quand on a vu la scène, ça ne semblait pas être le cas du tout : elle était assez inquiète au départ quand même, et elle a supplié pour que ça s’arrête. C’est étrange comme révélation, mais plus que le suicide final qui laisse Kevin dans une marre de sang… Quant à Nora, je me demande pourquoi elle ne s’est pas précipitée chez Kevin en trouvant le flingue sur le lit de la chambre d’enfants, mais bon.

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Épisode 9 – The Garveys at Their Best – 18/20
Surprenant, mais prévisible ; inattendu, mais attendu, cet épisode était nécessaire pour le bien de la série et permet de mieux cerner l’ensemble des personnages. S’il apporte de nouveaux mystères et des questions, il répond aussi à certaines interrogations posées depuis le pilot, et c’en est presque dommage que les scénaristes aient pris tant de temps à le proposer.

Bien sûr, je me suis laissé avoir par la scène d’introduction, comme à peu près tout le monde j’imagine. Le retour au mois d’octobre où tout est arrivé, c’est une idée bienvenue car elle permet de redécouvrir les personnages sous de nouveaux aspects – il n’y a bien que Jill pour rester chiante quoiqu’il arrive. J’aurais aimé que l’épisode soit construit différemment en revanche, parce qu’on attend la scène finale tout l’épisode. J’aurais aimé l’avoir en milieu d’épisode pour savoir comment les personnages réagissaient juste après l’évènement traumatique… je ne vois pas comment on peut s’en tirer sans séquelle psychologique, effectivement, et je n’imagine pas l’angoisse de devoir appeler aussi les proches.

Le plus surprenant dans cet épisode, c’est définitivement le dernier plan qui n’annonce pas explicitement (mais est tout de même clair) la disparition du bébé sur l’échographie. Perdre une partie de soi comme ça, je pense que ça doit être encore plus perturbant que la disparition subie par Nora. Concernant cette dernière, j’ai adoré la voir finir son rouleau de sopalin, un très joli clin d’œil à l’épisode 6 où elle changeait le rouleau une fois qu’elle allait mieux. Maintenant, on sait pourquoi.

En fait, c’est un clin d’œil parmi beaucoup d’autres et c’est ce que j’ai le plus apprécié dans cet épisode : les intrigues proposées sont banales à souhait – voire même un peu trop si on enlève l’évènement SF qui donne tout son sel à la série – sauf qu’elles sont pleine de petits détails sans importance qui font écho à ce que l’on a vu avant, et qui se passera après.

C’est une pièce manquante du puzzle assez importante qui est donc donnée dans cet épisode, et ça permet de beaucoup mieux cerner tout le monde, tout en enrichissant certains dialogues passés aussi (notamment celui où Kevin avouait à Nora avoir trompé sa femme une fois, par exemple). Et maintenant qu’on connaît mieux les personnages, on peut aborder plus sereinement l’épisode final.

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Épisode 10 – The Return of the Prodigal Son – 19/20
J’ai conscience que c’est totalement paradoxal, mais cet épisode n’est pas leur meilleur alors qu’il possède le meilleur rebondissement de la saison. Le problème, c’est qu’on nous le vend dès le début de l’épisode pour n’y revenir que beaucoup, beaucoup plus tard et ça créé un certain problème de rythme. Enfin bon, c’était excellent quand même.

Le twist en question ? Les Guilty Remnants prennent le temps de faire revenir chacun des disparus, ce dont on se doutait depuis qu’on avait vu l’Eglise être remplie de corps et après l’épisode 6 où Nora avait découvert ces statues de cire. Là encore, c’est la performance de l’actrice interprétant Nora qui est à souligner, mais je l’ai déjà mise en performance de la semaine dans l’article d’hier. J’ai vu dans les commentaires qu’elle faisait l’unanimité, et je comprends bien pourquoi.

Seulement, avant d’y revenir en fin d’épisode, on doit en passer par les états d’âmes et les rêves confus de Kevin qui cassent le rythme de l’épisode. J’aime voir qu’il se tourne vers le prêtre que j’apprécie pour se débarrasser du corps de Patty, mais je n’ai pas bien aimé la longueur que ça prenait sur le reste de l’intrigue. Son rêve rajoute vraiment à la confusion ambiante sur la série et la raison de la disparition de ces 2% de la population mondiale.

En plus, il est mêlé à l’autre intrigue de la saison à laquelle je n’ai pas accrochée, celle de Tom et Christine. Cette dernière disparaît en abandonnant son bébé qui se retrouve en toute fin d’épisode sur le porche de Kevin, mais avant ce cliffhanger, on assiste à une conclusion d’intrigue quelque peu bâclée. Kevin et Matt finissent par rentrer en ville pour mieux y découvrir le chaos qui y règne. J’ai aimé voir cette scène où évidemment les gens normaux s’en prennent aux Guilty Remnants qui les replongent dans le cauchemar du 14. Et la maire est bien désemparée cette fois. Pas faute de l’avoir prévenue maintes fois !

Les scénaristes jouent la carte de l’émotion dans cette fin de saison en mettant en danger Jill. Je déteste son personnage, mais j’étais triste de voir ses parents fous d’inquiétude, et le cri étranglé de la mère était magistral aussi. Les acteurs sont excellents de toute manière, ils l’ont tous prouvés. Comme souvent avec ce genre de séries, il est difficile de savoir si ce sont eux qui sont brillants ou si c’est l’écriture qui fait tout.

En tout cas, la fin de saison est claire : la mère et le fils sont réunis d’une part, Kevin et Jill de l’autre. Ils retrouvent leur chien, parce que maintenant c’est leur chien, et Nora, qui a elle-même trouvé un bébé alors qu’elle s’apprêtait à partir. Bon, évidemment, je savais déjà qu’elle serait en saison 2 alors je n’ai pas eu très peur de sa lettre qui commence comme une lettre de suicide avant d’annoncer son départ de la ville. Finalement, on finit la saison sur une famille complètement dysfonctionnelle – et sans savoir plus d’Aimée, tiens.

Bizarrement, j’ai trouvé que ça fonctionnait bien comme fin de saison… mais aussi comme fin de série. Cela dit, ne vous inquiétez pas, je continue la série dès que possible, parce que son écriture est solide et cette saison est une sacrée démonstration de la puissance des ramifications possibles dans une même intrigue !

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EN BREF – Je suis passé à côté de cette pépite pendant des années, et je ne comprends pas pourquoi. J’ai enchaîné la saison 1 en moins d’une semaine, forcément, et sa musique m’obsède à peu près autant que les prestations d’acteurs brillantes que l’on y trouve. Certes, la série n’est pas à mettre dans les mains de tout le monde et certes, il faut éviter d’être en dépression quand on la commence (encore que, peut-être qu’on y puise une certaine forme de force quand on se pense au fond du gouffre ?), mais c’est un véritable bijou.

Le niveau est inégal d’un épisode à l’autre, tous les personnages ne se valent pas, mais les messages, les réflexions et l’impact que proposent cette série sont magnifiques… Je suis content de pouvoir enchaîner les épisodes, je ne sais pas si j’aurais tenu l’attente trop longue (et pourtant, chaque épisode a besoin d’être digéré pour être apprécié à sa juste valeur – et pas uniquement parce que je mange devant, promis).

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