The Walking Dead – S10E03

Épisode 3 – Ghosts – 18/20
Décidément, je suis vraiment convaincu par cette saison qui parvient à merveille à me faire accrocher à la majorité de ses personnages et de ses situations. Franchement, il y a même des personnages dont je n’avais rien à faire que j’arrive à trouver attachant cette saison. Oh, il y en a quand même deux, dont une au cœur de cet épisode, qui continuent de me saouler donc tout n’est pas parfait ; mais ça avance bien côté intrigue et ça fait plaisir d’avoir du rythme dans cette série.

> Saison 10


Spoilers

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Just a constant wave after wave.

L’épisode commence bien trop tôt, dès six heures du matin, avec un timer peu agréable et surtout l’angoisse de savoir que tout est minuté. Ce n’est jamais bon signe dans une série. Les premières heures passent bien rapidement : on passe du réveil de Carol à une invasion de zombies repérés par un couple de nos héros. Ils préviennent Aaron et dès la onzième heure, le problème est réglé. En treizième heure, cependant, une nouvelle vague de zombies arrive…

Très vite nos héros comprennent ce qu’il en est : Alpha refait des siennes. Michonne a bien entraîné tout le monde cependant, elle demande à ce que tout soit bien confiné. Depuis les murailles, nos héros repoussent donc des zombies pendant plus de 24h. En fait, il y a tellement de vagues de zombies qu’ils y sont encore après 44h. Je préfère ne pas imaginer l’odeur, ni l’amoncellement de cadavres que ça doit représenter, à vrai dire. Leur petit coin de paradis ne le restera pas longtemps à ce rythme-là.

Michonne est bien déprimée, au moment d’aller dormir, quand elle comprend qu’une nouvelle vague approche encore, plus dangereuse cette fois : nos héros sont pris en sandwich par plusieurs meutes de zombies. Au moins, le rythme est clair, et il est bon.

Enfin, pas pour nos héros, qui eux, sont épuisés lorsque Gamma vient leur rendre une petite visite pour leur donner un rendez-vous avec Alpha, promettant qu’ils ne sont pas responsables des vagues de zombies. Mouais, il n’y a bien que Lydia pour y croire. Heureusement que Michonne a encore un peu d’autorité sur son peuple cependant : elle remet vite tout le monde en place et assure que le meilleur plan est bien d’aller au rendez-vous fixé par Alpha.

De toute manière, ils n’ont pas le choix : elle a l’arme nucléaire avec sa horde de zombies. Rapidement, nos héros se préparent et contre toute attente, Gabriel impose à Aaron de faire équipe avec Negan. Tout ça n’a pas de sens : depuis quand Gabriel a de l’autorité comme ça sur Aaron ? Bon, c’était très rigolo de voir Negan faire équipe avec Aaron, cependant, et j’ai bien aimé la manière dont il l’empêchait de se saisir d’une nouvelle arme.

Après, Aaron était un peu chiant à s’énerver et péter son câble contre Negan. Après toutes ces années, il lui en veut encore pour la mort d’Eric, et les choses ne s’arrangent pas quand Negan lui explique calmement que c’est un peu sa faute aussi d’avoir trop pris la confiance. Aaron se venge en parlant de la femme de Negan, et ce dernier se venge à son tour en le prévenant au dernier moment de l’arrivée de zombies qui nous aveuglent Aaron. Ah ben oui, c’est vrai qu’il faudrait voir à ne pas oublier la menace zombies qui continue d’être présente à tout moment.

Aaron nous suit Negan, à l’aveugle, et le retrouve dans une cabane où Negan attend qu’Aaron soit attaqué par des zombies pour lui venir en aide. Il le sauve donc d’une mort certaine, puis lui apprend que sa cécité sera peut-être définitive, car elle vient d’une fleur qui était sur les zombies l’ayant attaqué. Mouais. Une fois de plus, Negan gagne la confiance de quelqu’un, donc ; et au réveil, Aaron n’est évidemment pas aveugle. Ouf.

Voir aussi : Performance de la semaine – Ross Marquand (#59)

En parallèle, à Alexandria, la fatigue est là, mais personne ne se laisse démonter : le combat continue, on y voit notamment Rosita et Eugène, histoire de. Mais ce n’était pas l’intérêt de l’épisode… Oh, c’était marrant de les voir rentrer chez eux pour que Rosita recadre une fois de plus Eugene sur le fait qu’ils ne seront jamais en couple et qu’il n’est pas le père de Coco. Il était temps qu’il l’entende et que Rosita l’engueule de penser que leur amitié n’est rien… en même temps, toute une amitié fondée sur l’espoir secret d’être aimé, ça ne fonctionne pas tellement. Et je n’ai aucune peine pour Eugène qui m’a soulé, une fois de plus.

Pendant ce temps, à la frontière, Carol prend mal de devoir se désarmer – elle garde donc un flingue tout en étant en deuil d’Henry, évidemment. Putain, mais quelle idée d’emmener Carol à ce rendez-vous, franchement ? C’est fait pour que ça tourne mal. En même temps, ça ajoute tout de suite beaucoup de pression et de suspense à la scène, surtout quand Carol se met à se rebeller, à ne pas écouter Michonne et à menacer Alpha.

Il faut dire qu’Alpha est dans l’abus, elle aussi : elle réclame un territoire beaucoup plus large qu’avant, parce qu’elle sait que nos héros ont traversé par trois fois sa frontière. C’est excellent comme retournement de situation : personne ne s’attendait à ce qu’elle soit au courant pour la tempête de neige et pour Aaron pétant son câble il y a deux épisodes. Décidément, il en pète des câbles cette saison.

Carol n’est pas beaucoup mieux : si Michonne parvient à la sauver des griffes d’Alpha en lui rappelant qu’elle est maman elle aussi, elle n’en reste pas moins le grand maillon faible de notre groupe. Ainsi, elle prend des pilules pour rester éveillée, mais quand elle voit trois Murmureurs aux abords du campement provisoire, on ne sait pas bien si c’est vrai ou non. En effet, elle a aussi des hallucinations en regardant la couverture d’un livre de cuisine, persuadée d’y voir Henry, Lizzie, Sophia et tous les enfants qu’elle a perdus, en fait. J’ai bien ri, mais l’idée était bonne.

Après, ce n’est pas un personnage que j’aime, et Daryl non plus d’ailleurs. Or, c’est une fois de plus Daryl qui veille sur elle et lui raconte sa vie pour lui remonter le moral. L’ennui me guettait, je vous jure, j’aurais préféré que la scène avec Alpha étendant son territoire dure plus longtemps du coup. Pour ne rien arranger, on enchaîne sur un cauchemar de Carol qui croit voir Henry, puis une fille avec un couteau… Elle finit par se réveiller et apprend de Daryl qu’elle a disparu pendant une demi-heure.

Malgré tout, elle persiste à vouloir être armée et prendre ses pilules, même quand il lui explique calmement qu’elle a inventé toute l’histoire qu’il lui a raconté. Ce n’est pas fou tout ça, surtout que ça enchaîne par une scène où Carol pense voir Gamma… humph.

Comme elle n’a pas vraiment eu l’occasion de voir Gamma avant ça sentait bon le piège – et ça n’a pas raté, elle se retrouve la tête à l’envers en un rien de temps. Ce serait une fin triste pour ce personnage, honnêtement, mais elle m’a tellement soulée que je ne suis plus à ça près. La Murmureuse (ce n’est pas Gamma, en fait ? Foutu masque) s’amuse bien avec sa nouvelle proie, la narguant et attirant des zombies à elle.

Carol s’en tire une fois de plus, mais pas sans s’exploser le bras au passage. Elle est amenée à l’infirmerie où il est révélé, une fois de plus, que Siddiq est traumatisé par la nuit qu’il a passé chez les Murmureurs en saison 9. Assailli de flashbacks des morts de la frontière, il ne parvient pas à opérer Carol, et c’est donc l’autre médecin qui s’y colle.

Michonne s’inquiète tout de même pour Siddiq et vient le voir, mais il n’ose pas lui parler et elle ne creuse pas plus que ça. Elle est décevante. Heureusement, il y avait l’autre médecin pour s’occuper de lui. Oh, ce n’est pas bon pour lui : il est clairement amoureux de Siddiq, et ce n’est pas réciproque. Au moins, il connaît bien le choc post-traumatique pour avoir servi en Irak, alors il peut papoter un peu avec Siddiq – en lui expliquant son trauma. Les deux finissent par rire ensemble, alors que de son côté Carol dort enfin. La vie reprend son cours de la meilleure des manières, mais Carol fait de la peine à ne pas se remettre de la mort d’Henry. Quand on pense qu’elle est revenue super vite après la mort de Sophia, c’est un peu étrange quand même.

La fin d’épisode est sympa : Michonne explique calmement à Carol qu’elle ne la croit pas concernant la présence de Murmureurs de leur côté de la frontière, Daryl lui dit que si (mais ne semble pas le croire) et… une Murmureuse est morte et zombifiée, tuée par balle par Carol un peu plus tôt dans l’épisode. Je pensais naïvement qu’elle avait réussi à s’enfuir, moi.

> Saison 10

This is us – S04E05

Épisode 5 – Storybook Love – 19/20
Et voilà, la série reprend des forces cette semaine avec un épisode à la construction vraiment étrange (je n’ai pas réussi à la caser dans la critique, désolé) mais aux émotions très efficaces. C’était encore un épisode qui visait juste à plusieurs reprises et sur plusieurs sujets – après, c’était plus ou moins prenant selon l’attachement aux personnages évidemment. J’ai vraiment aimé, et j’ai envie d’en voir plus.

> Saison 4


Spoilers

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That’s when it became the perfect night – when we just let it be what it was.

Décidément, c’est à croire que j’aime bousiller mes stats du nombre d’épisodes vus depuis deux semaines, parce que je regarde vraiment de plus en plus tard mes inédits. Non contents d’avoir raté les deux premières journées de la semaine et de savoir que je n’aurai pas les trois dernières, voilà donc que je me lance dans This Is Us avec sept bonnes heures de retard. Ce n’est pas de ma faute, j’ai fait quelques emplettes avec l’argent que je n’ai pas et géré de l’administratif, voilà tout !

Voir aussi : Une adaptation française pour This is us ?

Comment ça, vous n’êtes pas là pour ça ? Allez, c’est parti pour la critique d’un épisode qui a intérêt à être de qualité vu mon humeur du jour. Allez, ça commence bien avec un épisode qui se décide à nous montrer l’organisation post-déménagement de Rebecca. Quand elle est encore avec Jack, ce n’est pas brillant : ils cherchent quand même la nappe avant la table !

Bon, de toute manière, peu importe leurs activités, ils sont toujours bien trop mignons dans tout ce qu’ils font. C’est fou de puer la romance comme ça, cette alchimie entre les acteurs est dingue, je ne m’en remets toujours pas après quatre saisons. Enceinte de triplés, Rebecca fait en tout cas en sorte que le premier repas chez eux soit parfait… pour finir avec un plat trop cuit au four. Si vous pensez que ça va les empêcher de passer une excellente soirée, vous vous trompez et vous les connaissez bien mal, évidemment.

En revanche, quand un oiseau entre par la fenêtre sans prévenir alors que Jack a peur des oiseaux, c’est tout de suite bien plus mal barré. Jack décide quand même de protéger Rebecca comme il peut, en faisant peur à l’oiseau… ce qui se retourne contre lui, avec l’oiseau qui lui fonce dessus et le plat de lasagnes brûlées qui finit au sol. Plutôt que de passer une soirée de merde, ils décident alors d’en rire, et voilà, selon Rebecca, ce qui en fait une soirée parfaite.

Quelques années plus tard et un mois après le cliffhanger de l’épisode 4, Rebecca et Kate ont trouvé un appartement. C’est gros quand même, d’avoir trouvé si vite de quoi vivre. C’est tout de même intéressant de voir enfin cette partie de leur vie qu’on ne connaît pas et dans laquelle elle semble à peu près s’entendre.

Oh, il y a des sujets de discorde, pourtant, notamment le mariage de Kevin que Rebecca a décidé d’accepter sans rien dire, contrairement à Kate… qui bosse toujours avec le disquaire, qui est devenu son petit-ami, évidemment. Jusque-là, pas trop de surprises. C’est bien plus surprenant quand on voit Rebecca réunir toute la famille – et Miguel – chez elle pour un repas de famille bien angoissant. Beth y rencontre tout le monde et fait le faux-pas d’apporter la sauce préférée de Jack qui était aussi celle de son père (c’est fou comme elle est faite pour Randall, non ?).

Bon, elle s’en tire toujours mieux auprès de Kate que Kevin qui revient avec Sophie, sa femme. Et ils sont parfaitement insupportables et inconscients, à passer la porte dans les bras l’un de l’autre et à raconter les signes idiots qui les ont poussés à se marier. Rebecca encaisse tout ça sans rien dire, mais Kate en rajoute une couche malgré elle quand Marc, son copain, débarque parce qu’il ne voulait pas la laisser vivre cette soirée toute seule.

C’est pire que tout, puisque comme il est plus âgé qu’elle, il ne plaît pas du tout à Kevin. Il n’en faut pas plus pour qu’il le dise à Kate et que les triplés se mettent à s’embrouiller dans la cuisine – tombant juste d’accord pour dire que Beth est parfaite, parce qu’elle l’est (et cette réplique sur le grain de beauté dans l’œil, j’ai tellement ri). Rebecca finit par péter un câble alors que les invités les attendent tous dans le salon.

Finalement, donc, le repas se fait parce que Rebecca demande à ses enfants de lui laisser avoir sa parfaite première soirée en famille dans ce nouveau lieu de vie, et ce malgré la viande trop cuite, parce que Rebecca et son four, c’est toute une histoire. Au moins, ils ont la sauce piquante de Beth pour relever tout ça, non ?

Bon, non, ils ont un repas de merde jusqu’à ce que Miguel se décide à faire boire Rebecca et lui dire qu’il y a toujours de meilleures années pour les vignes, même après la pire des récoltes. C’est beau et ça redonne confiance à Rebecca qui se remet à boire (est-ce qu’elle est partie pour devenir alcoolique ? Franchement, c’est pas la meilleure des solutions qu’il apporte hein !) avant d’expliquer à tout le monde son premier grand repas catastrophique avec Jack dans leur nouvelle maison. La bonne humeur finit par revenir et tout le monde finit par manger quelques pizzas commandées à la hâte. Trop forte cette Rebecca !

Dans le présent, Beth s’inquiète de voir Tess se consumer dans son travail et ses révisions de contrôle d’espagnol, alors que Randall coure beaucoup trop pour oublier que Déjà lui en veut. Il ne le dit pas comme ça, mais c’est clair non ? La routine des Pearson a repris post-déménagement. Malheureusement, c’est rapidement la vie qui les rattrape quand Tess se met à avoir une crise de panique à l’école et que Randall est dépité de l’apprendre.

Il nous fait ensuite du Randall et est insupportable à dire à Tess qu’il est comme elle, et l’adolescente finit par criser car elle ne veut pas ressembler à son père. C’est assez réaliste, et ces personnages sont d’autant plus attachants grâce à ça. En tout cas, Beth n’est pas au bout de ses peines avec une fille anxieuse et un mari qui l’est tout autant, surtout qu’il s’est mis à dos un conseiller municipal en allant chercher Tess à l’école.

C’est d’une violence pour Beth qui voit Randall se reprocher d’avoir passé ça à leur fille, alors qu’elle sait que William (que l’on revoit en flashback, ça faisait longtemps !) lui a confié cette même tristesse d’avoir filé son anxiété à Randall. Et face à tant de trucs difficiles à gérer, que fait Beth ? Elle est parfaite, comme d’habitude. Elle réunit donc son mari et sa fille pour leur parler de William, pour leur filer une astuce contre l’anxiété (les bulles de la limonade, je ne connaissais pas, c’est bon à savoir) et surtout pour faire un discours super touchant et parfait pour réconforter à la fois Tess et Randall. Tess finit même par leur avouer qu’elle est angoissée par son coming-out qu’elle n’a pas fait aussi naturellement qu’elle le voulait.

C’était tellement beau. Et Beth leur cherche ensuite des psys, surtout qu’elle a repéré que Randall recommençait à stresser avec son genou qu’il ne contrôlait pas. Malheureusement, Randall n’apprécie toujours pas Beth à sa juste valeur et se braque, préférant se coucher qu’accepter l’aide dont il aurait bien besoin. Ah Randall !

De son côté, Kate passe tout son temps à s’inquiéter pour Kevin, comme c’est original. En même temps, Kevin s’est donc installé en Pennsylvanie auprès de son oncle ex-alcoolique, il y a de quoi s’inquiéter, je le reconnais. Kevin se contente de raconter à son oncle des souvenirs du passé pourtant. Il l’emmène aussi à la patinoire où Cassidy a une cérémonie officielle de l’armée avant un match de hockey, à laquelle elle fait aussi venir son fils, accompagné par son mari… qui n’apprécie pas du tout la présence de Kevin et se barre, juste après que Nick se soit barré lui aussi, n’appréciant juste pas l’ambiance de la patinoire, avec ses verres de bière et ses bruits insoutenables. Encore un bon épisode pour Kevin, quoi.

Pourtant, il finit par arranger la situation : il réussit à voir que le mari de Cassidy l’apprécie toujours quand il le pousse à faire une crise de jalousie et avouer qu’il ne voulait pas être présent à une cérémonie honorant ce qui avait brisé sa femme, qu’il aime depuis ses 15 ans. C’est une bonne chose, parce que ça veut dire surtout qu’il tient toujours à elle, et Kevin le dit aussitôt à Cassidy.

Quant à Nicky, il se réconcilie aussi avec autour d’une tradition familiale et de quelques explications, parce que la communication, ça suffit à tout faire dans cette série. C’était loin d’être le moment le plus touchant de l’épisode, et j’ai trouvé un peu dommage qu’ils le gardent pour la (presque) toute fin.

Presque ? La toute fin voit Kate recevoir un cadeau de la part de Randall (et un peu Kevin) pour son aménagement et la naissance de bébé Jack : le vieux piano familial. Cela la touche énormément et elle se met aussitôt à jouer avec son bébé, avant de retrouver de vieux polaroïds de la fameuse soirée où toute la famille s’est réunie… Parmi eux, elle trouve une photo de Marc et se fige aussitôt. La série nous laisse ainsi sur un cliffhanger nous promettant que Marc est bien le connard que Kevin imaginait qu’il était, puisque Rebecca dit à sa fille qu’elle s’en veut de ne pas avoir vu avant ce qu’il se passait… Oh lala, ça promet.

> Saison 4

Charmed (2018) – S02E02

Épisode 2 – Things To Do In Seattle When You’re Dead – 16/20
La nouvelle formule fonctionne plutôt bien pour l’instant et le déménagement de la série est une bonne idée dans l’ensemble. Les nouvelles perspectives ouvertes par le premier épisode permettent de s’engouffrer dans de nouvelles intrigues et mettent en place une saison qui devrait encore avoir pas mal de rebondissements et n’oublie pas les épisodes de l’an dernier. Bref, c’est efficace, mais un chouilla moins prenant que d’habitude, je trouve, parce que moins rythmé.

> Saison 2


Spoilers

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Dead girls don’t text. They don’t call, they don’t have social media.

C’est quand même compliqué de voir cette série quand 1) je n’ai pas le temps et 2) à chaque fois je me retrouve à lancer malgré moi un épisode de la série originale que j’adore assez pour avoir envie de la revoir à l’infini. Mais bon, j’ai fini par trouver le bon épisode qui commence en plein milieu de la nuit avec Macy qui s’observe dans le miroir parce que c’est tous ce qu’on fait en pleine nuit, non ?

Bon, bien sûr, il s’agit d’un rêve, mais je ne rêve pas que je me regarde dans un miroir en petite lingerie quand je dors, moi. L’idée est évidemment de reprendre avec un rêve érotique de Macy s’imaginant dans les bras d’Harry… Sauf qu’Harry est en fait le démon de l’épisode précédent lui demandant où elle se trouve.

Dans tout ça, elle se réveille, s’inquiète de la cicatrice magique provoquée par la fléchette de l’épisode précédente et ignore totalement le problème de son cauchemar pour mieux se concentrer sur les victimes de l’épisode précédent avec leur bed & breakfast. Elle se rend ainsi compte, grâce à instagram, que leur nièce de 18 ans, Layla, leur rendait visite aussi.

Macy en parle donc à Harry, en train de fouiller le grenier pour trouver des indices à 5h du mat. Cela ne choque pas Macy, pas plus que nous sommes censés être choqués de voir Maggie en train de surfer sur Instagram toute habillée à 5h du mat’. Elle y découvre que les Kappa la pensent morte dans le feu de sa maison et elle va s’en plaindre à Mel, étant choquée de la voir en train de faire le ménage à 5h du matin. J’ai tellement ri de cette longue introduction !

En tout cas, les sœurs sont donc supposées mortes, n’ont pas de pouvoir et pas d’argent, mais elles mènent aussitôt l’enquête sur la disparition de Layla, reprise par les médias, en plus. C’est l’occasion de découvrir les pouvoirs rouillés d’Harry et surtout d’informer Maggie et Mel qu’elles sont un peu trop inutiles maintenant qu’elles n’ont pas de pouvoir.

Macy et Harry partent donc pour le roadtrip le plus comique de la série, avec Macy hyper gênée par ses rêves érotiques, alors que Maggie et Mel restent à Seattle à attendre l’ouverture du centre étrange qui cache l’ouverture vers le QG des Fondateurs. Là-bas, Maggie découvre que leur père est mort aussi.

Elles étaient censées faire des recherches sur le démon de la semaine, pas des recherches internet… Maggie culpabilise évidemment de la mort de son père, persuadée qu’il est mort en apprenant le sort de ses filles, et elle veut donc se rendre à son enterrement, alors que ça pue carrément le piège à des kilomètres. M’enfin, si c’est une bonne sorcière, elle n’est pas très maligne apparemment. Mel essaie de lui faire entendre raison en lui rappelant que leur père est un loser, mais, comme c’est bizarre, cela ne fonctionne pas.

Au contraire, ça énerve Maggie qui en a marre d’être traitée comme une gamine. Elle se rend donc cogner dans un sac de boxe, retombe sur le coach de la semaine dernière qui essaie de flirter avec elle en vain et décide finalement de se rendre à l’enterrement de son père en utilisant un des portails du QG des Fondateurs. Pas du tout abusé comme comportement immature pour une meuf qui en a marre d’être traitée comme une gamine.

Bon, c’était toujours mieux que Mel qui continue de draguer sa vendeuse de la semaine dernière quand elle se fait prendre en train de lui voler des herbes. La scène finit sur un pourri « je te jetterai un sort si tu me voles encore », mais ça permet à Mel de récupérer les herbes dont elle a besoin pour réussir à rendre les objets invisibles.

Elle se précipite aussitôt auprès de Maggie pour lui annoncer la bonne nouvelle, sauf que Maggie est à l’enterrement de son père où elle fait son deuil rapidement car elle tombe sur Harry… mais pas le bon Harry. L’acteur est vraiment excellent, parce qu’on se rend compte rapidement que c’est le méchant et pas l’être de lumière. Maggie aussi s’en rend compte rapidement et se fait agresser par lui. Heureusement, personne n’a pensé à remballer les pelles de l’enterrement (wtf ?? on est en 2019) alors elle peut se défendre avant d’être protégée par une Mel invisible qui la ramène au QG.

Au moins, les deux sœurs comprennent rapidement que le méchant a l’apparence d’Harry, avant de venir à bout de leur intrigue sur leur père. Maggie peut enfin grandir en apprenant tout ce que Mel a fait pour elle, contrairement à son père, mais franchement, ça ne m’a pas passionné autant que je l’aurais cru. Elles sont finalement interrompues : elles sont au QG, alors l’alarme retentit pour leur dire que Leyla et Macy sont danger.

En parallèle, le roadtrip de Macy et Harry continue de son côté, avec Harry qui culpabilise de ne pas révéler que le démon a son visage. Cependant, l’être de lumière n’a pas le temps de lui dire quoique ce soit qu’ils tombent sur une autre victime du démon de l’épisode précédent. C’est une sorcière bien sûr, mais elle ne peut pas être sauvée par Harry qui n’est pas assez rapide dans ses soins. Elle donne juste un avertissement sur le Septième cercle.

Les deux continuent donc leur enquête en se faisant passer pour des démons, ce qui permet à Harry de buguer sur le décolleté de la sorcière et à Macy de lui avouer qu’elle rêve de lui, en plus badass et méchant. Et séducteur aussi. Harry se voit donc forcé de lui révéler que le démon qui les a attaquées la semaine dernière est probablement un métamorphe. Nope, ce serait trop simple si ce n’était que ça.

Bon, dans tout ça, on avance lentement, mais Macy décide finalement d’intégrer seule le Septième cercle, un club pour démons où… on la prive de ses pouvoirs. Décidément, les scénaristes ont trouvé le moyen de faire des économies d’effets spéciaux, et je ne parle même pas de Mel et Maggie qui débarquent en étant invisible. J’ai adoré cette scène, cependant, parce qu’elles tombent d’abord sur Harry qui doit leur prouver son identité en… récitant la recette du coquito. Normal ! C’est un bon clin d’œil à la saison 1.

À l’intérieur du club, Macy assiste quant à elle à un démon – je connais cet acteur ! – faisant un discours sur la mort des Charmed Ones qui était l’avant-dernière chose capable de les arrêter. La dernière ? Les démons eux-mêmes, qui se haïssent et sont incapables de s’organiser. Il a raison : les démons sont incapables de s’écouter et Macy en profite, se faisant passer pour l’Overlord, le grand méchant derrière lequel tous les démons devraient soi-disant se réunir pour prendre le pouvoir sur le monde.

C’est gros, mais c’est marrant, parce que ses sœurs débarquent au bon moment. Ensemble, elles peuvent donc sauver Layla alors que Macy est considérée comme une grande méchante… pour un quart de seconde. Rapidement, Maggie et Mel ne sont plus invisibles et sont grillées par les démons. Quant à Harry, il parvient à se téléporter dans le club, mais Macy ne sait pas si elle peut lui faire comprendre. L’ensemble est filmé par les démons alors les sœurs ne restent pas mortes longtemps à leurs yeux…

Qu’importe apparemment, et qu’importe Layla aussi, une fois sauvée. Maggie prend la décision de postuler pour un job à Safe Space, histoire de ne plus avoir à voler des cartes d’accès. Elle retourne ensuite voir le coach sportif à qui elle rend la trousse de premiers secours. Le flirt est évident, le ship prend bien – et pourtant, je voulais revoir Parker à la base, mais ouais, ils font un couple choupi.

Reste à régler la relation Macy/Harry qui est bien compliquée, l’air de rien. Macy est déprimée d’avoir perdu trois sorcières, mais Harry la rassure en lui disant qu’elles ont aussi sauvé Layla depuis le début de cette saison. Les deux personnages continuent donc de se rapprocher en se confiant leur peur et avec Macy affirmant qu’elle reconnaît Harry d’un simple regard. Quel beau couple ! Ils se confortent à l’idée que les démons pensent les sœurs mortes, mais le cliffhanger révèle l’évidence même, le démon Godrick (l’acteur que je crois connaître mais qui n’a eu que des rôles minuscules dans ce que j’ai vu de lui ??) sait qu’elles sont en vie et en parle à l’Overlord. Mouais, faux suspense ça !

> Saison 2

The Walking Dead – S10E02

Épisode 2 – We Are The End Of The World – 17/20
J’ai trouvé l’épisode moins prenant que la semaine dernière, surtout que je n’ai pas autant accroché aux développements de personnages proposés. J’aime bien l’idée derrière l’épisode, qui était nécessaire pour la construction de la saison, mais comme souvent, j’ai trouvé que ça apportait des longueurs de ne se consacrer qu’à quelques personnages. Et si je peux pardonner ces longueurs, j’ai toujours du mal à comprendre comment malgré elles, les constructions psychologiques semblent bâcler. M’enfin, tant que ça donne un bon épisode comme celui-ci, ça va.

> Saison 10


Spoilers

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We’re all monsters now.

J’ai vraiment du mal à me mettre devant les séries en ce moment, mais bon, quatre jours de retard dans The Walking Dead sans me faire spoiler, c’est assez exceptionnel et je ne peux que difficilement me permettre d’en prendre plus, non ? Cet épisode commence sept ans plus tôt par une femme blessée dans sa voiture suite à un accident.

La pauvre n’est là que de passage dans la série car elle décide de sortir de sa voiture côté passager, qui est aussi le côté duquel sont les zombies. Je n’ai pas bien compris son intérêt de faire ça, mais l’idée est en fait de se servir d’elle pour nous montrer que Lydia était déjà sacrément insupportable quand elle était enfant : ainsi, elle ne supporte pas de voir la femme se faire bouffer le visage (bon, OK, j’avoue, c’est un brin traumatisant) et hurle au milieu des zombies.

Ce n’est pas son idée la plus brillante, et ça provoque aussitôt une fuite pour elle et Alpha au cours de laquelle Lydia continue d’être une insupportable gamine qui demande à sa mère de bouger plus vite alors qu’elle est responsable de ce qui leur arrive. Finalement, elles se retrouvent dans un entrepôt où elles tombent sur un homme légèrement flippant – le second d’Alpha ?

Il leur permet après négociation (silencieuse de sa part) de rester passer la nuit dans le couloir de l’entrepôt – où elles trouvent tout de même de quoi se laver et manger. Alpha en profite pour sympathiser aussi avec le cinglé qui les héberge : quand je dis qu’il est cinglé, il nous sort quand même que la seule chanson qu’il aime, c’est le bruit des zombies. C’est pas tout à fait normal, me semble-t-il.

En même temps, on comprend ensuite qu’elles se sont réfugiées dans un asile, alors tout s’explique. C’est la première fois qu’on voit Alpha dans un endroit parfaitement adapté à ce qu’elle est, aussi. En tout cas, lors de cette nuit à l’asile, Lydia décide d’abandonner son doudou pour ressembler davantage à sa mère. Cela fait plaisir à Alpha, qui lui demande toutefois d’aller plus vite à grandir, parce qu’elle n’hésitera pas à l’abandonner si elle reste une gamine trop longtemps. C’est sympa ça comme éducation.

Cet épisode nous explique également qu’Alpha a choisi de s’appeler A parce qu’elle considère que ça ne vaut pas le coup d’avoir un prénom dans ce monde. Elle sympathise rapidement avec l’homme qu’elle baptise B (quoiqu’elle en dise, c’est un prénom) après avoir tué quelques zombies avec lui. Elle lui montre alors sa manière de dépecer les zombies et il comprend qu’elle est « différente », avant d’être inquiet de la relation qui se tisse entre eux. Et le pire, c’est que ça marche bien comme épisode et comme construction.

On voit ainsi comment Lydia est passée de petite fille voulant prendre une douche car elle ne supporte plus l’odeur à petite fille se relevant la nuit pour se couvrir de sang et faire plaisir à sa mère. L’éducation de Lydia, faudrait écrire un bouquin dessus. Elle pète un câble total et répète donc qu’ils sont tous des monstres, une phrase murmurée par sa mère quand elles ont rencontré B. C’st clairement le moment où Alpha a perdu sa fille, l’air de rien.

Au beau milieu de la nuit, Lydia a donc pris la décision d’aller ouvrir la porte aux zombies, pour voir si elle pouvait être parmi eux. C’est gros, parce que la série tente de nous faire croire qu’il y a du suspense dans tout ça… alors que non. Lydia survit donc, mais ce qui est important, c’est surtout qu’Alpha a eu peur pour sa fille et s’est aventurée du côté où elle n’avait pas le droit d’aller : elle a ainsi pu voir la salle dans laquelle Beta lui avait interdit d’aller. Dedans, se trouvait un Beta énervé de la voir et un zombie auquel il tenait et qu’elle n’hésite pas à tuer.

Passablement énervé, Beta essaie donc de tuer Alpha, mais il est finalement interrompu par Lydia qui lui explique que sa mère veut juste le sauver. C’est un peu gros comme fin à cette intrigue, mais admettons. En revanche, j’ai trouvé bien répugnant l’idée que Beta se fait un masque à partir du visage d’un de ses proches, quand même. L’idée, c’est que comme ça, il ne l’abandonne pas.

Dans le présent, ou presque car nous sommes quelques jours avant l’épisode précédent, Alpha explique à son second que peu importe où les Murmureurs iront, nos héros auront toujours peur d’eux. Cela ne l’empêche pas d’avoir envie de réunir autant de zombies que possible pour avoir une véritable armée. Elle envoie donc son second à la recherche de zombies à libérer des bâtiments dans lesquels ils sont informés.

Nous suivons également deux sœurs dans le groupe, dont la plus petite a dû mal à rester concentrée sur sa tâche qui est d’être un zombie. Il faut dire qu’elle est la maman que j’avais zappé de la saison précédente, celle qui a dû abandonner son bébé parce qu’Alpha lui demandait. Il est assez logique qu’elle rêve de retrouver son fils et se mette à pleurer au milieu de la meute de zombies, mais sa sœur n’aime pas la voir dans cet état. Et Beta non plus.

Il n’hésite pas à organiser son exécution publique, mais il est arrêté de justesse par Alpha qui lui explique qu’il ne peut pas comprendre la douleur de perdre un enfant – avant de lui expliquer qu’elle avait perdu Lydia bien avant la saison passée. C’est presque mignon comme construction de personnage et l’actrice est époustouflante.

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Lydia s’occupe personnellement du cas de la jeune maman qui est une vraie adolescente, en lui faisant croire qu’elle va mourir… avant de lui faire un simple câlin. C’est embêtant, en tout cas, car elle lui accorde sa grâce et ça envoie un signe de faiblesse au reste de leur « meute ». Beta n’hésite pas à lui dire sa manière de penser, mais il reste tout de même à ses ordres ensuite. J’ai un peu de mal avec cette relation et je trouve ça bien d’avoir un épisode qui prend le temps d’affiner les choses – les flashbacks étaient utiles.

J’aime aussi l’approfondissement sur les personnages des Murmureurs et notamment des deux sœurs. C’est nécessaire d’en passer par là pour qu’on soit un peu investi dans la guerre qui est censée se préparer… mais je suis sceptique malgré tout sur la décision de passer un épisode complet loin de nos héros. En plus, tout ça ne sert qu’à nous montrer que la plus jeune sœur finit par péter un câble quand elle voit une zombie avec un porte-bébé.

Elle retire alors son masque et tente de tuer Alpha en attirant tous les zombies sur elle, à grand renfort de hurlement. La plus jeune sœur est alors… tuée par la plus grande, qui prend la décision de sauver Alpha. Au passage, on perd tout de même trois murmureurs et quelques zombies. Ah, j’en oublie de noter aussi que tout ça se fait en parallèle du satellite entrant dans l’atmosphère, mais ça n’inquiète personne chez eux, de toute évidence.

La grande décision d’Alpha dans cet épisode, c’est de faire de la grande sœur un membre particulièrement important de la meute, qu’elle appelle Gamma. Cela énerve Beta qui voit bien qu’Alpha veut juste remplacer Lydia. Et ça fonctionne pour elle, c’est ça le pire. Il faut tout de même que l’on s’attache aussi à Alpha maintenant qu’on a pu sympathiser avec Beta et Gemma.

Ainsi donc, le lendemain, Beta décide de la suivre quand elle s’isole une fois de plus à l’écart du groupe. Il découvre ainsi qu’Alpha a gardé le doudou de sa fille et qu’elle a menti à toute la meute. Elle leur a annoncé la mort de Lydia, mais ce n’est pas le cas… Malgré tout, Beta décide de conserver le secret d’Alpha et de continuer à lui faire confiance – je trouve ça un peu étrange, ça manquait d’explications je trouve, alors qu’on a eu tout l’épisode précisément pour nous expliquer ça.

Quoiqu’il en soit, Beta et Alpha comprennent que nos héros ont franchi la frontière, et ils entendent bien revenir donner une leçon à leurs ennemis. L’épisode reprend donc le cliffhanger de la semaine dernière, mais du côté d’Alpha cette fois. OK, pas mal.

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