Euphoria – S01E02

Épisode 2 – Stuntin’ Like My Daddy – 14/20
C’est bizarre comme série. Tous les personnages sont ravages, tout est bon pour nous montrer autant de nudité que possible et tout est écrit pour des adolescents, tout en étant tourné de manière adulte. Malgré ces innombrables défauts, la série est intéressante à suivre, parce que sa structure un peu chaotique fonctionne bien et parce que l’approfondissement autour des personnages donne envie d’en savoir plus. Et puis, il s’y passe des choses révoltantes qui donnent envie d’un happy end (qui n’aura jamais lieu).

> Saison 1


Spoilers

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I’m not googling child pornography.

Oui, je suis de retour devant la série pour son deuxième épisode… on verra bien ce que ça donne, écoutez, je suis curieux de voir ce que peut donner son intrigue, même si je n’ai pas été aussi convaincu que ça par le premier… Et je dois vous avouer que, du coup, j’ai des prénoms déjà oubliés.

Heureusement, j’ai encore celui de Ru en tête, parce que c’est elle qui assure la narration de la série, toujours… Quitte à nous raconter des choses qu’elle ne peut pas savoir, parce que la drogue lui permet de tout savoir, même que quand il avait 11 ans, Nate a trouvé la collection de porno de son père et l’a regardé… même si la collection en question, c’était des photos de son père en train de coucher avec plein, plein de gens, dans un motel. Et avec à chaque fois le même modus operandi qu’avec Jules dans le premier épisode.

Et c’est comme ça qu’une série cassa à jamais l’image de McDreamy… tout en nous montrant un enfant qui regarde du porno. Merveilleux. Après tout ça, Nate a décidé de se mettre au sport et son entraînement a été évidemment efficace. Bon, j’ai profité de ce petit montage sur l’enfance et l’adolescence du personnage pour prendre conscience que la série n’invente rien : elle reprend le format de Skins, avec chaque épisode se concentrant sur un personnage.

Cette semaine, l’intrigue autour de Nate est apparemment l’excuse idéale pour se permettre pas mal de full frontal masculin gratuits, dans les vestiaires. Si c’est intéressant du point de vue « psychologie » du personnage, ce n’est pas brillant pour la manière dont la nudité gratuite est mise en scène, ni pour le personnage en question, dont on découvre d’un coup tous les fétiches – l’absence de poil apparemment – et petites manies. Le scénario se tient jusque dans sa relation avec Maddy rapidement développée, du début à ce qu’on pense encore être sa fin.

On y apprend que Nate a des super fantasmes avec sa copine, où il l’imagine se faire kidnapper et où il peut tuer son ravisseur. Charmant. Tout ça nous mène finalement à la soirée du pilot où il a hésité à retourner dans le bureau de son père pour en voir les pornos et s’est retrouvé à devoir lui dire au revoir. Et la tension entre eux est aussi palpable que flippante.

On continue aussi de suivre Nate dans le reste de cet épisode, histoire de mieux comprendre à quel point les fétichismes et bizarreries de son père ont eu un impact sur la manière dont il vit désormais sa vie. Ainsi, il suit le mec avec qui Maddy a couché à la fête, Tyler, ce qui est directement un brin flippant après l’introduction et sa volonté de tuer des gens dans son fantasme. Il ramène aussi son ex chez elle, avec la ferme intention de la reconquérir. De toute manière, elle dit avoir eu un black out pendant la soirée pour justifier ce qui est arrivé. N’empêche que l’intro nous ayant précisé que Nate aimant l’idée que Maddy soit vierge avant lui, il ne peut pas bien prendre ça et on sait vers quoi on se dirige.

C’est donc sans surprise qu’on le voit s’équiper et escalader la façade de l’appartement de Tyler. Il l’accuse d’avoir violé Maddy, qui est encore mineure, et Tyler tombe de haut. Elle lui avait menti sur son âge, bien sûr, mais elle était surtout extrêmement consentante, alors il ne comprend pas bien ce qui est en train de lui arriver (et ce qui l’attend). Bien sûr, Nate ne le croit pas et le tabasse. La scène est censurée, préférant nous montrer Nate prendre une douche et voler de nouvelles affaires à Tyler plutôt que Tyler être tabassé, mais c’est super violent comme ça : Tyler ne pourra pas porter plainte sans que Nate ne l’accuse d’avoir violé une mineure et il est bon pour vivre dans la peur pour le reste de sa vie. Après, c’est un peu simpliste et à aucun moment Tyler semble n’avoir vraiment pris la peine de se défendre autrement qu’en disant la vérité, ce qui était un peu étonnant.

Tyler n’a donc rien pu faire face à son agresseur : Nate a totalement le contrôle et récupère Maddy chez elle, pour l’emmener au bowling et se remettre rapidement en couple avec elle, qui n’a pas du tout conscience du cinglé de petit copain qu’elle a, même si elle n’aime pas la lingerie qu’il lui offre.

En parallèle de tout ça, nous assistons à la rentrée scolaire, deux jours après la fête où Jules et Rue ont finit par se droguer ensemble. Elles sont donc désormais les meilleures amies du monde dans un lycée où tout le monde est sérieusement allumé, même la prof de théâtre qui demande à ses étudiants de raconter une histoire de leur été pendant CINQ minutes (c’est super long pour improviser) et qui commence par Rue. Ben oui, commençons par celle qui était en détox, quelle belle idée.

Rue n’ose trop rien raconter, puisque le souvenir qu’elle a en tête, ce sont ses retrouvailles avec Gia – alors qu’un flashback nous a aussi montré les secours intervenir pour aider Rue. Son souvenir est finalement un roadtrip familial sympa avec montage musical pour nous, mais il est révélé que la drogue est une composante bien trop importante de la vie de Rue. Même là, c’est tout ce à quoi elle pense, au milieu de ses camarades de classe. Elle finit donc en larmes à refuser de raconter ses souvenirs, prétendant ne pas en avoir. Pas du tout flippante la nana pour une rentrée.

Oh, Lexi la défend devant les autres et court après elle quand elle s’enfuit, mais elle le regrette vite : elle surprend Rue au moment où elle allait se droguer, ce qui fait qu’elle empêche son amie de se droguer. Bien sûr, Rue est hyper violente avec elle après ça. C’est un personnage ravagé, ce que l’on savait déjà. On la retrouve ensuite aux alcooliques anonymes, ou une réunion du genre, et on découvre donc qu’elle a commencé à se droguer alors qu’elle s’occupait de soigner son père gravement malade, en lui volant des pilules.

Il ne manquait plus que ça. Elle avait au moins une bonne relation avec son père, se droguant et étant perchée chaque fois qu’elle s’occupait de lui. Sinon, aux alcooliques anonymes ? Elle fait de la merde et s’arrange pour avoir des signatures prouvant qu’elle était à certaines réunions, alors que ce n’était pas le cas.

Autrement, nous continuons de suivre Kat qui a perdu sa virginité à la fête et a fait en sorte que tout le monde soit au courant. C’est bête : deux jours plus tard, elle rencontre Ethan, qui a tout du geek qui va la faire craquer rapidement, c’est sûr. Pas de bol, Kat est connue dès le lendemain comme la fille à la sextape. Evidemment qu’elle s’est fait filmer pendant la fête.

Si elle le vit mal, elle reprend vite le dessus de la situation, menaçant d’aller à la police. Hop, il n’en faut pas plus pour que la rumeur change et affirme que ce n’est pas Kat. Bien sûr, ça revient aux oreilles du principal, mais comme on ne voit jamais le visage de Kat sur la vidéo, elle affirme au principal que ce n’est vraiment pas normal de dire que cette fille est forcément elle parce qu’elle est grosse. Et ça le calme.

Kat se débrouille aussi pour obtenir du shopping gratuit de la part de celui qui a osé la filmer et pourrait finir sur les listes de la police si elle le dénonçait. Charmant. En fin d’épisode, elle se rend compte que malgré la suppression, la vidéo porno d’elle est toujours en ligne, avec des commentaires élogieux et des personnes qui seraient prêtes à donner beaucoup d’argent pour en voir plus. Et ça, l’argent facile, ça parle à l’adolescente.

Après cette parenthèse, on découvre une fête au beau milieu de la cafétéria, histoire de retrouver des pom-pom girls et des sportifs. Bref, une série pour mater, quoi : même si plein de plans sont adultes, c’est toujours pour les ados. Cette transition ne servait pas à grand-chose et on passe rapidement à la scène suivante où Jules est invitée par Rue à venir dîner chez elle pour le week-end. Ch’est meugnon. Elles se séparent alors qu’un orage éclate, forçant Rue à se rendre chez son dealer, Fez, au pire des moments : celui où celui-ci aussi va être fourni en drogue par Mouse.

Normal. Le deal a lieu dans la maison de Fez, comme si de rien n’était, en présence de Rue (un brin flippée par l’existence de flingue dans la pièce) et du petit frère de Fez. Forcément, Mouse est tout content de voir un nouveau visage et il propose donc à Rue une drogue plus forte que ce qu’elle a pris jusque-là. Et bien évidemment, elle est forcée de le faire. Il la force aussi à devoir le payer 300 dollars qu’elle n’a pas et envisage donc de la violer – parce qu’elle est tellement droguée qu’elle dirait oui à tout.

Heureusement, Fez est là et paye la « dette » de Rue, et même plus, pour s’assurer que Mouse ne la viole pas et s’en aille. Sympathique manière de se mettre en danger bêtement de la part de Rue tout ça, mais Fez s’occupe plutôt bien d’elle, contactant ensuite Jules pour avoir de l’aide. Je ne vois pas trop comment il connaît son existence, mais admettons, ça fonctionne bien. Jules la ramène dormir chez elle… et passe la nuit à parler à « shyguy118 » qui dit s’appeler Tyler, mais n’est autre que Nate, évidemment. Oh le bordel.

Enfin, nous suivons toujours le couple de Cassie et McKay que nous avons vu coucher ensemble la semaine dernière, et c’est peut-être le couple le plus sympa de cette série, parce que c’est le plus classique et/ou crédible… Avec même McKay qui reproche à Cass de vouloir être trop sexuelle quand il veut juste lui parler. Bim, j’ai beaucoup ri pour le coup. Enfin bon, elle finit l’épisode en faisant quelques nudes pour lui qui lui demande avec insistance, tout de même. Pas sûr de voir où ils veulent en venir, s’ils veulent en venir quelque part.

> Saison 1

Fear the Walking Dead – S05E04

Épisode 4 – Skidmark – 13/20
Le problème est que lors de l’épisode précédent, on a suivi les personnages que j’aimais le plus ; alors forcément, cette semaine, on s’occupe des autres. L’intrigue reste bien, heureusement, mais on retrouve tout de même les lenteurs habituelles de la franchise dans ce quatrième volet et j’ai surtout envie de voir la suite. C’était un épisode qu’il fallait bien voir pour son avancée, mais en même temps, on aurait pu s’en passer.

> Saison 5


Spoilers

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You wasted time I did not have.

L’épisode de cette semaine commence par une petite chanson sympathique écoutée par Daniel et, ouais, j’avoue, ça m’a fait soupirer. Je n’aime pas le personnage de Daniel ; ce n’est pas nouveau. Après, cet épisode portant le nom de son chat, ce n’est pas vraiment une surprise que l’on se concentre davantage sur lui. Je ne comprends pas l’intérêt, surtout qu’on ne nous révèle pas comment il a survécu au barrage, alors que ça aurait pu être intéressant.

Bon, l’épisode reprend pour nous montrer qu’il teste des pièges, fait des rations et rentre dans son entrepôt, où il brûle chaque jour la page d’un calendrier, plutôt que de le recycler pour l’année suivante (je doute qu’il existe encore plein de calendriers franchement). Il doit en avoir marre de recycler aussi, à recycler tout le temps le même vinyle. Une chose est sûre, en tout cas, j’en ai vite eu marre moi. Heureusement que le générique a interrompu sa routine qui m’ennuyait à mourir.

Post-générique, on découvre que Victor a ramené ses nouveaux amis auprès de l’entrepôt de Daniel, avec pour but évident d’aller voler l’avion. Bon, ou en tout cas de se renseigner sur ce que Daniel possède exactement. Elle a alors pour mission de se cacher avant qu’il ne parte, de manière à ouvrir le portail quand il partirait.

Où est-ce qu’elle se cache cette débile ? Dans le coffre de Daniel, bien sûr. Non mais faut le faire quand même. Evidemment, il se barre avec Charlie dans le coffre. Bon, cela permet toutefois à Victor et les autres de s’occuper de l’avion. Ce n’est vraiment pas mon groupe préféré – autant j’aime bien par moment Charlie, autant là, elle n’est pas avec eux et ne fait que de la merde. Quant à Victor, cela fait cinq saisons que je ne sais pas quoi penser de son personnage.

Il découvre rapidement que Daniel n’est pas débile : il a refusé de donner l’avion, alors il laisse un message dessus pour que Victor le contacte. C’est l’occasion de révéler qu’il a largement le dessus sur la situation : il sait que Charlie est dans son coffre, donc il a un otage, et il demande à Sarah de rester aussi loin que possible de Victor, qui n’apporte selon lui que du malheur. Certes. On n’avance pas vraiment, mais au moins, on ne recule pas non plus.

Après, l’approfondissement de la dynamique du duo Daniel/Charlie, ce n’est pas vraiment ce que j’attendais le plus dans cet épisode. On les voit partir tous les deux avec le chat à la recherche de nouveaux pièges à démonter. Oui, parce qu’il y a quand même qui s’amuse à faire des pièges pour tuer des gens, allons comprendre pourquoi. Charlie prend ainsi la décision d’aider Daniel, qui lui explique qu’il démonte les pièges pour venger ceux qui se sont fait tuer pour les créer et dont le matériel est dans l’entrepôt qu’il a récupéré.

Alors que Charlie et Daniel essaient de désarmer un piège, Skidmark se retrouve en danger. Oui, la série capitalise maintenant sur un chat pour nous faire flipper sur la survie de quelqu’un ! C’était plutôt marrant, même si je n’ai pas bien compris l’intérêt de cette intrigue. On note aussi que les zombies sont attirés par un chat derrière une vitrine (normal), mais pas du tout par le flingue qu’ils finissent par activer.

Skidmark, Charlie et Daniel s’enfuient toutefois sans problème. Charlie contacte alors Victor et les autres, qui attendent toujours à l’entrepôt que Daniel leur a pourtant dit de quitter. Celui-ci change subitement d’avis sans qu’on ne sache vraiment pourquoi : il abandonne sa voiture et les batteries de l’avion à Charlie et s’occupe de la meute de zombies qui les poursuivait, l’envoyant aussi loin que possible de l’entrepôt avec un peu de musique.

Pfiou. Victor culpabilise d’apprendre que Daniel s’est donc mis en danger pour sauver Charlie et ses amis, parce que c’est un peu beaucoup la faute de Victor cette fois. Il le contacte donc à la radio devant les autres, à qui il est forcé d’expliquer qu’il a fait l’erreur de le tenir éloigné d’Ophelia. Ouais, bon, ce n’est pas passionnant, mais l’idée, c’est d’avoir Charlie qui explique qu’il n’est pas possible de laisser Daniel derrière eux.

Ils partent donc à son secours et découvrent bien vite que leur plan a une sacrée faille : les flingues du camion d’Al ne fonctionnent plus. Qu’à cela ne tienne, il faut plus qu’une petite vingtaine de zombies pour tuer Daniel qui se réfugie sous le camion et est finalement sauvé par Victor : il se sert de l’avion, qui a des hélices, pour tuer tous les zombies. C’était une scène un chouilla gore, mais c’était plutôt marrant à voir.

Cela permet aussi de réconcilier Victor et Daniel, même si ce dernier ne peut pas vraiment pardonner Victor. Au moins, il ne le tue pas. Victor décide ensuite de s’en aller et suivre sa propre aventure, sans Charlie qui lui proposait pourtant de rester. Bref, tout ça est intéressant et laisse nos héros avec un chat, alors que Daniel s’en va seul, mais… mais… Mouais, c’était lent, quoi.

Loin de tout ça, Dylan regarde le livre du Petit Prince de Luciana et apporte des explications à Luciana sur ce qui les attend derrière la frontière de zombies. Dommage que ce ne soit que des mensonges, franchement. Il envoie Luciana et Morgan chasser de faux méchants et se propose d’aider Luciana à réparer ce dont elle a besoin pour se barrer.

Au passage, Luciana lui résume brièvement le Petit Prince, parce que Dylan ne sait clairement pas lire malgré ses lunettes. Pfiou. Je n’aime pas cet acteur, c’est plus fort que moi : il a une tête à claques, je trouve. Dès que Luci a le dos tourné, il prend la décision de contacter son frère et sa sœur, mais eux aussi sont occupés, avec la scientifique qui se retrouve à proximité d’eux.

Quand Alicia et Morgan comprennent (très rapidement) que Dylan leur ment, l’enfant prend la décision de dire la vérité – ben oui, il a deviné que son frère et sa sœur étaient en danger et évidemment qu’Alicia et Morgan sont la meilleure solution pour les aider. C’est une bonne idée, parce que la grande sœur a réussi à se tordre la cheville. Les deux adolescents sont sauvés de justesse par par Alicia et Morgan qui tuent les quatre zombies qui allaient manger les adolescents…

Sauvés de justesse ? Oui et non : ils n’étaient jamais vraiment en danger, parce qu’il y a toute une bande d’enfants et adolescents qui surgissent d’un coup de nulle part pour braquer Alicia et Morgan, forcés de se désarmer. Annie contacte donc Dylan pour savoir exactement ce qu’il leur a dit : elle n’a pas confiance en nos héros… mais elle finit par accepter que ses alliés baissent les armes. Alicia et Morgan interrogent donc les enfants pour en savoir plus, et ils découvrent que si ceux-ci ne veulent pas quitter la région, c’est parce que les adultes zombies morts après les radiations dans le camping sont leurs parents. Mais du coup, pourquoi sont-ils en vie les gamins ?

Après tout ça, Luciana répare la radio avec Dylan et peut contacter Victor, qui lui explique qu’il a bousillé les moteurs de l’avion pour aider quelqu’un d’autre. Pas grave : Dylan propose à Luciana de faire comme le petit prince et de réparer son avion. C’est sympa, mais je l’avais vu venir à des kilomètres, parce que ce n’est pas bien surprenant : il fallait bien justifier un jour ou l’autre l’intérêt de ce livre, et dès l’introduction de l’avion, on sentait bien que ça allait être la direction prise par la série.

Sinon, le cliffhanger voit Alicia et Morgan faire une petite rando avec les enfants en parlant entre eux du passé de Morgan… Le tout pour mieux découvrir l’hélicoptère qui a amené les méchants sur place. Le truc, c’est que l’hélicoptère est maintenant en train de repartir. Et bien sûr, c’est le même genre d’hélicoptère que celui de la saison 9 de The Walking Dead, sinon, ce ne serait pas drôle. Un jour, on aura des réponses…

> Saison 5

Tales of the City (S01)

Synopsis : Après 20 ans d’absence, Mary Ann rentre à San Francisco pour les 90 ans d’Anna Madrigal. Seulement, tout le monde n’est pas heureux de la revoir.

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Pour commencer, je n’avais pas spécialement prévu de regarder la série. Son casting me tente beaucoup, la bande-annonce ne m’a pas trop repoussé, mais… C’est du Netflix, je sens qu’il va vite être question de drogue et de sexe à tout va, et ça a tendance (ironiquement) à me refroidir. Seulement, voilà, l’algorithme m’affirme une compatibilité à 98% et je suis d’humeur à n’avoir envie de ne rien regarder d’autre que des dessins-animés.

Mes séries du moment – hors hebdo – ne me tentent pas, alors pourquoi pas tenter d’aller voir ailleurs ? J’ai beaucoup hésité comme il y a plein d’autres séries qui me font envie, mais j’ai finalement choisi celle-ci parce que Netflix force beaucoup ces derniers jours avec sa bande-annonce et que ça me donne l’impression de rentabiliser l’abonnement.

Autrement, je n’ai jamais lu d’Armistead Maupin avant de me lancer là-dedans et le reste de mon avis est ci-dessous, comme d’habitude.

S01E01 – Coming Home – 17/20
Franchement, cela fonctionnerait mieux avec des épisodes plus courts – genre 30 minutes. C’est plutôt sympathique comme série, mais je ne vois pas trop où ça va, ni si ça veut en venir quelque part d’ailleurs. La communauté présentée est jolie et donne envie, mais j’ai toujours trouvé San Francisco magnifique, alors ça ne me surprend pas vraiment. J’ai déjà mes favoris en tout cas, et c’est une série qui fonctionne bien en cette période estivale, c’est déjà ça.
S01E02 – She Messy – 17/20
La série est vraiment sympathique, elle est même plutôt drôle. Il est possible que je me mette plus tard à voir les trois saisons de la série d’origine, franchement. En attendant, je trouve tout de même les épisodes un peu longs, mais c’est surtout parce qu’elle a beaucoup trop de personnages à gérer par épisodes. Et ça ne lui réussit pas forcément ; j’aime l’ensemble d’entre eux, mais on ne les voit pas assez finalement.
S01E03 – Happy Now – 17/20
Si je n’apprécie vraiment pas tous les personnages de la série, je trouve tout de même qu’ils sont tous très originaux. Cela dit, ce qui fait la force de cette saison, ce sont les thématiques qu’elle ose aborder. Je trouve que c’est assez fascinant d’avoir une série qui ose aborder des sujets de vie quotidienne trop souvent passée sous silence pour la communauté LGBT. Et même si on en a plein d’un coup, je trouve que rien ne semble jamais trop forcé, ce qui fait que c’est un vrai plaisir à regarder.

Tales of the City – S01E01

Épisode 1 – Coming Home – 17/20
Franchement, cela fonctionnerait mieux avec des épisodes plus courts – genre 30 minutes. C’est plutôt sympathique comme série, mais je ne vois pas trop où ça va, ni si ça veut en venir quelque part d’ailleurs. La communauté présentée est jolie et donne envie, mais j’ai toujours trouvé San Francisco magnifique, alors ça ne me surprend pas vraiment. J’ai déjà mes favoris en tout cas, et c’est une série qui fonctionne bien en cette période estivale, c’est déjà ça.

> Saison 1


101

Well, uh… We’re still people, aren’t we? Flawed, narcissistic and doing our best.

Un premier bon point : j’aime beaucoup le générique, aussi simple soit-il. On commence par une interview vidéo d’Anna Madrigal affirmant que la ville de San Francisco n’a pas trop changé depuis les années 60. C’est en fait une reporter blonde qui fait un reportage sur San Francisco et la dissolution de la communauté gay… ça commence bien, dans le genre prise de tête.

Dans un avion, nous suivons le retour de Mary Ann, qui angoisse beaucoup, au point de demander du champagne et de regarder des photos du passé. Cela fait donc 20 ans qu’elle n’est pas venue à San Francisco, et son stress se voit aussi dans la voiture qui l’emmène en ville, puis à l’hôtel quand elle se prépare avec son mari, Richard.

Autrement, il y a beaucoup de monde à introduire et à nous présenter ; et ce n’est pas gagné dès le départ. Mais bon, c’est San Francisco, je l’ai désignée comme une ville où j’avais envie d’aller passer des vacances, alors il faut bien que j’assume. Les plans de la ville sont d’ailleurs magnifiques dans cette série, et on la reconnaît vite.

On retrouve à San Francisco, la fille des photos de Mary Ann, Shawna, qui vole les lumières d’un bar, celui de Ida, qui n’en a en fait rien à faire. Ses lumières sont volées pour l’organisation des 90 ans d’Anna Madrigal, qui vit dans une sorte de petite communauté de maisons où tout le monde se connaît et est une famille.

Et moi, je me rends compte que j’y connais un tas d’acteurs, au moins de vue, même si je ne les replace pas tous, j’avoue. Dans une maison, nous suivons la morning routine d’un homme, Michael (Mouse), qui s’avère en couple avec l’acteur de Russian Doll qui s’appelle ici Ben. La différence d’âge est rapidement mise en avant, avec un Ben jeune et un Michael plus âgé.

Un autre homme, Brian, est vu en train de boire une bière de bon matin, autrement. Tout ce petit monde prépare les 90 ans d’Anna Madrigal, qui est une sorte de figure historique du quartier. On lui offre son gâteau d’anniversaire dans une boutique où deux queers, Jake et Margot, vont le récupérer, se lançant dans un débat en chemin parce qu’on les a pris pour un couple hétéro.

Du côté des personnages que j’ai adoré directement, il y a les jumeaux, Jonathan et sa sœur, qui essaient de devenir célèbre bien rapidement grâce à Insta. Ce n’est pas gagné leur affaire, mais eh, s’ils veulent devenir influenceurs, pourquoi pas.

Quand l’anniversaire commence, Mary Ann débarque et retrouve avec joie Michael qui lui présente Ben. Le truc, c’est qu’elle sait déjà tout de Ben quand il est visible que Ben ne sait pas grand-chose d’elle. Les retrouvailles sont particulières, avec aussi la présentation du mari de Mary Ann à Michael. Et puis, Mary Ann retrouve Anna, et elles se fument un petit joint ensemble avant d’être interrompues et de retourner à la fête où Mary Ann tombe par surprise sur Brian… qui n’est pas heureux de la retrouver. Bon, la tension est visible entre eux, on a donc là deux ex divorcés avec encore assez de tension sexuelle… Et Shawna, qui vit désormais dans les maisons elle aussi. Beaucoup de monde, mais les deux se croisent très rapidement et la gêne est palpable avec tout le monde qui les observe.

Shawna étant la fille de Brian, il paraît logique d’imaginer qu’elle est aussi celle de Mary Ann, sauf qu’il est révélé rapidement que non. Il s’agit simplement de son ex belle-fille, donc. De toute manière, les relations familiales sont compliquées dans la série, c’est clair dès le départ : Anna appelle tous ses voisins ses « enfants ». Comme on les retrouve en pleine fête, ils sont tous rapidement attachants, même Mary-Ann que tout le monde, hormis Michael, semble vouloir éviter pendant la soirée, laissant son mari lui poser des questions sur son passé.

Elle les élude bien vite et décide finalement de monter sur le toit de l’ensemble de maisons, reliées entre elles par des escaliers. Franchement, ça a vraiment la classe comme communauté. Et comme prévu, on tombe vite dans la drogue, avec Shawna qui propose un deuxième joint à Mary Ann, avant de lui avouer qu’elle l’évitait. C’est fou comme Ellen Page paraît plus jeune que la dernière fois que je l’ai vue dans un rôle. Elle gère bien le côté adolescent… sauf qu’elle devrait avoir 25 ans dans cette série, en théorie. Elle ne les fait pas du coup, c’est fou ! En tout cas, Shawna reproche à Mary Ann de s’être barrée après lui avoir donné naissance.

C’est gênant : elle pense donc être la fille biologique de Mary Ann, qui rentre à l’hôtel avec son mari pour mieux se disputer avec. Je notais déjà qu’ils dormaient dans des lits à part, mais la manière d’appeler la « famille » de Mary Ann des « freaks » en dit long sur les relations entre eux et la manière dont Mary Ann a repris sa vie ailleurs pendant vingt ans. Et en parallèle, la fête prend fin avec Anna qui reste seule à regarder les étoiles dans le ciel.

La fête continue dans un bar où Shawna travaille, avec Jake et les jumeaux. Et Margot qui fait un show très déshabillé. Les jumeaux me font beaucoup trop rire avec leur compte instagram – et leur changement de nom en Anna et Raven, mais l’ambiance du bar est étrange tout de même. C’est un mix de San Francisco gay et de Netflix, en même temps, je m’y attendais un peu. Et puis, j’ai ri de voir les amis de Shawna faire des paris pour savoir avec qui elle coucherait et se planter misérablement : évidemment qu’elle finit dans une ruelle avec la reporter (histoire que je me demande où je l’ai déjà vue).

Après tout ça, Margot et Jake rentrent chez eux et retrouvent Anna endormie dans le jardin. Jake prend donc la décision de la coucher et cela leur permet de parler un peu des problèmes de Jake. Il a changé de sexe, comme Anna, et ne comprend pas pourquoi le monde change d’attitude avec lui maintenant que sa transition est terminée. Et du coup, il se retrouve attiré par les mecs pour la première fois, ce qui pose apparemment problème pour lui avec Margot.

De son côté, Shawna retourne au bar – où elle est censée travailler – pour mieux découvrir que son père l’y attend. Il essaie de lui parler sans vraiment y parvenir, nous permettant de découvrir une relation père/fille qui fonctionne plutôt bien. Shawna rentre finalement chez elle, seule, et se met à regarder une VHS (mon dieu, son magnétoscope fonctionne encore ET est relié à une télévision !) sur laquelle elle a enregistré l’émission télévisée de sa mère, tournée dans les années 90.

Le lendemain, Mary Ann débarque dans la boutique de son ex-mari, qui est fleuriste, pour lui reprocher de ne pas avoir dit la vérité à Shawna… qui n’est pas non plus sa fille. Oula, y a du secret de famille dans l’air, ça promet cette adoption non sue par la principale intéressée. En théorie, Mary-Ann est censée retourner ensuite chez elle, mais après tout ça, j’ai un doute. Quant au cliffhanger, il nous révèle que Anna a elle aussi un secret, et que quelqu’un le connaît.

> Saison 1