This is us – S03E18

Épisode 18 – Her – 17/20
Un bon épisode final qui trouve le moyen de tourner autour du pot une dernière fois. La saison termine sa boucle de manière plutôt sympathique, mais je n’ai pas eu la dose d’émotions à laquelle je m’attendais pour cette fin de saison. C’était très bien, mais il manquait quand même un petit quelque chose. J’en attendais sûrement trop… et je ne suis pas entièrement satisfait de la tournure des choses, en plus !

> Saison 3


Spoilers

18.jpg

We don’t work when we’re apart but together, baby, together, we set the world on fire.

J’ai retardé un peu le visionnage de cet épisode, parce que c’est le dernier alors c’est triste. En plus, le titre promet de revenir ENFIN sur le cliffhanger de l’an dernier. D’un côté, je meurs d’envie, de l’autre, j’ai un peu peur de ce qu’il nous réserve. J’ai réussi à m’éviter les spoilers jusqu’ici… mais voilà, faut bien s’y mettre.

Et ça commence par une morning routine sympa autour du café de chaque personnage sur Friday I’m in love que je n’avais pas entendu depuis des années : dans le futur, Beth se prépare du café toute seule dans sa cuisine – suspense. Dans le présent, Beth aussi se prépare du café, et elle est toute aussi seule, puisque Randall n’a pas dormi là.

De l’autre côté du pays, Kate n’est pas si ravie que ça de l’emménagement de sa mère étouffante et Kevin continue de parler d’enfant avec Zoe, soi-disant pour rire. Super drôle. Dans le passé, Rebecca aussi est accro au café, au point de se retrouver dans un accident de voiture parce qu’elle en boit en conduisant et en tentant de ramasser des fruits au sol. Et voilà l’ensemble des intrigues de la semaine condensées en un montage.

A l’hôpital, bébé Jack peut enfin respirer par lui-même, mais comme c’est un prématuré, il est en risque d’apnée et bradycardie : il faut donc lui tapoter le pied quand ça arrive, pour lui rappeler de respirer. Les solutions les plus simples sont parfois les plus efficaces. Par exemple, la solution la plus efficace pour se souvenir des nombreux remèdes médicaux pour un prématuré, c’est d’écrire tout dans un carnet, même si c’est chiant. C’est ce que fait Rebecca, posant d’une part les bonnes questions et d’autre part, les questions les plus inutiles du monde.

Le problème, c’est surtout qu’elle empêche Kate de poser ses questions. Bref, Rebecca est hyper envahissante, mais Kate n’ose pas lui dire pour ne pas la vexer. Quand Jack tombe pour de bon en bradycardie, c’est toutefois Rebecca qui le sauve en lui tapotant le pied, et Kate s’en prend à elle… tout en sachant qu’elle est parfaite dans son rôle de grand-mère. Kate se réconcilie donc avec sa mère en rentrant chez elle, la remerciant de sa présence… et lui expliquant qu’elle va être intenable avec elle, forcément.

Randall rentre chez lui et retrouve une Beth un brin gênée par la dispute de l’épisode de la semaine dernière. Elle s’accroche à de bons souvenirs d’un escape game, mais cette fois, sans trouver la solution. Les choses sont claires au moins. Un peu trop claire même : Déjà se rend compte que quelque chose ne va pas et en parle avec Randall qui l’emmène à un concours de débat.

Ils arrivent donc dans un quartier un peu pourri… parce que Déjà a piégé son père. Comme lui l’an dernier, elle décide de lui faire un discours interminable avec un joli sens caché. Le sens caché ? Lui faire comprendre qu’elle n’a jamais eu la chance de gagner à un ticket à gratter quand elle en avait bien besoin pour fuir une famille d’accueil horrible uniquement intéressée par la thune du gouvernement et non par l’idée d’élever des enfants dans le besoin.

La métaphore du ticket à gratter ? Le gros lot de Randall, c’est d’avoir été adopté, puis d’avoir rencontré Beth. Il le sait bien, mais avoir Déjà qui lui rappelle, ça lui met en pleine face la réalité des choses. Il appelle donc Jae-Won pour savoir s’il y a moyen de démissionner de son nouveau poste, mais pas sans bien faire chier tous les gens qui ont eu la bonne idée de voter pour lui.

De son côté, Tess cherche désespérément une tenue pour son bal de promo… ce qui est en fait un moyen pour elle d’expliquer à son oncle Kevin qu’elle ne se connaît toujours pas. Faire son coming out, c’est bien, se trouver, c’est mieux. J’ai bien aimé le discours de Kevin en réponse à la problématique de sa nièce, que j’ai eu du mal à bien comprendre/appréhender pour le coup. M’enfin bon, c’est comme ça.

Le problème, c’est que Kevin est tellement bon à faire un speech qu’il envisage à nouveau la possibilité d’avoir des enfants, surtout que Zoe aussi s’occupe bien des petites. Zoe, toutefois, n’a toujours pas envie d’avoir des enfants, alors le soir, ils en parlent… ou plutôt, elle en parle. Elle ne se voit pas avec des enfants, et elle refuse de changer d’avis, même dans un futur hypothétique. Et bam, cause de rupture, clairement. Les scénaristes nous ont bien manipulé sur ce coup-là, et je suis dégoûté, parce que j’aurais plutôt envie de la voir rester plus longtemps. J’avais espoir qu’ils ne se rendent compte de ce problème que l’an prochain !

Pendant ce temps, Beth ne s’occupe pas de Tess parce qu’elle donne des cours de danse et s’engueule avec Randall. C’est triste, parce que tout ce qu’elle veut, c’est être une bonne mère et une bonne prof à la fois, et les deux ne sont que difficilement compatibles. Contrairement à ce qu’elle disait la semaine dernière, elle envisage donc de se plier à nouveau pour son mari : elle pense carrément au déménagement à Philadelphie comme solution à leurs problèmes.

Cela ne solutionne pas son problème bien sûr, parce qu’elle ne pourra pas faire le trajet pour le boulot… Pas grave : elle propose à Randall de vendre leur maison (la maison dans laquelle ils se sont mariés, quand même !) pour racheter quelque chose de plus petit à Philadelphie, histoire qu’elle puisse… ouvrir sa propre école de danse à Philadelphie. Comme ça, au moins, ils pourront s’aimer sans se prendre la tête.

Le déménagement est aussitôt décidé qu’il est fait. Ben bon courage pour la crise d’adolescence de Tess après tout ça… La fin d’épisode voit les Pearson faire leurs bagages… mais Zoe aussi les fait. C’est super triste… et Kevin décide d’aller s’installer à proximité de Kate lui aussi. Ca promet pour l’an prochain.

En flashback, nous sommes donc dans les années 80 ou début 90 avec des enfants déjà adolescents. C’est con pour mon point du Bingo Séries ça. Les enfants sont un peu flippés de voir leur mère complétement shootée aux médicaments. Ils n’ont pas trop de chance en plus, parce qu’ils finissent par devoir manger des hamburgers au maïs… la seule chose que Jack sache cuisiner, avec… euh ben de la glace. Voilà un dîner de dingue. Durant la nuit, les enfants sont tristes de ne pas avoir leur mère, alors Jack décide de les emmener, encore tous en pyjama, pour la voir.

En fait, tout cela permet de faire un joli parallèle avec le flashforward. En effet, dans le futur, Randall et Tess arrivent ENFIN auprès de Beth qui se faisait son café chez… Kevin ! Et il a une maison au moins aussi grande que celle qu’avaient Beth et Randall depuis deux saisons. On apprend pêle-mêle lors du montage final que bébé Jack est encore en vie aussi – même s’il n’est plus un bébé – qu’un mini-Kevin est bien de ce monde, que Toby est encore proche de sa belle-famille et que Nicky (!) est au chevet de Rebecca, qui est bien vieille et a probablement perdu une partie de sa tête, puisque Randall lui précise qui il est.

Non, on ne saura pas ce que devient Kate, on ne verra pas non plus Kevin dans ce flashforward, et encore moins sa femme. Faut bien garder du suspense pour la saison 4. En tout cas, ça m’a laissé un gros sentiment de « tout ça pour ça », même si c’était bien construit de nous faire envisager le pire pour Beth et Randall. Et comme on a enfin vu la main de cette Beth du futur, on sait qu’elle est toujours mariée.

18-2.jpg
Mais reeeeste 😥

EN BREF – La saison 3 était un peu en-deçà de la précédente, ne parvenant pas toujours à atteindre le niveau d’émotions que l’on en attend et cet épisode final en est une preuve supplémentaire. Toutes les pièces du puzzle de la saison se mettent certes en place très bien dans cette dernière histoire, mais ça semble presque trop forcé ou attendu désormais. Et puis par rapport à la saison 2 donc chaque épisode était extrêmement mémorable avec toujours au moins une scène de dingue, cette saison fait pâle figure.

Pourtant, si je m’en réfère au moyenne des deux saisons, l’écart entre elles n’est pas si flagrant… C’est peut-être une simple impression, ou l’habitude qui commence à s’installer. Quoiqu’il en soit, je suis plutôt content de savoir que la série reviendra pour une saison 4 car il y a encore beaucoup à développer autour de l’histoire des Pearson.

Je serai au rendez-vous pour une année supplémentaire… même si je suis bien dégoûté du départ de Zoe que j’aimais beaucoup plus que Sophie… oui, parce que eh, mini-Kevin est blond, je vois bien Sophie revenir dans l’équation après avoir fui l’autel le jour de son mariage parce que Kevin ne se sera pas tut à jamais. Vous l’aurez lui ici en premier ; on ne sait jamais !

18-3.jpg

> Saison 3

Charmed (2018) – S01E17

Épisode 17 – Surrender – 17/20
Différentes intrigues se mêlent dans cet épisode qui parvient bien à rebondir suite aux axes fermés dans l’épisode précédent. C’était toujours aussi intéressant et j’ai eu l’impression que dans l’écriture, ça ressemblait bien plus à l’originale que d’habitude… et du coup, ça affaiblit presque le niveau par rapport à ce que j’en attendais et qui est très différent de la série des années 90/2000.

> Saison 1


17.jpg

You three are my legacy and I couldn’t be prouder.

Cet épisode commence par un plan digne de LOST avec une femme courant à travers bois pour finalement arriver paniquée chez… Niko. Aha, voilà un retour qui promet d’être intéressant.

Laissez-moi rire : Harry passe au tribunal des Fondatrices qui décident de… le priver de ses pouvoirs parce qu’il a eu une relation avec Charity. Non mais n’importe quoi sérieux. Qu’elles se privent toutes de pouvoirs, dans ce cas, parce qu’elles sont celles qui avaient Charity dans leur rang, non ? RIDICULE. En revanche, j’ai beaucoup aimé les effets spéciaux : il me semble qu’on n’a jamais vu Léo perdre ses ailes, mais là, c’est beau.

Pendant ce temps, les sœurs dépriment, surtout Maggie, du départ d’Harry pour son tribunal, de la situation terrible de Parker et de l’absence de nouvelles de Galvin. Bref, ça fait beaucoup d’un coup et il n’y a que Mel qui soit tranquille… donc c’est sans surprise qu’elle est contactée par Niko, histoire de lui donner une histoire intéressante pour cet épisode.

Ainsi donc, elle rencontre Greta qui n’a physiquement rien à voir avec elle, donc Niko a des goûts bien différents. C’est marrant, mais pas du tout l’intérêt de cette intrigue : l’idée est plutôt de nous présenter la fille qui courait en début d’épisode, Scarlet. Cette dernière s’est échappée d’une secte et n’a plus aucun souvenir, si ce n’est un S gravé au sang sur sa main.

S, comme les Sarcanas, ce qui explique l’appel de Niko : elle pense que les Sarcanas sont une secte et Mel son lien avec celle-ci. C’était sympa à voir, surtout quand le personnel revient à la charge avec Mel se souvenant que Niko n’aime pas le thé Earl Grey que Greta est pourtant en train de lui préparer. Forcément, après ça, Mel se barre avant de ne trop en révéler.

Parker est donc en quarantaine, ce qui déprime Maggie. Elle passe son temps avec sa belle-mère pour prendre des nouvelles, comprenant que Parker ne veuille pas voir son père pour être soigné, mais étant bien embêtées (oui, oui, au pluriel parce que je parle des deux) qu’il soit malade à cause du sang de démon en lui.

Pour le soigner, Maggie propose de trouver du sang de démon, histoire de le purger une fois pour toute avant d’utiliser à nouveau le sérum de sa belle-mère pour faire ressortir son côté humain. C’est drôlement simple comme solution, je trouve.

Juste après ça, Harry revient voir les filles… avec quelques années de plus. Il explique que son corps regagne peu à peu son vrai âge, 98 ans, et qu’il ne survivra pas. La scène était touchante, les effets spéciaux et le maquillage n’étaient pas trop ratés, même si c’est un peu gros que dix-huit épisodes suffisent à ce qu’ils pensent que les filles sont la trace qu’il laissera sur Terre. Enfin bon, qu’importe. Il demande quand même à revoir Fiona, ce qui pousse Mel à venir voir Jada pour lui demander son aide.

Cette dernière refuse de répondre par la positive et, une fois Mel partie, Fiona l’en remercie car elle ne veut pas voir ce traître d’Harry qui couchait avec Charity – dont on notera que personne ne sait qu’elle est avec Alistair, pas même les Fondatrices pas foutue de se rendre compte qu’elle n’a pas rejoint le Tartare. Oh, quant à Mel, elle considère qu’elle a rompu avec Jada suite à ce refus et une petite réplique de rien du tout… Franchement, je suis passé à côté, heureusement Poluss veille au grain et me l’a dit après l’épisode ! Oups.

Déprimée face à l’état d’Harry, Mel décide donc d’utiliser ses pouvoirs en public pour contacter les Fondatrices. C’est plutôt marrant, parce que ce n’est pas la première fois que ça arrive, mais c’est la première fois qu’elle se fait téléporter pour ça. Les trois sœurs plaident la cause d’Harry comme elles peuvent… en vain. Elles sont renvoyées vite fait bien fait chez elles, où Mel est forcée d’abandonner ses sœurs pour rejoindre son ex.

Eh oui, pendant la nuit, Scarlet s’est de nouveau fait enlever par la secte, qui voit des femmes être possédées par un démon et obtenir des pouvoirs – suffisamment de pouvoir pour que Niko soit assommée. Suite à son agression et à son réveil, Niko rappelle Mel pour lui raconter tout ce qu’elle a vu. C’est une situation inexplicable, et ce n’est pas la première fois qu’elle associe inexplicable et Mel. Cette dernière fait l’innocente pour mieux aller chercher des informations dans le livre des Ombres. Wahou, le livre sert à quelque chose !

Les trois sœurs y trouvent le démon gérant la secte, Viralis, et montent rapidement un plan totalement tordu pour régler tous leurs problèmes. Viralis cherche une nouvelle femme pour son rituel un rien phallique, alors elles envoient Maggie en appât à un concours de poésie où il a l’habitude de chasser, surtout que celle-ci a besoin de sang de démon pour sauver Parker. C’est du rapide, mais c’est efficace.

Maggie est rapidement repérée par Veralis… et elle tombe sous son charme car elle n’est pas aussi immunisée que ce qu’elle aurait aimé.

Quant à son plan d’être repérée grâce à la boussole de Charity, il est un peu retardé par un mauvais sort qu’Harry sait toutefois levé grâce à trois petits mots de latin. C’est bien, ça me fait en refaire un peu, il était temps. Il aide donc Macy et Mel à retrouver la trace de leur sœur. C’est plutôt chouette à voir… jusqu’à ce qu’on découvre qu’ils sont tous les trois suivis par Fiona. Oups.

En parallèle, Maggie est donc en plein rituel pour Viralis qui ne sait pas à qui il s’est attaqué. Le rituel ? Oh rien de bien compliqué ou fifou : il consiste à voir toutes les disciples de Viralis être heureuses de se suicider une à une. Heureusement, il n’y en a qu’une seule qui sera victime de ce démon puisque Mel et Macy arrivent à temps. Harry ? Oh, il est figé à l’extérieur de la grange de la secte, parce que Mel n’a pas eu d’autres choix : à peine arrivés sur place, le trio est en effet mené sur Niko, qui est décidément une très bonne détective quand il ne s’agit pas de découvrir que sa copine est une sorcière ayant des pouvoirs.

Miracle, notons que Mel réussit à figer Niko sans faire son ridicule geste de main… et que son pouvoir à une sacrée portée, parce qu’il fige aussi les disciples à l’intérieur de la grange. Bonjour la facilité scénaristique ! Bon, c’est tant mieux, il n’y en a qu’une qui se suicide comme ça. En revanche, Maggie bouge encore, et Viralis aussi, alors il envoie Maggie tuer toutes les personnes qui envisageraient d’entrer dans la grange. C’est super efficace et ça voit Maggie et Mel entrer dans un combat bien drôle.

Bon, ce n’est pas drôle pour tout le monde j’imagine, mais j’ai bien aimé le voir, parce qu’il était drôlement bien mené.

Quant à Macy, elle passe devant ce combat sans rien faire, parce que Mel lui dit de plutôt s’occuper des disciples. C’est bien trop drôle à voir : elle se retrouve seule face au démon Viralis qui l’attaque, mais elle s’en sort grâce à ses pouvoirs. J’ai eu l’impression d’avoir un peu plus d’action que d’habitude au cours de l’épisode, et ça se termine par un couteau savamment envoyé en plein dans l’entrejambe du démon par Macy. Et le castrer, c’est assez pour le tuer – bonjour la subtilité de la série une fois de plus ; mais eh, c’est censé être « férocement féministe » – et pour récupérer son sang afin de venir en aide à Parker. Merveilleux.

Et pendant que tout ça se déroule, Fiona débarque à l’extérieur de la grange pour revoir Harry dont elle essaye de récupérer l’esprit et/ou les souvenirs avant qu’il ne meure. Comme il n’a plus de pouvoir, elle n’y parvient toutefois pas, ce qui est dommage pour elle, parce que c’était carrément donné là : il était figé. Quand Macy et Mel reprennent leur place à l’extérieur, Harry comprend bien que Mel l’a figé… et à vrai dire Niko aussi, parce qu’elle tenait le bras de Mel et qu’elle voit bien que sa main se met à saigner sans raison ; la raison étant un coup de couteau donné par Maggie qui, dès qu’il a eu lieu, m’est apparu ne servir qu’à ça. Hop, Niko dit clairement qu’elle comprend bien que Mel est toujours au centre d’affaires inexplicables ; mais elle ne dit rien pour Maggie qui se retrouve dans cette secte dont Mel n’avait pourtant jamais entendu parler.

En fin d’épisode, Maggie apprend que le sang de Viralis était suffisant pour commencer à sauver Parker, mais que le sauver veut dire qu’il faut que ça passe par un état où la situation de Parker empire avant d’aller mieux. Forcément. La belle-mère a des explications convaincantes, mais je me méfie d’elle quand même. En tout cas, Parker en démon, c’est dingue.

Bon, Harry vieillit aussi de plus en plus quand les trois sœurs lui racontent, autour d’un thé et de cookies, tout ce qu’il s’est passé. C’est le moment que Fiona choisit pour débarquer et dire qu’elle veut sauver la vie d’Harry, histoire que les Charmed Ones lui en doivent une. Jada le prend super mal et veut l’en empêcher, mais le chantage que lui fait alors Fiona est efficace : Jada se barre aussi vite qu’elle est arrivée (et c’est beau d’ailleurs qu’elle soit arrivée si vite dans la maison de son… ex ? sans même lui adresser le moindre regard).

Toutefois, la guérison et le rajeunissement d’Harry ne peut être immédiat : Fiona l’embarque donc avec lui à travers un portail et directement vers le temple sous la maison. Les sœurs lui font confiance beaucoup trop vite à Fiona, mais en même temps, il ne faut pas longtemps pour qu’Harry rajeunisse… et que Fiona en profite pour récupérer, dans son esprit, les informations dont elle a besoin : une projection d’une galaxie qu’elle enferme ensuite dans la tête d’Harry, qu’elle embarque avec elle.

Bien… J’ai rien compris et la suite n’est que dans vingt jours ! La frustration est intense.

> Saison 1

Shadowhunters – S03E16

Épisode 16 – Stay with Me – 15/20
Cette saison 3 (ou 4, allons savoir avec la numérotation Netflix complétement pétée – ils ne savent pas eux-mêmes) continue de faire un bon travail de divertissement avec une intrigue bien menée et des rebondissements en veux-tu en voilà. Et j’en veux. Du coup, je passe de bons moments devant ces épisodes, même si la qualité de la série laisse à désirer et qu’il y a toujours des scènes dont l’écriture me fait mourir de rire tant c’est ridicule.

> Saison 3


Spoilers

16

Your sister will never love you like I do, trust me.

C’est merveilleux : cet épisode commence par un petit déj à peine abusé de Magnus et Alec avec un tas de chantilly sur des toasts – bon et des gaufres. C’est exactement ce dont j’avais besoin : j’avais sauté mon dessert, alors j’ai fait pause et je me suis préparé un toast nutella chantilly, avec un petit verre de jus d’orange ET BAM, point du Bingo Séries dans la poche.

Bon, en revanche si j’étais tout heureux ce n’est pas du tout une scène joyeuse ce petit déjà qui vire à la belle leçon de danse d’Alec à Magnus. Ce petit souvenir de Glee avait pour but de nous faire presqu’oublier que Magnus était en pleine crise à l’institut. Il fait des rêves pourris où il se voit danser avec Alec avant d’en être séparé. Tu m’étonnes qu’il fasse de l’épilepsie après !

Il finit sur un lit d’hôpital à l’institut, histoire qu’Alec puisse pleurer bêtement sur son corps endormi. Rapidement, on découvre le problème de Magnus, dont on se doutait tous à ce stade : il fait un rejet de la magie de Lorenzo. C’est gênant, parce qu’il pourrait en mourir bien trop vite au prochain sort. Oups.

Alec se persuade tout seul que le sorcier savait ce qu’il en était – et il est légèrement énervé. Il demande donc à Lorenzo d’inverser la procédure, mais celui-ci refuse formellement d’être la moindre aide pour Magnus. Il ne l’aime pas après tout et on ne saura jamais trop pourquoi d’ailleurs, parce que ses histoires de jalousie, c’est de la merde. Il devrait s’en rendre compte grâce aux jérémiades d’Alec. Rien que pour s’en débarrasser, je redonnerai sa mortalité à Magnus, moi.

C’est ce que Lorenzo décide de faire, mais il faut encore que Magnus apprenne et accepte son état de santé, ce qui n’est pas gagné. S’il s’y refuse, il peut compter sur Alec pour lui expliquer qu’il est tombé amoureux non pas du sorcier surpuissant, mais du Magnus toujours de bonne humeur. MOUAIS. Pas super crédible tout ça, c’était quand même cool de sortir avec un sorcier, qu’il ne dise pas le contraire.

Magnus perd donc ses pouvoirs dans la bonne humeur, Lorenzo garde malgré tout l’appartement parce que faut pas déconner, on ne le cède pas comme ça, et Alec rend visite à sa mère pour… lui apprendre qu’il compte demander Magnus en mariage. Oh boy, « quel cliffhanger de merde » a été ma première réaction, désolé.

En parallèle, les moines ne sont d’aucune aide à Clary, donc la rencontre se fait hors écran, parce que ça ne sert à rien. L’intérêt, c’est surtout de nous montrer Clary au bord des larmes – pour changer – quand elle a l’idée du siècle : faire appel à Lilith pour savoir comment se débarrasser de la rune qu’elle lui a donnée. Ben oui, bien sûr, c’est sûr que Lilith va probablement l’aider à ce stade. Ca me tue de l’écrire, mais sur le coup, Jace paraît donc être le plus intelligent dans l’affaire, en lui déconseillant de faire ça.

Bon, ne nous inquiétons pas trop, même si Jace parvient à la consoler, Clary va rester au bord des larmes, puisqu’elle culpabilise ensuite de ce qui arrive à Magnus : elle est dégoutée de voir que tout s’effondre dans sa petite vie. Ridicule. Bien évidemment, elle s’en sert pour convaincre Jace, Isa et Simon de convoquer Lilith par magie, après avoir engueulé Simon. Elle passe ses nerfs sur la victime parfaite, mais elle blâme pour ça la rune de Jonathan. La bonne excuse !

Tout ça mène les quatre à constituer un plan qui permet à Simon et Isa de passer un peu de bon temps ensemble en allant chercher Cain dans les sous-sols newyorkais. Evidemment. Les deux en profitent pour flirter en parlant de la peur des rats d’Isa, de Raphael et de Maia. Tout cela les mène à… mon dieu. Sérieusement ? Ils font un pacte au petit doigt de rester célibataire à vie.

Alors, sans revenir sur l’image sexuelle que cette histoire de petits doigts pourrait représenter, c’était RIDICULISSIME. Franchement ! Allez, qu’importe, ils arrivent tout de même à retrouver Caïn qui est un brin dégoûté de découvrir que Simon n’a plus sa marque et qui refuse formellement de les aider… parce que lui non plus, il n’aime pas Lilith. Simon parvient à le convaincre, avec quelques larmes et l’attitude d’un meilleur ami. Oui, non, moi non plus je ne comprends pas pourquoi ils seraient meilleurs amis. Faisons comme si.

De son côté, Jonathan bosse désormais avec… Euh ben on sait pas trop, une alliée qui lui parle d’Amara, leur reine, et l’emmène chez celle des fées. Quand elle apprend l’arrivée de Jonathan, elle se fait toute belle – et plus adulte. En plus, elle a ses chances : elle est rousse et Jonathan, il aime bien les rousses. Bon, qu’importe les ships improbables : Jonathan explique à la reine des fées qu’il n’a rien à voir avec sa mère et qu’il refuse le moindre lien avec elle. Mieux que ça encore, il trouve un moyen d’aider la reine des fées à en venir à bout une fois pour toute.

Il décide donc de se rendre en enfer – ce qui fait souffrir un peu Clary lorsqu’il passe dans les flammes sans que ça ne brûle ses vêtements. Une fois en bas, Jonathan retrouve sa mère, et Lilith marque une fois de plus son retour dans la série. C’est rigolo car on découvre donc que Lilith a été torturée par un autre démon en Enfer et qu’elle n’est plus tout à fait la reine que tout le monde pense qu’elle est sur Terre.

Rapidement, la tension montre entre eux, parce que Lilith en veut à son fils de ne pas être venu la chercher plus tôt, surtout quand elle comprend qu’il n’est pas venu pour tenter de garder sa relation avec Clary plutôt. De toute manière, Jonathan est là pour la tuer – et pour avoir un petit baiser sur la bouche de sa maman. La tuer ? Il n’y parvient pas : Clary réussit à la faire revenir sur Terre juste à temps pour la sauver.

Eh oui, en parallèle, Caïn a accepté d’aider Clary et il est donc là pour aider les Shadowhunters et Simon à ouvrir un portail. Oh bien sûr, Jace n’est pas trop ravi de voir Simon rester, mais il le laisse faire quand même. Lilith, elle, est à l’inverse ravie d’avoir été sauvée par sa fille. Elle n’hésite pas à lui dire que Jonathan a failli la tuer, refusant d’aider Clary à retirer sa rune.

Même une fois torturée par Isa et Jace, Lilith ne peut toujours rien faire : elle révèle que seule la lame « Glorious » de Michael pourrait l’aider, mais cette lame a été détruite quand il a transpercé Lucifer avec. On passera la réplique avec Lucifer et Morningstar dans la même phrase pour en arriver directement au moment où Jonathan débarque pour attaquer tout le monde.

C’est un peu long, mais plutôt bon – plus c’est long plus c’est bon ? Il s’attaque à Izzy, puis à Jace. Le combat à l’épée est bon, surtout quand Jace se fait transpercer par le frère de sa belle. La rousse n’interagit pas, parce que Simon l’en empêche, pour éviter que Clary ne lui vienne une fois de plus en aide. En revanche, quand Jonathan s’en prend à Isabel, là, d’un coup, Simon décide d’agir et de le bouffer un coup… et tant pis si ça affaiblit Clary au passage.

Et comme tout le monde est bien occupé/blessé, Lilith en profite pour parler un peu à Cain et le manipuler avec son charme : elle lui promet de faire revenir Abel à la vie s’il l’aide à s’enfuir. Pff. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Lilith soit à nouveau libérée et possède un nouveau garde du corps que personne ne peut battre puisqu’il est invincible grâce à la marque. Ils sont si débiles ces Shadowhunters !

Après tout ça, Clary aide son frère à s’enfuir… mais l’envoie directement en prison à l’Institut. C’est con. Il ne le prend pas bien du tout notre petit Jonathan. Tu m’étonnes. Il est en plus complètement restreint par des liens qui l’empêche de se blesser histoire que ce problème soit réglé. C’est réglé pour le temps que la série voudra bien cela dit : la rune est toujours là.

Il faut toutefois compter sur un nouveau rebondissement en fin d’épisode qui nous ramène la possibilité de Glorious dans la série : le feu paradisiaque, Heavenly Fire, le protocole secret du conclave pourrait être la solution pour retrouver cette épée.

Sinon, le flirt de Luke et Maryse continue… en prison. Les parloirs avec vitre et téléphone, ça ne suffit pas à casser la relation, apparemment. Luke doit donc s’en charger et lui demander de ne pas revenir la voir, parce qu’il veut qu’elle soit heureuse et blablabla. Un peu insupportable, ce couple, franchement, et totalement inutile comme scène. On aura juste appris que Luke s’est fait tabasser.

Plus tard, il reçoit une visite d’un certain Scott qui est admiratif de la vie de Luke qu’il surveille depuis quelques temps déjà. Il lui propose un marché pour s’évader de prison : il n’est plus accusé de meurtre, parce qu’il devient un Praetor. Ouep, Scott n’est pas n’importe qui : c’est le chef des Praetor.

> Saison 3

Les Bracelets rouges – S02E07-08

Épisode 7 – 17/20
Encore un bon épisode pour la série : on passe de scènes de joie à des scènes bien tristes, et tout ça nous mène tout naturellement à la situation qui sera exploitée en fin de saison et qu’on n’a pas envie de voir tout de suite… Ben oui, moi, j’aurais envie que la série dure encore quelques semaines, franchement. Toujours plus, oui.

> Saison 2


07.jpg

On va faire une grève, une grève de la faim… sauf toi Roxane !

Pour la première fois, j’étais chez moi bien avant le début de cet épisode… et pour la première fois, j’étais complétement en retard pour le voir. Du coup, j’ai commencé l’épisode en mourant de faim, à défaut d’avoir eu le temps de manger. En tout cas, l’épisode débute par une scène forte qui m’a vite fait oublier mes problèmes : Louise se réveille avec de nouveaux poumons, elle peut à nouveau respirer et sa greffe de poumons se passe bien. On la suit alors en rééducation, et c’est merveilleux à voir. Tout va tellement bien, en fait, qu’elle est déjà prête à sortir de l’hôpital.

C’est la joie de vivre ce début d’épisode, même pour Clément et Thomas, parce que c’est le dernier jour d’hôpital du second. C’est fou comme il est maigre. Il est heureux, mais pas au point d’oublier que son père s’en va – et ça, ça le rend triste. La scène est super touchante, parce que Thomas essaye désespérément d’avoir un signe de son père, grâce à un traducteur automatique… mais quand il lui parle de l’Australie, Yves a tout oublié.

Pendant ce temps, Clément retrouve Louise, et il est tout heureux, contrairement à elle. Elle n’arrive pas encore à se faire à sa nouvelle vie qui s’offre à elle, et elle prend mal la pression que met sa mère à être si heureuse de la voir s’en tirer enfin. Faut dire qu’elle n’a probablement pas envie de partir et de quitter Clément. L’inverse est vrai aussi, et ça se voit aussi au cours du cours d’impro où l’un et l’autre doivent jouer au couple qui se sépare après vingt ans de séparation.

L’impro rejoint la réalité, quoi, avec Clément qui hurle à Louise qu’il l’aime… et le professeur incapable de se rendre compte que la colère était vraiment sincère et pas un jeu de sa part. Ah lala. N’empêche, Thomas n’est pas si con et il se rend compte que Clément est totalement in love. Il lui conseille donc de parler à Louise de ce qu’il s’est passé.

Comme ce sont des adolescents, et des personnages de séries, ça se passe super mal : Louise prétend qu’elle était sous médicaments et ne savait plus ce qu’elle faisait. Ben voyons. Cela les laisse tous les deux en pleine déprime, mais heureusement, y a le petit frère de Louise pour s’occuper de la situation.

Il voit bien que Clément est déprimé et que sa sœur veut se faire belle, et quand en plus elle parle de sa copine à lui, il fait vite le calcul. En bon petit frère, il fait alors chier sa sœur, et c’était aussi juste que drôle à voir.

De son côté, Roxane continue de s’empiffrer de sucre et a pris 800 grammes en une semaine. Cela inquiète sa médecin qui comprend bien le problème. Elle veut donc faire une prise de sang, problème que Roxane n’avait pas vu arriver, clairement. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que son médecin comprenne le comportement à risque de sa patiente. Roxane ment, se braque et c’est toujours pareil. La maladie, c’est terrible, et bien sûr, l’adolescente refuse de le voir.

Elle enchaîne les mensonges, les chantages affectifs sur son anniversaire avec sa jumelle, puis les crises de nerfs quand elle se rend compte que sa mère est d’accord avec son médecin. Elle finit par « péter les plombs », pour reprendre les mots de Thomas, qui évidemment est là pour la voir au summum de sa crise. C’est tellement triste.

En fait, ce qui fonctionne vraiment bien avec le personnage de Roxane, c’est qu’elle est intelligente, donc elle trouve toujours le moyen de ruser pour sa maladie. Même enfermée dans sa chambre, elle trouve encore le moyen de s’enfuir grâce à un mensonge. Bon, en même temps, son but est noble, elle veut juste voir Thomas pour sa dernière soirée.

En parallèle, Mehdi n’a pas confiance en son chirurgien parce qu’il ne peut pas vérifier ses anciens patients. Faut dire aussi qu’il n’arrête pas de voir des mauvais signes partout. Par exemple, pour le retrait de son plâtre, il demande tout de même à garder le dessin de Sarah – ce qui permet à nouveau des flashbacks de la patiente qui manque toujours autant à la série. Le mauvais signe ? Eh bien, son plâtre disparaît quand sa chambre est faite… forcément. Mehdi pète un câble, surtout qu’il se rend compte alors que ses amis complétement insupportables sont là.

Insupportables, mais bons amis quand même : ils acceptent de fouiller les poubelles de l’hôpital pour lui, au point de tomber dans la poubelle. Ridicule, mais marrant quand même, surtout qu’il retrouve son plâtre, Mehdi.

Il y a tout de même un événement qui réunit tous les Bracelets rouges : le transfert de Côme. Tous les jeunes débarquent à la cafétéria pour s’en prendre au docteur Riffier qui l’abandonne. Elle a de bons arguments toutefois pour leur expliquer que Côme ira mieux dans un meilleur service. Pas facile à accepter tout ça, surtout pour Nathalie.

Il est alors l’heure pour Clément de découvrir qu’outre Thomas et Côme, Louise, Mehdi et Roxane pourraient bientôt le quitter. Ben oui, Roxane a espoir de se barrer au plus vite maintenant qu’elle prend du poids. Il fait ça au cours d’un énième cours d’inspiration qui ajoute un peu d’humour, puis de l’émotion quand il est question d’un départ… c’est un exercice d’improvisation classique, mais je ne m’y risquerais pas dans un hôpital franchement.

Les acteurs embauchés sont tous excellents en tout cas… même si bien aidés par la musique. Tout aussi excellente est Nathalie, qui continue de vivre sa vie comme elle peut à l’auto-école. C’est aussi drôle que déprimant : elle pleure pendant toute une heure avec un de ses élèves, qui se plaint d’avoir raté son permis, à cause d’elle. Bien vu.

Les scénaristes utilisent surtout ce prétexte pour qu’elle retombe sur son mec, qui arrive à lui donner de bons conseils et lui faire entendre raison sur la chaman. C’était simple comme technique, mais ça marche bien. Bien que toujours triste, elle entend raison et retourne jouer les mères dévouées à l’hôpital pour une dernière fois… où elle vide la chambre de Côme.

L’autre événement qui réunit les Bracelets rouges, en fin d’épisode, c’est la sortie de Thomas. Roxane s’échappe donc de sa chambre et parvient à convaincre Clément et Mehdi qu’une fugue est la bonne solution pour eux : les médecins la cherchent dans l’hôpital, il suffit donc de le quitter 3h pour être tranquille. Comme ça pue la mauvaise idée.

Avant ça, Clément retrouve toutefois Louise, qui s’est maquillée pour lui. Ce boulet le remarque sans comprendre ce que ça signifie et il lui explique donc qu’il ne peut pas rester car il veut sortir de l’hôpital. C’est n’importe quoi, franchement, c’est tellement évident qu’elle attendait plus de lui. Elle, elle ne peut pas sortir de l’hôpital.

Les Bracelets rouges non plus, en théorie, mais ils le font quand même grâce au pote de Mehdi ayant eu le permis. Franchement, ça puait déjà sur le papier, mais quand en plus, Louise décide de les rejoindre quand même, on sait que ça va forcément mal finir : il y a trop de cas médicaux problématiques réunis. Thomas le sait bien, surtout qu’il ne le sent pas de voir Roxane avec eux alors qu’elle n’est pas en état.

Malgré la ligne droite sur laquelle ils étaient, j’ai passé la scène à craindre le pire côté accident.


Épisode 8 – 20/20
J’ai cru que la saison allait se terminer sans parvenir à me faire craquer dis-donc, mais évidemment que si, elle réussit toujours aussi bien à atteindre toute la gamme des émotions. Et puis, le message apporté est toujours aussi important et bien transmis. En bref, je suis fan, et ce n’est pas nouveau.

> Saison 2


08-2.jpg

Je suis content parce que t’es le premier bracelet à sortir de l’hôpital… en vie.

Samy, le pote de Mehdi, est majeur, mais il n’a pas pour autant un QI super élevé, clairement. Non seulement, il les aide tous à fuguer, leur achète des bières et les emmène sur la plage… où il a invité d’autres amis. C’est beau, en théorie, de voir tous les ados de la série sur la plage à regarder un coucher de soleil, mais quand même, le stress est toujours là, surtout que c’est la fin de saison, déjà.

Pendant que Mehdi et Clément font des combats de béquilles sous l’arbitrage de Louise, Thomas confie son inquiétude à Roxane. Comme d’habitude, elle trouve les mots pour l’endormir, et c’est dingue comment sa maladie est peut-être la plus terrifiante du tas. Bon, finalement, ils s’embrassent et la soirée recommence vite et bien, avec une petite réunion entre bracelets, pour parler du départ de Thomas, pour parler de Sarah et pour être super triste.

Après tout ça, ils envisagent de retourner à l’hôpital… mais plutôt que d’être responsables et intelligents comme il faudrait qu’ils arrivent à l’être, ils se comportent en adolescents qu’ils sont et coupent leur portables, avant d’enchaîner sur encore plus con. Ils suivent en effet Samy qui les emmène dans une autre vraie soirée. Et on sait tous comment ça s’est passé pour Sarah quand elle a eu une première fête en-dehors de l’hôpital.

Il les emmène en boîte, et là, il y a quand même des doutes de la part de Roxane et Thomas. Mehdi, lui, est prêt à se faire opérer le lendemain, mais il y va quand même. Quant à Clément, il s’inquiète pour Louise, de plus en plus irritée de le voir ne pas réagir. La soirée en boîte, ce n’est pas l’éclate pour eux en tout cas.

Il n’y a que Mehdi qui soit vraiment dedans, finalement, et qui kiffe danser avec des inconnues. Clément s’y rend à son tour, poussé par Louise, qui refuse, elle, de se lever pour danser. La soirée révèle en tout cas la jalousie de Roxane lorsque Thomas va se chercher un verre… et se met à parler à une inconnue. Bon, pour sa défense, ça ressemble fortement à un flirt débile ce qu’il fait, et elle n’apprécie pas ça du tout.

Elle est sur les nerfs, inévitablement, mais c’était bien trop drôle de la voir être cassante avec Thomas, puis parler de sa prothèse pour faire fuir l’inconnue. Le couple finit donc par s’isoler pour parler et tout ça laisse Louise toute seule pour l’arrivée des fumigènes de la boîte. Comme on peut tous s’en douter, ce n’est pas une bonne idée pour sa greffe et elle fuit la boîte, suivie toutefois par Clément qui la voit.

Ce sont donc à leur tour de s’isoler dans la voiture de Samy pour parler… oui, oui, bien sûr pour parler, on y croit tous.

Cela dit, ils commencent par-là, et les réflexions de Clément sur ce que c’est que la normalité étaient très justes. C’est ce qui permet d’enfin débloquer Louise, qui avoue son mensonge sur leur premier baiser… l’occasion de recommencer, et avec la langue cette fois. Si pour eux tout se passe bien, ce n’est pas le cas de Roxane qui est en larmes et qui ne veut pas rentrer à l’hôpital. Oui, elle est en plein dans ses illusions et elle veut fuguer pour de bon, en allant se planquer chez Clément.

Sa maladie la fait tomber dans un état délirant vraiment flippant et elle se persuade qu’elle est guérie… au point de vouloir le montrer à Thomas de la pire des manières : elle se met à enfiler tous les verres qu’elle trouve, aussi caloriques soient-ils – vodka, whiskey-coca, bouteille de Téquila… Rien ne l’arrête. Bref, elle repart dans une crise et s’énerve plus que tout, et c’est la pire des idées. Elle se bourre vitesse grand V, hurle sur Thomas et s’échappe.

Du côté de la piste de danse, Mehdi passe aussi une moins bonne soirée que prévue, notamment à cause des lumières et des flashs. Déjà que sur la plage, il avait eu une hallucination, là, les flashs ne l’aident pas. Alors que tout le monde s’amuse autour de lui, il fait une crise d’angoisse et pense apercevoir Sarah… oh, ils savent remuer un couteau dans la plaie.

Mehdi demande alors à rentrer à l’hôpital, mais il faut encore retrouver Roxane qui, évidemment, s’effondre sur le parking de la boîte de nuit. C’est violent, comme toujours avec cette série, parce que c’était celle qui paraissait aller le mieux et être le moins à risques… et pourtant.

Pendant ce temps, à l’hôpital, ce n’est pas la panique immédiatement. Les soirées clandestines des ados, il les connaissent… Mais cela dit, ni les médecins, ni les infirmiers ne trouvent Clément et les autres. Et ce pauvre Lucien finit avec plus d’une heure de retard, juste pour ne pas réussir à dénicher les adolescents dans les recoins de l’hôpital, forcément. C’est d’autant plus problématique que les parents de Clément sont dans l’hôpital aussi et qu’ils attendent de pouvoir voir son médecin.

Finalement, ils apprennent la nouvelle de la fugue de leur fils et passent l’épisode à attendre de ses nouvelles, et à rencontrer les responsables légaux de toute la bande. Chacun a ses propres réactions plutôt réalistes de parents, et tout ça mène finalement à un appel de Clément lorsque Roxane s’effondre.

Les urgentistes ne parviennent pas à la ranimer. Elle est ramenée en ambulance au soleil levant, alors que Mehdi, ramené en voiture aussi, se sent de plus en plus mal. Les trois adolescents restants retrouvent donc la salle d’attente et leurs parents. La scène est un plan séquence bien réussi où Clément se prend une baffe avant l’amour de ses parents, où Louise se fait engueuler par sa mère et où celle de Roxane apprend que l’état de santé de sa fille s’est dégradé. Mehdi passe lui un IRM, ce qui est dit à son grand-père, alors que Thomas craque. Ben oui, fallait y penser avant coco. Ah, les adolescents ! Et ah putain, la pub au moment de l’épisode qui pourrait réussir à faire craquer – suite au vrai stress… c’est n’importe quoi.

Bon, dans tout ça, le pronostic vital de Roxane n’est rapidement plus engagé, c’est déjà ça. Elle refuse toutefois de voir sa mère au réveil et la pauvre n’a plus qu’à craquer. À l’inverse, Thomas, lui, a le droit de voir Roxane qui le demande. Outch. Malgré tout ce qu’il est passé, il est encore amoureux, c’est évident.

Il lui promet de revenir chaque jour, mais elle lui annonce qu’elle ne veut plus jamais revoir. Elle veut guérir et elle a enfin compris ce que ses médecins lui disaient : il est un obstacle à cette guérison. La rupture est radicale et super violente, pour les deux. Cependant, comme c’est une décision de Roxane, ça paraît encore plus terrible pour Thomas.

Ce dernier appelle donc Aurore pour s’excuser.

Mehdi, lui, n’a rien de grave non plus, mais il stresse malgré tout de devoir être opéré… alors son médecin lui fait la surprise d’être présent au bloc. De manière réaliste, il n’est là qu’au début de l’opération, mais c’est ce qu’il fallait pour Mehdi. Pour nous, en revanche, ce n’est pas ce qu’il fallait : le réveil de Mehdi en fin d’épisode n’est pas sans rappeler celui de Sarah.

Pendant l’opération, il rêve donc de Sarah et se persuade d’être mort, alors qu’elle se fout de lui… En fait, elle est surtout là pour le rembarrer et lui dire de se casser, parce qu’il doit vivre. On passe d’une rupture à l’autre, mais cette fois, c’est pour le mieux : Mehdi se réveille vraiment de son opération juste après ça et sait que tout va bien. Il décide même qu’il veut devenir médecin… Ben bon courage !

En parallèle, les parents de Clément comprennent qu’il est en couple avec Louise, et c’est chou comme tout. Ils entament la conversation avec la mère de celle-ci, sans lui révéler. En tout cas, ils comprennent que changer Clément d’établissement, ce n’est pas la meilleure des idées.

Il est malgré tout temps pour Thomas de partir, et possiblement de quitter la série. Il prend le temps de voir Mehdi avant, et c’est là que la série a fini par réussir à jouer à fond sur les émotions. Les départs, il n’y a que ça de vrai : il passe même dire au revoir à Côme, comme l’ensemble des Bracelets qui sont prêts à le voir partir… ou pas.

Thomas passe encore une dernière fois dans sa chambre, histoire d’avoir une scène d’adieu avec Clément, et histoire de nous montrer qu’il a récupéré des cheveux aussi. Alors qu’il quitte l’hôpital, il croise déjà son remplaçant, ce qui lui redonne le sourire. Quant à son intrigue, elle se finit sur fond de violon et auprès d’Aurore. Pfiou. Je ne veux pas les voir partir moi, surtout que ça se fait en parallèle de Nathalie et Côme. C’est beaucoup de départs pour un seul épisode… Alors les scénaristes nous font la grâce du cliffhanger de dingue : « maman ». Côme se réveille, évidemment.

08-2.jpg

EN BREF – Comme pour la version espagnole, je trouve cette deuxième saison un peu en-dessous de la première, mais franchement, elle parvient toujours à flirter avec les sommets. La qualité de cette série est excellente et je ne sais pas pourquoi prétendre le contraire, même pour le bien de cette critique. Elle parvient à atteindre la gamme de toutes les émotions sans jamais se donner le moindre mal, et elle a de bons messages à faire passer, sur la maladie comme sur la vision de la vie.

Et c’est ce qui permet de l’adorer, parce qu’elle joue sur la corde sensible sans faire dans le misérabilisme, parce que c’est toujours une belle portion de vie et parce que la tristesse n’est que passagère quand bien même elle pourrait être permanente : les personnages ne s’apitoient pas sur leur sort, et c’est là la clé du succès de cette série. Bon, ça, et le fait que ce soit une série adolescente, on ne va pas se mentir, ça aide !

RDV en 2020 pour le réveil de Côme.

> Saison 2