Charmed (2018) – S01E16

Épisode 16 – Memento Mori – 18/20
On est loin de la série légère et joyeuse habituelle avec cet épisode, mais ce n’est pas plus mal du tout parce que c’est un épisode qui apporte les réponses attendues depuis un moment. Côté écriture, c’est hyper fluide et le fil rouge de la saison est vraiment de plus en plus passionnant.

> Saison 1


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It didn’t work.

Souviens -toi que tu vas mourir ? C’est sympa comme titre d’épisode, ça. Et ça commence par Macy qui est réveillée par Charity… qui lui a clairement effacé la mémoire. C’est dommage, ça, mais ce ne peut pas être suffisant pour totalement lui effacer la mémoire, j’en suis sûr. Ce qui est marrant, c’est que cette amnésie n’est pas que partielle : elle a oublié toute sa soirée, même la promesse qu’elle a faite à Maggie de l’aider pour son projet lié aux Kappa.

Du coup, Macy profite d’un petit-déjeuner avec Harry, Charity et ses sœurs. Peut-on parler des looks immondes de Maggie et Mel ? Je sais, ce n’est pas le sujet, mais c’était étrange. Bon, Macy oublie tout un tas de trucs et ça interroge ses sœurs qui ne voient pas la magie en question. C’est en tout cas marrant de voir que Macy défend corps et âme Charity face à ses sœurs lorsque ces dernières lui révèlent que Fiona est encore en vie. Elle voudrait lui dire la vérité, mais Mel et Maggie réussissent à lui faire entendre que c’est la pire idée possible.

Après tout ça, et je m’en doutais, Macy finit par avoir des flashs de sa soirée de la veille. Le problème, c’est que même quand elle voit juste, elle s’en confie à Charity… qui s’amuse à l’assommer à nouveau, histoire qu’elle oublie tout une fois de plus…

À son réveil, Macy est entourée d’Harry, Charity et ses sœurs, qui sont tous inquiets de voir son côté maléfique se réveiller en elle. Ben oui, la Fondatrice méchante est maligne : elle se couvre en disant que le démon en la sorcière se réveille.

Macy aimerait en parler à la mère de Parker, mais Charity s’y oppose. C’est super chiant de la savoir méchante parce que c’est désormais évident : ils lui font tous tellement confiance et elles les manipulent tous. Quand Macy parle en boucle de Priyanka qu’elle aimerait bien contacter à nouveau, Charity peut donc en profiter pour envoyer Harry prendre des nouvelles de cette fondatrice. En menant son enquête, il découvre que Priyanka est venue parler à Macy la veille.

Il le fait juste à temps pour le réveil de la sorcière, suite à un cauchemar où elle s’est rappelée une partie de sa soirée seulement… mais juste assez pour être suspicieuse et se rendre dans le grenier où elle a retrouvé le corps de Priyanka. C’est tout à fait ce que voulait Charity dont le plan fonctionne à merveille : Macy a peur de ce qu’elle est sûre d’avoir fait et elle est donc prête à se faire brider ses pouvoirs, ce qui est en accord avec le plan de Charity. Harry s’y refuse en tout cas : cela marquerait la fin du pouvoir des trois… Du coup, Macy veut prendre le temps de parler à ses sœurs.

C’est embêtant, parce que dans tout ça Charity paraît méchante pour de vrai, quand je la pensais juste manipulée par Alistair. Ah ben d’ailleurs, en parallèle de tout ça, Parker apprend de sa mère que sa guérison est bel et bien en cours. Maggie en est super heureuse et file le parfait amour avec lui… même si le couple est en permanence dérangé par l’ex du demi-démon. Si la situation est déjà bizarre en soi, elle l’est encore plus quand on sait que Lucy est manipulée par le père de Parker. Elle n’hésite pas à l’empoisonner, d’ailleurs.

Ce n’est que le lendemain matin que Macy prend enfin le temps de parler à ses sœurs de tout ce qu’elle a sur le cœur. Ni Mel, ni Maggie ne sont prêtes à voir leur sœur perdre ses pouvoirs… Il n’en faut pas plus pour que Maggie envisage à son tour de parler à la mère de Parker. C’était une idée déjà évoquée par Mel plus tôt dans l’épisode, réfutée par Charity et… désormais envisagée sérieusement.

Les deux sœurs s’y rendent donc et expliquent tout ce qu’elles savent à cette nouvelle alliée qui est surprise d’entendre la théorie de Charity qui voudrait que Macy se soit volontairement brûlée parce que c’est ce que font les démons parfois. Et comme Mel est suspecte des Fondateurs par nature, elle commence à se demander si la Fondatrice n’est pas en train de se jouer d’eux.

Elle en parle à Maggie et toutes deux décident de ne plus faire confiance à la Fondatrice. Alléluia. Et en plus, elles font tout ça sous la neige et AVEC DES MANTEAUX ! C’est dingue, il était temps qu’elle comprenne que la neige c’est froid, après l’épisode de Noël ridicule.

Bon, de son côté, Macy mène à nouveau son enquête dans le grenier et elle comprend une fois de plus que Charity a tué sa mère, puis la Fondatrice, avant de lui effacer la mémoire. Pourquoi cette amnésie ne fonctionne pas dans la durée ? Parce que c’est une Charmed One, bien sûr. C’est un peu gros, mais bon, ça marche bien. J’aime surtout la réactivité d’esprit de Macy qui a planqué de quoi se souvenir pendant que Charity avait le dos tourné, juste avant de lui effacer la mémoire.

Dans le présent, Charity trace Macy et tombe sur elle dès qu’elle retrouve ses souvenirs. Forcément, ça vire au combat entre les deux et ça se téléporte dans le sous-sol mystérieux découvert la semaine dernière histoire que tout se passe en-dehors de la portée des sœurs et d’Harry, dont Charity a brouillé les liens de communication. Bon, cela ne les empêche pas de se retrouver dans le grenier et de comprendre tous les trois ce qu’il en est de Charity et de sa véritable allégeance. Harry, Mel et Maggie parviennent même à déduire où elle a bien pu emmener Macy !

Dès qu’ils y arrivent, Macy révèle la vérité sur Charity et Mel n’hésite pas à passer ses nerfs sur Charity avec un bon coup de pied bien placé et bien marrant à voir. Cette série est bien plus violente et physique que l’originale, dis donc, Mel et Maggie n’y vont pas de pied mort – j’irai même jusqu’à dire que c’est le pied, dis donc.

Tout est vite conclu – plus vite que prévu d’ailleurs – quand Macy se met à toucher les runes du temple. Ses sœurs font de même et hop, c’est finalement Charity qui est bridée de ses pouvoirs, sans même qu’Harry n’essaye de la sauver, parce qu’il est déçu de sa trahison. S’il savait que les sœurs lui cachent la survie de Fiona, franchement !

Les sœurs se retrouvent ensuite dans le grenier où Macy montre à ses sœurs la mort de Marisol. Et c’est l’occasion pour nous d’avoir la dernière pièce du puzzle : Marisol avait pris la décision de libérer les pouvoirs de ses filles, mais Charity s’y refusait, parce que le Pouvoir des Trois était compromis. En effet, Marisol lui a confié aussi l’existence de Macy et son passé un brin morbide. Voilà donc ce qui provoque le combat entre les deux amies : le passé de Macy et sa tendance trop risquée à passer du côté du mal. Les sœurs découvrent tout ça et pleurent un coup. Si la révélation est vraiment pas mal, je ne suis pas sûr que ce soit pour autant le fin mot de l’histoire : même si Marisol était en contact avec les Sœurs d’Arcanas, ça n’explique pas tout à la présence des corbeaux, du froid, de ce pilot mystérieux, si ?

La fin d’épisode ? Oh, il ne s’y passe trois fois rien. Juste Fiona qui débarque face à Harry et Charity, pour parler à cette dernière. C’est gênant comme tout : Fiona est l’ex d’Harry qui sort désormais avec Charity – ouep, on les a même vus coucher ensemble dans cet épisode (enfin, non, on a vu l’après, dans la maison des filles ??). Fiona veut toutefois parler à sa sœur seule à seule, et Harry la laisse faire sans poser plus de questions que ça.

Il y aurait pourtant de quoi faire. C’est en tout cas plutôt intéressant de voir les deux sœurs pouvoir se parler… et ça finit avec Fiona souhaitant un bon séjour dans le Tartare à Charity. Bien sûr, ça ne va pas jusque-là : l’ex Fondatrice est sauvée de justesse par Alistair.

Ah, sinon, Parker fait un énorme malaise en sortant de la douche – des douches communes pour le bien des audiences en plus – et finit l’épisode super malade, avec Maggie s’occupant de lui. Elle se remet vite de la vérité sur la mort de sa mère Maggie, je trouve, et elle promet à son mec de trouver une solution pour le soigner autrement qu’en le laissant redevenir démon.

Tout ce qu’il faut pour relancer le fil rouge, quoi, et j’ai hâte de voir où ils vont aller avec Alistair maintenant.

> Saison 1

The Walking Dead – S09E15

Épisode 15 – The Calm Before – 19/20
Décidément, cette saison n’en finit plus de me surprendre par sa qualité globale. Malgré le titre suggérant que tout allait être calme dans l’épisode, la promo avait vendu la mèche : la tension grimpe tout au long de ces 58 (!) minutes que l’on ne voit (presque) pas passer. Les quelques longueurs se justifient toutes une fois l’épisode fini, ce qui n’est que rarement le cas avec cette série. Bref, c’est un épisode vraiment bien fichu.

> Saison 9


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Gather all the leaders, we have a lot to talk about.

Je n’ai pas spécialement la tête à regarder cet épisode, mais j’ai trop peur de me faire spoiler un épisode qui a été vendu tout le week-end comme un épisode incontournable de la série. Je déteste ce genre de promo, parce que ça donne vraiment l’impression que les autres épisodes le sont (contournables) et que ça ne sert pas à grand-chose d’être assidu dans son visionnage. Mais bon, c’est parti pour une heure presque complète d’épisode qui commence par un couple de survivants tuant des zombies… avant de tomber sur La Colline.

Un an plus tard, le couple est heureux de célébrer ses cinq ans ensemble, avec la femme gravant un bout de bois aux armoiries de la Colline, Hilltop en anglais, qui commence par la même lettre que Hope (Espoir) et Home (maison). Un an plus tard encore, nous arrivons dans le présent, avec le couple qui se rend à la Foire. Voilà qui est une introduction plutôt sympathique, même si ça faisait un peu petite maison dans la prairie.

Cela ne sentait pas bon, cette intro expéditive, et ça ne manque pas : alors qu’elle apportait à la Foire plein d’écussons aux armoiries de sa nouvelle maison, la femme blonde se fait tuer par Alpha. Outch. Voilà qui me réveille et me remotive pour voir cet épisode.

Au Royaume, la Foire peut enfin commencer après des préparatifs interminables. Ezekiel propose une un discours un brin politique plein d’espoir et de souvenirs des morts, particulièrement Rick et Carl. C’est un jour de célébration, et c’est chouette à voir… même si l’ambiance n’est pas au beau fixe pour tout le monde. Carol décide en effet de se barrer à la recherche de Daryl et son fils.

Par chance pour elle, ils sont ramenés par Michonne et Judith, et tout le monde est heureux de ces retrouvailles. Bon, Lydia voit surtout ce que c’est que de vivre en famille, avec Carole et Ezekiel heureux de retrouver leur fils. Oh, c’est aussi le grand moment des retrouvailles entre Michonne et le reste de ses amis, et toute la joie est soudainement interrompue par Tara qui n’est pas heureuse du tout de voir Lydia.

Cette dernière est le sujet d’une grande de réunion des leaders de l’Union, histoire de se voir accepter. Oui, même Tara change d’avis parce que les arguments de Michonne sont plutôt justes : Tara aussi faisait partie des méchants à une époque. Elle a pourtant bien changé, et maintenant tous les leaders sont réunis et prêts à se réunir sous la Constitution gardée par Ezekiel, histoire de s’assurer définitivement une protection mutuelle.

Bref, c’est une page de l’Histoire qui s’écrit, et Mcihonne refuse d’être dedans en ne signant pas cette constitution. L’Humanité a vraiment repris ses droits dans cette saison, et je trouve ça bien plus passionnant. J’ai un peu peur que l’arrivée des Chuchoteurs ne redétruise tout, et ce serait dommage, parce que c’est génial de voir ensuite un long plan-séquence avec Lydia et Henry qui découvrent la Foire.

La Constitution voit en tout cas se réunir définitivement Oceanside, la Colline, le Royaume et Alexandria, et le couple royal est heureux de savoir qu’Henry pourra emmener sa copine en rencard au cinéma le soir même. Non, vraiment, on est en pleine fête foraine et c’est tellement improbable pour cette série. On voit donc Enid partager une pomme d’amour avec son copain, alors que Luke leur apprend qu’il veut jouer de la guitare le soir. Pas dingue, mais nécessaire pour nous montrer que la vie a repris son cours. Elle reprend tellement son cours que ça part dans tous les sens.

Dans le même genre, on assiste à une scène touchante entre Connie et sa sœur, histoire de les voir se réconcilier en langue des signes. Pas mal du tout. Quant à Lydia, son intégration parmi les jeunes de l’Union est plus dure que prévue, puisqu’elle découvre qu’Henry a une autre prétendante.

Comme moi, Michonne est plus sceptique qu’autre chose face à toute cette fête foraine : elle décide donc de partir et confie Judith à Siddiq (qui lui révèle à demi-mot sa paternité à venir), alors que Daryl confie son chien à Connie, sa nouvelle meilleure amie. Ouep, je viens vraiment de faire ce parallèle. Carole dit quant à elle au revoir à Henry et Ezekiel, parce qu’elle se rend à la Colline.

Eh oui, ils sont persuadés que la guerre avec les Chuchoteurs se prépare là-bas, alors c’est toute une troupe qui se met en marche vers la Colline… quand on sait que le plan des Chuchoteurs est tout autre. C’est gênant. En chemin, ils tombent sur la carriole et les écussons d’Hilltop, déjà découverts par le nouveau service de sécurité du Royaume.

Cela force ce nouveau groupe à se séparer pour essayer de comprendre le plan des Chuchoteurs et pour retrouver les habitants de la Colline possiblement blessés. Tout le monde se sépare, même les nouvelles qui décident enfin d’assumer leur attirance l’une pour l’autre. C’était gros et ça faisait plus baiser de la mort qu’autre chose : c’est un cliché malheureusement bien connu que celui de la lesbienne morte après le premier baiser, non ?

La nuit tombe vite sur nos survivants qui sont rapidement encerclés par un tas de zombies, avec la crainte de voir parmi eux des « Skins » (ça se traduit littéralement Peau, je vais rester sur Chuchoteurs pour la critique, non ?). Comme il fait nuit, il est difficile de suivre tout ce qu’il se passe, mais Michonne, Carole, Daryl et l’une des nouvelles finissent encerclés par des Chuchoteurs.

Et nos héros sont forcés de laisser tomber leurs armes quand leurs ennemis se révèlent avoir des flingues aussi. Oups. Daryl découvre au passage que Beta est en vie, en plus.

L’épisode revient ensuite en arrière, et c’est une structure à la fois intéressante et frustrante : j’étais bien dans l’épisode, moi, alors revenir à la Foire au moment du départ de Carole et compagnie, bof bof. Enfin… jusqu’à ce qu’on découvre que les Chuchoteurs ont infiltré la foire ! Ben mince, ils n’ont pas un système de carte d’identité alors ?

C’est problématique, tout ça. L’épisode m’a rattrapé avec cette bonne idée, pour aussitôt me reperdre quand il a voulu se concentrer sur Rosita et Eugène. Désolé, mais je n’aime toujours pas Eugène, alors j’ai décroché pour un détour sur Twitter. Il faut bien le dire.

De son côté, Tara est restée en arrière à la Foire, mais elle meurt d’envie de prendre la route elle aussi. Si elle savait à quel point ça pourrait être une mauvaise idée ! Elle en parle toutefois à Gabriel et à la chef d’Oceanside. Pendant ce temps, Henry se met à la recherche de Lydia, disparue depuis qu’on lui a parlé de l’autre prétendante d’Henry, et il la retrouve cachée de l’agitation de la préparation du concert. Cette idiote de Lydia – j’ai vraiment envie de l’aimer, mais elle les enchaîne – s’est imaginée qu’Henry était vraiment en couple avec l’autre, sérieux. Bon, ça leur permet de se mettre définitivement en couple, et ça aussi, ce n’était pas une bonne idée.

Il est alors révélé que le Chuchoteur qui a infiltré la Foire n’est autre que… Alpha. Et là, forcément, on comprend que ça va être la merde, surtout quand elle tombe sur Ezekiel. Elle dit s’appeler Debra, venir d’Alexandria et elle feint la bienveillance, mais, quand même, elle chuchote. Ne pourrait-il pas se méfier ?

Le film commence alors dans le cinéma, et on y voit un dessin animé tout pourri qui réussit à faire rire tout le monde, y compris Lydia, pourtant inquiète de ne pas voir Henry revenir des petites réparations de tuyauterie qu’il est parti faire. Elle n’a pas fini de s’inquiéter : elle découvre qu’Alpha l’a retrouvée, et qu’elle est là.

Nous non plus, on n’a pas fini de s’inquiéter, parce que l’épisode reprend ensuite dans les bois où sont arrêtés tout nos héros par les Chuchoteurs, menés par Beta. Ils sont alors rejoints par Alpha, qui parle de Lydia au passé : il est très clair que tout ça a mal tourné à la Foire… Mais nos héros ne le savent pas encore. Alpha embarque Daryl pour une petite promenade qui continue jusqu’au soleil levant, où elle révèle à Daryl qu’elle a réuni des centaines de zombies à proximité.

Son but ? Marquer son territoire une fois pour toute. Elle fait de Daryl un messager pour expliquer les nouvelles frontières qu’elle entend faire respecter : l’Union ne doit pas franchir les poteaux. Malgré tout ça et cette règle mystérieuse, que fait Daryl ? Il s’inquiète pour Lydia évidemment. L’épisode revient alors dans le passé, la veille au soir, pour nous montrer qu’Alpha a fait sortir sa fille du cinéma. Elle veut la voir rejoindre à nouveau son camp, mais la fille s’oppose à sa mère, refusant de la suivre.

Une fois de plus, Lydia avait l’opportunité parfaite pour tuer Alpha, mais elle ne l’a pas fait, et c’est bien dommage, surtout quand on voit la scène finale. La mère n’a quand même pas réussi à tuer sa fille, et tout ça est un non-événement comme la série sait si bien le faire. Après tout ça et de retour dans son camp, Alpha congédie Beta pour qu’il ne la voit pas pleurer et, quand elle se rend compte qu’un autre Chuchoteur la voit, elle commet un petit meurtre pour que personne ne puisse savoir qu’elle est fragile – et pourtant, elle a laissé sa fille en vie…

Relâchés par les Chuchoteurs comme si de rien n’était, nos héros (Michonne, Carole, Daryl et la nouvelle, donc) retournent donc vers leurs camps. En chemin, ils tombent sur un Siddiq bien blessé qui les mène vers un charmant épisode de Game of thrones… Ouep, ils nous font le coup des têtes sur les poteaux, ce qui est aussi une des scènes les plus traumatisantes du comic. Bien sûr, les victimes changent et si on commence par des personnages secondaires, on gagne peu à peu en intensité parmi les victimes choisies par Alpha, plus ou moins aléatoirement.

Si la majorité de ces dix morts me laisse de marbre (bon, les ados et la vieille, Tammy, ce n’est pas cool, mais ils ne me manqueront pas), je suis dégoûté de voir que l’on perd les personnages d’Enid, Henry et – malgré le montage qui suggère qu’elle était moins importante qu’Henry – Tara. Franchement, Tara avait encore tellement plus de potentiel. C’était bien la peine d’insister sur son rôle de leader et de nous la montrer en début d’épisode prête à faire des compromis. Là où l’épisode réussit bien son coup, c’est que les victimes ont toutes eu leur moment de gloire dans l’épisode, mais qu’en même temps, ce ne sont pas les seuls à en avoir eu un ; alors il était difficile de deviner à l’avance qui allait y passer.

Bien sûr, c’est terrible de voir la réaction de Carole à la mort d’Henry. Faut vraiment qu’elle arrête de s’occuper de gamins ! Je suis particulièrement peiné pour Tara, perso, parce que je trouve que cette mort n’est pas du tout à la hauteur du personnage : après des épisodes et des épisodes à la voir grandir, à la voir apprendre à se battre, paf, elle meurt et elle ne manque pas vraiment dans la scène finale : finalement, c’était certes une leader, mais une leader par défaut. Par rapport à l’intensité des autres morts, elle passe presque inaperçue. En tout cas, ça laisse déjà l’espoir pour un retour de Maggie qui pourrait avoir vent de tout ça et revenir du Commonwealth, non ? L’espoir fait vivre (enfin, pas dans cette série, certes).

L’épisode se termine par un discours de Siddiq, seul rescapé des Chuchoteurs : Alpha l’a enlevé lui aussi pendant la Foire, puis gardé en vie pour qu’il puisse terrifier tout le monde en racontant la puissance de leurs ennemis. À la place, il raconte comment ceux qui sont morts se sont tous battus jusqu’à la dernière minute. On ne les voit même pas mourir : on garde donc l’image de combattants, particulièrement pour Enid. N’empêche que tuer Enid et Henry, c’était vraiment dégueulasse, parce qu’ils étaient les jeunes espoirs de la série, franchement.

Je suis dégoûté par cette tournure des événements, j’aurais tellement préféré une autre fin. Mais non, c’est bien ce qu’il s’est passé et ce n’était que le début : il reste encore un épisode final qui, d’après son titre, promet une tempête. Cette dernière a été annoncée par Alpha qui prévoit un hiver froid. Après les têtes coupées, c’est donc un « L’hiver arrive » que nous réserve la série. Euh, ça y va le plagiat là ? Les premiers flocons de neige tombent en tout cas.

> Saison 9

Les Bracelets rouges – S02E05-06

Épisode 5 – 18/20
J’ai trouvé le premier épisode quelque peu décousu cette semaine, mais cela ne l’empêche pas d’être porté par une intrigue forte qui le fait gagner en qualité, et surtout en émotion. Oui, c’est le mot, les émotions étaient là et c’est pour ça que je regarde la série, alors c’est réussi et puis c’est tout. J’en attends trop après la perfection de la saison 1, je crois.

> Saison 2


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En fait, l’amour, c’est cool. Vous écrivez pas ça sur ma tombe, hein ?

SARAH ! Je suis tellement heureux de la revoir. Je ne m’y attendais pas en plus, j’étais pépère et persuadé que l’épisode ne commencerait qu’à 21h15. Bref, j’ai bien failli rater le début de l’épisode, et ça aurait été dommage parce que le rêve de Clément était pas mal du tout : on y retrouve donc Sarah et l’ensemble des bracelets rouges qui se moquent de Clément, coincé sous le sable. Ce qui le travaille ? Sa sexualité.

Et sa possible mort à venir prochainement, aussi. Ben oui, il attend encore le résultat de la chimio qui devrait arriver sous peu, mais comme il rêve de partir avec Sarah, il est sûr que c’est mal barré pour sa survie.

Comme Louise est désormais plus proche de la mort que de la vie, sa mère et son frère reviennent à l’hôpital. Clément aimerait bien la voir, mais ça fait trois jours qu’on lui refuse l’accès, parce qu’elle doit se reposer. Le pauvre. Il décide d’aller en parler à Mehdi et Thomas, qui sont en plus en train de réfléchir à quoi faire pour Clément en cas de mauvais résultats. Allez, et bonne journée, hein.

Il passe sa chimiothérapie à ruminer la situation, alors que ses parents, eux, s’engueulent puisque le mari est en retard pour le rendez-vous des résultats. Par chance, Sylvie trouve un groupe de parole pour s’exprimer et passer son angoisse, et ça permet de les réconcilier puisqu’il l’entend se plaindre et le glorifier. La scène était franchement trop simple côté écriture, mais elle passe bien ; et mieux que celle où Clément demande à son père quand est-ce qu’il a couché avec une fille pour la première fois. Ca parait trop schématique et bizarre comme scène, je trouve.

En attendant, Raphaël, le frère de Louise, reste coincé dans sa voiture : il n’ose pas en sortir, parce que c’est la dernière fois qu’il verra sa sœur. Ca peut se comprendre, et ce n’est pas le harcèlement de sa mère qui va l’aider. Quand elle essaye de l’appeler, il a juste peur que ce soit pour une mauvaise nouvelle.

Elle, elle se contente de filer son ordinateur à sa mère pour qu’elle lui lise son testament. Bonjour la scène atroce, c’est un épisode lourd, franchement, mais c’est une très belle scène où Louise avoue à sa mère qu’elle veut la voir partir en Thaïlande avec Raphaël, une fois qu’elle sera morte. Le choix de l’actrice me laissait dubitatif au départ, mais elle prouve qu’elle gère très bien son rôle lors d’une autre scène bien jolie : celle où elle dit avoir peur de mourir. Outch.

Quand elle s’endort, les médecins proposent de la débrancher de son oxygène, pour qu’elle ne se sente pas mourir, et la mère refuse pour laisser le temps à Raphaël de voir sa sœur avant. Pas gagné.

Roxane, de son côté, attend son « déclic » pour aller vers la guérison. C’est elle qui prend la narration de l’épisode, pas Côme. C’est inattendu, mais c’était plutôt sympathique dans l’ensemble, même si son intrigue était énervante dans l’ensemble. Pour cet épisode, elle est en effet jalouse de sa sœur qui a volé sa passion de la photographie. Forcément, à côté de l’intrigue de Louise, c’est dur d’être aussi passionné.

Et en même temps, c’est la vie et ses petits tracas, et c’est important de se rappeler que c’est aussi une série adolescente et sur la vie. Cela manque parfois dans cette saison 2 qui se concentre presque trop sur l’hôpital et les choses dures à vivre. En plus, je n’accroche pas tellement aux cours d’improvisation, dont une blague sur trois seulement fait mouche.

Après tout ça, Clément et Roxane se retrouvent à vouloir rendre visite à Louise, et ils entendent les médecins dire à sa mère qu’elle va passer en réanimation désormais. C’est le dernier service, clairement, et ils savent que c’est la fin pour elle. Malheureusement, ils suivent la mère et constatent que Raphaël refuse d’aller voir sa sœur. La logique serait que ce soit Clément qui motive enfin Raphaël, mais il ne peut pas car son rendez-vous médical va commencer.

C’est donc Roxane qui s’en charge, et ce n’est pas si illogique, puisque qu’elle a toute son intrigue avec sa sœur elle aussi. Elle trouve heureusement les mots justes. Il rentre donc seul dans l’hôpital et se débrouille tout seul pour trouver sa sœur qui, heureusement, survit assez longtemps pour le voir et… savoir s’il est en couple avec Charlotte. Une vraie série pour ados quoi. Pas forcément la dernière conversation rêvée, mais c’était très sympa de les voir parler comme ça ensemble de la vie. Et les violons ! Evidemment qu’ils mettent les violons sur cette scène. La vie continue, mais ces violons, au secours, tout est fait pour qu’on craque. Du coup, j’ai résisté.

J’ai trouvé bien plus dramatique la mère profitant du soleil d’Arcachon et attendant son fils sans savoir qu’il est déjà passé voir Louise. Cette dernière préfère demander à voir Clément lorsque Victor passe la voir. Clément, lui, apprend une bonne nouvelle puisque sa chimio fonctionne enfin et puisqu’il apprend que Louise veut le voir. Et elle retire son masque pour pouvoir l’embrasser, même si elle dit que non.

C’est un premier baiser silencieux et sans souffle, mais c’est beau quand même, même si ça ne fait pas rêver plus que ça. La vie continue. Roxane aussi a droit à sa bonne nouvelle : sa sœur passe la voir et lui apprend que c’est en fait une photo de Roxane qu’elle a envoyé pour le concours. Oui, c’est donc Roxane qui a gagné, et sa relation avec sa sœur s’améliore d’un coup d’un seul.

Cet épisode relance aussi l’intrigue de Nathalie, qui inquiète les médecins… mais pas autant que son fils. Comme le coma de Côme (cette phrase commence bien, exercice de diction) ne progresse pas, il est proposé à Nathalie de mettre son fils dans un institut spécialisé. Une fois de plus, elle prend cher dans cet épisode.

Heureusement pour elle, elle a Aurore, qui est toujours aussi géniale : elle ne parvient pas à faire rire Nathalie, mais moi, il suffit d’une phrase pour que ça fonctionne. Elle prépare quand même le retour au lycée de Thomas, qui arrive de nouveau à marcher grâce à sa prothèse, et elle s’occupe de Nathalie. Trop forte. Trop forte, mais elle prend cher quand Thomas la rejette parce qu’elle n’est plus sa belle-mère et s’occupe trop de lui. Dur.

Enfin, Mehdi continue sa rééducation, et il s’en sert pour passer ses nerfs de la situation pourrie de cet épisode avec la mort à venir de Louise. Heureusement, Agathe s’occupe bien de lui… mais ça n’empêche pas que son état de santé empire. Là encore, heureusement, il a Thomas pour s’occuper de lui. Bien sûr, Mehdi passe ses nerfs sur lui, comme lui il est prêt à sortir de l’hôpital, mais tout de même, c’est fou.

La fin d’épisode voit Louise être endormie pour mourir, alors que Nathalie va voir une chaman pour soigner son fils. Les parents de Clément font la fête avec son médecin, alors que lui continue son rêve de début d’épisode.


Épisode 6 – 17/20
Difficile de décrocher les yeux de son écran pendant un épisode de cette série, tout de même, et rien que ça, ça prouve à quel point elle est géniale, je pense. La saison continue de se dérouler avec ses rebondissements et ses avancées dans chacun des cas médicaux présentés. Si on perd un peu le point de vue original de la série cette année, il n’empêche que c’est toujours efficace grâce à une écriture fluide et des personnages tous plus attachants les uns que les autres.

> Saison 2


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Et elle met des cailloux sur Côme, ta cousine ?

Merci la pub de m’avoir bien spoilé l’épisode avant que je ne puisse couper le son franchement. Bon, cela dit, c’est l’une des premières phrases de l’épisode, mais quand même : Louise n’est donc pas morte et, mieux que ça, elle va avoir droit à une greffe de poumons, parce qu’elle était prioritaire sur la liste. Et oui, les greffes, c’est important comme ça.

Malheureusement, le médecin annonce ensuite que l’opération ne peut pas se faire car elle est trop faible après une autre crise. La mère refuse de se laisser faire : c’est un peu gros, mais elle engueule le médecin, et ça suffit. L’opération peut donc se faire, alors que Mehdi et Clément attendent l’arrivée de l’hélicoptère avec les futurs poumons de Louise. Tout se déroule sans encombre et le médecin qui apporte les poumons est escorté par les deux autres patients… Franchement ça aussi, c’est gros, en revanche, mais c’était sympa comme scène.

Clément enchaîne avec sa chimio, parce que de toute manière, il y en a pour six heures d’opération. Il en profite pour demander des informations à Lucien sur le possible rejet de greffe de Louise, apprenant qu’il y aura dix jours critiques. Les scénaristes sont forts pour nous donner les informations, puisqu’on apprend au même moment que Clément en a encore pour trois semaines de chimio. Trois semaines, et deux épisodes avant la fin de saison.

Dans le rêve de Clément, Louise est toujours sur la plage à observer Côme. Reste à savoir ce qu’elle fera donc : est-ce qu’elle va le rejoindre ou partir du côté des vivants ? C’est poétique comme tout le rêve, mais ça n’empêche pas de revenir à l’opération, et à l’attente interminable de Raphaël et sa mère dans le couloir. C’est l’occasion d’apprendre que le père de famille est mort et qu’il était plutôt du genre pessimiste.

Le rêve ? Il voit Louise faire un plongeon en pleine mer, sur les conseils de Côme (mais euh), mais elle retrouve Clément au fond de l’eau et ça suffit à la faire revenir à la surface, donc à la vie. L’opération se passe bien, quoi.

Pendant ce temps, Roxane a repris du poids et est maintenant à 33 kilogrammes. Elle est impatiente de sortir désormais, même si ça ne plaît pas tellement à sa médecin de la voir si motivée. Bien sûr, la motivation, c’est important, mais si sa seule motivation, c’est Thomas, c’est gênant. D’un trouble alimentaire à l’autre, il n’y a qu’un pas – et quelques sachets de sucre.

Elle les dissout dans l’eau, avec la volonté de reprendre suffisamment de poids pour grossir et sortir rejoindre Thomas au plus vite. Ah lala, elle fait n’importe quoi. Thomas devrait pourtant s’en rendre compte que ce n’est pas normal d’avoir Roxane qui lui pique quelques bonbons, puis tout le paquet d’un coup. J’ai tellement peur pour elle, c’est terrible ces maladies alimentaires. Et puis, j’ai beau adorer les Dragibus, en manger autant d’un coup, au secours.

La sortie de Thomas ? Devant le médecin, tout se passe bien avec un père hyper motivé à faire tout ce qu’il faut pour son fils… mais dans le dos du médecin, c’est plus compliqué. En effet, Yves a décidé d’accepter de faire la promo de son livre loin de la maison pour la sortie de son fils – mais loin genre au Japon. C’est bien, il est cool, son père. Thomas vire son père en lui faisant prendre l’ascenseur.

À la sortie de l’hôpital, Yves tombe sur Sylvie et ils vont prendre un dernier café ensemble – je continue de trouver ça bizarre comme amitié/flirt entre eux, surtout après l’épisode précédent où Sylvie se réconciliait avec son mari. Finalement, elle se réconcilie avec son fils, même si elle n’était pas vraiment en froid avec. Elle décide de lâcher son studio et repartir chez elle, et elle apprend au passage que son fils est amoureux. Si elle savait toutes les complications possibles derrière ce couple !

Mehdi continue sa rééducation avec Agathe, et avec Thomas sur son dos pour qu’il lui dise que son état de santé se dégrade. Il passe l’épisode à être sur le dos de Mehdi, et c’est pas plus mal. Heureusement qu’il est là, Thomas. Il force donc Mehdi à aller voir son médecin pour dire toute la vérité. Forcément, Catalan s’inquiète immédiatement et lui fait faire une IRM en urgences.

Cela lui permet d’apprendre que la veine dans le cerveau de Mehdi a grossi, et qu’il faut donc qu’il arrête les anti-coagulants pour sa jambe de manière à pouvoir se faire opérer.

Il rejoint ensuite les bracelets rouges pour leur annoncer qu’il a vingt jours avant de se faire opérer, et ils apprennent tous ensemble, juste après ça, que Louise est sauvée : la greffe a pris et se passe bien… pour le moment. Une étape de plus, ouf. Et en plus, elle y gagne un Bracelet rouge et la surveillance de Clément pour son réveil, en fin d’épisode. Oui, c’est Clément qui est là à son réveil, pas sa mère, pas Raphaël. C’est un peu gros.

Sinon, Nathalie va donc voir une chaman dans l’espoir de réveiller son fils, mais bien sûr, ce n’est pas le cas : la chaman ne peut pas faire de miracle, même si Nathalie insiste fortement. Du coup, la chaman accepte de venir voir Côme pour tenter un petit quelque chose sur lui, mais Estelle, l’infirmière, veille au grain. Quand elle se rend compte de ce qu’il se passe, elle prend bien mal la situation et intervient, pour empêcher qu’elle dégrade la santé de Côme.

La chaman paraissait bien sérieuse et normale au départ, mais elle part très vite en vrille ensuite, en expliquant à Nathalie que Côme est dans une autre dimension. Alors certes, les scénaristes en profitent pour nous montrer des images de l’interminable rêve de Clément où Côme conseille à Louise de s’en aller (mais dis donc Côme, ça va pas du tout ça), mais bon, j’ai du mal à croire au discours de cette chaman, parce que c’est grosso modo tout ce que Nathalie désire entendre, et c’est tout. Pas dingue. Pas dingue du tout.

> Saison 2

Love – S03E10-12

Épisode 10 – The Cruikshanks – 17/20
Ah la rencontre avec la famille, c’est un thème qu’on ne connaît que trop bien dans les comédies, que ce soit dans les films ou dans les séries. Les scénaristes s’en sortent à merveille dans cet épisode qui est très fluide au niveau de l’écriture et qui semble refléter le réel un peu trop bien. C’est d’ailleurs un des points forts de la série cette saison : plus que jamais, je trouve, elle semble nous montrer un quotidien que l’on pourrait vivre ; là où toutes les histoires de drogue des premières saisons s’éloignaient un peu trop de ma vie pour que je m’y reconnaisse quand même.

> Saison 3


Spoilers

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Are you OK ? You seem kind of anx-y.

Pas de voyage de famille dès le début de cet épisode, parce qu’il faut d’abord un problème pour ruiner Gus : le père d’Arya lui apprend qu’il refuse de voir sa fille dans le projet de Gus. Et sans elle, le film ne tient pas la route, alors il demande à ses potes de monter un simple trailer pendant son voyage. C’est un mal pour un bien si l’on en croit ses amis qui trouvaient le film vraiment pourri, mais ça Gus n’est pas prêt à l’entendre, alors ils ne lui disent pas. Pas si directement en tout cas.

On enchaîne donc avec un trajet en voiture interminable pour Mickey et Gus, où ce dernier révèle à quel point il est anxieux et à quel point il espère que Mickey aimera sa famille conservatrice. Oula, ça promet d’avance de grandes scènes, mais quand ils arrivent au milieu de la nuit, ça commence apparemment bien : les parents de Gus ont l’air super sympa et tout…

Et puis, ça vire à la gêne habituelle de la série, avec les blagues un peu lourdes des parents, et particulièrement du père de Gus qui est super étrange, je trouve. Cela dit, ça se passe bien pour Mickey qui marque pas mal de points auprès de ses beaux-parents, et particulièrement de son beau-père car elle aime ses flingues de chasseurs. Oh, les américains, c’est épuisant ! Gus aussi il m’épuise, parce qu’il ne veut pas que ses parents sachent que Mickey n’était pas sobre quand il l’a rencontrée. C’est naze, mais elle n’a pas l’air de s’en formaliser plus que ça, bizarrement.

Au contraire, même, ils finissent la nuit par coucher ensemble dans le lit d’adolescent de Gus, un brin gêné par les bruits de Mickey. OK, OK. Le lendemain, ils sont réveillés par Nina, la nièce de Gus et ça vire au petit déj en famille avec Ken et Kelly, puis au jeu en famille, puis au détour par l’église où Mickey découvre qu’elle adore chanter.

C’est un vrai repas week-end en famille tout ça, et c’est flippant comme ils sont tous super conservateurs dans la famille de Gus. Finalement, il est aussi marrant de voir que Mickey est plus à fond dans sa journée en famille que Gus. Ce dernier est totalement perturbé par la bonne entente qui règne entre elle et sa famille – et c’est un classique tout ça, franchement.

On enchaîne sur une soirée devant les films de famille et là pour le coup, sérieusement, qui fait ça ? La petite sœur de Gus finit par arriver, et ça vire encore plus au délire avec un spectacle frère/sœur purement gênant. Cela dit, c’est une gêne marrante, et ça précède la plus grosse gêne de l’épisode qui survient lorsque Ken révèle que Kelly est enceinte. Bon, ça, ce n’est pas gênant ; mais la réaction de Gus qui ne se voit pas avoir d’enfant l’est.

Mickey le prend super mal et elle lance une grosse conversation de couple une fois de retour dans la chambre. Gus ne se voit pas avoir d’enfants avant quatre ans… parce qu’il veut tester la sobriété de Mickey d’abord. Outch. Celle-ci ne peut que mal le prendre, tu m’étonnes. C’est assez violent comme scène de dispute de couple, parce que ça sonne super juste dans la manière dont c’est joué. Finalement Gus est envoyé dormir en-dehors de la chambre, mais sur le canapé, il tombe sur un énième arrivant, pour une grosse fête le lendemain.

Bref, Mickey et Gus finissent l’épisode sur le point de rompre et dans deux chambres différentes, et ce n’est même pas pour les raisons auxquelles je pensais à l’origine. Dans le même genre, les quatre ans d’attente, je m’attendais à ce que ce soit juste Gus qui agit en control freak, mais non, même pas, c’est juste par peur de voir Mickey recommencer à boire. Il est vraiment horrible et odieux avec elle !

Bizarrement, cet épisode prend aussi le temps de revenir sur la vie de Bertie. Quand elle a un problème de tuyauterie (non sérieusement) , elle décide d’appeler Chris à la rescousse plutôt que Randy. C’est pourtant lui qui arrive pendant qu’elle nettoie et elle se retrouve alors coincée avec un Randy qui ne sait pas comment l’aider et un Chris qui a tout ce qu’il faut pour l’aider.

Bien sûr, Randy n’est pas dupe et se montre de plus en plus jaloux de Chris, même s’il ne sait pas exactement ce qu’il se passe. Il sait bien que Bertie n’est plus la même depuis quelque temps. Bien vu. Finalement, Chris s’en va en serrant simplement la main de Bertie, et celle-ci s’entraîne à rompre pendant que Randy dort. Ca commence à traîner en longueur.


Épisode 11 – Anniversary Party – 18/20
Bref, mais intense, cet épisode permet de mener tout naturellement à ce qui sera le dernier épisode de la série. J’ai adoré le voir, parce que les scénaristes ont pris le temps de régler les problèmes de leurs personnages principaux, et c’est ma foi plutôt très efficace. Le dernier épisode devrait donc être réussi après ce que j’ai trouvé être possiblement le meilleur épisode de la série – pas en terme d’humour, mais en terme d’évolution des personnages et d’écriture.

> Saison 3


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I’m just trying to make people happy.

L’épisode reprend avec une fête pour les quarante ans de mariage des parents de Gus. Cela pourrait être une bonne journée avec une fête sympa, mais le problème, c’est que Mickey est plutôt motivée à prendre des photos sur lesquelles elle n’est pas et a regardé sur son portable le prix de billets d’avion pour rentrer seule chez elle. Outch.

Le couple ne met pas longtemps à recommencer à se déchirer, même s’ils sont sans cesse interrompus par l’arrivée de nouveaux membres de la famille. On enchaîne avec le repas et un sympathique discours de Ken qui offre à ses parents un voyage à Hawaii, sans avoir prévenu avant ses frères et sœurs (parmi lesquels j’ai repéré l’acteur de The Other Two dis donc !), ni même sa femme. Forcément, ça vire à la méga-gêne, et c’est vraiment le mot de cette saison, dis donc.

La dispute de famille qui s’ensuit est sympathique, parce qu’une fois de plus elle semble beaucoup trop vraie et force Gus à faire le malin, alors que ce n’est pas si simple de ramener de la bonne humeur dans tout ça. Bon, cela plaît à Mickey cela dit… jusqu’à ce que le petit frère s’en mêle et lui raconte que Gus aurait pu avoir du succès à Hollywood, mais qu’il s’est grillé auprès de Ridley Scott en envoyant un mail avec des conseils de sa mère. C’est embêtant.

C’est encore plus embêtant quand sa belle-mère se dit fan d’elle et fait la liste des ex de Gus, en omettant Sarah et en listant surtout des ex qu’elle ne connaît pas. C’est la goutte d’eau pour Mickey qui décide de se barrer définitivement, mais pas avant de dire au revoir à toute la famille de Gus. Celui-ci profite de ce dernier moment pour enfin arrêter tous ses mensonges – et j’ai trouvé ça un peu trop abusé quand même d’avoir Mickey qui lui reproche de mentir quand elle ne lui a toujours rien dit de ses activités secrètes avec Dustin.

En même temps, il était vraiment intéressant de voir Gus enfin grandir et reconnaître l’ensemble de ses échecs, et l’ensemble de ses mensonges. Arf. Une fois de plus, je me reconnais dans le personnage, même si je n’ai jamais menti autant que lui fort heureusement. Bon, la conclusion n’est pas très originale : Gus reconnaît qu’il foire tout ce qu’il entreprend, y compris la seule bonne chose de sa vie – à savoir Mickey. Bref, il comprend donc qu’à vouloir rendre heureux tout le monde, il se rend malheureux et il brise les autres aussi au passage, à commencer par sa copine qui ne veut plus de lui.

Celle-ci lui pardonne donc tout, émoustillée par tant d’honnêteté et de courage dans ce discours face à toute sa famille. Il parle même de ses nombreux excès de colère. Mouais. Pas sûr que ça le guérisse, mais ça guérit au moins son couple.

Ils rentrent ensemble et envisagent un bel avenir, toujours ensemble, sur une de mes chansons préférées. C’était un épisode court, mais voilà, on est prêt à présent pour le dernier épisode de la série.


Épisode 12 – Catalina – 20/20
Ce n’est certainement pas la fin que j’imaginais en commençant la saison, mais c’est une fin de série vraiment réussie. Je n’arrive pas à y croire : cette saison 3 a réussi à me faire changer d’avis sur l’ensemble des trois saisons, et franchement, cet épisode aura réussi à me filer des frissons et tout le tralala, alors que ce n’était pas gagné puisque j’ai commencé la saison il y a à peine 24h, en venant à reculons. Comme quoi, tout peut arriver dans le monde merveilleux des séries !

> Saison 3


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What a big, weird day it is.

L’épisode final de la série commence par… Bertie qui a enfin eu le courage de rompre avec Randy. J’aurais aimé avoir le droit à la fameuse phrase, et à ce qui a mené Bertie à enfin trouver le courage de le faire, mais ce n’est pas l’envie qui manquait dans les derniers épisodes. Randy lui demande de dire que c’était mutuel, mais on sait bien que ce ne sera pas le cas.

Comme c’est un épisode final, il faut conclure les intrigues au travail pour tout le monde, et ça finit en happy end, bien sûr. Ainsi, Susan a lu le script de Gus… et elle l’a aimé. C’est inattendu et un peu gros, mais ça suffit à ce qu’elle propose à Gus un job sur sa prochaine série qui parlera de science-fiction. C’est une super nouvelle pour lui, Gus se rend donc auprès de Mickey qui est au travail pour lui proposer un brunch et lui annoncer la bonne nouvelle.

C’est sympa parce qu’il y rencontre enfin Stella et que c’est plein de bonnes blagues. Bon, pas trop de surprise : tout allait déjà bien pour Mickey tout au long de la saison, elle a vraiment réussi à reprendre sa vie en main. Et en plus, Mickey remarque que leur couple fonctionne bien : elle a appris à être gentille pour avoir ce qu’elle veut, il a appris à être méchant pour avoir ce qu’il veut. Et tous les deux ont enfin appris l’honnêteté. À peu près.

J’aime beaucoup cette conclusion pour le couple et pour la série, qui nous fait une jolie leçon inattendue sur ce que c’est que l’amour et comment le faire fonctionner : la communication est la clé, bien évidemment. Par contre, comme d’habitude avec eux, ça finit en une décision complétement dingue : ils veulent se marier au plus vite et sans prévenir personne.

Magique. Ils décident donc d’aller sur l’île Catalina pour se marier, et ils invitent Bertie pour qu’elle soit leur témoin. Cette dernière est totalement ravie à l’idée et fait rapidement ses bagages avant d’apprendre à ses amis qu’elle a rompu avec Randy… et qu’elle est avec Chris. C’est génial à voir. Les quatre prennent donc le bateau ensemble pour le mariage, mais le couple phare de la série décide également d’envoyer un SMS pour prévenir tous leurs amis qu’ils vont se marier. Oui, ils invitent tout le monde, ils n’invitent personne, et c’est tellement eux finalement que… ben… ouais, ça fonctionne pour eux.

Inviter tout le monde n’est pas forcément leur meilleure idée cela dit : Bertie commence à stresser pour Mickey et veut s’assurer qu’elle est sûre de son choix. IL est alors question des trois questions à se poser avant le mariage : s’amusent-ils quand il n’y a rien à faire, ont-ils une bonne vie sexuelle et se respectent-ils ? Tout n’est pas si évident dans les réponses, mais ça suffit pour Mickey.

Du côté de Gus, ce n’est pas mieux : Chris se sent dans une grande envie d’être hyper honnête avec Gus et lui raconte toute sa vie sexuelle, alors que le collègue de Mickey se persuade que ce mariage est juste une énorme blague et en parle avec Gus. Il se transforme en bon running gag, cela dit. Ce n’est pas le seul : Kevin raconte toutes les bonnes histoires qu’il pourrait raconter lors d’un toast, et ça fait flipper Gus qui ne veut surtout pas entendre ses histoires.

Bien sûr, Randy aussi vient assister au mariage, et il assiste surtout à Chris et Bertie qui se mettent en couple. Il commence par s’en prendre à Bertie, énervé, puis entre en dépression totale. Juste avant le mariage de ceux qu’il dit être ses deux meilleurs amis, il casse donc l’ambiance en remerciant Bertie d’avoir rompu avec lui parce qu’elle mérite quelqu’un de mieux que lui. Magnifique.

Cela n’empêche pas du tout Mickey et Gus de vouloir se marier. Ouais, mais non, en plein milieu de la cérémonie sur la plage, une dispute éclate entre deux vacanciers. Et bien sûr, il y en a un qui fait une crise cardiaque au beau milieu des vœux de Mickey. C’était probablement le meilleur mariage possible pour ces deux-là : ils décident donc d’annuler la cérémonie et de simplement faire la fête avec leurs amis.

Ils ne sont pas fiancés, mais ils sont enfin parfaits l’un pour l’autre. Et ils puent l’amour à des kilomètres dans les dernières scènes de l’épisode. Du coup, ils se marient finalement, tous les deux, sans témoin autre que la maîtresse de cérémonie. Et c’est la meilleure fin possible pour la série, parce que ouais, ça m’a convaincu et filé des frissons. Et je ne m’y attendais pas.

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EN BREF – J’ai commencé la série il y a quatre ans et ça fait quatre ans que je disais que j’espérais voir Mickey et Gus rompre parce qu’ils n’allaient pas ensemble. Les scénaristes m’ont vraiment donné tort avec cette saison 3 que je regrette de ne pas avoir vu avant : ils ont réussi à rendre ces deux personnages qui n’allaient pas ensemble indispensables l’un à l’autre.

Cette saison 3 est une vraie réussite : elle fait murir ses personnages et mène à une jolie conclusion de série. J’aurais aimé une saison 4 quand même, mais eh, on a eu droit à une belle histoire et un voyage qui finit bien, contre toute attente. Chapeau bas. La série va possiblement réussir à me manquer, maintenant, c’est malin !

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