Colony – S03E08

Épisode 8 – Lazarus – 15/20
La série calme le jeu et son rythme pour cet épisode qui avait pourtant tout sur le papier pour l’accélérer. Colony ne fait jamais rien comme j’attends qu’elle le fasse aussi, chaque épisode est une surprise dont je ne sais pas quoi attendre, et celui-ci ne déroge par conséquent pas à la règle. Ni trop rapide, ni trop lent, c’est juste un épisode à voir pour la mise en place de la suite – et pour glaner un point du Bingo !

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Spoilers

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You were right about this colony: something bad is happening.

Je commence officiellement mes vacances avec cet épisode de Colony dont le résumé d’épisode repart une bonne année en arrière. Voilà qui promet d’avance ! J’espère que l’épisode ne sera pas trop long, parce que je suis déjà fatigué avant même qu’il ne commence… et ça commence bien avec un humain s’échappant d’une usine des envahisseurs. C’est un monsieur  très athlétique qui court en sous-vêtements et s’avère avoir de la force, une sacrée agilité et des ressources pour échapper à ses ennemis, même quand il vomit du vert. Ce n’est pas assez pour lui, qui finit par être rattrapé malgré tout. Bien. Qui n’a rien compris ? M’en fous, point du Bingo repéré avec cette alarme (mais pas validé, parce que y a mieux après) !

Post-générique, on repart sur Will et Broussard – ce dernier n’ayant pas contacté Katie à cause de son nouveau travail et proposant à Will de rencontrer sa partenaire. Oui, Amy aussi est arrivée à Seattle et Will ne l’aime pas franchement, se méfiant naturellement d’elle. Rapidement, Broussard partage toutes ses informations à Will, et cette fois, c’est à Amy que ça ne plaît pas. Tout aussi rapidement, Will accepte la mission que lui propose Broussard : tracer un coursier qui pourrait leur être utile.

Ce traçage permet quelques bons plans et mouvements de caméra, et très vite, on en arrive à Will prenant l’initiative d’entrer en contact avec le coursier pour découvrir qu’il est extrêmement protégé. Amy a malgré tout ses doutes sur Will, et elle a bien raison : elle le cerne bien mieux que Broussard et a compris qu’il lui était arrivé quelque chose. La voir douchée comme ça donne l’impression qu’elle a totalement changé, en plus, et j’ai plus envie de lui faire confiance qu’avant. Comme quoi, c’est important de se doucher, les amis !

Amy se retrouve à faire équipe avec Will et elle l’interroge, pour comprendre un peu mieux son point de vue. Will décide ensuite d’avorter la mission au dernier moment, quand il est trop tard pour prévenir et aider Broussard. Celui-ci est plein de ressources, heureusement, et Amy parvient finalement à le rejoindre à temps.

Elle s’en plaint de Will à Broussard dès qu’elle le peut – c’est-à-dire une fois qu’il rentre. Tous deux sont donc sains et saufs, et en plus, ils ont récupéré la mallette qu’ils voulaient, celle du coursier. À l’intérieur, ils retrouvent une balle de Broussard et une feuille d’une matière inconnue, presque vivante, capable de résister aux balles et d’entourer d’elle-même une arme entrant en contact avec. C’est con ça, le coursier s’est fait tuer par balle alors qu’il aurait pu survivre grâce au contenu de sa mallette !

Katie continue son travail, de manière totalement absente, traumatisée qu’elle est par la disparition de la famille qu’elle pensait aider, les Winslow. Elle en parle à Michèle, sa collègue, qui lui conseille de simplement faire son travail et d’arrêter de farfouiller pour trouver des réponses qu’elle ne veut pas lui donner. C’est mal connaître Katie (en même temps, elle ne connaît même pas son prénom après tout) qui continue évidemment à mener son enquête.

Elle s’arrange donc pour monter dans un bus de réfugié, ce qui est genre la pire des idées vu qu’elle ne sait pas où ils vont. À bord, elle apprend que l’on fait croire aux réfugiés qu’ils vont pouvoir se rendre à Portland en avant-première pour une nouvelle colonie. C’est bien triste, parce que quand elle confronte Michèle sur le sujet, une fois de retour dans Seattle, elle apprend qu’elle était au courant depuis le début… mais Katie n’a d’autres choix que de reprendre son job comme si de rien n’était elle aussi. La banalité du mal, Eichmann, tout ça, tout ça, on est en plein Hannah Arendt avec cette saison !

De son côté, Bram souhaite rejoindre la patrouille et a ainsi le droit à un cours où il parle à son instructeur, ce qui me fait un point du Bingo Séries, il vaut le coup cet épisode. Ou pas, parce que je me suis mis devant pour échapper au foot et la coupe du monde et paf, me voilà devant Bram et Gracie jouant au foot et parlant de leur vie. Bram apprend à sa sœur qu’il est en couple avec Meadow, j’imagine que ça aura un certain intérêt pour la suite. Bram retrouve plus tard Meadow dans un diner où elle demande à rencontrer sa famille – mais il refuse, lui proposant de se contenter de Gracie. Katie rentre donc chez elle pour découvrir que son fils fait désormais partie de la patrouille, et qu’il le fait pour Gracie qui pourra grâce à lui rejoindre une meilleure école.

Pendant ce temps, Snyder a rendez-vous avec l’inventeur de l’algorithme, rien que ça, et c’est top de le savoir encore en vie et toujours dans son appartement de Seattle. En revanche, gros mystère de savoir quel est l’intérêt de tout ça pour le moment, même si savoir Snyder ici est plutôt une bonne chose. C’est d’autant plus intéressant qu’il finit par rencontrer Michelle.

L’inventeur de l’algorithme emmène en effet Snyder en balade pour lui montrer le succès de la colonie de Seattle, l’arrivée constante de migrants grâce à une bonne propagande et la manière dont il nourrit tout le monde grâce à la technologie des envahisseurs permettant de faire pousser les légumes. L’étape suivante consiste à prendre un bateau pour se rendre sur l’île vue en intro d’épisode, mais Snyder ne se rend même pas compte qu’il est espionné à ce moment-là par Will, qui a retrouvé sa piste après l’avortement de sa mission pour Broussard.

Une fois à l’hôtel, Snyder se dit surtout jaloux, au téléphone, de voir que Seattle est parvenu à faire tout ce qu’il voulait à Los Angeles… puis il met en place un brouilleur pour continuer sa conversation (mais avec qui ?) et dire grosso modo qu’il est de la résistance.

Will rentre à son tour chez lui où il ignore Katie, la pauvre, puis se rend chez Broussard pour s’expliquer. Il a voulu avorter la mission parce qu’il a vu Snyder et il veut désormais comprendre ce qu’il fait là et… se venger en le tuant. Pauvre Alanichou, il a sauvé la vie de Will, Katie et Bram et voilà qu’on lui reproche la mort de celle de Charlie. Il ne peut pas tout faire non plus.

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Younger – S05E03

Épisode 3 – The End of the Tour – 18/20
Cette  saison ne perd pas trop de temps et c’est très agréable comme ça : les choses bougent vite, on a un bon humour, des situations bien mises en place et du drama à base de quiproquo toutes les deux scènes. Une écriture maîtrisée et très aidée par un excellent casting, avec en plus une multiplication des guest stars ! Je dis oui, tout simplement.

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I think if you ask you already know.

Un épisode trouvé en HD si rapidement ? Je suis aux anges. Tout commence de manière HS avec Kelsey fangirlant sur Quentin de The Magicians – ou son personnage dans Younger en tout cas : il est une ancienne petite main d’Obama, rien que ça. Décidément, le casting est excellent cette année. Elle est interrompue dans ses préparatifs par Lauren qui l’a inscrite sur Yara, une application de rencontres pour célébrités. Ben oui. C’est qu’elle commence à se faire un nom grâce à Marriage Vacation ! Comme nous sommes chez Josh, Laurel et Kelsey, c’est aussi l’occasion de nous présenter une énième conquête de Josh qui s’est déjà remis de son mariage express, apparemment.

Cela énerve Lauren qui voit défiler les filles dans l’appartement et Josh finit par lui expliquer qu’il veut juste oublier son romantisme indécrottable. Mouais, on a connu plus romantique qu’enchaîner les nanas quand même, mais bon, admettons, surtout que ça termine par sa confession qu’il est encore amoureux de Liza… Enfin, quand ça l’arrange, quoi.

Kelsey et Zane se retrouvent en compétition pour convaincre Jake de signer avec eux, et ils sont donc dans le même hôtel pour la nuit. Comme en plus ils se matchent sans surprise sur Yara, ils passent la nuit ensemble et reçoivent, sans le savoir, le même SMS de Jake leur proposant un petit-déjeuner pour parler de la suite : Kelsey veut qu’il signe avec Millenial, Zane veut qu’il signe avec Empirical, et ces deux-là en ennemi couchant ensemble, c’est bien drôle.

Nous sommes partis pour un excellent triangle bien comique : Jake drague Kelsey, forcément, et il veut bosser à la fois avec elle et Zane, car avoir deux éditeurs lui paraît une excellente idée. Bref, un comique de situation comme la série sait les gérer, je ne peux que dire oui.

Au travail, Liza découvre que Charles et Pauline se voient offrir de jolies propositions de renouvellement de vœux de mariage… puis que Charles veut le divorce. Diana conseille donc à Pauline de mentir, ou en tout cas de faire comme si elle était encore avec Charles. Cela ne lui convient que moyennement, forcément.

Avec la promotion du bouquin, je vais finir par me faire spoiler le livre, surtout que ça y va de la citation, mais c’est sympathique. Il y a quelques bons moments comiques surtout que Pauline a bien du mal à ne pas craquer quand elle évoque Charles : il n’est pas évident de faire comme si tout allait bien au beau milieu d’un divorce non désiré, forcément. Charles culpabilise de cette tournée difficile et suit les conseils de Diana de se rendre à la lecture publique suivante.

Liza espère profiter d’un moment pour parler avec Charles, mais celui-ci continue de l’éviter autant qu’il peut… et lui demander de la voir après la promotion. Cette promotion finit par faire éclater la vérité : Pauline révèle que son roman est un fantasme, pas la réalité. Son petit discours passe beaucoup mieux d’un coup, et tout cela est en fait permis par la présence de Charles, à qui Pauline fait 150 reproches, notamment celui d’avoir été aveugle au malheur de sa femme.

La fin est excellente là pour le coup, Pauline comprenant alors la relation entre Liza et son ex-mari dont elle venait enfin de se détacher quand il lui dit être aveugle en regardant Liza droit dans les yeux. Ils ont ENFIN leur confrontation où Charles révèle qu’il sait le véritable âge de la fausse millenial. C’est excellent, et il lui demande à demi-mot de rester à son job même si ça veut dire continuer de mentir et même si ça suppose une relation désormais uniquement pro entre eux : il refuse qu’elle démissionne car elle voulait un job, mais ça reste intrigant.

Allez, vivement que Liza se mette à écrire un livre sur ses mensonges elle aussi, parce que c’est la seule issue possible à cette série. Reste à résoudre les intrigues amoureuses et le moment où Diana apprendra la vérité !

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The 100 – S05E07

Épisode 7 – Acceptable Losses – 18/20
La série se poursuit dans un épisode légèrement plus lent mais aux conséquences futures déjà bien intéressantes. Il y a de tout dans cet épisode : de la nostalgie et des surprises, une bonne chanson et de mauvais décisions, de l’action et de la stratégie ; bref, du très bon The 100 et j’en redemande encore et toujours beaucoup plus, surtout avec ces cliffhangers – il y en a un que j’attends depuis plusieurs saisons déjà !

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Spoilers

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If a war is the only way to have the last survivable land on Earth, then maybe we don’t deserve it.

Ce n’est pas parce que j’ai du retard dans plusieurs séries que je ne vais pas me mettre à jour dans The 100 comme si de rien n’était, croyez-moi. Cela dit, avant toute chose, arrêtez tout ! William Miller, l’acteur qui interprète McCreary… c’est Nacho de Un, dos, tres. Je n’en peux plus, je ne m’en remets pas depuis qu’AngelaKoala me l’a dit la semaine dernière ! C’est fou, ça. Le monde des séries est tout petit et il ne saura décidément que jouer des rôles d’emmerdeur insupportable (désolé pour les fans de Nacho, m’enfin quand même, il ne vaut pas beaucoup plus que les jérémiades de Lola).

Bref, oublions ce passé ancien et revenons-en à ma série préférée, si vous le voulez bien. Les prisonniers de Polis débarquent dans le camp des prisonniers et apprennent qu’ils ont droit à un entretien personnalisé avec Diyoza. Qu’importe, il en faut plus pour stopper Echo qui retrouve vite Raven. Oh lala, ces deux-là ensemble, voilà un duo qui me vend autant de rêve sur papier que dans cet épisode où elle travaille ensemble pour couper le satellite de Diyoza, si possible avec l’aide de Shaw, qui a l’air plus réticent qu’autre chose à les aider… même s’il lui demande de ne pas aller à l’enterrement.

Oui, l’enterrement : Abby, elle, n’a pas réussi à sauver la nouvelle amie d’Echo, Karina. J’avais bon espoir pour elle pourtant, mais elle est morte sur la table d’opération. Dommage. Le problème, c’est que Marcus la soupçonne de s’être droguée avant l’opération et qu’il lui reproche de ne pas faire du tout son maximum, contrairement à ce qu’elle dit. Bon, ça commence à me souler pas mal cette addiction d’Abby ; faudra qu’on nous explique d’où ça sort un jour quand même.

On retrouve alors Shaw et Raven pendant l’enterrement de Karina : la scientifique essaye de convaincre le scientifique de l’aider et ça nous permet d’en savoir un peu plus sur la destruction de San Francisco et son évacuation. C’est aussi l’occasion d’apprendre ce qu’il s’est passé sur Eligius : les prisonniers commençant à devenir malade, la Terre a ordonné d’abandonner les prisonniers derrière eux pour ramener la matière première sur Terre. Shaw ne l’a pas entendu de cette oreille et a libéré tous les prisonniers, menant au massacre de tous ses collègues et de l’équipe officielle. Oups, et nous qui voyions Shaw comme un gentil, le voilà tout autant tueur que le reste du casting. Parfait, il est encore plus fait pour Raven. Ah oui, non, parce qu’avec cette scène, vous ne m’enlèverez pas ce ship de la tête de sitôt !

En parallèle, Echo se fait donc interroger par Diyoza et lui révèle toute la vérité, qu’elle est espionne et bannie par Octavia. Bon, OK, pas toute la vérité, elle ne parle pas de la clé USB, évidemment. Kane ne dit trop rien face à Echo, mais on a ensuite droit à une excellente scène où l’on commence à mieux cerner Diyoza et, franchement, j’aime de plus en plus ce personnage et son humour concernant cette droguée d’Abby à qui elle ne peut pas faire confiance. Ça, c’est fait. On ne sait toujours pas si elle est malade en plus, même s’il est probable que oui.

Il n’empêche que Raven et Echo sont bloquées tant que Shaw ne leur vient pas en aide : Echo veut donc le trahir, mais Raven est plutôt d’avis de protéger son nouvel allié… C’est mal connaître Echo qui recommence à suivre sa vraie nature et révèle donc tout ce qu’elle sait sur Shaw. J’ai du mal à croire qu’elle trahisse Raven cela dit, et ça semble beaucoup trop faire partie d’un plan.

Et quand Raven est emmenée dans la salle des machines pour prouver la trahison de Shaw, il est évident qu’il est question de la clé USB. Echo parvient donc à la connecter sur les indications de Raven alors même que Diyoza est dans la pièce. Une bonne scène d’espionnage, mais trahir Shaw comme ça, ce n’est vraiment pas cool.

De son côté, Bellamy stresse comme jamais pour Echo et en veut à sa sœur d’avoir tiré sur les réfugiés dans l’épisode précédent. Octavia essaye pourtant de le remercier et de le réconforter, mais la reine rouge ne se fait pas spécialement d’amis par ici. Harper a peur d’elle, Indra tente d’arrondir les angles et Bellamy est en dépression interne.

Clarke continue de s’inquiéter pour Madi et lui demande de tout faire pour ne pas être remarquée lors de ses premiers entraînements avec les autres – elle ne veut pas la voir prise au milieu d’un conflit politique. C’est raté : Madi est beaucoup trop mauvaise de manière évidente pour être crédible en tant que mauvaise guerrière et Gaia en profite pour la manipuler. Madi se découvre une deuxième maman en Gaia. Cette dernière veut la protéger quoiqu’il arrive pour en faire un jour une commandeur, c’est sûr que Clarke va adorer l’idée. Madi écoute sagement Gaia et son chant de sirène est très agréable apparemment : la petite est prête à devenir ce genre de gouverneur.

Evidemment, Clarke doit aussi recontacter Monty pour lui donner la lettre d’adieu de Jasper qu’elle avait trouvé dans le premier épisode de la saison. Oh tristesse. Elle ne l’a jamais lue en cinq ans, mais Monty non plus n’a pas le temps de la lire tout de suite : ils sont interrompus par Kara qui vient déposer un corps dans l’arrière-ferme et ça leur permet de découvrir une bien triste situation géopolitique.

En effet, Octavia a décidé d’utiliser à son avantage les vers de l’épisode de la tempête de sable. Ses scientifiques cherchent à transformer les vers en arme à utiliser contre Eligius. Terrifiant, d’autant plus que les tests se font sur les traîtres de l’épisode 6. C’est bien dégueulasse comme il faut, surtout quand Tarik se met à vomir des vers.

Clarke et Bellamy préviennent aussitôt Indra, car ils sentent mal l’invasion d’une telle espèce dans le dernier sanctuaire en vie de la Terre – et en même temps, ce n’est pas comme s’ils avaient beaucoup d’autres choix puisque la ferme du bunker est en train de mourir. Octavia révèle ainsi qu’elle était évidemment au courant du plan de Kara et qu’elle considère les pertes alliées d’une telle invasion acceptable. Quant aux vers, ils ne survivent pas dans un environnement naturel, ils ont besoin de sécheresse.

Le vrai problème, c’est que la survie de Tarik prouve qu’il est possible d’infecter tout le campement d’Eligius avec quelques traîtres de plus. Et Octavia est prête à le faire : c’est la guerre après tout, et infecter tout le monde, c’est une belle manière de gagner, version cheval de Troie. Aussitôt, le groupe de l’espace et Clarke cherche un moyen de sauver Echo, Raven, Murphy, Emori (aucune nouvelle de ce couple, bien sûr, la frustration est là) et peut-être aussi Abby et Marcus. Il n’en faut pas plus pour que Monty pète un câble : lisant la lettre de suicide de Jasper, écrite en fin de saison 3 quand même, il comprend que celui-ci avait vu juste quand il voulait la fin de l’espèce humaine pour empêcher d’inévitables guerres. Harper est un peu dépassée par la situation, mais ça ne donne pas de meilleure idée de plan à qui que ce soit.

Bien sûr, Indra confronte Octavia pendant ce temps, et ça vire à l’engueulade entre les deux. Indra affirme vouloir protéger O d’elle-même, mais notre reine n’apprécie plus trop les trahisons de son bras droit, entre la fuite de Kane et son aide de Clarke et Bellamy. C’est douloureux de les voir se déchirer comme ça quand même.

C’est à ce moment que Clarke constate qu’Echo a réussi sa mission. Elle doit donc suivre le nouveau plan qui est de s’enfuir pour sauver tout le monde, mais elle semble hésiter malgré tout. Il faut encore convaincre Monty de suivre ce plan, parce qu’il est plutôt dans le délire de faire des algues plutôt que la guerre. Malgré tout, ses amis passent avant tout, parce que c’est le crédo de notre groupe de l’espace – des liens qu’on oublie facilement à défaut d’avoir assisté à ces six années (le duo Raven/Echo le prouve bien).

Marcus veut forcer Abby à choisir entre lui et les pilules, et le choix est vite fait pour cette droguée. Cela dit, tout change bien vite quand Diyoza révèle… qu’elle est enceinte de plusieurs mois. Ah ? C’était clairement imprévu ça, mais depuis le temps que je trouve que ça manque à la série de nous présenter une grossesse et des bébés, je suis bien content d’avoir enfin une intrigue sur le sujet. Reste à voir qui est le père (pour l’instant, le choix le plus évident serait McCreary, mais bon, bof).

Raven en veut à Echo de l’avoir forcée à trahir Shaw qui finit prisonnier avec elles. Enfin, Madi fait de la merde et révèle devant Octavia toute la force en elle : elle se fait donc recruter comme second pour la guerre au moment où Clarke devait l’avertir que le satellite était hackable. Par conséquent, Clarke fait le choix de parler avec Diyoza pour savoir ses conditions pour partager la vallée… et projeter de se débarrasser d’Octavia qui est bien trop gênante à ne pas vouloir se rendre sans condition. C’est un moyen de relancer la série comme un autre, après tout.

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Supergirl – S03E23

Épisode 23 – Battles Lost And Won – 15/20
Bon, ben non, franchement, j’ai été très gentil avec la série cette année, mais là je n’accroche pas à un quart des décisions de cette fin de saison. Cela me donne un amer goût de « tout ça pour ça ? », de scènes bâclées et de longueurs qui ne menaient nulle part. Pas content. Remboursé. Ils vont avoir du boulot pour me récupérer en saison 4 ! Cela reste une bonne note parce que j’aime le casting et que l’épisode était divertissant, mais bon.

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23

Balancing Kara and being a hero, that’s… That’s who I am.

Entre son titre et ce que m’en ont dit Poluss et Laura chacune de leur côté, cet épisode est de ceux que l’on m’a survendu. Je suis aussi impatient de le voir qu’inquiet de son issue et j’ai dû le voir en deux fois, puisque la première, mon ordinateur ne l’a pas supporté – regarder un épisode en streaming pendant un trajet en voiture, ce n’est jamais une idée brillante.

J’étais donc impatient, surtout qu’on nous avait laissé en pleine apocalypse. C’est là qu’on reprend avec un bon gros montage nous montrant tout le monde en pleine action : Supergirl et Alura en ville, Lena qui galère avec Sam, Alex dans la rue avec de mauvais effets spéciaux, Mon-El avec de meilleurs effets, James qui sauve le DEO puis retire son masque devant une femme voulant sauver son fils, J’onn et son père s’échangeant un dernier souvenir, la légion qui revient (wtf ??) et… il est même question de Star Wars et de Clark Kent qui s’est bien sûr rendu à Madagascar. Bon moyen de l’occuper et de nous expliquer qu’il n’est pas là, alors que ça fait une saison qu’il n’est plus question de lui (ça change, entre la saison 1 qui ne parlait que de lui et la saison 2 qui l’avait invité plusieurs fois).

J’onn dit donc adieux à son père qui se sacrifie pour la Terre et pour promouvoir la paix. Tout ça pour ça. Dans le genre intrigues qui auront été inutiles… mais bon, ça fait avancer l’épisode et ça calme Reign. On en revient donc à Sam et son combat interne dans la vallée où elle doit s’en sortir comme elle peut et est confrontée à… sa mère. Cette dernière est pourtant censée être morte, donc Sam ne lui fait pas confiance… et on en revient à une question de confiance quand elle doit choisir l’eau de quelle fontaine boire. Elle prend la décision de se fier non pas à son instinct, mais à sa mère qui n’a rien à faire là. Humph, elle semble s’affaiblir avant de sentir de nouveau de la force.

Alex et Lena sont donc à son chevet et parlent… de la future maternité d’Alex, et donc de Maggie, forcément. Bon, c’est chelou de voir ces deux-là être amies, je n’arrive pas à m’y faire. Sam se réveille alors et révèle qu’elle est surpuissante et super rapide. Et elle sait voler, aussi. De son côté, Coville se réveille parce qu’allez savoir comment ou pourquoi, il a survécu. Tous nos espoirs sont donc en lui et en sa manière débile de ramper vers un vaisseau.

Pendant ce temps, Mon-El est perturbé par le retour d’Imra, mais cette fois-ci, celle-ci a compris que leur couple était de la merde et qu’elle lui avait caché trop de choses. Cela permet de faire genre Mon-El évolue et offre à la série la possibilité d’avancer vers un couple Supergirl/Mon-El. Ou pas : une fois n’est pas coutume, Imra ne dit pas à son mari tout ce qu’elle a à lui dire. C’est donc à Brainy de s’en charger et de recruter Winn et Mon-El pour la Legion.

Maintenant qu’ils ont sauvé le futur de son épidémie anti-humain, il faut le sauver d’une épidémie anti-intelligence artificielle. Qui s’en fout ? Moi, en théorie, mais si ça veut dire que la série est en train de se séparer de Winn et Mon-El, c’est non, sérieux. Que vient foutre Winn dans l’affaire ? Ben, son dessin de la semaine dernière pour créer l’arme non létale lui vaudra une place dans le plus gros musée des USA, quoi. J’ai baillé. C’est pas juste, virez plutôt James, sérieusement.

Parlons-en de celui-là cela dit ! Pour réconforter et aider Winn dans son geste, il… se confie et lui explique qu’il a retiré son masque. Ils n’ont pas le temps d’en parler beaucoup plus que ça que Coville parvient à envoyer un signal de détresse permettant au DEO de repérer le vaisseau de J’onn volé par Selena.

James propose donc de tuer Reign à la kryptonite maintenant qu’elle est détachée de Sam et Kara est forcément contre. Heureusement, la mère de notre héroïne a moins de scrupule et on peut donc assister à un nouveau combat contre Reign qui fait exploser le vaisseau de Brainy avec encore aussi Imra dedans. Reign est assez puissante pour mettre tout le monde K.O, mais elle est finalement transpercée par Sam.

Ce n’est pas suffisant pour totalement tuer Reign. Malgré un coup de Supergirl, Reign parvient alors à tuer avec ses rayons laser Alura, Sam et Mon-El, qui se fait tuer en sauvant la vie de J’onn (là aussi, comme pour James, virez J’onn plutôt). Sacrée bataille finale qui tue donc tout le monde, y compris Brainy et Imra, l’air de rien. C’est dramatique tout ça, mais ça fait trop de morts d’un coup pour que ce soit crédible dans cette série.

Supergirl regrette aussitôt d’avoir voulu tuer Reign, car selon elle c’est ce qui explique que tout parte en vrille comme ça. Elle récupère la bague de Mon-El et se débrouille pour remonter dans le temps, empêcher Sam de frapper Reign et les ramener toutes les deux à la fontaine grâce à l’Harun-El. Petit voyage dans le temps pour conclure cette saison et nous tuer Reign, quoi. Comme d’habitude avec les fins de saison de Supergirl, la solution sort de nulle part et c’est précipité vitesse grand V. Certes, ça ne vaut pas le WTF de la saison 1 et Alex pilotant le vaisseau de Kara, mais on s’en approche quand même.

Reign est donc enfin morte, laissant un amer goût de « tout ça pour ça ? » et Kara comprend qu’elle se sent finalement mieux sur Terre que dans l’espace. Elle en parle à Mon-El qui lui répond en… lui faisant ses adieux ?? Mais enfin, mais qu’est-ce que c’est que ce final ? Il nous sort même « I need to go back » (to the future) version LOST saison 3. Avant tout, il lui offre malgré tout une bague de la légion, pour garder l’espoir de le voir revenir un jour dans la série.

Côté happy end, Sam revient totalement humaine au DEO et remercie Alex et Lena avec Ruby. Bon, ça manque de conclusion pour ces personnages et pour voir ce qu’ils vont devenir, mais les scénaristes sont occupés à nous expliquer que Winn veut se barrer et que James veut retirer son masque. Puis, ce n’était pas plus mal d’oublier certains personnages, parce qu’Alex prend la décision de démissionner du DEO. LOL.

J’onn lui explique bien qu’elle est une héroïne et ne pourra pas s’empêcher d’en être une. Franchement, ouf, parce qu’Alex maman avec Ruby, c’était chiant. Ainsi donc, Alex vient voir son boss pour démissionner et se retrouve chef du DEO parce que J’onn veut démissionner lui aussi, allez savoir pourquoi. J’onn se barre dans la foule et c’est tout.

Alors que Winn fait une rapide scène d’adieu avec ses collègues, Kara… passe du temps avec sa mère qui lui fait aussi ses adieux. Ben oui, elle, elle se tire dans l’espace, on ne va pas la payer un épisode de plus non plus. Elle se dit soulagée qu’il n’y ait plus de Harun-EL sur Terre et le regard fuyant de Lena en dit long.

Le montage final voit donc le départ de Winn et Mon-El pour le futur. Je suis dégoûté, clairement.  James confirme publiquement qu’il est le gardien. Je n’en ai rien à faire. Et les deux sœurs finissent sur le canapé de Kara à manger de la pizza et se soutenir l’une l’autre quoiqu’il arrive. Ouep, quoiqu’il arrive, même Lena travaillant sur le Harun-El, même si une Kara maléfique se retrouve à poil en Sibérie.

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EN BREF – Et ben… je ne sais pas. Les épisodes étaient individuellement sympathiques cette année, mais cette saison aura trainé en longueur pendant une bonne dizaine d’épisodes qui semblaient jouer au ping-pong à faire d’incessants allers retours dans l’intrigue pour finalement ne pas réussir à proposer un final prenant, en allant vite en besogne…

Ce n’est peut-être que moi, mais j’ai trouvé l’ensemble trop bancal, trop rapide, trop expédié. Deux ans de Kara/Mon-El pour terminer comme ça ? Kara qui dit adieu à sa mère sans chercher un moyen de rester en contact avec elle via les hologrammes ? Winn qui quitte la série (et qu’est devenue Lyra, hein ?) avec à peine une scène d’adieu à Kara ? Non, non, non. Non.

Voilà, j’aurais aimé une meilleure conclusion à cette saison, mais autant la saison 2 avait amélioré à fond les choses, autant cette saison 3 a été un parcours du combattant dont les scénaristes n’ont pas réussi à sortir indemnes. Baisse de qualité, donc, mais ça reste bien, fort heureusement. Juste pas assez bien par rapport à ce que je voulais !

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> Saison 3