Westworld – S02E09

Épisode 9 – Vanishing Point  – 17/20
N’étant pas dans des conditions optimales pour voir cet épisode, il est dur de le noter, mais dans l’ensemble, c’était plutôt passionnant à voir et il y avait quelques bonnes surprises, tant dans l’intrigue repartant dans le passé que dans le présent. Et puis, même si je vois toujours les choses venir durant les scènes où elles ont lieu, la série parvient à me surprendre chaque semaine en prenant des directions que je n’attendais pas forcément. L’élément de surprise est une excellente chose.

> Saison 2


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You are in your very essence a lie.

Ce n’est vraiment pas juste que l’attente entre deux saisons soit si longue et une saison si rapide à consommer ! Nous voici donc déjà au neuvième épisode de la série. Malgré les apparences, je mourrais d’impatience de le voir et dès que j’en ai eu l’occasion, je m’y suis mis… mais mon petit détour à Tours (dont je parlerai certainement dans un prochain article) m’a retardé, inévitablement.

Dans le parc, on retrouve Emily, la fille de Will, s’occupant de lui dans l’espoir qu’il se soigne et apprenne à se pardonner, parce qu’il se blâme de la mort de sa mère, forcément. Il lui fallait au moins ça pour paraître gentil apparemment. Elle aussi se sent responsable de la mort de sa mère, parce qu’elle a foutu à la poubelle son cadeau en lui reprochant d’être alcoolique. On est bien à ce point.

Tant qu’on y est, Will lui confie qu’il ne la croit toujours pas et la soupçonne d’être un robot. On tourne en boucle, mais elle finit par révéler être au courant que son père a prévu de gagner la vie éternelle. Et ça ne la surprend même pas, vu qu’il adore tout contrôler. Et, bien sûr, elle veut la vie éternelle pour elle, hein, tant qu’à faire.

Pour cela, elle lui propose de l’aider à trouver une solution pour atteindre cette vie éternelle, lui faisant remarquer qu’ils ont besoin de scanner les invités pour y parvenir. Cela tombe bien : c’est déjà le cas. Voilà donc à quoi servent les chapeaux de cow-boys dans cette série. C’est tiré par les cheveux et en même temps ça passe bien. Le seul problème, c’est que l’on sait que les invités n’en portent pas toujours ; on a eu l’occasion de voir quelques orgies sans chapeau l’an dernier.

Qu’importe, elle demande donc des explications sur la mort de sa mère. Et le bruit de fond quand j’ai vu cet épisode ne m’aidait pas spécialement à me faire aux mots mangés de Will, mais bon. Grosso modo, celui-ci est à un gala de charité où tout se passe bien et où il devrait apprendre à profiter de la vie lui souriant… avant sa crise cardiaque ?

Il promet à sa fille de s’occuper de sa mère et lui demande de quitter le gala sans plus de cérémonie. Il retrouve alors Robert au bar, et c’est l’occasion d’une nouvelle conversation cryptique pour ces deux-là. Robert lui offre une carte, que Will refuse pour aller s’occuper de sa femme. J’ai l’impression de passer à côté de scènes-clés, il faudra que je revoie cet épisode au calme à un moment ou un autre.

Will ramène donc sa femme chez lui et elle le menace plus ou moins, lui révélant qu’elle sait exactement qui il est : Logan lui a raconté de jolies histoires et elle sait qu’il déteste être appelé Billy. Ben voui, tu m’étonnes. S’est-elle vraiment suicidée ? Ce n’est plus si sûr dès ce moment.

Bon, ils sont surpris par Emily qui est directement convaincue que sa mère est folle et accro à l’alcool. Sa mère lui assure l’avoir toujours aimée, alors que son père n’a jamais aimé qui que ce soit. Elle est drôlement lucide et c’en est triste : une autre vie gâchée chez les Delos, finalement. Elle n’a pas tort : William a détruit tout le monde, le père, le frère et maintenant sa femme. Logique. Une sorte de bon plan.

William retrouve alors sa fille qui est totalement manipulée par lui et croit faire le bien de ses parents en s’arrangeant pour placer sa mère en hôpital psychiatrique. La pauvre a fait bien des démarches pour rien, car c’est cette nuit-là que sa mère a choisi de se suicider dans son bain.

On en revient alors au parc où Will est désormais sûr et certain qu’Emily est un robot. Elle lui demande trop de choses. Celle-ci révèle alors ses vraies intentions : elle n’est pas un robot, elle veut juste exposer le plan de son père au reste du monde pour pouvoir l’enfermer. Eh oui, avant de se suicider, sa mère lui a laissé un message : le profil Westworld de son père. C’est totalement abusé, mais ça suffit à convaincre Emily que son père est un cinglé de base qui mérite tout ce qui lui arrive, tout ce qui lui arrive étant quelques balles dans le corps avec lesquelles il a l’air de vivre très bien et très longtemps, sans même souffrir plus que ça. Un peu perché tout ça.

Ils sont heureusement récupérés par une équipe de secours… que Will n’hésite pas à tuer sans le moindre scrupule. Sous le regard terrifié de sa fille… qu’il décide de tuer aussi, persuadé qu’Emily est un robot. C’est un pari complétement fou tout ça, et une folie qui n’en finit pas.

Malheureusement, il était sûr que sa fille lui mentait parce qu’elle avait parlé de son profil Westworld, qu’il n’a jamais partagé à personne, pas même sa femme… sauf que c’est ce même profil qu’elle avait en main quand il l’a abattu. Et elle n’a pas hérité de son gêne pour survivre aux balles apparemment. C’est fort dommage car j’aimais déjà beaucoup son personnage après ces quelques épisodes, et je sens qu’il y avait encore énormément à faire avec elle. Cela pousse Will à envisager lui aussi le suicide, et il se remémore alors la dernière nuit avec sa femme : ce moment où elle lui a demandé une seule vraie vérité, ce moment où il a planqué la carte dans un livre et ce moment où il lui a confié sa vérité sur le monstre en lui, une fois qu’elle dormait. Ce monstre, cette noirceur en lui, il ne l’a pas vu tout de suite, mais il l’a laissé prendre le contrôle.

Will lui affirme donc qu’elle a toujours eu raison et qu’il appartient à un autre monde, pas à celui-ci. Il est sûr d’être fait pour Westworld et s’en va. Et bien sûr, sa femme ne dormait pas. Elle découvre donc son profil Westworld dès qu’elle en a l’occasion, et ce qu’elle voit la terrifie : son mari est amoureux de Dolores, les images ne trompent pas… Les statistiques faisant de lui un paranoïaque non plus. Après tout ça, elle a donc confirmation de ce qu’elle a toujours su. Elle décide de planquer le profil de Will dans la boîte à musique d’Emily, le fameux cadeau que celle-ci avait jeté et pensait avoir perdu à jamais.

C’est ainsi qu’Emily a su. Et plutôt que de se suicider, il choisit de se taillader le bras pour voir s’il est un robot. Le suspense est là, mais ce serait tordu quand même.

Dolores s’avère finalement bien être « Celui qui apporte la mort », donc plutôt « Celle », j’étais passé à côté dans ma critique de la semaine dernière, désolé ! Elle continue sa progression vers la vallée de l’au-delà, parlant aux indiens qui refuse de la laisser passer pour protéger le nouveau monde à la base de leurs croyances. Rapidement, ça vire donc en baston générale et nos amérindiens se font sérieusement défoncer par Teddy et Dolores.

Il ne reste bien sûr plus qu’eux deux après ce combat, parce qu’ils sont trop forts et que malgré tout, on est dans une série ; il faut bien tuer les figurants à un moment. De manière étonnante, en revanche, Teddy semble guérir progressivement de son lavage de cerveau… et épargne un de ses ennemis.

Cela semble le hanter pour le reste de l’épisode où il nous tape une petite crise métaphysique supplémentaire et où Dolores est heureuse d’être le premier être de ce monde à faire ses propres choix. Pas de bol, cela se solde par un Teddy qui semble avoir des doutes sur ses sentiments pour elle, qui sont constants depuis toujours. Elle est l’une des premières choses qu’il a vu en se réveillant pour la première fois, et il se souvient de son réveil, examiné par Arnold. Et malgré ses sentiments pour elle, il choisit de se suicider devant Dolores qui a pris la décision de le faire devenir un monstre.

Ah oui, pourquoi pas. C’est inattendu quand même, même si Dolores l’a autant mérité que cherché, pour le coup. Et donc voilà, c’en est fini de Teddy qui choisit de se suicider sous ses yeux, ne supportant plus d’être un monstre. Et comme Dolores en a supprimé la sauvegarde, ben… Adieu.

En théorie ? Parce qu’en sous-terrain dans un labo, Clem est incompréhensiblement ramenée à la vie par des techniciens qui prennent un malin plaisir, sous le commandement de Charlotte et l’observation de Bernard, à lui donner la capacité de communiquer avec les autres robots… pour les forcer à s’entretuer.

Bernard est toujours hanté par Ford qui lui explique qu’il l’avait prévenu de ne pas faire confiance aux humains. C’est suffisant pour qu’il se rende auprès de Maeve et tente en vain de la libérer. Celle-ci « sent » toutefois sa présence et lui transfère les informations que Robert voulait voir récupérées par Bernard.

Ce dernier retrouve Elsie et, même si Ford lui dit de se méfier d’elle, il lui révèle que Delos copie les invités pour les transformer en hôtes… depuis un sacré bout de temps. Elle est traumatisée par l’info et c’est assez pour la motiver à se rendre elle aussi dans la vallée pour protéger ces données sensibles. En chemin, elle s’arrête pour récupérer les armes des gardes tués par Will. Cela l’éloigne de Bernard, et Ford en profite de nouveau pour tenter de le convaincre de tuer Elsie.

Ah putain, une fois pas deux les gars. Bernard supplie Ford de le laisser tomber, mais ça ne fonctionne pas comme ça. Par peur de tuer Elsie, Bernard choisit donc de se taillader le bras pour insérer de quoi transférer des données, de se faire prisonnier de sa propre voiture et de faire disparaître Ford de sa tête. Cela semble fonctionner, mais Elsie se méfie désormais de lui. Elle a bien raison, mais ça n’empêche pas Bernard de décider de la laisser au bord de la route, avec quelques cadavres pour seule compagnie.

De son côté, Maeve est toujours en pleine agonie avec un technicien étant impatient de la mettre définitivement chaos… et ne se doutant pas qu’elle est à son tour « hantée » par Ford, que je vois comme une sorte de virus transmis par Bernard. Celui-ci essaye de convaincre Maeve de ne pas se laisser faire, et il n’en faut jamais beaucoup pour que Maeve accède à ses données et pète un câble. Vivement la fin de saison, donc.

> Saison 2

Colony – S03E07

Épisode 7 – A Clean, Well-Lighted Place – 18/20
Malgré un changement radical de ton et de forme pour ce nouvel épisode, la série continue d’être bien trop passionnante. Cet épisode fait avancer l’intrigue de certains personnages d’un bond de géant tout en stoppant ce qui servait de fil rouge jusqu’ici. En somme, un excellent épisode qui fait presque office de reboot au beau milieu de la saison. Je m’attendais à totalement autre chose pour cet épisode, mais une fois de plus, je suis conquis, surtout que la série sait parfaitement où réside sa force.

> Saison 3


Spoilers

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This place may have cars and phones, and a Community Patrol instead of Redhats, but it’s still a Colony.

Comme je me suis limité à un épisode par jour et que j’ai plutôt regardé hier Reverie dont la saison 1 me plaît énormément malgré ses défauts, c’est avec 24h de retard que je lance cet épisode, qui sera aussi, je pense, le dernier que je verrai avant lundi soir. Pour un addict comme moi, ça va être dur, mais j’ai aussi largement de quoi m’occuper.

Cette semaine, j’ai adoré l’introduction qui revient sur l’inventeur de l’algorithme qui a jeté le monde dans le chaos. C’est le genre de personnage que j’adore parce qu’il sait exactement ce qu’il veut et manipule son monde pour l’avoir, tout en élargissant de manière dingue la mythologie de la série. On le retrouve ainsi au téléphone avec Camille, la chancelière, donc l’autorité la plus haute du pays. Elle est paniquée de voir Seattle être progressivement rasée de la surface de la Terre par les drones – comme le sera San Francisco plus tard.

Si on connaît encore peu le personnage de l’inventeur, il était amusant de le voir tout zen à boire son whisky en contemplant le spectacle de destruction, avec une petite référence aux Misérables au passage. Il négocie auprès de Camille, qu’il appelle donc par son nom et qui est au fond du gouffre face à la situation, le contrôle total de Seattle : il ne veut pas d’armée, pas de drones, pas d’hôtes. Il propose de mettre en place une colonie utopique, laissant planer le doute sur les rumeurs existant depuis quelques temps dans la série : Seattle est-elle vraiment la ville parfaite ?

Post-générique, on renchaîne sur un verre de whisky tenu par Will, qui rencontre Lillian Crane dans un bar et dit s’appeler James Dalton. James Dalton ? Il drague Lillian Crane et dit chercher Terry Lennox, un ancien ami. Ses habitudes de détective reprennent donc le dessus dans ce qui semble être sa nouvelle vie, alors que Lillian Crane est terrifiée lorsqu’elle entend le nom de Terry.

Il faut dire que Will est détective privé, pour la femme de Lennox, donc ce dernier ne doit pas être bien vu dans une société qui met l’ordre au-dessus de tout. Disparaître de la vie de sa femme, ce n’est pas très ordonné. Quant à James Dalton, il joue aussi les Uber (même si ça s’appelle différemment et qu’être chauffeur de taxi semble être son boulot officiel au sein de la colonie, là où détective privé est plutôt un passe-temps). Il est rapidement révélé que nous sommes bien après l’invasion, parce qu’il y avait encore un doute sur la chronologie de tout ça…

Nous sommes en fait longtemps après la cavale des Bowman de l’épisode précédent. Grace a grandi, Bram s’occupe d’elle, les Bowman ont chacun leur job et de nouveau en froid. Ils ont tous un portable et la famille Dalton m’intrigue franchement au plus haut point. C’est osé de faire ça en plein milieu de saison, et c’est un bon plan pour eux parce que ça permet d’oublier quelque peu la mort de Charlie.

Oh, bien sûr, pas complétement, ce sera toujours là et c’est mis en scène quand Katie aperçoit un petit garçon. C’est discret, insidieux et toujours là. Son job ? Appeler les rescapés qui ont la chance d’être transporté à l’intérieur de Seattle, qui est effectivement la colonie parfaite qu’on nous vendait. Toutefois, elle est rapidement interrompue par Bethany.

Bethany ? Apparemment, la fille d’un couple dont elle s’occupe et qui attend depuis longtemps de pouvoir rentrer à l’intérieur de Seattle. Si elle les connaît si bien, il est cette fois suggéré que plusieurs mois se sont écoulés depuis la dernière fois que nous avons vu les Bowman puisqu’ils sont là depuis quatre mois. Progressivement, on va finir par savoir !

Les parents de Bethany ont entendu des rumeurs affirmant que Los Angeles allait être repeuplée sans la moindre liste d’attente, ce qui choque Katie autant que ça l’intéresse, même si son job est de faire en sorte que le couple reste patient, car c’est plus salvateur pour tout le monde. Evidemment, Katie fait tout ce qu’elle peut pour sauver le couple – les Winslow – parce qu’ils ont eux aussi perdu un enfant en route, un enfant qui n’avait que cinq ans. Elle finit par trouver une faille dans le système pour les faire intégrer la liste plus vite, et ça fonctionne, notamment grâce à l’aide d’une collègue.

Daisy Lennox réveille James Dalton car elle veut le revoir. Loin de la maison bien ordonnée des « Dalton » (ou des Bowman à l’époque, d’ailleurs), Daisy est une mère célibataire complétement débordée par ses deux garçons. Elle recherche son mari que l’un d’eux a aperçu, mais elle n’a aucune preuve qu’il est bien dans la colonie, surtout que James ne le trouve nulle part. Il lui parle donc des Crane, puis de nouvelles rumeurs peu rassurantes : certains ingénieurs, docteurs, etc. sont enlevés pour… on ne sait pas bien exactement, forcément.

La scène suivant voit James Dalton interrogé le mari de Lillian Crane pour avoir plus d’infos sur Terry. Cette fois, les Crane ont une villa de dingue avec une sacrée vue. N’empêche, ce côté enquête dans une société futuriste n’est pas sans me rappeler Altered Carbon. Je trouve toutefois que Will en dit trop.

Il finit par avoir une piste sérieuse et comprend que le mari de Lillian est en fait Terry. Ouep, on peut changer de nom et il est bien placé pour le savoir. Terry n’apprécie pas trop de voir sa couverture grillée et Will s’amuse bien… à le tabasser ? Il s’arrête quand il aperçoit son reflet, cela dit.

De son côté, Bram aussi a trouvé un job à Emerald City : il livre les légumes et la nourriture aux gens. Le système de paiement est désormais automatisé sur portable et il a aussi un collègue qui envisage de quitter ce job pour en avoir un lui permettant d’être qualifié pour une meilleure maison. Bref, plus tu te rends utile à la société, mieux tu vis quoi. C’est mal barré pour Bram qui passe son temps à s’occuper de sa sœur comme es parents sont trop occupés. D’ailleurs, la vie à l’école pour Grace n’est pas des plus simples : elle a des matières beaucoup plus complexe qu’avant, genre de la physique, parce que ouep, les colonies, ça change tout.

Will finit par rentrer chez lui pour nettoyer le sang qu’il a littéralement sur les mains et pour… aider Katie (qui s’appelle Laura dans cette colonie) à organiser une fête de voisinage chargée d’accueillir Roger Erikson à la tête de l’équipe de surveillance. J’essaye de tout noter, ne sachant pas trop ce qui sera utile pour la suite… Notons que Laura a aussi une collègue, Michelle, qui l’a aidée à tricher pour faire entrer les Wilson dans Seattle. Les gens naturellement gentils dans ce genre de séries, je ne les sens pas trop.

De la même manière, je ne sens pas du tout Will dans cet épisode. Il boit son whisky, est malpoli, disparaît de la fête en cours de route… Katie mérite mieux que ça quand même, et c’est aussi ce que semble penser Michelle. On a donc une Katie qui fait tout pour s’intégrer au mieux dans cette colonie et un Will qui ne le supporte pas, et ça mène enfin à une scène parfaite pour le couple qui s’engueule et est toujours aussi parfait jusque dans les engueulades.

Katie cerne bien la culpabilité de Will vis-à-vis de Charlie, même si le nom de Charlie n’est pas prononcé. Bref, les scénaristes intègrent le deuil du fils Bowman de manière cohérente et réaliste au milieu de cette situation désespérée – les couples qui ne parviennent plus à se comprendre après la perte d’un enfant, Katie qui change beaucoup de caractère pour « s’en sortir » et Will qui sombre dans une dépression alcoolique, tout ça, c’est souvent ce qui arrive aux couples perdant un enfant.

Et le pire, c’est qu’ils ne peuvent pas se le permettre dans une société encore plus fondée sur les apparences que la nôtre : il est parfaitement établi que tout le monde surveille tout le monde. Par conséquent, ce serait pas mal que Bram arrête de faire de la merde de son côté. Oui, il s’occupe de Gracie et a un job, mais il est toujours l’ado insupportable des débuts dès qu’il en a l’occasion : il sort en cachette dans des soirées probablement illégales où il ramène l’alcool de ses parents et a une petite amie. Le lendemain, il réclame aussi un job lui permettant d’avoir son propre appartement pour s’occuper de Gracie, en cas de problème avec ses parents.

Will a quant à lui décidé de passer la nuit dans sa voiture… et se fait réveiller par un officier de la patrouille. Il n’est vraiment pas malin quand il s’y met. Rassurez-vous, Katie non plus n’est pas maline quand elle s’y met : elle s’est attachée aux Winslow et part à leur recherche dans Seattle alors qu’elle ne devrait pas car ce n’est pas son job. Et ça aurait été mieux qu’elle ne le fasse pas : arrivée dans la sorte de HLM qui devait supposément les accueillir, elle se rend compte qu’il n’y a personne dans leur appartement… et personne dans l’immeuble. Ah ben c’était bien la peine de les aider !

Enfin, Will décide de mentir à la femme de Terry : il lui annonce que son mari est mort, parce que mieux vaut aider sa couverture après tout. La toute fin d’épisode est bien sûr un cliffhanger, mais un cliffhanger vraiment bienvenue pour une fois : Will est toujours taxi, et son nouveau client n’est autre que Broussard ! Enfin ! Je suis impatient d’être la semaine prochaine pour voir ce qu’il est devenu et surtout comment il a retrouvé les Bowman.

> Saison 3

Reverie – S01E03

Épisode 3 – No More Mr. Nice Guy – 16/20
La série tombe déjà dans une routine, mais comme je m’y attendais et qu’elle réussit à encore à surprendre par moments, je ne lui en veux pas du tout. Les scénaristes semblent en plus s’appliquer à mettre au point leur formule et à rétablir deux-trois détails pour en augmenter le potentiel et les chances de survie à long terme. C’est tout le mal que je leur souhaite, car je suis toujours accro pour l’instant.

> Saison 1


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You’re here for a reason.

Pour nous indiquer dès le début que nous sommes dans un rêve, Reverie prend le parti de nous montrer le monde à l’arrêt comme si Piper de Charmed était passé par-là… ou pour rester dans les rêves, Ellen Page dans Inception. Cette semaine, nous avons donc le droit au braquage d’une banque, c’est plutôt classique et attendu dans ce type de série.

On enchaîne dans le monde éveillé sur la femme du rêveur, évidemment le braqueur en chef, qui le retrouve et ne parvient pas à le réveiller. Elle décide donc de porter plainte contre Onira Tech, parce qu’il est plus facile d’accuser quelqu’un d’autre que son mari. Faudrait pas qu’elle se rendre compte qu’elle est enceinte d’un connard préférant s’amuser à braquer une fausse banque plutôt que de s’occuper de préparer l’arrivée de leur premier enfant. Logique.

De son côté, Mara continue d’halluciner sa nièce et lui parle indéfiniment, même si la gamine ne dit pas un mot et même si on ne sait pas encore si elle est tangible. Elle n’est pas spécialement d’humeur à aider Nate, le braqueur de banque, mais elle le fait quand même parce que c’est son job, et ça donne lieu à une scène irréaliste (mais ça tombe bien, on est dans un rêve) où elle repère Nate dans le rêve, tente de le réveiller, et le tout pour découvrir qu’il s’enfuit en hélicoptère. Dans la réalité, Paul lui conseille alors de ne pas poursuivre Nate, mais de faire en sorte qu’il vienne à elle.

Pour cela, elle contacte Kacey, une des designers de Reverie, qui accepte de lui créer un fourgon blindé qui attire immédiatement Nate à elle. La voilà donc qui joue aux conseillères conjugales pour découvrir que Nate ne veut pas se réveiller. Pff. Allez, j’espère aussitôt qu’on ne va pas sortir la banale intrigue du « ouin, je vais être papa, c’est trop de pression ».

Bon, Mara est forcée de se réveiller et d’aller parler à Annie, la femme de Nate, qui assure pourtant que son mari est ravi d’être papa. En revanche, ils ont été cambriolés il y a peu. Même si l’avocat a bien dit à Annie de ne pas parler à Mara, elle lui raconte tout ça et heureusement que Mara n’est pas là concernant le procès, parce qu’elle lui sert de très jolis arguments pour la défense d’Onira Tech.

Qu’importe, Mara a de quoi attirer l’attention de Nate. Il suffit de le cambrioler pour le faire péter un câble, et elle n’a aucun mal à le faire une fois dans sa rêverie. Elle réussit à le convaincre de se réveiller pour mieux transformer le rêve en cauchemar : cette fois, c’est un motard avec des chaînes, type Ghostrider, qui enlève Nate devant elle.

Paniquée, Mara s’en confie à Paul qui lui explique que Reverie est un programme assez précis pour créer ce que le rêveur veut, mais aussi ce dont le rêveur a besoin. C’est l’occasion d’approfondir le personnage de Paul qui se retrouve avec un passé de merde tout bateau : son père était un alcoolique… et bien sûr, ça lui a provoqué tout un tas de problème de confiance et autre à l’âge adulte. Heureusement, Reverie a cerné ce problème en Paul et lui a offert une pièce où il pouvait confronter son père. Mouais. Ce n’est pas bien dingue comme ajout à la mythologie de la série, mais ça permet d’ajouter durablement un danger supplémentaire à tous les épisodes si le rêve peut se transformer en cauchemar comme ça. En plus, Paul a aussi tout un tas d’autres secrets symbolisés par la bibliothèque du générique et ses multiples portes.

Bon, allez, il faut avancer dans l’épisode : le motard de Nate est bien le cambrioleur, mais plus musclé et tatoué que sur les dessins de la police recherchant l’homme. Charlie parvient donc à le traquer, parce qu’il est trop fort, mais il faut encore qu’une victime puisse l’identifier comme le voleur. Le seul qui puisse le faire – allez savoir pourquoi vu la description précise qu’en a la police – est Nate, mais il ne veut pas parce que le cambrioleur est revenu le voir pour le menacer de mort s’il parlait.

Logique, quoi. Pour réveiller Nate, Mara parle une fois de plus de son passé dramatique (ça commence déjà à être trop répétitif pour le coup). Tout ceci fonctionne et mène à une scène pas crédible du tout où Nate confronte le cambrioleur, mais pas une confrontation habituelle en commissariat. Non, non, ça se fait dans la rue, normal. On va dire que ça leur faisait un studio de moins à booker, mais bon. Ils ont déjà réservé une jolie maison pour Nate et Annie après tout. Ces deux-là se retrouvent et sans surprise, les retrouvailles se passent bien.

En sous-intrigue, Lexa se prépare pour une présentation aux investisseurs et avec sa personnalité, ce n’est pas gagné car elle se réfugie dans les chiffres et les données. Mara lui apprend donc à se lâcher et à utiliser une technique d’empathie pour manipuler son monde. Moui. C’était plutôt sympa de voir ces deux-là apprendre à mieux se connaître et sympathiser. Et puis, c’est toujours un conseil bon à appliquer pour mon oral, non ?

Bien sûr, concernant le fil rouge, Paul s’inquiète toujours de l’état de santé de Mara, même si celui-ci semble se contenter de voir son cerveau reprendre sa « configuration » ordinaire. Le problème, c’est que Charlie est plus malin que ça et se doute bien que le passé de Mara est revenu la hanter. De manière pas du tout creepy, le voici donc qui se rend chez Mara pour fouiller et voir toutes les affaires de Brynn.

Vers la fin d’épisode, il confronte donc Mara qui s’effondre, parce qu’elle se sent enfin bien à revoir Brynn et aider les gens. Il était prêt à la virer, mais finalement, elle parvient à le convaincre… en utilisant la même technique que sur Lexa. Pour autant, le soir, elle décide de recommencer à prendre ses médicaments pour ne plus voir Brynn… et de confronter sa plus grande peur : retourner dans la rue où tout s’est produit.

C’est un peu frustrant d’être sur NBC et d’avoir un script qui se sent forcé de nous l’expliquer avec voix-off et flashback, mais bon, c’est le problème des séries grand public, on nous prend souvent pour des idiots incapables de se souvenir de ce qu’il s’est passé deux minutes plus tôt dans l’épisode. Au-delà de ça, cela faisait une bonne scène de voir Mara se confronter à ce passé, parce qu’on en entend tellement parler depuis trois épisodes que je suis pressé qu’elle parvienne à s’en débarrasser.

Le cliffhanger est alors excellent : elle retrouve Brynn dans l’appartement, malgré les médicaments, et celle-ci lui explique qu’elle est là pour une raison avant que tout l’appartement se mette à être comme victime d’un bug informatique. Ah ? Cela ouvre un univers de théories – elle pourrait tout à fait être dans Reverie elle-même depuis le début ; ou c’est simplement cette déconnexion de la réalité qui s’accélère.

> Saison 1

Younger – S05E02

Épisode 2 – A Titanic Problem – 17/20
Le comique de situation se renverse cette saison et ça fait beaucoup de bien à l’humour de la série qui continue de nous proposer le même genre d’épisode qu’avant, mais avec ce nouveau twist. Ainsi, les choses évoluent sans pour autant mettre un terme à la série. Ce renouvellement est appréciable et je suis de nouveau bien trop fan de cette comédie pour mon propre bien.

> Saison 5


Spoilers

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I read three novels a week, that’s like a thousand Instagram stories.

Charles ne s’en remet toujours pas de voir que Liza a autant menti sur son âge. Pour ne rien arranger, la vue de Liza continue de baisser beaucoup trop vite pour elle. Elle reçoit toutefois une excellente nouvelle de bon matin et débarque aussitôt chez Kelsey pour lui annoncer que Marriage Vacation (un livre qui existe vraiment, écrit par Jo Piazza, et que je devrais recevoir dans ma boîte aux lettres ce matin !) a été choisi par Reese Witherspoon pour son club de lecture.

Avec le retour de Josh à New-York, Liza découvre les joies d’Instagram et des DM, nous fournissant l’une des meilleures répliques de la série. Au passage, je note qu’elle est pire que moi – et pourtant avec tout ce que je révise, je lis aussi l’équivalent de trois romans par semaine. Bref, Liza ose envoyer un DM à Reese Witherspoon et ça finit par une promesse de rencontre, rien que ça.

Il faut noter bien sûr que toute cette intrigue autour d’Insta permet des retrouvailles Josh/Liza pleine de tensions et de non-dits autour du mariage.

De son côté, Charles passe l’épisode à regarder Liza et se demander comment elle planque si bien son âge ; remarquant enfin tous les détails qui la trahissaient, notamment son manque de vocabulaire millenials et sa vue diminuant. Il mène aussi l’enquête pour savoir qui est au courant, commençant par Diana qui n’en a bien sûr pas la moindre idée et ne se souvenait même pas comment elle a rencontré Liza.

Forcément, Charles finit par être obsédé par elle – déjà qu’il était amoureux d’elle, maintenant son mensonge est tout ce à quoi il pense. Il envisage donc de la virer et en parle à son avocat qui le considère comme complétement fou pour ça, car ça serait la pire des publicités pour la boîte qui n’en a pas franchement besoin après tout le problème de Moore qui coule financièrement Empirical, au point de retarder le paiement des salaires.

Pour compenser, Zane promet un livre génial en réunion, mais ça semble être du vent et Reese Witherspoon est une opportunité en or. Pauline, Liza et Kelsey rencontrent donc l’équipe de celle-ci qui envisage bel et bien d’en faire un film et Liza enchaîne les grandes décisions. Contacter directement Reese Witherspoon ne lui suffit pas : elle décide de proposer directement un partenariat entre ses équipes et Millenial, sans prendre de RDV, sans en parler avec qui que ce soit. À un moment donné, ce genre d’énormes décisions sans consulter personne, c’est motif de renvoi, non ?

Même pas, parce que ça se passe bien et que l’opportunité est bien trop énorme pour être mal vue. Je note avec plaisir que le rôle de Kiara, de l’équipe de Witherspoon, est interprétée par Tara de The Walking Dead, même si elle est tellement bien apprêtée que je me suis demandé un moment si c’était bien elle ou pas. Comme quoi le maquillage fait beaucoup dans l’une et l’autre des séries ; mais de toute manière Alanna Masterson ne peut être moche même quand ils essayent !

Le problème de tout ça est que Charles veut éviter Liza au maximum et que cette nouvelle collaboration est son idée. Forcément, le patron est donc moins excité que Kelsey et Liza par la nouvelle, et Kelsey est énervée après Charles qu’elle pense être jaloux du succès à venir de Millenial si ce deal se fait.

Bien sûr, elles sont au bar juste à côté de chez Josh et Kelsey et cette dernière lui donne les clés pour aller aux toilettes chez eux. C’est la meilleure manière de nous remettre Josh et Liza dans la même pièce. On pourrait penser que Liza serait pressée d’aller aux toilettes, mais non, elle se retrouve à conforter Josh qui boit et est déprimé car Clare vient de lui annoncer qu’elle ne reviendrait pas aux États-Unis.

Leur mariage – et leur lune de miel – était une catastrophe, donc voilà, adieux Clare. Je suis dégoûté parce que je l’aimais bien et qu’elle aurait pu rester quelque temps de plus dans la série… mais bon, j’imagine qu’ils ne voulaient pas payer l’actrice. Dommage (encore que Josh est toujours marié, donc s’il se remet avec Liza, ça pourra faire du remous – surtout que Clare connaît le secret de Liza… bref, y a du drama en perspective).

Après cinq saisons, il était également temps que la rencontre entre Lauren et Diana se fasse et elle se fait lors d’une soirée pour le lancement de Marriage Vacation, soirée au thème tout trouvé : les vacances. Si la boîte de com de Lauren semble promise à l’échec (et pourrait tout aussi bien être le Titanic du titre vu sa ridicule vidéo de promo), son rôle dans cet épisode était une fois de plus bien drôle. La construction de cette rencontre Lauren/Diana court sur tout l’épisode avec l’intrigue d’Instagram et finit par Diana répondant aux avances de Lauren en pensant juste être en train de lui répondre de manière jeune. Hilarant.

Pauline et Charles arrivent ensemble à la fête, ce que Diana remarque, se demandant s’ils vont ou non se remettre ensemble, comme les enfants du couple et comme un peu tout le monde à Empirical. Dans le même genre, Kelsey et Zane continuent de flirter, Zane se confiant sur ses échecs et faisant quelques bonnes blagues. Ce n’est pas spécialement intéressant, alors heureusement que Kiara est également à la fête et se montre intéressée par Zane, parce que ça révèle que Kelsey n’est pas prête à le voir partir pour une autre. Elle décide donc d’annoncer à Kiara qu’il est gay, comme ça c’est fait.

Charles annonce finalement le partenariat avec Whiterspoon, parce que c’est une trop bonne opportunité capable de sauver la boîte et que Diana en était à envisager de vendre son appartement. Il continue au passage d’éviter Liza autant qu’il peut et rentre avec Pauline pour lui annoncer qu’il n’est plus amoureux d’elle. Voilà qui est fait et qui va permettre de passer à autre chose maintenant, mais ce n’est pas fou pour la promo du livre.

Sinon, en sous-intrigue, Maggie est agacée par un bus de touristes qui passe tous les jours devant son appartement… et à force de s’engueuler avec le guide touristique, elle finit par négocier de quoi faire partie de l’attraction, gagnant un peu d’argent au passage. C’était n’importe quoi et prévisible, mais bien marrant malgré tout.

L’épisode se termine par une scène entre Charles et Liza où celle-ci se rencontre que quelque chose a changé entre eux – sans qu’elle ne puisse savoir quoi. Ma foi, c’est une bonne évolution pour leur duo qu’il garde à son tour le secret de Liza sans lui révéler qu’il est au courant. Cela peut permettre quelques bonnes situations comiques dans les épisodes à venir et j’espère que ça ne finira pas de manière aussi abrupte que la dispute Liza/Kelsey de l’an dernier.

Quant à la vie amoureuse de Liza, je ne sais plus quoi en penser : ses scènes avec Charles étaient bof parce que ce nouveau secret entre eux est étouffant ; ses scènes avec Josh était quelque peu dérangeantes, parce qu’ils n’ont eu que deux scènes dans lesquelles j’ai fini par trouver que Liza était plus maternelle avec lui qu’autre chose, ce qui est bizarre quand même pour une relation amoureuse (enfin chacun trouve ce qu’il veut dans sa relation, après, mais dans les premières saisons, leur relation me vendait bien plus de rêve).

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