Supergirl – S03E22

Épisode 22 – Make it Reign – 18/20
Il y a eu tellement de tours et détours cette année que l’intrigue laisse un énorme arrière-goût de « tout ça pour ça ? », mais on se dirige vers un épisode final réussi. Comme le reste de la saison, l’épisode final ne sera pas aussi réussi que l’an dernier (où l’avant-dernier épisode m’avait déjà énormément satisfait là où cette année ce n’est « que » un très bon épisode), mais tout y a mené et la construction de la saison est assez claire/sympathique grâce à cela.

> Saison 3


Spoilers

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One would have thought that « The Girl of Steel » would know that caring makes you weak.

Oh, ironie du titre de l’épisode faisant le jeu de mots avec « Make it rain » alors que chez moi il pleut assez pour que la terrasse soit en partie inondée. Avec un peu de chance, on aura assez de pluie dans l’épisode pour me valider un point du Bingo, non ? Je ne sais pas, mais en attendant, il y a Vitaa qui débarque sur Terre : elle fait partie des trois filles de Juru, Selena, XXX et Vita (oui, XXX, parce que je voulais noter son nom quand il serait donné, mais en fait, il n’est jamais donné dans l’épisode), qui veulent donc prendre possession de la Terre grâce à l’Harun-El devenu toxique pour elles. Mouais. Elles sont bien sûr aidées par Coville, qui a passé les derniers épisodes à se balader de cliffhanger en cliffhanger. Cette semaine, il aide les filles de Juru à recréer une déesse à partir du sang de Reign, puis de celui des deux autres Worldkillers qui se trouve au labo de Lena.

À Argos, Kara, sa mère, sa pote et Mon-El mènent l’enquête et sont coincés : ils voient qu’il est question de la Terre chez Selena, mais ils n’ont aucun moyen de contacter le DEO. Ils trouvent un hologramme de Selena leur expliquant son plan maintenant qu’elle a gagné : ses sœurs sont sur Terre et avaient prévu la séparation de Sam/Reign car Sam était finalement trop puissante. Selena annonce la mort à venir de Sam, qui sera remplacée par Reign et promet une destruction apocalyptique de la Terre, avec quelques tremblements de terre catastrophiques provoqués par la montée en puissance de Reign.

Tout cela termine par une explosion mettant K.O la pote de Kara et le seul moyen qu’ils avaient de contacter la légion. Heureusement, Alura (je n’arrive toujours pas à lui faire confiance malgré tout, c’est fou) a l’idée de parler à Kara du labo de son père et du portail qu’il voulait créer pour téléporter les kryptoniens avant la destruction de leur planète. Là-bas, ils découvrent de quoi terminer le portail pour revenir au DEO, et aussi de quoi le contacter avec des cristaux.

Pendant ce temps, Ruby s’occupe de sa mère et lui reproche ses mensonges, mais contrairement à ce que nous vendait l’épisode précédent, Sam est redevenue Sam. Ruby ? Elle n’a même pas appelé Alex ou Lena d’elle-même pour s’occuper de sa mère.

En même temps, Alex est occupée sur son site d’adoption et à se faire larguer par tout le monde. C’est un petit peu le résumé de sa saison : Maggie, Ruby, Kara et maintenant le père de J’onn, Myr’nn, qui veut se suicider (ce sont les traditions martiennes). Il faut bien avouer que je m’en fous pas mal de nouvel au revoir, mais bon, Myr’nn est un personnage que l’on a beaucoup vu cette saison, alors il est normal de passer du temps sur ses adieux. J’imagine que son rituel posera problème pour le final, en plus ; mais il commence par une simple longue scène nous réexpliquant comme la semaine dernière qu’il va filer ses souvenirs à son fils. On sait, next ! Next ? Ils regardent leurs souvenirs et c’est profondément chiant, du coup, j’ai fait autre chose.

Bref, le rituel occupe J’onn et permet à Alex d’être mise en charge du DEO pour l’arrivée de Sam et Ruby. Lena a une mauvaise nouvelle pour Sam : ses cellules redeviennent kryptoniennes. Malgré la présence de Lena et Alex, c’est Ruby qui a alors l’idée d’exposer sa mère à des lampes UV pour la sauver, puisque le soleil est bénéfique pour Supergirl. Assez vite toutefois, Lena et Alex se rendent compte que ça ne fonctionne pas et Lena se lance comme elle peut dans de nouvelles recherches assez clairement vouées à l’échec.

Au DEO, Winn invente un bouclier non létal capable de protéger des coups et en fait aussitôt la démonstration à Demos, son nouveau bestie qui le déteste pourtant. Cette relation sort de nulle part depuis l’épisode où ils se sont battus, mais ça permet un bon humour, l’introduction de ce nouveau dispositif et peu de longueur. Winn est clairement relégué au plan comique cette semaine, mais ça fonctionne quand il tombe ensuite sur hologramme d’Alura qui dit être Kara.

Cette dernière a réussi à utiliser les cristaux pour contacter la Terre et leur expliquer le plan des filles de Juru voulant reformer Krypton à la place de la Terre. Alex encaisse les mauvaises nouvelles et Winn accepte d’aider les Kryptoniens à réparer leur portail. Un portail permettant de faire l’aller-retour à Argos ? Ah, ça veut dire que Kara peut continuer à vivre sur Terre et retrouver sa mère quand bon lui semble, ça. Elle a même le téléphone avec les cristaux. Hop, problème résolu si Alura survit à cette saison. Enfin, à moitié résolu : Mon-El nous apprend que ce sera un voyage pour aller-simple. Pour l’instant, mais avec Winn…

Quoiqu’il en soit, ça permet à Mon-El et Winn de parler pendant les réparations, nous apportant une scène de plus pour le ship Karamel, en même temps qu’une scène sympa entre les deux potes. De son côté, Kara se confie vite fait à sa mère. Vite fait ? C’est que le DEO est logiquement attaqué par les « Dark Kryptonians », que Coville a rencardé sur l’emplacement du sang. Et sans arme pour attaquer, les agents du DEO sont vite mis K.O. Pas tous heureusement !

Demos peut se rendre dans le labo pour récupérer et détruire le sang, alors qu’Alex utilise une sorte de cage électrique pour bloquer un temps les kryptoniennes. Elle se décide ensuite à aller chercher de la kryptonite pour utiliser une arme capable de blesser, voire tuer, ses ennemies. Ah ben oui, les beaux discours de Kara et J’onn, on les met à la poubelle face à une telle menace ! C’est tant mieux : Alex peut ainsi sauver Demos qui était en train de récupérer le sang des Worldkillers, grâce à l’improbable aide de Ruby qui a deux bonnes idées coup sur coup en activant la cage anti-Kryptoniens du labo pour protéger sa mère, puis en faisant tomber quelque chose dedans pour attirer l’attention de leur ennemie vers la cage et la détourner de Demos. Jamais Ruby n’aura été aussi utile que dans cette scène ! Quant à Alex, elle est assez badass pour utiliser la kryptonite a bon escient et mettre K.O Selena et sa pote.

Pendant ce temps, Winn est mis K.O malgré son bouclier et Kara utilise l’hologramme de sa mère pour leurrer Vita dans le labo, avec le plan de lui faire activer le portail. Cela fonctionne beaucoup trop simplement et voilà donc Kara, Mon-El et Alura (!) qui débarquent sur Terre. Eh ben, au rythme où ça va, y aura bientôt plus de gouvernement à Argos !

Ils arrivent à temps pour voir Demos se faire griller la face malgré le bouclier de Winn. Il donne le sang à Supergirl au passage, et celle-ci décide de le détruire en faisant semblant de le donner à Selena… qui le récupère malgré tout. Dans le genre mouvement le plus stupide du monde, Kara se place là. Quant à Demos, il est bel et bien mort, ce que je sentais venir vu toutes les scènes héroïques qu’il avait. Au moins, j’ai noté son nom avant sa mort. Et c’est le seul à mourir en plus, arnaque !

Au labo, Lena comprend ce qui arrive à Sam alors que les cellules de Reign prennent le dessus sur celle de Sam : elle comprend que les filles de Juru ont bien le sang des Worldkillers et en avertit le DEO qui en arrive à la conclusion logique qu’il suffit de renforcer les cellules de Sam pour qu’elle aille mieux. Plus facile à dire qu’à faire, bien sûr. Heureusement, Alura est là et nous fait un petit cours de mythologie : Reign est née de la fontaine de Lillith, une fontaine capable de donner un pouvoir infini autant que d’affaiblir ce pouvoir. Et la fontaine est dans la Vallée Sombre, l’endroit où Sam se trouvait quand Reign prenait le dessus sur elle. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Sam décide de retourner là-bas grâce à l’aide de Lena et quitte à risquer sa vie.

Dans la forteresse des filles de Juru, Reign reprend forme : il y a donc maintenant et Sam, et Reign. C’est un peu simple ce rituel magique tout de même… mais ça relace la série vers son épisode final. Les filles de Juru décident de tuer Coville, qui meure comme une merde.

De son côté, J’onn revit les douleurs du passé de son père, avec le meurtre de tous les martiens… puis sa naissance. C’est mignon d’aller à l’envers comme ça, mais bon, Myr’nn, je n’ai jamais réussi à accrocher à son personnage quoi.

Au DEO, on découvre que Winn culpabilise de la mort de Demos et les scénaristes tentent de trouver une utilité à James en le laissant essayer de réconforter Winn, mais il est trop dévasté. Au-dessus d’eux, Sam est prête à se faire électrocuter pour retourner dans la Vallée sombre, sous le regard de Lena, Supergirl, Alex, Ruby et Alura. Ah d’ailleurs, cette dernière a rencontré officiellement Alex, c‘est un début.

Un début, oui, c’est exactement ça : le début de la fin, avec un tremblement de terre de magnitude 8 qui frappe la ville et tout un tas de catastrophes naturelles dans le temps. Bon, et pas de pluie, tant pis pour moi. Pour le final, le plan est clair : Myr’nn veut se sacrifier pour sauver la Terre, Alex doit gérer l’évacuation (euuuuh ? Elle doit évacuer quoi ? La Terre ?), Winn contrôler les opérations, Sam trouver la fontaine dans la Vallée et les autres, ben… Sauver (tout) le monde, évidemment, parce que Reign se dirige vers le centre de la Terre pour détruire notre belle planète.

> Saison 3

Westworld – S02E08

Épisode 8 – Kiksuya – 18/20
Encore un épisode réussi, ils ne s’arrêtent décidément plus. Si ça m’a d’abord paru long au premier abord, le HS s’est peu à peu raccroché à des éléments que j’adore dans la série, avec un excellent développement de l’intrigue générale se faisant par un intermédiaire original. Après deux saisons, la série se réserve encore la capacité de me surprendre et d’étendre son univers de manière cohérente et logique. Et puis, comme toujours, les surprises débarquent quand je m’y attends le moins, alors je dis oui !

> Saison 2


Spoilers

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Where’s the door?

On continue les résumés sans la moindre réplique ce qui est un peu abusé vu la complexité de la série, mais largement suffisant vu la manière dont je regarde à fond chaque épisode. L’épisode reprend sur William très mal en point (avec quelques balles en lui) et qui souhaite s’interdire de mourir. Pourquoi pas. Il est repéré par un des amérindiens qui se souvient malheureusement de lui – ce n’est jamais une bonne chose quand t’as passé des années à tuer tout le monde.

Malgré tout, il est sauvé par l’homme qui trouve que la mort serait une issue trop belle pour lui… et William est emmené dans le même camps que la fille de Maeve. En flashback, celle-ci joue à la dinette avec sa mère et lui dit avoir reçu une pierre de la part du fantôme, pierre pleine de sang en forme de labyrinthe. Cela nous fait supposer qu’elle se souvient de toutes les vies déjà vécues auparavant, et c’est plutôt cool pour la suite, car elle aura probablement une dent contre William si c’est le cas. Et comme je n’aime pas William…

Cela dit, je n’aime pas beaucoup non plus l’amérindien dont je n’ai rien à faire mais sur lequel l’épisode s’attarde ensuite. Un flashback nous révèle qu’il vivait paisiblement dans un village de tipis jusqu’au jour où il a eu la mauvaise idée de venir dans le village américain voisin où tout le monde était mort, même Bernard et Dolores. Oui, oui, Bernard en robot dans le parc normal… pourquoi personne n’est donc au courant qu’il en est un dans le présent ?

Qu’importe, notre amérindien trouve le labyrinthe et le ramène chez lui parce qu’il se met à entendre une voix nouvelle dans sa tête. Il commence donc à dessiner d’étranges symboles Westworld, partout où il peut, notamment dans les peaux de bêtes. Cela lui vaut d’être rebooté en celui que l’on connaît aujourd’hui, un amérindien beaucoup moins gentil et bien plus meurtrier.

C’est là que l’épisode a regagné mon intérêt puisqu’il a eu rapidement conscience de ne pas pouvoir tuer certaines personnes, notamment un certain Logan, toujours aussi à poil que quand Logan l’a abandonné pour un long trajet dans le désert. Logan est complétement brisé, mais il me valide quand même le point 3 du Bingo Séries et fait prendre conscience à l’amérindien qu’il y a un autre monde ailleurs. Oui, une fois de plus, l’amérindien commence à gagner une conscience – surtout qu’il se rend ensuite dans son ancien village où il tombe sur son ex-femme. C’est assez intéressant d’avoir l’hôte nous racontant tout ça en voix-off, puisque c’est la première fois qu’il est autant question d’un hôte reprenant conscience – suffisamment pour abandonner Logan dans le désert une deuxième fois après l’avoir recouvert (la frustration est là, je veux savoir comment il est sorti du parc pour aller se tuer dans une overdose moi, le voir fou, ça ne me suffit pas).

Reste le problème que notre amérindien se met à avoir une conscience et à changer de narration par lui-même, sachant bien qu’il ne fait que se répéter, encore et encore. Cette fois, donc, il parvient à se rendre dans la Vallée de l’au-delà, la fameuse, et il voit une sorte d’usine ainsi qu’une porte. Cependant, il ne veut pas aller dans l’autre monde sans auparavant récupérer son ex-femme. Il s’introduit donc chez elle en pleine nuit pour l’enlever, puis l’emmène avec lui. Avant de se diriger vers l’autre monde, il prend aussi le temps de se démaquiller – ce qui a dû faire du bien à l’acteur, parce que voilà la dose de maquillage qu’il a sur le corps quoi.

Ake ! Il s’appelle Ake, il était temps d’avoir un prénom. On l’obtient quand il parvient à réveiller son ex-femme avec leur échange de base inscrit dans leur interface. Les hôtes peuvent donc éveiller la conscience des uns et des autres, juste comme ça ? Intéressant. Ake et sa femme entreprennent ensemble le chemin vers la porte menant à l’autre monde, mais ils sont incapables de la retrouver, car ce serait autrement trop simple pour la série.

Le grand problème d’Ake est alors que des techniciens retrouvent sa femme et la ramènent en laboratoire. Pas de souci : il retourne au village récupérer sa femme… mais malheureusement pour lui, elle n’y est pas ! De manière logique, les scientifiques ont décidé de la remplacer par une autre. Ake s’est donc mis en quête de la retrouver coûte que coûte, quitte à se retrouver en sale état et être aidé par la fille de Maeve lui donnant de l’eau. Intéressant.

Il retourne à son village où il trouve une femme elle aussi réveillée et consciente des changements qui se produisent. Elle lui parle donc des rumeurs de son village qui parlent des gens d’en-dessous et du labo. Cette fois, il décide donc de se laisser tuer. Cela le mène dans un labo où il apprend que ça fait neuf ans qu’il erre dans le parc sans être mort une fois. Et les hôtes ne sont mis à jour que lorsqu’ils meurent. La supérieure des laborantins est surprise de la nouvelle, mais elle décide de le mettre à jour et le laisser retourner vivre sa vie.

Dès qu’il en a l’occasion, Ake se lève donc et farfouille les labos, tombant sur un hangar plein de robots nus… y compris sa femme, Kohana. C’est beau comme tout cette histoire d’amour, mais la pauvre est désactivée et ne réagit pas. Tu parles d’une aventure métaphysique ! Personne ne le repère se baladant tranquilou dans les labos, donc il retourne à sa place, bien décidé à revenir dans son village et prévenir de ce qu’il se passe.

Les amérindiens sont donc au courant de tout ce qu’il se passe dans le parc depuis un moment, même si tout ça n’est fondé que sur des croyances populaires. Ake s’est mis à dessiner le symbole partout de nouveau, dans l’espoir de réveiller d’autres de ses hommes. Il devient alors une sorte de dieu pour les autres ; et il essaye de prévenir la fille de Maeve du terrible sort qui l’attend. Malheureusement, Maeve ne le comprend pas comme ça : se sentant menacée, elle finit par tomber sur le logo Westworld et probablement se réveiller. Malgré la protection d’Ake, Maeve et sa fille se sont alors fait tuer par Will.

Les années passent et de plus en plus de robots gagnent conscience, et Akecheta (son nom complet) finit par tomber sur Ford, son créateur, surpris de voir qu’Ake le regarde depuis longtemps.

Il l’interroge donc sur ses intentions de partager la vérité autant que possible. Et il n’y a pas à dire, Ford est impressionné par sa création. Il lui conseille de continuer ses observations pour encore un moment, jusqu’au retour de « celui amenant la mort » et jusqu’au moment où celui-ci viendrait après Ford. Dès que ce sera le cas, il lui faudra rassembler son peuple et les mener vers un autre monde.

C’est donc ça que s’évertuent à faire les amérindiens depuis le début de la saison. Il veut emmener les robots qu’il connaît et qu’il a réveillés dans un autre monde. Bon, et tout ça, Ake le raconte donc à la fille de Maeve, réveillée elle aussi.

Ils sont interrompus par l’arrivée de la fille de William qui comme je le supposais s’arranger pour le récupérer – promettant à Ake qu’elle le fera souffrir encore plus. Reste à voir comment – mais si elle l’éloigne définitivement du parc, il y aura de quoi s’amuser.

Sinon, et comme prévu, Lee fait tout ce qu’il peut pour empêcher Maeve de mourir. Cela passe par la ramener auprès d’un scientifique qui n’en veut pas jusqu’à ce qu’il apprenne les dons de Maeve. Il se met alors à la scalper pour la guérir – parce qu’il ne faut surtout pas perdre cette capacité. OK, on tourne en boucle là.

Lee est malgré tout touché par l’histoire de Maeve et par tout ce qui lui est arrivé, et il la pleure à son chevet comme si elle était humaine. Et s’il est pour elle et son humanité, Lee est malgré tout forcé de quitter le labo quand un scientifique le surprend. Le code est récupéré dans la tête de Maeve et son sort laissé entre les mains de Charlotte. Celle-ci apprend donc qu’elle est capable de communiquer avec les autres hôtes et voir à travers leurs yeux. Vient alors la surprise de l’épisode, que j’ai senti arriver à peine trente secondes avant et qui était donc vraiment bien trouvé : depuis le début de l’épisode, Ake est en fait en train de parler à Maeve, qui a pris possession du corps de sa fille… Bien joué. Ake promet de s’occuper de sa fille et lui souhaite de rester en vie, alors que Charlotte cherche à comprendre à qui peut bien parler Maeve.

> Saison 2

Fear the Walking Dead – S04E08

Épisode 8 – No One’s Gone – 20/20
Je suis généreux avec cette note, mais c’est la mi-saison et cette saison est partie de tellement loin avec des épisodes ne m’ayant pas plu du tout qu’il faut bien que j’en remonte la moyenne pour mon classement de fin d’année ! Depuis quelques épisodes, j’ai en effet retrouvé ce que j’aimais dans Fear, à savoir une ambiance différente de la série-mère, avec un peu moins de longueurs, et des personnages auxquels j’accroche car ils ne sont pas le cliché de leur équivalent comics, mais plutôt des clichés télévisuels. Les performances d’acteurs sont dingues, l’intrigue générale bien foutue, les pièces du puzzle des sept derniers épisodes s’emboîtent, tout est là pour faire de cet épisode une réussite.

> Saison 4


08-3

Look I know I don’t have the story you’re looking for. But someone might be interesting in yours someday.

Habituellement, je commence par Westworld, mais la promesse de cette mi-saison m’a bien sûr fait venir ici d’abord. On commence on ne sait pas trop avec Madison rencontrant Al et tentant de lui voler son camion du SWAT. Voilà qui promet. Elle se fait avoir comme une bleue par le piège d’Al et manque de la tuer en revanche. Bon, Madison est énervée, mais elle cherche désespérément les clés. Elle tombe sur les K7 et finit par s’en contenter. Elle espère ainsi retomber sur ses enfants qu’elle a perdus. Elle s’arrête sur un pont pour regarder tout ce qu’elle peut, mais sans avoir la moindre trace d’eux.

Tout le suspense reste à savoir si ça s’est passé avant ou après la mort de Nick, donc. On laisse de côté le stade pour avoir Madison interviewée par Al, mais elle ne raconte bien sûr rien permettant à Al de savoir qu’elle a rencontré ses enfants si ça se passe après, ou qu’elle a rencontré la mère d’Alicia et Nick si ça se passe avant. C’est frustrant, parce que ça bouffe pas mal de temps, mais pour une fois, je vois en quoi ça développe la psychologie de l’une ou l’autre. C’est finalement plutôt Al qui se dévoile alors que Madison nous confirme que tout ça se passe après le stade.

Justement, dans le stade où on les avait laissés, Al demande à Charlie de la filmer et de filmer tout ce qu’il se passe. Assez vite, Naomi et Morgan prennent la décision de sortir du camion pour aller récupérer de quoi faire à l’infirmerie. Avoir un camion du SWAT aide bien, mais ne fait pas tout, surtout quand Alicia, Strand et Luciana les retrouvent bien plus vite que prévu.

Dans le camion, John meurt à petit feu et organise un message d’adieu à Naomi et Morgan où il leur demande de rester en vie quoi qu’il arrive. Morgan et Naomi réussissent de leur côté à retrouver rapidement ce dont ils ont besoin pour tenter de sauver John, mais Alicia a l’idée d’utiliser le bazooka contre le tank d’Al, et c’est excellent, car une explosion suffit à tout exploser. Il est intéressant de voir Al s’impliquer dans une histoire plutôt que de simplement la filmer, mais je crois qu’elle n’a pas choisi le bon côté.

Et puis, il reste le problème de choix de sauver John ou pas une fois qu’Alicia la braque. Le choix évolue vite : Alicia la force à choisir entre la vie de Charlie et celle de Naomi, et Al choisit celle de l’enfant. Heureusement pour Naomi, John est assez réactif pour rallumer la radio et faire entendre à Naomi ce qui l’attend si elle tente de venir au camion… et cela suffit à piéger Alicia dont la garde est baissée un instant.

Le combat est super sympa, avec Al qui devrait y passer en se faisant bouffer la face, mais qui s’en tire contre toute attente. Dans le combat, Alicia fait tomber quelques vivres et les reconnaît immédiatement : en farfouillant les K7, elle en trouve une nommée « Amina ». Et ça lui fait comprendre que sa mère était en vie : c’est le nom d’un oiseau recueilli quand ils étaient enfants – un oiseau blessé qui a survécu grâce à Nick et Alicia. C’est une histoire de base assez simple que Madison raconte à Al et qu’Alicia finit par regarder dans le camion – toute cette histoire de film finit par être utile !

Madison espère que ses enfants ne perdront jamais cette étincelle d’espoir et de bienveillance, mais je crois bien que c’est déjà trop tard. De son côté, Naomi veut sauver un John mal en point, mais elle ne peut le faire. Elle lègue la mission à Morgan qui peut tenter de rejoindre le camion, lui. Cela dit, ils sont rejoints plus rapidement encore par une Alicia qui veut toujours tuer Naomi, mais qui n’en a pas le courage quand Morgan essaye de l’en empêche. Finalement, Naomi peut donc aller sauver John, ce qui est un peu abusé – je m’attendais vraiment à ce que Luciana la shoote puisque personne n’a pris le temps de la prévenir du changement d’avis d’Alicia.

Cela dit, ça n’arrive pas et Luciana et Strand semblent tomber d’accord avec la décision d’Alicia. C’est un peu simple tout ça. Dans le camion, John est donc sauvé (ben oui, évidemment) et apprend que Naomi/Laura s’appelle en fait June. Moui.

En flashback, Al libère Madison et lui donne des provisions pour qu’elle retrouve ses enfants. Tout ceci se déroulait donc avant qu’elle ne trouve le stade, et après la saison 3. Il y a tellement de zones d’ombres dans la chronologie désormais que ça passe plutôt bien. Madison finit par retrouver ses enfants, Strand et Luciana dans un motel en bord de route où elle leur donne les fameuses provisions et où elle mène tout le groupe au stade, leur racontant ce qu’elle espère créer là-bas, sur le modèle d’Al n’ayant pas cherché à la tuer. On doit donc toute la saison à Al, ça va, pas mal pour un nouveau personnage introduit à l’arrache !

Dans le présent, Alicia accepte de raconter la fin de l’histoire de Madison à Al, et il a été dit clairement dans l’épisode qu’elle était morte. Il n’empêche que l’on veut savoir exactement comment nous aussi, pour voir si elle peut encore être en vie. On revient donc dans un énième flashback au stade, pour reprendre sur le cliffhanger de la semaine dernière. Nick, Mel et Alicia sont donc sauvés par Madison, Strand et Luciana pour mieux se rendre compte qu’ils n’ont plus nulle part à aller.

Plutôt que de rester et protéger le stade comme prévu, les autres habitants de celui-ci ont en effet préféré ouvrir la porte du stade et tenter de s’enfuir. C’est pour ça qu’ils ont pensé que Naomi était morte : il n’y avait plus personne dans la caravane quand ils l’ont trouvée. De son côté, Mel s’est enfui avec la voiture, préférant sauver Charlie que les autres ; et Naomi s’en est tirée en courant (elle est restée un peu plus longtemps dans le stade que les premiers à s’échapper qui se sont fait bouffer).

À court d’idée pour s’échapper, Madison a alors fait le choix du sacrifice : elle a mené tous les zombies à l’intérieur de celui-ci grâce à une torche. Ne parvenant pas à s’échapper du stade car il y avait encore des zombies à l’extérieur malgré tout, elle a décidé de fermer les portes et d’adresser un dernier mot à ses enfants : « personne n’est parti tant qu’ils ne sont partis ». Humph, message d’espoir pour sa survie ?

Ce n’est tout de même pas gagné, parce qu’elle prend ensuite la décision de faire cramer le stade, satisfaite de savoir que ses enfants sont toujours bons en eux… Et Naomi… Ben, ils la détestent parce que c’est la fuite des gens en qui Madison avait confiance qui ont provoqué sa perte. Et malgré tout, voici Alicia partageant un repas au coin du feu avec Al, Strand, Luciana, Morgan… mais aussi Charlie, qui a tué Nick, et Naomi, qu’elle juge responsable de la mort de sa mère. NORMAL.

Ces dernières scènes de témoignages étaient néanmoins vraiment bien fichues, les pièces du puzzle s’emboîtant enfin et avec des jeux d’acteurs vraiment au top. Il n’empêche qu’on a perdu Nick et possiblement Madison. Possiblement ? On ne la voit pas cramer, on ne la voit pas se faire bouffer, juste partir dans un fondu blanc. Eh les cocos, vous nous aviez fait le coup du feu et des zombies en saison 2 avec Daniel (on ne sait toujours pas ce qu’il est devenu, d’ailleurs, mais j’en ai rien à carrer), et il a survécu quand même.

Je reste donc plein de doutes : no one’s gone ‘til they’re gone. Et en attendant, ben… l’épisode de la semaine dernière faisait un meilleur cliffhanger pour une mi-saison. Au moins, je ne vais pas me désespérer en attendant août et la série s’en va en pause sur un excellent épisode, ce qui me rassure pour la suite. Cela dit, toutes les réponses immédiates sont apportées maintenant, alors je ne sais vraiment pas trop ce qu’ils vont proposer pour la suite. Limite, ça aurait fait une bonne fin de série.

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> Saison 4

The Crossing – S01E10-11

Épisode 10 – The Androcles Option – 17/20
Les choses s’accélèrent dans cet avant dernier épisode qui ne fournit pas spécialement de réponse mais mène tranquillement vers la fin de cette saison. En fait, toutes les pièces du puzzle se mettent en place et ça donne l’espoir d’une vraie conclusion, même si elle me paraît peu probable. L’épisode était plutôt sympathique en marquant de jolies réunions et retrouvailles pour une grosse partie du casting… et en ignorant complétement d’autres personnages, ce qui est un peu frustrant à ce stade de la série.

> Saison 1


Spoilers

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I wish we could have shaped the future together.

La semaine se termine par une deuxième fin de saison/série, ce qui n’est pas plus mal pour me libérer du temps dans la semaine à venir où il faut bien que je révise encore un peu plus. Vivement que ce soit fini, en attendant, je finis donc The Crossing en espérant des réponses qui ne viendront probablement pas, ce qui est toujours le cas des saisons 1 de science-fiction trop ambitieuses.

Ce double épisode débute sur Lindalauer rendant des comptes à son supérieur, sous la surveillance d’une Eve encore et toujours plus bitchy dans son regard. Suite à l’incident et l’évasion, il est en effet tenu pour responsable de la merde politique qui s’ensuit… et Eve veut avancer leur plan de tuer tout le monde avant qu’ils ne soient transférés, dans les 48h, vers une prison fédérale. C’est problématique. Tuer tout le monde ? Yep, y compris Leah ramenée au campement sous les yeux de cocker de Lindalauer.

Leah retrouve Caleb et est dégoûtée d’apprendre le départ de Rebecca, mais bon. L’agent Foster s’est donc fait tuer, Lindalauer veut parler à Caleb et Roy s’inquiète de voir les réfugiés être transférés alors que les tueurs sont ceux s’étant échappés.

La discussion Lindalauer/Caleb n’est pas très passionnante, puisqu’elle tourne en rond pour pas grand-chose. Caleb explique à Lindalauer tout ce qu’il sait de Naomi, mais comme on le sait déjà, c’est vraiment une partie d’épisode qui comble le temps… mais qui permet aussi à Lindalauer de comprendre qu’il est face au père biologique de Rachel, qu’il semble donc avoir adopté.

Nestor se pense en sécurité dans son opération avec Jude, mais ce dernier lui rappelle le sort d’Emma et lui laisse une porte de sortie. C’est une jolie manière d’intégrer un discours pro-immigrant de la part de Nestor – franchement, la série semblait avoir de quoi faire en la matière et être sacrément actuelle, mais c’est tombé à l’eau plus vite que leurs réfugiés du futur !

Sophie se réveille dans un labo où elle a un copain qui semble s’occuper de son remède… sans être ravi de la voir vouloir essayer le remède qu’il a mis au point et qui lui laisse 7% de chance de s’en sortir. Comme elle a 100% de chance de mourir, ce n’est pas spécialement surprenant.

Pendant ce temps, Diana continue de créer sa machine en ayant un petit débat métaphysique avec Marshall. Sans la moindre cohérence, elle semble surprise de voir que Marshall se pose de bonnes questions, du genre : « est-ce que l’accident qui a tué ma mère a changé qui je devais être ou est-ce que je suis devenu qui je devais être ? ». Genre, première question qu’on devrait se poser avant de voyager dans le temps, non ?

Ils sont malheureusement interrompus par Jude et Sophie les rejoint de manière imprévue – j’en arrive à me demander où est passé Ollie, même si j’en ai rien à faire. Bien que mal en point, elle demande à Jude de trouver un moyen de sauver Reece qu’ils vont tuer parce qu’elle est leur prisonnière. Ben oui. En attendant, elle se torture toute seule mentalement en imaginant Leah, mais elle l’est aussi par un scientifique jamais vu jusque-là qui s’amuse bien avec elle. Il la torture tellement qu’elle trouve finalement la force de se libérer. Quant à Jude, il prend mal de devoir se trouver à régler deux situations à la fois – sauver Reese ou sauver le campement.

Il décide de sauver Reese malgré tout, et arrive pile à temps pour l’aider à s’échapper, ce qui se fait malgré tout avec une petite prise de Sophie en otage pour une minute, histoire de rajouter du suspense. Bon, comme elle s’effondre, Sophie demande à être ramenée au laboratoire. Reese y retrouve la capacité d’entendre alors que ça aurait pu être sympa de la rendre sourde pour tout l’épisode.

Pour remercier Sophie de tout ce qu’elle a fait pour elle, Reese détruit la fiole lui permettant d’essayer de devenir une Apex, car elle ne peut la laisser essayer de ramener ça dans le présent et provoquer la destruction de l’humanité. Bien sûr, Sophie est plus maline que ça et lui a donné la fausse fiole. Hop, elle essaye donc de devenir une Apex et ça fait un joli cliffhanger la concernant : son copain la retrouve, comprenant ce qu’elle a fait. Elle est en pleine forme, mais ses yeux virent au rouge et elle s’évanouit soudainement.

Eve rejoint son mari et lui avoue la vérité sur son remariage. Le but est de le manipuler à retrouver au campement pour qu’il soit tué avec les autres, mais ce n’est pas si simple car il est loin d’être idiot, malgré les apparences. Elle l’emmène donc à l’opéra où elle lui révèle qu’elle était enceinte en arrivant en 2008. Yep, elle lui présente donc son fils de 10 ans, petit génie du piano (eh, Bingo, c’est une œuvre d’art), Aaron. Paul et Aaron se rencontrent donc…

On retrouve ensuite Paul et Eve autour d’un verre de vin où elle lui avoue qu’elle savait être enceinte lorsqu’elle est venue vivre dans la « longue paix ». C’était pour elle un moyen d’élever son fils en sécurité. Elle révèle également qu’elle a un enregistrement du coup de fil entre Paul et Jude, ce qui est un gros problème. Il l’a trahi et elle fait de même, puisque leur verre de vin était plein de poison. Elle tue donc Paul à qui elle vient de dire pourtant qu’il était l’amour de sa vie. Et voilà où nous en sommes : Eve tue une fois de plus quelqu’un par surprise dans la série. Une jolie garce. Elle appelle ensuite Lindalauer pour lui dire qu’elle a testé leur poison et qu’il fonctionne.

Il est choqué de voir qu’Eve a pu faire ça à son mari et mis face à un dilemme : il doit tuer les parents de sa fille, après tout. D’ailleurs, au campement, Caleb essaye de tirer les vers du nez de Leah, ce qui est inefficace.

De son côté, Marshall se fait virer de l’opération par Nestor qui ne veut pas le voir blessé. Cela dit, ça ne fonctionne que moyennement : Marshall se rend au campement où il demande à voir Roy pour lui donner quelques coups de poing… et un message qu’il glisse dans sa poche. Roy fait ce que Marshall attendait de lui : il se rend auprès de Caleb à qui il explique le nouveau plan. En revanche, Marshall est prisonnier de Lindalauer et la fausse agent du FBI, Delilah, qui prend un malin plaisir à le torturer pour avoir la vérité. Ben oui, quelle idée de jouer avec les méchants aussi !

Enfin, Diana apprend que sa femme fait partie des évadées (forcément) et ne veut plus aider avec le plan. Elle se barre donc, ce qui laisse seulement Jude, Reese et Nestor pour s’occuper de la machine. Et heureusement que Reese est là pour déchiffrer les instructions de Diana.


Épisode 11 – These are the Names – 18/20
Même si toutes les réponses ne sont pas apportées par cet épisode de fin, la conclusion de la saison est plutôt satisfaisante : on a bien une histoire complète qui est racontée et les pistes ouvertes pour une saison 2 qui ne verra pas le jour ne sont pas des cliffhangers insoutenables, loin de là. Cela fait de l’ensemble de la série un bon divertissement sans prise de tête, avec quelques bonnes surprises dans le scénario malgré une majorité d’intrigues prévisibles. Quant à ce dernier épisode, il apporte les rebondissements attendus pour conclure 90% de la série.

> Saison 1


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How far would you go for peace?

J’enchaîne donc en ce dimanche matin avec le dernier épisode de la série, en espérant avoir assez de réponses pour laisser la série reposer en paix, mais en sachant que c’est peu probable. Je continue malgré tout, parce que l’intrigue de fond est assez plaisante pour ça. Malheureusement, ce dernier épisode commence par un rêve dont on se serait passé : Jude imagine un matin parfait avec sa femme et son fils, jusqu’à ce qu’on lui révèle que les poissons ne sont plus là et que son fils est en train de devenir Apex.

Il est réveillé par Nestor qui décide de l’amener on ne sait trop où. On est donc dans un futur proche où l’on apprend que les détenus du campement ont disparu et que Jude ne sait pas où ils sont. Bien, on aura donc une conclusion ouverte, j’imagine. Deux semaines plus tôt, la neige est tombée sur le camp pendant la nuit, apparemment, parce que Nestor débarque pour détruire un barrage enneigé au moment où Lindalauer fait un discours aux réfugiés pour leur dire qu’ils vont bientôt quitter le campement.

Nestor se fait rapidement arrêter et demande des nouvelles de Marshall. Le but était de faire en sorte que Reese puisse s’infiltrer dans le camp, et ça fonctionne. Nestor récupère quand même Marshall qui apprend grâce à un papier de Roy donné lors d’un autre coup de poing que Caleb a eu vent du plan. Tout se passe donc bien pour les détenus.

Caleb le partage donc aux autres du campement et se voit soutenu par Hannah et Thomas, la taupe, lorsque certains ont des doutes. En un claquement de doigts tout le monde est prêt à partir. Reese rejoint Roy et Caleb. Oh, la rencontre Reese/Caleb se fait avec un peu de tension liée à leur passé, mais dans l’ensemble on passe vite à l’évacuation du campement. Reese met K.O tous les gardes, mais est aidée par Caleb pour le dernier, avant d’envoyer une radio à Jude.

Celui-ci contacte lIndalauer qui apprend ainsi que le campement est attaqué. De manière assez drôle, cela finit en jeu de piste pour retrouver les gardes avec des bouts de leurs vêtements. Les quelques gardes restants, dont Roy, font le tour des cabanes, toutes vides… sauf une « inspectée » par Roy évidemment, où tout le monde est amassé. C’est la numéro 7, l’ancienne cabane de Naomi dont on a toujours pas de nouvelles.

À l’intérieur, Thomas nous fait une petite crise de panique et à l’extérieur, Lindalauer est furax après Jude. Durant la nuit, Roy s’arrange pour couper la clôture électrique. Il est beaucoup trop gentil notre garde et ça ne peut pas bien se passer pour lui. Il est ainsi surpris par Delilah qui envoie des hommes checker la barrière… mais ils ont tout prévu. Marshall a caché la radio au mauvais endroit de la clôture, ce qui fait que personne ne sait où la brèche se trouve.

Pendant que Roy se fait torturer par Delilah, Jude vient libérer les réfugiés de la cabane 7 avec l’aide de Reese qui retrouve ainsi Leah. Une jolie scène de retrouvailles pour ces deux-là, encore. Tout le monde s’enfuit vers Nestor et un camion, alors que Jude, lui, reste en arrière pour… ben on ne sait pas bien encore, en fait. Et personne ne répare la clôture électrique, donc tout le monde peut s’enfuir, avec là encore des retrouvailles, pour Hannah et Marshall.

Roy se fait torturer et insiste sur l’humanité des réfugiés et le fait qu’ils ne veulent que la paix. Nous revoilà donc sur le réfugié pro-migrants, mais c’est un peu tard pour la série, franchement. On en arrive donc au moment dramatique de l’épisode : Jude ne parvient pas à sauver Roy comme c’était prévu car Delilah est plus maline que lui et Hannah se fait électrocuter quand la barrière est réactivée, surtout qu’elle a le pied dans une flaque. Les scénaristes sont dans une sorte d’abus total parce que c’est la seule à se faire électrocuter et qu’il n’y avait aucune raison qu’elle reste en arrière comme ça. Elle se prend une bonne décharge avant que Reese ne s’occupe d’essayer de la sauver.

Dans ce moment dramatique, il y a également un coup de feu du côté de la cabane Roy/Jude/Lindalauer/Delilah. Quand l’épisode reprend après les pubs, c’est Delilah qui est à terre, ce qui ne parvient même pas à me surprendre. Lindalauer est repassé du bon côté : il tue Delilah, puis libère Roy pour parler à Jude. Il est question de la suite de la série, un gros point d’interrogation pour tout le monde donc, et des sacrifices de Lindalauer qui les a toujours faits pour le bien et pour la paix.

Bien évidemment, Hannah est mal en point, mais elle survit, et c’est tant mieux parce que Lindalauer voulait la survie de tout le monde.

Sinon, Diana a donc créé une machine capable de détruire les données contenant les informations sur les réfugiés, ce qui fait qu’il n’y a plus que Lindalauer pour avoir des informations sur eux. Pourtant, deux semaines plus tard, on apprend qu’il ne reste plus aucune trace de nos réfugiés, ni de Lindalauer bien sûr. Jude feint de ne rien savoir sur rien devant ceux qui l’interrogent… alors qu’en fait, il rejoint dès qu’il peut Marshall, dans une grange. C’est là que vivent Hannah, Marshall et Caleb et Jude leur apporte leurs nouvelles identités dans des enveloppes.

Jude n’a aucune nouvelle de Rebecca, Grace et Naomi, mais il donne une lettre à Caleb pour l’aider à se décider sur son avenir : c’est un courrier de Lindalauer pour qu’il retrouve enfin Rachel. C’est charmant comme tout, ces retrouvailles.

Leah et Reese reviennent aussi pour donner quelques pistes sur la deuxième saison qui ne verra jamais le jour : le nom de Jude était écrit partout dans la cabane de Naomi, mais comme celle-ci est brûlée, on en saura jamais plus sur le futur attendu pour Jude. En attendant, dans le présent, Jude veut en savoir plus et reprend les recherches de Naomi, alors que Roy bosse désormais au commissariat (où la machine de Diana est toujours) et que Reese commence une nouvelle vie avec Leah.

Enfin, Lindalauer fait le choix de disparaître en détruisant son téléphone… alors qu’Eve retrouve la piste de Sophie et ordonne son exécution. Oui, sauf que… ce n’est pas si simple de tuer une Apex.

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EN BREF – J’aurais été présent pour une saison 2, surtout avec Sophie qui se voit confier un rôle plus important en fin de dernier épisode, et c’est très frustrant de dire que la série s’achève, alors même qu’elle était un divertissement à l’intrigue prévisible et au résultat tout juste bon pour passer le temps. C’est le genre d’histoire dont j’espère obtenir un jour la suite sous forme de romans, comme les 4400, mais en même temps, je peux très bien vivre sans suite : il est pour moi évident que l’arrivée de ces migrants du futur est juste en train de provoquer leur futur parce qu’à vouloir cacher leur existence du grand public, ils s’assurent que personne ne sache jamais dans le futur qu’il ne faut pas revenir dans le passé. La première vague ne vaut pas mieux que les Apex et, maintenant que Sophie en est une, c’est une question de temps pour que ça ne se démocratise.

Quant à Jude, évidemment qu’il est important pour Naomi puisqu’il a aidé les réfugiés à s’enfuir. Il ne peut que jouer un rôle dans la suite des événements pour la résistance. Naomi est probablement là pour s’assurer que le temps ne change pas, ce qui aurait pu être intéressant à développer pour la suite. Enfin, la plus grosse question reste le collier d’Hannah, mais je le vois bien être transmis par un descendant de Roy ou Marshall en fonction de celui avec lequel elle aurait fini plus tard dans la série.

Oui, il y avait matière à fournir une saison 2 mais non, celle-ci n’est pas indispensable après tout. La série est annulée de toute manière, donc il faut bien vivre avec, mais au moins, aucune question n’est insoutenable et toute l’intrigue de cette saison 1, le campement, avait une jolie conclusion.

> Saison 1