Ten Days in the Valley – S01E09-10


Épisode 9 – Re-Cast – 14/20
La série repart de plus belle dans cet épisode qui est ironiquement leur meilleur et atteint enfin un niveau vraiment potable. Les réponses pleuvent de manière bien plus logique que lors de l’épisode précédent, le rythme est véritablement haletant et la conspiration derrière l’enlèvement de Lake prend un peu plus de sens. Je regrette une fin quelque peu en Deus ex machina, mais ça promet une fin de saison avec les dernières pièces du puzzle, c’est déjà ça !

> Saison 1


Spoilers

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It’s not a lie, it’s an adventure.

En l’absence de Quantico, quoi de plus logique que de regarder pour entamer mon samedi cet épisode qui m’approche enfin de la toute fin de cette série ? Je vais bientôt la rayer des séries à rattraper et avoir le fin mot de l’histoire, même si dans le fond, maintenant que Lake est retrouvée, il n’y a plus grand-chose pour me passionner. Faut aussi qu’on m’explique pourquoi Gus a tué l’assistante de Jane, un jour ou l’autre.

Bird convoque la famille enfin réunie pour interroger Lake, sans ses parents forcément. Celle-ci ne se souvient pas de la mort de nourrice, ouf, mais n’est pas très coopérative dans ses réponses. Elle parle aussi à une assistante sociale qui s’inquiète de son bien-être, évidemment.

Gomez se montre très intéressé par ce que Lake peut bien avoir à dire, et il fait bien, parce que la petite le reconnaît rapidement, parvenant à convaincre sa mère de s’enfuir au plus vite malgré l’injonction de l’assistante sociale lui demandant de ne pas quitter le commissariat. Al s’en vite compte, de même que le reste du commissariat.

Jane a bien sûr abandonné son téléphone derrière elle et se débrouille pour prendre le train avec Lake. Tout l’épisode se transforme donc en course poursuite entre elles et les flics. C’est plutôt sympa et ça redonne du rythme à la série, mais Lake est particulièrement insupportable à lui faire toute sorte de reproches sur ses mensonges. Ah les enfants dans les séries, toujours aussi chiants !

Jane a l’idée la plus stupide du monde et amène ensuite Lake chez le dealer de PJ. C’est le seul endroit auquel elle pense alors que Lake veut juste voir son père. Pendant que PJ se fait tabasser, elle se débrouille pour récupérer un téléphone et appeler son père, puis retrouve sa mère et PJ comme si de rien n’était, sympathisant même avec PJ.

De son côté, Bird mène son enquête pour trouver de quoi accuser Gomez, ce qui n’est pas hyper simple mais l’amène au service de protection des témoins. Là-bas, il manipule un ancien interne de Grey’s Anatomy lui laissant l’accès au dossier de Rosa… constitué par Gomez, comme par hasard. Ah, ces flics véreux !

De son côté, le mari d’Al continue d’écrire sur l’enlèvement de sa nièce et il envoie son « scoop » qui n’en est plus un au journal. Une fois que c’est fait, il apprend enfin que Lake est retrouvée en pleine santé. Il se rend donc chez sa belle-sœur pour préparer la maison. Bien sûr, chez Jane, la situation vire à la catastrophe : Pete demande à ce que Jane soit arrêtée parce qu’elle a enlevé leur fille, Tom apprend qu’il est viré avant même d’être embauché, Al découvre qu’il écrivait sur Lake… Bref, c’est le bordel le plus total avec l’arrivée de la police juste avant le coup de téléphone de Lake à Pete.

Ce coup de téléphone est suivi par un autre de Jane à Bird pour l’informer que Lake a reconnu Gomez. Heureusement, parce que Pete retrouve vite sa fille et amène la police avec lui, ainsi qu’Al qui retrouve donc PJ et lui permet, un peu malgré elle, de s’enfuir de l’emprise du dealer qui le maintenait en otage. Pete est déterminé et retrouve Lake qui hurle pour le revoir, après avoir dit à sa mère qu’elle n’avait pas envie de mentir sur l’identité de l’homme l’ayant enlevé. Prise de court, Jane espère en effet faire mentir sa fille pour la protéger, essayant d’en faire une scénariste. Finalement, Lake retrouve Pete et Jane se fait arrêter.

Bird confronte Gomez sur la mort de Rosa, soit disant ordonnée par Gus. Bien sûr, Gus est juste piégé par Gomez depuis le début : Lake n’a jamais été enfermée dans sa cabane, et tout s’explique ainsi. Il n’y a en effet pas de trace de la petite fille dans la cabane, ce qui veut dire qu’elle a été mise dans la voiture à côté de la cabane… Bird prend beaucoup de risque à dévoiler tout ce qu’il sait, quand même.

On retrouve aussi Amira dans la série, la copine de Mackenzie, scénariste, qui est chargée par Gomez de donner de « vraies » informations sur le braquage mis en scène par la série. Elle en parle ainsi à Matt comme si de rien n’était. Évidemment, Matt se rend compte de son double jeu et n’apprécie pas trop la manière dont elle le manipule. Malgré tout, il décide que dans la série leur Gus va se faire tuer lui aussi.

Chez Jane, Lake est enfin de retour auprès de son père et de sa tante. Al a promis qu’elle ne laisserait pas sa nièce être interrogée, mais elle a bien du mal à tenir cette promesse quand l’assistant de Bird débarque et pose tout un tas de question. Bizarrement, Lake comprend enfin qu’elle doit mentir et dit n’avoir vu personne dans la cabane. Tout ça pour ça.

Dans la voiture de police, Jane sympathise avec la collègue de Bird qui vient de l’arrêter et… qui s’avère être celle qui avait enlevé Lake la deuxième fois. Mouais, ça se sent arriver sur la fin d’épisode, mais pas avant. C’est donc soit très mal écrit et Deus ex machina, soit très bien écrit et surprenant. Je ne vais pas trop faire de choix et me contenter d’accepter l’information, sachant que je soupçonne aussi l’assistant de Bird d’être dans le coup. Et puis, il reste PJ dans la nature et il y a de quoi faire pour le dernier épisode.


Épisode 10 – Fade out – 12/20
Eeeet la fin ne parvient pas à conserver le niveau de l’épisode précédent, nous servant à nouveau une histoire cousue de fil blanc et pas bien crédible. Quelques pistes ne sont pas exploitées, inévitablement, mais dans l’ensemble on a une conclusion sur les intrigues majeures de la série. Ce fut long et laborieux, malgré quelques bonnes scènes, de rares surprises et un casting fait de bons acteurs mal dirigés et ayant a priori la flemme de se donner à 100%.

> Saison 1


10

So hit me, you entitled bitch.

Allez, je ne vais pas attendre une semaine de plus, autant me débarrasser une fois pour toute de la série avec son dernier épisode, qui a pas mal de réponses à apporter. Et pour ne pas m’endormir, j’ai envie de tester l’action du Bingo consistant à voir cet épisode debout. Il paraît que c’est bon pour le corps de toute manière. Cela dit, ça promet d’être long comme cette série, dont le dernier épisode débute par un discours de Jane sur la manière de raconter une série.

C’est une jolie manière de nous résumer les neuf épisodes précédents cela dit, avec plein de flashbacks nous expliquant les mensonge de Jane… et une belle manière de nous montrer qu’elle est complétement conne. Après un épisode à dire à Lake de mentir, la voilà qui raconte la vérité à la complice de l’enlèvement de Lake. Enfin complice, non d’ailleurs, elle est totalement coupable car c’est elle qui l’a fait, pour le frère de Gomez, qui s’appelle aussi Gomez et qui bosse avec lui en étant son boss. Allez, elle s’appelle Bilson, ça va servir pour la suite.

Ce qui est rigolo, c’est qu’elle vient juste de nous révéler qu’elle est lesbienne, et paf, elle rejoint immédiatement le cliché de la lesbienne méchante (et probablement morte bientôt). Et c’est elle qui s’appelle Red, à cause de ses cigarettes. C’est beau, et c’est aussi le trajet en voiture le plus long du monde, nous révélant que par flashbacks que c’est aussi Bilson qui a tué Quinn. Forcément.

Bilson fait un arrêt pour s’acheter des clopes, et le fait en libérant les poignets de Jane qui commence à se douter de la vraie identité de Bilson. Et c’est tant mieux, parce que Bird aussi commence à avoir ses soupçons quand Al l’appelle pour avoir des nouvelles de sa sœur. Elle commence à trouver le temps long à voir Tom avec Lake et elle est probablement à court de réparti pour son mari. Pendant qu’elle s’engueule avec Pete sur la future garde de Lake, Tom reçoit le courrier envoyé par Gus il y a quelques épisodes.

Celui-ci contient une K7 avec « la vérité », ça promet. Dessus est un enregistrement de Quinn et Tom prend aussitôt des notes, étant un bon journaliste pour la première fois de la série. Forcément, ça ne plaît pas à Al quand elle s’en rend compte, puisqu’elle lui reproche d’exploiter sa famille plutôt que de vouloir la sauver comme lui le prétend.

De son côté, Jane est amenée dans le désert, mais en bord de mer, où Nickole Bilson lui révèle sa double identité. Elle est Red et attend une revanche de sa part. Elle veut en effet avoir une bonne raison de la tuer et la provoque jusqu’à avoir des coups de sa part. Merveilleux.

Grâce à Al, Bird soupçonne subitement Nickole et fait tracer sa voiture, ce qui lui permet d’arriver à temps pour arrêter Nickole au moment où elle allait partir après Jane qui a eu l’idée la plus conne du monde. Un peu de sable dans le visage de Nickole lui permet de lui échapper en sautant dans un ravin (la voiture est juste là avec les clés dessus quoi). Malheureusement pour elle, ça finit par un petit trauma crânien la renvoyant à son passé de petite fille battue par son beau-père. Chouette toutça, dis donc.

Pendant ce temps, Bird interroge Bilson et comme il soupçonne toujours logiquement Gomez d’être Red, il croit tout ce qu’elle lui dit. Elle le manipule comme elle peut pour accuser Gomez plutôt qu’elle et finalement Bird l’arrête avant de retrouver Jane. Mouais. Il la porte sur épaules et la déplace, chose à ne surtout pas faire en cas de trauma crânien.

À l’hôpital, elle est rejointe par Al qui débarque avec la K7 confisquée à Tom, ce qui permet un témoignage direct à l’encontre de Gomez.

De retour chez Jane, Al découvre que Pete a pour intention d’amener Lake chez lui, mais ça ne lui plaît pas du tout. Elle révèle donc toute la vérité à Pete sur la paternité de Lake, avant de marchander avec lui une garde partagée pour Pete et Jane, en échange de quoi elle ne dira jamais rien sur la vraie paternité. Et la scène étant un peu longue, je commence à me dire que voir un épisode 40 minutes debout, c’est un peu long.

Jane tente quant à elle un coup de poker avec Gomez, le confrontant, puis en étant aidé par Bird qui finit par révéler que le Gomez qu’on connaît, Elliot, est arrêté car son frère a accepté un marché : Eliot et Gus sont responsables respectivement de la fusillade de la casita et de l’enlèvement aux yeux du public, ce qui permet au frère d’être laissé clean. Moui.

De son côté, Al découvre que Tom a écrit son article en un rien de temps et révèle à Lake qu’elle est enceinte, ce qui est leur manière de boucler son intrigue.

On en arrive alors enfin au dixième jour (c’est que j’en ai marre d’être debout) où Matt galère à convaincre son acteur principal de venir tourner la scène de sa mort. Oui, ça suffit à conclure l’intrigue de la fausse série : Red y est révélé et meurt, sous les yeux de Jane et Bird, qui reprennent leur vieux flirt tout pourri.

Il est question d’une saison 2 pour la fausse série, mais pas pour nous, heureusement. La série se termine alors à la plage où Jane emmène enfin sa fille comme promis. Tout est mal qui finit improbablement bien, parce que les services sociaux dans l’affaire, plus personne n’en parle. Il reste donc des gros défauts à la série dans ce dernier épisode qui peine à tout conclure et le fait avec les mêmes grosses ficelles que dans les neuf premiers épisodes. C’est un peu dommage.

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EN BREF – À l’image de ce que je disais en résumé du dernier épisode, cette saison, « ce fut long et laborieux ». Sur le papier, je trouvais le concept vraiment sympathique et avec de quoi surprendre. C’était un peu risqué d’annoncer dès le départ une intrigue sur dix jours, et un jour par épisode, et d’ailleurs, je crois que ça les a étouffés par moment (notamment le dernier épisode). Toujours sur le papier, il y avait tout ce qu’il fallait pour surprendre, avec l’intrigue relancée en cours de route lors du deuxième enlèvement et Lake retrouvée dès le huitième épisode.

En pratique, ça passait beaucoup moins bien, avec des acteurs très mal dirigés, une écriture pas maîtrisée et des incohérences à la pelle. Pourquoi je suis resté ? Pour avoir une série pas prise de tête, parce que c’est clair que malgré leur grand puzzle, pas une seule seconde, je me suis pris la tête devant et je pense que j’ai vu venir 95% des rebondissements. Et puis, pour le principe de finir. La série ne me manquera pas plus que ça et ne m’aura pas marqué outre mesure je pense, mais elle m’a fait rester jusqu’au bout et c’est déjà beaucoup !

> Saison 1

Sense8 – Épisode final

Synopsis : Dans cet épisode final, les passions s’enflamment alors que les sensates et leurs alliés les plus proches unissent leurs forces pour sauver leur groupe et stopper pour de bon leurs ennemis.

> Saison 2


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Pour commencer, je me suis remis en tête hier l’ensemble des intrigues en cours avant ce chapitre conclusif, finalement rattaché à la saison 2 par Netflix. Cette saison aura été chaotique avant un début en décembre 2016 et une fin en juin 2018 – pas vraiment ce que j’appelle une saison. Je suis beaucoup trop impatient de m’y mettre, car ce double épisode est censé mettre un terme à une série feel good que j’aurais comme tout le monde aimé ; même si je n’en ferai jamais ma série préférée, j’avoue. Je ne m’étale pas en introduction, tout a déjà été dit sur le blog et je veux juste savoir comment ça se termine avant d’être spoilé !

Épisode 12 – Amor Vincit Omnia – 20/20
Magnifique. Cette conclusion nécessaire est magnifique, bienvenue et parfaite. Je ne suis pas sûr que le 20/20 puisse suffire tant cet épisode avait tout ce que je voulais – et peut-être même plus. On peut désormais vivre en paix en sachant que cette saison aura eu la conclusion qu’elle méritait, si ce n’est une conclusion meilleure qu’elle ne méritait.

Spoilers ci-dessous !

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Impossibility is still just a kiss away from reality.

Même si je ne suis qu’impatience et que je ne l’aime pas beaucoup, j’ai pris le temps de regarder le générique, par principe. L’épisode commence par 99 Luftballons, un joli moyen d’avoir mon intention dès le départ avec un casting hyper bien foutu pour Wolfgang enfant. Comment ce flashback s’explique-t-il ? Eh bien, Wolfgang est toujours torturé dans la branche londonienne de BPO et cela le ramène dans son passé avec un père abusif et violent, contrastant avec l’amour que lui porte sa mère. Son père ? Oh, rien de fou, il le tue dans une ruelle alors que sa mère lui explique qu’elle ne vaut rien. Charmant.

C’est à ce moment-là que Kala réussit à contacter Wolfgang pour lui expliquer qu’elle a Whispers en sa possession et qu’ils vont pouvoir se servir de lui pour le libérer – c’est aussi pour ça que la torture est moins forte qu’avant. Très vite, on entre dans le vif de l’action : Kala est rejoint par Riley, d’abord en esprit, puis en physique et on comprend que le cluster est désormais connecté au point que ça va devenir dur de tout suivre de qui est avec qui. Heureusement, Hernando est encore plus paumé que moi, ça remet les choses en place, alors que Daniela est aussi fan de la situation que moi.

Ce qui habituellement serait un faux raccord est ici parfaitement normal et le plan peut se déroulait sur plusieurs fronts à la fois : Kala prépare un bloqueur pour Will, Capheus récupère un van de police, Nomi fouille le portable de Jonas et tous prennent encore le temps de se parler de choses et d’autres entre temps, permettant un bon humour, notamment dans la relation Nomi/Lito.

Nomi s’inquiète de l’absence de Bug, mais refuse d’en parler à Aminata qui, elle, découvre que la femme de Whispers/Milton, Elizabeth, veut divorcer. Trop de secrets, trop d’interactions, huit personnages dans chaque scène, ça fait beaucoup à suivre. Whispers est enfermé par Will dans une cave où il vient l’interroger, renversant la situation de la saison 2 et me rappelant des intrigues oubliées, du genre celle sur le meurtre de Sara. Milton n’est pas trop inquiet pour sa survie et sa liberté, préférant proférer des menaces à Will que répondre à ses questions : il annonce la mort de tout le cluster à venir, ce à quoi Will rétorque que sa femme demande le divorce mouahaha !

Jonas est aussi prisonnier, mais dans de meilleures conditions : sa torture à lui est de lire Proust et de se demander s’il est un sensate. Il est interrogé par l’ensemble du cluster à la fois par l’intermédiaire de Nomi : tous veulent comprendre pourquoi il a arrêté de les aider, de même que les vraies intentions d’Angelica avant sa mort. C’est l’occasion de flashbacks sur celle-ci pour nous expliquer au mieux l’intrigue et développer la mythologie. Angelica a ainsi eu l’idée de retrouver Raoul, perdu quelque part à Chicago, en utilisant la douleur. Elle a fait l’erreur d’en parler à Milton, cela dit.

Au cours de la nuit, on découvre qu’ils sont à Paris et qu’Aminata a du mal à s’ajuster à sa nouvelle ville : elle a toujours voulu venir à Paris pour une escapade romantique et son escapade parisienne a viré au cauchemar. Le lendemain, le réveil est compliqué pour tout le monde : entre le mariage reporté, Lito possiblement viré, la campagne de Capheus et Kala qui s’inquiète désormais par son père sous la coupe de BPO, il y a de quoi paniquer. Heureusement, un peu de yoga sur un toit parisien fait bien son taf, et clairement la série a su tirer profit de ces quelques jours dans la capitale.

À Londres, Wolfgang continue de se perdre dans ses souvenirs de vengeance pour sauver sa mère qui est aussi… sa sœur. Ah bien. C’est gênant tout ça. Son beau-père l’a donc violée plusieurs fois et elle est tombée enceinte de Wolfgang, qu’elle a élevé. Ceci explique ses envies de meurtre sur son père au moins. Toute cette colère lui permet de prévoir de s’échapper et ça vire vite à une sacrée fusillade sanglante entre Wolfgang et le reste du labo.

Il est aidé par le fait que ses ennemis le veulent en vie bien sûr, mais il n’a qu’une seule arme alors bof. Le labo ? Un hôpital avec plein de gens endormis qui sont probablement des sensates eux aussi. Wolfgang envisage le suicide quand il comprend qu’il ne peut leur échapper, mais Kala l’en empêche de justesse en menaçant de faire de même. Eh ben.

La scène suivante voit les sensates essayer de comprendre le plan de BPO qui les dépasse totalement et Bug surgir de nulle part en costume FedEx (bonjour la pub). Rien de grave n’est donc arrivé à Bug qui est lui aussi à Paris, mais comme c’est un épisode final, nous n’avons pas spécialement le cas de nous attarder sur lui. À la place, on enchaîne sur l’intrigue coréenne avec un nouveau scandale et Sun appelant son détective blessé dans l’affaire. Elle est amoureuse après tout, et lui aussi, et c’est mignon comme tout et il fallait bien faire avancer aussi cette intrigue en plus de tout le reste. S’ils arrivent à tout conclure, ce sera une prouesse d’écriture quand même.

Un peu comme leur capacité à complexifier l’intrigue encore un peu plus tout en laissant Will la résumer comme si de rien était : Whispers et Angelica ont donc trouvé un moyen de tracer les sensates grâce à la douleur avant d’aller ensemble à Londres, voyage important puisque c’est là qu’ils ont montré leur nouveau projet à Croome & au « chairman » dont l’identité est encore inconnue (Bug ?). Quelque chose s’est alors produit puisque Jonas a ensuite été fiché comme terroriste.

Bien, on avance dans l’intrigue de fond, mais il reste pas mal d’intrigues persos à résoudre : on enchaîne ainsi avec Kala qui voit Rajan débarquer à l’appartement parisien. Contacté par une agence médicale, il s’est inquiété pour elle et a décidé de la rejoindre, compromettant aussi l’appartement parisien – alors que Hernando, Daniela et Aminata sont partis s’acheter des croissants putain !

C’est immédiatement parti pour une scène d’action et de fuite sur les toits parisiens, avec des policiers parisiens (portant bien sûr des bérets, hein, faut pas déconner – j’ai tellement ri) qui n’ont même pas besoin de se donner la moindre peine : le trio d’affamés de pâtisseries débarquent à l’appartement au moment où Nomi tente de prévenir Aminata. C’était obligé ça aussi, c’est complétement con de les avoir laissé partir sans un sensate au moins. Paniqués, Nomi et Lito font demi-tour et retournent à l’appartement, alors que Jonas en profite pour s’enfuir.

Rapidement les policiers parisiens sont maîtrisés par Will et Sun (par l’intermédiaire de Nomi et Lito donc) et Rajan découvre toute la vérité dans une scène hyper comique. Au moins, Rajan comprend mieux les secrets et bizarreries de sa femme, et il décide de la croire. J’ai beaucoup de peine pour lui parce qu’il est définitivement beaucoup trop amoureux de Kala alors qu’elle passe son temps à le tromper.

On retrouve ensuite Will et Riley sortant de la station de métro Abesses – et c’est tellement bizarre de reconnaître l’endroit où ça a été tourné, franchement – pour se rendre auprès d’une amie française de Riley ; l’occasion pour nous de nous rappeler que puisque Riley parle français, tout son cluster parle français. Cette amie leur offre une nouvelle planque parisienne, un bar-discothèque, pour procéder à l’échange Wolfgang/Milton.

La scène suivante voit Will et Riley être suivi du regard par des dizaines de fans parisiens de la série (heureusement que la consigne numéro 1 des figurants est de ne pas regarder la caméra, hein), mais aussi l’être par une femme étrange qui cache son visage. Une rapide course poursuite dans le métro (décidément, ils jouent de toute la géographie parisienne) plus tard, ils ont vu son visage et la femme s’enfuit avec le métro à l’arrêt le plus long de tout Paris, clairement. Cela met Will & Riley en retard pour administrer le bloqueur à Whispers, mais au moins ils ont reconnu Bohdi qui avait contacté Riley dans un avion la dernière fois – refusant de changer le monde.

Par conséquent, c’est Aminata qui se rend auprès de Whispers, sous la surveillance de Daniela : il connaît déjà Aminata de toute manière (mais pas Daniela du coup, ce n’est pas hyper logique, mais elle cache son visage). Milton découvre grâce à ça qu’Aminata est sur le point de se marier avec Nomi, en profite pour l’énerver afin de s’échapper mais est maîtrisé par une Daniela beaucoup trop badass. On ne l’a jamais vu si froide avec quelqu’un il me semble, mais ça lui va à ravir et je suis très content de voir que tout le monde a le droit à au moins une scène dans ce script de 2h30… qui ne laisse pas le temps de souffler.

Mr Hoy rend visite à Riley pour lui expliquer qu’il est sur le point d’être arrêté par BPO, mais avant ça il conduit Riley auprès d’Yrsa, sa mère adoptive si je comprends bien. Celle-ci est en compagnie d’une scientifique, River, la fille de la co-créatrice de BPO (l’autre étant Hoy, avant que ça ne parte en vrille donc). Il existe donc une branche de BPO qui n’est pas encore en train de faire de la merde, mais il est dur de la trouver et de tout suivre car en parallèle Hoy est en train d’être contacté par plein de sensates paniqués par la purge en cours de la part de BPO. Rien que ça.

River, une homo sapien, est aussi menacée par BPO et demande à Riley de tuer Whispers. Ce faisant, ils rendraient caduque le pouvoir du Chairman sur BPO… mais perdraient aussi leur dernier espoir de retrouver Wolfgang, mis de côté depuis trop longtemps quand même. Avec cette nouvelle information, le groupe est face à un dilemme beaucoup trop compliqué et ils refusent de perdre Wolfgang.

Dès lors, River et Yrsa comprennent que c’est foutu pour elles : cette dernière prend son bloqueur et nous vire Hoy et Riley de son esprit. Hoy décide alors de se suicider car il ne peut se permettre d’être piégé par BPO – il en sait trop. Heureusement, il est arrêté par Kirsty, la tante de Riley (wtf ? J’ai oublié trop de choses je crois) qui révèle qu’elle est au courant pour les homos sensorum depuis longtemps puisqu’elle était mariée à l’un d’eux. Elle offre un bloqueur à Hoy au moment où il va se faire arrêter, et ensuite mystère.

En parlant de mystère, Wolfgang rencontre enfin le chairman qui porte bien sûr un masque. Qu’importe, on sait qu’il est vieux et légèrement brûlé de la face. Il semblerait que ce soit un sapien et sa scène ne sert pas à grand-chose, mais au moins Wolfgang est déplacé vers un hangar où son bloqueur ne fait plus effet : il retrouve ainsi Kala… Juste avant que Lila n’arrive le narguer.

Il est temps de préparer l’échange entre Wolfgang et Milton, dans un plan mis en place par Will. C’est lui qui décide prendre le risque d’entrer en contact avec Lila, alors que Lito est utilisé pour lancer une alerte terroriste bien trop drôle auprès des policiers (enfin un acteur français, d’ailleurs). Drôle ? Oh, ben c’est du Lito : moustache, béret, baguettes et « terroristes! Terroristes ! ». Dur de ne pas en rire, même si la police semble intervenir un peu trop vite dans l’affaire. Le but est de bloquer BPO.

Le plan se met progressivement en place, et ça se fait avec beaucoup d’humour tout du long (Daniela qui se fait jeter par deux mecs, c’est génial, de même que Capheus en appelant à l’esprit de Jean-Claude ou Kala testant ses bombes puantes, grosso modo).

La préparation évacuée, on peut en arriver à l’action, avec tout le monde dans le bar/boîte de nuit prêt pour l’échange. Bien sûr, BPO a fait introduire quelques armes dans le club et la scène est miraculeusement cool, avec Bohdi sortant de nulle part pour tenter d’assassiner Milton parvenant ainsi à s’échapper quand Riley réagit à temps. Lila apprend la nouvelle et tente de tuer Wolfgang, ce que Rajan voit et explique à Kala s’interposant immédiatement. Le combat continue sur la piste de danse et ça part dans tous les sens jusqu’à ce que les bombes puantes fassent leur effet et vident le club.

C’est l’heure pour Capheus d’entrer en action avec un camion transformé en camion de police, pour aider à l’évacuation des sensates. Franchement, tout semble se passer beaucoup trop bien pour que j’y crois et j’ai commencé à flipper de voir quelqu’un y passer.

En plus, Sun se retrouve coincée par les flics… mais heureusement son détective débarque lui aussi à Paris pour la sauver à temps et nous servir une scène de retrouvailles digne d’un drama coréen. Bon, au milieu de flics français KO, donc.

De son côté, Milton retrouve Lila et est emmené auprès d’un autre homme qu’il est heureux de retrouver… pour quelques instants du moins. Très vite, Lila tue cet homme et s’arrange pour récupérer Milton. Ainsi donc, c’est Lila qui récupère tout le pouvoir de cette fin d’épisode (parce que ça semble être la fin d’un deuxième épisode déjà – c’est l’avantage des deux heures trente).

On retrouve alors tout le monde dans une jolie maison de campagne française où Kala se retrouve confrontée à un embêtant dilemme entre Wolfgang et Rajan. Elle choisit les deux sur conseil de Bug et on peut alors passer à un charmant dîner de famille, merci Jean-Pierre ! Les retrouvailles sont très joyeuses et très chouettes et… très gâchées par Bohdi que soudainement tout le cluster peut voir sans raison (mais pas Rajan, Aminata, le détective, Daniela ou Hernando). Elle leur demande d’accepter l’invitation de la Mère… ce qui les amène au Lacuna, une « maison », un temple où vivent des homos sensorum à l’abri des sapiens et où toute l’intrigue de la série est relancée pour la dernière heure.

Cette fois, on apprend donc que BPO est manipulée par Milton Brandt, que Bohdi – future Mère du Lacuna – veut tuer. L’actuelle Mère révèle en tout cas qu’elle est mère de Lacuna, vraie maman aussi (et grand-mère) et enfin mère d’un cluster… dont il ne reste plus que Milton qui a tué tous les autres. Il y a donc quelqu’un qui a souffert plus que nos sensates dans l’affaire puisqu’elle a senti la mort de son cluster… mais Milton aussi : il a tué tout en étant tué, lui donnant un goût d’immortalité qu’il a bien l’intention d’atteindre grâce aux zombies sensates qu’il a. Si je capte tout bien comme il faut, l’idée est de continuer à vivre dans le corps d’autres homo sensorum, rien que ça, grâce à une machine créée par Angelica permettant à Milton de prendre le contrôle des sensates transformés en zombies. Face à ce plan diabolique, le Lacuna a décidé d’intervenir car rester neutre serait être complice.

Il n’en faut pas plus pour que le cluster décide d’en faire autant et se dirige cette fois vers Naples – décidément, ils ne font que voyager et même s’ils sont dans plusieurs véhicules à la fois, ça ne les empêchent pas de s’éclater sur la musique de Riley – la série nous montrant pour la première fois la différence entre la réalité et leur esprit. C’était très chouette. En Italie, Wolfgang retrouve Felix (youhou) qui lui offre des armes après avoir découvert la complexité du triangle Rajan/Kala/Wolfgang qui semblent heureux dans ce triangle.

Malgré un avertissement de dernière minute par Jonas, Will et le reste du cluster arrivent à Naples pour parler à Lila qui leur explique son envie de créer un sanctuaire ici avant d’utiliser un bloqueur pour dégager Will et Wolfgang de ses pensées.

Alors qu’un groupe se fait plaisir avec de la pizza, un autre est accueilli à Naples par Diego et… Puck, qui s’avère être l’ex mari de Ten Days in the Valley, je ne l’avais pas reconnu. Eh ben, passer de Sense8 à ça, c’est triste. Bref, le Cluster décide d’utiliser un cheval de Troie sur une idée merveilleuse d’Hernando. C’est donc un bus de touristes beaucoup trop drôle qui leur permet de s’introduire comme il se doit. C’est excellent parce que si c’est dramatique, c’est aussi bien trop comique d’avoir Daniela ou Sun en touristes. Les acteurs semblent s’être éclatés à jouer ce cliché, de même que les scénaristes en écrivant, en fait. Aminata et Nomi vouent un culte à la Tour Eiffel dans l’espoir de survivre, Rajan découvre que Kala peut se servir des connaissances de Wolfgang pour tirer, Sun vit sa romance parfaite et tout va bien, sauf que le sang gicle un peu partout pour les méchants qui n’ont pas tous l’avantage du Cluster.

Bien sûr, Felix se fait une fois de plus tirer dessus, ce qui est plus marrant que dramatique cette fois. Les scènes d’action et combat s’enchaînent et Mun révèle qu’il souffre encore de sa blessure de la saison précédente. Forcément. Lila arrive dans le palace servant de lieu de fusillade, mais le cluster n’a pas encore la main sur Milton, qui est soit disant sécurisé. Nomi conseille aux autres d’aller vers l’étage supérieur où il doit être, mais l’arrivée de Lila augmente le stress, forcément. Et ce qui devait arriver arriva : Kala se fait tirer dessus par Lila. Putain, mais non, mais pas Kala quoi !

Tous ressentent donc la blessure de Kala au même moment, ce qui fait que tout le monde est au courant de sa chute. Plutôt que de tous les réunir, les scénaristes font le choix de nous les montrer tous mourir un par un. Sont-ils seulement sérieux ?

Kala finit dans les bras de Wolfgang et Rajan… et révèle enfin qu’elle est encore en vie et qu’ils feraient mieux d’essayer de la sauver. Cela se fait grâce à un tazer introduit plus tôt et une super idée de Rajan qui est passé de personnage que je détestais à personnage que j’adore. C’est bien joué de la part des scénaristes, et Kara survit finalement – peut-être même un peu trop simplement. En plus, c’est cool, elle peut continuer d’être dans l’action avec sa connexion, et elle embrasse à la fois Wolgang et Rajan.

C’est parti pour la toute fin, donc, avec une dernière poursuite de Lila pour arrêter Milton, mais aussi avec Jonas revenant une fois de plus auprès de Will pour délivrer toutes les réponses.

Après la mort de Raoul, Angelica et lui ont découvert le plan de Milton et fait en sorte d’utiliser des clusters pour l’en empêcher. Les choses ont malgré tout même tourné pour le plan d’Angelica qui a perdu au passage une partie de son cluster en faisant exploser BPO. La face brulée du Chairman ? Elle date de cette explosion. Quant à Angelica, elle avait prévu un prototype de sa machine contrôlant les sensates qui ne répondrait pas à Milton, mais à Jonas.

Tada. Jonas retrouve ce prototype et en profite pour prendre possession d’un sensate qui se trouve au point d’échange de Milton entre Lila et le Chairman. Celui-ci révèle son visage cramé pour mieux se prendre une balle en tête. Jonas réussit son coup, retrouve Angelica pourtant morte et meurt à son tour. Il ne reste plus que Will pour empêcher Lila et Milton de s’enfuir, et tout le cluster se met immédiatement au travail avant de finalement exploser l’hélicoptère de ces deux-là qui meurent donc en tentant de s’enfuir. Merci Felix pour le bazooka, mais wow, sacrée conclusion finalement.

Comme je m’en doutais, la conclusion de l’épisode repasse par Paris et se fait à la Tour Eiffel où je crois bien qu’un mariage s’organise. Tout le casting se retrouve donc pour faire la fête : Hoy est encore en vie, Kala est déjà sur pied grâce à leur médecin d’Italie, la famille de Capheus crise d’être à la Tour Eiffel et ah oui quand même, les scénaristes ont vraiment réussi à s’arranger pour tourner ça ?

Sun file le parfait amour avec son détective, la famille de Nomi débarque sur place et est un chouilla choquée… Leur monde se confronte alors à celui de la famille d’Aminata, ce qui est excellent aussi ; Will rencontre la famille de Riley, vraiment toutes les intrigues parviennent à une conclusion naturelle.

Il reste encore assez de temps pour nous vendre un magnifique mariage entre les deux, à la Tour Eiffel. Ah oui, de l’histoire des mariages de séries, celui-ci va rester  dans l’Histoire quand même. Nomi est amenée à l’autel par Bug et on a droit à une vraie cérémonie avec discours de River sur les nouvelles possibilités d’amour, sur l’espoir et sur ce qu’est le mariage… et en parallèle, il est clair que les scénaristes passent aussi un message sur le monde dans lequel on vit, et sur le fait qu’il ne faut pas perdre espoir en l’amour et l’avenir.

Bref, de bien jolis discours, sur le changement, sur l’espoir, sur l’amour ; une vraie et longue et belle cérémonie pour leur amour. Les voilà donc mariée et mariée sur la Tour Eiffel, et c’est  parti pour le feu d’artifice qui a fait tant parler de lui, vu depuis l’intérieur de la Tour Eiffel. Ah oui quand même. Il est donc offert par la ville de Paris et par BPO, devenue une gentille organisation de nouveau, sous la direction de River. Le feu d’artifice montre tous les couples et trouples fort heureux, puis on enchaîne sur Bug trouvant l’amour au moins pour une nuit, tout le monde dansant, Kala incapable de savoir ce qu’elle veut et ouais, tout le monde qui fait la fête avec des space cakes. Une fête de folie, où la mère de Nomi l’accepte enfin et où Nothing matters when we’re dancing :

La lune de miel se fait dans leur appartement parisien où on retrouve là aussi chaque couple. Oui, cette fin heureuse n’en finit plus, mais c’est exactement ce que tout le monde voulait, non ? Non, tout le monde voulait une dernière orgie évidemment et c’est parti pour la sensualité de tous les couples s’unissant une dernière fois, chacun de leur côté… et donc tous ensemble. Chaque forme d’amour est là et oui, Rajan accepte le plan à trois avec Wolfgang aha. Que d’amour, que de bonheur, que d’esthétique et certes, un peu de longueur, mais l’envolée se fait avec des flashbacks des trois saisons sur chaque couple, avec un Rajan qui aura la conclusion de la série : « Je ne pensais pas que de telles choses étaient possibles ». À moins que ce ne soit Kala qui l’ait… Shh.

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EN BREF – Que dire ? Cet épisode final est parfait (bon, il manque juste un chouilla de musique et d’envolées d’images magnifiques, faute de temps). En 2h30, la série réussit l’exploit de boucler l’ensemble de ses intrigues sur un happy end – ce qui était doublement improbable quand j’ai commencé l’épisode. Certes, cet épisode est interminable, mais le rythme y est tellement constant jusqu’au bout que je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, ni de voir le temps passer. Chaque personnage a son moment de gloire, chaque couple aussi, Rajan devient subitement mille fois plus cool qu’avant et le message d’acceptation de la série est aussi respecté que je l’espérais. Rien à redire, finalement, et cette conclusion paraît tellement naturelle que finalement, l’annulation est peut-être pour le mieux. Ne me tuez pas. Et vive l’amour !

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Colony – S03E06

Épisode 6 – The Emerald City – 18/20
La série a atteint une intensité psychologique assez impressionnante grâce à son épisode précédent. Si les choses n’avancent pas bien vite, ce sentiment d’être empêtré dans un passé douloureux est commun avec ce que vive les personnages, ce qui est plutôt bien joué. Dans la lignée du précédent, cet épisode propose de nouveaux obstacles et rebondissements inattendus, et des approfondissements insoupçonnés pour certains personnages.

> Saison 3


Spoilers

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– Drive the goddamn car! DRIVE!
– Get out. All of you.

J’avoue ne pas être prêt pour le visionnage de cet épisode après la mort de Charlie, mais il suffisait de faire comme si en se lançant. On commence par un entretien étrange pour entrer dans un institut de l’avancement mondial. L’homme qui passe l’entretien est moqué par ceux qui le surveillent, mais il obtient malgré le poste qu’il visait : il va pouvoir diriger un bloc. C’est donc comme ça que ça se déroule pour avoir un poste de pouvoir ? Cela ne plaît pas du tout au créateur de l’algorithme pour catégoriser les gens qui se débrouille ainsi pour en mettre une copie en ligne. J’imagine que c’est ainsi qu’a commencé la résistance.

De son côté, Snyder est de retour à la vie civilisée : il en profite pour prendre une douche brûlante, évidemment. Il se retrouve dans un magnifique chalet avec Julian, un valet, mais aussi une merveilleuse voiture. Bref, la vie de rêve quoi. On comprend vite que cette vie de rêve est ce qu’il a toujours voulu, mais ça ne peut pas durer : Helena (la blonde dirigeant précédemment la colonie de LA) vient le voir pour lui demander de reprendre le travail, mais il ne veut pas (tu m’étonnes) et se contentera donc d’une petite fête de voisinage toute sympathique.

Helena l’y glorifie et porte un toast à son nom. Tout le monde est intéressé par les talents de double agent d’Alan et lui parle des multiples opportunités qui se présentent à lui. S’il dit ne pas en vouloir, il est pourtant sûr que les scénaristes en feront quelque chose.

Le lendemain, Helena apprend à Snyder qu’elle est coincée politiquement car des commandements se refusent à son autorité. Et oui, l’algorithme du début d’épisode était bon, mais il ne prenait pas compte l’adaptabilité des humains : c’est grâce à cette adaptabilité que Snyder est devenu ce qu’il est plutôt que de rester Gouverneur. Et Helena veut son aide pour la suite.

Snyder, lui, préfère draguer Elan lors d’une autre soirée de voisinage. C’est grosso modo un canon qu’il n’aurait jamais pu avoir sans la fin du monde. Tout se passe bien pour lui, mais bien sûr qu’il culpabilise. Il ne trouve pas le sommeil aussi bien qu’il devrait et il se renseigne sur la mort de Charlie… la musique nous indiquant clairement que s’il recontacte Helena au beau milieu de la nuit, ce n’est pas simplement pour travailler pour elle, mais probablement pour trahir les autorités.

Il enchaîne avec un déjeuner professionnel avec deux proxys, Lee et Flemmings… qu’il fait arrêter au restaurant devant tout le monde, les accusant de trahison. Eh oui, Alan annonce ensuite à Helena qu’il ne veut pas seulement entendre les voix dans sa tête lui faire des reproches pour le reste de sa vie. Non, à la place il se décide à reprendre une bonne partie du pouvoir qu’on voudra bien lui donner – et c’est pour ça qu’il fait accuser ces deux proxys. Merveilleux.

Pendant ce temps, les Bowman sont en fuite et la vie est loin d’être rose pour eux. Ils sont dans un état déplorable et les voir tous les quatre donne déjà envie de déprimer. Aucun d’eux ne peut se permettre de craquer pour le moment, mais ça sonne tellement faux de les voir continuer à survivre comme si de rien n’était. C’est retarder l’inévitable cette phase de déni.

Ils galèrent à survivre, forcément, puisqu’ils sont partis sans vivre et Bram finit par découvrir un tag « Gone to Seattle » leur donnant une nouvelle destination et un nouveau but. Ils se mettent ainsi en marche vers Seattle avec une Gracie blessée qui inquiète ses parents. Bram trouve des prospectus pour New Seattle et aimerait s’y rendre, mais Will ne le sent pas. Il se méfie des colonies comme de la peste, forcément, et Katie est tout bonnement incapable de prendre la moindre décision. C’est douloureux de les voir comme ça et ça contraste fortement avec le début de saison – ou avec les scènes sur Snyder.

Durant la nuit, Will se réveille pour découvrir que lui et sa famille sont coincés entre deux robots. J’ai d’abord cru à un cauchemar, mais en fait non : les machines ne les tuent pas, mais les forcent à aller où ils veulent. Le vrai problème, c’est que la blessure au bras de Grace ne s’arrange pas et s’infecte au cours de la journée suivante. Quelle horreur, donc. Ils sont forcés de se rendre à Seattle ou elle mourra à son tour.

Du coup, cela pousse Will à arrêter une voiture contenant une famille assez similaire à la sienne, sauf qu’elle est encore complète. Et bien sûr, ils vont à Seattle aussi, mais ne sont pas prêts à se séparer. Ils veulent bien prendre Gracie (sur leurs genoux, en plus), c’est tout. Comme ça ne convient pas aux Bowman (je comprends mais c’est vrai que la famille faisait déjà une offre généreuse), ceux-ci sont forcés de voler la voiture… et de passer dans le camp des grands connards : Will n’hésite pas à tirer un coup en l’air et menacer le père de famille (qui pourrait dire non, ma foi, parce que le tuer lui c’est une chose, mais tuer un de ses enfants, Will n’en aurait pas le cran). Ce n’est pas ce que les Bowman voulaient, mais ils ne peuvent pas faire autrement… c’est le seul moyen d’espérer sauver Grace. On se croirait plus dans The Walking Dead que devant Colony, cette fois, c’est super dur comme scène.

La voiture arrive à cours d’essence, histoire de bien déprimer tout le monde, mais le trajet à pied n’est plus si long. Ils parviennent à l’amener aux portes de la colonie où se situe un camp chargé d’accueillir les réfugiés.

Cela permet à Gracie d’être pris en charge par des médecins et au reste de la famille d’être pris en charge par Iris. Will ment et dit que leur nom de famille est Dalton, alors même qu’il avait demandé à Bram de ne pas changer leurs identités cette fois. C’est tout bonnement déprimant tout ça. Ils se retrouvent à faire du camping, mais ils savent aussi qu’Iris a pris leurs photos, donc c’est foutu.

Bram observe le campement et tout ce qui peut leur servir, mais aussi tout ce qui leur permet de savoir qui ils sont. Ses parents lui demandent donc de prendre soin de Grace si jamais les autorités débarquaient pour les arrêter. Ce n’est pas ce qu’il se passe exactement : Iris leur annonce que Grace est sauvée (ouf) et qu’elle veut interviewer James Dalton… que les ordinateurs ont très bien identifié comme Will Bowman (oups ?). Il a donc le droit de passer le fameux test avec l’algorithme du début d’épisode l’observant… et allons savoir ce que ça déterminera de sa personnalité !

> Saison 3

Reverie – S01E02

Épisode 2 – Bond. Jane Bond. – 18/20
Je réajuste un peu la note par rapport à la semaine dernière où je surnotais : on est sur une série de network après tout, c’est prévisible et souvent cliché… mais tout passe bien. La série répond parfaitement aux attentes qu’elle suscitait, avec une intrigue de la semaine n’empêchant pas le développement d’autres histoires en fil rouge et pour accentuer les dynamiques entre les personnages. J’adore, tout simplement.

> Saison 1


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Then I’m gonna need a fancy dress and a gun.

Qui dit épisode 2 dit « grand test » pour voir si la série sera aussi bien que je l’espérais après visionnage de son pilot ou si elle va se perdre en chemin et proposer quelque chose de plus insipide. Autant dire que le suspense est à son comble quand je lance ce genre d’épisode ! Le résumé/générique est assez sympathique et donne une bonne idée générale du début : ça reste un début assez prévisible pour les amateurs de SF de toute manière ; mais on est sur NBC, il ne faut pas en attendre autre chose.

La première scène voit une jeune femme en pleine dépression décider de faire appel à Reverie pour changer de vie et comme je le soupçonnais la semaine dernière, son aventure rêvée commence dans la bibliothèque du générique qui est le point d’ancrage pour repérer les rêves. La femme ayant demandé à vivre une aventure, elle se retrouve dans la peau d’un espion et est chargée d’arrêter un bio-terroriste hyper dangereux qui prend l’apparence… d’un homme qu’on a vu en photo chez elle.

L’intro est un peu longue et là aussi on est bien dans les clichés, pour ne pas dire la parodie, des films d’action et des séries procédurales, mais la structure onirique de la série le justifie bien – ça l’excuse de tout, finalement. Bien sûr, Rachel, la femme se prenant pour un espion, est notre cas de la semaine et permet de bien comprendre la chronologie des événements pour un client de Reverie, offrant un peu plus de mythologie à la série.

Toujours perturbée par sa vision de la veille, Mara passe une sale nuit et est appelée à Reverie pour sauver Rachel qui est pourtant entrée dans son rêve la veille. L’équipe lui confie rapidement les informations essentielles – notamment le problème cardiaque de Rachel qui risque bien de la tuer si elle continue à prendre autant son pied dans ses rêves – et lui offre un bureau, avec en plus un espace personnel pour s’endormir.

Très vite, Mara se retrouve donc un casino rêvé et rencontre Rachel mal en point. Elle la libère d’une prise d’otage dans les toilettes en quelques secondes, puis suit Rachel dans une chambre d’hôtel où elle trouve un ticket de caisse lui indiquant de se rendre dans une marina. Il est marrant comme tout de voir le personnage de Rachel courir dans tous les sens alors que Mara montre rapidement des signes de fatigue à la suivre (et ce, même si elles sont toutes les deux en train de dormir et que Mara est censée maîtriser sa respiration). Cela permet un rythme infernal qui fait que l’épisode se déroule très vite et ne laisse pas le temps de se marrer du « jeu » prévisible du rêve de Rachel. Cette dernière refuse bien sûr de se réveiller, donc Mara se réveille pour se confier à Paul.

Deux choses à retenir de cette scène : d’abord que la machine reconnaît désormais Mara comme une « joueuse » (à défaut de meilleur terme), ce qui permet aux seconds rôles du rêve de la reconnaître, lui parler, la menacer. Ensuite, que les jeux d’espionnage sont très à la mode dans Reverie. Je suis à peu près aussi surpris que Mara, ce n’est pas ça que je demanderai en premier si je pouvais choisir n’importe quel rêve. Après, on est toujours sur un grand network, ça limite les possibilités.

Comme la semaine dernière, Mara utilise ensuite les ressources d’Onira Tech pour se renseigner sur Rachel grâce à Dylan, l’intelligence artificielle. Dylan révèle un mini-bout de son passé avec Lexi, ce que Mara entend bien évidemment, mais donne aussi le nom de l’école (merci pour le Bingo, point 8 !) où Rachel travaille. Cela permet à Mara de convoquer son collègue, même si elle est aussi perturbée en cours de route par une nouvelle vision de Brynn, qu’elle pourchasse dans les couloirs d’Onira – sous le regard inquiet de Charlie.

Paul la contacte donc, inquiet de possibles effets secondaires. Il la rassure autant que possible sur le fait que ce n’est que temporaire, mais il lui donne malgré tout des médicaments (c’est con, elle a tout jeté la veille) et lui conseille de cacher les photos le temps que ça passe. Bon, ces effets secondaires et hallucinations sont la conséquence de l’implant qu’elle a reçu dans le bras, mais ça me paraît encore trop simple pour que ce ne soit que ça. On verra bien.

Anton, le collègue de Rachel, révèle qu’elle a changé du tout au tout du jour au lendemain. Ce n’est pas bien passionnant, mais ça donne de nouvelles données à Mara qui doit retourner dans le rêve de Rachel, cette fois avec une robe et un flingue codé par Paul. Cela lui permet de continuer à gagner la confiance de Rachel et mener son enquête sur l’événement de son passé qui a bien pu la traumatiser au point de lui donner envie d’être une espionne.

Malheureusement, elle perd sa confiance en lui demandant d’arrêter le jeu pour se réveiller. Mise de côté, Mara est forcée de revenir à Onira Tech, où Charlie lui présente Monica, qu’on a vue la semaine dernière en tant qu’investisseur. Elle est toujours là pour ça et ce n’est pas bien intéressant pour l’instant. Il est plus sympa de voir Charlie s’inquiéter pour Mara et Monica l’interroger sur le pourquoi de cette inquiétude. Cela donne l’impression que les personnages commencent à évoluer de manière sympathique.

L’état de santé de Rachel étant stabilisé, Mara peut rentrer chez elle et être de nouveau hantée par les éclats de rire de Brynn. Elle suit les conseils de Paul, avec médicaments et photos cachées. Cela semble la calmer pour le moment, donc elle reprend ses recherches avec Dylan le lendemain. Elle comprend rapidement que Vader, le méchant après qui Rachel en a dans sa rêverie, est en fait le père de celle-ci. Pour obtenir plus d’infos, elle a alors besoin de hacker un ordinateur et plutôt que de demander à Dylan de le faire, elle se sert de Lexi.

Il fallait bien qu’on commence à la connaître un peu mieux : c’est donc une immigrée qui a obtenu sa Green Card parce qu’elle était un génie et elle n’apprécie pas beaucoup Mara lui posant des questions sur Dylan. Bref, Mara retrouve la photo de Vader déjà vue plus tôt et demande à Charlie de faire ce qu’il peut pour retrouver l’homme et apporter des réponses à Rachel : il s’agit donc probablement de son père qu’elle n’a jamais connu, jamais rencontré, jamais vu autrement que sur cette photo.

Cette demande passée, Mara retourne auprès de Rachel car elle a fini de la psychanalyser : elle a compris que Rachel se débarrassait de tout le monde dans sa vie avec l’espoir que quelqu’un reste auprès d’elle malgré tout. Comme d’hab (oui j’ai déjà mes habitudes), on est sur une écriture toute simple, mais c’est addictif malgré tout.

Rachel tombe alors sur Vader et espère bien avoir quelques réponses – alors que Mara semble s’en foutre royalement de la condition cardiaque de Rachel maintenant qu’on approche des réponses. Oui, sauf que les réponses, Vader n’en a pas. Il n’est qu’une fraction de l’imagination de Rachel après tout, et celle-ci craque complètement face à lui. Elle finit par accepter de se réveiller, comprenant que ses réponses ne seront pas dans la rêverie.

De son côté, Charlie se débrouille pour retrouver le père de Rachel grâce à la bague qu’il portait sur la photo que Rachel avait sur son ordinateur depuis la mort de sa tante – mort qui l’a plongée dans cette dépression puisqu’elle a découvert cette photo de son père dont elle n’avait jamais entendu parler avant. Cela permet un happy ending pour Rachel qui retrouve son père grâce à un ami de celui-ci. Et malgré le deal que l’homme avait passé avec la mère de Rachel, il souhaite apprendre à mieux la connaître et lui présenter sa famille. Ah les happy endings de networks.

Mara continue de vouloir développer une relation avec Lexi… et ça commence à faire son effet. Paul lui explique que Dylan était son frère jumeau, ce qu’on avait tous deviné assez facilement. La fin d’épisode voit Mara seule chez elle recommencer à entendre Brynn et décider d’entamer le dialogue avec elle. Reste à voir à quoi ça servira, mais après tout si Lexi continue à parler à son frère, il n’y a pas de raison qu’elle ne fasse pas pareil.

> Saison 1