Agatha All-Along – S01E06 – Familiar By Thy Side – 17/20

La vérité est parfois longue à expliquer et montrer, mais cet épisode a l’avantage d’être vraiment intéressant du côté des révélations. Il fait inévitablement une pause dans l’action, pond de nouveaux enjeux d’un peu nulle part et réécrit déjà l’histoire de cette série, mais il le fait bien. La saison est parfaitement maîtrisée et je suis curieux de voir ce que donnera le prochain épisode. En revanche, celui-ci casse un peu le ton de la série, je trouve. Je lui pardonne, je l’aime beaucoup.

Spoilers

Qui est donc l’Ado ?


Are we looking behind or ahead?

Je sais, c’est surprenant, je vois cet épisode le jour de sa diffusion. J’étais trop impatient de voir ce qu’ils allaient proposer et j’avais un peu peur d’être spoilé comme la semaine dernière où j’avais inévitablement vu des images du cliffhanger. Bon, dans les actualités il y a de tristes nouvelles pour remplir mon fil Twitter, mais on ne sait jamais.

William

Le résumé de l’épisode promet de nous révéler bien des choses sur l’Ado et c’est un peu sans surprise que l’épisode se concentre sur lui. Cependant, quand ça commence sur une cérémonie religieuse juive lors de son adolescence, je dois avouer que j’ai été pris de court. Ce n’est pas exactement ce que j’imaginais comme back story pour le fils de Wanda tout de même. Cela termine en boîte de nuit, c’est un peu plus raccord déjà, où il rencontre Lilia. Ah ?

Celle-ci est là pour lire l’avenir de potentiels clients en regardant les mains de chacun d’entre eux. Elle lui promet un long voyage dans le futur avant d’être surprise de voir sa ligne de vie coupée en deux. Dans sa boule de cristal, elle remarque aussi que le reflet n’est pas le même. Je suis vraiment curieux de ce qu’ils vont faire de son jury effectivement.

Une chose est sûre, Lilia est perturbée par ce qu’elle lit dans ses paumes, au point de lui conseiller d’apprécier à fond le moment présent, puis de glisser un bout de bois marqué au feutre dans sa veste. Elle semble aussitôt oublier ce qu’elle a vu. Elle redonne tout de même la veste à la sécurité, ce qui fait que l’Ado la récupère. Cela se joue à peu de choses : très rapidement, la boîte de nuit se retrouve évacuée.

On apprend alors que tout ça se déroulait à proximité de Westview, à Eastview. Il faut quitter la boîte parce qu’il se passe quelque chose avec l’anomalie : elle réduit. Cela perturbe la mère de William, l’adolescent, alors qu’elle conduisait la voiture. Elle a ainsi un accident de voiture très important et bien déroutant pour nous, sans mauvais jeu de mot. Cette sortie de route tue en effet William, au moment où Wanda relâche son emprise sur Westview – et dit adieu à ses jumeaux.

Quand William se réveille en hurlant « Tommy ! » comme s’il venait de perdre son jumeau, ça ne me dit rien qui vaille. Est-il William ou Billy, l’autre jumeau de Wanda ? C’est un peu perturbant. Son réveil le déstabilise très clairement, mais on le comprend : un accident de voiture, ce n’est pas de tout repos. Il est assez clair qu’il ne reconnaît pas ses parents ou la policière qui arrive sur les lieux. Nous, si : il s’agit d’Alice.

Les parents ne captent pas que leur fils n’est plus le même. Il ne reconnaît rien, mais il peut en plus lire dans les pensées de ses parents. Cela stresse tout le monde et il finit par monter dans sa chambre pour les fuir et se convaincre qu’il est bien William. Oh, mon pauvre. Il garde de son ancienne vie le « sigil » dessiné par Lilia cela dit et il se fait à cette nouvelle vie qui l’attend.

Trois ans plus tard

Nous retrouvons William tard la nuit dans une voiture. C’est plus agréable que lors de son accident de voiture : il y est avec Eddie qui est son petit-ami du moment sur le point de lui dire qu’il l’aime. Le problème, c’est que son copain n’est pas encore au courant qu’il lit dans les pensées et il est temps de lui dire. Il faut bien souligner au passage que ça fait plaisir de voir une scène LGBT réussie dans une série Marvel – cela ne me surprend pas ; Agatha et Rio aussi ont un passé que j’espère voir explorer de manière réussie un jour ; mais j’ai envie de le souligner quand même, parce que ça fait du bien. Bref, si Eddie ne sait pas que William peut lire dans ses pensées, William essaie de lui dire, sans y parvenir, rendant les choses bien plus confuses si vous voulez mon avis : il lui dit qu’il est mort dans l’accident de voiture, qu’il fait semblant d’aller mieux pour rassurer ses parents, mais qu’il n’est plus tout à fait lui-même depuis l’accident.

Il est alors temps d’avancer davantage dans l’intrigue : William explique à son copain qu’il a compilé un dossier sur l’anomalie de Westview et qu’il pense qu’il s’agit d’une clé pour comprendre d’où il vient et qui il l’est. Pour le convaincre, il lui manque une vidéo sur son ordinateur, commentant au passage la vidéo qu’il regardait juste avant – une pub pour les produits de Jen !

S’il parle de tout ça à Eddie, c’est parce qu’il souhaite à présent rencontrer quelqu’un qui vivait à Westview à l’époque de l’anomalie et qui accepte enfin de lui parler, contrairement à tous les autres. C’est ainsi que je me suis retrouvé à crier devant ma télé : William rencontre « Bonhnerrific69 », qui souhaite se faire appeler Randall et qui n’est autre que… Le faux Pietro de Wanda ! Evan Peters ! Je ne m’en remets pas qu’il soit là – et je ne m’en remets pas qu’ils aient osé nous faire le coup de nous faire croire à un multiverse de Pietro. Bref.

La conversation avec Randall est surprenante et peine à mener vraiment quelque part : en lisant dans ses pensées, William parvient à entendre le nom d’Agatha. Et voilà. Il pose des questions que Randall ne voulait pas entendre et malgré tout, Randall finit par lui expliquer tout ce qu’il sait. Il lui parle des jumeaux de Wanda – Tommy qui court à toute vitesse, Billy qui peut lire les pensées. Billy, William, même combat. Toute la conversation se fait avec Eddie présent, mais il n’interagit que peu dans toutes les révélations que son copain se bouffe. En revanche, on voit que William est intéressé d’apprendre qu’Agatha est encore à Westview. Voilà comment il va se retrouver à aller la voir…

Il rentre d’abord chez lui pour faire quelques recherches sur la sorcière tout en écoutant le tube de la mère d’Alice. Les recherches mènent tout de même William sur la piste d’Agatha. À travers le net, il se renseigne sur la sorcellerie, finit par découvrir qu’Agatha a survécu à la Route des Sorcières et que cette Route devrait lui permettre de trouver ce qu’il lui manque. Ce qu’il lui manque ? Son jumeau bien sûr. Ma foi, tout ça est plutôt bien foutu, même si on est loin de ce que je m’attendais à voir en laissant un épisode d’Agatha, hein.

Agatha

En tout cas, William se décide à se rendre sur la piste d’Agatha pour de vrai. C’est ainsi qu’il se rend à Westview et laisse tout derrière lui pour rencontrer Agatha. Il envoie bien sûr quelques sms à son copain avant d’entrer par effraction dans la maison. C’est celle de Randal bien sûr, et je suis choqué de découvrir, alors qu’on revient à la course poursuite du premier épisode, qu’Agatha avait un t-shirt « Bohner ». C’était le cas ? C’est difficile d’en être sûr.

La course poursuite est cette fois-ci plus comique et perchée que celle du premier épisode. Il faut dire que si dans l’esprit d’Agatha tout était clair et qu’elle vivait dans une série danoise, ce n’est pas le cas pour William. Lui, il est dans la réalité et il tente de ramener Agatha à la réalité. Il veut absolument des réponses sur qui il est alors il est logique de le voir en arriver là. Seulement, il se met sacrément en danger en le faisant. C’est ainsi qu’il se retrouve enfermé dans un placard par Agatha.

Quand elle retrouve ses esprits et lui demande comment il s’appelle, il dit d’abord s’appeler William… avant de reconnaître qu’il est Billy Maximoff. Oh hell yes.

La route

Maintenant que ce long flashback est terminé, on peut en revenir au présent : Agatha est encore en vie et émerge de la boue comme elle peut, alors que Billy brise définitivement le sigil qui protégeait son identité. Les deux peuvent enfin se confronter et se dire toute la vérité au moins. Agatha l’a bien reconnu comme étant Billy et est contente de le retrouver.

Elle le rassure sur les meurtres de Lilia et Jen qu’il vient de commettre, parce que bon, ce n’est pas si grave de tuer des gens d’après elle. Il faut dire qu’elle en a tué plus d’une des sorcières. Le problème, c’est donc qu’Agatha tente de manipuler Billy. Elle comprend bien qu’il a pris un vaisseau qu’il n’aurait pas dû et qu’il a brisé les règles élémentaires de la sorcellerie, mais autant dire qu’elle s’en fout, elle.

Elle est sûre d’elle, elle sait qu’elle a plus de pouvoir que lui et tente de l’énerver pour qu’il l’attaque. Elle veut récupérer son pouvoir, sauf que ce n’est pas exactement possible puisqu’il ne parvient pas lui-même à maîtriser son énergie. Agatha se met alors à chercher ce qu’il pourrait bien vouloir : elle s’amuse à faire la liste de ce que Billy pourrait bien vouloir trouver à la fin de la route si ce n’est pas le pouvoir, alors qu’elle sait déjà ce qu’il en est : il souhaite retrouver Tobby. Tommy.

Et pour ça, il faut aller au bout de la rue, ce qui est quand même plus simple avec une sorcière comme Agatha à ses côtés. Elle lui propose donc de continuer la route avec elle et en vrai, il n’a pas trop le choix de le faire. Hâte de voir où ça mènera !

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9-1-1 Lone Star – S05E04 – My Way – 14/20

On retombe dans un épisode bien plus routinier cette semaine, mais ça a un côté plaisant d’être capable de prévoir comment tout va se dérouler. Les personnages restent attachants, les interventions sont pleines de dramas comme la franchise sait le faire et c’est tout ce que je demandais de cet épisode avant d’aller me coucher. Bref, je suis content et j’aime cette série – c’est vraiment nul qu’elle se termine déjà.

Spoilers

Paul se fait à son nouveau job, Tommy est jugée par l’ex de son mec.

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Why would you volunteer for the crappy stuff?

J’ai tellement l’habitude de regarder les deux séries de la franchise ensemble que j’avais oublié que cet épisode était déjà diffusé. J’aime trop les personnages pour ne pas regarder immédiatement alors me voici pour la critique de ce quatrième épisode de la saison, déjà.

Lieutenant

Paul a clairement la pression maintenant qu’il est nommé lieutenant et ça se sent dès le début de l’épisode où on le voit en train de faire un cauchemar : il est lâché par ses amis de la caserne qui font des parties de Catan sans lui et s’en foutent pas mal de le voir s’étouffer. Un cauchemar tout ce qu’il y a de plus classique.

En fait, il est tellement stressé que Paul se retrouve à faire n’importe quoi lors de sa première journée à la caserne. Il décide en effet de renverser l’ordre établi : plutôt que de donner des corvées au reste de l’équipe, il décide de prendre toutes les corvées pour lui, tout simplement. C’est tellement n’importe quoi : on sait directement que ça ne peut pas marcher. Ce n’est pas comme s’il n’avait rien à faire en tant que lieutenant. Il a plein de tâches administratives…

Owen lui laisse aussi le lead sur certaines interventions qu’il n’a pas envie de traiter. Oui, oui, le capitaine retourne au camion quand il rentre dans une maison où l’odeur est trop nauséabonde pour lui. Qu’est-ce que je déteste Owen. Je vois bien que c’est supposé être de l’humour, mais sincèrement, ça fait juste de lui un personnage détestable. L’intervention ? on se retrouve dans la classique maison américaine de toutes les séries médicales au monde : une femme la laisse déborder d’un milliard d’objets, de rats, d’un chat mort… N’est-ce pas fun ?

Paul continue de prendre les pires corvées sur cette scène, ce qui ne plaît pas trop à Owen. De retour à la caserne, il lui fait prendre conscience qu’il y a une hiérarchie pour une raison et qu’il ferait mieux de s’y habituer – et de donner des ordres. Paul refuse, n’en fait qu’à sa tête et finit par se coincer le dos. Cela pose problème dans une intervention (ci-dessous) et ça énerve Owen de voir Paul tout faire pour être aimé, quitte à mettre en danger tous les pompiers. Soit.

Paul se retrouve à justifier ses actions par la peur d’être rejeté comme il l’a été quand il a changé de sexe. Euh… C’est tiré par les cheveux comme explication, non ? En plus, c’est une peur complètement infondée. En fin d’épisode, Paul donne des ordres au reste de la caserne et se rend compte qu’il peut quand même être invité aux soirées jeux. Ca alors ! Bon, cela dit, c’est vrai que c’est étrange vu comment Judd était laissé de côté jusque-là des soirées jeux, mais bon. Admettons.

L’accouchement

Il y a ensuite une autre intervention dans l’épisode qui voit Tommy se rendre seule avec TK et Nancy dans un immeuble où une femme décide d’accoucher chez elle – loin de l’hôpital. Son cas médical force les ambulanciers à la conduire à l’hôpital parce que sa santé ne lui permet pas d’accoucher à la maison comme elle le souhaiterait.

En soi, ils ont raison : l’hôpital est la meilleure solution. Ce qui est très con, c’est que nos héros, la patiente et le mari qu’elle déteste se retrouvent dans un ascenseur qui tombe en panne. La situation se veut comique, mais ce couple toxique qui donne naissance à un bébé, ça ne me rassure pas. La mère affirme qu’elle demande le divorce parce que son mari ne l’écoute jamais, comme pour cet accouchement où elle était sûre de bientôt accoucher et où son mari forçait pour qu’elle aille à l’hôpital.

Finalement, Opale accouche et tout est bien qui finit bien, avec des parents qui se réconcilient. Cela dure au moins trente secondes, ce qui est un répit bienvenu. Puis, comme toujours avec cette franchise, on enchaîne avec une situation dramatique : la femme se met à saigner des yeux et du nez, puis perd conscience.

Elle a besoin d’une transfusion d’urgence pour survivre, mais nos héros sont toujours coincés dans un ascenseur. Wyatt fait ce qu’il peut pour que la 126 se précipite à leur secours… au 17e étage. Tout le monde est ravi que TK soit capable d’ouvrir les portes, hein. Paul gère la perceuse comme il peut, malgré son mal de dos. Il finit par casser la perceuse et on sent qu’on va vite lui reprocher son investissement.

Cela permet tout de même à Owen de jouer les grands héros et d’être celui qui finit de casser le mur, puis qui passe le sang. Quel homme, quel héros américain comme on les aime, doit-il penser en lisant le script… Bref, tout est bien qui finit bien, heureusement : la femme survit, le bébé pleure, c’est magique, le cercle de la vie, tout ça, tout ça.

Tommy

Cet épisode nous montre aussi une intrigue autour de Tommy qui a accepté de recevoir l’ex-femme de Trevor, Cassandra, chez elle. Elle est inévitablement stressée et souhaite que le repas se passe bien. C’est plutôt le cas alors qu’il est plus que clair que l’ex-femme est là pour la détester et la juger. Je veux dire, elle est littéralement là pour la juger, évidemment. Cassandra est persuadée que Tommy a empoisonné sa fille et qu’elle a pu le faire volontairement. Son instinct le lui confirme quand en plus elle se retrouve à vomir son repas.

Migraine, difficulté à voir, nausée et vomissement ? Hâte que Tommy lui diagnostique vraiment quelque chose. En attendant, elle doit faire avec la haine de Cassandra qui la déteste. Il faut dire qu’elle a vraiment une intoxication alimentaire. Tommy ne se rend pas compte par elle-même que cette histoire n’a aucun sens. Heureusement, TK et Nancy sont là pour lui ouvrir les yeux. Après, ils sont persuadés qu’elle s’est rendue malade elle-même quand je soupçonne plutôt Melodie, la fille de Trevor, ou une de celles de Tommy.

Bon, la théorie de Nancy est toutefois celle qui prime pendant un moment. Cela pousse Tommy à passer chez Judd pour emprunter des babyphones et des caméras dans le but d’espionner Cassandra et prouver qu’elle souhaite juste saboter sa relation avec Melodie et Trevor. D’après elle, c’est compréhensible : se battre pour la garde d’un enfant, ça rendrait fou. Ce n’est pas complètement faux, mais l’épisode souhaite forcément proposer autre chose.

L’intrigue du sabotage continue en plus quand l’une des filles de Tommy, Izzie, est vue à l’école avec une vapoteuse. Nancy et TK accusent immédiatement Cassandra de faire en sorte qu’elle soit vue comme une mauvaise mère. Tommy est plus qu’énervée par la situation et rentre chez elle pour confronter Cassandra.

Je trouve ça un peu naze de la voir accuser Cassandra comme ça et limite l’insulter au passage, parce qu’il était facile de deviner qu’elle n’était pas responsable. C’est confirmé quand Melody entend la dispute entre sa mère et sa belle-mère : elle explique donc que c’est elle qui a fait en sorte de saboter tout le jugement de Cassandra sur Tommy. Contre toute attente, Cassandra décide donc d’approuver le mariage entre Tommy et Trevor.

Malheureusement, ça signifie aussi que Melody a révélé qu’elle ne voulait pas rester au Texas. Elle veut retourner vivre avec sa mère. Ce n’est pas un problème en théorie, mais ça le devient en pratique quand Tommy se rend compte que Trevor est prêt à rester avec elle… Le truc, c’est que Tommy aime le fait que Trevor soit prêt à tout pour être avec sa fille.

Si Melody ne reste pas au Texas, elle ne voit pas comment Trevor pourrait rester. Bref, on se dirige vers une rupture bien naze, à cause des enfants qui sont déjà pratiquement des ados : Tommy ne veut pas déménager pour ses filles, Trevor veut déménager pour sa fille, et voilà. C’est si nul comme évolution. J’espère qu’ils rétabliront tout ça pour la fin de saison/série, parce que c’est bien nul de laisser Tommy dans cet état. Elle en est réduite à appeler sa mère en fin d’épisode. C’est une sorte de cliffhanger qui nous vend son arrivée dans un prochain épisode, au moins.

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The Walking Dead : Daryl Dixon – The Book of Carol – S02E02 – Moulin Rouge – 15/20

Je ne comprends pas bien le titre de l’épisode, mais pas grave, c’était un peu mieux que le premier car l’intrigue avance encore plus vite – trop vite, d’ailleurs, pour que ce soit bien crédible. Dans l’ensemble, c’est toujours beau à regarder, divertissant comme tout et plutôt fun de voir la France sous un jour d’apocalypse zombie. Bref, la série a ses bons côtés qui me plaisent et sur lesquels je me concentre, pour oublier qu’il n’y a quasiment aucun personnage que j’apprécie vraiment. Finalement, peut-être que je suis du côté des méchants, même.

Spoilers

Carol et Ash se dirigent vers la France, Daryl et Isabelle vers la gueule du loup.


On ne combat pas le doute avec la foi, mais avec des preuves.

Laurent, Daryl, Isabelle

Me revoilà pour un nouvel épisode. AMC a eu la bonne idée de faire la bourde de diffuser toute la saison 2 d’un coup, mais j’ai décidé de la regarder de manière hebdomadaire quand même – au moins pour le moment. C’est l’impression que j’en avais, mais au moment de publier cette critique, je me rends compte que ça fait déjà deux semaines que j’ai vu le premier épisode… Oups ? J’ai plein de boulot et j’ai peur de l’overdose en faisant autrement qu’un épisode par semaine, mais pourquoi pas un toutes les deux semaines ? Après, j’ai senti l’overdose dès la première scène de cet épisode quand Laurent nous en a fait l’intro en voix off. « Tout le monde m’aime ici ». Ben reste bien ici, parce que ce n’est pas le cas là où moi je suis, hein.

La plongée dans la tête de Laurent ? Il s’agit d’une prière à Dieu et ce n’est pas grandiose. La prière est écoutée par Losang, surpris et intéressé par le fait que Laurent veuille voir Daryl rester. C’est mal si j’ai eu l’impression d’avoir affaire à un prêtre pédophile pendant la scène ? L’acteur n’envoie pas du tout cette vibe, mais le scénario m’a paru dérangeant. C’est peut-être juste moi qui suis dérangé. Finalement, ce qui fait peur au leader du Mont St Michel, c’est que Laurent risque de vouloir repartir quand Daryl sera motivé à se casser. Pour contrer ça, il se fait conseiller de ne pas combattre le doute avec la foi. C’est pas littéralement le rôle de la foi, ça ? La nana avec lui veut qu’il avance la cérémonie (laquelle ?) pour être sûre que Laurent reste. Mouais.

En attendant, Daryl apprend à Laurent et Isabelle à jouer au baseball américain. OK. C’est déjà si nul habituellement les séries qui nous parlent de baseball, mais alors là, vraiment on touche le fond. Franchement, Isabelle qui dit ne pas connaître, mais pardon, mais on se fout de nous ? Faut pas abuser, on avait le wifi avant l’apocalypse, hein. Et les séries américaines surtout. Bref. Celle-ci nous fait subir ensuite une scène entre Daryl et Isabelle… eh, je préfère quand on se concentre sur Carol hein.

Vous aurez compris, j’ai décroché un moment, jusqu’au lendemain matin dans la série où Isabelle se rend compte que Laurent a disparu. Oh, non, quel dommage ! Le gamin s’est fait kidnapper, on accuse aussitôt Genet et hop, toute une expédition est mise en place aussitôt, avec Fallou et… J’ai un peu oublié les prénoms, mais Daryl ne revient pas seul en début d’épisode : il est avec le copain de la pote d’Isabelle qui revient sans être blessé. Elle s’en assure en lui matant le torse et il n’y a aucune raison à cette scène, honnêtement. Pourquoi le déshabille-t-elle ? Un simple « non, je ne suis pas blessé » de sa part suffirait ? Il doit être un peu exhibitionniste, je suppose. Ou alors, le but c’est qu’on souhaite le voir encore un peu plus nu la prochaine fois et qu’il survive à l’expédition chargée de retrouver Laurent ?

Alors que celle-ci a lieu et permet à nos héros de se mettre en danger inutilement, au Mont St Michel, Sylvie se rend compte que Laurent est encore là. On a simulé la disparition de Laurent, tout simplement. Cela ne va pas lui faire plaisir, on le sait, mais ça permet au moins de voir de jolis recoins du Mont. On devrait y filmer plus de films.

En parallèle, Daryl comprend qu’il est tombé dans un piège. Les hommes qui l’accompagnent essaient de le tuer soudainement. Bon, pas Isabelle, pas Fallou. Reste le cas d’Emile, le petit copain sexy qui s’avère être un agent double. Il est clairement là pour tuer Daryl, parce qu’il suit les ordres de son leader. Seulement voilà : il est fidèle envers Fallou. On se retrouve donc avec une scène où il explique qu’il n’a pas trop le choix d’agir, parce que l’on teste sa foi.

Emile révèle beaucoup de ce qu’il sait, puis se fait désarmer par Fallou et tuer par Isabelle. Tant pis pour les désirs de Sylvie, je suppose. Ce qu’il sait ? Eh bien, figurez-vous que la fameuse Cérémonie dont il est question en début d’épisode consiste à vérifier si Laurent est bien capable de résister aux morsures de zombies. D’un coup, ça me dérange beaucoup moins qu’ils soient illuminés ces français. Je suis pour qu’on teste cette théorie ! Au pire, on se débarrasse de Laurent ; qu’est-ce que ce serait dommage, pas vrai ? Aha.

En tout cas, après tant d’émotions, Daryl et Isabelle rentrent au Mont St Michel et décident de s’embrasser en chemin, alors que là-bas, le leader découvre que sa conseillère a organisé une exécution de Daryl sans attendre son autorisation. Il est furax après elle – elle s’appelle Jacinthe ? – mais bon, elle lui promet qu’elle a pris la bonne décision pour éviter que tout ne sombre dans le chaos.

Carol

La traversée de l’Atlantique ? Elle se fait sans encombre apparemment. Pourtant, Carol et son nouveau pote partaient vers la France en plein orage et avec à peine une petite carte de vol. Permettez-moi de douter très fortement face à la crédibilité de cette intrigue. Ash lui-même souligne que c’est surprenant d’être encore en vie.

Pour ne rien arranger, leur coucou est forcé de se poser à cause d’une fuite de carburant, rien que ça. Ils atterrissent en pleine montagne, ayant au passage la joie d’un comité d’accueil de quelques zombies recouverts de plantes. Cela suppose de rester bien immobile pour des zombies, ça me surprend. Cela dit, au-delà de la surprise, ça m’a remotivé dans l’épisode. Cela faisait une fausse scène d’action. Les règles de la franchise sont mises à mal en plus : Carol se retrouve ensuite par terre parce qu’un zombie lui prend le pied. Pourquoi n’a-t-il pas bougé avant en entendant l’avion ? D’où sort-il ? Cela n’a aucun sens.

Bon, Carol se retrouve en danger, appelle Ash qui la sauve mais est lui-même sur le point de se faire mordre. J’ai trouvé ça abusé un quart de seconde, parce que je n’ai pas envie qu’il meure si vite, ce serait se foutre de nous. Ash est alors sauvé de justesse par deux femmes qui ont un flingue et accueillent nos héros.

Elles sont super sympathiques les deux femmes, jusqu’à ce que Carol parle du monde devenu un enfer et qu’Hannah, une de ses hôtesses, lui indique que peut-être que le monde est en train de se soigner de l’espèce humaine qui s’entretuait déjà. Pendant que Carol sympathise avec cette extrémiste écolo plutôt heureuse que sa thèse de trois mois dans un désert vert se soit transformé en apocalypse zombie, Ash parle lui avec Eun. C’est une autre extrémiste écolo bien calme et posée, qui cherche à savoir s’il a des enfants. Quoi, on va les transformer en ogresse ?

Dur à dire. Elle semble bienveillante et pleine de compassion quand elle fait un câlin sans prévenir à Ash parce qu’il a perdu son fils. Soit. Je crois que c’est plus gênant encore que Carol qui se boit un verre d’alcool pur avec Hannah pendant qu’elle (ne) surveille (pas) la cuisson du renne. Les clichés européens, je suppose. Cela dit, tout tourne mal quand Hannah pointe soudain l’arbalète sur Carol et lui révèle devoir la tuer.

Carol s’inquiète aussitôt pour Ash plus que sur elle, mais Ash semble plutôt en sécurité. Il est assez clair que si Hannah souhaite la fin de la civilisation, Eun a plutôt envie de violer Ash et de faire en sorte qu’il lui fasse un enfant. Vous me direz, il est beau gosse, on peut comprendre qu’elle soit un peu attirée par lui. Cela dit, l’épisode est plutôt mal écrit : on enchaîne sur Hannah qui explique vouloir quitter son désert vert alors que dix secondes plus tôt elle voulait la fin du monde. Et ça n’a AUCUN sens : Eun se ramène, s’énerve de voir qu’Hannah ne parvient pas à tuer Carol et… se fait tuer par Hannah.

Pardon, mais ? Dix ans ou plus qu’elle vit avec Eun et d’un coup elle tue Hannah pour sauver une parfaite inconnue qui lui propose de partir en voyage avec elle. Cela n’a AUCUN PUTAIN DE SENS. Qu’est-ce que c’est mal écrit.

Hannah nous fait ensuite un petit discours pour dire qu’elle est heureuse de penser au futur… Il n’est donc pas compliqué de comprendre qu’elle est sur le point de mourir. C’est Ash qui la tue, persuadé de faire une bonne action en lui lançant une fusée de détresse dans la gueule. Son but est de sauver la vie de Carol, qui s’était déjà débrouillée pour ça.

Dans tout ça, l’avion a eu le temps d’être réparé quand même. Tout est bien qui finit bien, avec au passage deux cadavres de plus – dont celui d’Hannah qui va se transformer en zombie, parce que personne ne s’en occupe. Sympa.

Bref, Carol et Ash reprennent l’avion ; on ne sait rien de leur vol et hop, ils arrivent en France. Carol décide aussitôt de se débarrasser d’Ash. C’est complètement con. Elle s’en débarrasse parce qu’elle n’assume pas de lui mentir sur sa fille, je suppose, mais c’est quand même tiré par les cheveux tout ça.

Paris

Carol se débrouille alors pour marcher seule jusqu’à la Défense. Enfin, je vois cette scène ! Ils s’étaient fait chier pour le tournage, que j’avais raté de peu. Je suis content de voir ce que ça donne et l’ampleur des effets spéciaux. Je gagne au passage un nouveau fond d’écran, clairement. Une fois qu’elle a contemplé la vue depuis la Défense vers Paris, Carol marche jusqu’à Paris.

En vrai, c’est une marche qui déjà aujourd’hui doit prendre près d’une heure. En période d’apocalypse, avec des zombies partout et la végétation qui reprend ses droits… Je n’imagine même pas ce que ça doit donner. De toute manière, peu importe : une fois dans les rues de Paris, elle parvient à voler une pomme d’un camion, qu’elle suit ensuite.

Elle assiste alors à une distribution de nourriture un peu particulière. On donne de la bouffe et des légumes à des gens affamés qui sont alors prêts à tout pour rejoindre la Maison Mère de Genet. La perspective d’un repas chaud chaque soir, forcément, ça vend du rêve. Le rêve est de courte durée : seuls 20 d’entre eux auront la chance d’être sélectionnés.

Même si Carol ne comprend rien de ce qu’il se passe, elle comprend qu’il vaut mieux fuir. Se faisant, elle est repérée et aussitôt sélectionnée pour faire partir des 20 du camion. Bien ouej. Dedans, elle se retrouve à faire amie-amie avec Rémy, un ancien prof d’anglais. C’est beau, ça tout de même ! Il lui explique qu’ils viennent d’être recrutés par Genet, qui souhaite mettre en place une nouvelle France. En vrai, j’aime bien cette intrigue. Les personnages sont pas fous niveau crédibilité et c’est parfaitement illogique que Carol soit déjà là, mais bon, ça passe bien.

En plus, Carol se retrouve plus proche de Daryl qu’elle ne le pense. Elle arrive donc à proximité de Genet, toujours occupée à torturer pour le plaisir – et pour avoir quelques informations sur la localisation possible de Daryl, d’Isabelle et de Laurent. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’elle ne le sache.

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NCIS – S22E01 – Empty Nest – 15/20

La série revient avec un épisode plutôt classique bien que sympathique et un brin original dans sa structure. Il parvient à donner son moment à chaque personnage, que je suis toujours content de retrouver. Bien sûr, il y a une intrigue peu crédible à la clé et surtout un retour bien rapide au statu quo malgré leur goût de cliffhanger, histoire de. Bref, c’est parti pour une nouvelle année !

Spoilers

Parker fait appel à une avocate à la demande d’un preneur d’otages, qui s’avère être Jess.

Prise d’otage

La saison ose commencer six mois plus tard, sans reprendre directement sur le cliffhanger concernant Jess. C’est frustrant, mais c’est finalement plutôt intéressant quand il est révélé que Parker fait appel à une avocate pour venir à la défense de Jess. Ouep, cette dernière a eu la bonne idée de prendre un prêtre en otage. Le problème, c’est qu’elle maîtrise toutes les astuces des négociations avec les preneurs d’otage, alors elle a clairement le dessus.

Jess est désormais blonde, et ça lui va très bien si vous voulez mon avis. Cela ne sert pas à grand-chose de le dire, je sais ; mais le ton de cette intrigue est plus légère et comique que d’habitude, alors j’ai envie de le souligner. Bref, Jess se met ensuite à tout raconter à son avocate et j’aime bien ce que ça donne, surtout qu’elle espère que son avocate lui permettra de trouver une faille pour qu’elle ne soit pas en train de prendre un otage pour de vrai.

L’enquête de la semaine

Qu’est-ce qui peut pousser Jess à prendre un prêtre en otage ? Nick, évidemment. Quand elle raconte à son avocate ce qui la mène ici, on revient quelques jours en arrière. Cela permet de découvrir que le nouveau quotidien du NCIS est vachement plus calme que d’habitude : Parker est seul au bureau, il n’a jamais remplacé Jess, McGee est débordé de travail ailleurs et Nick est en mission… Malheureusement, Nick est également en danger : il contacte Parker sur une ligne d’urgence qui lance toute une enquête.

Honnêtement, il était temps d’y être : l’épisode commençait à traîner en longueur avec Jimmy prétendant aller bien mais comptant les jours depuis sa rupture (lol) et Kasie qui essaie de faire de la psychologie avec Parker. Rien de bien brillant, donc. L’enquête mène cette toute petite équipe sur la piste d’un cadavre relié à Jess de manière surprenante.

Elle est devenue coach pour les futures recrues du NCIS et c’est là qu’elle croise une avocate, étant la défense d’une des recrues dans son divorce. Pendant que Parker débarque et interroge la recrue en présence de Jess, McGee continue de viser une promotion qui lui permet de squatter la salle du MTAC et parler aux grandes pompes du NCIS. Ma foi.

En vrai, l’enquête n’était pas super passionnante et l’épisode a quelques longueurs, je trouve ; surtout que ça tourne encore autour de Nick et que je suis triste qu’il ne soit pas plus présent que ça dans l’épisode. Il avait peut-être besoin d’un peu de temps pour That ‘90s show. Finalement, il est révélé qu’il est prisonnier par choix, parce qu’il tente d’infiltrer un cartel – dont le prêtre que Jess retient en otage serait le chef.

L’épisode se dirige donc ensuite vers la révélation que le prêtre serait El padre, le chef d’un cartel important. Le problème, c’est qu’avec la structure en flashback de l’épisode, on s’ennuie vite car on sait vers où on se dirige pendant une bonne partie de l’intrigue et il n’y a rien de surprenant pour en arriver là. Ceci dit, j’aime bien le fait que l’épisode voit Parker évoluer : il fait d’abord une confiance aveugle à Nick, Kasie lui reproche et ensuite, hop, il se retrouve à devoir faire confiance aveugle à Jess… et ne lui fait pas. C’est certes très simple, mais c’est efficace dans la construction de l’épisode. Et c’est ce qui mène finalement Jess à prendre le prêtre en otage : elle est sûre et certaine qu’il est le chef du cartel et que le libérer est une catastrophe qui mettrait Nick en plus grand danger.

Fils rouges

La révélation finale est excellente, toutefois. Il est révélé que l’avocate en qui je n’avais pas trop confiance depuis le départ est bien une méchante : elle se servait de la recrue du NCIS pour avoir des informations confidentielles et les transmettre au cartel. Le prêtre en est bien le chef ; Jess cherchait de son côté à gagner du temps en prenant en otage à la fois le prêtre ET l’avocate. Elle demandait à Parker de faire des recherches sur l’avocate, sans que personne d’autre ne soit au courant.

Ma foi, ça passe plutôt bien et le retournement de situation fonctionne bien pour mener à un happy ending. Nick peut ainsi être sauvé des beaux draps dans lesquels il s’était fourré par le reste du NCIS. La conclusion de l’épisode voit aussi les conséquences s’abattre sur Jess : au lieu d’être virée pour son tour de passe-passe comme elle devrait l’être, elle est en fait promue. Cela dit, ça ne l’intéresse plus d’avoir une carrière parfaite au sommet de la hiérarchie : elle préfère au contraire revenir bosser pour Parker.

Cela rend Jimmy tout fébrile et heureux… mais je sens que les scénaristes ne les remettront pas en couple si vite. Il faut bien de quoi tenir sur plusieurs épisodes avec un fil rouge. Il y en a un autre qui se dessine en fin d’épisode : McGee soupçonne une taupe haut placée, pile au niveau qu’il cherche à atteindre. Ses soupçons se portent particulièrement sur Laroche, un agent hors du NCIS qui a été insupportable tout l’épisode à lui mettre des bâtons dans les roues… et qui est désormais un haut gradé du NCIS, député directeur, rien que ça (flemme de traduire correctement son poste, oui).

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