Roadies (S01)

Ci-dessous, mon avis sur la saison 1 de Roadies, écrit au fur et à mesure de la diffusion.

 Avis : Et oui, je teste aussi des séries qui ne sont pas dans ma liste de ce que j’ai prévu de voir cet été, c’est ma grande logique. J’ai entendu parler de Roadies pour la première fois il y a deux jours, au détour d’un lien Twitter que j’ai reperdu. Grosso modo, je ne sais pas bien pourquoi je regarde. La bande-annonce envoyait du pâté, était originale car s’intéressait à un métier qu’on ne connaît pas bien et surtout, il y avait un espèce de feeling digne d’Unreal qui s’en dégageait. Bon, on n’en est pas à ce niveau quand même, mais il y a quelque chose. Ce sera parfait à voir l’un après l’autre, tous les mardis.

Les Roadies, ce sont donc ces gens qui organisent la tournée d’un groupe à travers les États-Unis, les suivant de villes en villes et faisant tout le travail qui permet aux artistes de faire leur show. Techniquement, ce sont eux-mêmes des artistes tant ce job est compliqué : il suppose d’abandonner toute vie sociale en dehors des collègues et de travailler contre la montre en permanence, en suivant un planning limite intenable. Bref, il y a vraiment de quoi faire une bonne série autour de tout ça… Et fort heureusement, les scénaristes s’en sortent très bien.

La série a sa propre ambiance musicale, inévitable et parfaite, ses personnages ont des dynamiques très vite et très bien établies et très franchement, ça vaut le coup, foncez et regardez ! 🙂

Allez, je ne vais pas perdre plus de temps que ça en introduction, parlons des épisodes !

Note moyenne de la saison : 15/20

SPOILERS

01.pngÉpisode 1 – Life is a Carnaval – 18/20
The point I was actually trying to make is that when you see everybody running on like a long traffic shot that is completely manipulative. I was actually trying to make a statement about how fake those moments are. Identity versus reality and how life just cheats you out of your dreams even though we live on the oxygen of what isn’t truly possible, you know?

Oui, j’ai déjà un personnage préféré, rien que pour cette citation improbable, et on passe l’épisode à nous dire que Kelly Ann (c’est son nom) s’en va. Et on sait aussitôt qu’elle fera demi-tour, mais c’est parfaitement amené et monté, avec les extraits de tous ceux qui courent ! Bon, elle a quand même son skate dans la main quand elle court, mais ce n’est pas grave ! Ce premier épisode propose de suivre l’ensemble d’une journée autour de ces roadies et ça fonctionne plutôt bien. C’était pourtant mal parti, avec une intro qui sert qu’à accrocher l’audience par du cul pour du cul, comme c’est original. Cependant, une fois qu’on en arrive à la vie dans les coulisses, c’est bien meilleur, même si ça part un peu loin avec déjà une stalker qui s’introduit sans problème en loges. L’épisode est sympa, introduit bien ses personnages et son style musical (que j’adore) et me convainc déjà de revenir la semaine prochaine malgré sa longueur et ses scènes un peu improbables, mais super cool, de skate ou de flingue ! Tout est construit de manière logique dans cet épisode et c’est une introduction extrêmement bien écrite et réussie, qui nous explique bien les raisons d’être de chaque personnage et nous montre leur choix de rester faire ce travail improbable qui semble être totalement dans leur ADN. Grosse réussite.

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Épisode 2 – What Would Phil Do? – 16/20
I gotta find my own thing

Deux semaines déjà ont passé et je ne comprends rien à la diffusion de Roadies, puisqu’apparemment cet épisode aurait été diffusé la semaine dernière. Bon, je survivrais : je me souvenais de toute évidence de l’important. Pendant ces deux semaines, j’ai eu le temps de revenir du premier épisode et de m’inquiéter de la pertinence de cette série sur le long terme, j’en attendais donc beaucoup de cet épisode (pendant lequel j’ai découvert que J.J Abrams était lié à tout ça ?) et quelques minutes m’ont rassuré avec ce trajet en bus qui nous montre les dynamiques entre l’ensemble de l’équipe. Concrètement, c’est très réussi, même si on ne suit toujours que trois ou quatre personnages de manière approfondie, leurs rôles sont très clairement définis et l’enjeu pour toute la troupe se dessine dans les intérêts de chacun. Il y a finalement des intrigues pour tenir l’ensemble d’une saison, notamment du côté de la réintégration de Kelly Ann ou la prise de pouvoir de Bill. Excellent.

03.pngÉpisode 3 – The Bryce Newman Letter – 14/20
Trust me, there is no crisis so relevant that it can’t wait ten minutes.

La bande-originale de cette série est toujours au top, ça fait Plaisir de regarder rien que parce que l’on sait qu’on aura du bon son. Je suis moins fan du côté drug and sex qui continue sans arrêt, mais cette partie mise de côté, la série réussi plutôt bien à mettre en place ses personnages et les dialogues sont parfaits, insufflant un rythme très particulier qui me rappelle toujours Unreal après trois épisodes, en peut-être moins fluide, car je ne suis pas toujours tout quand je fais autre chose à côté (je sais, c’est pas bien). Cela dit, il faut bien dire que c’est dur de mettre de côté le drug & sex qui constitue une bonne partie de l’ADN de la série comme le rappelle une nouvelle fois cet épisode qui finit avec sur une mise à nu au beau milieu de la scène du show. Nous voilà bien. Je suis du coup assez mitigé, car j’aime certains personnages et qu’après tout il s’agit là de composantes qui peuvent servir la narration (on va dire dans un cas sur deux). De toute manière, je suis accroché depuis le premier épisode et je continue de trouver fascinante l’idée de base derrière Roadies, donc je vais forcément en continuer le visionnage chaque semaine.

04.pngÉpisode 4 – The City Whose Name Must Not Be Spoken – 16/20
You said the C-word on the bus

L’ensemble de l’épisode se concentre sur une malédiction jetée par erreur sur le bus lorsque le « C-word » est prononcé à l’intérieur de celui-ci. Un ensemble de tâche doit alors être accompli pour se délivrer de ce mauvais sort, à commencer par beaucoup de route, des œufs à casser et des ballons à faire s’envoler. C’est un bon prétexte pour forcer les personnages à passer du temps ensemble et à se rapprocher encore davantage, avec un couple qui se forme clairement de plus en plus. Une seconde sous-intrigue se consacre à la recherche d’un membre du groupe et est bien moins intéressante, malgré le développement plus approfondi de Bill et Shelli. Tout cela est assez intéressant car l’on en apprend effectivement plus sur la vie des Roadies qui suivent les groupes dans les tournées, ce qui est plutôt cool car c’est un métier dont on entend jamais parler. C’est divertissant et vite fait instructif, que demander de plus ? … Des épisodes un peu plus court, sûrement, car il y a toujours quelques minutes de trop en ce qui me concerne.

05.pngÉpisode 5 – Friends & Family – 14/20
I love how much you love that band…

Oh Christina Marie Moses débarque dans la série juste après la fin de Containment, voilà une guest très sympa ! Ce qui n’a pas grand-chose à voir avec l’épisode, je vous le concède. C’était un épisode sympa qui approfondissait encore un peu la relation Bill/Shelli autour de la notion de manque et dans le but prévisible de les mettre ensemble, mais je m’attendais à ce que ça vienne plus tard dans la saison à vrai dire. J’aime toujours autant le concept des guest-stars musicales et cette semaine, ça permet un développement rapide sur le groupe backstage. C’est une bonne chose, autant que le côté fan qui continue à surgir un peu à chaque épisode et qui donne cette impression de tournis et de déplacements qui correspond assez au sentiment que semblent vivre les Roadies.

06.pngÉpisode 6 – Longest Days – 14/20
It is what it is.

Bon, encore un long épisode de Roadies qui s’achève pour moi. Je suis parfaitement mitigé : d’un côté, je m’ennuie profondément devant la moitié de l’épisode, de l’autre, l’ambiance, les répliques et les personnages continuent de me faire revenir. Cette semaine se concentre sur les ruptures, qu’il s’agisse d’amour ou de job, et c’est sur la fameuse réplique « It is what it is ». Dès le début de l’épisode, il est question de cette ligne et de son emploi entre les différents membres de la troupe. Il s’agit évidemment d’une introduction au reste de l’épisode. Bon, le truc, c’est que c’est très long à se mettre en place, mais ça finit par payer dans le dernier quart de l’épisode où Janine révèle qu’elle avait un plan depuis le début et que ce plan cherche à réduire le guitariste du groupe à néant. C’était un rebondissement assez prévisible la semaine dernière, mais j’avais fini par m’attacher à elle dans cet épisode et à lui accorder ma confiance de spectateur. C’est donc de loin le retournement le plus réussi de la série pour l’instant. Chacun évolue un peu dans cet épisode, c’est globalement bien écrit et ça fait plaisir de suivre cette série qui n’a pas eu à tâtonner pour trouver son ton, malgré ses longueurs. Quant à la B.O, elle continue d’être parfaite, c’est agréable.

20160810212416Épisode 7 – Carpet Season – 16/20
You got your whole life in front of you, behind of the wreck.

Nous suivons cette fois la troupe à Seattle alors que Phil revient par surprise au beau milieu de l’anniversaire de Shelly. Ce retour lance le départ d’une intrigue qui ne m’a pas franchement passionné et qui représente les principales longueurs de l’épisode. À l’inverse, j’ai vraiment apprécié la storyline autour de Shelly, que j’aime de plus en plus au fur et à mesure des épisodes. La photographe-bitch qui apporte sa mauvaise humeur et casse tout le monde est un classique pas trop mal revisité qui permet de développer un peu Kelly-Ann, donc j’approuve totalement, forcément. Tout comme la semaine dernière, l’intérêt porté à son frère dans cet épisode est cool, surtout que la guest de la semaine est l’une de mes préférées depuis le lancement de la série. En bref, c’était un épisode assez classique dans le fond comme la forme, mais ça passe bien et j’en demande pas plus de la part de Roadies : la fin donne le sourire et l’envie de revenir pour l’épisode 8. J’y serai.

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Épisode 8 – The All-Night Bus Ride – 11/20
We’re on a bus for 12 hours, just tell a story.

Bon. Non. Désolé, mais Phil ne m’intéresse (vraiment) pas comme personnage, il représente vraiment le pire de la série pour moi en terme d’écriture, de développement, tout ça. C’est le cliché de l’américain pourri jusqu’à la moelle. Du coup, le flashback était au-dessus de mes forces. J’ai complétement décroché et je me suis baladé sur Twitter pendant ce temps-là, et du coup, j’ai pas trop suivi l’épisode. C’est naze parce que j’aime bien la série par ailleurs et que j’aurais aimé ne pas avoir à perdre un épisode (heureusement plus court que d’habitude) comme ça. Au moins, j’étais au soleil, j’ai bronzé. Tout ne concernait pas ce flashback, heureusement, mais je n’ai vu que peu d’avancée pour les personnages dans cet épisode. Il donne certes un nouvel aperçu de la vie dans le bus, mais franchement ce n’est pas trop ce que je voulais voir cette semaine alors c’était assez décevant. J’espère que ça va repartir mieux pour l’épisode 9 car ce trajet de nuit donnait envie de dormir plus qu’autre chose.

09.pngÉpisode 9 – The Corporate Gig – 14/20
I really appreciate all the fans of Dead Sex out there.

Cette semaine, la série propose un épisode plus sédentaire que d’habitude, ce qui change et casse un peu sa routine folle avalant les kilomètres habituellement. Il m’a aussi donné envie d’aller acheter une Funko Pop parce que le bus s’arrête à la Fun Co, et franchement, c’est un signe non ? Kelly-Ann traverse une crise existentielle après avoir retrouvé son journal intime entamé (et terminé) le jour de ses 16 ans alors que Reg, lui, traverse une crise professionnelle avec l’annulation de la tournée. C’était un épisode long et pas très fun, malgré la Fun Co. J’ai trouvé ça dommage et me suis ennuyé pendant des 40 des 50 minutes. Et puis, les dix dernières minutes ont tout changé : Kelly & Reg flirtent à nouveau et Phil nous fait une petite crise cardiaque à laquelle il ne survit de toute évidence pas. Bon, ben… merde. Je n’aimais pas trop Phil, mais il est clair que cela va entraîner tout un tas de conséquences pour le dixième et dernier épisode.

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Épisode 10 – The Load Out – 16/20
I can’t give you the life you may want.

C’est l’heure de l’enterrement de Phil, des secrets et surtout de l’arrivée gênante et surprise de Shawn : bref, c’est la fin de saison. Et du coup, c’est un double épisode dissimulé qui se déroule : 1h30. Sans surprise une fois qu’on a cette donnée, cet épisode était long à voir, ce qui lui fait perdre des points sur ma note (à chaud, j’étais monté à 18 après la dernière scène, mais faut pas déconner). Il tournait surtout autour de l’enterrement de Phil donc, qui avait le plus étrange des souhaits : qu’on fasse des câlins à son cadavre, mon dieu que c’est terrifiant. Ils ont beau mettre une musique émouvante, c’est juste trop étrange pour moi, entre l’odeur, le froid et l’angoisse de la chose… Arf. Bon, autrement : le dernier mot de Phil était donc Pistache et c’est le nouveau surnom de Kelly-Ann, Shelly rompt avec son mari qui voulait pourtant commencer une famille, Reg choisit son camp à deux reprises (le staff par-dessus l’administration, Kelly par-dessus Janine). La saison conclut donc une à une les différentes intrigues pour nous éviter l’attente interminable d’une seconde saison et peut-être aussi par crainte de ne pas en avoir une, car elle n’est pas encore annoncée. À aucun moment les choses ne paraissent forcées, tout « coule » très bien dans ce final et ce n’est pas évident à faire quand tout est conclu. Les happy ends qui suivent cette scène creepy d’enterrement finissent par nous foutre les frissons, avec d’excellents flashbacks dans le documentaire de Kelly et un écho évident au pilot de la série qui fonctionne à merveille lorsque Reg court pour la rejoindre. Ce dernier plan est un crève-cœur, mais en même temps, on en perçoit déjà l’issue positive. Juste ce qu’il faut pour revenir si besoin, juste ce qu’il faut si c’est une annulation qui attend la série. Des fins de saison comme ça, j’en voudrais plus !

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EN BREF – J’ai commencé cette série par pure curiosité après avoir aperçu la bande-annonce, parce que je trouvais l’idée de base du synopsis très sympa. Et globalement, c’est comme ça que je vois la série : un divertissement très sympa, qui a un rythme bien particulier, des faux-airs d’Unreal en moins bon, des épisodes très bons et d’autres bien moins… et avec cet épisode final, une série qui a la scène la plus creepy que j’ai vu (et pourtant j’ai vu Nip/Tuck ou Tru Blood, mince !). Très jolie saison 1, avec un début et une fin, menée à merveille même si parfois un peu inégale en chemin. Jusqu’à la dernière scène, j’hésitais un peu, mais je suis désormais convaincu que je veux revenir pour une deuxième saison s’ils la produisent et que je me contenterais de cette saison 1 s’il n’y a pas de suite. Joliment jouée de la part des scénaristes, cette saison est un vrai feel-good !

 

 

Semaine 23 : du 6 au 12 juin

Bonjour à tous !

Une nouvelle semaine s’achève déjà, avec son petit lot d’inédits comme d’habitude. Comme dimanche dernier, j’ai également choisi de désigner ma performance préférée et je finis cet article avec les news concernant le blog.

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Les inédits de la semaine

Baisse de régime dans les notes et dans mon intérêt pour les séries, probablement parce que la reprise est passée et que l’on entame vraiment les saisons d’été avec leur lots d’épisodes moins intéressants. Sans surprise, c’est donc le retour d’Unreal qui est le point culminant de la semaine, car la série revient en grande forme. Les autres épisodes qui valaient vraiment le détour étaient ceux de Person of Interest et d’Orphan Black, ce qui n’avait rien d’étonnant non plus. Le reste de ce que j’ai vu s’engage dans des voies plus ou moins intéressantes pour la suite, Outcast m’intriguant toujours autant, mais Scream et Cleverman étant deux grosses déceptions pour le moment.

Cette semaine, j’ai donc vu :

Silicon Valley (3×07), 15/20
Preacher (1×02), 14/20
Scream (2×02), 13/20
Unreal (2×01), 20/20
– Person of Interest (5×11), 17/20
Cleverman (1×02), 12/20
Orphan Black (4×09), 18/20
Outcast (1×02), 15/20

Cliquez sur le titre de la série pour accéder à un avis à chaud sur l’épisode expliquant sa note 😉

02.jpgLa performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et notamment de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

J’ai mis 20 à l’épisode d’Unreal, c’est donc logiquement dans cette série que je suis allé chercher ma performance de la semaine. Ça aurait très bien pu être Shiry Appleby ou Constance Zimmer, mais ce serait un peu prévisible… et pas tout à fait juste ! En effet, c’est définitivement Genevieve Buechner qui m’a le plus marquée dans cet épisode !

Cette actrice canadienne, vue également dans The 100, a une tête qui me disait quelque chose depuis un moment, je me suis donc fait une petite recherche IMDB qui m’a permis de découvrir qu’elle avait un (minuscule) rôle dans The 4400. Bref, elle enchaîne les séries que j’adore et c’est cool de voir qu’elle prend de plus en plus d’importance dans chacune de ces séries.

On entre dans le spoiler alert, attention, ne continuez pas la lecture si vous n’êtes pas à jour et passez directement au paragraphe suivant.

Je ne pensais pas la revoir dans la saison 2 d’Unreal après la fin de la saison 1 où il semblait que l’on avait fait le tour de son personnage, mais elle est donc de retour avec une promotion qui la fait devenir productrice. C’est parfait, car elle prend du galon autant dans l’équipe fictive que dans le casting. Son personnage de Madison commence à grandir après avoir été brisée l’an dernier : elle souhaite continuer dans cette voie, aussi difficile que ce soit. Elle brille littéralement lorsqu’elle interviewe une des nouvelles candidates de cette année sur son passé difficile, lui posant des questions atroces.

Évidemment, la douce et gentille Madison n’est pas très à l’aise avec la ligne de questionnements que lui impose Rachel et elle reste notre point d’accroche à l’univers, étant le personnage naïf et innocent qui représente un peu le public. Oui, mais voilà, aussi mal à l’aise soit-elle… elle adore finalement son métier. Elle se retrouve à vomir tellement elle est dégoûtée par ce qu’elle vient de faire, mais en même temps, elle clame qu’elle adore ce qu’elle fait.

Tout cela n’est pas des plus faciles à jouer, mais crie la justesse dans sa performance ! Définitivement le point d’orgue de l’épisode, cette scène est probablement la meilleure que j’ai vue cette semaine, surtout qu’elle souligne aussi comment Rachel en est arrivée là, poussée par Quinn. C’est donc une scène qui sert aussi l’intrigue générale.

00Les autres actus du blog

Tout plein de choses encore cette semaine sur le blog (enfin, pas tant que ça non plus, mais ça fait son effet comme phrase d’accroche !) : j’ai complété le mini-défi du #ChallengeSéries2016 qui consistait à voir trente épisodes de séries en dix jours, avec comme seule contrainte que les épisodes devaient avoir été diffusés avant le mois de juin. Facile quand on se décide à voir toute la saison 1 de The Man in the High Castle en une journée. Oups. Le reste du défi est accessible par ici.

Autrement, j’ai décidé de tester deux séries supplémentaires dans les nouveautés de cet été, Roadies et BrainDead, même si je ne suis pas hyper convaincu par la seconde. Rendez-vous en cours de semaine pour l’ouverture des articles sur ces séries, mais aussi pour le lancement de Wrecked et Another Period.

Bref, la semaine prochaine sera à nouveau pleine d’articles 🙂

Mini-Challenge #2 : 30 épisodes en 10 jours

Pour ces dix premiers jours du mois de Juin, le #ChallengeSéries2016 proposait un nouveau mini-défi aux challengers : regarder 30 épisodes en dehors des séries suivies en ce moment. Rien que ça. Il tombait super mal, car j’étais en plein rush rendu mémoire/soutenance après avoir vu mon directeur de recherche le 31. Donc bon. Il était hors de question de ne pas le tenter, mais en même temps, je me suis lancé dedans sans vraiment y croire ! Verdict ?

Je vous laisse parcourir l’article 😉

 2 JUIN :

415_ThisYearsGirl3.jpg1 & 2 – Buffy The Vampire Slayer – 4×14 & 15

Toute personne me connaissant IRL sait que je suis un grand fan de Buffy et encore plus d’Eliza Dushku, qui est la raison pour laquelle j’ai commencé la série. Et puis, toute personne me suivant sur Twitter sait probablement que je me suis inscrit au Comic Con et que j’ai mon billet pour la rencontrer ! Enfin bref. J’accompagne ma pote Pauline (@Poluss77 sur Twitter, suivez-la elle est cool) dans son tout premier visionnage de Buffy/Angel, qui ne se fait pas du tout parce que j’ai insisté un milliard de fois pour qu’elle le regarde. Par un heureux hasard de circonstances, elle a eu la bonne idée d’en être aux épisodes du retour de Faith dans Buffy pile au moment où je prenais mes billets. Autant vous dire que j’étais totalement Five by five dans ma joie de revoir ces épisodes que j’adore et qui ouvrent ce mini-défi à merveille !

3 – Orphan Black – 3×10

Sans complexe, je me suis revu cette épisode d’OB avant la diffusion du 4×08 parce que (spoiler saisons 3 et 4) je me doute bien que Delphine va revenir – ou en tout cas qu’on va en apprendre plus. OK je m’en doute pas, je l’espère. Et ça m’a été bien plus utile que ce que je croyais, et c’est toute la saison 3 qu’il me faudrait revoir. Plus utile car j’y ai redécouvert tout un tas d’infos que j’avais un peu oublié ou qui étaient floues, surtout concernant Neolution qui détient toutes les cartes. Et puis, ça m’a rendu un peu nostalgique de Delphine, de Bubbles et même de Shay qui du coup a bien disparu de la circulation sans vraie explication. J’espère que la fin de saison 4 ne me décevra pas du point de vue de toutes ces questions et qu’il ne faudra pas attendre la 5 pour en savoir plus !

 5 JUIN :

014 à 13 – The Man in the High Castle – 1×01 à 10

J’ai décidé de profiter de ce mini-défi pour avancer enfin également dans mon #ChallengeSéries2016, parce que c’est probablement aussi à cela qu’il sert. Donc c’est assez content que je me suis empiffré la saison 1 de cette série tout bonnement géniale et très pertinente dans le traitement de ses intrigues. Il y a eu certes un coup de mou au milieu, mais je serais définitivement présent pour la saison 2, dès le départ. En attendant, j’ai publié un article dessus, ce qui ne surprendra personne.

 6 JUIN :

14 – Angel – 1×16

Toujours pour accompagner Pauline, j’ai passé ma soirée à revoir Angel & Buffy, et croyez-moi, je suis loin de m’en plaindre, mais… Cet épisode d’Angel est sacrément mauvais quand même. Il y est question d’une actrice en grand danger qui se met à draguer Angel juste parce que c’est le rôle-titre de la série. Certes, ça entérine un peu l’utilité de Wesley et ça permet une bonne dynamique avec Cordelia, mais voilà quoi. Purée, c’est tellement mauvais que je viens d’utiliser le mot entériner quoi.

15 à 17 – Buffy – 4×16 à 18

C’est heureusement bien meilleur du côté de Buffy, et du coup, c’était reparti pour trois épisodes. Brillant premier épisode qui érige Jonathan en grand héros de Sunnydale, gênant deuxième épisode qui est mauvais dans son hyper-érotisation de Buffy/Riley et troisième épisode … Il n’y a pas à dire, j’adore vraiment cette série, qui me donne toujours le sourire même dans ces mauvais épisodes.

18 & 19 – That 70’s show – 2×07 & 08

Et pour terminer ma soirée, j’ai enchaîné sur deux épisodes de mon #ChallengeSéries2016, prenant à nouveau le mini-défi comme une occasion de l’avancer ! Et il était temps que je me remette à la tâche, je souhaite toujours avoir terminé ce challenge pour Septembre après tout, et j’ai encore énormément de choses à voir. Ces épisodes étaient plutôt bons, encore que ça tend à confirmer que la saison 2 est légèrement moins bonne que la première. Je ris quand même beaucoup moins devant, mais bon.

 8 JUIN :

0320 à 28 – That 70’s show – 2×09 à 2×16

J’aurais pu varier les plaisirs en choisissant une des nombreuses séries que j’ai à rattraper, ou si je n’avais pas encore bêtement raté la diffusion de Grey’s Anatomy sur TF1 parce que j’étais à table (quelle idée de manger, je sais), mais du coup, je me suis lancé dans le visionnage de la saison 2 de That 70’s show de manière plus intense parce que… pourquoi pas ? Et donc, je me suis tout enchaîné de manière beaucoup plus sériephile et me correspondant beaucoup plus que ce que j’ai fait pour le début de saison. Cette saison 2 est un peu moins bonne que la première, mais elle se regarde toute seule…

9 JUIN :

29 à 30 – That 70’s show – 2×17 à 2×19

…et tellement bien que minuit passe sans même que l’on ne s’en rende compte ! MINI-DÉFI RÉUSSI, yihaa ! Ce n’aura finalement pas été bien difficile avec cet empiffrage compulsif de sitcom, mais eh, à 48h près, c’était fichu ! Je voudrais remercier Hellody pour l’idée de ce mini-challenge, toute l’équipe de That 70’s show pour les fous-rire, Pauline pour son rewatch, Laura pour m’avoir parlé de The Man in the High Castle, mon papa et ma maman… NON J’déconne, je la ferme. Encore que pour le fun, je vais continuer cet article au réveil, car je sens que je ne vais pas m’arrêter là avec ce visionnage de la saison 2 !

31 à 33 – That 70’s show – 2×20 à 2×22

Et donc j’ai commencé ma journée par trois épisodes de la série, parce que pourquoi pas ? Cleverman n’était pas encore diffusée, j’avais donc tout mon temps puisque je ne travaillais que l’après-midi et que je n’ai pas du tout une montagne de travail qui m’attends pour la fac. Du tout. HUM. Et si j’allais bosser finalement ?

 10 JUIN :

34 à 37 – That 70’s show – 2×23 à 26

Je finis donc le mini-défi et la saison 2 de cette sitcom du même coup, et pile poil à minuit, parce que tant qu’à faire, autant faire bien ! L’article sur cette deuxième salve d’épisodes sera mis en ligne sur le blog dans la semaine si tout va bien. C’était sympa comme conclusion de ces dix jours et j’ai encore le rire de Kitty en tête pour conclure cet article 🙂

En bref : mini-défi réussi avec 37 épisodes et deux saisons vus. 🙂

 

The Man in the High Castle (S01)

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Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Avis : Hop, hop, hop, ça fait quelques mois que je laisse de côté The Man in the High Castle sur ma liste de séries à voir, au point que je l’ai mise dans mon challenge séries 2016. Et donc, je me suis demandé pourquoi ne pas profiter de ce début de mois de Juin totalement morose pour me lancer dans un marathon SF. Partant de là, j’avais encore pas mal de choix par rapport à ma liste de séries à voir cet été… mais après un bilan de mai que je trouve un peu trop mitigé, je me suis dit qu’il était temps d’avancer encore un peu mon challenge, et rien de tel qu’une courte saison pour faire ça. Voilà, il n’en fallait pas plus pour me lancer !

Alors, pourquoi regarder cette série me direz-vous ? Personnellement, parce que j’adore la SF et que Laura m’en a beaucoup parlé. Le synopsis m’intriguait aussi : la série propose de nous plonger dans une Amérique où les nazis auraient gagné la 2nde Guerre mondiale. Elle débute en 1962. Bref, un plot classique pour le genre de l’uchronie, mais qui m’intriguait quand même. Et puis, le générique a commencé et j’ai vu qu’Alexa Devalos jouait dedans… Ce qui avait dû me convaincre au premier abord. En effet, j’adorais cette actrice secondaire (hum tertiaire même) dans Angel, où elle jouait une guest géniale (Gwen) au look très discutable.

Et donc, après une saison, je conseillerais cette saison aux fans de 11.22.63 et Agent Carter (forcément vu la période…), aux fans de science-fiction, aux fans de Colony pour le côté résistance, aux amateurs d’uchronie et de séries qui prennent le temps de s’installer. La réalisation est plutôt bien foutue, l’écriture de la série intrigante et Alexa Davalos a vieilli de la meilleure des manières qui soient… Je n’ai pas lu le livre (mais lu pas mal de commentaires s’indignant que la série s’en éloignait… encore, toujours), mais j’ai vraiment apprécié cette première saison. Elle démarre et se termine très fort, avec malheureusement un coup de mou regrettable au milieu. Enfin, ça reste drôlement brillant quand même et je vais commencer à la recommander à pas mal de monde, je pense !

Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Note finale de la saison : 17/20

01.jpgÉpisode 1 – The New World – 18/20
We lost the war, didn’t we? No I can’t even remember what we were fighting for.

Encore une série qui prend la peine de commencer par un long générique, Daredevil style. L’univers est assez vite introduit par un joli plan de croix gammée, ça te met tout de suite dans l’ambiance. Les USA se sont fait diviser par les force de l’Axe, à la manière de l’Allemagne dans notre histoire… qui est justement le cœur de l’intrigue. La série prend une bonne vingtaine de minutes à mettre en place son intrigue, parce qu’il faut avant tout présenter les personnages, notamment Juliana. Elle se retrouve bien malgré elle mélée à un complot qui la dépasse, celui du Man in the High Castle, un homme mystérieux qui produit des films montrant les USA gagner la guerre… bref, montrant notre réalité. C’est très intrigant dès le départ et ça accroche. La vie semble avoir repris son cours normalement, mais tout un tas d’éléments nous rappelle bien que ce sont les « méchants » qui ont gagné (ah les USA et leur manichéisme). Ce long épisode (59 minutes, c’est long) est une introduction qui va permettre aux personnages principaux de se rencontrer et à l’histoire de se mettre en place plus rapidement que ce que je pensais. Excellent.

02Épisode 2 – Sunrise – 19/20
That film can change the world.

Bon alors autant je n’étais pas franchement fan du personnage de Frank dans le premier épisode, autant les scènes de torture psychologique que les japonais lui font subir dans celui-ci m’ont mis de son côté en quelques instants. Je me suis laissé prendre au piège de cette intrigue complexe (mais pas trop) et je commence même à apprécier les scènes du côté ennemi, auxquelles je n’avais pas accroché du tout au départ. Les choses avancent très vite encore dans cet épisode, avec Juliana qui fait confiance aux mauvaises personnes et l’interrogatoire de Frank qui se conclue de la pire des manières. Ils nous ont pourtant fait croire par leur montage que l’issue pouvait être positive pour tous… Mais non. Beaucoup de tensions, de stress, de suspens et une fin horrible, qui a fait avancer tous les personnages à vitesse grand V. J’aime vraiment beaucoup pour l’instant, on frôle la perfection, j’ai juste encore du mal avec l’intrigue autour de Joe… Mais je crois que ça ne durera pas à ce rythme-là !

03.jpgÉpisode 3 – The Illustrated Woman – 16/20
It’s good to have you back Franck, really good.

Voilà un premier épisode un peu plus long et calme, il fallait bien que ça ralentisse un peu à un moment ou un autre. Pour autant, l’intrigue avance malgré tout. Nous suivons Franck reprendre le cours de sa vie « normale » et être animé d’un fort désir de vengeance que l’on comprend largement. Par ailleurs, les nazis & japonais continuent d’essayer de rattraper Juliana et de percer le mystère qui l’entoure, ce qui fait que l’on suit un personnage les traquant et créant le chaos dans la zone neutre. La fin nous offre un cliffhanger haletant après un épisode un peu plus lent, c’est très prometteur.

04Épisode 4 – Revelations – 14/20
I’m not here to kill Nazis. I’m here because I need answers and I’m not leaving until I get them.

Bon, ça commence à devenir décevant la manière dont ça n’avance pas en cours d’épisode. Le cliffhanger précédent a été résolu en un rien de temps et tout est monté lentement en épingle dans cet épisode, pour nous ramener au personnage de Franck qui choisit au dernier moment de ne pas assassiner le prince… Tout ça pour être finalement témoin de l’assassinat. C’est un peu gros, mais ça fait un excellent cliffhanger qui avance la série vers l’étape suivante. En plus, ce regard avec le petit garçon… Bouleversant de suspens. Du côté de Juliana et Joe, j’ai eu un peu de mal à accrocher, parce qu’il paraissait évident que c’était trop tôt pour rencontrer le « man in the high castle ». En plus, Juliana commence à me taper sur le système à vouloir rester à tout prix à Canon City qui ne lui a apporté que des emmerdes (cependant, ça reste très bien joué de la part de l’actrice)… jusqu’au moment où elle apprend ce que Franck compte faire et repart précipitamment. Comme si elle pouvait changer quelque chose, sérieux, le temps qu’elle rentre tout sera terminé… Et elle n’a pas plus de réponse que 10 minutes avant ! Je préférais le rythme des deux premiers et j’ai espoir que ça reprenne…

05Épisode 5 – The New Normal – 13/20
I just want things to go back to normal.

C’est peut-être une mauvaise idée d’enchaîner autant les épisodes, mais je trouve que l’on est très loin du rythme et de l’intensité des premiers épisodes. Plus on avance, plus j’ai l’impression de me retrouver devant Colony, et ce n’est pas franchement un compliment. L’épisode était pourtant plutôt prometteur avec le retour de Juliana à San Francisco et sa vie totalement bouleversée par ses quelques jours d’absence, mais justement ça insiste un peu trop dessus et sur sa curiosité maladroite pour la résistance. L’autre point problématique de l’épisode, c’est sa séparation d’avec Joe, dont l’intrigue de retour chez les nazis n’est pas des plus passionnantes. Et puis, il y a cette scène finale qui voit Juliana fuir en percutant Tagomi qui, à son tour, fait tomber le fameux collier. Combien d’objets vont-ils faire tomber d’ici la fin de saison au juste ?

06Épisode 6 – Three Monkeys – 15/20
We were only ever as happy as they allowed us to be.

Beaucoup de développement de personnage dans cet épisode, et de manière plus réussie que dans les épisodes qui ont directement précédé. Les personnages principaux sont toujours séparés chacun de leur côté et on finit par se surprendre à trouver sympa ces personnages de Nazis qui entourent Joe, avec leur vie de famille tout ce qu’il y a de plus banal… Jusqu’à ce qu’ils parlent de l’Holocauste, de meilleur whisky et de meilleur monde. Hum, il y a peut-être un fond de regret, de questionnements sur ce qu’il s’est passé. Il est cool également de constater les différents parallèles entre Joe et Juliana, cherchant chacun de leur côté des États-Unis des indices sur le Man in the High Castle et sur Grasshoper. Je ne suis pas bien certain d’avoir compris toutes les implications des révélations de cet épisode, mais je suis impatient de continuer tout de même.

07.jpgÉpisode 7 – Truth – 17/20
In your culture, truth is of higher importance and only with the truth one can move forward.

Je tiens à commencer par dire que wahou, Alexa Davalos a quand même fait des progrès énormes en terme de jeu d’actrice depuis son passage dans Angel. Voilà. Maintenant l’épisode en lui-même était à nouveau hyper intéressant, et surtout hyper prise de tête, surtout que j’ai l’impression qu’on se dirige vers un virage SF – et après tout, je voyais la série comme ça avant de la commencer. Il y a donc un nouveau film à trouver, des écoutes à droite à gauche, de la confiance accordée trop facilement, un couple un peu improbable… La tension monte et est palpable jusqu’au bout, où Juliana retrouve le corps de Trudy… Ce qui ne suffit pas à me convaincre que ce n’est pas elle qu’elle a aperçu au marché. Je suis très sceptique devant cet épisode, j’ai un milliard de questions, et ça a tendance à me rassurer à 3 épisodes de la fin ! En revanche, l’intrigue autour de l’antiquaire m’a laissé perplexe pour le moment, je ne vois pas bien où ça souhaite aller derrière.

08.jpgÉpisode 8 – End of the World – 19/20
It’s a trap, the Kempetai are coming

Pfiou, un nouvel épisode qui fait monter la pression jusqu’à sa conclusion épique. Tout commence par un message codé de la part du Man in the High Castle, puis par Juliana qui annonce la mort de sa sœur à ses parents, faisant comprendre sa culpabilité à son beau-père. Et puis, tout s’enchaîne jusqu’à ce qu’il la prévienne du piège tendu à la résistance en toute fin d’épisode. Entre, il y a eu quand même pas mal de gap-fillers, notamment l’intrigue autour de Thomas qui sera paralysé dans quelques mois, mais on fait avec et ça fonctionne plutôt pas mal dans cet épisode par rapport aux autres. Et puis quand même, nous faire sympathiser avec un nazi forcé de tuer son fils, c’est bien joué de la part des scénaristes. En revanche, l’intrigue autour de Frank et l’antiquaire était vraiment là pour combler, même si ça donne un peu d’enjeu avec le bus à prendre en fin d’épisode. La toute fin réunit bien sûr le couple Juliana et Joe, sans grande surprise, et ils sont forcés de monter dans une étrange voiture, tout en étant poursuivi par les japonais. Quelque chose me dit que Juliana n’arrivera pas à choper son bus à temps…

09.jpgÉpisode 9 – Kindness – 19/20
This isn’t like the other film…

Pfiou, la série prend le virage que j’attendais, ouiii ! Mais avant ça, il faut suivre un épisode un peu longuet parce que – ironiquement – possédant trop de rebondissements et sous-intrigues à régler. Il est intéressant de voir comment tout se met en place autour du visionnage du dernier film. Il fallait que Frank ne parte pas pour qu’ils puissent tous les deux utiliser l’argent pour sauver Joe, une des sous-intrigues qui se déroule à vitesse grand V. Ed leur apporte encore beaucoup trop d’aide, ça devient louche et puisque Frank ne peut plus être le Man in the high castle (j’y reviendrais) comme je le soupçonnais depuis un ou deux épisodes, c’est mon nouveau suspect numéro 1 (ou alors il va mourir bêtement). Bref, la toute fin d’épisode mène notre couple préféré, Juliana & Frank, devant un écran qui leur diffuse le dernier film du haut château… et oh surprise ! Cette fois la vie n’est pas rose. Oui, mon “oh surprise” est totalement ironique, car les scénaristes l’introduisent lourdement avec la mention de Nagasaki dans la scène qui précède. Et donc Juliana découvre avec horreur que la victoire implique des sacrifices atroces, en l’occurrence une bombe atomique, et que peut-être elle se trompe depuis le début. Puis, le film enchaîne et nous montre des Nazi tuant des prisonniers. Oh ironie du sort, Frank fait partie de ces prisonniers et a le droit de voir son propre headshot par (oh surprise bis, roulement de tambour) Joe ! Magistralement bien amené !

10.jpgÉpisode 10 – A Way out – 18/20
– What was that?
– A nightmare.
– With me in it, how is it possible?

Ce dernier épisode reprend très exactement là où le précédent nous a laissé, et commence donc plutôt bien, avec l’arrivée de Joe une fois le film terminé. Ils essaient de comprendre ce qu’ils viennent de voir, mais n’en parlent pas à Joe, et en même temps ne peuvent soudainement plus leur faire confiance. Faut dire que tout ça ne doit pas avoir grand sens pour eux. Juliana et Frank acceptent alors de comploter pour tuer Joe en échange d’un bateau qui les amènera au Mexique, malgré les réticences de Juliana, partagée entre son amour inavoué pour Joe et la terreur des images qu’elle a vues. Toute cette intrigue est du coup un peu longue et nous amène à une scène finale où c’est en fait Joe qui prend le bateau pour le Mexique, parce que Juliana lui fait confiance à lui plutôt qu’au film (bien joué) et que de toute manière Frank n’est pas là… Encore un départ raté pour le couple. Il faut dire que Frank a mieux à faire puisqu’il essaye de sauver la vie d’Ed, qui s’est dénoncé comme l’homme possédant une arme amenée lors de l’attentat contre le prince (c’est anecdotique, mais j’ai percuté seulement dans cette épisode à quel point niveau date cet attentat tombe proche de JFK du coup). Et donc Ed continue de beaucoup trop se sacrifier pour ses amis, je trouve ça presque louche. Côté politique, on apprend que les Nazis souhaitent désormais entrer en guerre contre les Japonais, et que ce sont eux qui ont commandité ledit attentat. Pourquoi pas, laissons les méchants pas beaux s’entretuer. Wegener lui s’apprête d’ailleurs à rencontrer Hitler sous les ordres d’Heydrich. Compliqués, toutes ces scènes et noms en allemand, mais il faut en retenir que c’est finalement Hitler qui vit dans un château… et qu’il regarde un bout du film Grasshopper. Ah, la migraine qui se pointe… Est-ce qu’il a gagné la guerre grâce aux films, pouvant empêcher ce qui devait se passer ? La tension monte, Hitler semble en savoir un peu plus que nous sur les films, et finalement tout part en cacahuète puisque Wegener décide de se suicider pour ne pas tuer Hitler, ce qui oblige Obergruppenführer (OUI J’AVOUE J’AI CHERCHÉ SUR GOOGLE) à emprisonner Heydrich. Et maintenant qu’on a dit tout ça, les scénaristes nous font un virage à 180° et nous ressortent Togami de nulle part. Armé du collier de Juliana, celui-ci ferme les yeux et se tape un petit voyage du côté de l’Amérique dirigée par les USA. Il semble donc en mesure de traverser d’un monde à l’autre, de vivre du côté des films autant que de celui où l’Axe a gagné la guerre. C’est tout de même décevant de ne pas avoir plus d’informations sur la manière dont il parvient à faire cela ou sur l’identité du Man in the high castle (tout laisse suggérer que c’est lui… mais pourquoi ferait-il ça ? et surtout, il a l’air de ne pas comprendre ce qui lui arrive alors peut-être pas ? Est-ce lié au collier ?). Beaucoup de questions sont donc en suspens dans cette fin de saison, ils m’ont eu par surprise avec Togami, finissant sur un personnage présenté comme secondaire dans la série, et je me retrouve à attendre la seconde très, très impatiemment.

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