Vus cette semaine #25

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. 

Lundi

Westworld – S02E09 – Vanishing Point  – 17/20
N’étant pas dans des conditions optimales pour voir cet épisode, il est dur de le noter, mais dans l’ensemble, c’était plutôt passionnant à voir et il y avait quelques bonnes surprises, tant dans l’intrigue repartant dans le passé que dans le présent. Et puis, même si je vois toujours les choses venir durant les scènes où elles ont lieu, la série parvient à me surprendre chaque semaine en prenant des directions que je n’attendais pas forcément. L’élément de surprise est une excellente chose.

Mardi

Supergirl – S03E23 – Battles Lost And Won – 15/20
Bon, ben non, franchement, j’ai été très gentil avec la série cette année, mais là je n’accroche pas à un quart des décisions de cette fin de saison. Cela me donne un amer goût de « tout ça pour ça ? », de scènes bâclées et de longueurs qui ne menaient nulle part. Pas content. Remboursé. Ils vont avoir du boulot pour me récupérer en saison 4 ! Cela reste une bonne note parce que j’aime le casting et que l’épisode était divertissant, mais bon.

Mercredi

Younger – S05E03 – The End of the Tour – 18/20
Cette  saison ne perd pas trop de temps et c’est très agréable comme ça : les choses bougent vite, on a un bon humour, des situations bien mises en place et du drama à base de quiproquo toutes les deux scènes. Une écriture maîtrisée et très aidée par un excellent casting, avec en plus une multiplication des guest stars ! Je dis oui, tout simplement.
The 100 – S05E07 – Acceptable Losses – 18/20
La série se poursuit dans un épisode légèrement plus lent mais aux conséquences futures déjà bien intéressantes. Il y a de tout dans cet épisode : de la nostalgie et des surprises, une bonne chanson et de mauvais décisions, de l’action et de la stratégie ; bref, du très bon The 100 et j’en redemande encore et toujours beaucoup plus, surtout avec ces cliffhangers – il y en a un que j’attends depuis plusieurs saisons déjà !

Jeudi

Reverie – S01E04 – Blue Is The Coldest Color – 16/20
Un bon épisode prenant le temps d’approfondir la mythologie de la série tout en proposant un cas de la semaine qui parvient à changer des trois précédents (bon, heureusement qu’ils sont capables de fournir plus de trois histoires originales quand même). J’aime toujours autant, surtout que chaque semaine approfondit les personnages et leur passé.
Colony – S03E08 – Lazarus – 15/20
La série calme le jeu et son rythme pour cet épisode qui avait pourtant tout sur le papier pour l’accélérer. Colony ne fait jamais rien comme j’attends qu’elle le fasse aussi, chaque épisode est une surprise dont je ne sais pas quoi attendre, et celui-ci ne déroge par conséquent pas à la règle. Ni trop rapide, ni trop lent, c’est juste un épisode à voir pour la mise en place de la suite – et pour glaner un point du Bingo !

Samedi

12 Monkeys – S04E01 – The End – 18/20
La série ne tarde pas à me remettre rapidement dans le bain et à me rappeler pourquoi j’étais aussi fan il y a quelques mois. Ce premier épisode a forcément des fondations solides, mais il ne perd pas de temps à faire les intrigues de la série vers sa fin. C’était drôlement bien fichu, ça donne envie d’enchaîner (et ça tombe bien, c’est prévu pour) et de voir où tout ça mène !
12 Monkeys – S04E02 – Ouroboros – 19/20
Il s’agit d’une dernière saison et les scénaristes le savent, alors forcément, ils ont décidé d’en jouer et ce n’est pas cet épisode qui me fera écrire le contraire. C’est écrit pour nous faire pleurer et ça a bien failli fonctionner, même si je me suis contenté de quelques frissons. C’est ce genre d’épisode qui n’est possible qu’après quatre saisons d’intrigues complexes et de non-dits, mais c’est aussi ce genre d’épisode où tout paraît fluide et évident – ça ne pouvait pas être écrit autrement. Une vraie réussite (mais je me réserve le 20 pour de futurs épisodes, parce qu’il manquait un petit quelque chose quand même).
12 Monkeys – S04E03 – 45 RPM – 18/20
Les prises de tête sont loin d’être terminées, mais ce troisième épisode apporte déjà beaucoup de réponses et fait avancer les choses : ce sont trois saisons qui s’éclaircissent en l’espace de 40 minutes, avec une intrigue bien menée d’un bout à l’autre. J’adore, tout simplement.
12 Monkeys – S04E04 – Legacy – 17/20
Encore un épisode chargé en révélations et surprises, mais il faut dire que l’intrigue du voyage dans le temps les aide bien à surprendre sans arrêt. Je préfère ne pas imaginer le tableau des scénaristes en revanche, ça devait être un sacré bordel vu le nombre d’intrigues qui se croisent et d’allers retours dans la chronologie. Tout ceci est pour l’instant très bon, même si on sent que cet épisode commence à ralentir le rythme pour se garder de quoi tenir la saison.
12 Monkeys – S04E05 – After – 19/20
Malgré quelques rebondissements que l’on voit venir, cet épisode propose une belle intrigue dépourvue du moindre paradoxe. C’est solide, c’est bouclé, ça fait avancer l’intrigue générale et ça réserve une fois de plus quelques excellentes surprises. Bref, la saison est déjà réussie à ce stade, il ne reste vraiment qu’à savourer.
12 Monkeys – S04E06 – Die Glocke – 20/20
Et bien voilà ! Ajoutez beaucoup d’humour, quelques langues étrangères et un cliché du voyage dans le temps et vous obtenez un excellent épisode de mi-saison. Délirant, haletant, très réussi, cet épisode m’a scotché à mon fauteuil pendant 43 minutes. Je suis pressé de découvrir ce qu’ils feront ensuite, mais en attendant, je crois que je suis capable de revoir cet épisode d’ici la semaine prochaine, parce qu’il était juste assez génial pour ça.
Quantico – S03E06 – The Heaven’s Fall – 14/20
Malgré une énorme surprise en cours d’épisode – et une mauvaise surprise qui plus est – ces quarante minutes ne parviennent pas à être aussi passionnantes que les scénaristes le voudraient. La série a du cran, certes, mais ce n’était plus à démontrer, et tout ça laisse donc surtout un sentiment de frustration plutôt que l’impression d’avoir vu un excellent épisode.
Quantico – S03E07 – Bullet Train – 15/20
Un léger mieux avec l’intrigue de cet épisode qui parvient presque à être haletante par moment. En revanche, sur le long terme et l’ensemble de la série, ce n’est toujours pas ça. Je n’attends plus de miracle de leur part de toute façon, je me contente de ce qu’ils donnent, quitte à être déçu une fois de plus.

Rattrapage

The Bold Type – S01E01 – Pilot – 17/20
Un premier épisode très solide qui donne envie de revenir. Il y a quelques clichés, inévitablement, mais dans l’ensemble la série s’en tire pour le moment très bien dans la présentation de ses personnages et de leurs problématiques de vie. La dynamique du trio est suffisamment agréable et bien écrite pour que l’on sente la série s’affirmer et changer quelques mentalités hollywoodiennes, et c’est exactement pour ça que j’étais là.
The Bold Type – S01E02 – O Hell No – 16/20
Ben voilà, je me sens prévisible à adorer les personnages de Kat et Jane. Allez, j’avoue, il y a par moment des scènes où je me sens en trop, mais en même temps, c’est passionnant à regarder d’un bout à l’autre, c’est une confrontation à des points de vue qui souvent m’échappent – bref, c’est autant un guilty pleasure qu’une série qui peut apprendre plein de choses. Tout ceci a définitivement le petit côté Younger que j’en attendais, avec aussi un vrai arrière-goût de Sex and the City.
Life in Pieces – S03E19 – #TBT: House Destiny Introduction Retirement – 15/20
Ah ben zut, voilà un épisode que je mettais de côté pour un dimanche soir comme ça où je pourrais mourir de rire tranquillement, mais j’ai trouvé qu’il sonnait plutôt faux à de nombreuses reprises. C’est peut-être ce voyage dans le passé qui ne m’a pas convaincu, mais ce n’était pas le meilleur épisode de la série. Heureusement que j’ai assez de retard pour enchaîner sur un autre et vite oublier ce mauvais souvenir.
Life in Pieces – S03E20 – Lingerie Cookbook Gamble Surrogate – 16/20
Décidément, la série est inégale, avec des histoires à la qualité fluctuante. Les répliques sauvent heureusement de nombreuses situations prévisibles et/ou déjà vues ailleurs, mais ça ne m’empêche pas d’être quelque peu déçu de la qualité générale de cette fin de saison – la série est bien meilleure d’habitude, je ne veux pas qu’elle soit juste drôle, elle se doit d’être hilarante !
Life in Pieces – S03E21 – Model Piercing Video Hangover – 18/20
Je retrouve enfin la comédie que j’aime et que je voulais voir. Après deux épisodes moyens, celui-ci propose quatre intrigues ayant vraiment un bon humour. Bien que par moment prévisible, cet épisode parvient donc à faire rire à plusieurs reprises et relance l’intrigue pour la saison 4 à venir, en renouvelant déjà certaines situations pour la suite.
Life in Pieces – S03E22 – Sixteen Spanish Car Leak – 17/20
Et bien heureusement qu’on aura le droit à une saison 4, parce que ça m’aurait rendu bien triste de quitter la famille sur de grandes nouvelles ; forcément. Comme d’habitude, la série propose une fin de saison bien fichue et avec quelques bonnes surprises pour la suite. C’est feel good, c’est marrant, la série reprend de sa vivacité pour cette conclusion, et c’est tant mieux !

 Challenge Arrowverse

J’essaye d’arranger mes affaires pour la semaine prochaine, quand même, ça commence à refaire trop de temps que je n’en ai pas vu un seul (enfin, techniquement, j’ai vu Supergirl, mais vous avez l’idée).

> Vus en 2018

Quantico – S03E06-07

Épisode 6 – The Heaven’s Fall – 14/20
Malgré une énorme surprise en cours d’épisode – et une mauvaise surprise qui plus est – ces quarante minutes ne parviennent pas à être aussi passionnantes que les scénaristes le voudraient. La série a du cran, certes, mais ce n’était plus à démontrer, et tout ça laisse donc surtout un sentiment de frustration plutôt que l’impression d’avoir vu un excellent épisode.

Saison 3


Spoilers

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Lady Luck is a whore.

J’ai beau vouloir rester à jour, je n’y arrive pas avec cette série. Pourtant, cette saison est sympathique, même si elle n’a plus rien à voir avec ce qu’était la série à l’origine. On commence cet épisode par un flashback sur Jocelyn et autant dire que ça ne me passionne pas trop, parce que ce n’est pas un personnage auquel je suis attaché. En plus, on repart sur l’intrigue de la Veuve, sachant qu’elle bosse pour elle sous couverture à ce moment-là, et on tourne en boucle. Comme dans toutes les séries, elle est en couple avec l’agent supervisant sa couverture, Frank, donc on sait d’avance que ça finira mal. On le sait d’autant plus qu’on assiste ensuite à Jocelyn perdant l’ouïe à cause d’une explosion très similaire à celle d’un épisode précédent. Dans l’épisode précédent aucun de nos héros n’avait de souci, mais là, Jocelyn en sort malentendante.

Dans le présent, on retrouve Jocelyn, Owen et Alex interrogeant un homme bossant pour Dante, Dante étant un homme que Jocelyn a connu sous couverture. Le but est de retrouver Frank, et ils n’y parviennent pas. En revanche, ils trouvent un repaire plein de cadavres – des cadavres drogués qui se sont entretués.

Bon, reprenons un peu les choses parce que l’épisode a été hyper mal introduit : Jocelyn veut retrouver Frank, un agent du FBI dont elle était amoureuse avant de devenir sourde et qui a disparu aujourd’hui. Dans le passé, ils bossaient ensemble sur l’affaire de la Veuve et voulaient arrêter Dante, ce que Frank a fait trop tôt après l’explosion. Dante est donc leur seule piste pour retrouver Frank, et c’est un homme de Dante qui les a envoyés retrouver ce repaire de cadavres.

Il n’empêche qu’il faut encore retrouver Dante pour avoir une piste menant à Frank et, pour cela, l’équipe organise une mission sous couverture voyant Celine et Shelby se battre pour être la prostituée. C’était rigolo, pas le genre de scène qu’on trouve dans n’importe quelle série, quoi. Tout ceci les mène à un casino clandestin où Alex et Mike se font passer pour un couple où Harry est un simple joueur, où Owen a des cheveux ! et s’infiltre avec Ryan. Le couple Alex/Mike s’en tire plutôt bien, avec Celine bien drôle en « prostituée », et Alex et elle finissent par accéder à une partie secrète du casino.

Pendant ce temps, Deep, Shelby et Jocelyn bossent dans leur coin – jusqu’à ce que Jocelyn reçoive un message de Frank qui veut la voir, mais qui veut la voir seule. L’attitude faussement discrète de Jocelyn est suffisamment suspecte pour que Shelby la repère ; mais Jocelyn se fait malgré tout enlever par Dante, pas aidée par ses problèmes d’audition sans que Shelby n’intervienne.

Enlevée, elle est ensuite droguée et mis sous un sac. Hop, elle n’entend plus rien, et elle ne voit plus grand-chose non plus. Elle se retrouve dans une arène où elle est censée se battre contre un autre prisonnier. Drôle de scène, mais avec cette mise en scène, on peut mettre n’importe quel figurant sous les sacs.

N’importe quel figurant, mais aussi n’importe quel personnage – et c’est ainsi que Jocelyn se retrouve à poignarder Celine, puis dans une cellule où elle retrouve Alex. Oui, oui, Quantico vient de tuer Céline sans le moindre avertissement (je m’attendais tout bêtement à ce que soit Frank, et j’aurais préféré). Bon, la série a l’habitude de nous tuer des personnages de temps à autre, mais là franchement, on perd un personnage qui avait beaucoup de potentiel dans un épisode qui était par ailleurs pourri. Dommage – mais la surprise était là et donne quelques points à l’épisode.

Alex demande 150 fois à Jocelyn de l’écouter, ce qui est absolument ridicule, et elle apprend la mort de Celine comme ça, avant d’être droguée à son tour et de devoir se battre contre… Frank, bien sûr. Elle découvre rapidement que c’est lui et choisit de ne pas le tuer, mais de tuer l’indic du début d’épisode qui, bien sûr, est celui qui avait mis en scène tout ça.

Elle se débrouille pour trouver un clou qui lui permettra de se libérer de sa cage, et de libérer Jocelyn (qui entend des bruits cette fois), puis de libérer Frank. Jocelyn est malentendante uniquement quand ça arrange les scénaristes, tout de même. Et ça les arrange ensuite quand ils ont besoin d’un personnage sourd pour s’échapper de là, un personnage capable de résister aux bombes lumineuses qui rendent aveugle et sourd.

Toute l’équipe est rapidement mise au courant de la mort de Celine car son corps est retrouvé. Il faut donc s’y faire, elle s’est vraiment fait tuer comme une merde parce qu’elle a voulu jouer le rôle de la prostituée. OK. Ils sont vite fait touchés, mais ça n’a pas l’impact émotionnel que ça devrait avoir, même s’ils ne la connaissent pas beaucoup. Il n’empêche que Deep et Shelby finissent par comprendre le fonctionnement du réseau clandestin qui fonctionne avec des ambulances.

Il ne faut pas longtemps pour qu’ils en interceptent une et débarquent pile à temps pour arrêter le méchant Dante, au moment où Alex et les autres se libéraient enfin. Dante est prêt à se laisser arrêter, mais Jocelyn ne l’entend pas de cette oreille (ah ben oui, forcément) et le tue. Il reste alors à digérer qu’ils ont vraiment osé tuer Celine pour rien dans un épisode comme ça, et ma frustration est totale. C’est l’exemple-type prouvant que tuer un personnage n’est pas toujours gage de qualité, ni une bonne idée.


Épisode 7 – Bullet Train – 15/20
Un léger mieux avec l’intrigue de cet épisode qui parvient presque à être haletante par moment. En revanche, sur le long terme et l’ensemble de la série, ce n’est toujours pas ça. Je n’attends plus de miracle de leur part de toute façon, je me contente de ce qu’ils donnent, quitte à être déçu une fois de plus.

Saison 3


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It’s reckless for a pregnant woman to work?

Malgré ma frustration, j’enchaîne, histoire d’être à jour et avec le plaisir de voir que le résumé se concentre sur Celine. J’imagine donc qu’on ne l’oubliera pas si vite que l’épisode précédent le laissait présager, et c’est une bonne chose, parce que je l’aimais bien. L’introduction nous présente toutefois une nouvelle intrigue avec une partie de l’équipe à la montagne pour protéger le « Projet Loup-Garou », un projet scientifique dont personne ne sait grand-chose dans l’équipe.

Harry et Ryan préfèrent boire du whisky, Mike espère qu’il lui en restera et je trouve encore une série citant le Titanic. Bref, toute l’équipe est isolée dans la montagne, dans un chalet sous une tempête, mais ce huis-clos ne peut pas bien se passer avec les pires agents du monde. Cela ne manque pas, un scientifique qui était en train de trahir tout le monde en contactant un reporter se fait tuer et il faut donc évacuer aussi vite que possible le chalet, surtout qu’ils n’ont plus de vue satellite.

L’évacuation se fait dans un train, avec une séparation en trois groupes : d’un côté, Harry, Mike, un scientifique et le prototype à protéger dans les mains d’Harry ; de l’autre Alex et Leslie (une scientifique badass) et au milieu Ryan, Shelby et un dernier scientifique essayant de draguer cette dernière alors que Ryan découvre un test de grossesse dans son sac – de manière ridicule, c’est Quantico. Bon, tout le monde baisse sa garde et Shelby annonce qu’elle n’a pas de test de grossesse… ce qui ne laisse qu’Alex comme possibilité de femme enceinte.

Bien sûr, le train est arrêté en cours de route et ça force l’équipe à quitter le train et se diviser. L’équipe est toujours aussi mauvaise : ils perdent l’un des scientifiques qui manque de se faire tuer mais s’en sort in extremis grâce à Mike puis Harry, Shelby et Ryan sont plus préoccupés par les conversations autour du fait qu’ils pourraient avoir un bébé et qu’Alex est possiblement enceinte, et Alex est occupée à sympathiser avec Leslie que je trouve de plus en plus louche dans sa manière d’être sympa avec Alex. Autant de sympathie pour un personnage secondaire, c’est généralement signe qu’il faut s’en méfier, non ?

Qu’importe. Je note que Mike est extrêmement protecteur avec Alex – on ne va quand même pas nous sortir qu’elle est enceinte de lui, si ? Rapidement, l’épisode enchaîne sur Alex se souvenant de sa vie en Italie et sur Shelby la confrontant au test de grossesse. Alex nous confirme que le bébé serait d’Andrea mais elles n’ont pas le temps d’en parler plus longuement : Harry a repéré qu’il y avait quatre passagers de plus qu’au départ du train – et ça leur fait donc quatre ennemis de plus (ou six, parce qu’ils en ont tué deux au passage).

Cette fois, Alex décide d’ouvrir la mallette et découvre que le prototype n’est qu’un simple téléphone… dont les balles peuvent tracer un portable pour en tuer le propriétaire. Sympa comme objet, dis donc. Le but est donc d’avoir la mallette comme appât pour les méchants qui vont se faire exploser la tronche en ouvrant celle-ci, parce qu’Alex est sympathique comme ça. Évidemment, elle fait assez confiance à Leslie pour lui laisser le prototype de l’arme et les balles. C’est complétement con, elle aurait pu aussi séparer l’arme des balles, par exemple. Comme elle fait un bien mauvais boulot et qu’il reste dix minutes d’épisode, on sait bien que Leslie va avoir disparu.

Par chance, elle n’est pas méchante, juste une voleuse perdue dans le monde. Elle se rend donc chez sa mère pour se confier à elle et parce que par miracle sa mère habite juste à côté de là où le train s’est arrêté une nouvelle fois (pire trajet en train du monde, purée, on dirait la SNCF en pire). Alex la retrouve vite – mais les hommes qui veulent le prototype aussi.

Tout ça vire donc à la fusillade générale en un claquement de doigts et Alex oublie une fois de plus de protéger Leslie et sa mère qui se font donc prendre en otage (au moins, cette fois, elle a eu la bonne idée de conserver le prototype sur elle). Bon, grâce à un sympathique délire de nombre introduit plus tôt, Alex peut utiliser le prototype et tuer le grand méchant alors que le reste de l’équipe arrête le reste des méchants. Voilà qui est fait. C’était une intrigue qui ne tenait pas la route tout du long, mais qui était plutôt sympa.

De son côté, Deep vit mal la mort de Celine, et heureusement, parce que sans lui, tout le monde n’en aurait rien à faire. Le problème, c’est qu’il devient complétement insupportable en étant sur la défensive en permanence ; et aussi que l’épisode oublie bien Celine dont personne n’a rien à carrer alors qu’elle s’était montrée utile jusque-là.

Deep refuse de parler à Jocelyn à qui il en veut pour la mort de Celine, mais il fait malgré tout le boulot et retrouve l’identité d’un des agresseurs. Owen fait ce qu’il peut pour aider Deep dans son stress post-traumatique, et ce n’est pas fou. Il finit par intervenir dans la mission finale et Jocelyn lui sauve la vie sans le moindre doute en tuant un homme qui était parvenu à leur échapper et allait les attaquer – plutôt que de fuir pour sa vie comme quelqu’un de normalement constitué.

Cela fait prendre conscience à Deep qu’il veut en fait démissionner pour rester humain, contrairement au reste de l’équipe qui a déjà oublié Céline. OK. Le truc cool, c’est que je me reconnais un peu en Deep, je trouve que la mort de Celine a été traitée comme de la merde… En revanche, le truc moins cool, c’est qu’on perd aussi Deep et que les deux recrues de Quantico n’auront vraiment servi à rien d’autres que nous dire que la série ne se passe plus à Quantico, finalement. Franchement, c’est du grand n’importe quoi, mais j’imagine que les scénaristes ont vu trop grand par rapport aux salaires qu’ils pouvaient effectivement payer pour cette saison.

Saison 3

12 Monkeys – S04E04-06

Épisode 4 – Legacy – 17/20
Encore un épisode chargé en révélations et surprises, mais il faut dire que l’intrigue du voyage dans le temps les aide bien à surprendre sans arrêt. Je préfère ne pas imaginer le tableau des scénaristes en revanche, ça devait être un sacré bordel vu le nombre d’intrigues qui se croisent et d’allers retours dans la chronologie. Tout ceci est pour l’instant très bon, même si on sent que cet épisode commence à ralentir le rythme pour se garder de quoi tenir la saison.

Saison 4


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What’s your father doing here… in the past?

C’est avec plaisir que j’enchaîne sur ce quatrième épisode le lendemain du 3e. En revanche, ça va être dur de faire une pause ensuite, heureusement que j’ai de quoi faire niveau rattrapage. Il est question une fois de plus de Katarina sur le point de mourir et d’un flashback nous en apprenant enfin plus sur la forêt rouge : c’est ce qui se produit quand on essaye de faire pousser une plante en utilisant la machine. Et Katarina le sait depuis longtemps, car c’est une expérience qu’elle a mené avec son mari. Bien.

La série repart en 2046 avec l’ensemble de l’équipe réunie au QG : Katarina, Jennifer, Hannah, James et Cassie parlent de Blackleaf et cherchent à comprendre toute la mythologie de la série ce qui ne peut être simple mais qui se réduit finalement à la prophétie que James a entendu quand il était enfant. Le serpent se mordant la queue est alors une métaphore du temps, le démon Olivia et cela signifie qu’il est possible d’arrêter Olivia.

Au passage, on ne sait pas bien comment Cassie est arrivée là, Jennifer sous-entend qu’elle n’a plus de vision et Hannah se montre bien intelligente. Katarina, elle, place une confiance aveugle en Jennifer grâce aux voix dans sa tête. James révèle à Cassie que sa mère était une primaire connaissant la prophétie – qu’elle a possiblement toutes les réponses donc.

Ils sont donc tous partis pour un voyage en 1852 – tous sauf Katarina qui reste tranquillement au QG. Depuis le temps, on pourrait penser qu’ils ont appris à adapter leurs vêtements au voyage dans le temps, mais non, toujours pas : Jennifer se balade avec un t-shirt imprimé, comme si de rien n’était. Assez vite, on comprend que ce voyage en 1852 est un prétexte pour de bien jolis paysages aériens qui donnent beaucoup d’oxygène à la série. C’est aussi enfin l’occasion d’en arriver à la promo pleine de spoilers : nos héros portent quelques costumes d’époque pour finalement se rendre dans un saloon bondé de voyageurs dans le temps. C’est Jennifer qui s’en rend compte bien vite : whisky du XXe siècle, iWatch par-ci, musique moderne par-là et, accessoirement, le père d’Hannah jouant du piano. En 1852. Ah.

Cela nous met Hannah dans tous ses états – et son père s’avère être un alcoolique travaillant pour Mr Shaw, à savoir le vieux tué par Olivia en fin de saison 3, le « Tall man ». Oh lala cette mythologie n’en finit plus de me prendre la tête et voilà Eliot Jones bossant pour les méchants. Bien sûr, Hannah ne peut pas laisser passer ça et le ramène dans le futur auprès de sa mère où Eliot révèle qu’il est l’architecte de Titan – que James, Cassie et Jennifer découvrent en 1852.

La machine à voyager dans le temps a donc été construite dans le passé, et tout le monde semble trouver ça logique. C’est l’occasion pour Jennifer de nous parler de Titanic (ça va finir par être le film que je vois pour le Bingo Séries) et de refaire une gaffe sur le fait qu’elle ne voit plus rien. Par conséquent, Cassie comprend qu’elle n’est plus primaire, mais quand elle le révèle à Cole, ils sont interrompus par Tihkoosue, un amérindien primaire avec quelques réponses, bien sûr.

Il leur explique qu’avec du thé rouge, il a eu quelques réponses et qu’il leur faut trouver une arme anti-témoin, une arme qu’Olivia ne doit surtout pas découvrir, en montant les marches et sonnant la cloche. Eh ben, ce n’est pas gagné la résolution de ce puzzle ! Heureusement, Jennifer est complétement cinglée et boit le thé qu’elle ne devait surtout pas boire car Olivia peut l’y retrouver… et ça ne manque pas, le Témoin apprend l’existence d’une arme pouvant lui nuire. Bon, ben « malheureusement » plutôt qu’heureusement, en fait. Je ne sais pas, j’espérais quelques réponses, mais ce n’était finalement pas une bonne idée du tout.

Dans le futur, Eliot et Katarina blablatent en paix et il découvre que son travail a fini par créer un bordel temporel sans nom – alors qu’elle lui avoue qu’il ne lui reste que quatre à six semaines à vivre. Les scénaristes font un beau travail avec ce couple, resté marié six jours avant qu’elle ne décide d’avorter et le fasse fuir. À eux deux, ils finissent par comprendre le rôle de Titan : créer un paradoxe spatio-temporel capable de détruire le temps.

Eliot retourne en 1852 et propose de détruire la partie de Titan qui pourrait devenir une arme. La mission est simple et claire : beaucoup de dynamite suffit à détruire cette partie de Titan… Le problème, c’est que c’est aussi trop simple : notre Tall Man éteint la mèche bien avant l’explosion de Titan et aussitôt, Titan envisage de changer d’époque.

Pour ne rien simplifier, la série ramène Deacon dans son scénario. Oh, Cassie est heureuse de le voir, mais il n’est plus vraiment amical : il veut la tuer, il veut tuer Cole et il tue… Eliot, dont la survie est nécessaire au Témoin. C’est à croire qu’il n’est pas si méchant finalement. Bon, Hannah ne l’entend pas de cette oreille et essaye de le tuer, et c’est finalement Tihkoosue qui lui tire une flèche dans l’épaule.

Titan disparaît, laissant un début de forêt rouge derrière lui, et Hannah assiste au décès de son père. Bref, cet épisode ne changera pas le futur, mais il fait avancer les choses, avec quelques réponses et scènes touchantes, nous permettant d’apprécier toujours plus Hannah. Après tout, elle vient juste d’arriver dans la série par rapport à d’autres.

La bonne nouvelle de la mort d’Eliot ? Il a pris le temps de faire une copie de ses recherches qu’il a donné à sa fille, donc à Katarina. Cette dernière finit par avouer qu’elle est sur le point de mourir, ce qui est une jolie manière de réaffirmer l’équipe comme une famille – et dans une famille, les secrets doivent cesser : Jennifer n’est plus une primaire, James tient son histoire de sa mère, Marion. Oui, mais moi, je reste persuadé que l’idée était de nous dire que Jennifer était sa mère, oh ! C’est trop simple de faire une Marion une simple Primaire, non ? Je suis déçu d’avoir mal compris leur cliffhanger de saison 3, sinon !

Un dernier flashback nous renvoie en début d’épisode où il est révélé qu’Emma, l’assistante d’Eliot, est du côté des 12 singes et boit du thé pour parler au témoin, qui lui apparaît sans masque. Ce n’est pas trop une surprise, parce qu’à sa tête en début d’épisode, je me suis dit qu’elle était de leur côté – je pensais en fait qu’on l’avait déjà vue. Et pourtant non, et la suite est encore mieux : il est révélé qu’Emma n’est autre que la fille d’Olivia. Fallait bien que son bébé serve à quelque chose !


Épisode 5 – After – 19/20
Malgré quelques rebondissements que l’on voit venir, cet épisode propose une belle intrigue dépourvue du moindre paradoxe. C’est solide, c’est bouclé, ça fait avancer l’intrigue générale et ça réserve une fois de plus quelques excellentes surprises. Bref, la saison est déjà réussie à ce stade, il ne reste vraiment qu’à savourer.

Saison 4


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It’s a oops loop.

Il était une fois une série qui commence beaucoup trop d’épisodes à la manière d’un conte de fée alors qu’elle est loin d’être féérique : on nous raconte dans cette intro la vie d’un couple d’enfants qui vieillissent ensemble, de l’enfance à la mort, donc. C’est en fait la vie d’un des hommes de main d’Olivia (le père du Tall Man), qui a le droit de vivre coincé dans son passé et ses beaux souvenirs à jamais… ou pas. Son « à jamais » sera lorsqu’il aura retrouvé l’arme anti-Témoin.

Allez savoir pourquoi, la série reprend ensuite à l’Emerson Hotel où Cassie et James prennent du bon temps. Malgré tout ce qui leur arrive, ils ont donc encore le temps d’être un couple, c’est beau et mignon. Il n’empêche qu’il est traumatisé par son certificat de naissance qui date de cinq mois après sa naissance. Cependant, il n’est pas question d’aller enquêter sur Marion dans le passé, on se contente d’aller dans le futur désormais, ou au moins d’aller de l’avant.

Et l’avant est dans le passé, le 21 juillet 1966 où Jennifer trouve une trace de l’énigme pour retrouver l’arme. Cela donne une mission claire pour l’épisode, mais celle-ci est bien plus précipitée que prévue quand James et Cassie arrivent trop tard pour empêcher un double meurtre – le double meurtre des acheteurs de l’arme, normalement. Par chance, l’argent est encore là et Cole organise donc l’achat de l’arme à l’Emerson, parce que ça simplifie bien des choses. Tout se passe pourtant bien et James obtient la localisation de l’arme – au bar de l’hôtel.

À la réception de l’hôtel, Cassie a pour mission de repérer toute personne suspecte – et elle repère vite l’homme bossant pour Olivia après un étrange mal de tête. Celui-ci aussi sait qu’elle est là, et il la fait arrêter. Bien sûr, elle se libère, mais trop tard : elle retrouve James en train d’agoniser après avoir été empoisonné. Comment ? Quand ? Eh bien, il suffit de recommencer la journée pour le savoir. Je me disais bien que tout allait trop vite dans cet épisode.

Finalement, elle ne peut revenir que quelques minutes en arrière, expliquant donc le mal de crâne soudain qui était dû à un paradoxe. Elle prévient Cole de ce qui est sur le point d’arriver, mais celui-ci refuse de s’en aller. Tout l’épisode tourne alors autour de Cassie : dans le couloir de leur chambre d’hôtel, elle tombe sur le méchant du jour et essaye de l’arrêter… pour mieux être elle-même stoppée par le fils de celui-ci, encore bien jeune.

Elle apprend un peu plus les motivations des méchants – un homme amoureux qui veut juste empêcher la mort de sa femme – la petite fille du début. Rapidement, les méchants tuent donc l’homme qui sait où est l’arme puis s’en prennent à Cole et Cassie. Ils empoisonnent Cole… mais aussi Cassie. Forcément ! Cole choisit de dire où est l’arme, puis de sauver la vie de Cassie. Il lui demande de l’abandonner et de plutôt s’occuper de l’arme. Elle n’a pas le temps de le sauver ET de récupérer l’arme, elle doit faire un choix.

Par chance, en 2046, Jennifer a des doutes sur la capacité de Cassie à résoudre à temps toute l’affaire – et voici cet épisode qui révèle à quel point il tourne en rond. Jennifer demande donc à Katarina de la renvoyer dans le temps, ce qui nous réserve une énorme surprise : l’officier pote de Cole mort en 61 est encore en vie en 66, parce qu’il avait mis un gilet pare-balles avant de se rendre au mur de Berlin. C’est plutôt cool. Comme Jennifer remonte 13h avant le délire de l’Emerson, elle a le temps de le retrouver et de l’impliquer dans cette affaire, expliquant que ce soit lui qui rédige le rapport sur la scène de crime et attire l’attention de Jennifer.

Par conséquent et sans surprise, ce sont Jennifer et lui qui tuent les espions russes qui voulaient acheter l’arme, par accident. Ce sont aussi eux qui sont chargés d’écrire le message sur le mur, et donc tout cet épisode tournait en rond et ne menait nulle part, mais c’était assez sympa, avec des détails du premier voyage de Cassie servant évidemment le reste de l’épisode et Jennifer étant celle qui permet à Cole de survivre en lui trouvant un antidote du FBI, c’est plutôt chouette. En plus, le duo entre Jennifer et notre agent du FBI qui n’est finalement pas mort, c’était carrément très cool. On sent que les scénaristes se font plaisir à le ramener en vie pour le principe de lui faire un joli adieu dans cette ultime saison.

Du côté des surprises, par contre, Deacon est présent à l’Emerson et demande à Shaw où est l’arme. Notre agent du FBI est responsable de la mort de Shaw, Jennifer est celle qui est confrontée à Deacon et comprend qu’il joue un double jeu. Bon, ça peut être un bon moyen pour lui de s’en tirer sans faire mal à Jennifer, mais franchement, il n’a pas tué Eliot par hasard, c’est obligé qu’il est encore du côté des gentils – après tout, il a aussi évité de tuer Cassie et Cole quand il aurait facilement pu le faire à l’épisode précédent.

Et si Olivia récupère l’arme, tout n’est pas perdu pour les gentils : le vendeur de l’arme a parlé d’un groupe, Ahnenerbe, qui évoque évidemment quelque chose pour l’agent du FBI. Tout le groupe se retrouve donc en 1966 où l’agent du FBI leur explique que ce groupe nazi a trouvé une arme durant le 2e Reich, une arme capable d’avoir impact sur le temps et appelée « Die Glocke », la cloche. Les nazis sont donc ceux ayant l’arme primaire et c’est la prochaine destination de tout le groupe… ou pas.

En effet, Katarina a une mission secondaire pour Hannah et la fin d’épisode voit Cassie en proie au doute. Plutôt que de vouloir stopper l’arrivée de la forêt rouge, elle semble avoir été convaincue par Shaw que réécrire le passé et ne pas avoir à choisir de faire des sacrifices est finalement une bonne chose. Après tout ça, sérieusement, Cassie ? Tu étais obligée de redevenir si chiante en dernière saison ? Oh lala.

Même si l’épisode tournait en rond – et donc, la critique aussi, j’ai trouvé que c’était une sacrée démonstration d’écriture et une belle manière de montrer à quel point les voyages dans le temps peuvent permettre de puissantes intrigues.


Épisode 6 – Die Glocke – 20/20
Et bien voilà ! Ajoutez beaucoup d’humour, quelques langues étrangères et un cliché du voyage dans le temps et vous obtenez un excellent épisode de mi-saison. Délirant, haletant, très réussi, cet épisode m’a scotché à mon fauteuil pendant 43 minutes. Je suis pressé de découvrir ce qu’ils feront ensuite, mais en attendant, je crois que je suis capable de revoir cet épisode d’ici la semaine prochaine, parce qu’il était juste assez génial pour ça.

Saison 4


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Bande de connards, vous m’avez laissé le choix entre apprendre le français ou crever de faim.

Bienvenue en pleine seconde guerre mondiale et en France, avec des acteurs récitant leur texte comme on galérerait sur du Racine, mais bon. On nous présente en introduction la vie d’une belle maison et de ses employés résistants pendant la guerre, et ce n’est pas joyeux, avec un meurtre de sang-froid d’une Résistante qui ne l’était même pas, mais en protégeait une autre.

En 2046, Katarina nous fait l’introduction de l’épisode, en résumant ce que l’on savait et en nous présentant Friedrich Waesch, le nazi que l’on vient de découvrir. Ils ont pour mission de retrouver la cloche dans le manoir nazi que l’on a vu et tout le monde a son rôle à jouer – même Katarina malgré la maladie de plus en plus envahissante pour elle. Le problème, c’est qu’elle ne peut pas être absente de cette mission car elle y joue un rôle essentiel : elle se fait passer pour une riche héritière allemande venant récupérer la demeure où a lieu le gala exposant la cloche pour la première fois aux yeux du public.

Et ce gala ayant lieu en France, on a la chance de pouvoir entendre Jennifer parler français de nouveau, et elle a encore progressé. Elle est même heureuse d’entendre sa chanson jouée dans une pièce du manoir, et moi aussi ma foi. Cassie joue la nièce américaine de Katarina, ce qui n’est pas trop compliqué comme il lui suffit de faire la jolie plante verte. Quant à Cole, il ne sait que dire « oui » en français, ce qui le mène à être rapidement repéré (après une ou deux bonnes répliques). Il est arrêté en compagnie de Deacon, évidemment envoyé là lui aussi par le Témoin. Katarina apprend l’arrestation de deux américains et envisage tout de suite le pire, surtout quand il est question de les tuer.

Deacon révèle à Cole qu’il n’a jamais changé de camp, ce qui est toujours bon à savoir. Plutôt que d’être exécuté, Deacon a la joie d’être choisi par un type plein de cicatrices qui veut en faire son esclave sexuel et lui laisser une nouvelle cicatrice en forme de croix gammée. L’angoisse. Cole parvient à se libérer et sauver Deacon comme il peut, mais bon, ce n’est pas dingue quand même.

Il a un début de croix gammée sur lui, mais Deacon explique quand même à Cole qu’il bosse avec le Témoin pour les aider, avant de se faire une cicatrice à l’effigie de West 7 à la place de la croix gammée. Il est fou ! Cela permet une scène sympa entre Cole et Deacon qui se réconcilient, et ça c’est chouette.

Pendant ce temps, Jennifer découvre une bombe dans un charriot et comprend que la Résistance française est là aussi. Ben oui, forcément, ils sont là parce qu’Hitler est en route pour voir la fameuse cloche. Yep, 12 Monkeys nous fait le coup du voyage dans le temps où le peut tuer Hitler, que l’on ne voit que de loin ou de dos, mais qui est une excellente idée de la part des scénaristes, jouant à merveille avec l’idée. Jennifer et Cassie ont toutefois d’autres préoccupations que le Führer : elles retrouvent une Jones perdue dans ses pensées – parce que les radiations de la machine sont ce qu’elles sont et elles ne font pas du bien.

Jennifer parvient à la réveiller, heureusement, et pile à temps pour le retour de Cole et Deacon – Katarina est ravie de retrouver Deacon bien sûr, mais bon, ils ont une mission assez claire : retrouver la cloche, quitte à stopper l’attentat contre Hitler au passage. C’est Deacon qui s’y colle, avant de secourir Katarina, arrêtée par les nazis et sur le point d’être exécutée. C’était moins une – et j’ai vraiment cru que les scénaristes allaient se débarrasser d’elle pour marquer le coup de la mi-saison, mais non.

Le meilleur moment de l’épisode est assurément quand Jennifer se décide de prendre la place de la chanteuse qui devait divertir le Führer et qui s’est fait tuer par la résistante. Rien que ça : Jennifer qui chante pour Hitler, c’est farfelu et osé. J’aurais aimé qu’elle chante sa chanson française, mais se mettre à chanter du P!nk et faire un doigt d’honneur à Hitler, c’était du grand Jennifer aussi. Très rapidement et sur un montage musical de folie à mourir de rire, nous assistons donc à Cole et Cassie récupérant la cloche à coup de mitraillettes, à Deacon déviant la bombe, à la Résistance Française se faisant massacrer, à toute l’équipe qui s’enfuit et à Jennifer qui finalement prend son pied en faisant… exploser le manoir. Allez, dans votre tronche les nazis !

On repart alors en 1966 où Deacon récupère la mallette et la ramène à Olivia… seulement, la cloche en question est désormais une fausse, remplacée par un soldat qui a vu l’occasion de se refaire une vie en la volant. On découvre seulement maintenant qu’Olivia lui a demandé de ne pas revenir les mains libres. Comme il est sûr de mourir s’il fait autrement, il décide de lui ramener Katarina – celle-ci est déjà condamnée de toute manière, donc elle a pour but de leur gagner du temps, j’imagine. Je trouve un peu abusé que les scénaristes ne lui offrent pas au moins une scène avec Hannah avant qu’elle n’aille courir à sa perte ; mais Hannah suit sa propre maison que l’on ne découvrira que la semaine prochaine.

Et avant ce bon cliffhanger, ils observent la cloche sur laquelle les Primaire les invitent à se rendre en Angleterre et en 1491. C’est bien trop loin pour eux – pour qu’ils puissent revenir. Pour cette mi-saison, nos héros ont eu droit à une petite victoire et un gros sentiment de déprime autour d’un verre de whisky, parce qu’ils ne boivent que whisky dans cette série de toute façon.

Saison 4

12 Monkeys (S04)

Synopsis : La fin de saison 3 était si riche en révélations que j’en avais oublié des morceaux, mais pêle-mêle, cette saison 4 reprend avec la promesse de la conception de James par Jennifer (qui est donc bien sa mère vu le cliffhanger), avec Olivia révélée comme Témoin à la place d’Athan qu’elle a égorgé sans scrupule (mais non euh !) car il était gênant dans son plan de détruire le temps et d’atteindre la forêt rouge. Une dernière scène en 2018 nous a révélé que le virus a éclaté. Jennifer devra tous les guider, mais en attendant, Deacon, Hannah, Katarina, James et Cassie n’ont plus de machine.

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Pour commencer, même si c’était il y a moins d’un an pour moi, les trois premières saisons de la série me paraissent déjà loin, loin, loin ! Cela ne m’empêche pas de mourir d’impatience de plonger dans cette dernière saison diffusée à coups de trois épisodes par semaine, comme je vous l’avais dit. Et comme j’ai eu la bonne idée de prendre un retard de six jours avant ces premiers épisodes, ce sont pas moins de six épisodes qui m’attendent cette semaine, plus de la moitié de la saison !

Je ne suis que joie, bonheur, papillons et tout ce que vous voulez, alors que je sais que comme toute dernière saison qui se respecte, l’intensité dramatique risque d’être là, avec des morts déjà annoncées (mais si, souvenez-vous que nous avons déjà vu la mort de l’un d’entre eux…) et des rebondissements temporels qui ont intérêt à être cohérent cette fois. Maintenant que nous en savons beaucoup sur le Témoin, au point d’être plus fan de lui que de ses parents, et sur les liens de parenté improbables de tout le casting, il n’y a plus qu’à conclure les choses comme il se doit.

Je suis impatient et je ne vais pas m’éterniser ici. J’ai bien vu que vous étiez beaucoup à avoir atterri sur mon avis général concernant les trois premières saisons, et j’imagine que ça signifie que vous attendez un avis sur cette saison finale, alors c’est parti !

Comme d’hab, par ici, vous n’aurez pas de spoilers… mais si vous cliquez sur les titres d’épisode vous aurez le résumé avec spoilers et critique !

Note moyenne de la saison : 19/20

S04E01 – The End – 18/20
La série ne tarde pas à me remettre rapidement dans le bain et à me rappeler pourquoi j’étais aussi fan il y a quelques mois. Ce premier épisode a forcément des fondations solides, mais il ne perd pas de temps à faire les intrigues de la série vers sa fin. C’était drôlement bien fichu, ça donne envie d’enchaîner (et ça tombe bien, c’est prévu pour) et de voir où tout ça mène !
S04E02 – Ouroboros – 19/20
Il s’agit d’une dernière saison et les scénaristes le savent, alors forcément, ils ont décidé d’en jouer et ce n’est pas cet épisode qui me fera écrire le contraire. C’est écrit pour nous faire pleurer et ça a bien failli fonctionner, même si je me suis contenté de quelques frissons. C’est ce genre d’épisode qui n’est possible qu’après quatre saisons d’intrigues complexes et de non-dits, mais c’est aussi ce genre d’épisode où tout paraît fluide et évident – ça ne pouvait pas être écrit autrement. Une vraie réussite (mais je me réserve le 20 pour de futurs épisodes, parce qu’il manquait un petit quelque chose quand même).
S04E03 – 45 RPM – 18/20
Les prises de tête sont loin d’être terminées, mais ce troisième épisode apporte déjà beaucoup de réponses et fait avancer les choses : ce sont trois saisons qui s’éclaircissent en l’espace de 40 minutes, avec une intrigue bien menée d’un bout à l’autre. J’adore, tout simplement.
S04E04 – Legacy – 17/20
Encore un épisode chargé en révélations et surprises, mais il faut dire que l’intrigue du voyage dans le temps les aide bien à surprendre sans arrêt. Je préfère ne pas imaginer le tableau des scénaristes en revanche, ça devait être un sacré bordel vu le nombre d’intrigues qui se croisent et d’allers retours dans la chronologie. Tout ceci est pour l’instant très bon, même si on sent que cet épisode commence à ralentir le rythme pour se garder de quoi tenir la saison.
S04E05 – After – 19/20
Malgré quelques rebondissements que l’on voit venir, cet épisode propose une belle intrigue dépourvue du moindre paradoxe. C’est solide, c’est bouclé, ça fait avancer l’intrigue générale et ça réserve une fois de plus quelques excellentes surprises. Bref, la saison est déjà réussie à ce stade, il ne reste vraiment qu’à savourer.
S04E06 – Die Glocke – 20/20
Et bien voilà ! Ajoutez beaucoup d’humour, quelques langues étrangères et un cliché du voyage dans le temps et vous obtenez un excellent épisode de mi-saison. Délirant, haletant, très réussi, cet épisode m’a scotché à mon fauteuil pendant 43 minutes. Je suis pressé de découvrir ce qu’ils feront ensuite, mais en attendant, je crois que je suis capable de revoir cet épisode d’ici la semaine prochaine, parce qu’il était juste assez génial pour ça.
S04E07 – Daughters – 19/20
Que cette saison est excellente ! Cet épisode expérimente encore une nouvelle structure, et celle-ci s’avère passionnante du début à la fin. Les révélations inattendues – qui me donnent tort en plus ? – continuent alors que l’épisode en lui-même apporte des pièces d’un puzzle qu’on ne finit plus de reconstituer !
S04E08 – Demons – 18/20
C’était un peu longuet au début pour finalement se terminer de manière bien trop violente avec ce qui promet de nous diriger vers la fin de saison. Limite, il aurait mieux valu que la diffusion s’arrête là pour cette fois, parce que je sens que l’épisode 9 va me laisser encore plus sur ma faim – et pourtant cet épisode 8 fait déjà très bien le travail.
S04E09 – One Minute More – 20/20
Ah oui. Ah d’accord. Que voulez-vous ? Cette saison m’aura baladé avec brio, la petite série incohérente des débuts est loin, très loin, avec un puzzle massif que l’on observe se construire sans la moindre fausse note cette année. Les émotions sont là avec cet épisode qui fait comprendre que la fin est toute proche et qui ravage les cœurs les plus solides, je crois, avec des rebondissements parfaitement menés. Que dire de plus ?
S04E10 – The Beginning (1) – 20/20
Improbable, mais la série y arrive : un condensé d’émotions tout aussi forte que dans l’épisode précédent, des rebondissements, des surprises, on ne voit pas le temps passé dans ces 49 premières minutes de la fin de série. J’ai adoré, tout simplement, et j’aurais aimé que toute la série soit à la hauteur de cet épisode, même si c’est déjà bien cool d’avoir au moins cet épisode !
S04E11 – The Beginning (2) – 20/20
Claque. Cet épisode final est une véritable claque et hisse la série à un très, très bon niveau. Malgré une première saison un peu bancale par moment, cette fin à elle toute seule suffit à ce que la série accède au panthéon des séries, rien que ça. Je n’en dirais pas plus dans ces quelques lignes pour ne pas spoiler, mais la fin est tellement parfaite qu’elle fait assurément partie de mes derniers épisodes de série préférés. Commencez la série si ce n’est pas déjà fait et le seul conseil que je puisse vous donner. Vraiment. Et pour les autres, et bien, il me reste à résumer l’épisode.

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