The Outpost – S01E04

Épisode 4 – Strange Bedfellows – 14/20
Bien que toujours pas exceptionnelle, la série est assez divertissante pour donner envie de rester, et même de revenir. En cas d’annulation, je m’en remettrais, en cas de saison 2… je risque de revenir. Il n’y a pas grand-chose à sauver, mais je ne passe pas un mauvais moment, et c’est déjà pas mal pour une série estivale.

Saison 1


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And somehow I can anticipate my opponent next move.

Un nouveau paysan est confronté à notre monstre dès le début de cet épisode qui enchaîne ensuite sur un entraînement à l’épée pour Garret et Talon. Entraînement à l’épée ? Plutôt vieille métaphore pourrie de l’acte sexuel, qui vire presque au SM, le tout sur une jolie musique plagiant presque Pirates des Caraïbes (mais tout est dans le presque, j’imagine). Talon est toutefois toute perturbée quand le combat tourne vraiment au flirt digne d’une série CW.  Ce n’est pas brillant, mais on apprend que Talon est plus rapide, plus forte et plus douée à l’anticipation que n’importe qui d’autres.

Avant que ça ne vire à l’épisode moins de 18 ans, et avant même le moindre baiser à vrai dire, Gwynn les interrompt parce qu’elle veut une nuit entre filles avec Talon. Ridicule. Loin d’être jalouse, elle met rapidement en garde Talon contre Garret. Elle l’emmène jouer à un jeu de cartes, Octor, qui a l’air bien naze, forçant Talon à prendre sa nuit de congé et laissant ce pauvre Janzo faire le travail tout seul, ce qu’il apprécie moyennement.

Talon apprend vite heureusement, et elle gagne plein d’argent au jeu avec un bluff tout pourri. La nuit est alors une belle partie de fun qui donnerait presque envie d’aller faire la fête avec eux, même si on se doute bien que ça pue la mort dans cette auberge. Il n’empêche que Talon se fait mal voir de Janzo, ce qui n’est pas une bonne idée.

Pendant ce temps, à l’auberge, on retrouve la « mère » gérant tout son business au lit avec le chef de la police locale – qui n’est probablement qu’une garde, pas une police. Celui-ci en profite surtout pour interroger Elinor, c’est le nom de la gérante. Loin d’être idiote, celle-ci a besoin d’une faveur aussi en échange : elle veut qu’il arrête le Ver.

C’est facile de le convaincre après le meurtre de Bill, en plus. Ainsi donc, il est arrêté aussitôt, alors que notre chauve continue l’enquête sur Gwynn et apprend que sa nounou n’avait pas le droit de nettoyer sa chambre. Par chance pour lui, il a rapidement une opportunité de tomber sur Talon et Gwynn à la fois : le démon a tué un autre homme et l’a déposé devant la chambre de Talon, où toutes les deux sont. Sympa le réveil de la gueule de bois.

Sans surprise, Talon décide donc de s’en prendre au monstre au plus vite, parce que le gardien des portes (c’est le rôle officiel du chauve) l’oblige à quitter les lieux au plus vite. Pour se battre face au monstre, Talon se rend auprès de son Observateur qui refuse une fois de plus de l’aider. Quand elle en repart, elle tombe sur Janzo qui l’oblige à rester l’aider dans son boulot, essaye de la draguer et se fait chier dessus par un oiseau. Il comprend donc que c’est comme ça que l’infection Plagueling se propage (c’est du moins ce que je croyais, mais j’avais oublié la sous-intrigue du meurtre de son frère, oups). Talon n’a pas le temps de s’ennuyer et tombe immédiatement sur Garret qui lui donne un autre RDV nocturne après lui avoir reproché de ne pas être assez prudente auprès de Gwynn.

Il se rend ensuite auprès de Janzo pour lui livrer un Plagueling qu’il vient de tuer et récupérer le corps de son pote mort. Janzo ne lui dit pas toute l’avancée de ses recherches et se voit confier la tâche d’espionner Talon par Garret. Il n’apprécie pas trop l’idée, mais approuve malgré tout. Comme la nuit est en train de tomber et que Talon ne s’est toujours pas barrée, le gardien des portes part à sa recherche, alors qu’elle est à la recherche du monstre et que Janzo fugue, à la recherche d’un indice sur le meurtre de son frère. Franchement, ces longues scènes de recherches traînent en longueur, et ça me fait certes des minutes en plus pour le Bingo, mais j’aurais pu m’en passer.

En plus, on sent bien que Janzo se met en danger inutilement, mais il finit par trouver ce qu’il cherche. Pendant ce temps, Elinor continue d’interroger le Ver pour savoir où il se fournit, mais c’est une sous-intrigue qui ne parvient toujours pas à me convaincre pour le moment, pas plus qu’elle n’arrive à convaincre le Ver de craquer et donner l’information. Elle passe donc un marché avec… avant que Janzo ne lui apporte l’information dont elle a besoin. Elle peut donc tranquillement tuer le Ver, et voici donc un Janzo qui culpabilise.

De son côté, Talon se confronte au monstre et le laisse lui porter un coup apparemment fatal. Bon, on nous a déjà fait le coup au premier épisode quand même, on sait bien qu’elle va s’en tirer et qu’elle a juste trouvé un moyen de rester en ville un peu plus longtemps.

Saison 1

Reverie – S01E09

Épisode 9 – The Key – 19/20
On quitte la forme du procédural cette semaine pour se consacrer pleinement aux différentes intrigues fil rouge de la saison. Il faut dire aussi qu’on approche à très grands pas de la fin de saison, donc ça n’a rien de très surprenant de voir la forme de la série changer pour se consacrer à ça. Les choses accélèrent donc, des réponses tombent et la série est vraiment trop cool. J’espère vraiment une deuxième saison.

> Saison 1

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Just a bunch of one and zeros playing tricks in our heads.

C’est extrêmement impatient que je reprends la série après son cliffhanger de la semaine dernière. Contre toute attente, Mara a eu la bonne idée d’appeler Charlie, Paul et Alexis pour l’aider et elle est complétement paumée. Elle est incapable de savoir ce qu’est la réalité ou non, et ça la fait flipper, mais elle n’a pas trop le temps de s’en occuper.

En effet, elle est invitée à se rendre à l’hôpital où l’attend un Oliver inconscient qui a mis son nom sur son torse, pour le principe. Charlie le fait donc revenir à Onira Tech, puis mène l’enquête, découvrant qu’Alexis lui a rendu visite. Quant à Mara, elle a beau être paumée, elle est accro à Reverie et elle décide d’aller rendre visite à Oliver pour comprendre ce qui lui arrive, parce qu’il l’a vécu aussi.

Et quand je dis qu’elle est accro, je n’exagère pas : c’est exactement ce qu’Oliver lui dit aussi, les rêves lui manquent. Pour une fois, le rêveur attend donc Mara, parce qu’il veut quelque chose d’elle : qu’elle organise un rendez-vous avec Alexis. Il lui offre alors la solution qu’elle attend : pour s’en sortir, elle doit retirer l’implant qu’elle a dans le cerveau.

C’est une mauvaise nouvelle pour toute l’équipe, parce que ça veut dire qu’elle ne pourra jamais retourner dans Reverie. Elle pourrait aussi le désactiver, mais Oliver affirme que ce n’est pas suffisant – alors qu’il a lui-même encore l’implant puisqu’il est dans Reverie. Tout le monde décide de faire confiance à Oliver, alors même qu’ils sont censés se méfier de lui, ce n’est pas très logique. Mara obtient toutefois des excuses d’Alexis, c’est un bon début.

Alexis décide aussi de se rendre dans la reverie d’Oliver, pour voir ce qu’il lui veut, et il lui veut bien des gentillesses parce qu’il sait que c’est bientôt son anniversaire. Il la traîne donc sur une jolie plage, qu’il transforme ensuite en Paris. Une fois installés à la terrasse d’un café, il offre à Alexis le droit de revoir son frère jumeau. C’est l’avantage d’un rêve : il peut être là même s’il est mort.

Le but d’Oliver ? Montrer à Alexis que son rêve de base pour créer Reverie, ressusciter Dylan, est une bien jolie idée, mais que c’est pour cela qu’elle ne voit pas les dangers du programme. Elle le traite de fou, dit qu’elle n’a jamais voulu revoir Dylan en vie et elle obtient de sa part une réponse pas très plaisante : qu’elle a tué son frère. SYMPA.

Bien sûr, Charlie mène aussi l’enquête sur Oliver et la manière dont il s’est retrouvé en possession du matériel pour se rendre dans Reverie. Cela tombe bien, parce qu’Oliver utilise Alexis en Reverie : il la garde aussi longtemps que possible dans son Paris imaginaire pour que le garde qu’il a corrompu lui vole sa clé USB avec le code de Dylan. Le garde y parvient malheureusement sans problème et Charlie, comme sa nouvelle employée de sécurité, ne voit rien de qu’il a bien pu voler.

Pire encore, il est forcé de libérer l’Oliver qui se réveille.

Paul ne souhaite pas voir Mara partir, parce qu’il adore travailler avec elle (évidemment), et il trouve donc une théorie intéressante : toutes les déréalisations de Mara sont liées à l’hôpital où se trouve son beau-frère, parce que Chris y travaille aussi. C’est intéressant pour lui : cela veut dire que son cerveau lui montre qu’elle a enterré quelque chose qui a désormais besoin de sortir.

Plutôt que de se faire opérer comme prévu, Mara culpabilise de savoir qu’il y a statistiquement 2,28 personnes qui pourraient avoir besoin d’elle au moment où elle s’apprête à retirer son implant. Elle décide donc finalement de suivre la piste de Paul et lui raconte la terrible journée de son passé où Ray, son beau-frère, a tué sa sœur et sa nièce. Tout ceci n’est pas bien nouveau, mais mène à la conclusion que Ray est dans le coma pour la vie. Bref, il est facile de voir que les déréalisations sont là pour lui faire comprendre qu’il faut débrancher Ray.

C’est en tout cas ma théorie, mais Paul lui fait se souvenir au maximum de la journée et Charlie finit par dire à Mara qu’elle ne sait pas toute la vérité. Il a sur son portable un enregistrement de la fameuse journée et elle ne s’est pas déroulée comme Mara s’en souvenait. Eh oui, Ray s’est excusé du double meurtre qu’il a commis et Mara ne s’en souvenait pas. Mieux encore, elle l’a poussé à se suicider ensuite.

C’est donc ça que le programme déterre dans sa conscience et elle le vit plutôt mal parce qu’elle ne s’en souvient pas. C’est dur les traumatismes. À court de solution, Mara décide donc de se bourrer autant qu’humainement possible (et même un peu plus d’ailleurs), puis rentre chez elle, espérant une déréalisation qui ne vient pas.

En fin d’épisode, Oliver récupère tranquillement la clé d’Alexis, qui contient le code source du programme. Il tue ensuite le garde et avoue espérer pouvoir brûler Onira Tech grâce au code source. Ou au moins le programme, j’imagine. C’est un joli cliffhanger, mais ça ne s’arrête pas là.

Charlie, lui, culpabilise d’avoir annoncé la vérité à Mara et il s’endort à Onira Tech où Alexis le réveille le lendemain matin. Bref, en quelques épisodes, ils sont tous siphonnés dans leurs problèmes (à part Paul, peut-être). Pour son anniversaire, Alexis décide de dire à Charlie qu’elle se rend chez ses parents. Sans trop de surprise, Oliver décide donc de la suivre.

Pour terminer vraiment l’épisode, Mara se rend auprès de Paul pour lui dire qu’il avait raison, puis pour lui demander un service très probablement illégal et qui est un cliffhanger encore meilleur. Elle décide de connecter Ray au programme pour avoir une chance d’aller lui parler. Oui, oui, on l’avait vu venir, mais je ne pensais pas que ce serait si rapide, et c’est réussi. L’épisode s’arrête donc sur Mara disant bonjour à Ray et oh bordel, je veux la suite.

> Saison 1

Suits – S08E03

Épisode 3 – Promises, Promises – 17/20
En surfant sur l’absence de ceux qui ont été ses personnages principaux avec de très bonnes intrigues, Suits parvient à faire oublier qu’ils ne sont plus là… ou plutôt, ils font comme s’ils étaient encore là, en quelque sorte, et ça fonctionne. Je retrouve le peps qu’il manquait à la série ; et cette saison est en train de me rappeler ce que j’aimais tant dans les premières saisons.

Saison 8


Spoilers

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I don’t wanna keep any secret with my partner.

Que cet épisode commence bien ! Harvey avoue à Robert la vérité sur sa promesse à Alex, c’est une bonne chose de les voir communiquer – et c’est rare dans cette série d’avoir des personnages qui communiquent. Oh, ça ne dure qu’un petit temps parce qu’Harvey rencontre ensuite une femme de ménage en larmes dans les toilettes, et celle-ci ne lui explique pas vraiment ce qui ne va pas. La communication a ses limites.

Le lendemain toutefois, elle revient le voir pour lui dire que David Fox, le propriétaire de l’immeuble de la firme, ne lui paye pas ses heures supplémentaires, dont elle a besoin pour payer l’opération de sa mère. Il n’en faut pas plus pour qu’Harvey parte en guerre contre David Fox, ce qui est une bonne chose, parce que j’avais beaucoup aimé son épisode où il s’était fait remettre en place par Donna et Rachel.

Malheureusement, résoudre le cas d’Anna, la femme de ménage, est un danger beaucoup trop grand pour la firme : il ne peut se le permettre sans être en guerre avec David Fox, et Donna le lui explique, même s’il le sait déjà et que Zane l’avait mis en garde. C’est plutôt sympa comme intrigue, parce que ça a tout à voir avec l’absence de Mike cette saison. Harvey qui se met à s’occuper des plus pauvres ? C’est vraiment une histoire pour Mike, ça.

C’est excellent ça, parce que ça ramène tout un tas de bonnes choses dans la série. Harvey retourne à la clinique pour contacter Nathan et Oliver, mais ceux-ci n’y sont pas et Harvey continue donc de travailler sur le cas d’Anna. Tout cela est une vraie catastrophe : David Fox décide tout simplement de casser les ascenseurs de la firme, parce que c’est beaucoup trop drôle de les faire galérer.

Harvey se retrouve donc logiquement à se faire remettre à sa place par Zane, mais aussi Louis et Donna qui ne veulent pas d’un combat contre Fox. Donna conseille aussi à Harvey d’appeler Mike pour trouver une solution, mais finalement, il le fait simplement en se demandant ce que Mike aurait fait à sa place. Il envoie donc Donna régler l’affaire et celle-ci le fait avec diplomatie en trouvant une solution où chacun est gagnant, chacun est perdant. C’était une jolie intrigue ramenant Mike dans la série sans avoir à utiliser l’acteur et c’était plutôt bien écrit.

Pendant ce temps, Louis débarque dans le bureau d’un Zane en pleine gueule de bois pour faire en sorte que Katrina obtienne une promotion, promotion qu’il lui avait promis. Comme d’hab, Katarina se sent complétement débordée par la nouvelle qu’elle doit à présent être manager pour prouver qu’elle peut avoir sa promotion. Elle cache clairement quelque chose, cela dit, mais c’est la seule que l’on voit travailler dans cette série, et s’épuiser dans son travail.

Elle envoie toutefois Brian au casse-pipe en lui faisant assister à une réunion compliquée qu’il n’a pas eu le temps de préparer. Il aurait pu l’annuler, mais il ne le fait pas sur conseil de Donna qui est sûre que Katrina viendra assister à la réunion au bon moment. Et pourtant, comme on voit la réunion, on sait bien que ça va mal se passer pour Brian. Effectivement, Brian

Katrina ? Elle n’est pas si méchante, elle a juste des migraines. Vous voyez, elle est humaine, c’est une des rares de la série et ça fait du bien de voir qu’ils sont tous férus de travail mais ont aussi leurs limites. En fait, ça fait du bien de retrouver des « débutants » dans la série, parce que les temps de Mike et Rachel sont loin, et ça faisait partie du charme de la série perdu au passage. Bref, vous aurez compris que j’adore toujours autant Katrina et que Brian se fait une place dans mon cœur aussi. De là, à les shipper… hum, hum.

Brian se fait engueuler par Louis pour Katrina et celle-ci apprécie beaucoup le geste, et encore plus le geste suivant qui consiste à l’aider à régler le cas sur lequel elle travaille. Elle l’envoie donc seule au tribunal où il gère malgré un client ne souhaitant pas le voir. Pour avoir la conscience tranquille, Katrina débarque ensuite dans le bureau de Louis et lui raconte toute l’histoire, persuadée de faire ainsi une croix sur sa promotion. Bien au contraire, Louis voit en elle une excellente partenaire pour la firme, parce qu’elle s’arrange pour que tout finisse bien, parce qu’elle est honnête et parce qu’elle a au passage permis à Brian de s’affirmer.

Moui, elle a aussi fait un nombre incalculable d’erreurs au passage, mais tout est pardonné en un claquement de doigts. De toute manière, j’aime beaucoup la fraîcheur que cette intrigue apporte à la série, alors moi aussi je pardonne tout.

Enfin, les scénaristes s’éloignent enfin du cas Samantha cet épisode, mais cela ne veut pas dire qu’on ne la voit pas du tout. Bien au contraire, en début d’épisode, on retrouve Alex en pleine galère avec Gavin Andrews qui n’obtient pas ce qu’il veut et est énervé d’apprendre que Samantha est en train de négocier avec un concurrent direct de Gavin, Delta Airlines.

Incapable de faire le job seul, Alex envoie donc Louis interdire à Samantha de continuer avec Delta Airlines, et celle-ci s’exécute… mais pas sans mettre en place une relation bizarre avec Louis. Elle est hyper directe avec lui, et elle le dragouille presque. Bref, elle sait comment parler avec Louis en lui montrant qu’elle est loin d’être aussi inoffensive qu’elle n’y paraît. C’était drôle, même si bizarre à voir.

Evidemment, elle avait raison depuis le départ concernant Gavin : celui-ci manipule Alex de manière à le forcer de faire quelque chose d’illégal. Samantha n’en est pas du tout surprise et sous-entend qu’elle a dû couvrir un meurtre pour lui. Merveilleux. Alex trouve tout de même une solution pour paralyser Gavin en reprenant la gestion de son compte en banque, et l’épisode se termine presque bien pour lui car il tient une vraie victoire sur Gavin.

Presque bien ? Oh, Samantha lui parle de la promesse de Zane… et lui ne parle pas de celle d’Harvey. Bref, on a le même cliffhanger que la semaine dernière, mais ça fonctionne bien !

Saison 8

Quantico – S03E13

Épisode 13 – Who Are You ? – 16/20
Un bon épisode de conclusion pour cette saison 3, mais pas vraiment ce qu’on attendrait d’une fin de série. Les scénaristes espéraient apparemment une saison 4, qu’ils n’ont pas eu. La conclusion fonctionne toutefois comme fin de série et continue de faire de Quantico une série hybride, hyper prévisible dans ses intentions, mais osant toujours braver les codes narratifs habituels. On n’aura jamais vraiment su qui elle était, finalement. Ah, ça tombe bien, c’est le titre.

Saison 3


Spoilers

13

And how long can you hunt demons before you turn into one yourself ?

C’est de retour à Dublin que cet épisode commence avec l’enterrment du fils de Devlin et bien sûr tout un tas d’agents du FBI et de policiers présents pour arrêter le grand-méchant de la saison. Ou pas.

Une fois de plus, la police irlandaise est complétement inefficace et le laisse passer comme si de rien n’était. Non seulement ça, mais en plus Devlin n’a pas honte du tout et se pointe pour faire un discours anti-américain et pro-irlandais. C’était rigolo d’entendre parler de la conception du drapeau et tout, même si un peu hors sujet.

En plus, pour changer, Devlin s’échappe comme si de rien n’était parce qu’il appelle Alex Parvati. Celle-ci comprend donc qu’il a Andrea et Isabella en otages. Cela suffit à ce que toute l’équipe le laisse s’enfuir comme si de rien n’était. La logique est totale dans cette série jusqu’au bout. Alex est donc mise à mal une dernière fois cette saison, ça aura été l’histoire de la saison pour elle. Fallait pas se faire plaisir avec Mike écoute, cocotte, c’est le principe dans les séries mal écrites : quand t’es heureuse, paf, tu deviens malheureuse à cause d’autres choses (c’est aussi le cas dans les séries bien écrites, pardon).

Alex comprend toutefois que cette prise d’otage est une manipulation supplémentaire de Connor Devlin et elle fait ce qu’il faut pour comprendre ce que peut bien vouloir faire Devlin en Irlande. En parallèle, on le découvre tenter d’unifier trois clans de méchants en ville. Ouais, OK, c’est clairement un écho au drapeau irlandais, pas vrai ? Et puis, franchement, pour un dernier épisode de la série, qu’est-ce qu’on s’en fout de la vie des méchants ! Et qu’est-ce qu’on s’en fout de l’Art de la guerre ! Alex passe tout son temps à le citer, devenant une espèce de caricature de Devlin, ce qui est ridicule, mais bon, on est habitué à ce stade.

Tellement que la scène où Owen met un micro sous la voiture du nouveau méchant, Bobby (un second de Devlin capable de le trahir) en croisant Jocelyn et en se « disputant » avec elle n’apparaît même pas si ridicule. Ils sont pourtant 15 fois moins discrets que s’il avait juste fait ses lacets, mais bon. Tout ceci mène rapidement à l’arrestation du méchant dans un paysage magnifique, parce que tout le budget de la série est dans les décors désormais.

Aussitôt fait, aussitôt… pas terminé : l’intrigue est relancée par Connor demandant à ce qu’on lui confie Ryan qui a tué son fils. Il ne sait bizarrement pas que son nouveau second est arrêté ; et il ferait mieux de la savoir parce qu’il ne faut pas longtemps à Owen pour retourner son serment de fidélité à Devlin. Eh oui, Devlin a tué son propre frère, et Bobby était fidèle au frère.

L’équipe obtient donc un lieu où aller chercher les otages, et ça pue le piège à 100 km, mais on se retrouve vite dans les écuries déjà vues la semaine dernière. Alex retrouve rapidement Andrea et Isabella et les « sauve », révélant son identité d’agent du FBI comme si de rien n’était. La belle-mère qui sauve tout le monde ? AHA. Cela ne peut pas fonctionner et c’est sans surprise qu’Isabella réagit comme toutes les gamines de série.

Elle fait donc de la merde et se retrouve prisonnière de Devlin. Tout ceci mène à de bonnes scènes où Alex est en pleine dépression face à un Andrea énervé et heureusement pour nous, Devlin précipite l’action en donnant un nouveau point de rendez-vous pour procéder à l’échange Isabella/Ryan. Même si ça pue la mauvaise idée, Alex autorise Andrea à les suivre pour cet échange.

C’est donc sans la moindre surprise qu’Andrea se fait tuer sur place en suppliant Devlin de prendre sa vie plutôt que celle d’Isabella. Pensez-vous que quelqu’un aurait pensé à protéger Andra avec ne serait-ce qu’un gilet pare-balle ? Bien sûr que non ! Alex a malgré tout le temps de révéler toute la vérité à Andrea, c’est déjà ça.

Une fois Andrea mort, Ryan se rend malgré tout à Devlin. Il préfère mourir que laisser Isabella mourir à sa place. Oui, enfin bon, il a laissé Andrea mourir quand même

Pendant ce temps, Ryan se fait donc torturer, mais il arrive à activer une puce GPS qu’il avait avalé et qui n’est absolument pas discrète (plutôt grosse et lumineuse une fois activée, quand même). Shelby reçoit le signal GPS, mais elle est vraiment cantonnée à de la figuration cette semaine : toute l’équipe retrouve Ryan et elle l’amène à l’hôpital, voilà. Pendant la torture, on aura quand même eu un peu de flashbacks, majoritairement sur des épisodes de la saison 3. Ryan hésite toujours entre Alex et Shelby, quand même, mais les flashbacks se terminent sur Shelby, donc j’imagine que c’est là sa décision.

Bon, il reste encore à arrêter Devlin qui s’est échappé une fois de plus. Alex se remet vite de son deuil et laisse Isabella à Jocelyn pour aller tuer Devlin, s’associant avec les deux autres clans de méchants de Dublin. Devlin devrait le voir venir à force, mais même pas. Il se rend à un RDV avec Bobby où tous les agents l’attendent pour lui rappeler ses innombrables crimes des quatre ou cinq derniers épisodes. Ils ne l’arrêtent pas et ne le tuent pas… mais paf, Devlin se fait tuer par surprise par un Bobby. La surprise est la sienne, uniquement, hein.

Il faut alors passer à la conclusion de l’épisode, de la saison et de la série. C’est un peu faible tout ça, mais on se retrouve avec un Ryan se battant pour sa vie sans le moindre trauma crânien. Shelby est en larmes à ses côtés. Owen et Jocelyn prennent le temps de se mettre en couple, enfin. La conclusion s’intéresse aussi au cas McQuigg, dans une scène en duo avec Harry. La série a trop négligé Harry dans ce dernier épisode où il aurait pu avoir une bonne scène avec Alex, mais bon.

Alors qu’on ne sait pas si Ryan se révélera, Shelby et Alex se retrouvent au chevet de l’agent. Shelby lui explique alors qu’il faut qu’elle arrête de courir dans la direction opposée de ceux qu’elle aime. C’est donc ce qu’elle fait immédiatement : elle retourne au QG qui est toujours aussi magnifique. Plutôt que de choisir McQuigg, elle choisit bien sûr Isabella. Alex prend donc sa retraite en adoptant Isabella et en retournant aux États-Unis.

Les scénaristes concluent donc la série sans vraiment la conclure, avec quelques pistes ouvertes… Ils espéraient vraiment une saison 4 alors ? AHA ! C’est toutefois une conclusion qui me laisse en paix avec la série, heureusement, car ça m’aurait fait chier d’être resté pour rien. Il faut souligner que pour une fois, nous sommes face à une série qui ne réunit pas son couple principal pour la fin, et c’est tant mieux !

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EN BREF – Difficile d’avoir un avis définitif sur Quantico. Chaque saison aura permis à la série de se réinventer. La saison 1 était trop longue et aurait dû être deux fois plus courte… tout en marquant la fin de la série. En effet, la saison 2 n’avait plus rien à voir avec son titre et c’est resté comme ça jusqu’au bout. Cette saison 2 recommençait bien pour se perdre de nouveau en cours de route et avoir pour obligation de se réinventer pour son dernier arc. D’un coup, c’était meilleur : la série fonctionnait mieux en procédural avec une petite intrigue de fond que sur un seul fil rouge, bizarrement.

C’est généralement le genre de séries que je n’aime pas pourtant, mais la saison 2 a su prouver son efficacité dans cette formule. Cette saison 3 a alors pris une route encore différente, redéfinissant complétement son casting dans une nouvelle intrigue qui les mène à travers quelques épisodes sans fil rouge, avant d’introduire le plus grand méchant de la série pour les derniers épisodes.

Cette saison 3 aura redéfinit tous les codes de la série, avec une palette visuelle bien plus magnifique qu’avant et des codes sonores entêtants – parfois trop. Je garderai donc le souvenir d’une série en constante évolution, qui n’a jamais su trouver son équilibre, qui a manqué de cohérence plus d’une fois, mais qui aura tenté jusqu’au bout de proposer quelque chose de nouveau. Trois saisons et puis s’en va, mais c’est assez impressionnant de voir qu’une série aussi polymorphe aura tenu tant de temps.

Et le pire, c’est que je suis sûr qu’elle finira par me manquer !

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Saison 3