The Orville – S02E10

Épisode 10 – Blood of Patriots – 16/20
Ce nouvel épisode est une fois  de plus très bon, continuant dans la lignée du précédent à vouloir instaurer une vraie intrigue fil rouge beaucoup plus suivie. J’ai beaucoup aimé le rendu, même si j’aurais aimé quelques développements supplémentaires, parce qu’il y a des raccourcis et facilités qui ne m’ont pas tout à fait convaincu. On ne peut pas tout avoir, j’imagine.

Saison 2


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The Krills are ready to negotiate a peace treaty

C’est reparti pour un épisode ce soir, parce que je trouve que ça fonctionne bien comme série du dimanche soir. Tout commence par Yaphit recevant une médaille pour son héroïsme, et je trouve ça sympa de voir la série prendre le temps de tisser des liens entre ces épisodes, surtout qu’Isaac est absent un bon moment de cet épisode.

La cérémonie n’est qu’un prétexte pour introduire ces 48 minutes toutefois, puisque le vrai but de cet épisode est de nous apprendre que les Krills sont prêts à négocier un traité de paix. C’est génial, ça fait une saison que j’attends quelque chose de ce genre, alors je suis bien content de le voir arriver enfin. Bien sûr, c’est à Ed qu’on confie la mission diplomatique de s’occuper de gérer la paix avec les Krills.

L’Orville se retrouve donc à devoir se rendre à un grand meeting avec les Krills, mais le problème, c’est qu’ils arrivent au beau milieu d’un grand n’importe quoi : un vaisseau Krill est attaqué par une navette Krill, ce qui est un brin bizarre tout de même. L’Orville a alors la mauvaise idée d’accepter d’héberger la navette, et ça sent rapidement super mauvais pour tout le monde.

Cela ne manque pas : le vaisseau arrive et se crashe à moitié dans l’Orville. À l’intérieur de celui-ci, il y a une jeune fille muette et terrifiée, en compagnie de son père inconscient, Orrin. Ce dernier est l’ancien meilleur ami de Gordon, rien que ça, mais il est aussi recherché par les Krills qui le disent terroriste. Selon eux, il a détruit quatre vaisseaux Krills en un mois, après le début des négociations du traité de paix avec l’Union donc.

Oui, ça fait donc un mois qu’Isaac est parti en vrille d’après cet épisode… mais ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est qu’Orrin embête tout le monde : difficile de négocier avec les Krills en hébergeant un terroriste, mais difficile aussi de livrer un ancien ami de Gordon et un lieutenant de l’Union à un ennemi. Bien évidemment, Ed tente d’en savoir plus pour se faire une idée, mais ce n’est pas super facile, parce qu’Orrin se dit victime et ignorant du traité de paix.

Leyna, la jeune fille, refuse de parler après avoir passé vingt ans dans une prison Krill (certes) et Orrin assure être une victime. De son côté, Talla s’éclate à garder les Krills occupés aussi longtemps qu’Ed en a besoin, et ça vire au n’importe quoi… mais c’est tout de même l’occasion de bons gags. Il faut dire qu’elle sert beaucoup à l’humour de l’épisode aujourd’hui, parce qu’elle est ensuite retrouvée à la cafétéria où elle montre à Leyna comment s’occuper avec un instrument de musique de sa planète.

C’était vraiment bien d’avoir un nouvel élément de culture et de technologie, je trouve, et ça passe beaucoup mieux comme gag que Gordon qui montre de vieux films à Leyna. Je veux bien que le cinéma soit toujours un truc cool dans quelques décennies, mais je vois mal comment des films que je considère déjà comme de vieux films pourraient être autant à la mode. C’est du grand n’importe quoi.

Bon, Ed tente bien de négocier la paix sans livrer Orrin, mais les Krills ne l’entendent pas comme ça. Cela lui laisse douze heures pour trouver une solution et bien sûr sa hiérarchie ne l’aide pas tellement à la trouver, le laissant essentiellement se débrouiller seul. Ce n’est pas cool, ça, de laisser un petit vaisseau comme ça gérer une paix intergalactique. Cela passe malgré tout vu les relations d’Ed avec les Krills.

Cet épisode prend alors le temps de se concentrer beaucoup plus que d’habitude sur le personnage de Gordon. Heureux de retrouver Orrin, son ami, il fait un peu de la merde, en étant totalement aveuglé par son amitié pour lui. Il est assez évident que celui-ci est un terroriste, parce qu’il a rapidement des discours extrêmes et des attitudes louches : Talla la retrouve par exemple en train de se faufiler dans le vaisseau, à la recherche de quelque chose.

Quand il finit par bel et bien voler du matériel, Gordon continue de ne rien dire, alors qu’il sait désormais que son pote n’a pas que des discours extrêmes : il lui a aussi proposé de voler une navette ensemble pour mettre fin à la négociation de la paix ! Certes, Gordon n’a pas toutes les infos et ne sait pas exactement le plan, mais les choses sont claires. Malgré tout ça, il hésite encore sur la marche à suivre et décide de parler de tout ça avec Talla plutôt qu’avec Ed. Ben oui, il faut dire aussi qu’il s’est engueulé avec Ed, parce qu’il ne comprenait pas pourquoi Ed se méfiait tant d’Orrin, finissant même par l’accuser d’être jaloux de son amitié avec celui qui s’avère assez clairement terroriste.

Une fois Talla au courant, Gordon n’a pas vraiment d’autres choix que de parler au capitaine. Pourtant, l’épisode nous le montre se rendre auprès d’Orrin à la place. Il va jusqu’à attaquer Talla au passage pour être bien sûr de voler le vaisseau. Cela sent bon l’arnaque et c’est bien le cas : Gordon n’a pas trahi son vaisseau, il s’agit d’un coup monté par Ed pour tenter de comprendre comment Orrin compte stopper la paix. Je ne sais pas trop quel était l’intérêt de ramener Talla du coup, parce qu’elle n’avait pas à être au courant et puis c’est tout.

On va dire que ça renforce la confiance d’Orrin ? Pendant qu’il quitte l’Orville avec Gordon, Talla décide de retourner auprès de Leyna pour la surveiller. Elle remarque alors des traces d’aiguille sur le bras de la jeune femme. Bien sûr, Leyna s’avère être tout à fait aussi extrémiste que son père : non seulement elle n’est pas muette, mais elle ose aussi s’attaquer à Talla. C’est juste con qu’elle ne sache pas à qui elle a affaire, parce que Talla n’est pas du genre à se laisser maîtriser si facilement.

Leyna est donc rapidement mise K.O par Talla, mais ce qui est le plus important à retenir, c’est qu’elle a du sang orange et terrifie immédiatement Claire qui comprend qu’elle est une Envall. Une quoi ? Une extra-terrestre au sang qui a toutes les chances d’exploser en entrant au contact de l’oxygène dans l’air. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que l’équipage de l’Orville réunisse toutes les pièces du puzzle : Orrin est en mission suicide, il a prélevé du sang de l’Envall pour aller exploser le vaisseau Krill chargé de négocier la paix.

D’ailleurs, dans la navette, Orrin finit par révéler le plan à Gordon, qui est bien forcé de reconnaître que son meilleur ami est un terroriste qui souhaite bien détruire un maximum de vie Krill pour venger la mort de sa fiancée et… de sa fille. Evidemment. Leyna n’est pas sa fille, mais une terroriste aussi, appartenant à une espèce qui a pourtant promis de se tenir éloignée des planètes avec oxygène. Les deux hommes en viennent rapidement aux mains quand ils comprennent qu’ils ne sont pas faits pour s’entendre. Finalement, Gordon est obligé d’abandonner son ami et de sauter dans l’espace en tenue d’astronaute.

Le seul problème, c’est qu’en faisant ça, il laisse Orrin se suicider. Je m’attendais à ce que la paix avec les Krills se passe bien mal après ça : ils n’ont pas spécialement de preuve de la mort d’Orrin franchement. Pourtant, il semblerait que ça suffise bien aux Krills qui signent un premier traité de paix… le pacte Lak’vai. C’est bizarre, mais admettons, l’épisode touchait à sa fin.

En toute fin d’épisode, Ed est donc bien heureux d’avoir réussi à signer ce contrat historique et il vient avouer à Gordon qu’il était bien jaloux de sa relation avec Orrin. Mouais. Cela n’a pas réussi à me convaincre tout à fait, mais bon, les deux peuvent ainsi reprendre leur amitié comme si de rien n’était. Je reste un peu frustré de l’absence d’Isaac dans cet épisode, réduit à un rôle de figurant. Il y a encore tellement à faire avec lui ! Heureusement que l’intrigue du jour servait bien un fil rouge plus large quand même.

Saison 2

The Magicians – S04E07

Épisode 7 – The Side Effect – 18/20
C’est dingue comment cette série parvient toujours à jouer sur mes attentes et avec les règles habituelles de la narration. Cet épisode est une nouvelle démonstration d’écriture assez impressionnante durant laquelle on voit les pièces du puzzle se mettre en place petit à petit, et c’est super agréable, surtout que ça faisait quelques épisodes que je sentais bien qu’on nous cachait des choses. Quant à la fin, ben… Vivement l’épisode suivant, parce que j’ai un milliard de questions qui attendent réponses !

Saison 4

Spoilers

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It gives you a new perspective.

Dès le résumé de l’épisode précédent, ça part tellement loin que j’ai su que j’allais galérer comme jamais sur la critique. Cela dit, ça m’a motivé à reprendre au plus vite. On découvre en début d’épisode que Penny n’a jamais oublié ses amis. Au contraire, il missionne un nouveau bibliothécaire afin qu’il lise le livre de ses amis. C’est l’occasion d’une excellente critique – autocritique ? – de la manière de raconter une histoire, parce que Penny remarque que ce nouveau a une vision biaisée par son statut d’homme blanc. J’ai bien ri de tout ça.

Une fois de plus, la série fait donc un pas en arrière pour proposer une nouvelle perspective, avec l’idée très claire que les héros ne sont pas forcément ceux qu’on pense – même si on voit Quentin comme le centre de tout, ce n’est pas forcément le cas. Penny lui propose donc de se concentrer sur d’autres événements, comme par exemple l’évasion d’Alice.

C’est l’occasion de retrouver la direction de la bibliothèque, et notamment Jewel Staite. Tellement heureux de retrouver cette actrice ! J’ai eu du mal à tout suivre de la réunion qui se met en place, surtout que je trouve que le big boss de la Bibliothèque partage une ressemblance frappante et dérangeante avec notre ministre actuel de l’Education Nationale.

Ils prennent malgré tout une décision rapide.

Après tout ça, la bibliothécaire, Zelda, a un accès de surdité, et elle entend un bruit de verre. Oh, sa fille est encore là, c’est tout ce que ça veut dire pas vrai ? Quand on la retrouve plus tard dans l’épisode, Zelda a eu le temps de faire pas mal de recherches sur Alice, et elle a retrouvé sa trace… en théorie. C’est en tout cas ce qu’elle fait croire à la Bibliothèque, avant d’aller supplier Fogg de l’aider.

Une fois celui-ci parti, néanmoins, Zelda remarque des traces de sang dans son bureau, la menant à un bureau où elle aperçoit Harriet, sa fille. Celle-ci lui signe son besoin d’aide, mais bien évidemment, le miroir explose. Perdue, elle décide de parler de la situation à un de ses collègues, celui qui a tué Harriet en détruisant le miroir derrière elle. Zelda lui demande son aide, qu’il refuse d’abord, avant de céder, même s’il le regrette déjà.

Il l’emmène ainsi dans un monde parallèle derrière le miroir, où Zelda se retrouve d’abord dans son bureau, puis dans la Bibliothèque sous la neige. Elle suit une silhouette qui ressemble fort à sa fille, et elles finissent ainsi par se retrouver. C’est mignon comme tout au départ, mais il est rapidement révélé que la figure à qui elle parle n’est pas Harriet. Non, c’est un fantôme qui mimique tout ce que Zelda fait.

Zelda finit par tomber sur quelques autres monstres qui lui permettent d’imaginer sa fille sans yeux ou avec un sourire extra large terrifiant. Sympa cet épisode ! Elle est en tout cas forcée de s’enfuir avec son collègue, lui-même ayant été blessé d’ailleurs. Pas le temps de s’en remettre qu’elle reçoit le message de l’attentat perpétré en fin d’épisode précédent contre la Bibliothèque.

Penny passe l’épisode avec son nouvel assistant, à lui expliquer les nouvelles règles qu’ils doivent suivre, en tant que cadavres bibliothécaires. Plutôt que de s’intéresser à changer la vie des humains, il faut simplement profiter de leurs histoires – et il a du boulot pour éduquer correctement son assistant, ce qui ajoutait pas mal d’humour.

C’est aussi l’occasion de me faire un résumé de l’intrigue que j’avais eu du mal à suivre la semaine dernière : Margo tentait donc de rendre leurs voix aux animaux parlants qui l’ont élue et sont devenus muets dernièrement. Cela dit, le vrai intérêt de cette scène, c’est de se concentrer sur Fen. Cette dernière serait en effet devenue voyante dernièrement, parce qu’elle fait des rêves prémonitoires – en partie – avant de voir de nouvelles choses, comme des lapins mutilés.

Elle s’en confie à tous ceux qu’elle soupçonne de pouvoir l’aider, y compris Josh qui lui explique donc ce que sont les rêves lucides. J’ai adoré la manière dont tout ça est racontée cependant, parce que les scènes centrées sur Fen le sont tellement qu’on passe à côté de toute la relation Josh/Margo. Ou pas. Dans ses rêves, Fen se rend compte que l’antidote que Margo allait donner à son lézard parlant risquait de le brûler vif, alors dans la réalité, elle parvient à les stopper. Forcément, il n’en faut pas plus pour que Josh et Margo se disputent comme un vieux couple et passent eux aussi à côté de l’important de cet épisode…

Fen ! Dans son rêve, elle a aussi remarqué une figure encapuchonnée de vert, et elle est persuadée que c’est celle-ci qui a toutes les réponses. Même si ça lui prend un peu de temps, elle parvient à convaincre Margo de lui faire confiance et de ne pas brûler vif le lézard pour rien ; surtout qu’il est censé connaître toute sa destinée. J’ai éclaté de rire aussi lorsque la série s’est décidée à donner un grand « discours » de motivation à Fen, qui ne sait pas du tout les faire. Tellement de jeu sur les codes d’écritures habituels, j’adore !

Autrement, Penny et son assistant se concentrent aussi sur la vie de Kady, ce qui permet à Penny de révéler qu’il a tourné la page – ou en tout cas qu’il vit mieux la séparation que la dernière fois qu’on l’avait vu ; lors de l’épisode musical (enfin, avant-dernière fois du coup).

Kady ? Elle faisait totalement autre chose en arrière-plan depuis quelques épisodes. Alors que Quentin saignait sa pierre, elle a eu l’occasion de parler un peu avec Julia, de sa sobriété et de son enquête en cours. Oui, cette scène voit les deux redevenir à peu près amies et Julia comprend que Kady prend son indépendance du groupe dans la vie.

Elle décide en effet de reprendre les enquêtes de la détective qu’elle était, parce qu’elle sent qu’elle a des affaires non réglées. Malheureusement pour elle, elle se retrouve à devoir payer le loyer de Marina, parce qu’elle vit désormais dans l’appartement. Bon, ce n’est pas forcément une intrigue qui me passionne, je dois dire.

On la voit ensuite se rendre dans un bar pour trouver ce qu’il faut pour payer le loyer, et elle tombe sur une vieille connaissance dont je… euh… ben je me souviens pas à vrai dire. Il faut vraiment que je revois la série ! C’est apparemment un ami de Marina, Pete, qui l’emmène en plein marché noir. Rien de bien compliqué à mettre en scène : le marché noir est on ne peut plus normal.

Normal, oui, mais elle n’a pas encore ce qu’il faut pour payer l’objet dont elle a besoin. Quelques trocs plus tard, cependant, elle obtient ce qu’elle veut… pour mieux découvrir que Pete l’a laissé tomber en cours de route pour retrouver Gordy, un de ses potes. Finalement, c’est celui-ci qui a l’autre objet dont Kady a besoin pour son loyer.

Il connaît en effet le Duc, qui a l’objet en question. Le problème, c’est que celui-ci est mort quand Kady et Pete se rendent chez lui. Les instincts de flic de Kady reprennent le dessus ; mais Pete trouve la poupée qu’ils cherchaient – et aussi une main baladeuse, comme dans La Famille Adams. Pete vole aussi une pièce dans la poche du Duc, alors qu’un vendeur du marché noir a la même bague et la même maladie qui le fait s’effondrer par terre. Mystérieux.

Pete ne finit pas beaucoup mieux quelque temps plus tard, et cela force Kady à recontacter Gordy (je crois que c’est lui ?) pour qu’il l’aide à soigner Pete. Cela lui permet toutefois de comprendre que le vrai problème vient de la Bibliothèque, qui est responsable de la mort des magiciens autodidactes – ceux qui n’ont pas la chance de passer par Brakebills et qui finissent comme Pete. En effet, elle régule la magie à l’aide de pièces (les traqueurs de Zelda !), et ces pièces rendent malades les autodidactes parce qu’elles interagissent avec leurs sorts de protection habituels.

Kady les prévient tous aussitôt, parce qu’elle n’apprécie pas de voir ses amis (ou anciens amis en tout cas) en danger. Ce sont ces objets qui les consument à petit feu et qui les tuent, et c’est la Bibliothèque qui en est responsable : oh, que j’aime quand les pièces du puzzle s’emboîte enfin. L’air de rien, Kady devient donc la leader de tous les autodidactes (faut vraiment que je trouve la traduction officielle pour « Hedge witch », je sais), à qui elle fait comprendre qu’ils ne sont pas que des figurants (ben si, justement) dans l’histoire de la Bibliothèque. Ouep, elle initie une révolution, et ça se fait super rapidement quand même. C’est toutefois une révolution plus calme que celle de l’épisode précédent : elle déconseille fortement de se mettre à organiser des attentats.

Malgré tout, cela finit par arriver et quand Zelda l’apprend, elle culpabilise. Pourtant son boss veut absolument la convaincre que c’est une bonne chose. Qu’est-ce que je ne l’aime pas, lui, ça va être plus fort que moi je sens.

En fin d’épisode, Alice débarque dans le bureau de Fogg pour lui demander son aide maintenant que Sheila est enlevée. Oui, mais non : Fogg bosse avec Zelda désormais, et elle demande de l’aide à… Alice. C’est inattendu, et l’assistant de Penny comprend peu à peu le message que Penny voulait lui faire passer : l’Histoire s’écrit non seulement avec ceux que l’on pense importants, mais aussi avec ceux qui ne l’étaient pas. En se concentrant sur Fen, qui va changer l’Histoire de Fillory avec ses visions, sur Zelda, qui va changer l’Histoire de la Bibliothèque avec cette demande improbable de fin d’épisode et sur Kady, qui va changer l’Histoire de… la magie (!), cet épisode (et Penny) nous fait donc comprendre qu’il faut se méfier de l’eau qui dort.

J’adorais déjà toute l’idée de base de cet épisode de se concentrer sur des personnages secondaires dont on allait découvrir l’important au fur et à mesure, mais ce n’était finalement que le début. En effet, l’assistant révèle alors à Penny qu’il le pense prêt à monter en grade. Wait what ? Je réfléchissais tellement à la construction de l’épisode et à ce qu’on essayait de nous apprendre sur le fonctionnement de la mythologie de la série que je suis complétement passé à côté de ça.

L’assistant est donc le superviseur du superviseur de Penny, et il était là pour le tester et lui filer une promotion. Penny commence aussitôt son nouveau travail en accueillant dans l’Underworld, donc parmi les morts, quelqu’un qu’il connaît et qu’il dit ne pas avoir vu depuis un moment. On ne saura pas qui, mais j’ai terminé l’épisode par un bon : « oh fuck ! ».

Saison 4

 

You’re the Worst – S05E09

Épisode 9 – Bachelor/Bachelorette Party Sunday Funday – 17/20
Ouf ! Voilà donc pourquoi je continue de regarder cette série. En capitalisant sur de vieux concepts, elle parvient à fournir l’un de ses meilleurs épisodes de la saison. C’est vraiment cool de voir qu’ils ont toujours en eux de quoi fournir d’aussi bons épisodes. Espérons juste que la fin de saison continuera dans cette direction.

Saison 5


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We can’t trust this guy. He called me an alcoholic.

Je ne sais pas si c’est une bonne idée de m’obstiner à regarder cette série, mais j’ai envie de croire que la fin parviendra miraculeusement à relever le niveau, même si on s’éloigne de plus en plus chaque semaine d’une fin potable. Laissez-moi m’illusionner ! L’avantage, c’est qu’on est déjà à l’épisode 9, l’air de rien. L’inconvénient, c’est que celui-ci dure longtemps.

Pour varier les plaisirs, la série s’amuse de nouveau à jouer sur les différents genres, en plus, proposant cette fois un début d’épisode reprenant les codes des films d’action/horreur avec Edgard courant en pleine forêt. Nous n’en saurons pas plus pour cette semaine, cependant, car il s’agit encore d’un flashforward. Mystère.

Quelques temps plus tôt, les quatre héros prennent tranquillement leur brunch habituel du dimanche, et Lindsay et Edgar s’arrangent pour convaincre Jimmy et Gretchen que ça vaut le coup de refaire un Sunday Funday. La série surfe sur d’anciens succès et ma foi ce n’est pas mal de capitaliser là-dessus en théorie… mais bon, quand ça nous ramène Becca, Paul et Vernon, je me suis avéré aussi sceptique que Jimmy et Gretchen. Finalement j’avais tort d’être sceptique.

Pourtant, tout ça part mal, avec des t-shirts pourris et Paul qui leur a même fait leur propre bière… et qui révèle à Jimmy que Becca est enceinte de lui, naturellement. Jimmy ne met pas longtemps à trahir son secret et à le révéler à tout le monde. Bien sûr, Gretchen déteste la bière de Paul et Lindsay déteste Paul, tout simplement. Ben oui, elle prend très mal la nouvelle de la grossesse de sa sœur, et encore plus une fois qu’elle sait qu’elle a couché avec Paul. Cela permettait toutefois la première bonne blague de l’épisode, avec Becca critiquant le sexe avec Paul. Ma foi, elle ment clairement vu l’épisode précédent, mais bon.

En plus, Jimmy et Gretchen trouvent ça bien trop drôle et ils veulent absolument savoir tous les détails, trouvant bien drôle d’imaginer que Becca a trompé Vernon. Il n’en faut pas plus pour que tout le groupe se mette à s’amuser de Vernon… Allez, ça valait presque l’épisode précédent tout ça, parce que Vernon finit par péter un câble et révéler à tout le monde toute la vérité. Et là, c’était bien marrant à voir. Bon, ça prouve surtout que l’épisode précédent servait à rien ! Il aurait été tout aussi drôle de tout découvrir dès cet épisode. Allez, au moins, c’est drôle, et ça fait longtemps que je ne l’ai pas pensé de cette série.

Pour ne rien arranger, le groupe finit par croiser le boss d’Edgar dans un magasin, et celui-ci s’incruste une fois de plus dans la vie de son employé. C’est à croire qu’il n’a été introduit dans la série que pour cet épisode, où il devient maître de la cérémonie d’enterrement de vie de jeune fille et garçon de Gretchen et Jimmy, parce que c’est comme ça qu’ils ont réussi à reprendre les Sunday Funday.

Le problème, c’est que ce boss est un bon emmerdeur et pose toutes les questions qui fâchent. C’était toutefois nécessaire, clairement : Jimmy avoue par exemple qu’il ne veut pas d’enfant, alors que Gretchen si. C’est un peu problématique, ça aussi. Ils sont toutefois interrompus par un Paul à moitié aveugle après s’être pris sa propre bière en pleine face qui leur révèle qu’ils n’ont plus d’essence et sont coincés dans le désert en direction de Las Vegas.

C’est trop gros comme scénario tout ça. Le boss continue d’être intenable envers ceux qui sont pourtant ses hôtes, et Edgar en profite donc pour se rebeller contre boss et le virer du bus. Il tombe bien sûr très mal et est laissé pour mort. Heureusement, ils ont Vernon qui est médecin avec eux bien sûr ? Ouais, cela dit, ça se saurait s’il servait à quelque chose.

Inutile, il faut donc que ce soit à Edgar de réagir et de découvrir que celui-ci a sur lui… un flingue. C’est à peine fait que voilà le boss qui se réveille et qui est pris en pitié par le groupe. Vernon prend la décision de s’occuper de lui et… Le boss d’Edgar décide donc de tuer Vernon qui se penche vers lui, persuadé qu’il veut le tuer. Mouais. Y a pas écrit idiot sur mon front !

Si on veut nous faire croire qu’il est un psychopathe, c’est raté. Il est évident que ce n’est qu’une jolie mise en scène qui finit par pousser Jimmy à lui tirer dessus… aussitôt suivi par Gretchen. C’est génial à voir parce que pas une minute je n’ai cru à ce scénario délirant qui ne faisait qu’aller de grand n’importe quoi en grand n’importe quoi.

Sans grande surprise, Edgar et Lindsay finissent par révéler qu’il s’agissait effectivement de la meilleure blague qu’ils ont jamais monté ensemble, pour l’enterrement de vie de jeunes fille/garçon de leurs meilleurs amis. Au moins, Gretchen et Jimmy trouvent ça plutôt cool – et à vrai dire, je crois que moi aussi, parce que ça permet à l’épisode de nous sortir un de ses meilleurs épisodes de la saison.

Et puis comme Jimmy a envisagé de partir au Mexico après le meurtre, Gretchen a la preuve qu’il peut changer de vie… et c’est déjà ça pour leurs problèmes de couples à venir. En parlant de problèmes de couples, Lindsay et Paul se rapprochent à nouveau en fin d’épisode (pitié non), avant que tout le bus ne se mettent à faire la fête, notamment sur une chanson de Gretchen, toujours aussi bonne chanson, au karaoké. La soirée est plutôt « hardcore » selon eux… Bon, on a des trentenaires qui s’éclatent quoi bien, quoi. Quant à Becca, être de nouveau enceinte (eh oui) ne l’empêche pas de continuer à se souler, y compris au cubis. Youpi.

Edgar finit par révéler à Jimmy qu’il a lu le script de son film, et qu’il est mauvais (après lui avoir fait penser le contraire tout l’épisode). Alors qu’il négocie la réécriture du script avec Jimmy, il lui promet de ne plus jamais lui mentir… et se retrouve forcé d’avouer que Gretchen prend ses médicaments les plus forts depuis quelques semaines. Voilà, l’épisode était trop bien pour finir dans la bonne humeur, fallait bien une petite dose de dépression, hein.

Saison 5

This is us – S03E14

Épisode 14 – The Graduates – 19/20
Quelle angoisse, quelle tristesse, This is us nous propose là un excellent épisode comme seuls ses scénaristes en ont le secret. Le genre d’épisodes qui rappelle bien pourquoi on la regarde et pourquoi elle a été tant célébrée sur sa saison 1. C’est fou qu’ils arrivent encore à pondre de telles intrigues après deux ans. Il y a vraiment de la magie dans la production de cette série, je ne vois que ça pour l’expliquer !

> Saison 3


Spoilers

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I think it’s right on frickin’ time!

Ce n’est pas la bonne période pour être fan des séries : après HTGAWM qui durait une heure avec toutes les pubs, voici This is us qui n’en dure que 35 avec le dernier acte tronqué. Heureusement, j’ai fini par trouver l’épisode complet, parce que ça m’aurait en plus sacrément embêté de devoir m’arrêter en cours de route tant ces quarante-trois minutes sont excellentes – ça permet de se rendre compte que les épisodes de cette saison ne sont pas tous à la hauteur par rapport aux premières saisons.

L’épisode commence par Rebecca et Jack cherchant à acheter une caméra pour immortaliser les bons moments en famille. C’est aussi l’occasion de voir Kevin et Kate, bébés, être totalement accros l’un à l’autre. Ce n’est pas dingue, mais ça permet en fait la mise en place de plusieurs intrigues pour l’épisode : la relation Kevin/Kate, la relation Jack/Rebecca, voilà ce qui va être au cœur de cet épisode, mais d’une manière encore nouvelle.

En effet, quelques années plus tard, Rebecca est de retour dans le magasin pour acheter une nouvelle caméra afin de se rendre à la cérémonie de fin d’étude de ses fils. Elle y rencontre un certain Matt Dixon, père célibataire dont l’enfant était dans l’école primaire des triplés. L’intérêt de Matt Dixon dans cet épisode, c’est que celui-ci tente de la draguer un peu lourdement, alors qu’elle est encore en plein deuil… mais ça permet à Rebecca de comprendre que la vie va recommencer. Oui, mais elle n’a pas envie que la vie recommence, et Jack lui manque soudainement. Oh, c’est à sentir son cœur se briser ce genre de scènes !

Du côté des adolescents, Kate est énervée par Kevin qui a décidé de quitter la ville pour partir vivre à New-York, alors qu’elle est bloquée dans sa vie. Elle fait sa crise d’adolescence quoi ! La cérémonie de remise de diplôme de Kate ? Elle ne s’y rend pas, parce qu’elle préfère regarder des cassettes VHS de quand elle était petite, cassettes ayant miraculeusement survécu au feu et dans lesquelles elle est proche de son frère. Ou son frère d’elle. Au point de lui donner à manger, oui.

Pendant ce temps et alors que Randall s’apprête à obtenir son diplôme, Rebecca fait une soudain crise d’angoisse et ne veut pas se rendre dans la salle. Elle est en plein deuil, avec crises de larmes. Je trouve ça drôlement bien d’avoir un épisode qui se concentre un peu sur ce deuil horrible du mari. C’est important d’avoir des séries qui prennent le temps d’explorer tout ça, parce que ce n’est pas rien. En revanche, c’est presque dommage d’avoir attendu trois saisons. Cela donnait presque l’impression que Rebecca avait réussi à tourner la page sans mal, mais ce n’est bien sûr pas le cas. Et puis, ce jeu d’actrice, pfiou !

Rebecca n’est pas beaucoup mieux le soir suivant : ses enfants vont faire la fête et elle se retrouve seule chez elle, à regarder des vidéos de Jack. Cela la laisse en larmes et la force à appeler Miguel à l’aide. Celui-ci est toujours aussi parfait dans la vie de Rebecca : il répond présent à l’appel et l’emmène à une réunion pour les gens endeuillés.

Alors que Rebecca ne va pas bien, Kevin et Kate se réconcilient enfin à la fête à laquelle ils sont. Ils ont aussi l’occasion de passer un peu de temps avec Randall, qui est bien lucide sur la relation qu’il a avec son frère et sa sœur. Tout ça permettra de faire le lien avec le présent, évidemment.

Et dans le présent, justement, Randall est… un cinglé des plannings ! Il est pire que moi. En plus, Beth commence à s’entraîner pour la danse… et elle empire elle aussi le planning avec ses nouveaux horaires. Forcément. Ce n’est pas la seule à empirer la journée de Randall, parce qu’il a affaire à une prof complétement débile : celle de Déjà. Elle a publié en ligne un essai de son étudiante sur la période où elle vivait dans sa voiture avec sa mère. Sans lui demander avant. Et tout le monde se moque désormais de Déjà.

Elle est débile cette prof, franchement. Evidemment, Déjà est énervée, mais ce n’est pas grand-chose par rapport à Randall. Il se rend auprès de la prof de sa fille pour l’engueuler, et elle est toute douce la prof. Elle se laisse donc engueuler, finit en larmes et perce totalement la carapace de Randall.

En plus, elle lui annonce au passage qu’elle pense que Déjà est bonne pour sauter une classe, alors il finit tout heureux ! Déjà ne le voit pas comme ça : elle est sûre d’être privilégiée par les professeurs blancs à cause de son passé catastrophique, mais, bien évidemment, Randall n’est pas d’accord. Déjà le remet toutefois à sa place en lui expliquant que s’il se contente d’être une histoire – celle de l’orphelin abandonné devenu élu, elle n’a pas envie d’en arriver là.

En plus, elle arrivait enfin à se faire à sa nouvelle vie, et voilà qu’on lui propose de passer au lycée. Il y a de quoi mal vivre le changement de routine, effectivement. Le problème, c’est que ça donne l’idée à Randall que sa famille ne supportera pas tous les changements à venir ; au point de demander à Beth de renoncer à devenir prof de danse pour le moment. Afin qu’il puisse vivre son rêve, lui. Pardon ? Non mais Randall tu déconnes sec cette saison, c’est pas possible là à force ! Heureusement pour lui, il est sauvé par un appel de sa mère à propos de Kate, parce que là, franchement, Beth aurait toutes les raisons du monde de le défoncer. Où sont passés leurs capacités à dialoguer et se construire en tant que couple ? C’est la déprime !

Bon, de son côté, Kate va obtenir son diplôme, déjà. Cela permet à Tobby de lui organiser une fête, à laquelle Rebecca est présente, même si elle vit de l’autre côté de la planète. Kevin est aussi censé s’y rendre… mais il est complétement bourré, parce qu’il a repris l’alcoolisme et n’y va pas de main morte. L’épisode n’y va pas par quatre chemins non plus, nous montrant à quel point il a sombré rapidement dans l’alcoolisme et comment il ment à Zoe pour s’assurer qu’elle ne le voit pas bourré. Quel dommage, il est en train de pourrir leur relation !

La fête organisée par Toby ? Elle est conséquente, c’est le moins qu’on puisse dire : Toby a fait gonfler des ballons, réservé un jardin, convoqué d’autres diplômés qui reçoivent leurs diplômes en retard… Bref, il a fait les choses en grand pour Kate, qui a l’air d’apprécier la surprise cela dit, c’est déjà ça.

Quand elle voit Kevin arriver, elle se rend immédiatement compte que quelque chose cloche avec elle, mais c’est bien la seule. Zoe ne voit rien, alors que c’est pourtant évident : il lui a menti sur la semaine qu’il passerait en compagnie de Kate, et quand il les voit ensemble, il est forcé d’improviser un discours pour noyer le poisson. Le seul problème, c’est que son discours est perturbé par la présence d’alcool. C’est loin d’être au niveau de son discours de mariage, quoi, et Kevin s’éclipse ensuite.

Alors que personne ne voit rien et que Rebecca est toute à ses émotions de voir sa fille enfin obtenir son diplôme, Kate passe sa journée à s’inquiéter pour lui et finit par quitter sa fête pour se rendre à l’hôtel de son frère. Ce fut rapide : elle se rend rapidement compte qu’il a repris l’alcool… et une nouvelle fois, c’est drôlement bien écrit. S’il accepte d’en parler à Kate, il refuse de le dire à Zoe pour ne pas la perdre ; et il arrive à convaincre Kate de garder le secret. Bref, l’attitude normale d’un addict, celle qui ne peut qu’empirer les choses quand on y réfléchit un peu.

C’est atroce, et pourtant Kate fait tout ce qu’elle peut ; et Kevin est forcé de se confronter à ses problèmes. Quelle horreur. Elle décide donc de l’emmener à une réunion d’alcooliques anonymes pour tout de suite reprendre les choses en main, sauf qu’en chemin elle sent soudainement qu’elle perd les eaux. Oh non, mais cet épisode pouvait-il aller plus loin dans l’horreur ?

Kevin est donc forcé d’avouer à Toby, au téléphone, qu’il a bu toute la journée et ne peut l’emmener à l’hôpital, et il appelle une ambulance. À l’arrivée à l’hôpital, Toby est sacrément énervé après Kevin, l’abandonnant dans le hall. Quelle angoisse cet épisode !

Finalement, l’épisode se termine sur l’arrivée de Randall à l’hôpital, alors que Kate était déjà avec Kevin. C’est bien triste à voir et une fois de plus la série parvient à marquer de gros points du côté de l’émotion. Au risque de me répéter : mais quelle tristesse, quelle angoisse ! On n’en saura pas plus sur la vie future du bébé de Kate pour le moment… avec un peu de « chance », elle n’aura qu’à passer le reste de ses neufs mois alitée… pas vrai ?

> Saison 3