Comics Buffy (2019) : Welcome back to the Hellmouth #2

Salut les sériephiles,

Il y a un bon mois et demi, je vous parlais du reboot en comics de Buffy en vous en disant moins de mal que je ne m’y attendais. J’étais même motivé à continuer à le lire, ce qui en dit long pour une BD qui se vend avec une Tueuse possédant un smartphone sur la couverture. Je trouve qu’il a un certain charme plutôt efficace, et tout en restant sur mes gardes, j’avais envie d’y croire. Hier, le troisième numéro est paru chez Boom! Studios, il était donc plus que temps pour moi de rattraper mon retard. Résultat de recherche d'images pour "buffy welcome back to the hellmouth"Voici donc mon avis sur la deuxième aventure de cette nouvelle Buffy… Je voulais faire le tome 3 en même temps, mais en fait, j’ai déjà pas mal à dire.

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 #2 #3 | #4

Mes premières retrouvailles avec le comic ne se sont pas spécialement bien passées, parce que je ne me souvenais plus assez précisément du tome 1. J’ai donc voulu lire le récap de ce numéro à la couverture assez mensongère (très peu de Drusilla), mais dès le résumé, il m’a rebuté en tentant trop vite d’être « cool » avec un résumé en mode post de réseau social tenu par un adolescent. Le problème, c’est que tenter d’être cool, ce n’est jamais être cool.

Franchement, j’ai du mal à entrer dedans. Je me doute que c’est pour attirer un public plus jeune, mais ça sent le fake à des kilomètres à la ronde, avec des majuscules partout et des critiques adolescentes pas bien convaincantes. En plus, on ne sait pas qui parle exactement – ça pourrait être Cordelia, ma foi, puisqu’ils ont choisi de la snober dans ce reboot. Pour le reste, j’ai bien envie de reprendre ma formulation de la dernière fois, en plus et moins. C’était bien pratique.

Les plus :

  • L’intrigue est prenante, avec les cauchemars de Buffy, les personnages qui évoluent déjà très différemment et des idées qui rajeunissent l’univers sans paraître complétement perchées pour autant.
  • Joyce a un petit-ami depuis un an ? J’attends de voir ce que ça donnera, parce qu’il s’appelle Eric, mais je lui trouve une ressemblance avec Ethan Rayne.
  • Les références à la pop culture des années 90 sont bien présentes dans ce comic… mais elles sont faites par Joyce et sa montre connectée. Et j’aime cette idée : ça actualise et rajeunit l’univers de Buffy, ce qui est quand même l’avantage d’un reboot. C’est la deuxième fois que je l’écris dans l’article, donc là-dessus, on est sur une vraie réussite : Buffy prend un coup de jeune agréable.
  • « You point, I stake » et autres références toujours bien disséminées. #Harmony
  • Résultat de recherche d'images pour "buffy cordelia comic"Cordelia est enfin là ! Comme les autres, on a plutôt affaire à une Cordy plus adulte que l’originale, genre plutôt celle dans Angel que dans Buffy.
  • SPIKE ! Ironiquement, c’est le seul qui semble ne pas être dessiné de manière plus vieille que l’original. Le côté vampire, j’imagine.
  • Anya qui ruse pour mettre Drusilla dans la merde, tout en étant réellement torturée par la destruction des objets de son magasin. Simple, efficace, en accord avec les personnages que l’on connaît. Par contre, on passe déjà du côté des moins, parce que toutes les intrigues sont mélangées et n’avancent que peu finalement.

Les moins :

  • Les dessins sont toujours aussi bons dans leur ressemblance avec les acteurs de la série, mais il y a un sacré manque de détails apportés à Joyce, qui paraît toujours plus jeune que Buffy (surtout quand celle-ci est représentée comme fatiguée et prend vingt ans dans la face).
  • Le look de Cordy : ce qui était à la mode dans les années 90 étaient bien mieux que ce qui se fait en 2019. Et puis, bon, à ce stade-là, ce n’est plus un régime que lui fait faire le dessinateur. Skinny Cordy isn’t even a bitch.
  • Willow a une petite amie on ne peut plus clichée, et elle s’appelle Rose, et on ne sait pas d’où elle sort. Ce qui m’énerve le plus dans tout ça ? Cela rend littéralement Xander malade si on en croit les dessins… Je veux dire, il est tellement pâle qu’ils ont carrément oublié de colorer sa tronche. C’est un gros non. On dirait une origin story pour en faire un méchant – ou juste un Nice guy encore plus connard que l’original. Et cette fin… Je le sens mal.
  • Willow qui est bien plus sûre d’elle (les élections étudiantes, sérieusement ?) mais qui se dévalorise face à Cordy sur qui elle… crushe ? Ugh.Résultat de recherche d'images pour "buffy robin comic"
  • Robin Wood ne ressemble en rien à Robin Wood. Comme prévu, ils auraient mieux fait de créer un nouveau personnage s’ils voulaient un athlète black draguant Buffy. Cela aurait été plus sympa que de forcer les choses avec cette réécriture peu convaincante du personnage. Enfin, c’est pas que c’est peu convaincant, c’est qu’il n’a que son nom quoi.
  • Cordelia qui se trimballe avec des ballons à l’helium et qui leur court après par peur de les voir tuer des oiseaux ?? Qu’est-ce que c’est que ça comme intro pour Spike ? Celui-ci semble déjà être un gentil puisqu’il ne s’en prend pas à Cordelia ? Cela ruine une belle histoire de rédemption quand même. Il semble plutôt être dans le rôle d’Angel.

En bref, je suis donc accroché à cette nouvelle version, mais le fan en moi n’arrête pas de s’offusquer toutes les trois cases par certaines des réécritures de ce reboot. C’est, on va dire, une excellente fanfiction, mais ce n’est pas Buffy. Et moi, dans les fanfictions, j’aime ce qui respecte le canon, alors cette nouvelle version me laisse quelque peu sceptique. J’espère vraiment que la série Buffy qui est en production sera plus différente que ça de l’originale ; parce que c’est toujours étrange d’avoir affaire à un reboot comme celui-ci.

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This is us – S03E15

Épisode 15 – The Waiting Room – 20/20
Voilà un épisode dont le titre suffit à comprendre de quoi il sera fait, mais comme il est très bien écrit et magistralement interprété, ce n’est pas bien dérangeant. C’est un épisode qui aurait pu être long mais qui a le mérite de nous montrer que les scénaristes ont fait du bon boulot pour en arriver à des moments de tensions vraiment bien fichus. Une vraie réussite.

> Saison 3


Spoilers

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I’ll update you as soon as we have more information.

Je n’aime pas beaucoup ce titre d’épisode, sachez-le. Je sens d’ici le huis-clos oppressant en salle d’attente, et ça ne manque pas dès la première scène. Toute la famille est là à attendre des nouvelles de Kate, et ça tourne en rond, et ça va être passionnant à suivre. Par contre à critiquer, c’est l’horreur.

Notons pêle-mêle que dès le départ, on se retrouve avec un Kevin qui galère à ne pas boire, une Beth qui est énervée par tout ce que fait Randall, une Rebecca qui ne supporte pas trop les engueulades de ses fils et une Zoe à l’ouest.

Finalement, ils sont tenus au courant par un médecin après une longue attente, parce que cela fait 26h que les Pearson sont en salle d’attente. Ils sont motivés. Kate est donc enceinte de 28 semaines et a besoin de plus de rester enceinte plus longtemps, sans accoucher. Le seul problème, c’est qu’elle risque une infection, alors si son état est pour le moment stable, il reste incertain sur du long terme. Bref, il est temps pour la famille de rentrer chez elle. En théorie.

En pratique, Rebecca refuse, et les autres aussi. Franchement, qu’est-ce que c’est que cette famille qui n’a pas de job et qui lâche tout pendant plus de 26h ? Prendre une journée pour venir la voir, OK, mais là, le temps d’attente est incertain quand même. En plus, ce n’est pas comme s’ils étaient tous en état de rester là ; ils ont légèrement des vies à gérer.

Par exemple, Kevin finit par confesser qu’il était alcoolisé. Il serait temps d’en parler, mais Rebecca n’en a pas spécialement envie, et le mot de la matriarche vaut règle d’or, apparemment. D’ailleurs, Beth s’inquiète pour Rebecca qui ne bouge pas du tout et fait des réflexions totalement déconnectées de la réalité. Moi, je trouve ça inquiétant aussi. Sans grande surprise, je suis donc totalement Team Beth, comme d’hab. Zoé ? Elle fait comme si de rien n’était et est clairement amoureuse de Kevin, mais elle vit mal tous ses mensonges. Tu m’étonnes !

Toby est le grand absent de cette salle d’attente, et Madison finit par arriver avec des donuts au pire moment d’une discussion de couple entre Zoe et Kevin, précisément sur les nombreux non-dits entre eux – et l’arrivée de Madison les casse dans leur élan. D’une dispute de couple à l’autre, il n’y a toutefois que quelques pas et Randall essaye désespérément de se rattraper de l’épisode précédent, parce que dans celui-ci Beth est au mieux odieuse et froide avec lui. Elle préfère bien évidemment ne pas en discuter à l’hôpital.

Oui, sauf que Randall est tellement insistant (pour ne pas dire insupportable) que Beth finit par en parler à toute la famille. Kevin est du côté de Beth, ce qui énerve Randall. Tant de tension dans cette famille ! Cette pauvre Madison tente bien de donner son avis, elle aussi, mais Kevin la trouve totalement insupportable, n’hésitant pas à demander ce qu’elle fait là. La pauvre, c’est pire que de se faire congédier ce genre de remarque. Elle décide de s’en aller et Kevin voit bien le mal qu’il fait. Par conséquent, il décide d’aller marcher dans l’hôpital, ce qui n’est pas une bonne chose, mais qui permet à Randall d’être cette fois assez cassant avec Zoé, voulant savoir si elle était au courant que son frère avait repris l’alcool.

Quelle angoisse cet épisode et cette salle d’attente. Je m’en doutais dès le titre. Pour ne rien arranger, on a ensuite droit à l’arrivée d’une nouvelle grand-mère joyeuse de la naissance de sa petite-fille et tellement bruyante qu’elle peut réconcilier tout son entourage malgré elle. Cela ne rate pas et fonctionne immédiatement sur Randall et Beth. C’est déjà ça.

Oh le désaccord est trop important pour être réglé comme ça, mais Beth est plus inquiète pour Rebecca que son couple. Et le pire, c’est qu’elle a raison. Ah qu’est-ce que j’aime Beth. Et qu’est-ce qu’elle a raison d’en vouloir à Randall et de se montrer insupportable avec lui, même quand il accepte le « sacrifice » de la laisser faire des cours de danse. Tss.

Bon, heureusement qu’elle est là Beth, parce qu’elle finit par donner à manger à Rebecca, et elle n’hésite pas à rembarrer Miguel qui parle pour elle. Et quand ce dernier va aux toilettes, il se retrouve dans un couloir à parler avec Madison, qui n’a pas quitté l’hôpital. Elle est beaucoup trop attachante bien qu’insupportable cette Madison.

Et en partant finalement, devinez qui elle croise ? Kevin, qui marque son retour avec une bouteille d’eau en main. Humph. Zoe reprend la conversation comme si de rien n’était, avant de vouloir de nouvelles informations sur ce qui a relancé l’alcoolisme de Kevin. Ils sont au moins capable d’en parler calmement, et c’est fou comme j’aime Beth et sa cousine. Bon, Kevin est clairement en train de lui mentir cela dit, je ne lui fais pas confiance du tout, mais Zoe si. Et elle s’en confie à sa cousine.

Beth voyait bien Zoe s’enfuir et voulait la réconforter sur son droit de le faire, mais finalement c’est tout le contraire qui se passe : elle veut rester auprès de Kevin coûte que coûte parce qu’elle est amoureuse. Oh, oui, mais ce n’est pas évident d’être amoureuse d’un alcoolique, surtout qu’elle veut pouvoir lui faire confiance quoiqu’il arrive. Et ça ne sent pas bon.

On enchaîne ensuite par la révélation que Rebecca et Miguel envisagent de déménager de l’autre côté du pays, parce qu’ils veulent être là pour Kate, Toby et le bébé. Le timing est un chouilla problématique pour Beth et Randall qui espéraient vraiment que les grands-parents pourraient être une solution à leurs problèmes d’emploi du temps. La découverte du départ de Rebecca fait donc assez mal à Randall, qui ne s’y attendait pas du tout. Une fois de plus, ça part en engueulade.

Kevin finit par péter un câble sur la télévision, ignorant totalement sa mère et Randall pour criser tranquillement. Il a évidemment googlé les problèmes possibles pour sa sœur, et il finit par aller demander des nouvelles aux infirmières. Cela laisse le temps à Zoe de boire à sa bouteille « d’eau » et je suis totalement dégoûté d’avoir confirmation que c’est de l’alcool. La tête de Zoe suffit, même si elle n’ose rien dire.

Le problème, c’est qu’elle n’en a pas le temps de toute manière, puisqu’il revient avec la nouvelle que le docteur est en opération d’urgences. Ils ont tous immédiatement peur de ce que ça peut vouloir dire pour Kate. Randall retourne donc demander des infos, pour ne pas en avoir,

Les deux frères reprennent donc leur dispute habituelle… et Miguel finit par s’en mêler. Ah, que c’est moche. Beth et Zoe se taisent, mais Rebecca finit par s’énerver et leur dire de se taire pour… parler de Jack, bien évidemment. C’est tout ce qu’elle sait faire non ? Elle le fait bien en même temps, à se souvenir de la salle d’attente de la nuit où Jack est mort.

Elle fait donc la morale à tout le monde pour leur rappeler que l’essentiel, ça reste quand même Kate, et que tout le reste n’a que peu d’importance. Certes. C’est le moment que finit par choisir Toby pour enfin arriver et il a clairement eu une très, très mauvaise journée/nuit. Il est complétement mort, en fait, et c’est lui qui vient porter la nouvelle au reste de la famille. Quel performance d’acteur ! J’étais à fond dedans, jusque dans la tentative d’humour totalement ratée qui paraissait crédible et qui enfonce encore le couteau là où ça fait mal : il plaisante en disant que Kate a demandé à voir Miguel en premier, et celui-ci y croit, avec surprise. Pour mieux apprendre que c’est une blague. Bim, dans ta face.

Pourtant, Miguel est trop fort à être présent quoiqu’il arrive pour les Pearson (même si son jeu en salle d’attente, bof bof). Dans le même genre, Madison revient donner à Miguel exactement ce dont Kate avait besoin. Bref, tous ceux qui sont en périphérie des Pearson sont géniaux, et ces derniers ne se rendent pas bien compte de la chance qu’ils ont. Oh, Randall reconnaît finalement qu’ils étaient imblairables avec les infirmières, puis que Rebecca et Miguel ont raison de déménager, même si c’est terrible pour eux.

N’empêche que, de manière générale, les Pearson ont du mal à voir le bien qui les entoure. Et dans le même genre, après tout ça, Zoe finit par se confier à Beth sur la bouteille d’eau pleine de vodka. C’est terrible pour Beth, la pauvre, mais pas autant que pour Zoe qui a clairement eu l’espoir que Kevin se confie à elle… en vain, puisqu’il dit juste ne pas pouvoir s’en sortir sans elle. Sauf qu’il ne s’en sort pas, justement.

L’épisode finit par nous présenter le fils de Kate et Toby, et c’est assez violent. Les acteurs sont bons, le maquillage aussi. Toby et Kate sont brillants dans cet épisode… Toby a du mal à réaliser tout ce qui lui arrive dans cet épisode, et son bébé prématuré le traumatise. Bien sûr, Kate veut l’appeler Jack, et elle en profite pour parler à son père et lui demander de faire en sorte qu’il aille bien. Oula, que d’émotions.

> Saison 3

Les Bracelets rouges – S02E01-02

Épisode 1 – 17/20
Quel plaisir de retrouver la série ! Un nouvel équilibre doit toutefois être trouvé après les événements survenus en fin de saison 1, et ça a eu quelques difficultés à le faire je trouve. C’est un épisode qui joue donc les transitions, en préparant le terrain pour les intrigues de la saison 2.

> Saison 2


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Dans un service pédiatrique, 100% des patients qui meurent ont moins de dix-huit ans.

Dès le départ, cette saison nous rappelle qu’il est important de vivre, avec un joli moment passé entre tous les adolescents devant l’hôpital. Et quand je dis tous, c’est avec Sarah, évidemment. Un bon flashback où Thomas se met à jouer du ukelele et où Clément nous maîtrise l’espagnol à fond histoire de nous rappeler que la série est un remake.

C’est bien atroce dès le départ, donc, puisque cette scène de joie enchaîne bien sûr avec Medhi complétement déprimé par la mort de Sarah. Ce n’est pas le seul : lui tourne en boucle sur les vidéos, Clément bloque sur son lit vide, Thomas sur les photos et Roxane sur ses souvenirs de Sarah. Ils ont beau s’être dits qu’il ne fallait pas pleurer, ce n’est pas si évident, en fait.

Le père de Sarah est encore dans la série de manière éphémère, cette fois pour venir chercher une bague retrouvée dans la chambre de sa fille. Angoisse. La chambre de Sarah ? Elle est désormais occupée par Louise, une nouvelle patiente.

Mehdi déprime aussi de ne pas pouvoir aller à l’enterrement de Sarah, surtout qu’il est traîné de force à un cours d’improvisation pas si génial que ça au premier abord. Il finit par se laisser embarquer avec les autres malgré tout, et les autres sont nombreux, même si pas tous parmi les Bracelets rouges. Enfin, évidemment que si, les Bracelets rouges se retrouvent ensemble.

Pour le meilleur, et surtout pour le pire, parce que Mehdi est clairement énervé après Roxane, qu’il juge responsable de la mort de Sarah. Ben oui, elle a dit qu’elle allait mourir en premier. Et même Clément n’arrive pas à faire entendre raison à Mehdi, mais il est coincé par l’arrivée de ses amis à l’hôpital.

Ses amis sont pas franchement des plus malins ni des plus psychologues avec Mehdi, qui est encore plus déprimé après leur passage, parce qu’il les croit quand on lui dit que les gens qui meurent à l’hôpital sont utilisés pour des entraînements médicaux. En plus, il n’a pas de bol, parce qu’il s’en plaint à une infirmière pas beaucoup plus maligne. Bref, la dépression de Mehdi est bien lourde.

Roxane ? Elle vit très mal la réflexion de Mehdi sur sa responsabilité dans la mort de Sarah (oh, ça alors c’est étonnant). Côté médical, Thomas a désormais sa prothèse et peut ainsi faire son premier pas. C’est déjà un moment fort indépendamment du contexte, mais là encore, le fantôme de Sarah est là pour rappeler à Thomas son absence – un bon flashback bien vu ma foi.

Côté adultes, on retrouve aussi les parents de Thomas qui se font un plaisir de lui faire une visite surprise (et comme on les voit au volant, ça me fait un point de Bingo Séries en plus), quand il n’a clairement pas envie de leur parler. Il est en pleine dépression, et peut-être encore plus que Mehdi d’ailleurs, parce que les Bracelets rouges ne comptent plus pour personne. Pour remédier à cette dépression, le docteur propose à ses parents de la nouveauté pour lui changer les idées. Encore faut-il la trouver…

Par chance pour Clément, il y a de la nouveauté avec Louise. Il va sans dire qu’elle est insupportable dans son genre. Ce n’est pas une Sarah non plus, mais elle a son propre style pour être horrible avec le monde qui l’entoure, parce qu’elle est détachée et blasée de tout. Pourquoi donc ? Parce qu’elle a grandi à l’hôpital. Elle est bien chiante, je trouve, on dirait Sarah en plus débile, mais elle a de bonnes idées quand même, à expliquer à Clément que s’il veut vraiment quelque chose, il n’a qu’à jouer la carte cancer. Sympa dis-donc.

Il suit ses conseils pour demander au médecin une cérémonie d’adieu pour Sarah. C’est un peu gros dans l’écriture, mais ça passe plutôt bien. Quant à Louise, elle est à l’hôpital parce qu’elle a la mucoviscidose. Elle a donc eu l’occasion de voir plus d’un décès quand elle était à l’hôpital, ce qui lui permet de conseiller à Clément de partager la vie de Sarah avec les autres. Je trouve que le concept n’est pas forcément super bien expliqué par rapport au livre qui consacre tout un bout de chapitre à tout ça.

La mère de Côme, que je continue de vouloir appeler Corinne même si elle s’appelle Nathalie, rencontre à son tour Louise, avant de se rendre à un rencard avec Romain. Il est toujours aussi chelou avec son humour plein d’excès, mais c’est ce qu’il faut à Nathalie apparemment, parce que ça lui fait du bien de reprendre goût à la vie avec de l’humour. Ses éclats de rire, ça reste une bonne bouffée d’oxygène qui était nécessaire à la série, et même si je n’aime pas Romain, je suis quand même content de l’évolution de cette relation.

La visite des parents de Clément ? Elle n’est pas des plus chouettes parce qu’ils croisent ensuite le père de Thomas qui est tout content de la prothèse de son fils. Sympa, mais pas sympa quoi. Les parents ne sont pas loin d’être en dépression aussi, surtout qu’ils savent qu’il est important d’avoir le moral face au cancer. En bref, la mère de Clément finit donc en larmes elle aussi, parce qu’elle ne veut plus quitter son fils. Tu m’étonnes.

Thomas chasse son père au plus vite, parce qu’il a bon espoir de pouvoir se choper sa prothèse pour la montrer à Roxane. Il est évident que ça ne dure pas bien longtemps : il fait à peine un pas qu’il perd l’équilibre à cause d’une marche qu’on a tous vu venir à des kilomètres. Bon, même si c’est lui qui bouge et pas la marche. Vous m’avez compris quoi.

L’épisode continue en tout cas avec la cérémonie en l’honneur de Sarah, qui se fait avec une nouvelle chanson de Thomas. J’ai toujours un peu de mal au début avec ce type de chanson, mais il faut avouer que ça passe bien à l’écran, et que c’est entêtant. Et puis, c’est touchant, parce que le père de Sarah est là aussi. Il se rend ainsi compte qu’il avait besoin de cette cérémonie pour dire adieu à sa fille, et ça permet à Mehdi de dépasser aussi une nouvelle étape de son deuil.

Les bracelets rouges finissent aussi par allumer un lampion en l’honneur de Sarah, et il est temps de lui dire adieu dans la série, avec un bon montage plein de flashbacks de sa relation avec chacun. Il faut dire ce qui est, ça passe bien, mais on se rend compte aussi qu’on a oublié trop de choses depuis l’an dernier. Enfin moi, en tout cas. La conclusion de l’épisode est laissée à Sarah qui ne reviendra probablement pas, mais qui affirme qu’elle est immortelle.


Épisode 2 – 17/20
Nous voici donc en pleine saison 2, cette fois. La série continue de plutôt bien gérer sa galerie de personnages et de faire avancer ses intrigues, à la fois médicale et relationnelle, pour tout le monde. Cela permet de ne pas voir l’épisode passer et c’est toujours la meilleure réussite de la série de mon côté : le temps passe vite devant, et on en veut toujours plus. Pourtant, je suis fatigué.

> Saison 2


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La question c’est : tu vas mourir, mais qu’est-ce que tu veux faire d’ici là ?

Ah, enfin, on a un générique ! Ca manquait au premier épisode, je trouve. Allez, qu’importe, c’est parti pour la critique !

Louise prend ses aises à l’hôpital, parlant à Côme de ses passions, c’est-à-dire la création d’une fondation pour les océans. Elle continue ses séances avec Victor pour mieux respirer malgré son infection, et ça intrigue Clément. Ben oui, il trouve ça horrible de savoir qu’elle est condamnée, et il est forcé d’envisager la vie autrement. En fait, lui a la chance d’avoir encore l’espoir de vivre, mais ce n’est pas pour autant qu’il doit rester coincé par la peur de mourir et ne pas vivre.

J’ai un peu de mal avec tout ça, parce que l’arrivée de Louise renverse un peu trop la tendance, je trouve : Clément avait les réflexions les plus abouties de la série sur tous ces sujets auparavant, et là, il est trop facilement surpris par ce que lui dit Louise je trouve. C’est d’autant plus dommage que Louise ne se mélange pas encore avec le reste du casting.

J’exagère, bien sûr, parce qu’elle est avec tous les autres au cours d’improvisation, et elle prend la défense de Roxane quand elle se fait attaquer par Jessica, qui trouve que son trouble de comportement alimentaire n’est pas aussi grave que sa leucémie. Le cours est plutôt sympathique, finalement, parce qu’il réussit bien dans l’écriture des interactions entre ado, et particulièrement ceux qui se détestent.

Côté adultes, la mère de Clément a pris la décision de ne pas rentrer chez elle, mais de rester à l’hôtel. Son mari ne peut pas faire de même, parce qu’il faut bien que l’argent rentre. Sylvie veut donc passer autant de temps que possible à l’hôpital avec Clément, mais celui-ci ne l’entend pas comme ça. Ben oui, il a sa vie à l’hôpital ; et son rendez-vous à la piscine, le genre de rendez-vous impossible à avoir.

Sylvie finit toutefois par croiser Yves et ça n’est pas une bonne chose : le père de Thomas lui apprend à mentir. La scène est bien marrante franchement, et elle est criante de vérité, ironiquement. Par contre, c’est un rapprochement qui ne sent pas très bon tout ça, parce que je les vois bien terminer en couple ces deux-là.

En plus, Sylvie, elle n’arrive pas bien à mentir à son fils, qui culpabilise immédiatement d’apprendre que sa mère va s’éloigner de son père pour « bosser à la coopérative » la plus proche. Bien sûr, elle ne tient pas plus de deux minutes son mensonge, et ça stresse Clément encore plus parce qu’il est aussi sûr qu’il va mourir. Ce n’est pas le cas évidemment. Il a bien l’impression de faire du surplace, et c’est exactement qu’il explique à Louise, qui remarque judicieusement (ou pas ?) qu’il avance, mais pas en ligne droite. Je ne sais pas bien quoi penser de leur relation à ces deux-là, mais c’est touchant en tout cas de voir que Clément veut juste vivre sa vie et ses bons moments avec ses amis.

En parallèle, Roxane découvre qu’elle est confrontée à une nouvelle épreuve pour sa guérison : manger du pain. Et ça la traumatise un peu forcément… Elle continue donc de faire autant de gym que possible pour rester maigre, mais il n’empêche qu’elle remange du sucre, c’est déjà ça. La pauvre n’est pas au bout de ses surprises : Thomas a une grande nouvelle à lui annoncer.

En effet, alors qu’Aurore lui rend visite – je suis au moins aussi heureux que Mehdi de son retour ! – Thomas découvre qu’il doit sortir de l’hôpital dans trois semaines. Les scénaristes en profitent pour remettre dans les mêmes scènes Yves, le père de Thomas, et Aurore. Cela fonctionne drôlement bien parce que les problèmes de couple sont encore là, l’air de rien, insidieux.

Il faut dire ce qui est : elle a raison. Yves promet à son fils un voyage en Australie, et avec quelqu’un d’autre, donc il se fait des films alors qu’elle voit bien qu’Yves en est toujours au stade des promesses trop vides. Le problème, c’est que son fils n’a pas un comportement bien différent de lui : il pose par exemple un lapin à Clément qui attendait désespérément un rendez-vous à la piscine avec lui.

Il est aussi bien à côté de la plaque avec sa copine : Roxane est donc bien testée dans cet épisode, avec Thomas qui se met à lui dire de mettre de l’eau dans son vin par rapport à Jessica et sa leucémie, puis avec les plateaux repas qui lui ont imposés dans l’ascenseur. Le traitement de sa maladie est vraiment bien écrit. On enchaîne par exemple avec Louise qui a besoin d’un câble photo et vient voir Roxane. Les deux commencent à devenir amies autour de ce prétexte qui permet aux scénaristes d’insister sur les préjugés autour de l’anorexie, alors que Louise crache du sang à cause de sa toux. C’est bien écrit et les deux adolescentes commencent à sympathiser.

Grâce à Louise, Roxane comprend un peu mieux Thomas, et elle retourne le voir pour se confier à lui sur sa maladie, et sur la douche imposée par la présence des plateaux repas, et surtout sur son besoin d’avoir Thomas dans sa vie. En revanche, Thomas doit aussi affronter la déception de Clément de plein fouet, surtout qu’il n’a pas vraiment d’excuse pour le lapin qu’il lui a posé – il était juste avec Roxane.

Oui, sauf que Roxane, Thomas ne lui en parle pas, comme la prothèse, parce que tout ça, c’est dur pour Clément. Pour se faire pardonner, Thomas décide donc de se faire livrer des bières et d’emmener Clément à la piscine de l’hôpital, malgré tous les interdits. Bref, c’est une bonne soirée entre potes et entre adolescents qui font n’importe quoi. Au moins, Clément retrouve le sourire cette fois… pour mieux apprendre ensuite que Thomas sort de l’hôpital dans trois semaines.

Il est le premier à le savoir, et il feint de dire que c’est Roxane qui sera triste, alors que lui aussi clairement… c’est violent comme nouvelle, quoi, mais c’est vrai que c’est pire pour Roxane qui vient juste de dire à Thomas qu’elle ne savait pas comment gérer l’hôpital sans lui. Hum.

La série réaffirme aussi qu’elle n’oublie pas Sarah, puisqu’elle est citée en début d’épisode par Mehdi. Celui-ci continue de s’énerver toujours autant, et ça fait un bon running gag, surtout au moment de passer l’IRM, où il refuse de s’allonger calmement comme il faudrait. Il a toujours un anévrisme de onze millimètres cela dit. C’est une bonne nouvelle de savoir que ça ne bouge pas, mais ça donne surtout envie à Mehdi de ne pas se faire opérer.

Il essaye de convaincre son grand-père qu’il ne doit pas être opéré, et il se met à faire des recherches – grâce à Louise – afin d’avoir autant de statistiques que possible pour que son grand-père l’écoute. Ouais, mais son grand-père veut le voir survivre coûte que coûte. Malgré tout, il se laisse convaincre par Mehdi qui est tout heureux de ne pas avoir à se faire opérer. Il n’y avait rien d’obligatoire à l’opération après tout.

Cela permet de revoir les symptômes d’une rupture d’anévrisme et ça redonne surtout le sourire à Mehdi. C’est déjà ça de pris. Et sinon, le cliffhanger de l’épisode voit Côme commencer à se réveiller, ou en tout cas bouger les lèvres… mystère, mystère. Vivement la suite !

> Saison 2

Les Bracelets rouges (S02)

Synopsis : Le récit de la vie d’enfants et adolescents hospitalisés, avec juste le bon ton pour ne pas tomber dans le mélodramatique, mais pour proposer une histoire de vie touchante. Tellement touchante d’ailleurs que la fin de saison nous a fait finir en larmes avec la mort de Sarah, alors que Roxane envisageait enfin la guérison grâce à elle. Côté adultes, Aurore venait de larguer le père de Thomas. Quant à Côme, il est toujours dans le coma, bien sûr.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

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Pour commencer, j’ai tellement hâte de voir cette saison 2 que je prépare mon article en saison un chouilla en avance, histoire de gagner du temps lors de la diffusion des premiers épisodes ce soir. C’est bien simple, la saison 1 était un véritable coup de coeur qui avait su mêler avec beaucoup de justesse l’ensemble des ingrédients qui font une bonne série.

En s’engageant comme dans la version originale à surtout se concentrer sur les adolescents hospitalisés et en restant dans un cadre hyper-réaliste, la série parvient à être résolument jeune, à ne pas tomber dans le pathos et tout simplement à nous passionner. Son ton se veut dynamique et jeune, et c’est ce qui fait que ça fonctionne tant : on suit des ados de tous les jours confrontés à une vie difficile et les six premiers épisodes ne nous ont pas épargné, que ce soit du côté du très bon humour ou de l’horreur totale.

Six épisodes, c’est donc largement suffisant pour m’avoir fait pleurer ; et ce n’est pas pour autant que cette série est mélodramatique, j’insiste, et tant pis si je me répète. Au contraire, c’est une déclaration d’amour à la vie, exactement comme le livre d’Albert Espinosa dont elle s’inspire – et que je vous recommande.

Ci-dessous, mon avis et mes notes sans spoiler sur les épisodes de la série. Pour lire la critique complète (avec résumé), cliquez sur le numéro de l’épisode.

Note moyenne de la saison : 17,5/20

S02E01 – 17/20
Quel plaisir de retrouver la série ! Un nouvel équilibre doit toutefois être trouvé après les événements survenus en fin de saison 1, et ça a eu quelques difficultés à le faire je trouve. C’est un épisode qui joue donc les transitions, en préparant le terrain pour les intrigues de la saison 2.
S02E02 – 17/20
Nous voici donc en pleine saison 2, cette fois. La série continue de plutôt bien gérer sa galerie de personnages et de faire avancer ses intrigues, à la fois médicale et relationnelle, pour tout le monde. Cela permet de ne pas voir l’épisode passer et c’est toujours la meilleure réussite de la série de mon côté : le temps passe vite devant, et on en veut toujours plus. Pourtant, je suis fatigué.
S02E03 – 17/20
Même constat que le semaine dernière : la série est toujours aussi bien écrite, mais elle semble avoir du mal à être aussi parfaite qu’en saison 1. Elle ne vise plus tout à fait aussi juste, principalement parce qu’elle est trop ado par moment… Ou alors, c’est mes quelques souvenirs de la version espagnole qui ruinent tout, je ne sais pas. Enfin qui ruinent tout… ça reste une série que j’adore, vous l’aurez compris.
S02E04 – 18/20
On prend pas les mêmes, mais on recommence quand même. Cette saison assure plutôt bien du côté des nouveaux arrivants et parvient une fois de plus à me rappeler ce que j’adorais dans la série d’origine. Si je reste moins emballé qu’en saison 1, je trouve tout de même que je retrouve les bons gros moments émotion que j’en attendais dans cet épisode.
S02E05 – 18/20
J’ai trouvé le premier épisode quelque peu décousu cette semaine, mais cela ne l’empêche pas d’être porté par une intrigue forte qui le fait gagner en qualité, et surtout en émotion. Oui, c’est le mot, les émotions étaient là et c’est pour ça que je regarde la série, alors c’est réussi et puis c’est tout. J’en attends trop après la perfection de la saison 1, je crois.
S02E06 – 17/20
Difficile de décrocher les yeux de son écran pendant un épisode de cette série, tout de même, et rien que ça, ça prouve à quel point elle est géniale, je pense. La saison continue de se dérouler avec ses rebondissements et ses avancées dans chacun des cas médicaux présentés. Si on perd un peu le point de vue original de la série cette année, il n’empêche que c’est toujours efficace grâce à une écriture fluide et des personnages tous plus attachants les uns que les autres.
S02E07 – 17/20
Encore un bon épisode pour la série : on passe de scènes de joie à des scènes bien tristes, et tout ça nous mène tout naturellement à la situation qui sera exploitée en fin de saison et qu’on n’a pas envie de voir tout de suite… Ben oui, moi, j’aurais envie que la série dure encore quelques semaines, franchement. Toujours plus, oui.
S02E08 – 20/20
J’ai cru que la saison allait se terminer sans parvenir à me faire craquer dis-donc, mais évidemment que si, elle réussit toujours aussi bien à atteindre toute la gamme des émotions. Et puis, le message apporté est toujours aussi important et bien transmis. En bref, je suis fan, et ce n’est pas nouveau.

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