Evil – S01E05

Épisode 5 – October 31 – 15/20
Trois intrigues en une ? C’est osé, une fois de plus, parce que ça veut dire que la série change de formule. Malheureusement, ça ne lui réussit pas tellement : l’épisode est moins flippant que d’autres, verse un peu trop d’un côté pour être purement fantastique au sens littéraire du terme et propose des conclusions bâclées. Trop d’ambition et d’histoires pour quarante minutes, quoi.

> Saison 1


Spoilers

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Do you want to do something really scary?

J’ai tellement ri au début de cet épisode qui propose déjà une parodie de la série avec l’émission Gotham Ghosts, une émission menée par Tony Paccouci, qui cherche à faire de l’audience sur le surnaturel dans la réalité. Cela permet d’introduire une première intrigue à l’épisode de manière claire, avec de nouveaux personnages : Tony, Doggie et Vanessa. Ils reprennent exactement le schéma de nos héros… auxquels ils sont confrontés, puisqu’ils ont invité Ben dans l’émission.

Il se fait un plaisir de montrer que tout est bidon, au grand déplaisir de Tony… mais ça fait en tout cas plaisir à Vanessa d’avoir enfin quelqu’un d’autre qui ne croit pas tout bêtement. Il n’empêche que même si elle est sceptique de tout ce qui est filmé, il y a certaines choses qu’elle ne peut expliquer. C’est l’occasion de continuer à développer davantage Ben, qui a aussi parfois quelques doutes, notamment sur le miracle de l’épisode 3.

Il en parle à Vanessa qui finit tout de même par l’interrompre, histoire de lui faire comprendre que tout ce qu’il dit est enregistré. Dommage, c’était intéressant… Ben se retrouve donc manipulé par la télévision, ce qui est toujours une bonne idée à montrer dans une série, mais qui ne m’a pas trop accroché avec une classique histoire de fantôme. Bof. Evidemment, Ben comprend vite l’arnaque et l’explique à une Vanessa très contente de sa présence. L’épisode se termine donc avec Vanessa lui laissant son numéro de téléphone, mais… meh.

La pauvre grand-mère est en plein rencard pourri avec un homme qui a le hoquet. Ca encore, ce n’est pas si grave. Le plus grave, c’est qu’elle est contactée ensuite par Leland qui fait une blague sur une crise cardiaque, puis sur le suicide… et ça suffit à la convaincre qu’il est cool.

Franchement, c’est abusé comme il la drague, mais elle adore son honnêteté et sa technique de drague très franche. Elle finit donc par s’échapper de son rencard pour embrasser cet inconnu. La pauvre, et pauvre Kristen. Les complications à venir promettent.

La grand-mère arrive donc toute heureuse pour garder ses intenables petites-filles et annonce même à Kristen qu’elle approuverait sa dernière rencontre. Aha. Je ne crois pas. En tout cas, les petites sont heureuses parce que c’est Halloween, alors elles n’écoutent rien de tout ça et disent au revoir bien vite à leur mère.

Elles préfèrent profiter d’Halloween pour raconter des histoires qui font peur entre amies – les quatre filles, deux voisines et une dernière qui sort d’on ne sait très où avec un masque qui fait peur. Evidemment que pour l’épisode d’Halloween, la série propose une nouvelle histoire censée faire peur. Bizarrement, j’ai eu du mal à accrocher cette fois. Cette gamine au masque est une vraie psychopathe qui leur propose de réfléchir à comment tuer leur mère avant de les inviter dans la cave pour aller sauver des chats hypothétiques perdus dans un trou dans le mur.

De son côté, la grand-mère est toujours aussi mauvaise baby-sitter, passant tout son temps à googler Leland, puis à jouer en ligne avec lui, au téléphone. Il lui fait croire qu’il se déshabille… et ça les détourne totalement de son rôle de baby-sitter pour la soirée. Enfin, ça la détourne jusqu’à ce qu’elle apprenne que Brenda, la petite fille au masque, n’est pas Brenda puisque sa mère appelle pour dire qu’elle est malade et au lit.

C’est gênant comme tout, ça : la grand-mère finit par tomber sur Lexus, l’une des filles de Kristen, qui lui explique calmement que les autres sont parties au cimetière avec cette fausse Brenda. Bien sûr, oui. Un groupe de fillettes traverse donc la ville à pied sans adulte et sans que personne ne s’inquiète d’elle. OK.

Brenda leur propose donc d’enterrer Laura. C’est génial en plus, puisqu’on a appris en début d’épisode que le cœur de Laura ne se développait pas comme prévu et que sa condition médicale empirait. Evidemment, il est largement temps pour Kristen d’être rappelée par la baby-sitter là.

Oui, parce que Kristen est donc envoyée le soir d’Halloween pour une nouvelle expertise. Il s’agit de surveiller une certaine Caroline, qui serait possédée. L’Eglise est déjà prête pour l’exorcisme, donc on finira peut-être enfin par en voir un, et il y a apparemment de quoi faire. Franchement, on invite Kristen à mettre des lunettes noires pour éviter le contact visuel, c’est fou.

Elle n’est pas tout à fait convaincue par ce qu’elle voit cela dit : l’exorcisme, c’est juste une manière d’épuiser la pauvre Caroline, qui vomit et est déshydratée, mais aussi qui supplie Kristen de lui venir en aide. Elle fait donc appel à un médecin. De notre côté, on est plutôt invité à croire que Caroline est bien possédée, puisqu’elle parle des visions de David, avec beaucoup de prévision.

Pourtant, le médecin appelé par Kristen trouve que l’exorcisme joue plutôt sur la schizophrénie de Caroline : ils jouent sur ses croyances, ce qui accentue ses délires. Malheureusement, David, qui était sceptique jusqu’à ce qu’elle parle de ses visions, change d’avis et refuse d’écouter l’expert qu’il a fait appeler. Kristen décide donc de ruser pour lui faire voir sa vérité : elle remplace l’eau bénite par de l’eau normale, pour prouver que Caroline n’est qu’une schizophrénique confortée dans ses illusions.

Le doute est total cette fois : Kristen et l’expert sont formels sur le fait que la pauvre femme est simplement malade, alors que David et le prête insistent pour dire qu’elle est possédée. Les deux versants se tiennent et le tout dépend finalement de la croyance des uns et des autres… mais aussi de la nôtre. La série continue de jouer sur le doute, donc.

Kristen ne peut évidemment rester pour la fin de cette intrigue quand elle apprend que ses filles ont disparu, et David en profite pour jouer sur les délires de Caroline, en lui parlant des visions. Il cherche à mieux comprendre tout ce qu’il se passe, mais tout ce qu’il gagne, c’est la femme qui lui annonce qu’il est en danger parce qu’Il – avec une majuscule oui – vient pour lui. OK, OK.

Pourtant, l’exorcisme s’achève avec l’esprit qui semble s’en aller et Caroline qui redevient parfaitement normale, inquiétant l’expert sceptique face à ce qu’il vient de voir. Quant à David, il n’a aucun doute, ce qui est encore accentué par l’ampoule d’un lampadaire qui éclate…

La série basculerait-elle dans le surnaturel ? Difficile à dire : Brenda retire finalement son masque et ne tue personne, mais nous ne voyons jamais son visage, qui semble terrifier toutes les petites filles, mais aussi d’autres garçons dans la rue. Moui, alors là, je suis moins convaincu par cette fin, surtout que Kristen, la grand-mère et Lexus n’ont aucun mal à retrouver les filles dans le cimetière. C’est trop simple.

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Evil – S01E04

Épisode 4 – Rose390 – 19/20
Qu’est-ce que cette série est excellente ! J’adore vraiment l’ambiance qu’elle instaure, le côté horrifique est efficace et je suis prêt à pardonner quelques-uns de ses personnages les plus insupportables de la télévision rien que pour ça. Ce qui est mis en place en quatre épisodes seulement est assez dingue, j’adore, c’est franchement osé. Et la fin… Pardon ? Sur un network, à heure de grande écoute ?

> Saison 1


Spoilers

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So you’re here to evaluate me?

J’ai l’impression d’avoir vu bien plus que trois épisodes, c’est fou. Pourtant, il faut bien que je me rende à l’évidence, j’en suis encore au début de la série. J’ai donc plein d’épisodes à savourer aujourd’hui. On verra bien si j’arrive à accrocher assez pour tout me dévorer pendant ce #WESéries ou si je freinerai le rythme à un moment.

Notre trio de héros arrive dans une maison tout ce qu’il y a de plus classique et normale… si l’on en excepte les verrous posés là par les parents inquiets pour la sécurité des enfants, sur les placards, le frigo, un peu partout. Ils enferment ainsi Eric, leur fils, terrifiés par lui. C’est assez dingue et on est tout de suite plongé dans l’ambiance horrifique de la série. Cette mise en place fonctionne totalement, honnêtement. C’est sacrément efficace aussi parce qu’il est question d’un enfant et que les enfants, c’est toujours flippant.

Comme on est encore au début de la série, reprendre après plusieurs mois n’est pas un souci : les personnages se présentent un à un à Eric, ce qui permet de vite se remettre dans l’ambiance. Quant à Eric, il reste à savoir s’il est possédé ou s’il a mordu sa sœur par plaisir. Il paraît un peu sociopathe tout de même, notamment lorsqu’il parle de ses camarades d’école. Le bonheur, il n’a pas l’air de connaître.

Pendant que Kristen et David l’interrogent, Ben vérifie les canalisations et la salle de bain. Pour lui, il est possible que le fils qui déraille le fasse à cause du métal oxydé. Moui.

En attendant, ses parents n’arrivent pas à le soigner ; malgré de nombreuses tentatives. Ils ne peuvent même pas s’en débarrasser, les pauvres : l’Etat le refuse. Tout ça nous laisse nos héros perplexes, mais l’enquête peut commencer au moins. Quant à Kristen, elle demande à Ben de passer checker ses canalisations maintenant qu’elle sait ça.

Pour en revenir à Eric, on suit ensuite des expérimentations psychologiques plus poussées de la part de Kristen, alors que David propose à Eric de se projeter à l’Eglise, ce qu’il n’aime pas faire dis-donc, c’est fou. Cela permet aussi de relancer les discussions métaphysiques de la série, parce qu’à quoi bon un Dieu si c’est pour créer des sociopathes de neuf ans ? La solution psy comme religieuse est en tout cas la même pour le moment : il faut faire comme si Eric était normal pour qu’il finisse par le devenir. Peut-être.

Le tout, en continuant d’enquêter, évidemment. Le problème de cette enquête, c’est que ça finit par être trop bavard et pas assez rythmé. Pourtant, tout ça finit par avoir un effet sur Eric : il prie durant la nuit, fait des corvées de jardinage, travaille ses maths comme il faut… et tente de noyer le bébé dans la piscine. Heureusement que David s’en rend compte à temps !

Il pensait avoir bien cerné Eric, mais là, son côté « je prie pour que Dieu me débarrasse de ma petite sœur » était glaçant. Cela le pousse à demander un exorcisme à son autorité, et même Kristen appuie sa demande, expliquant que la psychologie cherchera toujours à faire plus, mais que la famille sera tuée avant que de vrais résultats soient connus. David est tellement heureux qu’il finit par demander à Kristen de venir boire un verre avec lui un jour. Super, la vie continue quoi, mais… Les pauvres parents n’empêche, que faire d’un enfant comme ça ?

Eh bien… Ils s’en débarrassent. C’est terrible comme conclusion à cet épisode, mais c’est pourtant ce que les scénaristes choisissent de faire : le jour de l’exorcisme, la police est là pour constater la « disparition » d’Eric. Il est très clair, au discours de la mère, qu’Eric a été tué par ses parents, tout simplement. La scène est lourde, mais très efficace, avec un « pray for Eric, pray for us » qui résume tout. Je ne m’attendais pas à une fin comme ça pour une série de network.

Pendant ce temps, la mère de Kristen offre des lunettes de réalité virtuelle à ses insupportables petites-filles qui les testent immédiatement. Il n’y en a que deux pour quatre, parce qu’il faut tout de même rester crédible niveau finance. Les petites sont toutes excitées et la série nous lance dans une deuxième intrigue pour cet épisode lorsqu’elles tentent un jeu vidéo d’horreur en réalité augmentée.

Des araignées, des monstres, tout ça dans la maison ? Bien joué, la grand-mère. Les gamines insupportables en temps normal se mettent à hurler encore plus qu’avant, mais cette fois, elles ont de bonnes raisons.

Personnellement, même à mon âge, ce n’est pas le genre de jeu que je testerais. Les petites aiment apparemment se faire peur, alors les grandes sœurs testent en première avant de passer les lunettes à leurs cadettes. Super aussi les grandes-sœurs, y en a pas une pour rattraper l’autre dans cette famille. Sans surprise, la benjamine est la plus terrifiées de toutes, particulièrement quand un monstre se met à la pourchasser.

Le jeu a beau être interrompu par Kristen et une plus grande sœur, la petite continue d’apercevoir le monstre… Ce n’est pas très rassurant. Après, même si on m’avait prévenu, les filles sont véritablement insupportables à s’engueuler en permanence et à parler toutes en même temps. Heureusement que Ben a un peu d’autorité sur elles…

Je veux bien que tout ça soit fait exprès, mais ça ne les rend pas attachantes du tout et ça m’a donné envie de couper le son plus d’une fois. Ben aussi a clairement envie de couper le son, mais heureusement qu’il ne le fait pas trop pour les surveiller même s’il n’est pas là pour ça, parce qu’elles recommencent à utiliser les lunettes.

Les filles acceptent alors de jouer en ligne avec une certaine Rose390 qui a tout d’une gamine de Shining. Cette série sait comment faire flipper, surtout que la petite fille en question peut quand même voir toute la maison sans le moindre problème. Quelle drôle d’idée. Elle attire les deux ainées dans la chambre de leur mère pour leur faire conjurer un monstre, et c’est la formule très inspirée qui finit par attirer Ben dans la chambre.

Une fois qu’un adulte est au courant, les filles finissent par dire la vérité à Kristen qui se met à flipper, inévitablement. Ben essaie donc de mettre en place le contrôle parental pour elle… mais ce n’est pas si évident quand Rose390 débarque à nouveau pour l’en empêcher. C’est creepy, la série est franchement efficace. D’ailleurs, elle l’est encore plus durant la nuit quand Rose390 revient parler aux filles malgré le filtre parental.

Elle leur annonce ainsi que leur père n’est pas sur l’Everest comme prévu, mais qu’il est en fait au Paradis. Cette fois, c’est sans hurler que les filles rejoignent leur mère pour leur demander des nouvelles de leur père. Je ne savais pas qu’il y avait encore un père dans l’équation normalement, mais j’aime bien l’idée d’un job dangereux et lointain pour lui, ça fonctionne parfaitement.

Inévitablement, Kristen interdit aux filles de jouer avec les lunettes et leur fait envoyer un message au père, et je reconnais que les filles étaient subitement beaucoup plus touchantes. Mais pas autant que leur mère en larmes en fin d’épisode suite à la mort d’Eric…

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HTGAWM – S06E13

Épisode 13 – What If Sam Wasn’t The Bad Guy This Whole Time? – 17/20
Je ne suis pas fan des épisodes s’alourdissant de flashbacks, et ça se confirme encore avec cet épisode dont les scènes passées n’apportent pas grand-chose au schmilblick des révélations qu’il souhaite apporter. Par contre, ces révélations vont être de véritables clés pour se lancer dans une fin de saison passionnante, puisque toutes les cartes sont rebattues de manière totalement inédite et quasi-inattendue. Avec cette série, cependant, il n’y a plus grand-chose qui peut encore être inattendu, non ?

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Spoilers

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Who is born in March Annalise?

Allez, c’est reparti après deux semaines d’attente insupportable pour cette série que j’adore. Enfin, j’adore la série, mais pas tous les personnages, alors reprendre sur Frank et l’insupportable Nate, ce n’était pas nécessaire. Bref, ce dernier a tué Xavier et ça fait chier à peu près la Terre entière. Il n’y a que lui que pour être content de ce qu’il a fait. Justement énervé, Frank débarque chez Bonnie, pour changer.

Du côté de nos étudiants préférés, c’est bien drôle : Michaela et Connor s’en tirent plutôt bien à faire remarquer qu’Annalise n’était pas stupide et qu’ils se sont mis d’accord pour regagner sa confiance. C’est bien joué : je ne sais pas s’ils se sont mis d’accord ou non, mais ils disent la même chose, encore et toujours, avant d’être confrontés à un nouvel accord bien compliqué.

Du côté d’Annalise, c’est reparti pour Vivian. C’est dingue deux semaines d’attente pour reprendre exactement sur les scènes où on nous a abandonnés. En tout cas, Vivian nous raconte un joli flashback de 2005 où elle a reçu un mail de Sam qui lui jure qu’il l’aime encore. OK, admettons, mais si le contenu du mail est si important, quel est l’intérêt de nous remontrer encore Gabriel enfant ? Perdre du temps ? Allons savoir.

Vivian demande en tout cas à Sam de le rappeler après minuit. Il fait mieux que ça bien rapidement : il se rend sur place un week-end, mentant à Annalise en lui disant qu’il bosse. Pas de bol pour lui, Vivian veut le bien de son enfant, et pour elle, fréquenter Sam, ce n’est pas faire son bien. Je peux difficilement argumenter le contraire après six saisons de cette série, et après cette scène où il a les mots juste pour finalement coucher avec Vivian.

En tout cas, Vivian raconte tout ça à Annalise parce qu’elle analyse bien la situation (sans jeu de mot) : il utilisait le sexe pour obtenir ce qu’il voulait, et d’après Vivian, il a appris tout ça… d’Hannah. Pardon ? Comment ça, il couchait avec sa sœur ?

Un autre flashback nous raconte la suite du week-end de Sam : cette fois, c’est parce qu’il reçoit un appel de Frank qui permet à Vivian de découvrir qu’Annalise a perdu un enfant. C’est du beau : Sam vient de passer la nuit avec elle parce qu’il lui a juré l’aimer, mais il ne fait que remplacer ce qu’il vient de perdre. Elle le prend mal, mais elle se laisse à nouveau amadouer par ses mots doux et ses histoires d’abus familial quand il était enfant.

D’après les recherches de Vivian, l’inceste est plutôt courant chez les victimes enfants battus. Mais au secours, quoi. Les scénaristes nous pondent ça de nulle part dans la dernière saison, mais OK, je reconnais que ça fonctionne bien. C’est juste que je ne vois pas bien ce que ça change à nos affaires là tout de suite, quoi. Et ça frustre énormément Annalise qui décide de virer Vivian de chez elle, traumatisée par cette supposition.

Ca lui rappelle pas mal de souvenirs de sa relation avec Frank, et c’est bien beau mais ce n’est pas ma partie préférée de la série. Aussi nécessaire que ce soit, je ne suis pas convaincu que c’était vraiment une bonne idée de repartir sur tout le délire Annalise/Frank avec Bonnie et Frank. Quelle angoisse. Ils ont tous couché ensemble en plus, il ne manque plus que Frank/Sam à ce stade, non ? Erk. Un quadrilatère bien pourri.

Tellement pourri, d’ailleurs, que Frank appelle ensuite Vivian pour la menacer et lui demander de ne plus jamais revoir Sam. Aïe. Il va jusqu’à menacer Gabriel si jamais elle venait à le revoir. Non mais sérieusement, c’est quoi ce délire ? Bonnie le surprend, et… elle décide de coucher avec, parce que pourquoi pas ? Ils sont dans la cave de la fameuse maison et c’est sans surprise que Frank les surprend. Il n’est pas bien fan de cette relation qu’il découvre apparemment. Il est probablement jaloux, sérieux.

Il s’en plaint tout de même à Annalise, parce qu’il trouve que ce n’est pas sain pour Bonnie d’être en couple avec un ancien criminel. L’hypocrisie, c’est beau. Il décide ensuite d’annoncer à Frank qu’il ne veut pas les voir ensemble, tout en lui racontant le passé de victime de Bonnie. Trop sympa le type, dans le genre je me mêle de ce qui ne me regarde pas. En plus, c’est super efficace : de savoir le passé de Bonnie freine complètement Frank qui ne se sent pas assez sérieux pour être un amant parfait de Bonnie.

Il la largue bien vite, c’est chouette. Elle est tellement dépitée qu’elle se rend pleurer auprès d’Annalise, qui était en pleine recherches sur Christopher. Et voilà, on en arrive à un câlin entre Annalise et Bonnie, qui n’est pas sans présager toutes les relations d’abus à venir entre elles. Mais bon, ce n’est jamais qu’un avis personnel. Malgré tout ça, dans le présent, Annalise ose encore dire à Bonnie que Sam les aimait et qu’il était si bon qu’il n’a probablement pas été incestueux ? Hum.

Oui, bien sûr, bien évidemment. Il ment évidemment à Annalise en disant qu’il n’a rien à faire avec la rupture de Bonnie et Frank, avant de s’engueuler avec sa femme qui ne supporte pas qu’on lui parle de son bébé, parce qu’elle a l’impression que Sam lui reproche ce qui est arrivé. Sam, tout ce qu’il lui reproche, c’est de ne pas être assez aimante avec lui. Bien. C’est noté. Ce couple ne parvient toujours pas à me convaincre après six saisons, donc je me serais passé de ce détour dans le passé si proche de la fin de la série. Pourtant, il faut bien en passer par là avant d’en arriver à une révélation teasée depuis des mois comme la plus choquante de la série. On verra bien.

En tout cas, Sam finit par aller disperser seul les cendres de son bébé et je reconnais que c’était une scène touchante, couplée à une scène dans le présent où on apprend qu’Annalise déteste encore Sam pour tout ce qu’il lui a fait, même si elle est persuadée qu’il l’aimait. Merveilleux.

Dans tout ça, on enchaîne dans le présent avec Bonnie et Frank apprenant le récit de Vivian, avant d’annoncer à Annalise ce qu’a fait Nate, à savoir encore de la merde. Pendant ce temps, ce connard est en train de témoigner auprès du FBI. Après, le FBI sont des connards eux aussi : ils demandent apparemment à Michaela de faire non pas un parjure, mais des dizaines. Et ils ne la laissent pas prendre sa décision avec Connor. Tout se mélange tellement dans cet épisode, quel enfer. L’enfer, c’est aussi ce qui attend Connor : le FBI propose d’ajouter des charges contre Oliver. Merveilleux !

Du coup, Connor accepte de changer de deal, mais il ment ensuite à Michaela en lui disant que ce n’est pas le cas… Oups.

On a aussi droit à une scène entre Gabriel et sa mère dont je me serais bien passé. Gaby se met à imaginer que Sam aurait pu rester avec sa mère, tel un gosse de six ans et franchement, ça ne me passionne pas, surtout que ça se conclue par Gabriel remerciant sa mère de l’avoir fait devenir ce qu’il est aujourd’hui avec son amour et tout plein de bons sentiments dégoulinants et sans rapport avec ce qu’on sait de cette série et de ses personnages.

Le lendemain matin, Tegan a la chance de découvrir toute la vérité sur Hannah, ou en tout cas la vérité de Vivian. Ce n’est pas un simple détail, tout de même, mais elle trouve en effet des preuves qu’Hannah est bien en train de lancer une offensive contre Annalise via le FBI. Ce n’est pas assez pour Annalise, qui veut à présent des preuves de la relation Hannah/Sam. Rien que ça. Et si j’ai bien entendu, Frank propose de se renseigner auprès d’Eve.

De son côté, Nate continue de remuer la merde en en produisant encore plus, enquêtant à présent sur l’accident de Bonnie. Celle-ci lui rend justement visite pour lui reprocher ce qu’il a fait à Xavier. Super. Il n’empêche que Nate est cerné par le FBI et n’arrive pas à obtenir sur immunité, donc Bonnie ne peut pas faire grand-chose pour lui retourner sa veste.

Finalement… Tegan découvre qu’Hannah a été absente pendant un long temps de sa scolarité. Si les dossiers scolaires disent qu’elle a simplement eu la mononucléose, Annalise, elle, suspecte aussitôt une grossesse. Le problème, c’est que la série nous révèle alors qu’il y a un personnage qui est né à ce moment-là, et il s’agit de… Frank.

Ah. Voilà donc la fameuse révélation qui devait tout changer à l’histoire de la série, et effectivement, c’est un mindfuck plutôt bien orchestré. Reprenons : Frank serait donc le fils de Sam et Hannah. Et il a aidé à couvrir le meurtre de son père ? C’est génial, surtout que plus haut dans cette critique, je trouvais ça bizarre qu’on ne nous vende pas une relation amoureuse entre Frank et Sam après tout ce temps. Maintenant, je sais pourquoi.

Quelqu’un est-il motivé pour pondre l’arbre généalogique des personnages de cette série ? Parce que là, je commence à en perdre mon latin, moi ! Quant à Frank, je me demande s’il sait, mais j’imagine que oui et que ça va nous changer toute la face du personnage et tout ce qu’on a toujours cru savoir de ses actions… Il faudra voir si un revisionnage de la série résiste vraiment à ce secret bien gardé, mais puisque le personnage a toujours été très mystérieux, c’est fort probable.

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The Purge – S02E05

Épisode 5 – House of Mirrors – 16/20
C’était bien, mais ça pourrait être mieux ! J’aime bien ce que tente de faire la série avec cet épisode, surtout que ça nous ramène de l’action qu’il manquait dans les épisodes précédents, mais c’est maladroit dans l’écriture de certains personnages et certaines situations. Du coup, je n’arrive pas spécialement à croire à tout ce qui est présenté : divertissant, mais pas bien crédible.

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Spoilers

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You told your girlfriend what you bought for Purge night?

Il y a vraiment des gens qui achètent des packs en agence de voyage pour partir en vacances vivre la Purge ?? Non, mais sérieusement, comment voulez-vous que j’accroche au personnage de Juliana ? La bonne nouvelle, c’est que ça m’aide aussi d’avoir cette scène pour me remettre dans la saison. Cela fait quelques mois que je l’ai laissée de côté cette série, mais selon mon planning, elle a la priorité le jeudi, alors je suis bien content d’avoir un peu de temps en ce jeudi.

La scène m’a bien fait rire en tout cas, surtout quand on apprend qu’une des deux touristes a l’intention de tuer celle avec qui elle part, ça fonctionne bien !

Après Puerto Rico, on débarque à Madisonville en Louisiane où le groupe de Ryan continue de prévoir ses casses pour les prochaines purges. Ah, merci le lecteur de Prime Video d’avoir le X-Ray pour me rappeler le nom des personnages, c’est si pratique. Par contre, la scène n’est pas terrible : on s’ennuie vite car on sait déjà ce qu’il en est. Il prépare un casse, c’est bon, on connaît ce genre d’histoire. Et ce qui est bien, c’est que quand je me demandais combien de temps avait passé depuis le dernier épisode, la série m’a répondu.

Ainsi, nous sommes à 136 jours de la purge. Je ne m’attendais pas à ce qu’autant de temps se déroule entre deux épisodes après le début de saison… mais il faut bien reconnaître que c’est très pratique : moi aussi j’ai laissé passer plusieurs mois entre les deux épisodes. Les personnages ont eu le temps de grandir juste autant que moi. En quelque sorte.

Du côté de Marcus et Michelle, la vie a repris son cours depuis la dernière Purge. On les voit toujours aussi aimant l’un envers l’autre, mais Marcus n’a pas oublié qu’il avait failli mourir il y a 136 jours et il compte toujours tirer au clair cette idée. Il contacte alors un homme qui est capable de lui fournir ce qu’il veut comme information, mais je n’ai pas bien compris sur le moment de qui il s’agissait.

Ce qu’il veut comme information ? Un nom. Et l’homme est prêt à tout pour lui donner, au point de le suivre chez lui pour lui apporter un homme à guérir. OK, donc voilà toute l’histoire : pour obtenir le nom de la personne qui a mis un gage sur sa tête, Marcus accepte de tremper dans une affaire illégale et dans une opération sur sa table de salon… alors que Michelle est sur le point de rentrer, sinon, il n’y aurait pas tellement de suspense.

Elle rentre mais se remet vite de ses émotions. Il faut dire qu’elle a autre chose à gérer : Marcus découvre que Sam Tucker est celui qui a voulu les tuer… Sam Tucker ? Un simple voisin… Mais bon, c’est très clair à la réaction de Michelle : il s’agit de l’amant de sa femme, évidemment. Elle a beau se justifier comme elle peut, la confiance est rompue. J’ai bien aimé la scène, surtout que j’ai toujours eu des soupçons sur Michelle. J’aime bien l’idée qu’elle ne soit peut-être pas coupable.

Ben, lui, est toujours autant à fond dans la Purge : il a casé l’amie de sa copine avec Andy, le grand fan de la Purge. Et ça ne rassure pas spécialement Bonnie, l’amie en question, qui a peur de finir sur sa liste si jamais elle le larguait. Quel merveilleux monde que celui de la Purge, putain ! Cet imbécile de Ben ne comprend pas la peur de Bonnie et préfère dire la vérité à Andy…

Il est tellement inconscient des dangers dans lesquels il évolue, Ben… mais l’avantage, c’est qu’il finit par faire peur à Andy en lui avouant la vérité sur le meurtre qu’il a commis hors Purge. Ben a beau faire passer ça pour une blague après coup, la blague est de trop mauvais goût pour qu’Andy ne prenne pas ça au sérieux. C’est con : il aurait mieux fait d’en rire, parce que le doute se lit sur son visage et ça, Ben ne peut pas se le permettre.

Voilà donc que Ben décide de tuer son meilleur ami. Au beau milieu de sa chambre d’université. Et ce boulet de Ben oublie ensuite son portefeuille sur le lit d’Andy, alors qu’il s’enfuit et ne peut plus rentrer dans le bâtiment suite à une alarme incendie se déclenchant inopinément. Et le mieux, c’est encore qu’ils fouillent le bâtiment à chaque alarme incendie. Ben parvient heureusement à entrer derrière les pompiers… Pour mieux découvrir qu’Andy n’est pas mort, en fait. Il s’est enfuit de sa chambre, s’est traîné jusqu’à l’ascenseur et est finalement découvert par tout un tas d’autres étudiants de son dortoir. Au moins, il est inconscient, donc probablement mort.

Pendant ce temps, Esme… nous renvoie dans un flashback dix ans plus tôt. Oh la, la série part loin avec cet épisode qui va dans tous les sens à nous préparer la prochaine purge tout en se baladant dans son casting habituel. En tout cas, dix ans plus tôt, Esme était très différente : cheveux long, accent espagnol, c’est une grande sœur pleine de vie et de joie, loin de la téléopératrice que l’on suit depuis cinq épisodes.

On la suit le jour où sa vie s’effondre, cependant : elle s’occupe de sa petite sœur pour mieux découvrir ses tendances suicidaires et les coups que lui met leur père. Charmant. Elle a la meilleure réaction possible à aussitôt croire sa sœur et organiser sa fugue. Une fois que c’est fait, elle lui prend des rendez-vous réguliers chez la psy, mais la psy n’est pas excellente à révéler les paroles de la mineure à la grande-sœur…

Par conséquent, la petite fille décide de refaire son sac dès qu’Esme a le dos tourné, histoire de fuguer pendant que son père appelle pour prendre de ses nouvelles. Le truc, c’est que pendant que Sophia fuit, Esme prend une décision radicale : au tout départ de la Purge, elle décide d’enfermer son père hors de la maison. Voilà une jolie manière de le punir de ce qu’il a fait à Sophia, mais c’est super violent parce que le père reste à la porte pour la supplier d’ouvrir… Elle ne le fait pas et elle l’entend très clairement se faire tuer. C’est son père tout de même, alors malgré tout, elle est bien peinée de ce qui arrive, même si elle en est responsable.

Dans le présent, on voit Esme contacter une femme hacker qui fait partie d’une association et est bien contente d’avoir enfin quelqu’un à l’intérieur de la Fondation prête à trahir celle-ci et accuser la NFFA. C’est intéressant ça, comme intrigue, je trouve, même si on en revient toujours au même avec cette saison : on a envie de voir une purge, une vraie, mince. C’était beaucoup plus intéressant de la voir dans son passé que dans son présent, où elle dit ne pas vouloir attendre la fin de la Purge pour connaître la vérité sur ce qui est arrivée à son amie.

Pas de bol pour elle, tout ce qu’elle dit est enregistrée : elle avait un micro sur elle depuis le début de l’épisode, sans le savoir. Merci le collègue zélé !

Pour en revenir à nos braqueurs préférés, la série révèle ensuite que je me suis trompé : ils n’organisent pas la prochaine purge, juste un braquage qu’ils ont envie de faire pour compenser les pertes de la précédente purge ratée pour eux. C’est complètement inconscient tout ça, ma foi. Au moins, ça ramène de l’action dans la saison qui est drôlement lente après l’adrénaline de la saison 1 : la purge nous manque !

Bon, les braqueurs ont beau être des ex-flics pros dans leur boulot, ils sont bien cons : ils font équipe avec la mauvaise personne, qui ramène un flingue sur les lieux, laissent des empreintes partout. En plus, ils laissent un noir surveiller les habitants de la maison dans une voiture au beau milieu d’un club de golf de riches. Ce n’est pas malin du tout !

Leur espion ne voit donc pas les riches partir du club de golf, et les riches arrivent chez eux pour tomber sur l’imbécile qui devait surveiller l’extérieur de la maison mais qui préfère surveiller les tableaux dans celle-ci. Ah non, mais un vrai boulet, je vous jure. Il se fait donc exploser la face contre le tableau, parce que bienvenue aux États-Unis, évidemment que les riches ont une arme à feu. Ils ont aussi une salle pleine d’armes à feux et de caméra de vidéosurveillance, avec un système pour s’enfermer dans la barraque pendant la purge. Bref, Sara et Ryan sont faits comme des rats avant d’avoir le temps de comprendre ce qu’il leur arrive.

C’est con ! Vive le monde de la Purge ! Heureusement, ils sont flics et ont des réflexes qui se remettent vite en place, ça aide bien. Tout aussi utile est le fait qu’ils connaissent des flics ripoux : ce sont eux qui peuvent les sortir d’affaire… mais en négociant une part du butin du prochain casse en pleine purge. Ca promet d’être un sacré casse du coup, parce que ça en fait du monde à partager la somme totale.

Finalement, si je comprends ce que veut la série (nous montrer comment la Purge n’empêche pas du tout les actes illégaux mais en provoquent davantage), je trouve que c’est tout de même plutôt maladroit avec des personnages qui font des choix pas vraiment en accord avec ce qu’on sait d’eux. C’est bien, mais ça pourrait être mieux.

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