The 100 – S07E03

Épisode 3 – False Gods – 15/20
Même s’il se passe plein de choses dans cet épisode, je dois avouer qu’il y a une mauvaise impression qui se dégage de l’ensemble, avec des scènes qui paraissent presque parodiques des meilleures saisons et des rebondissements qui n’en finissent plus d’arriver. La série m’a habitué à beaucoup mieux et je sens que cette saison va faire yoyo. Espérons que les scénaristes se reprennent, ce serait dommage de finir la série sur sa moins bonne saison alors qu’ils avaient toutes les cartes en main pour déchirer une dernière fois.

> Saison 7


Spoilers

703

Go be a cockroach.

Qu’est-ce que j’aime le jeudi ! Agents of S.H.I.E.L.D et The 100 le même jour, les américains me gâtent et améliorent significativement ma semaine, tout de même… Même si cet épisode semble confirmer dès le début mes plus grandes craintes. On reprend donc à Sanctum cette semaine, et ça ne m’intéresse pas des masses a priori, même si la première scène nous présente assez évidemment des personnages qui ne survivront pas à l’épisode.

Il s’agit d’un homme travaillant dans une station nucléaire et de sa petite amie, et ils ne trouvent rien de mieux à faire que de s’embrasser au beau milieu de la station. Le cœur du réacteur a clairement un problème, et ça les embête, parce qu’ils doivent aller s’en occuper manuellement. J’ai de la peine pour eux. Ce petit côté Interstellar ne me trompe pas : ça va très mal se passer pour eux, malgré leur assurance et leur insouciance amoureuse. Le monsieur se la pète à dire qu’il peut faire ça dans son sommeil, alors qu’on sait déjà que non.

Cela ne manque pas, les deux sont couverts par les radiations hyper rapidement et meurent ainsi dans d’atroces souffrances. Ah. Bon, ça les apprendra à critiquer Raven, j’imagine.

De son côté, Clarke a quelques regrets d’avoir brulé le palais, mais Gaïa la rassure autant qu’elle peut, sous la pluie en tenue d’été. Oups, il y a clairement un ship qui est en train de se dessiner entre ces deux-là, et je n’arrive pas à être convaincu. En tout cas, la pluie tombe bien pour calmer l’incendie de Sanctum et Clarke prend la décision d’enterrer sa mère comme elle peut, en présence de Gaïa. Les deux enterrent ainsi ensemble le collier d’Abby et la Flamme détruite dans un parterre de fleurs. Bon. Allez, avançons, s’il vous plaît.

De son côté, Russel est promis à une mort certaine, mais les regrets de Clarke dès la deuxième scène de l’épisode nous assure que ce ne sera probablement pas le cas. Pourtant, quand elles lui rendent visite, Clarke refuse de changer vraiment d’avis et Indra l’informe que son exécution aura lieu le soir même. Elles lui laissent tout de même le soin de choisir la manière dont il va périr, et il choisit… les flammes qu’il voulait éviter à tout prix la veille.

Ben voyons. Les femmes n’ont pas l’air de se rendre compte qu’il n’est plus tout à fait lui-même, alors qu’il est de nouveau bizarrement vaillant. C’est bien dommage, ça pourrait accélérer le rythme de cet épisode si elles ouvraient un peu les yeux. Après, admettons, elles ont d’autres choses à faire.

En-dehors de la prison, la situation géopolitique de Sanctum, avec divers groupes politiques forcés de cohabiter, n’est pas simple. On nous rappelle la rancœur de l’intrigue Delilah, ce qui est une bonne chose, puisque Jordan l’a totalement oublié maintenant que son cerveau a été lavé de force. Jordan découvre que vivre avec d’autres êtres humains, ce n’est vraiment pas simple. Il s’est fait un paquet d’amis depuis son arrivée, mais tous n’ont plus envie de l’être maintenant qu’il a permis à Clarke de s’attaquer à Russell.

Il est génial de retrouver aussi Miller et Jackson pour parler de l’exécution Russel à venir, parce qu’ils l’attendent, avec une petite culpabilité de la part de Jackson qui est un médecin souhaitant normalement sauver des vies. Ne sont-ils pas choux quand ils s’y mettent ?

Le palais a brulé ? Eh, cela n’empêche pas Murphy et Emori d’en profiter. Non, ce qui les empêche d’en profiter, c’est Raven qui est inquiète de voir que le réacteur ne fonctionne plus comme prévu et a envie de continuer à enseigner ce qu’elle sait à Emori. Pourtant une fois dans la station nucléaire, c’est Emori qui est la plus maligne à s’équiper pour connaître le taux de radiations.

Par contre, les filles sont rapidement flippées de découvrir le problème de ce réacteur nucléaire au cœur qui surchauffe. Bon. J’adore la série, mais là, elle est en train de tourner en boucle avec cette intrigue. J’imagine que tout le monde va se diriger petit à petit vers la planète Beta, mais pour le moment, ce n’est pas glorieux. En plus, on a Raven qui nous fait un topo de la situation en parlant encore de « ce qu’il reste de la race humaine », alors qu’on sait que ce n’est pas le cas.

Ah, c’est frustrant de savoir qu’il y a tellement plus ailleurs, surtout que tout l’épisode manque d’enjeux à partir du moment où l’on sait qu’il reste des tas d’options pour qu’ils s’en sortent. La réunion avec les explications de Raven paraît alors vraiment superficielle et clichée, même pour cette série que j’adore. Bon, ce n’est jamais que la quinzième fois que ça doit leur arriver d’être confrontés à des radiations depuis la saison 2.

Il est alors décidé qu’Emori va s’occuper du problème, avec l’aide de Murphy, qui a à son tour du sang noir, une information que j’avoue honteusement avoir oublié entre les deux saisons. Ils ont tout de même besoin de mains d’œuvre aussi pour réparer le réacteur, et ça ne peut se faire qu’avec quelques risques d’exposition aux radiations. Pas de quoi s’inquiéter selon Raven, juste quelques jours de vomissement. Euh, pardon ? La série ressemble à une parodie d’elle-même avec cette scène, je n’ai pas bien compris.

En plus, Raven insiste pour avoir de la main-d’œuvre Grounders, la seule à qui elle fait confiance. Pour cela, Indra organise une réunion de tout Wonkru pour leur présenter la situation, leur expliquant que la Commandeur leur ordonne de les aider. C’est bien beau tout ça, mais les soldats commencent à douter du discours d’Indra et ils demandent à parler à Madi, ce qui est plutôt logique.

Le problème, c’est que Clarke refuse de voir sa fille faire face à une armée à qui elle devrait dire d’aller s’exposer à des radiations : Gaia propose alors de raconter la vérité, tout simplement. Indra est contre, mais c’est finalement ce qu’elle fait : elle annonce aux Grounders qu’elle a décidé de détruire la Flamme pour échapper à Shedheda. La décision est très mal accueillie, comme prévu. D’un coup, d’un seul, il n’y a plus grand monde pour se porter volontaire dans une mission suicide.

Oh, pas de quoi s’inquiéter pour autant : Raven peut toujours aller recruter des Enfants de Gabriel pour faire le job, c’est juste qu’en dix secondes, Gaia a réussi à détruire l’unité de Wonkru et rendre encore plus instable la situation. Pour ne rien arranger, Jordan prévient alors Clarke que les adorateurs des Premiers projettent désormais un attentat avant l’exécution de Russell le soir-même. Ne pouvait-elle pas s’y prendre avant et le tuer en fin d’épisode 1, franchement ?

Jackson est super énervé de la mort d’Abby, encore, et il empêche Clarke de céder aux bons arguments de Jordan pour un temps. Le problème, c’est aussi que Jordan est manipulé par Russell, alors il insiste et ça finit par être efficace, avec Clarke qui accepte que Russell puisse parler à ses adorateurs… On comprend aussitôt où on va dans l’épisode : Wonkru va découvrir que Sheidheda est toujours là, c’est sûr.

Bon, OK, j’en fais peut-être trop : il n’a même pas le temps de finir son discours qu’un Enfant de Gabriel se faisant passer pour un adorateur débarque avec un flingue et ne tente de le tuer. Magique. Que d’attentats ! Miller est un bien mauvais chef de la sécurité, en tout cas, je suis déçu de lui ! Bon, avant que ça parte une fois de plus en vrille, Russell a toutefois le temps de dire que Clarke a raison et qu’il souhaite une paix sans vengeance.

Blessé, Russell doit donc être sauvé, et c’est Jackson qui s’en charge, malgré toute la haine qu’il a pour lui. Comme prévu, Russell a donc su prouver son utilité à Clarke, qui décide de le laisser vivre et a droit à une nouvelle scène avec Gaia. Leur rapprochement sort tellement de nulle part ! Le cliffhanger ? Il nous révèle que Sheidheda a tout prévu lui aussi : il a les fidèles de Russell prêts à mourir pour lui, et d’ailleurs, c’est ce qu’a fait l’homme qui lui a tiré dessus. OK, mais du coup, c’en est presque trop lent : on sait que Sheidheda finira par tenter de prendre le contrôle de Wonkru, et j’ai juste envie qu’on y arrive au plus vite.

Du côté de Raven, la dream team est rapidement en place dans la station nucléaire, avec toujours autant de problème. Raven est insupportable à avoir trop pris la confiance, et elle envoie donc les Enfants de Gabriel se faire irradier sans les prévenir de ce qui les attend, énervant Murphy qui n’hésite pas à lui faire remarquer que ce n’est pas très charmant de sa part.

C’est finalement Emori qui parvient à les calmer, et c’est hyper énervant. J’adore le couple Memori, je ne peux pas m’empêcher de shipper aussi Raven et Murphy. J’en arrive à me dire qu’un plan à trois pour eux serait finalement la meilleure solution, mais je flippe vraiment de voir Emori être la plus calme de l’affaire. Franchement, à les calmer comme ça à chaque fois, elle est juste promise à une mort certaine de la part des scénaristes pour les réunir, non ?

En tout cas, elle se prend une bonne dose de radiations dans cet épisode parce qu’elle persiste à rester à proximité du cœur du réacteur pour améliorer la situation. Elle se retrouve donc bien vite à vomir, mais le problème, c’est que Murphy le fait à son tour. Raven comprend aussitôt qu’elle a fait une erreur dans ses calculs : il y a plus de radiations que prévu.

Les enfants de Gabriel sont donc en train de bosser à la manière des ouvriers de Chernobyl, en allant droit vers leur mort. Sans le savoir. Raven le sait, mais elle refuse de leur dire la vérité, puisqu’ils sont déjà morts selon elle. Elle a toutefois besoin que les réparations soient rapidement faites.

Ne leur faisant pas non plus confiance pour que ça aille assez vite, elle envoie donc Murphy les aider, sachant parfaitement qu’il sera le cafard qu’il a toujours été et se dépêchera de réparer la fuite. C’est ce qu’il fait, mais ça paraît bien long alors qu’il sympathise avec le cadavre ambulant. Sans surprise, la fuite est réparée à temps, mais tous les Enfants de Gabriel recrutés meurent. C’est l’occasion pour Raven de comprendre qu’elle a fait pas mal d’erreurs dans cet épisode.

J’ai adoré les répliques de Murphy dans cette scène, puisqu’il fait bien comprendre à Raven qu’après des saisons à vouloir se considérer comme le compas moral de la série, elle vient de faire exactement comme tous les autres : elle a eu du pouvoir, elle en a abusé et elle doit payer ses erreurs, qui prennent la forme de trois cadavres supplémentaires et une veuve (bon OK, ils n’étaient pas mariés) très énervée qui lui démolit la face alors qu’elle se laisse faire.

C’est une bonne évolution pour Raven, mais c’est dommage de lui faire perdre la face si près de la fin de la série. En plus, tout comme pour Emori, je ne peux m’empêcher de me dire qu’ils sont peut-être en train de lui construire une fin où elle se sacrifierait pour sauver ses amis – ce qui ne serait d’ailleurs pas étonnant pour ce personnage à qui on a toujours refusé la moindre once de bonheur. Je comprends la décision d’explorer ce côté-là de Raven, mais ça se fait trop rapidement et ça ne lui ressemble pas de bâcler autant le travail. En même temps, ça ne ressemble pas non plus aux scénaristes de la série de bâcler le travail, et pourtant, j’ai l’impression qu’ils vont s’être trop concentré sur l’intrigue Skyring pour fournir quelque chose de vraiment bien à Sanctum. J’espère par contre me tromper !

> Saison 7

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E02

Épisode 2 – Know Your Onions – 17/20
Ma machine à théories a eu le temps de se remettre à route face à cet épisode qui est génial, mais laisse moins de place à la surprise et plus de places à quelques longueurs et scènes superficielles. L’ensemble reste très solide et permet de discerner la future construction de la saison, un peu à la 12 monkeys ou Future Man d’ailleurs. C’est très plaisant et j’ai toujours aussi hâte d’être au prochain épisode pour voir où les scénaristes vont décider de nous amener.

> Saison 7


Spoilers

702

I’m a biochemist, not a bird.

Ce qui est bien, c’est que le résumé nous refait super bien le point sur les infos essentielles de l’épisode de la semaine dernière. Si j’avais su ça, je me serais contenté de l’attendre pour faire ma critique, parce que ça paraît tellement mieux construit d’un coup. En tout cas, la longueur du résumé prouve aussi que l’épisode était bel et bien compact la semaine dernière.

On reprend cette semaine avec une bonne scène de course poursuite pour Mack et Deke qui sont donc chargés de la protection de Freddy et ne comprennent pas trop pourquoi ce type qui n’est qu’un serveur trempant dans un trafic illégal de vente d’alcool est d’intérêt pour les Chronicons. S’ils faisaient un peu plus attention, ils auraient peut-être pu voir qu’il avait un message secret d’Hydra sur lui.

Il parvient en tout cas à en faire la livraison, grâce à l’aide d’agents du SHIELD, alors même qu’il est recherché par la police, c’est beau. En plus, ils ne savent pas qui ils aident car il n’y a aucun moyen de communication efficace à cette époque, apparemment. C’est bien de priver nos agents de leur technologie, mais c’est terrible de voir que Freddy en profite pour découvrir ce que c’est qu’une radio.

Les avancées technologiques d’Hydra viennent donc du S.H.I.E.L.D ? C’est con, ça tout de même.

En tout cas, en cours de route, Mack et Deke réussissent tout de même à se faire prendre en otage par Freddy. Cela ne dure pas pour autant : un arrêt de train suffit à ce que la situation se renverse, alors que les scénaristes ont réussi à nous rendre Freddy attachant.

Autrement, Yoyo et Jemma sont enfin en tenue d’années 20, et ça leur va super bien aussi, surtout Jemma. Yoyo, elle, se plaint et ça ne m’étonne pas. En tout cas, elle débarque dans la planque de Koening Sr pour que Jemma puisse soigner la femme blessée par balle et rattraper ce qu’elle a manqué dans l’épisode précédent. J’ai crié de joie en la voyant mettre un masque, parce que c’était parfaitement inattendu ce geste devenu notre quotidien à tous que je cherchais justement pour mon Bingo Séries ! Cela me fait un point de plus à quelques jours de la fin de cette grille !

Bref, comme toujours, nos agents n’ont pas trop le temps de se remettre de leurs émotions – ils comprennent tout de même qu’ils sont forcés de sauver Hydra, même s’ils discutent encore de solutions alternatives vaines – que la police débarque dans ce speakeasy bien sûr clandestin, à la recherche de Freddy.

Ils ne le trouvent pas et ne trouvent en fait que Koening, qui les endort comme il peu. La scène était un peu longuette, mais c’est toujours un plaisir de voir cet acteur blablater tout seul dans ce genre de scène. Oh, il y a bien un faux suspense sur le réveil de la femme blessée qui se débrouille pour casser une bouteille de vin, mais il n’y a jamais de quoi avoir peur pour nos héros, qui enchaînent ensuite par une découverte – par Jemma bien sûr – d’une étrange substance verte sur les chaussures de la femme.

Pendant qu’elle l’analyse et surprend Koening par son efficacité, Daisy interroge Yoyo sur son état, parce qu’elle s’est bien rendue compte qu’elle aurait pu empêcher la bouteille de vin de se casser très facilement en utilisant ses pouvoirs. Seulement voilà, Yoyo n’utilise plus ses pouvoirs, se figeant… peut-être à cause des Skrills. Décidément.

La saison fait en tout cas du bon travail pour nous rappeler tous les détails de son passé, et c’est quelque chose que j’aime beaucoup, avec un épisode qui reprend tout de suite sa place dans le MCU. La saison 6 en est sortie bizarrement, la saison 7 y revient : voilà donc nos agents qui aident Hydra à obtenir la formule de super soldat qui permettra la création de Red Skull.

Pour se faire, ils n’ont pas le choix d’embarquer Koening avec eux, ce qui explique probablement pourquoi le S.H.I.E.L.D avait lui aussi une longueur d’avance sur l’Histoire, par moments. Après tout, dans cet épisode, Koening a un joli cours d’Histoire avec des références à la 2nde Guerre Mondiale et un aperçu de la technologie des décennies à venir.

L’épisode revient également comme promis par le cliffhanger précédent sur le cas de May, qui se réveille finalement d’un cauchemar sur Izel pour mieux se rendre compte qu’elle est dans un caisson de soin. Elle ne supporte pas spécialement la situation et refuse d’écouter Enoch qui lui conseille de rester dans le caisson plutôt que faire son sport pépère, sur les bons conseils de Jemma.

Il n’est pas évident de faire en sorte que May l’écoute, toutefois, même en parlant de « Docteur Simmons ». Il faut dire qu’elle n’a jamais rencontré Enoch officiellement… Ainsi, quand elle entend ses amis à la radio, elle décide de se changer et de partir à l’attaque, voulant absolument aller les aider, alors même qu’elle reconnaît ne rien sentir. C’est très étrange, mais ça a l’avantage de nous rendre la May de la saison 1, plutôt froide et sans sentiment.

Oh, ça n’a pas que des avantages, notamment lorsqu’on se retrouve avec une May qui veut absolument sortir du vaisseau et un Enoch qui a pour mission de l’en empêcher. Les alliés peuvent ainsi entamer un petit combat. Autant je n’arrête pas de dire que les chorégraphies de combat me manquaient en ce moment, autant je trouve les enjeux de cette scène un peu pétés.

C’est cool à regarder, mais ça n’a pas grand intérêt puisqu’on sait qu’Enoch est plus fort qu’elle, même si elle fait vraiment plaisir à lui casser la gueule. On le voit venir à des kilomètres, mais elle ne le tue pas, puisque Coulson l’interrompt en plein milieu de son petit cassage de tronche. Dommage : on savait déjà que l’équipe débarquait avec Koening au vaisseau. Bon, d’ailleurs, c’est très drôle de voir Koening découvrir le futur pour de vrai, avec un vaisseau et des hommes-robots (Enoch). J’ai bien ri, et c’était un très bon mix pour nous dédramatiser la situation pourtant hyper dramatique de May plus robotique que Coulson qui en est un : non seulement, elle n’est pas surprise de le voir en vie, mais en plus, elle lui dit qu’il ne l’est toujours pas. Outch.

Ce n’est pas le plus gênant pourtant avec ce retour au vaisseau. Le plus gênant, c’est que Jemma nous balance soudainement qu’ils ont moins de vingt minutes pour tous se réunir parce que c’est le temps qu’il leur reste à passer dans les années 30. Après ce temps-là, la fenêtre se refermera et ils resteront coincés à cette époque. Je sens que la saison va être compliquée avec ces fenêtres qui peuvent annoncer leur fermeture à n’importe quel moment, dans 20 minutes comme plusieurs mois. C’est une bonne idée, je trouve, mais ça promet des sacrifices douloureux en cours de route (à la Endgame ?).

En attendant d’en arriver là, le Zéphyr se rapproche bien vite de la location de Mack et Deke. Cela permet à Daisy d’entrer en contact avec Deke et de lui raconter tout ce qu’elle sait sur Freddy Malick, espérant pouvoir pousser Deke à le tuer. C’est effectivement ce qu’il avait l’intention de faire, mais il respecte malgré tout l’autorité de Mack. Il aura toujours du mal ce Directeur, le pauvre.

De toute manière, au moment où Deke décide de préférer l’ordre de Daisy à celui de Mack, il est trop tard : les Chronicons, toujours déguisés en policiers, débarquent pour tuer eux aussi Freddy sans y parvenir. Le S.H.I.E.L.D et les Chronicons s’affrontent tellement que Freddy peut finalement faire sa livraison, sans que Koening ne parvienne à l’en empêcher. Tout ce qu’il récolte, c’est une blessure par balle superficielle et un nouvel allié nommé Enoch, pour un bon et long moment.

En effet, la série se débarrasse d’Enoch pour le moment : tous nos agents réussissent à rejoindre le Zéphyr à temps, mais Enoch ne court pas assez vite pour voyager avec eux vers une autre période de l’Histoire que nous ne connaîtrons pas encore. C’est le genre de conclusion qui donne envie d’être Koening : il finit avec Enoch qui accepte de lui raconter le futur et ce qu’il sait sur le S.H.I.E.L.D ou les Chronicons. Lui, au moins, il a plus d’infos que nous, qui restons en suspense total sur ce que réservera la série la prochaine fois qu’on la retrouvera.

Autrement, du côté des théories pour la suite – arrêtez-vous de lire si vous ne voulez pas savoir ce que j’imagine, donc, parce que qui sait ? ce sera peut-être un spoiler – l’insistance autour du temps suffisant passé par Jemma en fin de saison précédente pour mettre au point toute la mission de cette saison finit par me poser vraiment question. On ne nous dit pas tout, Fitz n’est toujours pas là et on a tout de même une intrigue qui nous prouve que les métamorphes existent… Je commence à vraiment sentir super mal les choses pour Jemma. Si elle n’était pas ce qu’elle prétend être ?

Plus logiquement, j’imagine bien un épisode nous révélant que Jemma et Leo ont vécu toute leur vie à créer tout ça, qu’ils sont morts de vieillesse et que Jemma est juste une LMD elle aussi, qui combinerait les souvenirs de Fitzsimmons. Moins kiffant, mais plausible aussi : elle pourrait être la fille de Jemma et Fitz, donc la mère de Deke, mais ce serait gros qu’elle lui ressemble trait pour trait. En tout cas, je ne le sens pas, ça semble être leur nouveau « it’s a magical place » de dire qu’elle a eu assez de temps pour tout faire… On verra bien, je vais éviter de me faire spoiler si possible !

Saison 7

Films vus en 2020 (#23)

Salut les cinéphiles,

Vous connaissez mon introduction par cœur désormais : on est mercredi, c’est-à-dire le jour où je vous parle de l’ensemble des films vus au cours de l’année 2020. Je ne rattrape pas encore tout à fait mon retard, mais je sais que ça viendra, petit à petit. En attendant d’arriver à la pause de deux semaines de début mai, je poursuis avec les films vus au début du mois d’avril. Une vraie course contre moi-même, tout ça.

Les Éblouis

Les Eblouis", un film sur les dérives sectaires chrétiennes - rts ...Un film français, ça change ! Bon, vous aurez vite compris pourquoi j’ai regardé ce film, parce qu’on y retrouve l’inégalable et géniale Camille Cottin, qui joue ici un rôle aux antipodes de celui de la Connasse ou d’Andrea. Écoutez, ça lui réussit plutôt bien, elle reste exceptionnelle comme actrice, avec toujours la réplique qui fait mouche prononcée sur le bon ton.

Le film n’est pas grandiose pour autant : il y est question, et ça se comprend bien vite, de suivre comment une famille peu tomber progressivement dans une secte religieuse, sans voir tout à fait qu’ils sont en plein dedans. Le film est tour à tour drôle et glaçant, flippant et sympa, excellent et moins bon. Le niveau d’ensemble est inégal, même si tout le casting tient la route.

En revanche, bonjour la frustration à la fin. On pourrait pas en faire une série ? Il y aurait de quoi faire là !

Bande-annonce Play : nostalgie 1990's pour Max Boublil et Alice ...

Play

Cela faisait un moment que je n’avais plus évoqué le moindre coup de cœur sur le blog, mais en voilà un qui m’a pris totalement par surprise. Ce qui en fait un coup de cœur ? La proximité instaurée par ce film dont l’histoire est à la fois banale et touchante. Franchement, si on m’avait dit que j’allais verser une larme ou deux devant un film de Max Boublil, je ne l’aurais pas cru… Et pourtant, c’est bien ce qu’il s’est passé.

En fait, le principe du film est assez simple : un trentenaire décide de revisionner l’intégralité de tout ce qu’il a filmé depuis sa première caméra enfant à l’âge adulte, de manière à monter « le film de sa vie ». On suit inévitablement un fil rouge romantique plutôt efficace, mais ce qui fait le véritable intérêt du film, c’est le côté « vie quotidienne », avec un sacré effet de réel, des années 80 (la fin), 90, 2000 et 2010 (un peu moins).

Ce sont des années sur lesquelles j’étais plus ou moins jeune, plus jeune que le personnage en tout cas, mais j’en ai des vrais souvenirs et les grands moments marquants du film sont des grands moments marquants de ma propre vie. Quant au personnage principal, si je n’aime pas l’adulte qu’il devient et s’il est avant ça un ado relou, il n’en reste pas moins un personnage auquel je peux facilement m’identifier, puisque moi aussi, je filmais absolument tout quand j’étais au lycée. Tout, tout, TOUT.

Bref, gros coup de cœur pas forcément mérité d’un point de vue objectif, mais ce n’est pas le principe de mes critiques de l’être ! Et j’adore les acteurs aussi !

Cinedelirious: Midsommar

Midsommar

Quel étrange film ! Précédé par sa réputation, je savais à peu près à quoi m’en tenir et ça me paraissait assez juste à regarder, dans la lignée du premier film de cet article. Finalement, je ne sais pas trop quoi en penser de ce film dont la critique a parlé en boucle pendant un moment. Certes, c’est l’histoire d’un groupe de jeunes qui se retrouvent plus ou moins malgré eux au sein d’une secte de fanatiques, mais j’ai trouvé ça dans l’ensemble prévisible dans la mise en place. Tellement, d’ailleurs, que j’étais déçu de voir qu’ils n’allaient pas au bout de ce que j’en espérais.

Après, le film vaut surtout le détour pour sa réalisation psychédélique, les effets de la drogue qu’il prétend faire ressentir et le sentiment de malaise qui flotte bel et bien pendant toute la longue durée de cette production. Il n’en reste pas moins que j’en attendais plus… et que je suis incapable de dire si je l’ai aimé ou pas. La fin est frustrante, il y a de bons moments et d’autres plus soporifiques, mais l’ensemble était sympathique ! Regret de ne pas l’avoir vu au cinéma, par contre.

Les Misérables

ladj ly | TumblrAh. Le film fait écho avec l’actualité du moment, mais c’est bien sûr un hasard. Il y est question d’un trio de policiers au sein d’une cité où ils se sentent paradoxalement tout puissant ET en danger, et ça m’a rappelé que mes élèves de début d’année me manquaient…

Il y a de vraies bonnes trouvailles dans le film qui n’a pas grand-chose à voir non plus avec Victor Hugo, il y a des moments à couper le souffle, d’autres plus terre à terre. Le vrai problème du film, c’est qu’il rend attachant l’ensemble de ses personnages, y compris ceux qu’on aurait envie de détester. C’est une bonne chose pour le film, mais c’est aussi frustrant de ne pas savoir sur quel pied danser, ni savoir qui on a envie de soutenir. Au moins, ça montre bien, et sans jeu de mots, que tout n’est pas blanc ou noir dans la vie.

En revanche, énorme déception sur la fin du film. Là aussi, pour une série ça l’aurait fait… J’aime bien les fins ouvertes, mais on s’arrête vraiment au moment le plus intéressant (ou presque) et je ne comprends pas bien pourquoi. Enfin si, le film ne se mouille pas et ouvre facilement le débat en sortant de la salle… Encore un que j’aurais dû voir en salle !

Gremlins

Guizmo | Gifs | Gifs, Cinéma et FilmIl y a des films cultes qui méritent d’être vus, même en-dehors de la période de Noël. OK, c’est sympathique, je vois pourquoi il est culte, mais je n’ai pas grand-chose à en dire. J’ai passé un bon moment malgré les inévitables spoils dont j’étais victime, le film tient toujours la route après toutes ces années. C’est d’ailleurs ce qui m’a le plus marqué : malgré son aspect vieux film (et racisme latent, c’est quoi ce cliché du vendeur ?), ça passe tout de même super bien en 2020.

Je le reverrais probablement à Noël – quoiqu’il y a énormément à faire sur Disney + concernant Noël ! – pour le voir à la bonne période. C’était chouette et je comprends la tradition de le revoir chaque année. Et oui, quand je vous dis que j’ai une culture ciné déplorable, je ne vous mens pas !

Vus cette semaine #22

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Jeudi

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E01 – The New Deal – 20/20
Retour plus que gagnant pour l’équipe du S.H.I.E.L.D qui propose un épisode d’abord lourd et chargé en informations, pour rapidement retrouver sa fluidité habituelle, ses bonnes interactions, ses personnages creusés et ses chorégraphies qui me manquaient tant. Vraiment, cette nouvelle saison est peut-être la dernière, mais elle promet déjà d’être passionnante à suivre ! En plus, on retrouve vite nos petites habitudes des dernières saisons avec cet épisode, donc je sais déjà que ça va mener à d’autres excellents épisodes : sans cela, certains éléments seraient trop manquants pour aller décrocher le 20… mais bon, c’est cette série, c’est sa dernière saison et c’était génial, je ne vais pas faire ma fine bouche tout de suite !
The 100 – S07E02 – The Garden – 20/20
Ah oui, tout de même. D’une certaine manière, cet épisode fait une meilleure entrée en matière dans la saison 7 en nous montrant enfin de quoi il en retourne. C’est très ironique : ce qui était le moins intéressant (ou presque) en saison 6 devient la meilleure partie de cette année. Les réponses pleuvent parmi les nouvelles questions et la décision prise est assurément passionnante cette fois. Il ne reste plus qu’à espérer qu’on s’attarde davantage sur ce genre d’épisode que sur celui de la semaine dernière, sinon ça va vite se transformer en saison inégale. Mais là, c’est un grand oui.

Vendredi

Blindspot – S05E03 – Existential Ennui – 12/20
Ce n’est pas glorieux cette semaine, mais je m’attendais tout à fait à une saison de ce genre avec un début, un milieu et une fin probablement très réussis, mais tout le reste qui fait de la peine à voir. Au moins, on va dire que l’épisode a le mérite de très bien porter son titre… et vite oublier les retournements de veste constants des personnages qui n’arrêtent plus de tourner en rond dans leurs choix et discussions. Je ne sais pas pourquoi j’avais un infime d’espoir de quelque chose d’un peu mieux, mais c’est en tout cas ce qui finit par faire baisser la note de cet épisode. Sorry not sorry.
Council of Dads – S01E05 – Traditions! – 16/20
Si je regrette que le format choisi par la série ne permette pas toujours de creuser les personnages et les relations autant que je ne l’aimerais, je dois dire que cet épisode est tout de même très efficace et plein de petites scènes marquantes. Il va trop vite en besogne, c’est vrai, mais ça lui permet d’être surprenant à d’autres moments parfaitement entêtants. La série reste une belle découverte.
In the Dark – S02E07 – The Straw That Broke the Camel’s Back – 18/20
Un bon épisode encore cette semaine, même si le temps semble soudainement être tout relatif et s’arrêter depuis deux ou trois épisodes après avoir vite avancé au départ. Drôle de construction de saison. Les révélations et avancées de l’épisode fonctionnent toujours aussi bien grâce à un casting qui déchire tout et la barque semble se diriger vers une cascade : hâte de savoir si mes théories fleuriront !

Quibi

Most Dangerous Game – S01E05 – The Start – 17/20
Mieux vaut tard que jamais, j’ai enfin pris le temps d’avancer un peu dans cette série sur Quibi. Bien m’en a pris : je le savais, je me suis arrêté juste avant que ça ne devienne vraiment intéressant, et ça se confirme avec cet épisode plein d’adrénaline.
Most Dangerous Game – S01E06 – Wash Hands After Using – 16/20
Je ne sais pas si c’est le personnage principal qui est débile ou les scénaristes qui n’ont pas le choix de pondre des trucs pareils pour nous faire du suspense, mais il y a des décisions prises qui me laissent tout de même bien sceptique. Pour le reste, je suis bien investi dans cette histoire, la réalisation est impeccable, le casting très bon.
Most Dangerous Game – S01E07 – No Running On the Platfom – 18/20
Les scénaristes ont apparemment trouvé et mis en place une routine en très peu d’épisodes et les épisodes ont beau être courts, il se passe plein de choses. Le format est mieux maîtrisé : chaque épisode paraît bien être un tout complet, pas juste un « pilot » découpé en quatre comme dans les premiers épisodes.

Rattrapage

You (Parfaite) – S02E05 – Have a Good Wellkend, Joe ! – 14/20
La construction de l’épisode change un peu de ce à quoi la série nous habitue depuis le début de saison, puisqu’on s’éloigne enfin de Los Angeles… Par contre, on le fait pour continuer d’être entraîné dans toujours plus de clichés, ce qui fait que je suis resté perplexe devant une bonne partie de l’épisode. Au moins, les choses s’accélèrent du côté de l’intrigue.
You (Parfaite) – S02E06 – Farewell, my Bunny – 15/20
Hmm… Je ne sais pas pourquoi je n’arrive pas à accrocher à cette saison autant que l’an dernier et autant que sur ses deux premiers épisodes, mais il y a définitivement quelque chose qui n’arrive pas à me passionner dans cette seconde salve d’épisodes. Pourtant, l’intrigue est plutôt sympathique, les personnages ont des choses à nous révéler et l’écriture est toujours efficace. Je pense vraiment que ce qui me pose le plus de problème, c’est l’ensemble bien plus cliché que l’an dernier. Ou juste le fait qu’on tombe dans de nouveaux clichés par rapport à l’an dernier ?
You (Parfaite) – S02E07 – Ex-istential crisis – 17/20
Je n’ai pas trop compris comment ni pourquoi enfin, mais cet épisode parvient à faire un grand écart en cours de route et à repiquer totalement mon intérêt qui était en fort déclin depuis cinq épisodes. Je ne sais pas s’ils réussiront à garder ce bon rythme jusqu’au bout, mais je suis content de ce que ça donne dans celui-ci et je ne boude donc pas mon plaisir.

Challenge Séries 2020

13 Reasons Why – S03E05 – Nobody’s Clean – 14/20
C’est dingue, tout de même, qu’une série puisse me mettre dans un tel état de colère à chacune de ses saisons, mais j’imagine que c’est ce qui me fait la continuer et qui la rend efficace malgré tout. Dans cet épisode, on a une révélation que je trouve prévisible pour expliquer le comportement d’un personnage à la fin de saison précédente et une révélation que je trouve complètement incompréhensible vis-à-vis du comportement d’un autre personnage depuis le début de la série. De la logique, de l’illogique, je n’en peux plus.
13 Reasons Why – S03E06 – You Can Tell the Heart of a Man by How He Grieves – 13/20
La série poursuit dans le social, sans trop de surprise, et propose un épisode qui sert clairement à combler le temps au cours de cette saison. C’était donc long, malgré un bon moment émotion et des graines semées pour la deuxième moitié de cette histoire autour de Bryce. C’est d’autant plus dommage que cet épisode promettait de se concentrer sur un personnage sympathique à l’origine, mais que ça a dévié en cours de route pour traiter une autre intrigue aussi dans le même épisode, à défaut d’avoir assez de matière.
13 Reasons Why – S03E07 – There Are A Number of Problems with Clay Jensen – 15/20
Si au moins, j’ai l’impression que l’intrigue évolue quelque peu et qu’il se passe enfin des choses intéressantes dans la saison, tous les personnages sont tellement énervés de tout ce qui leur arrive, avec plus ou moins de raisons (13, pour la blague foireuses), que j’en ressors hyper énervé moi-même. Il y a plein de personnages qui mériteraient une bonne douche froide pour se remettre les idées en place. Aaaah.
13 Reasons Why – S03E08 – In High School, Even on a Good Day, It’s Hard to Tell Who’s on Your Side – 17/20
Je surnote totalement cet épisode, mais c’est parce qu’il a réussi à me prendre par surprise avec une scène que je ne savais plus que j’attendais cette saison et qui magnifie tout l’épisode. Les dix dernières minutes sont hyper prenantes et font oublier tout le reste, particulièrement parce que le début est dans une routine pas spécialement fascinante…

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