9-1-1 Lone Star – S02E09

Épisode 9 – Saving Grace – 17/20
J’ai du mal avec la structure de cet épisode qui nous présente une intrigue très chouette, hein, mais qui n’est pas celle pour laquelle j’avais envie de retrouver cette caserne de pompiers. Je suis un peu déçu que la série prenne le modèle de sa grande-sœur pour cet épisode, finalement, mais ça n’empêche qu’on se concentre sur des personnages que j’adore et que les émotions passent très bien au moment où elles doivent se passer.

Spoilers

Judd et Grace ont un accident de voiture les laissant en grand danger de mort.


Well now, who’s making it up ?

Ce n’est vraiment pas subtile comme titre d’épisode, ça ; de même que je ne trouve pas spécialement subtile de nous enchaîner cet épisode sur Grace et Judd ayant un accident de voiture juste après un épisode de la série-mère sur un carambolage avec une voiture éjectée aussi d’un pont. C’est abusé, mais le spin-off est celui qui avait proposé ça en premier.

Et le suspense continue un bon moment de cet épisode avec un flashback nous ramenant en 1995 lorsque deux enfants ont la merveilleuse idée de conduire une voiture, puis de faire la course avec des ados stupides dans une autre voiture. Le plus jeune garçon meure et le casting est assez bien foutu pour qu’on comprenne que l’ado au volant était Judd. Il n’est pas entièrement responsable de la mort de son ami, cela dit : cet idiot a appuyé volontairement sur la pédale d’accélérateur, parce qu’il voulait gagner la course.

C’est bête, ça. Cela nous explique davantage sa vocation de pompier au moins, pas besoin d’un « Begins » pour ça, c’est chouette…. Ou pas, parce que l’épisode fait exactement comme le fait la série-mère, un épisode avec des flashbacks pour nous présenter la vie de Judd. On le retrouve ensuite en 2012 à faire la visite de sa caserne à un groupe d’enfants d’une classe venue avec leur maîtresse.

Soit. Ce n’est pas grandiose, même si on voit assez vite où ça mènera avec une dame lui donnant des cartes pour conseiller aux gens d’aller à l’Eglise plutôt que d’appeler le 9-1-1. Soit. Il récupère les cartes, juste avant de partir en intervention. Bizarrement, la femme qui est sacrément blessée et a besoin d’aide refuse que Judd s’occupe d’elle quand elle entend son prénom et qu’elle voit son nom.

Nous sommes plus réactifs que Judd à comprendre qu’il s’agit de la mère de son pote, mais bon, lui a subi le passage de quelques années, tout de même. Judd est en tout cas sacrément perturbé par tout ça, et moi je le suis de voir que Tommy était déjà capitaine à cette époque. La mère de son pote n’a bien sûr pas pu oublier le nom de Judd malgré les années passant, parce qu’à ses yeux, il est le meurtrier de son fils. Forcément.

Perturbé par tout ça, Judd envisage le suicide en reprovoquant l’accident de son enfance, mais il s’arrête pile à temps pour ne pas se blesser… et retombe sur les cartes de la femme religieuse : il se décide donc à appeler cette ligne téléphonique et tombe bien évidemment sur Grace. On s’y attendait évidemment, mais ça reste extrêmement frustrant. Cette histoire est belle, hein, mais on veut savoir comment va se passer le présent, pas le passé.

OK, j’exagère, parce que c’est une jolie histoire, vraiment, et cette romance est à la hauteur des personnages que l’on suit depuis une saison et demie. Ainsi, Grace entame une relation téléphonique avec Judd en lui conseillant de se faire cracher à la figure par la mère de son pote si c’est ce qu’il faut pour qu’elle lui pardonne un jour.

Judd décide donc de réparer le jardin à l’abandon de la femme : palissade, marches de l’escalier, etc. Il fait tout ce qu’il faut pour cette femme, et ça finit par fonctionner, puisqu’elle lui pardonne. En revanche, en parallèle de tout ça, il continue d’appeler Grace régulièrement, faisant tout ce qu’il peut pour tomber sur Grace à chaque fois qu’il appelle à son service de prière.

Le rire de Grace illumine ses journées à chaque appel, et il finit par avoir une relation amoureuse avec elle sans même l’avoir rencontrée. Il la passe avant tout le reste, et c’est très mignon à voir. Franchement, j’adore, tout simplement… jusqu’à ce qu’elle ne soit plus là lorsqu’il lui téléphone un soir, parce qu’elle a démissionné, tout simplement. Il est déprimé de l’apprendre, mais se rend tout de même au bar avec le reste de la caserne… Tout ça pour mieux retomber sur Grace quelques minutes plus tard.

Elle est en effet là pour prendre un verre avec ses amies avant son départ, parce qu’elle a prévu de déménager pour Georgetown, afin de poursuivre ses études. C’est super comme rencontre, créée en partie par une Tommy géniale avec son (meilleur ?) ami.

Forcément, après une rencontre pareille, Judd a de très bons premiers rencards et finit par amener Grace chez Tommy et son mari. C’est donc là qu’ont commencé les jolies soirées entre eux, et c’était bien à voir, même si le but est évidemment de créer le doute en Grace par rapport à ses études. Par contre, quand elle annonce à Judd qu’elle envisage de rester en ville plutôt que de déménager, celui-ci n’est pas du tout d’accord. Il est amoureux d’elle bien sûr, mais il a été légèrement perturbé en route : son beau-père lui a fait comprendre qu’il n’était pas assez bien pour Grace.

Grace est la fille d’une longue lignée de personnes noires ayant eu à se battre pour survivre, mais aussi pour être les plus forts et les plus intelligents dans un pays plus que compétitif. Par conséquent, le père ne veut pas que Judd passe plus de temps avec sa fille… et il accepte apparemment ça quand il se rend compte qu’elle abandonne son futur pour lui.

Il décide donc de lui dire qu’il ne l’aime pas, en la regardant droit dans les yeux, et ça nous permet de retrouver le personnage de Grace comme je l’adore depuis le début : elle refuse de rentrer chez elle, mais va danser seule dans le bar, parce qu’elle est là pour ça. Et ça marche carrément.

Par contre, c’est ensuite l’enfer pour Judd qui se retrouve à se faire son tatouage à la main – le psaume 31 qui dit de ne pas avoir honte de soi – et à se battre en intervention avec un homme qui n’apprécie pas de voir un pompier le remettre à sa place, alors que c’est carrément justifié. Les jours (ou mois ?) passent et Judd reste ainsi célibataire… jusqu’à ce qu’il se retrouve à la maternité pour féliciter Tommy sur la naissance de ses jumelles.

Dans la salle d’attente, il retombe sur Grace et les deux peuvent se réconcilier et continuer d’être le meilleur des couples. Ecoutez, l’épisode vient de me réconcilier définitivement avec le personnage de Judd que je trouvais parfois too much, et avec l’acteur aussi. Je lui préfère toujours Grace, ça va sans dire, parce qu’elle est un personnage exceptionnel. Cette dernière a donc abandonné ses études pour devenir opératrice du 9-1-1, juste parce qu’elle voulait aider les gens. Et tous les deux sont les parrain et marraine des jumelles – je ne suis pas sûr qu’on le savait.

Dans le présent, on reprend exactement où l’épisode nous avait lâché, et même un tout petit peu avant : Judd et Grace sont donc en voiture et pour éviter de heurter un camion se retrouvent à plonger dans l’eau. C’est horrible à regarder, surtout que Judd perd connaissance alors que Grace est bloquée dans la voiture. Elle fait tout ce qu’elle peut pour le réveiller, et quand c’est le cas, il comprend qu’ils sont en train de couler et que sa femme va probablement y passer.

Sa jambe est coincée dans la voiture et il ne parvient pas à l’aider… Comme l’épisode est fait de flashbacks interminables, on retourne en arrière et lorsqu’on revient au présent, Judd se réveille alors à l’hôpital, et c’est à nous glacer le sang, parce qu’il demande aussitôt où est Grace. Je suis un peu frustré de ne pas avoir eu l’intervention des pompiers qui aurait probablement été dingue. Elle aurait coûté trop cher et n’aurait probablement pas été celles de nos pompiers, cela dit.

Owen et Tommy annoncent alors que Grace est restée six minutes sous l’eau et qu’elle a survécu, mais qu’elle risque tout de même des séquelles. C’est atroce, tout simplement, parce que Grace est quand même l’une de mes préférées dans cette série. Et puis, avoir vu passer tout l’épisode sur leur rencontre amoureuse, ça en rajoute une couche, évidemment.

Finalement, tout ça est simplement pour nous rajouter du drama et nous montrer que Judd a besoin de Grace comme repère dans sa vie. Lorsqu’il entend les collègues de Carlos dire à ce dernier que l’homme qui les a forcés à tomber hors du pont est dans le même hôpital, il feint ainsi être OK avec la volonté de Dieu… avant de se rendre dans la chambre de l’homme pour s’en prendre physiquement à lui.

Heureusement, Owen et son beau-père débarquent à temps pour l’empêcher de faire une grosse connerie, d’autant plus qu’ils lui annoncent que Grace est réveillée. Réveillée, et sans séquelle en plus. Elle ne sent plus ses jambes, mais ça ne devrait pas durer, même si la rééducation sera compliquée – ils iront bien quand même. Oui, Grace est aussi enceinte. J’étais très content pour ces personnages franchement – et beaucoup plus dérangé par la suite lorsque Judd annonce la grossesse de sa femme à toute la salle d’attente. Genre, je ne sais pas, ça se fait à deux normalement, surtout dans ces conditions ? Très étrange.

En tout cas, tout est bien qui termine bien… et j’ai hâte de voir le prochain épisode, parce que bon, on n’a pas vraiment retrouvé tout le monde. Cela dit, pour une fois, Carlos avait plus de dialogue que TK, ça change.

Saison 2

 

9-1-1 – S04E09

Épisode 9 – Blindsided – 19/20
Une excellente reprise pour la série qui nous aveugle – c’est le titre de l’épisode après tout – avec son petit twist attendu sans qu’on ne comprenne exactement ce qu’il sera. Au-delà du jeu de mots du titre, j’ai bien aimé l’ensemble de cet épisode, avec des évolutions intéressantes pour les personnages (même si certains m’ont énervé) et des avancées dans un paquet d’intrigue. Par contre, pour une reprise, il est frustrant de voir certains personnages presque cantonnés à de la figuration. C’est habituel avec cette série, je sais.

Spoilers

Maddie est sur le point d’accoucher, mais elle ne s’arrête pas d’aller bosser pour autant.


Today is not the day.

J’ai attendu beaucoup trop de temps le retour de la série, et surtout de son spin-off, mais bizarrement j’ai pris tout mon temps pour lancer cet épisode, au point de le voir avec 24h de retard. Cela dit, le début de l’épisode est justement à propos de la patience qu’il faut avoir quand on attend impatiemment, justement, un événement : Maddie en est à 42 semaines de grossesse, rien que ça.

Les jours passent, Chimney est plus que prêt à recevoir son enfant, mais ce dernier ne veut pas sortir. Du coup, Maddie se retrouve à travailler toute la nuit, parce qu’elle veut s’entraîner à ne pas dormir de la nuit. D’accord, mais à neuf mois de grossesse, c’est un peu risqué… comme le fait de ne toujours pas avoir de nom pour leur bébé, surtout quand elle apprend que le frère de sa collègue s’appelle Norman Bates. Chimney se retrouve donc à devoir trouver un nom pour sa fille en urgences parce qu’ils ont été incapables de se décider avant.

La série se retrouve avec de bons gags sur la grossesse et l’accouchement ; je dois dire que j’aime bien l’idée. Par contre, je suis impressionné par Maddie qui fait quand même un job super stressant pour le faire à neuf mois, hein. Les américains sont fous. Stressant ? Elle se retrouve au téléphone avec un petit garçon, Jacob, dont la mère conduit une voiture n’importe comment.

Elle semble aveuglée et perdue dans ses pensées, ne réagissant pas lorsque son fils lui parle ou lorsque Maddie tente de prendre contact. Au contraire, elle finit à contresens sur l’autoroute, rien que ça, menant après un temps incroyablement long à un accident avec une camionnette. Tout cela se termine en un accident monstrueux entre plusieurs véhicules, avec des morts.

Avant tout ça, Hen et Karen sont hyper frustrées de voir que Nia va être rendue à sa mère. J’avais oublié cette intrigue et elle est vraiment horrible à voir. Après s’être occupées de ce bébé pendant des mois et des mois, elles doivent lui dire au revoir, parce que c’est le boulot qu’elles ont accepté de faire. Le problème, c’est que ça affecte aussi le vrai boulot de Hen, puisqu’elle est beaucoup trop énervée pour le faire correctement.

C’est une sacrée soirée pour les pompiers en même temps, parce qu’il faut s’occuper de toutes les voitures encastrées sur l’autoroute. Athéna est également sur les lieux, et elle est celle qui comprend que la mère conduisait bourrée, parce qu’elle trouve une jolie bouteille de whisky sur place. Humph. Franchement, cela ne ressemblait pas à un comportement d’alcoolique, mais qu’est-ce que j’y connais après tout ?

Par contre, Athena fait une réflexion franchement pas bien réfléchie sur les victimes de la femme alcoolique qui vont souffrir – ou périr – à cause des erreurs d’une personne incapable de se restreindre sur l’alcool. C’est super violent pour Bobby, franchement. Bon, ce n’est pas le plus gros de l’épisode cependant : la femme est rapidement emmenée à l’hôpital, et Jacob aussi.

Une fois que c’est fait, Maddie est obligée de quitter son job au beau milieu d’un appel, parce qu’elle n’est plus en état de l’assurer. Son travail a commencé, mais elle continue à bosser. Faudrait voir à pas abuser quand même, c’est totalement abusé à ce stade. J’avais tellement de peine pour elle, mais elle, elle continuait tranquillement à bosser. Bon, l’avantage d’avoir commencé son accouchement là-bas, c’est que Chimney apprend bien rapidement que sa femme est en train d’accoucher, puisque l’appel est passé directement auprès de Bobby.

Bobby a une sacrée soirée bien difficile aussi, puisqu’il fait face à la remarque d’Athena avant de voir que Hen pète un câble aussi, à cause de sa situation personnelle. Elle est rongée par ses nerfs, c’est atroce. Bon, pas autant que ce carambolage monstre et que les pompiers qui oublient de faire certains gestes de sécurité pour mieux se retrouver au cœur d’une explosion, ce qui ne fait jamais du bien.

A l’hôpital, Chimney arrive à temps pour l’accouchement, grâce à Athena qui l’escorte en voiture de police. C’est plutôt chouette de les voir comme ça, et en plus, ça permet à la policière de tomber sur le mari de la conductrice qui a provoqué ce carambolage. C’est quelque chose : l’homme apprend que sa femme est celle dont il a entendu parler aux news, sans pouvoir la voir bien sûr.

Son fils a évidemment été emmené dans un autre hôpital, et sa femme est sous surveillance policière désormais. Ce qui fait le plus craquer l’homme n’est pas tellement la rechute alcoolique de sa femme, cependant, c’est d’apprendre que Jacob a appelé le 9-1-1. Athena finit par briser le protocole sanitaire en place, parce que c’est trop lourd pour elle d’assister à tout ça. Tu m’étonnes. C’était une jolie scène, pleine d’émotions.

Ce n’était toujours rien par rapport à la suite de l’épisode qui est dans la surenchère : Chimney se rend compte qu’il a laissé le sac de grossesse de Maddie dans la voiture de son frère, alors il tente de l’appeler, en vain. Albert est sur messagerie, et pour cause : il est l’un des conducteurs victime du carambolage. L’accident est super violent pour lui, surtout qu’en fait, il n’est pas exactement dans le carambolage ; il a eu son accident juste avant : en contournant la voiture qui fonçait droit sur lui, il a fait un écart, s’est fait percuter, a fait quelques tonneaux et a fini en-dessous de l’autoroute.

Rien que ça. C’est hyper violent à voir, surtout qu’il appelle en vain le 9-1-1. Il rappelle chaque fois, mais il s’évanouit à nouveau tout autant de fois. Il finit par tomber sur May qui est celle qui s’inquiète et comprend qui il est, donnant son identité aux pompiers. C’est toutefois Bobby qui permet de le retrouver en ayant la bonne idée de demander sa localisation lors du premier appel.

Les pompiers arrivent donc à temps pour le sauver, même si on ne passe pas loin de la catastrophe : alors que Maddie accouche, Hen fait donc un arrêt cardiaque assez violent pour Hen qui galère à le ranimer, en compagnie d’Eddie. Tout finit bien pour cet épisode, mais ce n’était vraiment pas gagné. En plus, ça fait de la peine de voir Chimney tout heureux de la naissance et ne pas pouvoir en profiter pleinement. C’est finalement Buck qui doit lui annoncer la mauvaise nouvelle, et j’ai trouvé vraiment horrible comme responsabilité. En plus, Buck ramène le sac de grossesse de Maddie, donc Chimney comprend vite ce qu’il en est…

Pourtant, après toutes ces émotions, j’ai eu du mal à accrocher à la scène entre Chimney et Albert. Le plus dur était passé, de toute manière. J’ai préféré suivre la dispute entre Hen et Karen, qui leur permet d’en arriver à l’acceptation de ce qu’il se passe avec Nia (qu’elles laissent aller voir sa mère biologique en fin d’épisode) ou voir que May s’adapte de plus en plus à son nouveau job, malgré la difficulté d’avoir fait face à l’appel d’Albert. Les scénaristes nous introduisent d’ailleurs le prochain épisode avec elle : May reçoit une étrange demande d’amitié sur les réseaux sociaux de la part de Leila Creedy. C’est une ancienne harceleuse de son lycée, probablement celle qui a eu la bonne idée de la pousser au suicide.

En ce qui concerne Athena et Bobby, elle a l’occasion de s’excuser pour sa maladresse, mais elle comprend aussi pour la première fois que le démon de la culpabilité hante encore Bobby, et qu’il le hantera longtemps. Nous, on le voir retourner à une réunion d’alcooliques anonymes, ça faisait longtemps !

L’épisode se termine toutefois loin du drama, avec Tonton Buck en visio et une petite fille nommée par Maddie comme la belle-mère qu’elle n’a pas connue : Jee-Yun. Et ça sonne très bien. Albert, lui, se réveille à l’hôpital et n’aura qu’à se rétablir après tout ça.

> Saison 4

 

Films vus en 2021 #8 : Nobody (2021)

Salut les cinéphiles,

Aujourd’hui, je ne vais pas vous parler d’un film coup de cœur, même s’il a failli l’être, mais d’un film sorti en 2021 parce qu’on est en 2021 et que c’est un peu triste de ne rien voir de cette année sous prétexte que les cinémas continuent d’être fermés. Loin des promos abusives et intempestives de Netflix, j’ai pas mal entendu parler de ce film d’action comme un très bon film qui changeait de ce qu’on voyait d’habitude : Nobody

Nobody (2021) par Ilya NaishullerN’étant pas très film d’action, je me suis dit que j’allais le regarder, le renouveau ne pouvant que faire du bien. Et c’est partiellement vrai. Le film raconte l’histoire d’un homme comme tout le monde, un homme qui n’est personne donc, qui est enfermé dans une routine banale ne semblant pas si agréable que ça. Cela semble toutefois lui convenir. Un jour, sa maison est pourtant la cible d’un couple de cambrioleurs qui s’introduisent pour dérober toute la maigre richesse de la famille. Et bien sûr, notre homme tombe nez à nez avec eux…

Jusque-là, on est sur du classique, et l’action ne commence qu’après tout ça, quand on se rend compte que l’homme nous cache peut-être des choses. Je n’ai pas envie de spoiler, parce que le début du film fut une bonne surprise. Rien d’incroyable, mais du bon divertissement, en tout cas ; et c’est déjà ça de pris !

we have a future — Nobody / 2021 starring Bob Odenkirk
Un personnage proche de nous !

La première moitié est celle du film qui m’a le plus convaincu et dans laquelle je vois l’originalité de ce film ; le renouveau apporté. Pour une fois, on a un héros de film d’action qui va se retrouver vraiment en danger – on sait bien qu’il est peu probable qu’il meure avant la fin du film, hein, mais il se prend des vrais coups. Honnêtement, ça change de plein de films où les héros naviguent entre les balles et sont blessés pour deux minutes.

we have a future — Nobody / 2021 starring Bob OdenkirkDans ce film, vous verrez donc de bons combats, du sang et des ecchymoses qui restent par-dessus les cicatrices. Et ça, ça m’a changé de la majorité des films du genre que je connais. Pour cela, il était en bonne voie de devenir un coup de cœur… malheureusement, la deuxième partie du film tombe dans tous les clichés du genre, et vraiment, j’ai décroché car après un tel début, ça me décevait de voir un héros capable de survivre sous les pluies de balles et autres scènes du genre.

horror-heks.tumblr.com - TumbexPour les amateurs de films d’action, ça restera un excellent divertissement et un bon cru, je pense ; pour les autres comme moi, ça déçoit parce que ça ne va pas au bout de ce que ça avait la prétention de faire, alors qu’il y avait tout pour le faire. C’est vraiment dommage. Je pense que le pire reste la dernière scène (spoiler, forcément) où les scénaristes nous casent une petite blague qui ressemblait plus à du Mr & Mrs Smith qu’au début du film devant lequel on était. Je comprends l’idée de finir là-dessus, mais tout le personnage est d’un coup déconstruit et ses liens familiaux, qui auraient mérité d’être approfondis, deviennent juste sujet à l’humour.

Je conseille malgré tout le film si vous voulez voir un film d’action car la première partie change un peu des clichés habituels… mais n’espérez pas autre chose qu’un film qui fait bim bam boum, ça fait pschit et ça fait vroum.

trolling.gif - Le Cahier

The Nevers – S01E02

Épisode 2 – Exposure – 18/20
Le duo Whedon/Espenson reste toujours bien efficace dans un épisode qui développe davantage la mythologie de la série avec toujours autant d’humour et de bavardages. C’est un peu trop bavard, malheureusement, mais c’est tout le problème d’HBO, des épisodes d’une heure et de ces scénaristes qui aiment s’entendre parler. Malgré tout, j’accroche énormément à la série qui s’enferme dans des schémas et intrigues que j’ai toujours adorés ailleurs. Pas de surprise, donc.

Spoilers

Mundis met tout en son pouvoir pour retrouver Mary, sauf que justement, il n’a pas de pouvoirs lui !

How are you not wonderful ?

Il est bon signe que je me souvienne du nom d’une majorité des personnages après une semaine, mais aussi que l’envie de revenir soit forte, malgré une durée d’épisode (et interviews, j’imagine) affichant 1h12 de spectacle. Le résumé de l’épisode précédent est, comme souvent avec ce genre de série, une excellente chose permettant de démêler la complexité de l’intrigue.

Malgré tout ça, la série reprend sur deux personnages qu’on ne connaît pas, notamment une certaine Miss Cassidy, une italienne, dont l’amie aimerait bien être une Touchée elle aussi, pour se transformer en une femme d’exception. Cela ne fait pas rire Miss Cassidy, et pour cause : on finit par découvrir qu’elle est elle-même une Touchée, dont le pouvoir est de faire léviter les objets qu’elle touche de ses mains nues. Une chance que la société de l’époque laisse les gants à la mode.

Miss Cassidy est rapidement repérée comme une Touchée dans son magasin suite à un incident et comme suite à l’attaque de Maladie de l’épisode précédent tout le monde est effrayé par les Touchés, elle est forcée de s’enfuir, en direction de l’Orphelinat. Elle passe avant ça par chez elle où elle découvre que son amie est prête à la trahir sans le moindre remords. Sympathique. Elle a failli lui dire où elle irait, mais ne l’a pas fait heureusement.

Malheureusement, l’adresse qu’elle a n’est pas la bonne. La série joue bien avec nous sur ce coup-là, parce qu’on pense vraiment qu’elle met trois plombes à s’y rendre et qu’elle est sauvée in extremis d’une énième milice anti-Touché, alors qu’elle tombe en fait directement dans gueule du loup. La pauvre.

Quand on revient enfin à l’orphelinat d’Amalia True, c’est pour découvrir que le policier, Mundis, y emmène ses hommes. Ceux-ci mènent une perquisition très envahissante dans l’orphelinat, à la recherche d’éléments prouvant leur lien avec Maladie. C’est en vain bien sûr, mais ça nous permet de découvrir un peu mieux certains personnages et certains dons, tout en réaffirmant que True et Penance Adair sont des personnages très cool.

Amalia est forcée de subir un entretien avec Mundis, et il est évident qu’Adair s’y incruste, pour ne pas laisser son amie seule face au policier. Il n’y a pas grand-chose à retenir de cette longue scène, si ce n’est qu’il est évident que Mundis n’a pas l’intention de cacher son lien avec Mary, la Touchée à la voix d’or, kidnappée dans l’épisode précédent. Cet entretien est plein d’un humour excellent, notamment lorsqu’il est question du témoignage d’Hugo ou de la dévalorisation de True vis-à-vis d’elle-même.

Le personnage d’Olivia Williams, Mrs Bildow, débarque alors et met un terme à l’entretien, avec un fauteuil et un pouvoir qui vraiment lui donnent des allures de Professeur Xavier. Oui, l’entretien est vite terminé et si Mary n’est pas encore retrouvée, elle reste le centre d’intérêt de nos personnages. Mrs Bildow annonce donc qu’elle s’attendait à cette descente de police depuis deux jours. Elle est aussi là pour donner une mission à Penance.

Elle a besoin d’elle et de quelques touchées pour faire… de la figuration ? De l’animation est un terme plus juste. De l’animation ? Elle l’emmène dans une réception entre riches dans un très joli château XVIIe. Bref, Mrs Bildow exploite totalement les touchées et elle leur demande même de mettre un ruban pour qu’on puisse bien les reconnaître. Oula. C’est touchy comme pratique si je peux me permettre le jeu de mots.

Le plus intéressant est encore que Penance y retrouve Augustus, qui a très envie de lui parler. On voit bien que sa sœur se fait des films, mais elle est loin de se douter que son frère est lui aussi un Touché. On comprend bien que toute la société pense qu’il s’agit d’un problème exclusivement féminin, alors que non. Augustus révèle que son pouvoir est tout simplement de se transformer en corbeau, et ça semble coller parfaitement à son personnage, d’une manière ou d’une autre. C’est fou, non ?

J’ai aimé cette scène où ils parlent des sensations provoquées par les pouvoirs qu’ils ont obtenus. Ils sont interrompus par une Touchée, ce qui permet à Augustus de découvrir que sa sœur était dans une pièce adjacente. Elle est très déçue de découvrir que son frère ne fait aucun effort pour elle : il a été vu s’en aller de cette petite fête avec Penance alors qu’il était normalement là pour l’aider avec les donateurs. Ouep, cette petite soirée entre riches est un événement caritatif censé permettre à Bildow de réunir assez de fonds pour avancer dans son projet.

C’est intéressant, mais j’ai surtout aimé voir Olivia Williams dans un nouveau rôle d’autorité bien glaçant, alors qu’Augustus s’écrasait face à elle. Et puis, bien sûr, il y a de l’humour dans les démonstrations de pouvoirs des filles, et ça, c’est cool – contrairement à Augustus obéissant à sa sœur. Penance tombe donc de haut quand elle retrouve Augustus juste après. Elle avait l’impression d’avoir un vrai quelque chose avec lui, mais ce n’est pas le cas. Cela fait de la peine à Lucy de voir Penance avoir le cœur brisé. C’est un peu extrême, tout de même, et nous voyons donc Penance s’en aller de la barraque en utilisant à nouveau sa voiture qui n’est plus qu’un prototype.

Augustus aussi la voit s’enfuir… et il se téléporte aussitôt dans la tête d’un corbeau qui passait par-là. Ah, il ne se transforme pas lui-même, il est connecté à eux. C’est intéressant comme pouvoir, ça change un peu. Malheureusement, il est interrompu par du bruit à la fête, et par un verre de champagne. Il perd la trace de Penance un peu trop tôt et ne la voit pas être interrompue dans son trajet par des hommes flippants l’entourant. Et la kidnappant ?

Augustus, lui, il préfère s’entourer d’Hugo et des prostituées qu’Hugo lui impose… mais je n’ai rien suivi au reste de la scène dans ce club privé d’Hugo, qui semble vouloir se servir du nom d’Augustus Bildow pour faire bien.

Pendant ce temps à l’Orphelinat et comme toujours, Amalia a une petite vision pour nous indiquer ce qui l’attend et ne donne pas envie pour elle, avant de rencontrer une certaine Désirée. Celle-ci est très expansive et bavarde, et elle cherche un endroit où se loger. Elle est en effet effrayée par un de ses clients qui veut la tuer. Elle est clairement une prostituée, et elle a un personnage qui permet un petit gag sur la vulgarité du langage devant certains enfants, puisqu’elle en a un qui s’appelle Nigel.

Elle est aussi une Touchée qui a un pouvoir bien particulier : elle est capable de faire parler n’importe qui, avec expansion… mais elle a aussi tendance à tout oublier. Malaria trouve tout de suite son avantage en Désirée, même si elle peur d’être espionnée par elle. Elle l’emmène malgré tout au commissariat pour en savoir plus sur la relation entre Mary et Mundis. Elle a bien compris qu’il y avait quelque chose à creuser, et Mundis révèle évidemment qu’il avait une jolie relation avec Mary dans le passé.

Quand elle a ce qu’elle veut, Amalia fait sortir Désirée de la pièce et peut avoir une vraie conversation honnête avec le flic : il n’apprécie pas les méthodes d’Amalia, mais cela fonctionne malgré tout. Elle voulait s’assurer qu’il s’inquiétait plus pour Mary qu’il ne voulait tuer Maladie. Une fois que c’est fait, Amalia lui révèle que Mary a chanté une chanson que seuls les Touchés ont chanté et Mundis essaie de mieux comprendre le pouvoir d’Amalia.

C’est l’occasion de savoir qu’elle n’arrive pas à changer ses visions (pour l’instant), mais que cela lui donne un certain calme car elle sait ce qu’il va se passer. Soit. Il est intéressant de voir les deux personnages travailler ensemble, mais la scène tourne vite au bavardage… Et c’est un problème que j’ai avec cette série, je la trouve très, très bavarde et elle m’épuise un brin avec ses accents à couper au couteau, parce que je n’y suis pas tellement habitué.

En tout cas, Amalia finit par avoir une jolie vision de Maladie en train de la frapper, et ça lui donne une piste. Elle ne dit rien à Mundis, préférant garder une longueur d’avance et laisser Désirée lui indiquer qu’elle est partie quand il la cherchera.

Nous retrouvons aussi Lord Massen dans cet épisode, et son intrigue reste celle qui m’intéresse le moins. On voit bien qu’il est conservateur et effrayé par les Touchés ; particulièrement depuis ce qu’il s’est passé à l’Opéra. Par contre, tout ça continue de désintéresser Hugo, qui s’avère toujours aussi désinvolte. Cela énerve inévitablement le Lord – et nous, ça nous permet de prendre conscience d’une intrigue plus large avec un frère pour Hugo, Caleb, mort noyé, et un père très puissant.

Bien évidemment, l’épisode vient aussi nous donner des nouvelles de Mary. Elle est enfermée dans les égouts, je pense, en compagnie d’une Maladie toujours aussi cinglés, mais aussi de ses hommes de main. Nous avons celle qui maîtrise le feu, mais aussi un autre capable de créer des illusions et transformer les rats en morceau de poulet appétissant.

Enfin, Mary est avec une femme qui espère devenir une Touchée par tous les moyens, y compris en s’arrachant les orteils. C’est particulièrement déprimant pour Mary, surtout qu’elle comprend bien qu’on veut exploiter ses pouvoirs alors qu’elle est incapable de les utiliser sur demande : ils sont clairement liés à ses émotions.

J’ai eu du mal à accrocher aux scènes entre Maladie et Mary cependant. Autant la folie douce de Maladie fonctionne bien avec le côté théâtral de l’Opéra, autant dans un lieu sombre et dégoûtant, elle est moins effrayante. Par contre, elle est toujours aussi perchée : elle ne veut pas entendre Mary chanter, mais elle ne veut pas non plus la libérer sous caution. Oui, elle veut de l’argent, mais non, elle n’en veut pas. Sublime.

L’intrigue commençait à patiner, mais heureusement, Amalia finit par remonter leur piste, bien aidée par la pyromane, évidemment, et elle tombe sur une Maladie qui continue de s’écouter parler encore et encore, même après avoir été tabassée par Amalia. Elle a un bon syndrome connu chez les méchantes de Whedon, finalement, et ce n’est pas surprenant. Ce qui est un peu plus surprenant, c’est finalement qu’Amalia reconnaît Maladie comme une certaine Sarah, une ancienne amie auprès de qui elle s’excuse de manière bien formelle.

Maladie s’avère alors jalouse de l’amitié entre Amalia et Penance. Elle place donc Amalia face à un choix impossible : elle lui donne un pistolet et le choix de sauver soit Mary, soit Penance. Ben oui, Penance est évidemment tombée dans les mains de Maladie, et en bonne malade, celle-ci envisage de les pendre.

Face à choix stupide qui ne lui permet pas non plus de tirer sur Maladie, Amalia prend alors le choix de se tirer une balle dans le ventre. C’était inattendu et ça perturbe le plan de Maladie, tout en permettant aux flics d’intervenir à temps pour sauver Mary et Penance. C’est bien gros tout ça, mais ça marche plutôt pas mal. Il est juste dommage que malgré une balle prise aussi dans le ventre, Maladie parvienne à s’échapper.

Amalia, elle, est rapidement sauvée par Horatio dont c’est le pouvoir. Elle se fait certes disputer par Penance, mais c’est pour le principe : tout finit bien entre les deux femmes et Amalia s’en sortira probablement sans la moindre séquelle au prochain épisode. Mary est elle aussi sauvée sans problème, et elle fait le choix de prendre une chambre à l’orphelinat elle aussi, expliquant à Mundis que ça vaut mieux car elles sont préparées pour se battre contre Maladie après tout.

Il est alors temps d’en arriver à la fin de l’épisode nous révélant Mrs Bildow comme une méchante, elle aussi. Elle est en effet la patronne d’un étrange groupe de scientifiques qui travaillent dans l’ombre à des sous-terrains de la ville à… déterrer l’étrange OVNI de l’épisode précédent. S’ils y travaillent, ce ne sont pas eux qui se salissent les mains. Le cliffhanger nous révèle au contraire que Mrs Bildow est à la tête de la menace qui s’empare des Touché(e) en les kidnappant, puisque Miss Cassidy est là, lobotomisée, à déplacer des pierres elle aussi. Etrange. Reste à savoir quel sera le rôle de Mrs Bildow dans le futur, parce qu’elle annonce une guerre maintenant…


C’est tout pour l’épisode, mais je tiens à dire que j’aime beaucoup le petit reportage qui suit sur la manière dont est créé la série. Après l’Opéra la semaine dernière, on se concentre aujourd’hui sur le gala, les effets spéciaux pour créer une Primrose géante ou sur la relation Augustus/Penance. Et dire que Whedon disait que les comics permettaient justement à l’univers de Buffy d’avoir un personnage géant alors que ça aurait été impossible financièrement à l’écran ! Maintenant, ils sont capables d’avoir ce type d’effets spéciaux filmés en direct. C’est dingue.