Evil – S02E13

Épisode 13 – C is for Cannibal – 16/20
J’aimerais sincèrement écrire que la série est plus claire après cet épisode et que les réponses que l’on obtient sur les intrigues de la saison sont suffisantes pour justifier les nombreux moments d’égarement de la saison, mais ce n’est pas le cas. On a un épisode qui paraît étonnamment fluide à la place, mais pas tellement de perspectives ou de direction limpide pour la suite. Je ne sais plus quoi penser de la série.

Spoilers

David s’apprête à recevoir son ordination.

Stop creating fiction to avoid God.

L’épisode commence par un entretien de David sur le point d’être ordonné prêtre, et je dois avouer que c’était intéressant de découvrir les coulisses de quelque chose que je ne connaissais pas du tout. Eh, il a un sacré niveau de latin et une réponse bien convenue à tout ce qu’on lui demande, y compris quand il est question de race ou quand il se retrouve en conversation visio avec Renée lui posant des questions sur sa vie sexuelle.

Chelou, étrange. C’est la sœur de son ex, franchement. Bon. Ce dernier entretien se passe bien pour lui, mais ça ravive apparemment des souvenirs sexuels pour David, dont on apprend (il me semble ?) qu’il a été dans un centre pour accro sexuel ? Euh ? OK. Tout ça semble sortir de nulle part, de même que l’intrigue de l’épisode sur les cannibales, donc.

Le trio se retrouve à interroger un jeune étudiant dont les parents s’inquiètent qu’il puisse être possédé par un démon. Il y a de quoi : sur son campus, il semble normal de se mettre à hurler tous ensemble sans vraie raison ; et dans la tête de ce type, Mitch, il y a des envies de manger des bouts de corps humains. Il en est à s’attacher à son lit par crainte de bouffer son colocataire pendant la nuit. Et le coloc semble plutôt à l’aise avec cette idée ? Genre… non ?

Il indique quand même à David et Ben que Mitch semble plus affamé quand il rentre d’un cours en particulier, dans un autre bâtiment. Le duo d’enquêteurs se met aussitôt en quête de comprendre ce qu’il peut se passer là-bas, et ils en profitent pour parler du célibat forcé de David tout en traquant une piste sanglante. Soit. Tout cela n’empêche le futur Père Acosta d’être obsédé par le sexe et des rêves érotiques.

Il faut pourtant qu’il en sorte assez vite, parce que Ben et Kristen lui ont organisé une petite fête surprise chez Ben avec à peu près tout le casting. Cela permet au psy de tenter de parler de sa vision bizarre à la nonne habituelle – et c’était génial, mais aussi à Sheryl et aux filles de Kristen de sauter sur le lit de Ben. Sérieusement ? J’étais juste gêné de voir des gens si mal éduqués. Et puis Sheryl qui parle à des prêtres, ça ne peut que mal tourner. Elle demande à ce que Leland soit embauché, finalement, ça pourrait être pire. Ca pourrait être Lexis – mais où est passée sa queue ??? – qui balance à sa mère qu’elle sent comme un cadavre. Sympa.

Je préfère ne pas savoir comment elle connaît l’odeur, mais ça ne semble inquiéter personne. Après, Kristen était à la fac de médecine lors de la dissection d’un cadavre dans la journée, donc en soi, ce n’est pas si bizarre ; mais personne d’autre ne sentant l’odeur, ça semble indiquer que Lexis a l’odorat fin quand même. Allez savoir. Comme toujours avec cette série, on enchaîne de toute manière sur tout autre chose : Kristen, David et Ben se rendent à la fac à trois heures du matin.

Ben et David y avaient trouvé une indication ensanglantée proposant de se rendre sur place à cette heure-ci, mais tout ce qu’ils trouvent, ce sont des étudiants qui font des défis stupides entre eux, du genre, dormir dans un tiroir de morgue. C’était très sympathique de voir Kristen flipper un coup, pour une fois ; et très sympathique comme réalisation. Par contre, ça ne ressemble pas tellement à une fin de saison… Au contraire, même : on a un épisode qui semble étonnamment bien construit autour des mêmes intrigues par rapport à d’habitude.

Bon, après, Kristen et Ben perdent de vue David qui se retrouve à errer seul dans cette fac abandonnée. Cela lui permet d’être face à face à ce qui ressemble à une gargouille cannibale, une créature capable de voler et de le chasser à travers la fac. Comme souvent, par contre, Kristen intervient pour aider David à passer une porte, et pouf, la vision démoniaque disparaît. Je parle de vision pour une bonne raison, parce que sœur Andrea finit par lui expliquer qu’il a un don bien particulier.

C’est un don que peu de gens ont et qu’elle a aussi : plus ils s’approchent de Dieu, plus les visions deviennent corporelles et réelles. Euh ? David ne semble pas prêt à signer pour ça, et j’avoue que ce n’est pas exactement ce qu’on attendait de la série jusqu’ici. Il faudra bien qu’elle bascule totalement dans le fantastique à un moment donné après. Le problème, pour l’instant, c’est qu’elle n’ose pas aller à fond dedans alors qu’elle y est déjà. Je crois.

Je veux dire, la sœur a aussi ses terreurs nocturnes à présent, et ses cauchemars dans lesquels elle voit la gargouille venir l’enfourcher. OK. C’est de plus en plus chelou tout ça. Sœur Andrea demande à la créature de laisser David tranquille, parce qu’il est protégé par Jésus, avant de poignarder avec un crucifix le thorax de cette créature. Puis, elle se réveille. C’est déjà ça ?

L’autre problème de la série, c’est la multiplication des intrigues, et cet épisode n’y coupe pas non plus : le psy annonce à Kristen qu’il va prendre deux mois de vacances et la référer à un autre psy en attendant. Le plus beau, c’est encore qu’il raconte toute sa vie à sa patiente et qu’il n’existe toujours aucune éthique professionnelle entre ces deux-là.

L’éthique professionnelle ne semble pas étouffer Kristen de toute manière. Cet épisode la voit se retrouver sous la surveillance de Leland envoyé par l’Eglise. C’est la pire des idées, mais la dispute entre ces deux-là était hilarante… jusqu’à ce que Kristen retire sa chaussure à talon pour éclater la tronche de Leland. Euh hein ? Les étudiants ne semblent pas s’en inquiéter autour d’eux, et Kristen n’a pas encore de vraie raison de l’éclater.

Cela empire ensuite : pendant l’ordination de David – il ne fait que penser au sexe, super – Leland se lève et laisse à Lexis un étrange mo, Daffodil. Bon, c’est le nom d’une fleur, qui était aussi le nom de code laissé à Sheryl pour aller baffer Asa dans l’épisode précédent. Les intrigues se recoupent, peu à peu. Lexis avoue ainsi à sa mère qu’elle a revu Leland plusieurs fois à l’école, ce qui fait flipper Kristen.

On s’y attendait, mais elle décide donc de récupérer son arme préférée dans le placard pour aller chez Leland. Seulement voilà, Leland est déjà occupé : il a convaincu le cannibale qu’il était parfaitement normal de manger de la viande humaine.

C’était une tâche facile, parce qu’il s’affirmait appelé par un des cadavres de l’université la nuit précédente. Ben et David avaient eu bien du mal à l’empêcher de bouffer un cadavre dont le crâne avait été tatoué d’un sigil… et ça ne sert finalement à rien, car Mitch est invité chez Leland qui lui a organisé une jolie fête pour bouffer le cadavre. Et sur place, on découvre que Sheryl est là aussi, mais qu’elle fait tout ce qu’elle fait pour protéger ses petites-filles. C’est à peu près logique, mais ça manque encore d’une vraie explication, je trouve. La sœur Andrea tente bien de nous la donner avec une révélation sur les sigils avec la carte qui représenterait soixante décennies de soixante maisons démoniaques, mais… Je n’ai pas compris ce que ça apportait au schmilblick, en fait. Grosso modo, on apprend quand même que quand l’un des soixante meurt, il doit être remplacé en étant mangé par son successeur. Sheryl a donc fait ça ? Et Mitch est en train de le faire lui aussi.

Et Kristen dans tout ça ? Elle ne se rend pas chez Leland, mais chez David. Maintenant qu’il est prêtre, il peut écouter sa confession, et il l’accepte. Le pauvre ne sait pas ce qui l’attend par contre : Kristen lui confesse le meurtre de Leroux et le fait que les flics l’ont laissée s’en tirer sans rien lui dire. Bordel, quelle actrice ! Elle est merveilleuse et m’a foutu des frissons… par contre la série m’a tellement révolté ensuite. Genre… Non. Ca m’énerve ce cliffhanger, parce que je ne vois pas du tout l’alchimie qu’on nous vend entre les acteurs et parce que ça n’a aucun sens que David ou Kristen fassent ça, surtout dans un moment de vulnérabilité et d’émotions comme celui-ci, c’est totalement hors propos.

La saison se termine sur David assurant le pardon de Dieu à Kristen… avant qu’il ne l’embrasse. Le soir où il devient prêtre ? Et Andy ? Et bordel où sont les débuts de réponse ? Où est la queue de Lexis ? Qu’est-ce que cette gargouille géante ? Et ce livre que lit finalement Lexis dans son lit ? Et Eddie, la poupée de l’épisode précédent qu’on a vu toute la saison ? Et les rêves de Ben qui ont cessé ? Et… bordel.

EN BREF – Je suis vraiment perplexe. J’adore l’ambiance de la série, j’adore ce que la saison 1 a proposé, j’adore les moments WTF qui peuplent la série… mais je suis blasé de voir que cette saison 2 a multiplié les intrigues sans jamais chercher à vraiment les terminer. Certes, il y a des moments où l’on a l’impression d’avancer et d’avoir des explications, mais à chaque fois, c’est pour mieux reculer ou pour mieux découvrir quinze autres pistes.

Et attendez, quand je dis ça, on dirait que je parle de LOST, mais pas du tout : là, les quinze autres pistes n’ont juste rien à voir avec ce qui précédait et ce qui suivra. À chaque fois. Cela me laisse totalement perplexe : j’adore la série, son ambiance, ses acteurs, sa réalisation, ses moments flippants, oui, définitivement oui. C’est une des meilleures séries du genre, définitivement oui. Par contre, il faut vraiment que ça se reprenne et qu’on offre à la série une vraie direction claire et définie, parce qu’à partir dans tous les sens comme ça, elle ne sait plus ce qu’elle raconte.

Et moi non plus je ne sais plus bien.

> Saison 2

 

Evil – S02E12

Épisode 12 – D is for Doll – 14/20
Venez lire cette critique si vous aussi vous n’avez pas tout compris – pour ne pas dire rien compris – à certaines des intrigues de cet épisode et de cette saison. J’ai beau sentir qu’ils nous rapprochent de certaines réponses avec cet épisode, j’ai l’impression d’être encore plus loin d’une quelconque résolution qu’à l’épisode précédent. Et on a connu plus flippant avec ce thème, aussi ?

Spoilers

Il fallait bien un épisode sur une poupée démoniaque à un moment ou un autre.

To be honest I’m Catholic, but I’m not that religious.

Je n’ai pas eu le temps pour cet épisode la semaine dernière, mais quand je vois le titre, je me dis que c’était peut-être un acte manqué de ma part. Comme beaucoup, je n’aime pas tellement les poupées dans les films d’horreur, hein. Cela dit, l’épisode commence de manière surprenante et loin des poupées : Leland demande plus ou moins à prendre la place de Kristen dans l’équipe d’investigation de l’Eglise, et c’est… étonnant.

La sœur habituelle est là pour avoir les oreilles qui trainent, renverser du thé sur Leland et tenter de le déranger autant que possible quand il parle. Bizarrement, une fois congédiée, elle se rend auprès de David non pas pour lui révéler tout ce qu’elle lui a entendu, mais pour le convaincre de devenir prêtre au plus vite, parce que la guerre est sur le point de commencer maintenant que Leland veut rejoindre l’Eglise dans l’accompagnement des possédés. Ah.

Elle finit donc par lui expliquer ce qu’elle a entendu, et si David n’y croit pas, il découvre finalement que c’est bien la vérité. Cela le fait beaucoup reconsidérer sa position vis-à-vis de l’Eglise, surtout qu’il a un pote qui laisse tomber sa place de prêtre pour ouvrir sa propre paroisse indépendante de l’autorité religieuse qui est bien trop longue à réagir selon lui, notamment sur les questions raciales.

Tout cela tracasse David qui finit par demander à nouveau conseil à la sœur, en en profitant pour en apprendre plus sur elle et l’homme qui était tombé amoureux d’elle quand elle était entrée dans les ordres. L’homme en question s’est suicidé depuis, alors bon, elle ne semble pas avoir beaucoup de regret : elle sait pourquoi elle est en vie au moins, et ce dessein dans la vie lui convient bien.

Sa vie est loin d’être triste, après tout. Elle redonne donc confiance à David, en lui demandant aussi qui a bien pu le faire douter à ce point. David se retrouve ainsi à faire des recherches sur son pote, pour mieux se rendre compte qu’il est tombé amoureux d’une nonne et que c’est pour ça qu’il a souhaité ne pas rester prêtre. Sacré destin. On ne va pas se mentir après, j’ai eu du mal à voir où voulait en venir la série avec ça, surtout quand le pote s’est mis à critiquer les exorcistes. Tout cela n’avait pas trop de sens.

De son côté, Kristen s’est beaucoup calmée et n’a plus eu d’hallucination depuis quatre jours. Eh, ça fait du bien de la voir beaucoup plus reposée et saine : elle fait ses excuses à son psy qui les accepte. Il est chelou lui aussi à tout tolérer ! Mieux que ça : il propose carrément à Kristen de parler à un de ses patients qui dit voir des choses dans sa maison, voir une forme qui s’en prend à son fils et lui a cassé le bras.

Cela fait penser bien sûr à des entités démoniaques, et c’est l’avis de David jusqu’à ce qu’il apprenne que la forme n’apparaît que la nuit. Selon lui, c’est étrange car ce n’est pas le fonctionnement habituel des entités démoniaques. Soit. Ben se joint à l’équipe bien sûr, et le psy de Kristen aussi, parce que lui, il aimerait pouvoir écrire un livre sur ces gens au boulot passionnant.

Tu m’étonnes ! David n’est pas pour, Ben non plus. Tu m’étonnes, bis. Bon, cela ne les empêche pas d’enquêter tranquillement dans la maison, histoire de découvrir que le fils du patient a peut-être des insectes dans son plâtre (comme tout le monde mon gars, faut s’y faire et attendre, c’est tout) avant d’être embarqués en direction du grenier. En effet, il y a une clairement une fuite qui vient du grenier au-dessus de la chambre du gamin.

Une fuite d’eau ? Peut-être, peut-être pas : ils trouvent dans le grenier un dégât des eaux qui sent bien trop fort pour que ce soit de l’eau. Kristen, David et Ben finissent par trouver la cause de la fuite, ou pas : un coffre avec une poupée dedans. Et c’est la poupée qui fuit ? On ne sait pas trop, mais le papa de la maison assure que c’est à sa femme, décédée depuis. Elle lui avait promis de s’en débarrasser pourtant, seulement voilà, elle faisait toujours ce qu’Eddie lui demandait.

La série n’ayant pas assez d’intrigues en cours, l’épisode prend aussi le temps de proposer ENCORE autre chose avec une autre des gamines de Kristen. C’est cette fois Lynn qui se retrouve à jouer les baby-sitters pour un certain Sebi, effrayé lui aussi par une poupée qui lui dit de ne pas bouger et que Lynn décide de ramener chez elle le soir en rentrant. Allez comprendre.

Elle explique à sa mère qu’elle pense que Sebi a voulu lui mettre dans son sac car il avait peur de la poupée, mais le problème, c’est que la poupée a disparu quand les parents de Sebi viennent la réclamer. Après, ça paraît être un problème, mais la série semble l’oublier totalement aussi vite. Ce n’est que plusieurs minutes plus tard qu’on découvre que la cadette avait volé la poupée – et on le découvre en même temps que Lexis. Celle-ci reconnaît la poupée, comme nous, comme étant la poupée appartenant à sa grand-mère. Et j’avoue, j’ai ri de l’arrivée prévisible du train ensuite, mais je ne comprends rien à ce que la série veut nous communiquer. C’est frustrant.

Du côté du gamin avec le plâtre, les choses tournent mal : persuadé d’avoir le plâtre infesté par des insectes, il se coupe le bras en voulant retirer le plâtre. Forcément, ça ramène toute l’équipe sur place, et cette fois, ils cherchent à comprendre ce que les ombres vus par le gamin peuvent bien être. Ils trouvent ainsi des formes étranges au mur visibles uniquement à la lumière ultra-violette… mais bon, Ben parvient à les expliquer. À peu près.

Cette fois, l’explication n’est pas super crédible, entre les produits chimiques, la poussière et d’anciennes déco d’Halloween dans une chambre, bon, franchement, non, je refuse. L’Eglise envoie en plus un espèce de comédien pas crédible pour exorciser la maison et le psy voit à son tour un démon qui lui laisse une trace sur le nez, alors… Il n’y a plus trop de place au doute là. Enfin, il y a de la place pour les doutes de David, par contre. Il demande même à Kristen s’ils seraient amoureux s’ils s’étaient rencontrés avant tout ça.

Et bordel, Kristen lui dit oui avant de se rapprocher de lui beaucoup trop pour leur sécurité à tous les deux. Heureusement qu’elle est exorcisée, hein.

En parallèle, la série reprend aussi l’intrigue incompréhensible de la mère de Kristen. En déposant ses petites-filles à l’école, elle se fait recruter par son pote qui veut qu’elle fasse de drôles de choses pour lui en échange d’un seul truc de sa part, mais un truc incroyable et inestimable il paraît. Il l’emmène donc en réunion avec un certain Asa qu’elle doit baffer lorsqu’il utilise un nom de code.

Et une fois qu’elle fait ça (bordel, elle est brillante cette actrice), ils repartent et couchent ensemble dans l’ascenseur. Oh bordel. On les retrouve ensuite dans un restaurant chic, et vraiment, je ne sais pas ce que veut le type avec elle, mais il l’envoie prétendre être la maîtresse d’un homme marié. Tout ça lui permet d’obtenir une tête d’un arrière-arrière-grand-père dans du formol, et il paraît que c’est son sigil.

Cela semble vraiment parler à Sheryl, mais je ne sais toujours pas ce qu’elle vient foutre dans toute cette intrigue. En plus, elle se rend finalement compte qu’elle a deux Eddie dans sa chambre, et ça lui permet de relier le Père (la tête), le Fils (sa poupée) et le Saint Esprit (celle de Sebi) pour une prière où elle demande à son Dieu, quel qu’il soit, de l’utiliser.

Cette semaine se termine alors sur son générique, avec une poupée démoniaque qui surgit d’un livre nous faisant lui-même peur à tomber d’on ne sait où au pire moment. What ?

> Saison 2

 

In the Dark – S03E13

Épisode 13 – Expectations is the Root of All Heartache – 16/20
Cet épisode prouve que ce n’était finalement pas si compliqué d’écrire des personnages appréciables, et les scénaristes parviennent à faire leur mea culpa, même si c’est un peu tard. J’ai un sentiment partagé face à cet épisode, avec l’impression qu’il aurait peut-être fallu s’arrêter là pour cette série et, en même temps, avec l’envie de revoir certains d’entre eux. Pas sûr de ce que la suite de la série pourra être, par contre, pas sûr que ça soit une réussite non plus.

Spoilers

Murphy retrouve Jess, mais pas comme elle le souhaitait.

The only way out is when you die. That’s what I did.

Les retrouvailles entre Jess et Murphy ne sont pas exactement celles que Murphy attendait : Jess était clairement très heureuse d’être sans elle et la revoir ne l’arrange pas vraiment dans sa nouvelle vie parfaite. Murphy met trois plombes à comprendre l’évidence : Jess voulait recommencer sa vie loin de tout ce merdier. Et elle a bien raison.

Murphy ne le vit pas bien, cependant, et elle s’énerve aussitôt contre sa pote qui n’a qu’une envie : savoir comment Murphy a pu la retrouver. Pour cela, Jess repart en arrière et raconte à Murphy ce qu’il s’est passé depuis l’incendie. C’est un peu frustrant : elle a été sauvée de l’incendie par Alex, après s’être évanouie. C’est gros. Cela dit, ça passe et c’est assez logique : à son réveil à l’hôpital, le récit de Darnell a juste fait flipper Jess.

Forcément. C’est ce qui a dû la motiver à se barrer, franchement : Darnell lui avoue qu’il n’a aucun moyen de changer de vie ou de revenir en arrière, et qu’il a décidé de rester dedans jusqu’au cou comme si de rien n’était. C’est violent comme tout, parce que ça laisse Jess en plein souhait de vouloir mourir. En vrai, elle regrette la période où elle ne connaissait pas Nia, elle regrette le fait de savoir que partir au Canada ne sera pas la fin de tout le merdier dans lequel elle est et elle regrette de n’avoir pas de solution pour s’en sortir.

Le seul moyen de s’en sortir, c’est de mourir… mais comme elle n’a pas envie de mourir non plus, elle a juste fait semblant. Elle est donc partie de l’hôpital par elle-même, pour se prétendre morte, supposant que Felix comprendrait qu’elle avait été enlevée par Josiah. En fait, c’était plutôt parfait comme plan, mais c’était sans compter sur Murphy. Evidemment que Murphy n’arrêtera jamais de la chercher, évidemment que Murphy la retrouvera. Pourtant, Jess avait l’espoir que Felix parviendrait à la convaincre qu’elle était morte.

Et c’est super violent pour Murphy, parce que même en acceptant ça, elle se rend compte que Jess était prête à ce qu’elle la pense morte pour le reste de toute sa vie. Et si je comprends le choc et la violence que ça doit être pour Murphy, je n’en reste pas moins du côté de Jess. L’épisode est excellent, avec une longue conversation entre les deux… sont-elles encore amies ?

L’épisode est excellent, donc, avec une longue conversation qui mène de toute manière à une impasse : Murphy veut se barrer au Canada avec Jess quoiqu’il arrive, Jess ne veut pas partir. C’est surtout dingue de se rendre compte que Jess a eu la mauvaise idée d’appeler Murphy en cours de route pendant son évasion. Sans ça, Murphy aurait possiblement abandonné ses recherches. L’appel de Jess ?

C’est peut-être le truc le moins cohérent qui existe dans son plan, mais après tout, elle est humaine : c’est un appel entre le regret et le besoin de confirmer ce qu’elle savait déjà, je pense, puisqu’entendre la voix de Murphy lui suffit à être sûre qu’elle ne peut pas faire demi-tour et qu’il vaut mieux prendre un bus pour se barrer bien loin. Et autant j’adore la relation Jess/Murphy à son meilleur, autant je comprends Jess à 100% quand elle finit par avouer à Murphy que leur relation est beaucoup trop toxique pour qu’elle puisse continuer.

Bordel. Je retrouve l’écriture de la série que j’aimais tant, avec une Jess hyper froide avec Murphy, mais c’est exactement la conversation que Murphy avait besoin d’avoir. En effet, ça lui permet de comprendre enfin à quel point elle est toxique pour tout le monde, et à quel point le fait que tout le monde la rejette et se casse autour d’elle n’est absolument pas normal. Enfin, ça l’est à cause de son attitude.

Les scénaristes soulignent enfin le vrai problème, en plus : Murphy se place en victime jusqu’à ce que Jess soit forcée de faire en sorte de l’aider à aller mieux, et c’est super toxique. Elle n’arrive pas à se mettre à la place de Jess, et c’est toxique. Bref, Jess ne veut plus rien avoir à faire avec Murphy, elle ne veut plus se rendre avec elle nulle part et elle ne veut plus vivre dans son ombre.

Ces scènes sont si brillantes à souligner tout le malaise qu’on sentait depuis la saison 1 dans leur relation. Cela fait vraiment du bien d’avoir une série capable d’être intelligemment écrite comme ça – dans ses relations uniquement, certes, mais quand même.

En parallèle, les scénaristes n’oublient pas qu’il faut boucler aussi le reste de la saison. On a ainsi une jolie scène entre Sarah et Darnell, avec une Sarah qui apparaît bien plus manipulatrice que je ne l’imaginais. Elle fait ainsi un bon chantage à Darnell pour qu’il l’aide à retrouver Murphy au plus vite, parce qu’elle est sûre que ça pourrait aider sa carrière.

Et franchement, les scénaristes sont dans l’abus : ça aide sa carrière. Genre Darnell se laisse très rapidement convaincre par Sarah. Un appel de Darnell à Murphy plus tard, Sarah se rend au commissariat et récupère sa légitimité aux yeux de Gene en donnant la localisation précise de Murphy. C’en est fini de la couverture de Jess, du coup. La pauvre.

Sarah se retrouve donc devant l’animalerie de Jess avec Gene et Josh grâce à un hélicoptère hyper efficace, et elle peut ainsi tuer l’oncle de Jennifer Walker au moment où il menaçait de s’en prendre à la vie de Murphy. Ben oui, c’est bien logique : quand il entend les flics approcher de l’animalerie, il pète un câble, car il comprend bien que c’en est fini de sa petite vie pépère, et il décide donc de tuer Murphy, comme promis.

Par chance, Sarah intervient à temps, alors que Jess semble plus paralysée par la peur qu’autre chose. Elle est incapable de réagir, et même quand Murphy se retrouve sous le cadavre de l’oncle, Jess ne réagit pas tout de suite, laissant Murphy dans sa panique. Finalement, la panique qu’elle partage les rapproche plus que prévu. Jess peut passer le stade de la colère dans lequel elle était, Murphy aussi, et les deux peuvent se dire qu’elles s’aiment avant de se séparer.

Oui, Murphy demande à Jess de partir, ne souhaitant pas la voir se sacrifier une fois de plus. Alléluia, elle a enfin compris que ses amis ne sont pas ses choses. Il était temps. Après, c’est très gros parce que Jess parvient à s’enfuir par l’arrière du magasin, alors que clairement, les flics devraient surveiller tout ce qu’il se passe autour du bâtiment. Bon, admettons, ça fait une fin ouverte pour le personnage de Jess au moins.

Felix ? On ne le voit pas, et c’est énervant. Les scénaristes préfèrent se concentrer sur Sarah, que j’aime beaucoup d’accord mais qui n’est pas une des héroïnes de la série. Sarah a une belle conclusion pour l’épisode : grâce à Murphy, elle peut retrouver Jennifer et son poste au passage. En effet, Gene ne semble plus lui en vouloir et décide de ne pas la blâmer plus que ça.

À l’inverse, Josh continue de blâmer Murphy et profite de l’avoir une dernière fois en garde à vue pour lui dire tout le mal qu’il pense d’elle et de ce qu’elle a pu lui faire. Et effectivement, elle a quand même eu le culot d’utiliser son handicap contre lui, ce qu’elle a reproché à Felix il y a trois épisodes à peine. J’aime que les scénaristes lui fassent prendre confiance de tout ce qu’elle a pu faire. C’est parfait, tout simplement.

Les scénaristes gèrent parfaitement l’épisode, avec même un adieu plus déchirant que prévu quand Murphy doit se séparer de son chien. Je ne m’y attendais pas du tout, mais ça marche si bien ce zoom. J’aime aussi le fait que Josh se rende compte que la vengeance ne lui apporte pas ce qu’il lui souhaitait. J’aime moins le fait qu’on nous sorte encore une scène entre Max et Murphy.

Max réussit ainsi à venir la voir en prison, et je ne sais pas trop comment c’est possible pour lui de faire tout ça. Apparemment, les flics ont laissé tomber Max et Felix maintenant qu’ils ont Murphy pour le meurtre de Nia. Soit ? Je ne sais pas trop quoi en penser, pas plus que je ne sais quoi penser de Max qui avoue être amoureux de Murphy plus que tout, au point que ça lui fasse peur et qu’il préfère rester avec Lesley. Oh bordel.

Dans le même genre, je trouve ça abusé d’avoir Felix déjà libéré (sous caution, grâce à sa sœur) et autorisé à parler à Murphy. Il peut ainsi lui faire la promesse de l’aider à sortir de prison. Il explique avoir eu l’occasion de parler à Jess aussi, au téléphone, et les deux terminent leur Noël sur la conclusion qu’ils sont meilleurs amis, rien de plus.

L’épisode se termine donc sur Jess libre et ravie de ne pas avoir sa vie complètement détruite par Jess finalement, mais aussi sur un cliffhanger attendu : Sam paie un gardien pour rendre visite à Murphy. Ouille.

EN BREF – Je n’ai pas tellement accroché à la tournure de cette saison parce qu’elle a passé trop de temps à nous souligner à quel point Murphy était insupportable et invivable pour l’ensemble de ses amis. Cependant, comme je m’y attendais, le dernier épisode répare bien les choses avec une Jess qui est capable de remettre Murphy à sa place. Ce n’est pas suffisant pour tout rattraper, et ça ne permet pas non plus d’offrir une fin pleinement satisfaisante à toutes les intrigues en cours… mais ça marche, au moins.

Je ne sais pas trop quoi attendre d’une prochaine saison. C’est peut-être la fin de The Outpost qui me fait ça, mais je me dis que ça aurait pu tout à fait le faire de terminer la série sur cet épisode, sans ce cliffhanger. Je ne souhaite pas un happy end pour Murphy et la voir terminer en prison, ça me convient plutôt pas mal. En fait, tous les personnages sont là où j’avais envie de les voir arriver, principalement Jess, libérée de l’emprise de Murphy.

On verra bien ce que réservera la saison 4, mais je ne suis pas convaincu de son utilité. En plus, j’ai peur que ça se fasse sans Jess, alors que cette saison n’a fait que prouver que Jess était essentielle pour remettre Murphy et Felix à leur place. Pas bien sûr d’avoir apprécié le moment où Jess se disait jalouse Felix, d’ailleurs, même si ce n’était qu’à demi-mots.

Atypical – S04E08

Épisode 8 – Magical Bird #2 – 19/20
C’était franchement excellent comme épisode, tout simplement. Il y avait encore et toujours une intrigue largement PAS à la hauteur de l’épisode, mais c’est inévitable avec les parents de la série. Concrètement, l’épisode restait prévisible pour le reste, sauf que comme c’était exactement ce que j’avais envie de voir, ça me va bien.

Spoilers

Casey est en pleine dépression.

People expect too much from me.

Ce n’est pas Sam qui est chez le psy, c’est Casey. Celle-ci est en pleine dépression et les parents ne savent pas comment s’occuper d’elle sur ce coup-là. Elle les envoie paître peu importe l’approche qu’ils utilisent… Izzie a bizarrement disparu de l’équation, mais finalement Sam réussit à faire bouger sa sœur en lui demandant de lui apprendre à conduire.

Zahid a un cancer et ne peut pas conduire après son opération, alors il faut que Sam apprenne à conduire. C’est si logique (non). Casey prend la nouvelle du cancer plutôt bien, vu la situation, et se contente de manger tout le fast-food qu’elle peut après plusieurs jours sans rien manger. La leçon de conduite ? Pas ouf : Sam est incapable d’ouvrir les yeux quand il conduit, alors ça tourne court assez vite.

À la place, nous suivons Casey prendre bien des risques en conduisant et ramener Sam chez lui… Au passage, ils découvrent que les oiseaux que Casey adore tant voir en ville sont peints par Abby. Allez, pourquoi pas. L’épisode se concentre bien sûr principalement sur Casey, et ça rend ça vraiment super intéressant. La mère d’Elsa est laissée de côté pour cet épisode, et c’est une excellente chose.

Tout l’épisode nous propose aussi la suite de la course en flashback, avec en voix-off Casey qui nous raconte l’histoire de Mighty Moe ayant décidé d’arrêter de courir. Ainsi, la course non faite par Casey se termine par une journée de perdition pour Casey. Une fois de retour chez elle, elle a le réconfort d’Izzie, mais c’est loin d’être suffisant. Son coach perçoit un peu mieux les choses : une semaine de pause forcée pour la course.

Doug est loin d’avoir la meilleure réaction, cela dit, parlant aussitôt de l’entraînement qu’il doit refaire en entier. Il est sacrément con dans cet épisode, Doug, allant jusqu’à blâmer Izzie pour tout ce qu’il se passe. Izzie, après tout, est source de bien des dramas pour Casey. Ce qu’il se passe ? Casey en a marre des gens qui en attendent trop d’elle, alors elle décide d’arrêter de courir. Tout simplement.

Quel jeu incroyable ! L’interprète de Casey étant non-binaire, c’est assez incroyable de voir qu’on lui laisse l’opportunité d’explorer un tel mal-être de son personnage ; avec Casey qui exprime clairement un mal-être qui dépasse largement la course – et largement Izzie aussi. J’ai trouvé génial qu’Abby puisse être l’oreille attentive pour recevoir ce témoignage, et ça fonctionnait bien.

Ils quittent ensuite tous les trois l’appartement de Sam, ce qui permet à Doug et Elsa d’y passer pour réparer la porte de la salle de bain. Il serait temps. Ils en profitent pour fouiller l’appartement : Doug y trouve la BD de Sam, Elsa la marijuana de Zahid. C’est Doug qui la ramène à l’appartement, ce qui lui permet d’avoir le temps de parler avec le groupe de paroles de Zahid. Mouais. Il fallait bien une histoire moins bonne dans l’épisode après tout. Doug rentre ainsi avec de la marijuana, mais who cares ?

Du côté du meilleur de l’épisode, on se concentre toujours autant sur Casey. Par accident, Casey et Sam retrouvent Dewey, le chien de Caleb, et lui ramènent. Revoir Beth finit par faire prendre conscience à Casey du vrai problème : elle ne prend plus aucun plaisir dans la course. Accessoirement, Izzie a rompu avec elle aussi, à cause de ce que Doug lui a balancé… Et tout ça permet à Casey de prendre conscience qu’elle veut juste revenir à Newton. Soit. Mais Izzie ?

La scène de rupture est sacrément difficile, surtout qu’Izzie ne lui laisse pas en placer une quoi.