Evil – S02E07

Épisode 7 – S is for Silence – 19/20
Cet épisode est tout simplement fascinant, parce qu’il va au bout de son vœu de silence à bien des reprises. La série joue clairement dans la cour des grands quand elle parvient à livrer un épisode intéressant, hyper drôle et un brin flippant sans le moindre mot, avec quelques minutes supplémentaires que l’on ne voit pas passer. Grandiose. Un retour hyper plaisant, donc.

Spoilers

Kristen, Ben et David se rendent dans un monastère où ils n’ont pas le droit de parler pour enquêter sur un possible miracle.

Sounds like a story to scam your monks

C’est reparti pour cette série avec un épisode longuement attendu : un épisode parfaitement silencieux ; en théorie en tout cas. En pratique, notre équipe est dans un monastère pour venir enquêter sur le cadavre d’un moine parfaitement conservé et capable de chanter depuis sa tombe, en fredonnant uniquement.

Le résumé de l’épisode est très clair, la première scène aussi : pas un mot ne sera prononcé. Et moi, je pleure d’avance pour la critique, car résumer un épisode sans dialogue tout en regardant l’épisode, c’est un sacré exercice : il se passe énormément de choses en peu de temps pour maintenir l’intérêt de tout le monde ; et sans dialogue, je ne peux pas vraiment lâcher des yeux l’écran. Au moins, ça donne envie de rester bien concentré.

La critique va être moins complète, peut-être, parce qu’il va être galère de tout évoquer, mais la notion de silence est très intéressante : il est précisé par écrit que personne n’a parlé dans le monastère depuis 130 ans et qu’il n’est pas question que ça commence désormais. Le moindre bruit paraît sacrément amplifié en revanche, et la musique joue bien pour créer une ambiance intéressante et unique.

En plus, j’adore la justification de cet épisode silencieux, c’en est presque mieux que Buffy qui reste LA référence unique d’épisode silencieux. Tout l’épisode ne l’était pas pourtant, mais il était sacrément flippant. J’espère que ce sera le cas de cet épisode aussi. Avec cette série, tout est possible, clairement.

Très rapidement, notre trio se rend compte qu’il existe certains gestes pour se faire comprendre, mais aussi qu’ils vont devoir se débarrasser des téléphones portables. Ce n’est pas évident pour Ben qui veut prendre des photos, mais bon, une petite manipulation plus tard et hop, il n’a plus de quoi téléphoner, juste de quoi prendre une photo. Trop forts, ces religieux, des noms de Winston et Emanuel – avec un seul m, oui.

Une fois dans le monastère, la règle d’or est respectée par nos héros, même si ce n’est pas toujours simple pour Kristen de ne pas se rebeller. Elle est l’objet de nombreux regards libidineux – à moins que ce ne soit autre chose de plus malfaisant qui attire les regards ? – et n’est pas bien sûre de les supporter. Les choses empirent quand elle est carrément virée du tombeau où Ben effectue quelques prélèvements ADN.

Elle finit par s’y faire et part vivre ses propres aventures de son côté, tandis que Ben et David restent en arrière pour travailler à résoudre un possible miracle. Il y en a même deux, puisqu’au-delà du prêtre qui chante, il y a une statue qui ruisselle sans raison. Selon les religieux sur place, un démon se trouverait à l’intérieur de la boîte en question. Quand Ben veut la toucher, on lui interdit de le faire, parce qu’il s’agit du second miracle sur lequel enquêter.

Bon, qu’à cela ne tienne, on l’emmène auprès d’une sœur dont les mains ont été brûlées par le crucifix du père Thomas, le même qui est mort sans se décomposer. Grâce à de l’alcool ? Je ne sais pas, je cherche des idées. Ce qui est sûr, c’est que la sœur en question, Fenna, est la nouvelle meilleure amie de Kristen.

En effet, s’ennuyant seule dans son coin sans portable (c’était surjoué, par contre), Kristen décide de venir en aide à la première sœur sur laquelle elle tombe et qui fait justement tomber des bouteilles de verre en sa présence. La sœur emmène alors Kristen vers une scène hyper drôle où elles sont supposées recouvrir de whisky des tonneaux dans lequel sera conservé ensuite du vin. Sympathique ce monastère, clairement. Il était hilarant de voir les deux femmes devenir amies autour de cette activité hors du commun digne du roue de hamster. Et puis, Kristen goûte aussi le whisky hyper concentré, et ça ne lui réussit pas.

Elle est hyper bourrée assez vite, alors quand le reste de son équipe arrive, elle est un chouilla honteuse… même si ça la fait rire. Inutile de dire aussi qu’elle s’attire la désapprobation de beaucoup de prêtes sur place assez vite. Comme nos héros n’ont pas le droit de parler dans l’enceinte du monastère, ils s’isolent en-dehors de celui-ci pour parler. Enfin, pour murmurer.

Honnêtement, je n’ai pas tout compris, du coup, parce que certains murmures étaient vraiment difficile à percevoir. En tout cas, il est question de Fenna et de ses mains qui semblent avoir été transpercées par des clous assez rapidement. Kristen n’y croit pas, persuadée que ses blessures viennent de son travail dans les tonneaux.

Rapidement, David explique aussi aux deux autres qu’ils vont devoir s’habituer au silence à tout prix – y compris durant la nuit où ils doivent se bâillonner. Si le moindre mot venait à être prononcé au monastère, ils risqueraient en effet de libérer un démon à la surface de la Terre, démon qu’on ne pourrait plus jamais contenir. Et ben… C’est perché, mais c’est bien drôle.

Sans parler, Kristen se rend compte qu’il est plus compliqué que prévu de mener son interrogatoire habituel de Fenna, surtout qu’elle ne parle pas anglais, alors il lui faut aussi un interprète. Pourtant, Fenna se débrouille subitement pour que le père qui fait la traduction sorte de la pièce, afin de se dénuder devant Kristen. C’était clairement inattendu, mais le but est de lui montrer que ses pieds sont dans le même état que ses mains, avec d’étranges marques rouges. Et c’e n’est pas tout : elle a des griffures sous les seins. Et ça, franchement, inattendu : ça nous rappelle les marques de Jésus sur la croix.

La scène était étrange, le silence amplifiant encore la tension entre elles. Et Kristen qui se rapproche d’elle comme pour un baiser ? Tellement chelou. La scène coupe avant qu’on ne sache comment elles se séparent, et Kristen se rend ensuite voir la boîte dans laquelle serait le démon. Elle aussi n’a pas le droit d’y toucher, interrompue par David. Sans un mot, celui-ci lui demande de prendre des photos des blessures de la sœur.

Alors qu’elle s’y rend, David reste en présence d’un père qui a une bonne bouille pour un épisode silencieux, franchement. Il confie à notre héros un crucifix du père Thomas, avant de lui conseiller de faire silence dans son esprit aussi. La meilleure manière de le faire pour les scénaristes ? Nous donner en sous-titres les pensées de David. Et ça apporte juste ce qu’il faut d’humour avant qu’il ne change d’avis et ne se remette à enquêter sur une tache au sol.

Difficile de rester concentré sur sa prière dans ces conditions tout de même, et moi, le silence a commencé à m’étouffer, tout de même. L’humour des sous-titres était exceptionnel, avec un tas de Fuck, et puis avec quelques pensées se tournant vers Kristen.

Du coup, sans trop de surprise, David se rend ensuite auprès d’elle pour en savoir plus sur Fenna – ou en tout cas pour en voir plus. Et quand il repose sa lampe torche, il se rend compte que Kristen (?) a écrit « I want you » sur son ardoise. Allons bon, voilà qu’elle le veut, maintenant. Et cela perturbe forcément David, inévitablement, alors il se met à la regarder beaucoup, et elle se met aussi à avoir des pensées salaces à son égard. Nous voilà bien.

Loin de tout ça, Ben poursuit son enquête de manière bien plus rationnelle que David. Il est aussi plus concentré que ses acolytes, mais lorsqu’il retombe dans le tombeau, il se fait peur tout seul. Il entend le vent souffler – la fameuse mélodie à tous les coups – et voit une ombre s’approcher de lui, avec de plus en plus de bruit.

Effrayé, il s’échappe le plus vite possible et… C’était surprenant venant de quelqu’un aussi rationnel que Ben. Après, être sous-terre si peu de temps après l’épisode de l’ascenseur, je me dis qu’il ne doit pas être rassuré non plus. Il se rend malgré tout au repas collectif et ne dit trop rien à personne, faute de pouvoir parler.

Quelques gestes suffisent parfois à rassurer ses amis, et puis de toute manière, Kristen n’a pas le droit de rester manger avec eux. Elle est une femme, elle doit aller à la table des femmes, où Fenna lui montre sa bouteille de vin cachée et où elles font trop de bruit. La table des femmes, par contre, est vraiment horrible, avec tous les hommes qui y laissent les assiettes et couverts sales. Il faut être sacrément patientes pour ne pas dire un mot, sérieusement.

Seulement, Kristen finit par dire « bouh » pendant la nuit. Est-ce vraiment un mot ? Difficile à dire, mais en tout cas, la boîte du démon s’ouvre peu de temps après… Pour justifier la réaction de Kristen, soulignons tout de même qu’on la fait dormir dans un débarras sous les jambes de Jésus crucifié et de bien d’autres reliques. Même Fenna semble considérer que ce n’est pas normal.

Sans trop de surprise, Kristen joue donc la provocation, ce qui est raccord avec son caractère. Sans trop de surprise non plus, elle se retrouve alors à cauchemarder d’un squelette qui s’approche d’elle pour l’embrasser. Avant que ça n’arrive, elle est heureusement réveillée par un prêtre jouant des baguettes pour attirer tout le monde auprès de la relique désormais ouverte qui affole tous les prêtres.

Ce n’est que le début : de nombreux prêtres souffrent également d’un mal étrange, avec des signes et des symboles sphériques qui apparaissent à divers endroits de leur corps, les faisant gémir de douleur, faute de pouvoir parler. Kristen veut aussitôt appeler un docteur, mais ce n’est pas évident dans ce monastère. L’ambiance est électrique durant la nuit, avec une Kristen clairement énervée par la misogynie ambiante, une Fenna qui a une énorme sphère sur le ventre et des prêtres qui gémissent de douleur un peu partout.

Ben assure qu’il a bien l’intention de tout comprendre, alors que Kristen, elle, part à la recherche de son portable. C’est aussi ce que fait Ben à vrai dire, parce qu’il a envie d’une connexion internet. Le prêtre le mène alors à un ordinateur, ce qui était plutôt marrant.

Ben est vite laissé sur place, parce que le prêtre est rappelé auprès d’un autre et de David. Ils se rendent auprès de Fenna, dont la douleur est loin de passer. Les marques sur son torse continuent d’apparaître de plus en plus, et ça semble clairement douloureux, surtout quand on voit le sang couler de ses mains.

Elle n’en oublie pas pour autant son vœu de silence, ce qui doit être le plus impressionnant à voir à vrai dire. L’exorcisme est excellent aussi : le prêtre raconte silencieusement ses prières, avec une Fenna qui se met à cracher du sang, par exemple. C’est glauque comme tout, et hyper intrigant, mais malgré tout, on comprend que Ben est sur le point de comprendre ce qu’il se passe grâce à quelques recherches Google. Avant ça, nous voyons toutes les souffrances de Fenna et… Ca donne envie de vomir autant que le prêtre mystérieux qui a possiblement vomi dans la chapelle, hein.

Des mouches sortent alors de la blessure de son ventre, et très franchement, c’était dégueulasse à voir. J’ai rarement eu de pareils haut-le-cœur, pas étonnant que Fenna s’évanouisse. Et la réaction de Ben à son arrivée, c’était hilarant. Des mouches ! Nous y voilà : des mouches sont responsables du chant et des marques sur les corps des prêtres, car les larves provoquent aussi les cicatrices en forme de spirale.

En les privant d’oxygène avec du vin béni, les prêtres ont poussé les mouches à sortir, même si ce n’était pas leur intention première. Et voilà. L’explication de Ben est hyper rationnelle et rassurante, mais il n’empêche pas que quand David lui reproche de toujours être capable de tout expliquer, Ben le rassure en lui soulignant qu’il ne peut pas expliquer les prêtres et les personnes faisant vœux de silence. Et même si David n’est pas prêt à se taire, il trouve tout de même admirable et enviable la paix relative dans laquelle tout le monde semble être.

Allez, c’est bien beau ces considérations philosophiques, mais il faut encore finir l’épisode en faisant sortir toutes les mouches des corps de tout le monde. C’est horrible, mais c’est vite expédié pour en arriver à une conclusion toute mignonne où Kristen veille sur Fenna.

Les mouches ? Elles venaient du tombeau du prêtre et de la crypte sous le monastère. Il n’en faut pas plus pour rapidement remettre le prêtre dans son caveau. Cela ne nous explique pas vraiment les traces de clou ou le corps impeccablement conservé du père Thomas, par contre. Peut-être en sera-t-il question dans un autre épisode, peut-être que les mouches dans sa bouche (erk cette scène) suffisent à expliquer la conservation du corps.

En tout cas, le « I want you » est révélé être une erreur d’interprétation de David : c’est un prêtre qui veut de lui… dans son monastère. David décline, assurant que Dieu a besoin de lui ailleurs, et est alors prêt à partir. Le 8 mars, comme c’est ironique après un tel épisode plein de misogynes, voilà donc nos héros qui récupèrent un portable chacun, et Kristen qui obtient une bouteille gratuite de Fenna qui lutte contre la tentation de lui faire un câlin. C’est triste. Les adieux sont rapidement faits, mais Kristen lui a au moins laisser son t-shirt féministe.

> Saison 2

 

The Outpost – S04E07

Épisode 7 – The Power of the Masters – 16/20
Les avancées dans l’intrigue permettent de revenir un peu en arrière dans l’histoire et la mythologie de la série, et je trouve que ça fonctionne bien d’avoir des réponses et quelques retrouvailles dans cet épisode. Si tout ça me laisse plutôt satisfait de l’épisode, il n’empêche que certains moments – et surtout certains personnages – me plongent rapidement dans une torpeur et un ennui dont je n’arrive ensuite à m’extraire que grâce à d’autres scènes qui me rappellent qu’il y a parfois des intrigues de qualité. Bref, c’est un entre-deux tendant vers le positif cet épisode.

Spoilers

Falista et Tobin découvrent que servir les dieux n’était vraiment pas une bonne idée. Pas faute de leur avoir dit quinze fois en deux épisodes, quoi.

In the Ancient language, the word Kinj roughly translate to a similar concept of the human believe of a soul.

J’oublie de le préciser depuis quelques jours, mais depuis que je suis en vacances, je regarde souvent mes épisodes en maillot de bain. Cela me valide un point du Bingo Séries, c’est quand même important de le rappeler.

L’épisode reprend où le précédent s’est arrêté, avec Falista et Tobin à genou devant les dieux. Et si j’espérais vraiment la survie de Falista, j’ai rapidement compris que ça n’allait pas être le cas quand elle tend la main vers les dieux pour leur donner son Kinj. Elle le fait au moment où la déesse communique à Talon et Zed l’arrivée du couple royal et son sacrifice, mais qu’elle le fait encore en leur faisant croire qu’ils y survivront.

Dès que la communication s’interrompt, par contre, Falista se fait étrangler et décomposer sous les yeux d’un Tobin étonnamment impuissant. J’étais pourtant sûr qu’il allait réussir à la téléporter avant qu’il ne lui arrive malheur. La voir mourir m’a rendu super triste et, pour être honnête, me fait espérer une résurrection de tous les humains s’étant sacrifiés pour leur kinj. Si je m’en fous pas mal de récupérer Un, Deux et Trois, ça me ferait plaisir d’avoir Gwyn de retour. Et Yavallah aussi, ça soulagerait Wren. Et Falista, qui perdrait en plus son titre de reine, bien fait pour toi.

Pas sûr que cela arrivera toutefois. Plutôt que de se téléporter suite à la mort de Falista, Tobin prend la décision de nous couper la main du dieu qui veut s’en prendre à lui, avant de se téléporter pour l’embrocher. C’était vraiment inattendu, car j’étais sûr qu’il fuirait au plus vite. Il voulait toutefois venger Falista… mais c’est en vain : il y a désormais la déesse au Kinj vert pour sauver le dieu et lui rendre la main.

Tout ce qu’il fait, c’est donc d’énerver davantage le dieu, avant de s’enfuir au moment où il allait se faire cramer. Pauvre Tobin. Il regrette clairement d’être de retour à la vie là, parce que perdre Falista, c’était beaucoup pour lui. Du côté des dieux, on apprend toutefois beaucoup d’informations en peu de temps : Janya est capable de soigner les autres, mais elle a aussi les souvenirs de Deux. C’est embêtant, car ça signifie qu’elle sait où se trouve la clé dont ils ont besoin pour relâcher leurs serviteurs.

Ah. Les gens coincés dans des cocons sous la maison de Talon sont donc des serviteurs des Dieux, nous sommes dans la merde s’ils se décident de tous les réveiller. Espérons que ça n’arrivera pas trop vite… Cela dit, ça en prend le chemin : ils savent où se rendre pour retrouver la clé et ils savent où est leur temple grâce aux souvenirs de Deux et, probablement, de Falista.

Pendant ce temps, Talon est quelque peu perturbée par la vision lui montrant Falista prête à tout pour donner son Kinj, mais elle reprend assez vite le dessus pour continuer de réconforter Luna. Oui, on est vraiment sur la reprise directe de l’épisode précédent. Cela permet en tout cas d’apprendre rapidement, grâce à un flashback fourni par les souvenirs de Luna une fois sur place, que Dred a déjà récupérer la clé recherchée par Talon comme par les dieux.

Elles ont donc trop de retard pour retrouver la clé, car il n’y a plus personne du Prime Order pour leur fournir des indications utiles… sauf que ! Sauf que Luna se souvient subitement de la présence de Naya sur place au moment où le massacre s’est déroulé. Oh, je suis si heureux d’un possible retour de Naya, j’étais triste de ne plus la voir.

On la retrouve bien vite, grâce notamment à un tour de passe-passe de Luna qui sait y faire pour avoir des informations sans les payer. Talon et Luna retrouvent ainsi Naya, et ça m’a vraiment fait plaisir de la revoir. Elle est toujours aussi fan de Talon et heureuse de la revoir, s’inquiète vite fait pour Janzo mais est perturbée de découvrir l’identité de Luna.

Elle n’aime pas trop les ennuis que lui apportent Luna et Talon en même temps. Naya a installé sa propre auberge désormais, et elle refuse de leur venir en aide quand il est question de les amener à une des cachettes de Dred pour retrouver la clé. Un peu de chantage affectif de Luna fait heureusement un bon effet sur Naya, et hop, voilà le trio en route vers la clé.

C’est plutôt cool, car ça redonne un bon rôle à Naya, qui peut enfin dire tout ce qu’elle sait de Dred. Cela énerve particulièrement Luna, parce que ça lui rappelle que Naya n’a rien fait pour aider sa sœur et pour la sauver. C’est intéressant de revenir si loin en arrière, parce que j’avais oublié l’existence du Dragman, franchement.

Et si Luna est énervée, elle comprend vite que sa colère est mal placée quand Naya lui explique que sa famille était menacée. Tout ça permet à Luna comme Naya d’avancer vers un état psychologique plus paisible avant d’arriver enfin au temple qui a tout pour être le cliffhanger de l’épisode.

Du côté de l’Outpost, Garret et Zed ont beau venir en paix, ils sont plutôt mal accueillis par les gardes fidèles de Tobin. Ils sont après tout deux fugitifs, puisque la dernière fois qu’ils étaient là, ils étaient des prisonniers. Forcément, quand Garret réclame le pouvoir en montrant qu’il a la bague de Tobin parce que le roi le lui a donnée, il paraît surtout être un traître ayant tué son roi bien-aimé. La scène est un peu longuette pour ce que c’est, par contre, parce que Garret finit par obtenir le pouvoir, cédé gracieusement par le commandant qui était roi par intérim.

Le vrai roi ? Il est perdu dans ses souvenirs et sa tristesse suite à la mort de Falista, mais le désir de revanche revient bien vite quand il aperçoit les dieux. On le voit se téléporter, alors j’imagine qu’il viendra bien vite rendre une visite à ses sujets. En attendant, Janzo est heureux de savoir que Garret est roi. Il regarde Wren s’occuper de l’homme inconscient depuis sa sortie de cocon et est surpris de découvrir qu’elle l’a menotté.

Quelques tatouages d’épées sous son oreille lui font peur, car elle craint avoir affaire à un meurtrier. Tu m’étonnes. Le problème, c’est que le couple parle trop en la présence de son serviteur des dieux, à défaut de savoir qu’il est leur serviteur. Il les espionne et en apprend beaucoup trop. Il faut dire que Wren et Janzo avancent vraiment dans leur recherche sur les Kinj.

Ils sont ainsi en mesure d’expliquer tout ce qu’il se passe : le mot Kinj désignait dans un ancien langage le mot âme, et il semble donc que Zed possède en lui l’âme d’un dieu endormi, ce qui explique aussi le pouvoir qu’il possède. C’est parfaitement inattendu, tout ça, quand on repense à la saison 1, mais ça me plaît bien. Avec ces informations, ils arrivent en plus à remonter la piste du plan des dieux.

Une fois qu’il est question des dieux, Wren et Janzo décident de montrer à Garret – qu’ils considèrent comme le nouveau roi, persuadés que Tobin est mort en donnant son Kinj – et Zed leur prisonnier… mais dans une longue tradition de l’Outpost, le prisonnier a réussi à s’échapper pour faire part à la future femme de Munt. Heureusement que ce dernier est là pour tenter de jouer les héros…

Il est le seul présent pour tenter d’arrêter l’homme, sans grand succès. Quand Garret et Zed, ils ont beaucoup plus de pouvoir : Zed utilise son Kinj et l’homme se met enfin à parler, surpris de découvrir que Zed a le pouvoir de son maître. Effectivement. L’homme est aussitôt placé en prison, où Garret est à deux doigts de le torturer pour obtenir des informations. Janzo est assez malin pour repérer que ça ne fonctionne pas, et que ça ne risque pas de fonctionner, en plus.

Il souhaite plutôt se faire un allié de l’homme et il tente une approche douce bien plus convaincante. Janzo donne donc à manger à l’homme avant de lui faire un peu de chantage : en échange des réponses qu’il pourra lui donner, Janzo pourra l’amener dans la cave où se trouvent les autres cocons.

C’est un chantage efficace pour faire parler 313. Oui, oui, c’est son nom : les épées derrière son oreille sont un nombre, mais ce sont aussi une manière de le nommer. Janzo comprend bien vite qu’il est en présence d’un esclave à la vie bien terrible, puisqu’il entendait la voix de son dieu en permanence dans sa tête. Autrement dit, il n’a jamais eu la moindre volonté autre que de servir son Dieu. Outch.

Pourtant, la volonté, il découvre bien vite ce que c’est, 313 ! En effet, il découvre que tous les autres soldats sont encore dans des cocons et il regrette aussitôt avoir été libéré trop vite. Il accuse logiquement Janzo et Wren de l’avoir sorti de là trop vite, avant de tenter de se rebrancher au système. En vain. Il fait presque de la peine à voir, franchement.

Au moins, il permet à Janzo et Wren d’avancer énormément dans les recherches sur les Kinj et sur « Navia », la voix qu’il entend dans sa tête. Par contre, Garret ne le sent pas exactement comme ça quand il se rend compte que 313 n’est plus derrière ses barreaux. Il est tellement insupportable Garret dès qu’il a le pouvoir, c’est dingue. Il veut la jouer safe, ce qui est bien logique, mais il pourrait au moins écouter les arguments de Janzo, sérieusement. Il finit par le faire, mais franchement, ce fut pénible à voir.

Pendant ce temps, Zed essaie aussi de se réconcilier avec Nedra, probablement parce qu’il sait qu’il n’a plus aucune chance avec Talon et qu’il veut voir prospérer les Blackbloods, hein. Nedra lui en veut toutefois d’avoir laissé mourir tout le monde dans le Plan of Ashes, faute de revenir assez vite. Même s’il réussit à la faire sourire de leurs souvenirs communs, il se prend quand même un bon vent de sa part, et ça fait rire Garret.

Ce dernier peut donc se venger de la réplique désagréable de Zed la semaine dernière, et c’est plutôt chouette de voir ça. En plus, ça nous montre aussi qu’une amitié est toujours impossible entre ces deux-là, même s’ils sont amis malgré tout. Après, quand Zed souligne que Garret est humain et que Talon est une des dernières Blackbloods, bien sûr que Garret le revoit comme le connard qu’il se donne tant de mal à être. C’en est du coup vraiment surprenant qu’une fois dans le temple avec Zed, Wren, Janzo et 313, Garret finissent par se laisser convaincre par Zed que ce peut être une bonne idée de continuer l’interrogatoire de 313 hors d’une prison.

Du côté du temple, pour finir, Naya donne à Luna et Talon toutes les informations dont elle se souvient pour l’ouvrir et accéder peut-être à la clé. Difficile de ne pas trouver la scène stressante : on savait déjà qu’il risquait d’y avoir des Dieux s’en rapprochant. Avant ça, il fallait toutefois faire face à deux gardes censés protéger le temple. Ils sont plus stupides que des pieds, sérieusement, se contentant de foncer sur Naya sans regarder plus bas où Talon et Luna les menacent d’un arc chacune.

Evidemment, les deux gardes meurent, mais un troisième manque de tuer Luna et Talon. De justesse, Naya débarque et les sauve, culpabilisant aussitôt d’ôter la vie à quelqu’un qu’elle ne connaît pas. C’est super triste pour ces gardes, mais super chouette pour le personnage de Naya, qui finit par expliquer qu’elle a tué Dred parce qu’il le méritait, donc que ça n’avait rien à voir avec ce meurtre aléatoire qu’elle vient de commettre. Evidemment, Luna est ravie d’apprendre que Naya est celle qui a tué Dred, et elle se sent redevable.

Une fois à l’intérieur du temple, Luna est capable de trouver la clé bien rapidement, même si elle manque aussi de peu de se faire tuer par elle. Cela m’a fait rire, parce qu’elle l’a trouve en entendant des « murmures » qui ressemblaient plus aux bruits des zombies de The Walking Dead. Ainsi donc, Luna semble avoir des pouvoirs de Dragman elle aussi, et elle est liée à la clé. Déjà en début d’épisode, ses souvenirs lui revenaient avec ce même fond sonore…

Ce n’est pas un hasard, évidemment. La clé retrouvée, l’épisode peut se terminer par un cliffhanger très prévisible : Luna, Talon et Naya sortent du temple pour mieux se retrouver nez à nez avec les quatre dieux voulant récupérer cette clé. Si Talon n’ouvre pas un portail pour s’en sortir la semaine prochaine, je pète un câble. Je risque fort de le péter, d’ailleurs, car avec Tobin dans la nature, il y a fort à parier que ce soit lui qui sauve Talon et Luna.

Non, je ne donne pas cher de Naya. Je l’adore, mais je sens que les scénaristes vont s’en débarrasser avant même qu’elle n’apprenne que sa famille est sur le point de s’agrandir. Sinon, je me rends compte que la mort de Falista passe vachement inaperçue pour le moment, et ça me fait bizarre. J’ai déjà oublié que j’étais dégoûté, parce qu’elle n’a eu que deux scènes de Tobin la pleurant avant d’être oubliée de tous…

In the Dark – S03E08

Épisode 8 – Power Trip – 16/20
L’héroïne de cette série a toujours été problématique par moments, mais cet épisode souligne à de nombreuses reprises toute la toxicité dont elle est capable sans même s’en rendre compte. J’en arrive à préférer les personnages secondaires aux personnages principaux, et j’espère qu’ils parviendront à rétablir l’équilibre par la suite. C’était autrement un excellent épisode se concentrant sur les personnages plus que l’intrigue, quitte à ce qu’on perde du temps et une occasion d’avancer.

Spoilers

Murphy veut tout savoir de la vie de Jennifer Walker pour retrouver Jess… mais ce n’est pas simple au beau milieu d’une tempête de neige coupant électricité et réseau téléphonique.

Without your respect, I’d advise you not to advise me.

Impossible de passer à côté de cet épisode, même en vacances, même s’il est question de voir la neige tomber sur des chants de Noël alors que je suis encore en train de bronzer sous le soleil matinal. C’est comme ça, que voulez-vous ?

Par contre, j’ai eu du mal à voir grand-chose à ce que je regardais : la tempête de neige en pleine nuit provoque rapidement en début d’épisode une panne de courant – et de wifi, et de réseau téléphonique. C’est con, parce que Murphy venait juste de motiver tout le monde à faire davantage de recherches sur Jennifer Walker. Cette dernière a disparu dix ans plus tôt, ce qui est loin d’être suffisant pour aider nos héros à faire le lien avec ce qui est en train d’arriver à Jess.

Et quand je dis « nos héros », il faut noter que Tray a décidé de rester aux côtés de Murphy pour cet épisode, ce que je trouve vraiment chouette. Je n’étais pas convaincu de les voir coucher ensemble – et je ne le suis toujours pas – mais c’est mignon de le voir autant investi. Après, il a quand même réussi à oublier le flingue dans l’épisode précédent, ce qui énerve Felix quand il veut récupérer le flingue de sa sœur, un cadeau de leur mère.

Ce n’est rien par rapport à Murphy qui s’énerve quand Lesley lui conseille de ne pas sortir sous la tempête de neige et que ça provoque un tas de remous entre tous les personnages. Murphy prend donc la décision de se barrer malgré tout, parce qu’elle ne supporte pas de rester à rien faire sur place… et ça finit en dispute de couple entre elle et Max, devant Lesley qui en prend plein la gueule devant tout le monde.

Finalement, Murphy explique à Max qu’il l’étouffait beaucoup trop quand ils étaient en couple, et qu’il continue de le faire à revenir dans sa vie à chaque fois, tout ça pour la faire souffrir. Elle l’a fait souffrir et il fait à présent pareil avec Lesley selon lui. Pourtant, moi, je commence à vraiment adorer Lesley, franchement. Pour encore en ajouter à ce qui la rend géniale, elle révèle à Max qu’elle a aussi du mal avec son ex – quand Murphy, Felix et Tray se sont barrés pour aller vers la voiture, Murphy ne voulant pas rester inactive.

L’ex de Lesley ? Une femme, bien sûr, et ça excite Max. Tss. J’ai beaucoup aimé la scène, qui est on ne peut plus réaliste dans la réaction et les échanges des deux personnages. Malgré tout, ils arrivent à sympathiser assez pour une réconciliation sans embrouille, avec un Max qui assure qu’il veut être avec elle.

Bien sûr que dès que Lesley et Max commencent à coucher ensemble, les autres reviennent : la voiture est coincée sous la neige, alors ils sont obligés de dormir sur place. Felix est totalement naze sur ce coup-là, à expliquer à Murphy que sa sœur est pan, donc qu’elle n’est pas totalement à fond sur les mecs, donc qu’elle n’est pas totalement à fond sur Max. Heureusement que Tray est là, putain, parce que Felix est imblairable, quand il est comme ça.

Le pauvre prend quand même cher juste après quand Murphy lui explique qu’elle veut rester parler avec Tray plutôt que de le suivre dans une des deux chambres d’invités. C’est si triste pour Felix – il est obligé de laisser la femme de ses rêves avec un de ses amants. Murphy en profite pour s’excuser à son tour de ce à quoi Tray a dû assister entre elle et Max, mais ce n’est pas comme s’il en avait grand-chose à faire.

Dès que Murphy s’isole, elle retrouve bien sûr Jess, intéressée par la sœur de Felix « sorta gay ». Arf. Elle change vite de sujet, heureusement, félicitant sa meilleure amie sur les progrès qu’elle fait à ne pas coucher avec Tray alors qu’elle en a l’occasion. Ces scènes sont un peu chiantes – ou en tout cas très frustrantes. Cela casse le réalisme de la série d’avoir Murphy qui parle comme ça à Jess, comme si elle était vraiment là, parce que personne ne fait jamais ça.

Jess a en plus beaucoup plus conscience de certaines choses que Murphy : elle lui explique donc qu’elle a perdu son téléphone, et ça fait péter un câble à Murphy. Elle hurle aussitôt aux autres qu’elle a besoin d’aide, ce qui fait qu’ils se précipitent, Felix en premier. C’est pourtant à Tray que Murphy prend la main quand il arrive et qu’il assure qu’il va rester l’aider.

Max est toutefois trop frustré pour que ça se passe comme ça, alors tout le monde reste réveillé pour chercher dans toute la maison l’endroit où peut se trouver le fameux téléphone. L’électricité et le réseau n’étant pas encore revenus, c’est un enfer… mais ça permet aux scénaristes de donner une dynamique à l’épisode.

Felix se retrouve ainsi avec Murphy à chercher son téléphone dans la cuisine. Plutôt que de chercher, il préfère toutefois lui parler de sa relation à Lesley, avant d’essayer d’aborder le triangle amoureux Max/Murphy/Tray. S’il n’y avait qu’un triangle ! Elle refuse toutefois de le reconnaître, et les recherches du portable peuvent continuer, dans le mixeur.

J’ai tellement ri face à cette scène, mais ce n’était que le début, parce que Lesley est tellement blasée que c’est encore plus drôle. Elle a les meilleures répliques de la saison, et elle est aussi blessée de voir que Max n’en a pas encore fini avec Murphy. Il est à chercher son téléphone en plein milieu de la nuit, tout de même, et bien sûr que c’est problématique pour un jeune couple en train de se former.

Les scénaristes vont vite en besogne, par contre, parce que Max et Lesley se comportent vraiment comme un couple qui se connaît depuis longtemps là, alors qu’ils ont passé quoi – deux jours ensemble ? Trois ? Pfiou, si c’est déjà si compliqué, rompez les gars, ça ira plus vite. En même temps, je veux bien que Lesley reste très longtemps dans la série. Elle me fait rire, notamment parce qu’elle semble vouloir faire l’amour toutes les deux scènes, et que c’est à mourir de rire quand Felix l’entend en train de coucher avec Max.

Il finit donc par laisser Murphy seule, ce qui fait qu’elle se précipite à nouveau dans les bras de Tray, probablement pour faire souffrir Max plus que pour se faire plaisir. Et putain, c’est chiant pour Felix aussi. Tray est heureusement assez malin pour se rendre compte de ce qu’elle est en train de faire, et il passe son tour, n’étant pas trop motivé à l’idée d’être utilisé comme sextoy. Tu m’étonnes. Tant pis pour Murphy qui ne peut pas rendre Max jaloux finalement.

Les scénaristes font du bon boulot avec le développement de Murphy dans cet épisode, par contre, parce que sa Jess imaginaire la confronte aussitôt sur ce qu’elle est en train de faire. Elle compense comme elle peut, mais c’est clairement toxique son comportement vis-à-vis du sexe. Et le pire, c’est que Felix revient encore vers elle pour l’aider. Jess lui propose aussitôt de coucher avec Felix, puisque de toute manière, elle a envie de coucher avec quelqu’un.

Si Murphy n’a pas envie de ça parce que c’est Felix, elle se laisse finalement convaincre qu’elle a besoin de sexe pour aller mieux, et que Felix est une bonne option. C’est horrible parce que Felix a envie de tellement plus qu’être un pansement sexuel pour Murphy. Aah. J’espère qu’ils vont gérer ça correctement par la suite, parce que c’est de la torture pour Felix – de la torture agréable, hein, surtout qu’il se laisse faire, mais de la torture.

Quelque part, j’étais presque heureux de son éjaculation précoce, parce qu’au moins, il n’a pas été trop utilisé par Murphy, au moins. Les scénaristes s’amusent beaucoup de cette situation, par contre, et peut-être même trop quand Jess se fout ensuite de la gueule de Felix. Le pauvre, quoi. Oui, j’en suis à m’apitoyer sur son sort malgré sa remarque LGBTphobe de début d’épisode, j’en ai marre de ces scénaristes, ils savent trop comment nous manipuler.

Et comment m’énerver : Murphy va prendre sa douche, et Tray décide de l’y rejoindre quasiment aussitôt, changeant d’avis quand il l’entend sous la douche. Pff. Bon, je préfère son couple avec Tray pour un milliard de raisons (et principalement parce que Felix mérite mieux), mais vraiment le personnage de Murphy est une connasse incroyable.

Elle prend donc son plaisir sous la douche avec Tray, mais Felix n’en a pas conscience. Il débarque donc, derrière la porte, pour s’excuser de ce qu’il s’est passé, mais aussi pour lui confesser ses sentiments. En cours de route, il se rend toutefois compte que Tray est dans la douche ave celle et… pauvre Felix. Il se barre aussitôt vers la cave où il découvre ce que je pensais être des journaux capables de les aider à trouver Jennifer Walker, mais que lui voit comme son héritage.

C’est fou. Il est aussitôt sûr que Lesley lui a volé son héritage et il montre la confronter, alors même qu’elle était elle-même en pleine confrontation avec Murphy. Qu’est-ce que j’aime Lesley : heureusement qu’elle est là pour souligner à quel point Murphy est une connasse à garder toute la maison éveillée pour son téléphone – ou pour retrouver Felix en l’occurrence. Bien sûr, Murphy casse un vase au passage, mais le vrai gros sujet ici est la crise que traverse Felix.

Il apprend ainsi que son père a légué à Lesley les journaux de ses archives, quand bien même il était celui qui les adorait, quand bien même il espérait que son père le choisisse. Mais personne ne le choisit jamais – pas même Murphy. Oh, Felix. Il déchire quelques journaux et j’espère vraiment qu’il verra le lendemain qu’il y a des informations sur Jennifer Walker dedans à un moment ou un autre.

En attendant, Murphy retrouve son portable dans la poche de Tray, qui pensait que c’était le sien. Bien évidemment, il n’y a pas d’appel sur le téléphone et tout ça fait rire Tray et Murphy plus qu’autre chose. Ils forment un couple vraiment sympathique – mais Murphy n’est pas conne non plus, elle sait qu’elle a besoin d’aller voir Felix, au moins pour s’excuser de la scène de la salle de bain.

Sans trop de surprise, il ne veut pas en parler du tout, préférant raconter l’histoire de son père, obsédé par des journaux, tout en cherchant dans ceux-ci des infos sur Jennifer Walker. Ah ben quand même. Felix a un passé marrant, mais il a quand même de quoi être vexé de découvrir que son père a préféré donner les journaux à Lesley, sa préférée, plutôt qu’à lui quand il était sûr que la lecture des journaux était leur truc à eux.

Au moins, Murphy peut souligner qu’elle déteste Lesley, arrogante et nulle, avec les pires défauts de Felix sans la moindre de ses qualités. Et pourtant, Murphy, désolé, mais Lesley est bien plus géniale que toi sur ce coup-là. Bon, ça fait plaisir d’avoir un épisode qui se termine bien pour Murphy et Felix, mais tout de même, quoi.

Le lendemain matin, ils trouvent des informations sur la disparition de Jennifer Walker : son oncle, suspecté, est la dernière personne à l’avoir vu. De son côté, Tray essaie de retrouver son portable… perdu bien évidemment dans l’épisode précédent, juste à côté d’un cadavre. Merveilleux tout ce qu’ils laissent derrière eux… Lesley et Tray sont donc reliés à tout le trafic et aux meurtres aux yeux de la police, quand la police trouvera les corps. Ca… craint.

What if…? – S01E03

Épisode 3 – What If… The World Lost its Mightiest Heroes ? – 18/20
Chaque épisode semble s’obstiner à vouloir être meilleur que le précédent, et force est de constater qu’ils y arrivent très bien pour le moment. Je suis ravi de découvrir cet épisode qui se regarde vraiment comme un film, avec plein de bonnes surprises du côté du casting – et parfois même du côté des voix du casting. J’ai adoré cette variation de l’histoire, mais il me manque toutefois une précision pour vraiment aller jusqu’au 20/20… surtout que je ne suis pas sûr de voir ce qu’ils ont voulu démontrer avec cet épisode : beaucoup de fan-service, mais c’est à peu près tout ?

Spoilers

Le projet Avengers n’est pas encore lancé par Fury qu’il connaît déjà sa première attaque : quelqu’un ou quelque chose semble traquer un à un tous les candidats…

I’m not the only Avenger left.

Voilà un titre d’épisode auquel je ne m’attendais pas du tout, mais qui a eu le mérite de me hyper dès que je l’ai lu. Je trouve ça super original comme idée, j’aime déjà beaucoup ! Je me suis donc posé en terrasse en attendant que le soleil chauffe un coup pour pouvoir me baigner, et hop, j’ai commencé ce dernier mercredi de vacances avec cet épisode et le Watcher nous rappelant le concept de la série dans ce générique toujours aussi sympathique après trois épisodes.

Lundi – Nick Fury est de retour dans le MCU avec cet épisode qui a une construction plus originale que d’habitude. Nous le retrouvons au début d’Avengers, grosso modo, ou plutôt juste avant le premier volet. Il essaie ainsi de convaincre Natasha que Tony est un choix intéressant pour son équipe d’Avengers.

Malheureusement, il lui demande aussi d’injecter un produit dans le coup d’Iron Man, pour le guérir de sa maladie. C’est loin d’être un succès : l’antidote se révèle être un poison qui tue Tony. Décidément, ils aiment jouer avec nos nerfs et nos sentiments chez Marvel. Pourquoi nous le retuer si vite ! C’est difficile à voir, mais ça lance l’épisode avec le Watcher expliquant que notre univers a vu la naissance des Avengers en une semaine (ah, ces quelques notes de musique, j’adore !)… mais dans une autre branche, ça ne s’est pas déroulé exactement comme ça.

Mardi – COULSON ! Tellement heureux de réentendre la voix de Clark Gregg dans mes écouteurs ! Il contacte Fury, et sa simple présence était déjà une excellente chose – mais ça m’a fait perdre de vue une partie de l’intrigue. L’excitation retombée, nous découvrions Fury en train d’accompagner Natasha vers un fourgon blindée. Retenue prisonnière pour le meurtre de Tony Stark par le S.H.I.E.L.D, Natasha se défend comme elle peut auprès de son boss.

Celui-ci n’a pas vraiment besoin d’entendre sa défense pour savoir qu’elle dit vrai, par contre : il sait déjà qu’elle est innocente de ce dont elle est accusée. Il l’aide ainsi à s’enfuir, et la scène où elle se retrouve dans le fourgon à faire la conversation était vraiment super bien écrite. Je dis ça uniquement parce que ça nous renvoie gentiment aux films et à l’humour assez classique des Marvel depuis que Whedon est passé par là. Bref, j’adore, tout simplement.

Ailleurs, Fury et Clint surveillent le marteau de Thor, sans avoir jamais entendu parler de Thor. Ils sont perturbés par l’existence de ce marteau ressemblant en tous points à Excalibur, puisque personne ne semble capable de le soulever. Personne ? C’est sans compter sur Thor lui-même.

Oui, il fait son apparition à son tour dans cet épisode qui a ainsi tout du film Avengers. Difficile de ne pas adorer ce qui se déroule sous nos yeux à partir de ce moment-là, avec Coulson faisant une description géniale du demi-dieu. J’adore Coulson, son utilisation ici est réussie et apporte pas mal d’humour, à la fois grâce aux réactions de Fury et de Barton. Ce dernier a toutefois pour instruction de ne surtout pas tirer sur Thor avant qu’il ne touche le marteau, pour voir ce qu’il se passerait s’il tentait de le soulever.

Malheureusement, un coup de tonnerre plus tard et la flèche de Barton finit dans les pectoraux de Thor. Il ne s’attendait certainement pas à ça notre demi-dieu… Et Barton non plus, parce qu’il ne se rate jamais. Son professionnalisme est remis en cause par le S.H.I.E.L.D qui le place en détention provisoire… pour mieux le voir mourir sous leur surveillance.

Notre pauvre Coulson est complètement débordé par les événements, mais ça avait une vraie vibe Agents of S.H.I.E.L.D de le retrouver comme ça, si léger. Tony, Thor et Hawkeye, cela fait en tout cas trois personnes très intéressantes pour le S.H.I.E.L.D qui viennent de mourir – surtout que Thor s’avère être un extra-terrestre à l’odeur de lavande quand il se décompose, ça fait beaucoup pour un inconnu. J’ai eu un peu de mal avec l’obsession de Coulson pour Thor, car c’était vraiment trop accentué par rapport à d’habitude, mais l’humour prenait autrement plutôt bien.

Mercredi – Natasha se rend auprès du docteur Ross pour obtenir des informations, non sur Hulk, mais sur la mort de Tony. Elle est sûre que Tony s’est fait tuer, et elle veut savoir exactement comment. La biologiste ne peut pas trop l’aider, toutefois : l’antidote n’est pas sorti de la seringue, celle-ci a simplement lancé un projectile dans le corps de Tony, le tuant sur le coup. C’est plus qu’intrigant tout ça.

Alors que Natasha est congédiée par Ross, elle reçoit un coup de fil de Fury qui la tient au courant de ce qu’il se passe. La scène est super triste, parce que l’on voit bien que Natasha est peinée du décès de Clint… par contre, les dessins ont du mal à rendre la pause dramatique aussi bien que ne l’aurait fait Scarlett, franchement. J’ai eu du mal avec les moments de pause, même si l’écriture restait très sympathique.

Fury lui annonce en effet que quelqu’un semble s’en prendre au projet Avengers, avant de lui souligner qu’il ne reste plus que Bruce et elle sur la liste. Cela tombe bien : elle est justement dans le labo où Bruce se cache bien même. Hop, il n’en faut pas plus pour que ces deux-là se retrouvent, désolé Dr. Ross. Natasha n’est toutefois pas rassurée d’être aussi exposée à un potentiel meurtrier, et elle le souligne à Bruce.

Sous les yeux d’un Watcher décidément partout, Coulson se rend quant à lui dans une base sécurisée du S.H.I.E.L.D où se trouvent les corps de Clint et surtout Thor, quand il se rend compte que la gravité semble avoir quelques problèmes. Et pour cause : Loki et tout un tas de soldats d’Asgard débarquent pour venger la mort de Thor. Oh bordel, Loki est dans cet épisode aussi ?

Ils y vont fort, et ils y vont fort dans l’humour qui n’est pas sans rappeler les films, encore une fois, quand le speech d’introduction de Loki est interrompu par Fury forcé de prendre un des multiples appels de Natasha. Elle est confrontée en effet au Général Ross et ses hommes, et elle espérait avoir de l’aide de Fury. Vu sa situation, elle ne peut pas trop compter sur lui, malheureusement. Livrée à elle-même, Natasha s’en sort plutôt bien… jusqu’à ce que quelqu’un décide de nous tirer sur Bruce Banner.

S’il n’est pas tué d’un coup, Bruce se retrouve à se changer en Hulk, ce qui ne plaît pas à l’armée. On essaie aussitôt de le fusiller, alors que Natasha se met à l’abri comme elle peut. Elle en profite aussi pour mettre sous sa protection la pauvre fille du général qui voulait empêcher son père de tuer son mec. C’était peine perdue : Hulk se met à grossir, grossir et explose. Ant-man ? C’est vraiment la seule idée qui me vient à l’esprit, à force.

En parallèle, dans la base du S.H.I.E.L.D, tout part en vrille quand Loki s’énerve face à l’insolence de Fury – qui n’en a pas grand-chose à faire de Thor, clairement. Loki s’amuse donc à utiliser le Tesseract sur des agents débordés, jusqu’à ce que Maria Hill (oh !) parvienne à convaincre Fury de demander à Loki un cessez-le-feu. Et bizarrement, ça fonctionne : Loki lui laisse une journée pour trouver le meurtrier de son frère et lui remettre.

Eh, il ne reste pas beaucoup de temps. Heureusement, Natasha avance bien de son côté : elle fait quelques recherches grâce au mot de passe de Coulson (il m’a fait tellement rire à kiffer Steve, encore) et découvre que tout est connecté à Hope. Le jeu de mot avec espoir fait que Fury ne comprend pas immédiatement ce qu’elle compte dire par là, mais elle ne peut pas vraiment expliquer : elle est attaquée par quelque chose qui parvient à la mettre hors course.

Fury est donc aux yeux de Coulson le dernier Avenger de la liste, mais Nick envisage très clairement de faire appel à Captain Marvel. Oh bordel, j’étais tellement convaincu par l’idée ! Je veux dire, tout l’épisode nous rappelle à quel point elle manque dans cette première phase des films, parce qu’elle aurait dû pouvoir faire partie de l’équipe originale.

Jeudi – Malheureusement, au moment de l’appeler, Fury comprend le message de Natasha, et il se rend sur la tombe d’Hope Van Dyne, pour y retrouver son père, Hank. Bon, ce n’était donc pas Antman le responsable de tout ce qu’il se passait, mais je n’étais vraiment pas loin du compte avec Hank. C’est donc bien lui qui provoquait tous les remous depuis le début de l’épisode, pour venger sa fille, tuée par le S.H.I.E.L.D à ses yeux.

Fury parvient toutefois à résister à toutes les attaques d’Hank. C’est très étrange, hein, et on comprend bien vite que ce n’est pas vraiment Fury qui se bat contre Hank. Cela dit, ça fonctionne merveilleusement bien comme scène d’action jusqu’à la révélation finale : Fury a fait équipe avec Loki, tout simplement.

Le dieu de la malice balance quelques illusions hyper efficaces sur notre méchant, rapidement mis KO. Par contre, tout ça donne à Loki l’idée d’une alliance avec la Terre. Par contre, ce qu’il appelle alliance, c’est évidemment une génialissime manière de conquérir notre monde en quelques instants. Il faut dire qu’il n’y a plus aucun Avenger pour arrêter la menace Loki.

Vendredi – Aucun Avenger ? Alors que Loki annonce au monde entier qu’il est désormais l’unique maître de la Terre, Fury rappelle une dernière fois à Coulson que les Avengers ne sont qu’un concept : ils représentent un espoir et tout est loin d’être terminé pour Fury. Certains sont morts, d’accord, mais il en reste d’autres pour incarner cet espoir et faire en sorte que l’humnité se relève. 

Fury retourne donc en Antarctique où se trouve Steve Rogers, mais il ne le fait pas seul : il a bel et bien appelé Captain Marvel, qui est là à son tour pour aider à sauver le monde. Quel plaisir cette fin qui relance l’espoir pour la survie de l’humanité face à l’invasion de Loki…

Cela fonctionnait merveilleusement bien, une fois de plus… Même si ça manquait de précision sur ce qui provoquait le Nexus event, cette déviation de la timeline sacrée ! Bref, sur le moment, l’épisode m’a vraiment hypé et j’étais à fond dedans. Avec un recul de cinq minutes, je cherche maintenant à comprendre où ça voulait aller avec cet épisode, ce que ça cherchait à démontrer exactement…

Le premier épisode était clair dans ses intentions – réécrire un film, plus de féminisme, un clin d’oeil sympa. Le deuxième nous montrait jusqu’où la série pouvait aller et ce qu’un petit changement pouvait provoquer à l’échelle de l’univers – démontrant l’effet papillon. Là, cet épisode s’amuse à réinventer tout le passage à la phase 2 en nous montrant une histoire bien plus dramatique… mais sans préciser le changement d’origine, sans montrer vraiment ce que c’est censé représenter. Un peu dommage, je trouve, mais pas au point de bouder complètement le plaisir du visionnage.

Sur ce, j’ai une baignade à faire, bonnes vacances, hein.