Charmed (2018) – S03E16

Épisode 16 – What to Expect When You’re Expecting the Apocalypse – 17/20
Cela va presque trop vite dans cet épisode par rapport à ce que l’on a appris dans les précédents, mais j’aime beaucoup cet arc de la série qui gère bien son suspense et ses rebondissements. Cela reste convenu et souvent prévisible, mais le divertissement est véritablement efficace. Et puis, j’ai recommencé à trop écrire avec cette critique, c’est bon signe.

Spoilers

Les sœurs font tout ce qu’elles peuvent pour empêcher le début d’une pandémie magique apocalyptique.


Is this how it begins… the end of the world ?

Ce titre d’épisode est magnifique ! Et ça y est, je me mets à jour dans une série, avec les sœurs qui ont pour but d’empêcher la création d’un covid magique. Rien que ça. Pourtant, on commence l’épisode loin de ça, avec Abigail qui reprend contact avec sa sœur, peu ravie de la voir débarquer. Il faut dire qu’Abby l’attend à l’arrière de sa voiture, sans l’avoir prévenue. Il y a mieux dans la vie.

Abby kidnappe donc sa sœur pour obtenir son aide : elle veut toujours se débarrasser des pouvoirs de Macy. Cela dit, Weaverly n’est pas du tout motivée à venir en aide à Abby, surtout qu’elle sait très bien qu’elle est suivie depuis une semaine. La meuf est suivie par un démon pendant une semaine et cherche à se planquer de sa sœur, mais pas une seconde elle ne vérifie son sac à main ? C’est une blague, sérieusement ? Non. Bien sûr. Voilà donc comment un démon retrouve vite la trace d’Abby.

De son côté, Mel se donne pour mission de construire le berceau de son bébé, au cas où il resterait dans le présent au lieu de retourner dans un futur désastreux. Elle n’est pas hyper ravie cela dit, parce que ça signifie qu’elle est forcé de rester sur le canapé alors que ses sœurs sont chargées de sauver le monde. Sans elle… mais avec Jordan, alléluia !

En effet, celui-ci revient comme une fleur chez les sœurs et il est immédiatement balancé à nouveau dans tout ce qu’il fuyait : Mel enceinte, l’apocalypse à venir, beaucoup trop de chose à digérer. Et en plus, quand ils y arrivent, toutes les lumières sont éteintes à Safe Space, mais heureusement, Swan a les choses bien en main… surtout que Jordan peut l’aider aussi.

Pendant qu’il fait ça, Maggie et Macy se rendent au QG pour tenter de sauver le monde – mais sans oublier pour autant leur problème d’allergie. Grâce au bébé de Mel, Macy a mis au point une solution miracle qui permet à Macy et Maggie de se soigner. Reste à savoir combien de temps ça prendra à faire effet. Et pas le temps de se le demander qu’un hurlement de Swan les force à monter bien vite à l’étage.

Jordan est le seul encore conscient, forcément. Il explique qu’il a entendu cliqueter, et ça se termine rapidement en la conclusion logique que ça y est, le Murmure diabolique est là. Franchement, il y avait un clown à Safe Space, bien sûr que le mal est là. Cela dit, d’après Jordan, le mal avait l’apparence d’Antonio.

Maggie s’en confie à Macy et lui explique son envie d’utiliser un sérum de vérité pour tester Antonio, mais bien évidemment, elles sont interrompues par Harry. Celui-ci est bien trop suspect : Macy nous a dit qu’elle le trouvait bizarre et qu’il l’évitait, nous savons que n’importe qui peut être affecté par le murmure diabolique grâce à une recherche de Maggie et il faut bien un suspect idéal. Bon. Il est trop idéal pour l’être.

En tout cas, Macy prend le temps de tester Jordan pour savoir s’il est possédé par le Murmure Diabolique… mais il y a tout de même un souci avec ce plan : il peut très bien ne pas avoir conscience du tout de l’être et dire la vérité quand il ne l’est pas. Tout semble pointer dans cette direction, en tout cas. En plus, j’étais tellement concentré sur son mug qui ne tombe jamais dans la scène alors qu’il m’en faudrait un.

En tout cas, Macy innocente vite Jordan et se concentre ensuite sur Harry. Celui-ci explique son comportement bizarre par quelques cauchemars qui l’obsèdent et l’empêchent de dormir, et très rapidement, Macy se retrouve à lui faire confiance à nouveau. Non, vraiment, tous mes soupçons se portent sur Jordan. Ou sur la sœur d’Abby, à la rigueur, mais vraiment, sur Jordan. En attendant, il faut que la pandémie magique commence.

Malheureusement, le patient zéro s’avère être Swan. Son maquillage coule soudainement et le murmure qu’elle entend en elle la perturbe énormément. Elle finit même avec de drôles de traces sur le bras ; ce qui inquiète inévitablement Macy.

Maggie poursuit la piste d’Antonio, quitte à le droguer à fond avec son sérum de vérité pour apprendre qu’il pense Jordan jaloux de lui. Il fait assez logiquement une overdose de sérum de vérité et franchement, le personnage finit par me faire marrer. Je n’ai toujours pas envie qu’il soit le love interest de Maggie, mais il me fait rire, c’est déjà un bon début. Quant à Harry, il va beaucoup mieux soudainement et aide à psychanalyser Maggie.

En parallèle de tout ça, il va de soi que Mel est coincée à tenter de construire le berceau, avec clairement une emprise bien trop forte des hormones sur elle… et le retour de ses pouvoirs quand elle demande à une mouche d’arrêter de voler. Yeah ! Ce bébé est la solution à tous les problèmes, décidément. C’est chouette, mais là encore, pas le temps d’y réfléchir que Mel est interrompue par la sonnette.

Derrière la porte se trouvent Abby et sa sœur. Après avoir semé le démon, l’arrêt logique pour Abby était le manoir Véra. Elle demande de l’aide à Mel, mais celle-ci ne comprend pas trop tout ce qu’il se passe entre les sœurs qui se disputent sans cesse. Mel essaie de comprendre et d’apaiser ces deux-là, mais ce n’est pas chose aisée.

En tout cas, la scène est très sympathique, surtout que ça permet à Abby de flirter avec Mel encore plus que d’habitude. Je veux dire, elle en arrive à expliquer calmement qu’il s’agit peut-être de leur bébé, puis à l’appeler « notre bébé » sans le moindre remords. C’est abusé, franchement, mais c’est bien drôle.

Finalement, la sœur d’Abby se barre pendant cette discussion entre les deux amies, après avec réactivé le traqueur. Elle laisse Mel et Abby gérer toutes seules le démon, ce qui permet plusieurs choses bien amenées dans l’épisode : Mel récupère vraiment ses pouvoirs de sorcière, Abby découvre que le démon a été embauché par sa mère pour traquer la fille de sa sœur. Et Weaverly est là aussi pour écouter la révélation.

Elle a en effet fait tout ça pour savoir qui cherchait à lui nuire, et elle l’a fait sans prévenir personne par crainte de ne pouvoir faire confiance à Abby. Mouais. L’avantage, c’est que cette fois, la sœur est prête à aider Abby à récupérer la dague de sa mère. L’inconvénient, c’est que Mel se retrouve à avoir peur d’être une bien mauvaise mère, parce qu’elle a continué de se battre pendant sa grossesse. Heureusement, Abby est là pour la rassurer.

Pendnat ce temps, à Safe Space, les choses dérapent assez vite avec le Murmure Diabolique. Macy fait de nouveau équipe avec Jordan pour enquêter sur ce mystère, et ça mène rapidement à bien des problèmes quand le clown les attaque. Pfiou. Pourquoi faut-il toujours des clowns maléfiques ? C’est horrible, non ?

Bon, ça aurait pu être pire et le clown est rapidement mis KO par Macy qui comprend toutefois qu’il n’est pas la source du problème comme elle l’imaginait. Il est juste infecté, et il est peut-être le patient zéro : a priori, l’état d’agressivité dans lequel il est à chercher à griffer tout le monde pour les contaminer est l’état qui suit celui de Swann.

Donc Swann ne tardera plus à vivre la même chose. Cela fait peur à Macy, mais c’est trop tard : Swann et les autres membres de Safe Space s’attaquent en effet à Harry. Celui-ci tombe inconscient et peut à nouveau rêver de son passé, avec sa première vie de mortel qui a pris fin quand il draguait la mère d’une enfant. Enfin, elle a surtout pris fin quand il sauvait la vie de la petite fille, quitte à se faire écraser par une voiture.

Passionnant. Bon, pas autant que la suite de l’épisode qui voit Macy et Harry s’en sortir de justesse face à Swann et Maggie revenir à Safe Space pour tomber sur Jordan. Elle lui prend alors la main pour lui avouer ses sentiments, mais elle a aussitôt une vision qui lui permet de découvrir, comme je l’imaginais, que Jordan est possédé. Et attention, il n’est pas infecté : il est l’origine du mal.

Macy et Harry venaient d’en arriver à la même conclusion d’ailleurs, mais il est trop tard : ils sortent juste à temps pour voir Jordan être bien plus puissant qu’eux. Les pouvoirs des sorcières n’ont aucun effet sur lui, alors il se contente de papoter avec elles. C’est l’occasion d’apprendre que Jordan s’est fait posséder quand il était encore dans la prison magique des Perfecti. J’aime bien cette révélation, c’est assez logique… par contre, je ne comprends pas trop pourquoi nous avoir dit que le personnage voulait partir en voyage, du coup.

Qu’importe, vous me direz, l’essentiel, c’est que je suis content de le voir de retour et qu’il se révèle à présent en Big Bad. Maggie ne finira jamais en couple avec lui, c’est certain. En attendant, l’épisode se termine sur la promesse d’un Jordan maléfique qui n’hésitera pas à infecter tout Seattle, alors que Maggie prend conscience qu’elle a réussi à lui toucher la main. Cela signifie que l’allergie est enfin guérie et que Macy et elle peuvent stopper les infectés qui veulent s’en prendre à elles et Harry.

Ce n’est qu’un court gain de temps, par contre, parce que la pandémie est lancée… Par contre, l’avantage, c’est que ça semble nous dire que Macy était simplement infectée dans l’épisode précédent.

Charmed (2018) – S03E15

Épisode 15 – Schrodinger’s Future – 18/20
Voilà un épisode largement plus convaincant, que ce soit du côté de l’intrigue ou du rythme vif qui permet de ne pas s’ennuyer. Les gags fonctionnent bien, l’intrigue est prenante, on avance vers quelque chose et ça marche bien. Alors bien sûr, il y a des facilités et des raccourcis, mais venant de la CW, vraiment rien de surprenant. C’est un bon épisode, j’étais à fond.

Spoilers

Le cadeau venu du futur perturbe les sœurs, surtout quand Maggie a une vision peu réjouissante. Elle décide donc de se rendre dans le futur pour voir ce qu’il en est.


The world is of-officially over.

L’épisode précédent n’a pas réussi à me convaincre à 100% tant il semblait combler le temps, notamment avec Fenric. Après celui-ci qui commence par Mel faisant du yoga, ce n’est pas exceptionnel, tout de même. Sa grossesse est évidemment un point important de l’épisode, mais ça n’effraie toujours pas Ruby qui est géniale avec elle, la soutenant comme elle peut.

Elle finit toutefois par poser quelques questions sur le futur à Mel, parce que cette grossesse dans le futur signifie tout de même qu’il est possible qu’elles ne soient plus ensemble. Et après un futur où elles étaient ensemble, c’est étrange. Le bébé vient en tout cas de cinq ans plus tard, et ça a de quoi perturber tout le monde. Malgré tout, Ruby est pleine de ressources et vient en aide à Mel aussi quand elle doit créer une potion pour empêcher ses sœurs de vieillir lors d’un petit voyage temporel. Rien que ça.

Ben oui, en parallèle, l’épisode continue, lui. Harry et Macy s’entraînent en se tapant un petit sprint en ville. C’est plutôt sympathique de les voir se mettre au sport ensemble, ça les fait ressembler à un bon petit couple. Par contre, Céleste n’en est pas ravie parce qu’elle avait précisé à Harry de ne pas s’épuiser. Cela inquiète aussi Macy, mais elle passe vite à autre chose. De son côté, Maggie tente en vain d’avoir une vision de Mel pour mieux comprendre ce qu’il en est de ce bébé du futur… mais ce n’est pas tellement clair quand elle en a finalement une.

Elle avertit aussitôt ses sœurs que le futur est désastreux et qu’elles doivent s’y rendre au plus vite. Mel refuse bien de le faire, pour protéger son bébé, mais Macy et Maggie se préparent donc à partir dans le futur. Et elles le font en demandant à Céleste un moyen de se rendre dans le futur, alors qu’Harry est mort de rire de la voir s’inquiéter pour lui et sa santé.

Il se comporte soudainement en enfant, parce qu’il a utilisé l’esprit de Georgie pour redevenir mortel. Loin d’Harry se prenant pour un enfant, Macy et Maggie se rendent donc dans le futur, contre toute logique. Il y a tout de même de meilleures idées, en théorie, que de se rendre dans un futur annoncé comme chaotique. Et il l’est, parce que Safe Space n’est plus qu’un entrepôt à l’abandon et que Seattle est complètement déserté.

Oh bien sûr, il ne l’est pas entièrement. Après un petit gag avec un Harry enfant parlant avec Macy grâce à une oreillette magique, une fois de plus, les filles découvrent ainsi qu’Abigail vit toujours à Safe Space. L’actrice se voit confier le rôle d’expliquer tout ce qu’il se passe dans ce futur apocalyptique où une pandémie magique a décimé le monde. Eh ben, c’est original ça. Au moins, puisqu’elles n’ont pas de pouvoir, les sœurs n’ont plus d’allergie dans ce futur.

En revanche, Abby apporte plein de mauvaises nouvelles : Maggie est morte, par exemple, tuée par Abby. Mel a disparu, et sans avoir réussi à trouver un remède à cette maladie magique qui est une sorte de murmure dans la tête des êtres magiques, les tuant ensuite. D’ailleurs, c’est aussi ce qui arrive à Abby : elle est tuée à une rapidité exceptionnelle par un être dont on ne sait rien pour l’instant – Macy ? De dos, elle ressemble à Jada, en vrai.

Les filles perdent aussi la connexion avec le passé à cause d’un piège d’Abby, laissant Céleste se débrouiller comme elle peut avec un Harry se comportant cette fois comme un adolescent. Rien ne va pour les sœurs cependant, même une fois que Céleste répare ça : elle ne le répare que dans le présent, mais dans le futur, les filles découvrent que la montre qui leur permet d’être dans ce futur est cassée elle aussi, étant bloquée à 19 minutes.

Difficile donc de savoir quand rentrer exactement. Par chance, Ruby prépare une potion en hyper-vitesse, pour leur éviter de vieillir trop quand elles reviendront, alors que Mel chauffe le chaudron. C’est chouette comme tout à voir ce travail de couple entre elles… mais Ruby finit par s’évanouir. Cela force Mel à prendre soin d’elle, à la rafraîchir… et à se rendre compte qu’elles peuvent se toucher ! ben ma foi, elles sont grave mignonnes en couple pour une fois. Cela ne semble plus tellement forcé par rapport à d’habitude, et Ruby a même des scènes avec ses belles-sœurs pour une fois.

Quant au futur de Macy et Maggie, il empire considérablement quand elles se rendent compte que la situation a commencé en 2021, trois semaines après la date de leur départ. Ou plus tôt, encore, si l’on en croit la toux de Céleste.

Ce n’est pas le pire : le stress de Céleste, on s’en fiche pas mal ; par contre, le futur, lui, est bien plus captivant. Sans trop de surprise, les filles découvrent que l’être magique qui a mis fin à la vie d’Abby n’est autre que Macy. Elle a quelques petits problèmes de maquillage et fait de drôles de bruits ressemblant au monstre de Lost, mais elle a aussi un joli pouvoir qui lui permet de pourchasser Maggie et Macy pour les tuer.

Yep. Elle ne semble pas affectée par l’effet papillon, mais soyons honnêtes, les scénaristes ne le sont pas non plus dans l’épisode, parce qu’on se retrouve avec Harry affectant le futur en temps réel, ce qui n’a aucun sens, en vrai. Enfin, bon, on va s’en contenter : grâce aux oreillettes réparées des filles, Harry peut entrer en contact avec elles et mettre à profit son nouveau goût pour le sport.

Il n’en faut pas plus pour que les filles soient sauvées in extremis de cette Macy maléfique. Avant de repartir vers le passé, les filles prennent toutefois avec elle les recherches de Mel. Avec cette série, je m’attendais vraiment à ce qu’elles prennent le tout en photo avec un smartphone, mais non, elles réduisent le tableau de recherches de Mel du futur pour le ramener dans le présent, en taille réelle.

Macy et Maggie vieillissent aussi pas mal, comme prévu, ce que je ne comprends pas trop puisqu’elles se prennent normalement juste cinq ans de décalage… mais bon, c’était pour le fun, j’imagine. Cela ne dure pas longtemps et permet juste les scènes avec Ruby.

Cette dernière s’incruste un peu plus définitivement dans la série avec une jolie relation qui se développe : elle est prête à rester avec Mel pour s’occuper du bébé si ça devait arriver. Après tout, ce bébé les sauve de l’allergie et fait qu’elles peuvent se toucher, ça peut se comprendre. La fin d’épisode voit aussi Céleste se décider à repartir, pour la Grèce cette fois. Bon. Qu’elle y reste ? Je ne sais pas, elle a débarqué avec trop de réponses, c’est trop fluide quand elle est là.

En tout cas, si la carte du voyage dans le temps n’est pas tout à fait maîtrisée par la série, une fois de plus, j’aime bien ce que ça donne pour cet épisode. J’étais beaucoup plus dedans que lors du précédent ! Et du coup, le cliffhanger me laisse curieux de découvrir la suite, parce que le monstre semble déjà là. L’ont-elles ramenées du futur ? Avec cette série qui parle d’effet papillon toutes les dix secondes sans l’expliquer vraiment, tout est possible.

Ah sinon, Ruby a la bonne idée de toucher le ventre de Mel (enfin, Mel lui fait toucher), ça me fait un point du Bingo Séries. Je me demande si je peux arriver à dix en commençant si tard dans le mois !

Charmed (2018) – S03E14

Épisode 14 – Perfecti is the Enemy of Good – 15/20
Je misais beaucoup sur cet épisode après le précédent car il me semblait que la saison allait enfin avancer. Si c’est bien le cas en fin d’épisode, j’ai trouvé qu’une grosse partie des scènes n’étaient une nouvelle fois là que pour combler au maximum le temps, et c’est bien dommage ! Ce n’est pas exactement ce que j’en attendais, mais je ne saurais pas expliquer ce que j’en attendais pour autant, cela dit.

Spoilers

Les sœurs ne sont pas certaines d’avoir vaincu les Perfecti, et elles veulent s’en assurer.


Harry, we’re gonna have to do something that will absolutely terrify you, but may be just what you need.

Incroyable, mais vrai : je regarde une série ce soir ! Et j’ai trois épisodes à rattraper. Je ne sais pas encore si j’irai au bout de ces trois-là, mais il est temps pour moi de sortir de la panne de séries, puisque je suis en vacances, à peu près. J’ai tant à faire et rattraper, et je commence par cette série parce que j’en ai fortement envie depuis un mois. C’est fou comme le temps passe vite.

L’épisode commence au milieu de nulle part, où vit apparemment Céleste. Elle nous vaccine rapidement Harry, non pas contre le Covid19, mais contre l’immortalité. Le voilà donc prêt à redevenir mortel, malgré les avertissements de Céleste qui lui rappelle que ce sera douloureux et peu cool. Une fois que c’est fait, il veut aussitôt se rendre auprès des filles.

Céleste refuse d’abord, mais elle finit par l’accompagner au QG où les choses sont parties en vrille très rapidement. En effet, pendant ce temps, les filles cherchent un moyen de se protéger des Perfecti avec quelques objets magiques, alors que Maggie ne parvient pas à avoir la moindre prémonition pour les retrouver. Cette dernière en arrive même à espérer que les Perfecti ont disparu pour de bon suite au combat de l’épisode précédent.

Mel a malgré tout l’envie de vérifier tout ça, et pour ça, elle se rend au QG pour récupérer un objet qui les aidera. Malheureusement pour elle, la bougie qui la protège s’éteint. Les Perfecti débarquent aussitôt, et c’est pour s’acharner sur Mel pour lui demander de se rendre à la Tombe avant minuit. Soit elle mourra, soit elles seront toutes enfermées en prison magique. C’est pratique pour les scénaristes, ça : Mel se retrouve assommée au sol, puis plongée dans le coma par ses sœurs. Hop, plus besoin de voir l’actrice comme ça, ça aide bien puisqu’elle est enceinte et qu’il faut cacher sa grossesse.

Alors que Ruby reste à s’occuper d’elle, Maggie et Macy font donc appel à Harry et Céleste. Cette dernière est bien pratique pour les filles : elle a toutes les solutions en très peu de temps. Un petit flashback dans le miroir des Perfecti qu’elle débloque sans mal lui permet ainsi de révéler que d’anciennes Charmed Ones sont venus à bout des Perfecti, grâce à un Golem.

Le problème, c’est qu’un Golem, ce n’est pas évident à fabriquer. Il s’agit d’une ancienne magie compliquée à mettre en place et ça les force à mettre la main à la pâte, littéralement, dans le garage de la maison. Harry se rend compte qu’il a du mal à respirer et qu’il devient parfaitement hypocondriaque. Sa future mortalité lui monte à la tête, clairement, et il a des effets secondaires nazes.

Alors que les femmes mettent au point le Golem, Harry doit apprendre à gérer ses peurs. Et ce n’est pas gagné, surtout que Mel est toujours en train de mourir.

En parallèle, Maggie accepte de prendre l’apparence d’Abigail pour se rendre auprès de Fenric. Il est tout content de la retrouver, parce qu’il espère ainsi être vaincu une fois pour toute, persuadée qu’Abi lui en veut encore. C’était assez drôle à voir comme scène, parce que l’actrice s’amuse bien à faire comme si elle était Maggie… Par contre, vraiment, je ne vois pas pourquoi les filles ne servent pas d’Abi. Au point où elles en sont avec elle !

Bon, bien sûr, c’est ce que Maggie finit par être forcée de faire : Fenric comprend qu’elle ne va pas le détruire car elle a besoin de lui, alors il demande aussitôt de récupérer ses pouvoirs et d’être libéré de son triste sort. Maggie n’a plus le choix de faire appel à Abigail, qui se remet bien vite du choc de se voir en visio elle-même.

Après, tout ça ne fait que combler du temps de l’épisode : Maggie est une très mauvaise menteuse, alors bien rapidement Fenric comprend qu’il y a anguille sous roche. Malgré tout, Maggie obtient de sa part le mot de passe dont elle a besoin pour animer le golem, grâce à un tour de passe passe magique provoqué par son pouvoir. Pour une fois qu’elle s’en sert ! Elle oublie toutefois derrière elle le miroir magique des Perfecti, alors ça ne sent pas bon.

Ce sera toutefois pour plus tard. Pour l’instant, on en arrive à Harry qui s’inquiète de voir Mel sur le point de mourir et qui comprend soudainement que les Perfecti veulent probablement avoir à faire face à ce golem. Il se téléporte ainsi avec, forçant Céleste, Macy et Maggie à partir à sa recherche avec une application. Plus utile que la magie.

Par contre, Maggie garde l’apparence d’Abigail pendant tout ce temps, et je me dis qu’il aurait mieux valu confier ce rôle à Mel finalement. Cela aurait justifié de ne pas voir l’actrice pendant qu’elle était enceinte. De son côté, Mel est donc dans le coma, mais elle a tout de même quelques scènes dans l’épisode, enroulée dans un plaid, histoire de. Il fait très froid dans le monde qu’elle imagine, apparemment. Il n’en faut pas plus pour qu’elle s’imagine en train de mourir… avant d’être confrontée à elle-même dans son cauchemar.

Mel est donc confrontée à une version d’elle venant du futur et lui confirmant que si, elle pourra récupérer ses pouvoirs de sorcière manipulant le temps. C’est intéressant tout ça, parce qu’elle a ensuite un message à donner à Mel, avec un futur peu chouette à venir.

Dans la réalité, Macy retrouve le golem après avoir enfermé Harry dans un sortilège, ce qui fait que ça nous laisse Maggie seule avec Harry. Elle le rassure comme elle peut, bizarrement sans utiliser son pouvoir, mais finit par être celle qui flippe de ce qui est en train de se passer, comprenant qu’elles sont manipulées par les Perfecti.

Il est toutefois trop tard : Macy et Céleste ont déjà prononcé la formule donnant vie au Golem, et ça fait bien plaisir aux Perfecti. Maggie débarque à temps avant le réveil du golem, par contre : ça permet de nous expliquer que les Perfecti fabriquent des deepfakes avec les souvenirs dans le miroir et que le Golem est probablement ce qui a détruit les Charmed Ones.

C’est con, ça. Le Golem se réveille juste après ça – et il est contrôlé par les Perfecti ayant les colliers capables de le manipuler. C’est d’autant plus intéressant qu’on nous introduit le Golem comme une créature beaucoup trop puissante pour être vaincue, mais aussi pour être convaincue. Le Golem n’a en effet aucune conscience et aucun jugement propre.

Ce n’est pas bien grave tout ça, parce que Macy met alors au point un plan pour gagner face au Perfecti. Et c’est bien facile : elle décide de jouer sur leur certitude absolue de gagner et le fait vraiment bien. Elle envoie Harry chercher le Golem, se fait passer pour morte et utilise Maggie, toujours sous l’apparence d’Abi, pour faire croire aux Perfecti qu’ils ont gagné. Tout cela dure juste assez de temps pour les piéger dans un cercle magique.

Ainsi, le Golem peut rapidement les renvoyer dans la Tombe, mais pas avant qu’ils tentent une dernière fois de négocier leur liberté, promettant une menace plus grande encore à venir. Ben, ma foi, j’espère bien, parce que la saison n’est pas encore finie. Pour la relancer, nous voyons finalement Harry se remettre de sa mortalité nouvellement acquise alors que Mel se réveille de son coma.

C’est un peu simple qu’une fois les Perfecti (et le Golem, d’ailleurs !) dans la Tombe, la malédiction soit levée, mais admettons. Il n’empêche que Mel a encore à gérer le message venu du futur, et ce message prend la forme d’un bébé à protéger. Bref, Mel finit l’épisode enceinte. Ben ça, ça va vraiment aider l’actrice pour la suite de la saison. Difficile d’être surpris du twist que l’on voit arriver dans la scène, mais c’est cool que ce soit intégré à la série, je trouve !

Bref, j’ai aimé dans cet épisode la ruse de Macy et ce cliffhanger, mais j’ai trouvé que c’était drôlement lent d’en arriver là !

Formaté à 42 minutes

Salut les sériephiles,

Comme chaque jour, c’est à plus de 23h que je me rappelle qu’il serait temps de me mettre à l’article du jour, avec en plus la difficulté de ne pas savoir exactement de quoi je vais parler cette fois-ci. Bon. Tout va bien, ça va le faire, restez avec moi pour un peu de blabla ! J’ai concrètement une quarantaine de minutes devant moi pour trouver quoi faire. Et c’est marrant, parce que quarante minutes, c’est le temps d’un épisode que je ne regarderai pas ce soir.

C’est aussi marrant parce que ce soir, on se disait justement dans le podcast que nous étions formatés sur les épisodes de 42 minutes. Ce formatage, il va m’intéresser particulièrement histoire de combler cet article : c’est quand même l’impact le plus important des séries sur ma vie, et je n’en parle que rarement sur le blog, mais oui, bien sûr que je calcule ma vie par tranche de 42 à 44 minutes.

Concrètement, sur le temps d’un épisode, on a le temps d’en faire des choses :

– C’est le temps que me met grosso modo un trajet vers Paris depuis ma banlieue, et ça, depuis que je suis adolescent. Alors oui, depuis quelques années, je ne regarde plus tellement de choses dans le train puisque j’écris mes critiques en même temps normalement. Enfin, je dis ça, mais c’est comme ça que j’ai vu une partie de la saison 1 du Caméléon aussi.

– C’est le temps idéal pour se faire à manger et manger, principalement quand il s’agit des séries procédurales. Alors après, ça a ses inconvénients les séries procédurales, puisqu’il y est souvent question de meurtres tout de même. Bref, il faut avoir l’estomac accroché sur certaines scènes, m’enfin, dans l’ensemble, je n’ai jamais eu envie de vomir devant un épisode de NCIS.

– C’est le temps que je mets à me réveiller, du réveil au moment où je suis vraiment prêt. Oui, je suis lent. Le réveil, le snooze encore trop souvent, le passage aux toilettes, la douche et surtout le petit déj ; bien sûr que ça me prend une quarantaine de minutes. Cela dit, il est rare que je regarde une série à ce moment-là. M’enfin, série ou pas, ça me prend 42 minutes. Vraiment, je suis formaté.

– C’est le temps d’un cours, plus ou moins. Bien sûr, ça n’aide pas d’avoir été étudiant toute ma vie avant de passer directement prof’, mais voilà, il faut bien le dire, un cours ne dure jamais une heure. Un épisode non plus, mais je le calcule souvent sur une heure.

– C’est le bon temps pour écrire un article aussi. Je sais que je dis souvent que ça me prend 15 à 30 minutes… mais le temps de trouver et caser des gifs, ben paf, 42 minutes. Est-ce que c’est pour ça qu’il n’y a pas de gif à cet article ? Probablement, mais vous n’avez pas de preuve.

Voilà donc pour le formatage. Pff. Je me rends compte aussi en rédigeant cet article que j’ai quelque peu changé de point de vue en « vieillissant ». C’est le blog qui en est responsable : quand j’étais étudiant en prépa avec beaucoup trop d’heures de travail, je voyais tout par tranche de 45 minutes dans mes plannings. Aujourd’hui, ça m’est resté, mais je calcule souvent ma vie par tranche de 45 minutes à une heure, à chaque fois. Les quinze minutes supplémentaires ? Elles me servent aujourd’hui à publier les articles et valider les commentaires ; inclure les récréations au boulot ; inclure la vaisselle parce qu’il faut bien la faire – ou étendre le linge, allez. C’est donc ça vieillir ?