Les Anneaux de Pouvoir – S01E02

Épisode 2 – Adrift – 15/20
Si ce second épisode est toujours aussi sublime que le premier et ravira forcément les fans, je trouve que l’on manque pour le moment d’un lien entre chacune des intrigues. On sait bien que tous les personnages de la série finiront par se croiser ou par avoir une importance dans la même intrigue, mais pour le moment, on passe trop de temps avec certains, pas assez avec d’autres (que je préférais au premier épisode) et le rythme est parfois un peu haché, ou en tout cas artificiel. Cela n’empêche pas la série d’être une bonne surprise – et une bonne découverte. Je reprochais la même chose aux deux trilogies en plus, alors cela ne devrait pas me surprendre. J’espère être assez en forme vendredi prochain pour voir l’épisode le jour de sa sortie.

Spoilers

Galadriel est perdue en mer, Nori s’occupe de l’étranger tombé du ciel et Arondir mène l’enquête.

I don’t speak fireflies.

Après une petite journée de travail, je pourrais choisir de préparer le podcast 42 minutes de ce soir… mais non, je préfère encore regarder ce deuxième épisode tant que l’histoire est fraîche dans ma mémoire. Le podcast s’en remettra, non ? Bon, d’accord, cette introduction, c’est juste pour voir si mes camarades me lisent (probablement pas ?), et maintenant que c’est fait, on peut se relancer dans cette saga épique pour Galadriel. Oui, pardon, mais après un épisode, je suis totalement team Elfe, avec Galadriel et Arondir, c’est tout vu, désolé Nori. Ceci étant dit Galadriel est un peu énervante à plonger sans filet de secours dans la mer là. Bon courage pour rejoindre la rive à la nage, ma chérie.

Pour ce début d’épisode, la série s’offre un joli générique à l’esthétique impeccable malgré les cailloux – mais à la musique qui aurait pu être mieux (mais au moment où je l’ai écrit, c’est devenu un peu mieux et j’ai davantage reconnu l’univers musical de la saga). Bien sûr, je n’arrive pas encore à percer tous les mystères de ce générique, mais je le trouve plutôt sympathique malgré tout.


Cet épisode reprend assez vite du côté de Nori, et c’est tant mieux parce que c’est le cliffhanger le plus intéressant pour l’instant : son amie, Poppy, la rejoint assez vite et, voulant la convaincre de rentrer au plus vite, la fait tomber dans le cratère. Par chance, le cratère encore en feu n’est absolument pas brûlant.

Par malchance, Nori réveille cet homme étrange tombé du ciel qui lui prend aussitôt la main. Toutes les braises et les cailloux autour d’eux s’envolent, s’éteignent… et se rallument quand l’homme s’évanouit à nouveau. Malgré tout ça et bien que l’homme l’empêche de repartir quand il se réveille, Nori demande à Poppy de l’aider à le transporter et le ramener au village.

Au village, justement, le chef est perturbé par la présence de cette étoile tombée du ciel et ne sait plus exactement quoi faire. Poppy et Nori, elles, savent très bien quoi faire : elles s’occupent de l’étranger tombé du ciel, l’éloignant du cratère et du village, tout en se disputant sur ce qu’il peut bien être. Comme elles laissent de côté la possibilité d’un magicien, j’en arrive à cette conclusion. Nous verrons bien.

L’étranger est en tout cas entre des mains maladroites et manque de se crasher en brouette tellement elles prennent soin de lui. Je suis quelque peu méchant de le souligner comme ça, cependant : Nori a vraiment envie de s’occuper de lui et l’explique à Poppy, qui est moins certaine mais promet de ne rien dire. Elles renvoient un peu des vibes Frodon/Sam dans cet échange, en tout cas, mais version filles, donc.

Le lendemain, l’étranger n’est plus là où Nori l’a laissé, mais ce n’est pas grave : elle le retrouve assez vite. L’étranger lui hurle à nouveau dessus, provoquant un début de tempête. Avec de tels yeux et une barbe de quelques semaines, l’étranger fait énormément penser à Gandalf. Pourtant, il se comporte comme une bête sauvage avec Nori qui l’apprivoise. Elle parvient à le calmer, tente de se calmer et lui donne finalement des escargots à manger.

L’étranger mange carrément les coquilles, et il est clairement affamé, mais ça n’effraie pas Nori. Elle devrait peut-être l’être, parce que quand l’étranger veut communiquer avec elle, elle ne comprend rien du tout. L’étranger dessine une jolie carte au sol dans la terre, et on nous fait le lien entre ce dessin et un accident dans le village qui voit la cheville du père de Nori bien éclaté. Je n’aimerais pas être à la place du père, surtout qu’il fait partie d’un peuple migrateur et qu’il ne peut plus vraiment migrer.

Si Nori culpabilise énormément de voir ce qui est arrivé à son père en son absence, cela ne l’empêche pas de retourner voir l’étranger pendant la nuit. C’est une bonne idée pour que l’intrigue puisse avancer : l’étranger se sert des lucioles de la lanterne de Poppy pour faire passer un message. Oui, en bon magicien, il peut parler aux lucioles qui se mettent à former une constellation. Nori comprend que c’est ce que le magicien cherche et lui promet de l’aider à le trouver, parce qu’elle a une idée pour ça… mais Poppy lui fait quand même remarquer que toutes les lucioles meurent.


En parallèle, Arondir et sa villageoise préférée, Bronwyn, parviennent à Horden, où les maisons continuent de brûler. Ils explorent les lieux à la recherche d’une explication et trouvent finalement un étrange tunnel sous la maison d’un couple connu par la femme. Arondir fait immédiatement son beau gosse courageux et sautent dans le tunnel pour savoir ce qu’il renferme, renvoyant sa conquête vers son village.

Elle met beaucoup de temps à l’atteindre et à prévenir tout le monde de ce qu’elle a vu ; à savoir un village de ruines sans le moindre corps. Si elle est paniquée, il n’y a pas grand-monde pour avoir envie de réagir à ses propos. Il ferait mieux de l’écouter pourtant : le fils de Bronwyn entend des souris sous le sol de sa maison, défonce totalement le sol du salon (mais qui fait ça ?) et découvre finalement… un œil blanc sous sa maison. Et l’œil appartient forcément à un orque.


On revient également sur l’intrigue d’Arondir dans cet épisode, mais très peu : il explore les tunnels pour mieux comprendre à quoi il a affaire. Il devrait s’en douter en trouvant une dent dans un des murs du tunnel. Toutefois, il ne voit jamais vraiment son ennemi, n’apercevant qu’une ombre de main crochue peu rassurante. Il s’enfuit avec difficulté dans le tunnel, se retrouve bien malgré lui dans de l’eau et se prépare à attaquer son assaillant… mais ce dernier est trop malin : il surgit derrière lui.

Cela ne laisse aucune chance à Arondir pour qu’il se défende. J’espère que ça ira pour lui et que ça ira mieux pour lui que pour Theo de Bronwyn. Oui, il a un nom étonnamment normal, je sais. Bref, face à l’orque, il ne fait pas le poids, alors il se cache pour une journée dans un petit espace de sa maison où l’orque ne parvient pas à le trouver. Quand Bronwyn rentre chez elle, l’orque est donc parti et Theo toujours bien planqué.

Je ne comprends pas pourquoi il dit à sa mère de s’enfuir sans le faire lui-même, mais je pense que Bronwyn prend la bonne décision en se planquant à son tour dans la maison. Bien sûr, l’orque finit par la trouver, mais ça me paraît toujours lui laisser une chance de plus que si l’orque avait pu la voir directement. En plus, Theo refuse de voir sa mère se faire tuer par un orque, alors il attaque en premier leur ennemi.

La scène d’action qui suit et qui détruit un peu plus encore la maison de Bronwyn est vraiment belle et fluide. J’ai beaucoup aimé voir l’Orque coincé dans les escaliers qu’il a partiellement détruit ou se faire pendre par Theo, même si bien sûr, la décapitation par une Bronwyn hyper énervée avait un côté très classe. Avoir une tête d’orque aide aussi Bronwyn à convaincre son village qu’il faut se barrer au plus vite pour réclamer l’aide des elfes avant qu’ils ne partent. C’est quand même beau ce timing des orques de venir envahir la région pile au départ des elfes.

Avant le départ toutefois, Theo sort à nouveau l’arme de Sauron et remarque que son sang se dirige vers celle-ci, provoquant une flambée inattendue – oui, oui, ça créé du feu, rien que ça. Bon, heureusement, il est appelé par sa mère avant que ça n’aille trop loin… mais la menace est toujours là.


Pendant ce temps, à Eregion, le royaume des elfes, Elrond parle au forgeront qui lui raconte une petite histoire sur Morgoth et les Silmarils… avant d’en arriver à la conclusion qu’il a besoin d’une nouvelle forge plus puissante que les précédentes. Pour cela, il doit toutefois construire une tour immense avant le printemps (mais attendez, on est à quelle saison alors ? Tous les paysages sont très printaniers).

Le roi n’a pas assez de main d’œuvre, donc il envoie Elrond à sa place. C’est une bonne idée, car l’elfe que je déteste toujours autant en a une encore plus brillante : ils ont besoin de main d’œuvre efficace et peu chère ? Facile, ils n’ont qu’à aller chercher l’aide des nains. C’est l’occasion de revenir à Khazad-Dûm et de croiser le prince Durin.

L’accueil des nains est loin d’être celui qu’espérait Elrond : ils lui refusent l’entrée à lui comme à Celebrimbor, le forgeron. Partant de là, Elrond n’a d’autres choix que d’invoquer le rite de Sigin-tarag, une épreuve d’endurance des nains. Soit. L’épreuve est assez simple, mais le risque est grand : Elrond risque en effet d’être banni de toutes les terres des nains s’il perd. Et personne n’aurait envie d’être banni de Khazad-Dûm juste après l’avoir découvert. Les mines sont majestueuses comme nous ne les avons jamais vues, avec des cascades et toute une vie grouillante.

C’est franchement magnifique comme décor, et la série ne déçoit absolument pas par rapport aux films. Franchement, c’est un point très rassurant – je craignais que la série soit au rabais malgré le budget. L’épreuve ? Casser des pierres jusqu’à ce que quelqu’un déclare forfait. C’est finalement le cas : Elrond est incapable de battre Durin et il finit par le reconnaître. Il s’arrange toutefois pour être ramené à la sortie par Durin lui-même.

C’est l’occasion pour Elrond de comprendre qu’il est con : oui, il a été un ami proche de Durin (décidément, il y a toujours des amitiés elfe/nain), mais c’était il y a plus de vingt ans. Et si vingt ans, ce n’est pas grand-chose pour un elfe, c’est quasiment une vie pour un nain. Il n’est pas étonnant donc que Durin soit si énervé de voir Elrond revenir la bouche en cœur pour demander à être accueilli comme si de rien n’était.

C’est même pire que ça : Elrond a carrément quelque chose à demander à son vieil ami. Pourtant, quand Elrond se rend compte du mal qu’il a fait à Durin et promet d’aller s’excuser auprès de sa famille – parce qu’il a une famille désormais, une femme et deux enfants. La femme pardonne rapidement Elrond, contrairement à son mari qui passe tout un dîner à faire la gueule à Elrond. Je l’ai déjà dit il me semble, mais je déteste les nains : découvrir en plus cet aspect rancunier, même s’il est justifié, ne m’aide pas à changer d’avis. Et quand je vois Durin faire le fier et déformer la réalité de la rencontre avec sa femme là, ça n’arrange rien.

Finalement, Durin écoute la proposition d’Elrond et la transmet bien à son père, qui se méfie de l’elfe. Il craint en effet que les elfes ne soient là pour voler l’Arkenstone (enfin, c’est ce que j’en pense, mais on ne voit pas exactement la pièce).


Sinon, au milieu de tout ça, Galadriel est toujours en train de nager. Elle a de l’énergie pour nager depuis tout ce temps, alors félicitions-là : elle garde un bon rythme. Elle a du bol, les vagues n’ont pas l’air trop violente… Et elle tombe sur un radeau d’humains qui dérive à l’abandon depuis deux semaines. Il y a clairement débat sur le fait de laisser Galadriel monter à bord, mais une femme insiste pour ne pas la laisser mourir.

Elle change rapidement d’avis une fois Galadriel à bord : quand elle voit qu’elle est une elfe, elle déteste par principe. La série part alors dans une scène d’action inattendue et plutôt violente : Galadriel a à peine bu une gorgée d’eau qu’elle est jetée par-dessus bord puisqu’on lui reproche d’avoir attiré au radeau le Ver. Le Ver est un animal aquatique pas très charmant qui n’hésite pas à bouffer une bonne partie des nouveaux alliés de Galadriel.

La scène est impressionnante grâce à des effets spéciaux de qualité ; mais elle est aussi vite expédiée. Le Ver s’en va sans qu’on ne sache trop pourquoi, laissant Galadriel seule dans l’eau et un seul survivant sur le radeau : Halbrand. Loin de pleurer ses compagnons d’infortune, Halbrand approche le radeau de Galadriel et la fait monter à son bord.

Galadriel réfléchit comme moi en tout cas, elle remarque bien qu’Halbrand a laissé tous ses amis se faire bouffer par le Ver. Entamer le dialogue avec lui est toutefois une bonne chose, non seulement il fait des compliments à Galadriel qui n’est pas le genre à subir son destin, mais en plus il lui révèle que son peuple a été chassé de ses terres par des Orques. Cela intéresse grandement Galadriel qui pose plein de questions à l’homme pour en savoir plus.

Elle apprend ainsi que leur ennemi désormais sur les Terres du Sud, mais je la trouve presque trop autoritaire sur ce coup-là. Cela ne m’étonne pas qu’Halbrand ne souhaite pas lui venir en aide… mais il n’aura pas trop le choix, parce qu’une belle tempête se pointe au loin. Bon, elle va passer son épisode en mer, c’est frustrant. Bien sûr, la tempête la fait tomber dans l’eau et manquer de se noyer… mais Halbrand la sauve et la suite ne sera que la semaine prochaine. Elle se réveille le lendemain de la tempête sur son radeau de fortune, parce qu’un homme lui fait de l’ombre depuis son bateau. Bon, ben, je suis frustré par son intrigue à la Galadriel pour l’instant.

Après rien qu’avec sa présence et celle de Bronwyn (bon allez, Nori aussi), la série nous montre déjà limite plus de scènes d’action avec des femmes badass que les deux trilogies réunies. Pas si mal le second âge de la Terre du Milieu par rapport au troisième âge… Et probablement ma note serait encore meilleure si j’avais été à fond dans la saga depuis toujours. C’est du beau travail honnêtement !

Les Anneaux de Pouvoir – S01E01

Épisode 1 – Shadow of the Past – 17/20
L’argent n’a pas été jeté par les fenêtres, c’est un très beau premier épisode : les paysages sont sublimes, le casting est très bon (vraiment les polémiques sur les couleurs des acteurs sont à jeter à la poubelle pour moi) et l’on retrouve bien l’ambiance du Seigneur des Anneaux, que ce soit grâce à la musique ou aux répliques alambiquées. Je me suis surpris à être à fond dans l’une des intrigues, et j’avoue que je suis curieux que de ce que cette saison va proposer ensuite.

Spoilers

L’enfance de Galadriel n’est pas celle que j’attendais, et cet épisode permet de mieux comprendre ce personnage – tout en introduisant plein d’autres pour la saison.

The skies are strange.

L’épisode commence par une affirmation que l’on ne peut pas trop contredire : rien n’est maléfique au départ. On comprend toutefois que le but de la série sera de nous montrer comment on peut le devenir. La première scène, avec du harcèlement scolaire de base, n’est pas là pour me contredire, même si son héroïne est une Galadriel enfant qui finira par résister au mal.

Elle se croit dans Prison Break, la pauvre : elle fait un origami pour le voir voguer – et ce qu’on pensait être un bateau est en fait un cygne. Si avec ses pouvoirs d’elfe, elle parvient bien à le faire voguer comme elle le souhaitait, mais d’autres enfants ont décidé de l’emmerder, refusant de voir flotter cet origami. Quelques pierres jetées dessus suffisent effectivement à le couler et à énerver Galadriel.

On la découvre pleine de fougue et d’envie de se venger, ce qui n’est pas exactement la vision que j’avais du personnage dans les films. Elle montre déjà la combattante qu’elle sera en s’en prenant à un des garçons qui l’embête, mais son frère finit par l’interrompre. Oui, le grand frère de Galadriel est évidemment pour la paix et il lui apprend à relativiser dans une jolie scène où il lui fait un petit discours très elfe dans l’esprit, avec la pierre qui fonce vers la noirceur contrairement au bateau qui regarde en haut, vers la lumière. Galadriel est maligne aussi, cela dit : elle demande quoi faire quand la lumière se reflète. J’aime bien ces personnages.

Bien sûr, la scène se termine par le royaume des elfes – et ça manque presque de la bonne musique habituelle pour ça, mais nous ne sommes pas encore en Terre du Milieu. En effet, les elfes ne s’y rendent qu’ensuite, pour se défendre contre Morgoth. En effet, Morgoth commence à détruire la lumière. Les elfes résistent évidemment et se défendent, avec toute une armée qui quitte Valinor pour la Terre du Milieu.

Celle-ci est peuplée de créatures étranges d’après l’elfe, et ça commence par un combat de dragons qui semble quand même faire un clin d’œil inévitable à House of Dragons, la série la plus directement concurrente de celle-ci. La guerre qui devait s’achever rapidement sur la Terre du Milieu laisse finalement celle-ci en cendres, après des siècles. Beaucoup d’elfes meurent donc dans la guerre, Morgoth meure aussi, mais pas avant d’avoir laissé les orques se répandre aux quatre coins du monde. Pas avant aussi d’avoir laissé son plus puissant sorcier, Sauron, pour les guider. C’est malin, cette affaire.

Sauron est donc une fois de plus le grand méchant de cette série : il tue le frère de Galadriel qui voulait le battre, le marquant au passage de son signe. Sans trop de surprise, Galadriel est énervée par la situation, au point de prendre la relève de son frère pour détruire Sauron. Pas de chance pour elle, la piste pour le retrouver s’estompe rapidement – ou lentement avec beaucoup d’années qui passent. Tout cela nous est raconté par une Galadriel en voix off, et la série est vraiment sublime à regarder. Je m’y attendais vu le budget annoncé, mais vraiment, ce n’est pas décevant : la Terre du Milieu est toujours aussi vaste et magnifique qu’elle l’était dans les deux trilogies de films.

Certains effets spéciaux vieilliront peut-être mal quand même – je pense notamment à la cascade – mais c’est beau. Quant à l’histoire, les elfes se mettent à penser que Sauron n’est plus une menace car il sait se faire discret. Ils oublient ce qu’il a pu représenter… mais pas Galadriel. Evidemment. L’elfe que l’on ne connaît que trop bien mène donc toujours une expédition de quelques guerriers pour retrouver Sauron.

Nous la découvrons commandante d’un groupe d’elfes qui commence à douter lui aussi : plus aucun Orque n’a été vu depuis des années et elle maltraite clairement ses alliés désormais, les menant là où même le soleil refuse de briller. Elle mène ses elfes dans une terre glacée, au beau milieu d’une tempête de neige, afin de retrouver le repaire des Orques suite à la défaite de Morgoth. Là, elle joue encore les exploratrices, découvrant une entrée fermée à la force de son poing.

Si elle a toujours un second qui souhaite faire demi-tour à chaque étape du chemin, Galadriel ne se démonte pas : elle trouve bien la piste de Sauron dans ce repaire, ce qui lui confirme qu’elle doit continuer encore plus au Nord pour enfin le battre. Bien sûr, nous savons qu’elle a raison et que Sauron reprend bien des forces au Nord, mais on comprend aussi le point de vue du second qui en a marre de gâcher sa vie à une quête qui paraît vaine – et inutile en plus.

Et non seulement, il gâche sa vie, mais en plus il la risque : la compagnie de Galadriel est confrontée ensuite à un Troll des neiges. Heureusement pour chacun de ses elfes, Galadriel est là pour leur sauver la vie de ce troll. Nous, ça permet de voir à quel point c’est une guerrière accomplie. Par contre, pour toute reconnaissance, Galadriel obtient la rébellion de son second – et de tous les autres. Ils décident de lui annoncer qu’elle continuera seule son chemin… Et elle le fait, même si je pense qu’ils espéraient la voir faire demi-tour.

Pendant ce temps, ailleurs sur la Terre du Milieu, et plus précisément à Rhovanion, la série décide de nous faire découvrir d’autres personnages. C’est presque dommage tant j’étais à fond sur le personnage de Galadriel. Cela fonctionnait beaucoup plus comme introduction et ils ont bien fait de commencer par là.

Bref, on découvre deux voyageurs qui sont effectivement des créatures étranges. J’avais prévenu en introduction que je n’aurais pas toutes les références, et c’en est bien la preuve. Les créatures posent toutefois un problème à d’autres : les Hobbits sont forcés de se cacher pour ne pas être découverts par celles-ci.

La petite ville de Hobbit voit cela comme un mauvais présage : se cacher comme ça si tôt dans l’année, ça risque d’annoncer un hiver glacial. J’ai beaucoup aimé la scène qui transforme un bout de prairie et de forêt en village hobbit : ils vivaient donc bien plus discrètement à l’époque. Le village avec les petites maisons rondes manquerait presque pour reconnaître les Hobbits, mais bon, ça fonctionne bien de les voir sortir comme ça de cachettes improbables.

Une fois le village rétabli, une Hobbit s’inquiète tout de même de ne pas retrouver Nori. C’est probablement la Hobbit que l’on suivra le plus au cours de cette saison, parce qu’elle a un goût de l’aventure assez prononcé tout de même. Elle sort donc des limites autorisées, se rendant dans une ancienne ferme. Eleanor, c’est son nom complet, y emmène en plus sa meilleure amie et d’autres enfants.

C’est pourtant risqué : elle découvre assez vite grâce à un enfant qu’il y a un loup à proximité. Elle fait partir tout le monde au plus vite, improvisant un mensonge pour le reste du village. Le loup n’est pas naïf pourtant : il les sent. La mère de Nori n’est pas idiote non plus : elle sait bien qu’elle est partie vers la ferme alors qu’elle n’avait pas le droit. Elle lui fait donc une petite morale sur le fonctionnement des Piévelus (les Hobbits donc) et sur la manière qu’ils ont de travailler en groupe – et forcément en groupe.

Nori est rapidement blasée, alors elle décide d’aller espionner plutôt le chef du village, qui fait quelques prédictions de mauvaises augures en regardant les étoiles.

En parallèle, nous continuons heureusement de suivre l’histoire de Galadriel. Plutôt que de continuer seule plus au Nord, elle a fait demi-tour vers Lindon, y retrouvant au passage Elrond. Arf, je n’aime pas ce personnage dans les films. Arriveront-ils à me le faire aimer ? Ce n’est pas gagné, parce qu’il a déjà l’air chiant avec Galadriel.

Elle lui demande de lui organiser une rencontre avec le roi, mais ça ne se passe pas comme elle le voudrait. Le roi annonce des temps de paix à venir – on sent bien que Galadriel n’est pas d’accord, mais elle accepte les honneurs du roi sans rechigner. Mieux encore, le roi annonce un retour à Valinor. C’est un sacré cadeau de la part du roi… que Galadriel entend bien refuser. Je m’y attendais, mais ça fonctionne bien quand elle l’annonce à Elrond.

Bon, je suis au regret de vous annoncer que je le trouve tout aussi pète-couilles que dans les films le Elrond. Il veut empêcher Galadriel de suivre ses instincts et il la culpabilise en plus, l’accusant de remplir le cimetière Elfe, en gros, à pourchasser des chimères. Même si elle avait tort, il serait chiant ; mais en plus, Galadriel a raison. Quant au reste de mon avis sur la série, il faut que je souligne une fois de plus que les décors sont magnifiques et que le casting est franchement réussi. On peut imaginer que ces deux personnages finiront et deviendront ceux que l’on connaît dans les films. Ce n’est que là que je me suis rendu compte en revanche d’une petite incohérence, avec des elfes parlant anglais entre eux. Il me semble que la trilogie réussissait mieux à garder le langage elfique. Ça m’arrange de ne pas avoir à lire les sous-titres sur la moitié des scènes, mais ça ne plaira pas aux fans les plus hardcores (qui auront bien raison de s’en plaindre).

En attendant, la série donne presque raison à Elrond : le roi lui rappelle que Galadriel risquerait de préserver le mal qu’elle veut combattre en ravivant sans cesse son souvenir. Bien pensé, ma foi, les elfes restent sacrément sages. Galadriel accepte donc officiellement de repartir vers Valinor, mais je n’y crois pas tellement. Pendant ce temps, le roi explique à Elrond qu’il va travailler avec le forgeron elfe le plus réputé qui soit à un nouveau projet. Cela sent bon l’anneau, non ?

De son côté, Galadriel vogue donc vers Valinor et finit par renoncer à son arme, parce qu’elle est y forcée. Son bateau s’en va vers la lumière, les Elfes se mettent à chanter et… Tout cela est sacrément beau, mais… elle refuse finalement d’aller vers la lumière de Valinor.

Ce premier épisode prend également le temps de faire un tour sur la Terre des Hommes, où un elfe noir arrive dans un village. Allez, je comprends un tout petit peu certains arguments des twittos qui s’énervaient sur les affiches ; les elfes ont toujours été présentés comme sacrément lumineux et blancs… Maintenant, bon, ça n’est pas si choquant non plus, la surprise passée, Arondir est juste un personnage carrément kiffant, en fait. J’espère qu’on le verra davantage dans les prochains épisodes, car il arrive tard là et que, bon, Arondir peut devenir mon nouveau Legolas s’il le veut.

Il faut quand même que le personnage soit intéressant pour ça, mais ça semble l’être. Il est malin et rusé, capable de gagner des jeux à distance (grâce à sa vue), d’avoir d’excellents réflexes quand on l’attaque et… de tomber amoureux de la plus jolie humaine du village. C’est elle qui lui offre une fleur, avant qu’ils ne soient interrompus et qu’Arondir soit forcé de quitter sa belle paysanne. Ah les amours interdites…

Arondir rejoint un de ses alliés qui l’attendait à la sortie du village et qui n’hésite pas à enchaîner sous-entendu pervers (tirer l’eau du puits, vraiment ?) et mises en garde. Tomber amoureux d’une humaine, c’est risqué et ça a toujours provoqué la merde par le passé. En plus, bon, Arondir est là depuis 79 ans, il a donc dû connaître la mère (et la grand-mère) de sa conquête du moment, c’est un brin glauque.

Pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher d’être triste pour lui quand il apprend son départ prochain de la terre des hommes. C’est bien logique : le Roi des Elfes a déclaré qu’ils vivaient désormais en paix et que les elfes pouvaient rentrer à Valinor, ce qui affecte aussi les elfes des postes d’avant-garde un peu partout sur la Terre du Milieu.

Arondir ne s’imagine toutefois pas partir sans dire au revoir à sa Belle ; histoire de la revoir, donc, mais aussi pour lui dire ce qu’il ressent autrement que sans les mots comme il l’a fait jusque-là. Ne sont-ils pas mignons, ces deux-là ? Voilà un amour interdit qui va être sympa à suivre. Cela pose toutefois un problème au fils de cette femme, parce qu’il doit supporter les rumeurs du village transmise par son pote – déjà introduit comme un petit con faisant chier Arondir, en plus.

Il reste le pote du fils pourtant, l’accompagnant dans une grange où le fils révèle une étrange arme marquée du sceau de Sauron. Et oui, Hordern, leur village, est connu pour avoir eu des disciples de Morgoth. C’est problématique, ça, surtout quand Arondir en parle à sa belle. Ils ont une petite exploration à mener ensemble quand ils sont confrontés à une bête malade qui se met à larguer un liquide noir quand on essaie de la traire. Tout cela sera vite sans grande importance de toute manière : Hordern est complètement ravagé par les flammes, et ils s’en rendent compte.

L’épisode peut donc se terminer ainsi, alors qu’une météorite perce le ciel et s’apprête à tomber sur la Terre du Milieu. Quand elle le fait, elle provoque une sacrée explosion – et Galadriel plonge pile à ce moment-là, laissant tous les autres elfes sur le bateau, y compris son second, se rendre à Valinor sans elle.

À Lindon, le roi des Elfes trouve une feuille morte à la sève noire et au cœur du cratère de la météorite, Nori trouve… Jésus ? Non, pardon, un homme à moitié à poil, donc. Etonnant comme cliffhanger. Par contre, ce premier épisode était déjà long, je vais prendre le temps de le digérer avant de voir la suite.

Les Anneaux de Pouvoir (S01)

Synopsis : Le Mal resurgit sur la Terre du Milieu et ses habitants doivent lui faire face, forgeant bien malgré eux ce qui deviendra une véritable légende.

Pour commencer, je n’ai jamais été un grand fan du Seigneur des Anneaux. En fait, il m’a déjà fallu des années pour voir le premier film de la trilogie – parce que je n’ai jamais réussi à aller au bout pour un tas de raisons quand il passait la télé, la première raison étant que je devais être trop jeune pour rester réveillé si longtemps. Les livres ? J’ai bien essayé, mais je n’accrochais pas du tout au style de la traduction. Récemment, j’ai jeté un œil à l’original, et en fait, vraiment, la manière dont l’histoire est le plus souvent racontée n’arrive pas à m’accrocher.

Malgré tout, la promotion autour de The Rings of Power a été si intensive – avec une annonce de la date il y a un an – que ma curiosité est piquée. Ni une, ni deux, j’ai passé une partie de mon été devant la trilogie, en version longue. Contrairement à mon premier visionnage de ces versions longues, d’ailleurs, j’ai réussi à être bien plus intéressé. Mon conseil pour ceux qui n’accrochent pas serait donc de le voir avec un(e) fan, ça aide bien. Je m’en doutais déjà cela dit.

Voir aussi : Mon premier visionnage complet du Seigneur des Anneaux

Quitte à en être là, on s’est dit qu’on pouvait enchaîner cette trilogie avec celle du Hobbit. Et là, ce fut un plus grand coup de cœur déjà (comme j’y vais fort). J’ai bien plus accroché à l’intrigue proposée, probablement parce qu’elle avait plus de liberté. Le Seigneur des Anneaux, on sent bien que ça vient de livres dans le découpage du scénario et des trois parties. Le Hobbit, beaucoup moins. Et puis, Legolas y est encore plus classe ? S’il y a bien une constante depuis des années, c’est celle-ci : je n’aime pas le caractère des nains alors que j’adore Legolas. Oui, c’était une balle perdue pour les nains, mais vraiment, cet égo, là, ce n’est pas possible.

Bref, je vous raconte ma vie, mais tout ça pour dire que j’ai fini par accrocher à cet univers après des années, alors j’espère que la série vaudra le détour. Tout ça pour dire aussi que je ne suis pas le plus grand connaisseur de l’œuvre romanesque et des références à venir que je ne percevrai pas à leur juste valeur. Ce n’est pas grave, hein ?

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – Shadow of the Past – 17/20
L’argent n’a pas été jeté par les fenêtres, c’est un très beau premier épisode : les paysages sont sublimes, le casting est très bon (vraiment les polémiques sur les couleurs des acteurs sont à jeter à la poubelle pour moi) et l’on retrouve bien l’ambiance du Seigneur des Anneaux, que ce soit grâce à la musique ou aux répliques alambiquées. Je me suis surpris à être à fond dans l’une des intrigues, et j’avoue que je suis curieux que de ce que cette saison va proposer ensuite.
S01E02 – Adrift – 15/20
Si ce second épisode est toujours aussi sublime que le premier et ravira forcément les fans, je trouve que l’on manque pour le moment d’un lien entre chacune des intrigues. On sait bien que tous les personnages de la série finiront par se croiser ou par avoir une importance dans la même intrigue, mais pour le moment, on passe trop de temps avec certains, pas assez avec d’autres (que je préférais au premier épisode) et le rythme est parfois un peu haché, ou en tout cas artificiel. Cela n’empêche pas la série d’être une bonne surprise – et une bonne découverte. Je reprochais la même chose aux deux trilogies en plus, alors cela ne devrait pas me surprendre. J’espère être assez en forme vendredi prochain pour voir l’épisode le jour de sa sortie.
S01E03 – Adar – 17/20
Contrairement au deuxième épisode, le déséquilibre des intrigues est cette fois-ci en faveur des personnages que je préfère, alors je suis plutôt content… Tout en étant perturbé par le rythme de cet épisode, qui passe de longs moments avec les mêmes personnages à chaque fois, plutôt que d’intercaler davantage les scènes ou de faire tout de suite des liens entre les personnages. On voit bien l’envergure que prend la saison toutefois, et c’est une réussite.
S01E04 – The Great Wave – 15/20
Un épisode sur deux ? On dirait bien. Si cet épisode se concentre principalement sur les personnages que j’aime suivre dans cette série, au détriment des autres (je crains le prochain épisode), je trouve qu’il y a d’étonnants raccourcis qui sont empruntés pour un épisode d’une heure. Cela manque parfois de logique de la part de certains, surtout côté obscur, mais ce n’est pas grave ; la série reste une petite pépite à voir, même quand il y a très peu de scènes d’action.
S01E05 – Partings – 16/20
Légèrement mieux que la semaine dernière, c’est sûr, mais encore un peu trop prévisible par moments et pas assez logique à d’autres pour que je sois totalement convaincu par ce qui est proposé. L’épisode, même s’il est long, est toujours un régal pour les yeux, il y a toujours quelques personnages que j’adore – et d’autres que je n’aime pas trop – et c’est intéressant de faire peu à peu les liens avec Le Seigneur des Anneaux. Bref, c’est toujours une réussite !
S01E06 – Udûn – 19/20
En évacuant les personnages que je n’aime pas et en se concentrant bien plus que prévu sur l’action, cet épisode s’avère l’un des meilleurs de cette saison pour l’instant. Il y a quand même trop de blabla et des longueurs qui donnent envie qu’il s’achève quand on arrive sur la fin, mais les nombreux retournements de situation et les scènes de combat à l’esthétique soignée donnent envie d’en voir bien plus ! C’était hyper prenant, et vraiment réussi.
S01E07 – The Eye – 16/20
Il restait beaucoup de choses à démêler suite à l’épisode précédent. Si c’est bien ce qu’il se passe dans cet épisode, cela se fait avec beaucoup trop de bavardages et de longueurs cette semaine. Je ne suis pas forcément contre ça, surtout que les personnages sont développés, mais je n’aime pas trop quand ça traîne en longueur pour le plaisir de s’écouter parler. Cependant, on sent que l’intrigue avance et que toutes les pièces du puzzle se mettent en place ; c’est déjà ça !
S01E08 – Alloyed – 18/20
C’est ironique : ça aurait dû être un épisode parfait à voir un dimanche, parce qu’il se concentre beaucoup sur un programme de dimanche inattendu, l’air de rien. Pourtant, c’est le premier épisode depuis un moment que je ne vois pas un dimanche. Cela n’empêche pas de l’apprécier et d’aimer la manière dont l’intrigue fil rouge se met en place sans jamais oublier de développer le personnage principal de la série. Jennifer Walters est juste beaucoup trop attachante, la série réussit à me faire rire, j’aime beaucoup.

High School Musical: The Musical: The Series – S03E06

Épisode 6 – Color War – 15/20
J’ai moins réussi à accrocher à cet épisode : l’intrigue, les chansons, l’humour, tout m’a paru moins fun que dans les épisodes précédents. Il a ses bons moments, notamment dans la résolution du cliffhanger de la semaine dernière, mais l’ensemble a moins réussi à me convaincre. J’ai l’impression qu’on est sur un épisode qui comble un peu trop le temps et ne propose pas de réelles avancées dans l’intrigue, même s’il y a eu quelques petites choses à se mettre sous la dent. Un entre-deux, donc.

Spoilers

Que serait un camp de vacances sans une compétition sportive ?

You just gave me a big idea.

Je ne sais pas si c’est parce que j’ai regardé un film d’horreur avant de voir cet épisode, mais j’ai trouvé ce début de sixième volet franchement hyper creepy avec Corbin Bleu qui débarque au beau milieu du campement pendant la nuit pour s’introduire dans la cabane des garçons et les réveiller en les filmant ? Pour 60 millions de téléspectateurs, en plus. L’angoisse est totale et même si Jet a un canard tout mignon comme peluche, c’est vraiment pas cool de faire un coup pareil à des ados.

La justification de Corbin ? Il veut lancer une guerre des couleurs deux heures plus tard, alors les ados doivent se préparer. Euh… OK ? Si c’est pour dans deux heures, ils ont encore le temps. Le début d’épisode est toutefois marrant : les cinq t-shirts de Carlos, Ricky qui se jette sur Corbin (pas pour un câlin cette fois) ou Kourtney qui débarque ? C’est n’importe quoi.

La guerre des couleurs ? Une simple compétition sportive on ne peut plus classique, alors le sommeil aurait pu servir à tous les ados franchement. Gina profite toutefois de ces deux heures pour apprendre à ramer. Oh, elle sait le faire de manière figurée, mais de manière concrète, elle a besoin de Maddox pour ça. Les deux filles apprennent à devenir amies ensemble à ce stade, et je trouve que ça marche.

J’ai terminé frustré de voir EJ les interrompre pour venir draguer une nouvelle fois Gina. C’est bien qu’elle lui pardonne si vite par contre, même si je suis déçu que les scénaristes tournent trop vite une page parce qu’on sait qu’ils vont devoir y revenir ensuite.

Avant le début du tournoi sportif, Ricky tente bien sûr de négocier avec Corbin Bleu pour supprimer la vidéo de la veille, tournée par Channing sans son consentement. Corbin Bleu apparaît vraiment comme un personnage détestable dans cet épisode, sérieux. Pour pimenter la compétition, il décide d’ajouter une récompense dont personne n’était au courant : les personnages pourront envoyer des messages téléphoniques à leurs proches. C’est une belle manière de les rendre tous bien plus compétitifs. Enfin, tous… Il y a bien sûr débat sur la question : seuls quelques Wildcats ont accepté de participer à ce documentaire Disney + et ça limite évidemment les possibilités pour les équipes.

On se retrouve ainsi avec d’un côté les jaunes, une équipe composée de Maddox, Kourtney, Carlos et Jet et de l’autre les bleus, EJ, Ricky, Ashlyn et Gina. Les équipes sont composées de manière intéressante pour relancer certaines intrigues, franchement. Par contre, ça n’empêche pas les conversations entre équipes : Jet se confie donc à Ricky sur sa difficulté à parler à sa sœur désormais.

En parallèle de tout ça, les scénaristes continuent de travailler le personnage d’Ashlyn pour la faire traverser une grave crise identitaire : elle évite désormais Val autant que possible parce qu’elle est attirée par elle, c’est sûr. Je ne la voyais que s’intéresser à Maddox, mais ce n’est finalement pas le cas : elle évite trop Val qui est trop cool avec elle pour que ça ne soit pas une crise à traverser. Et c’est bien de le montrer, même si j’espère encore qu’elle retrouvera Big Red à la fin de tout ça (bon, d’accord, je ne sais pas ce que je veux).

Je sais en revanche ce que je ne veux pas : Miss Jen. Elle est pourtant de retour dans la série, parce qu’EJ a fait appel à elle. Je n’aime pas ce personnage, mais elle arrive au moins avec quelques gags sur Susan, l’esprit de la forêt, qui m’ont bien fait rire. Après, la voir donner des conseils de gestion à EJ alors qu’elle n’a jamais rien géré pendant deux saisons, c’est quelque chose tout de même. C’est cependant pour ça qu’EJ fait appel à elle : il est trop en retard dans les préparatifs du spectacle et il sait que Miss Jen est habituée à être en retard.

Autrement, cet épisode s’est retrouvé un peu coincé par son intrigue : une compétition de sport dans une série musicale ? C’est compliqué d’inclure des chansons, n’est-ce pas ? Eh bien, la série contourne le problème avec le coup classique du… coup à la tête. C’est Gina qui se prend un ballon de basket dans la tronche alors qu’elle stressait de devoir danser avec un ballon. C’est ironique, n’est-ce pas ?

Comme elle demandait conseil à Corbin Bleu, elle se retrouve à rêver de lui et des conseils qu’il pourrait lui donner – en chanson. Tant qu’à faire, ça aurait été très sympathique d’avoir une reprise de I don’t dance, parce que nous sommes clairement sur la même thématique. 

La chanson était incroyable quand même, pour ses paroles et surtout pour la danse de son interprète principal, même si un peu bizarre d’avoir Gina, beaucoup plus jeune, qui s’en mêle d’un coup, en vrai. Corbin Bleu sait toujours chanter et danser, c’est fou. La scène est vite évacuée et la peur de Gina est transformée en un franc succès : elle réussit un tir quasi impossible… Mais une fois de plus, EJ est absent pour voir ça.

Il a une bonne raison, bien sûr : il était avec Miss Jen. Quand tout le reste des Wildcats le découvre parce qu’il se plante dans ce qu’il leur dit, ça mène à une scène où ils sont tous contents de la retrouver. C’est le genre de scène où je me suis rappelé que la série était cool et où j’ai trouvé que Miss Jen était finalement une partie essentielle de la série. Sans être de bons conseils, sans être toujours drôle, elle est un peu exceptionnelle quand même. Elle ramène avec elle un cadeau d’anniversaire pour Ricky de la part de son père (les rencards continuent !), des conseils de confiance en soi pour EJ et un rôle de maman pour rassurer Kourtney.

Celle-ci a besoin de l’être : alors qu’elle a dit en début d’épisode avoir le vertige, elle se retrouve à devoir participer à une compétition d’escalade. Su-per. Et Val la force à essayer même quand Gina a déjà remporté face à elle ? Pfiou. Bon, la compétition de sport annoncée en début d’épisode n’est pas folle quand même : il y a eu du basket hors écran, un Jacques a dit (pardon, Dewey a dit) géré par un animateur fou et de l’escalade. L’épreuve finale pour départager les équipes qui sont à 2-1 (???), un concours de chant, bien sûr.

C’est un genre de chaises musicales, mais avec un micro et une chanson. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Val a une voix de dingue quand elle chante ? Ils ont vraiment réussi le casting de cette saison 2, tous les nouveaux ont une super voix, j’adore. Et c’est eux qui prennent clairement le dessus dans cette chanson : Val, Maddox et surtout Jet assurent bien la moitié de la chanson à eux trois. C’est un peu dommage car certaines voix du casting d’origine me manquent et que j’aimerais encore plus de Maddox, mais il faut faire avec.

L’avantage de ce retournement de situation qui fait gagner l’équipe jaune (qui a perdu deux épreuves sur quatre, Corbin Bleu a des problèmes en maths ?), c’est que ça nous rapproche Maddox et Jet. Ricky en fait une fois de plus des caisses pour s’assurer que ça arrive, mais Maddox le rembarre un peu. Heureusement pour lui, Ricky peut être un peu consolé dans son inutilité : Gina lui demande son aide pour passer un moment solo avec EJ. Il le fait, le pauvre. J’ai de la peine pour Ricky, mais j’en ai aussi pour Gina et EJ qui s’éloignent de plus en plus. Cette fois-ci, c’est parce qu’EJ est trop ancré dans les traditions du Shallow Lake pour le bien de son couple. Gina, elle, est complètement larguée avec ça. Et le feu d’artifice du campement est en retard aussi pour tenter de les réconcilier – il n’est pas en retard pour Ashlyn, en revanche.

Elle prend clairement conscience qu’elle a des sentiments pour Val (mais d’où ça sort ça encore ?) quand celle-ci lui fait un câlin au début du feu d’artifice. La métaphore est grossière, mais elle m’a fait sourire… Contrairement à la fin d’épisode qui nous laisse sur un cliffhanger quand Ricky a une idée de merde en entendant Jet lui dire que Maddison et Maddox ont rompu l’année précédente durant le bal de promo des vacances. Un bal sans rencard, donc, et un Jet qui culpabilise de la rupture. Allez comprendre. Par contre, la pierre de lune pour que Ricky marche sur la lune avant ses dix-huit ans, c’est cool. J’attends donc désormais le bal du camp, l’anniversaire de Ricky, les développements d’Ashlyn et Kourtney (surtout Kourtney, ça traîne), le retour des acteurs des premières saisons… Cela commence à faire beaucoup – et pas assez pour cet épisode.