Vus cette semaine #24

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Mercredi

Ms Marvel – S01E02 – First Mission – 14/20
La série semble soudainement moins ambitieuse dans son esthétique avec ce deuxième épisode qui va toujours à toute allure, mais qui est visuellement plus calme. Les enjeux de la saison se dessinent, mais ils sont parfois noyés au milieu de nombreux messages sociaux qui passent plus ou moins bien. Il y a beaucoup à digérer l’air de rien, sous les allures de série pour ados. Le mélange des genres est sympathique, sans être aussi prenant que je l’aimerais. Pour l’instant, en tout cas.

Vendredi

The Orville – S03E03 – Mortality Paradox – 18/20
La série propose vraiment une saison de qualité, même si c’est grandement au détriment de l’humour qui était dans son ADN d’origine. Malgré tout, cet épisode a quelques moments pour rire, et beaucoup pour être à fond dans son intrigue. J’aime vraiment énormément le concept de l’épisode et le paradoxe qu’il souhaite développer, même si le titre en dit presque trop et même si la conclusion était un peu trop abrupte à mon goût. Ce n’est pas la première fois avec eux, cependant.

Et c’était tout.

> Vus en 2022 

 

The Orville n’est plus la même

Salut les sériephiles,

the orville new horizons | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir

Depuis deux semaines, The Orville est revenue dans ma vie, et c’est un vrai plaisir de passer du temps devant les épisodes. Ce soir, après le visionnage des trois premiers épisodes de la série, je n’ai toutefois pas trop de choix que de constater qu’elle est revenue différente de ce qu’elle était en saison 2, il y a une petite vie de ça. Ben oui, la saison 2 date de 2019 tout de même. Au cours de celle-ci, les scènes d’humour avaient certes tendance à être réduites au profit d’intrigues plus sérieuses, mais des moments complétement perchés existaient encore.

Voir aussi : Les critiques des épisodes de la saison 3

De nouveaux horizons…

The Orville: New Horizons' Coming Soon To Disney+ (UK/IRE) - Disney Plus Informer
Un peu dég que Disney + ne propose pas la saison 3, d’ailleurs !

Depuis, la série a donc bien changé, et le changement se remarque dès son titre qui est désormais The Orville: New Horizons. Générique un peu modifié, casting différent, première scène de la saison digne d’un film catastrophe avec un vaisseau sous attaque… On voit bien que la saison 3 est envisagée sous un nouvel angle, angle qui pointait donc déjà le bout de son nez en saison 2, mais qui avait tendance à être oublié parfois sous la couche d’humour et de moments peu sérieux.

L’équilibre n’était alors pas toujours bon, la série avait pris un petit coup de vieux en se prenant trop au sérieux, mais sans s’en donner les moyens, notamment financiers. Cette saison, les effets spéciaux nous prouvent que ce n’est plus le cas, ce qui explique peut-être aussi le choix de la première scène de la saison. Tout n’est pas parfait, la fin de l’épisode 3 me fait presque penser le contraire, mais tout de même, le pari est réussi – probablement grâce à son mode de diffusion différent désormais.

Une liberté bien exploitée dans un nouveau format

The Orville' season 3 premiere shows this sci-fi series is a tour de force - galaxyconcerns
Des longueurs qui permettent aussi une immersion plus grande à bord du vaisseau

La série a en effet plus de liberté puisqu’elle n’est plus diffusée sur une chaîne de network. Ce petit changement fait ainsi que ce nouveau ton s’accompagne d’épisodes plus longs, un choix rarement gagnant. Pourtant, pour le moment, j’aime bien ce format étiré qui tend à flirter avec l’heure complète d’épisode plutôt que 42 minutes. Oui, je déteste habituellement ce format, je ne change pas d’avis… Mais avec The Orville, ça passe mieux pour moi. Certes, il y a quelques longueurs et quelques scènes qui ne verraient pas le jour avec un quart d’heure de moins, mais dans l’ensemble, ça fonctionne et je suis à fond devant l’épisode, sans jamais trop regarder l’heure.

Et si ça fonctionne, c’est parce que ces scènes en plus sont celles qui gardent l’esprit d’origine de la série, avec la volonté de proposer de l’humour. L’humour a quasi disparu de la série sans ces scènes – il est loin le temps où The Orville était une parodie de Star Trek. En quelques épisodes, la série a su murir vers quelque chose de totalement différent, ce qui fait que c’est sympa aussi d’avoir encore quelques scènes où l’on voit l’équipage vivre sa petite vie pépère. Cela donne une autre dimension aux personnages de les voir dans des scènes qui ne servent pas vraiment l’intérêt de l’épisode, mais plutôt de la série dans son ensemble, comme pour la rendre plus réelle, plus complexe, plus complète.

Plus qu’une parodie, une série de qualité

adrianne pallicki | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirUn peu comme Wrecked à l’époque, la série s’est présentée à nous comme une parodie satirique pour rapidement grandir en autre chose, comme si le délire de base ne pouvait que mener à une suite d’intrigues plus sérieuses les unes que les autres. Bien sûr, le bon délire de base peut manquer parfois, mais je suis plutôt content en ce qui me concerne d’y gagner une série de science-fiction de qualité. Franchement, une série qui prend le temps d’explorer la galaxie, ça manquait à ma liste depuis la disparition d’Agents of S.H.I.E.L.D et de The 100.

The Orville vient combler le manque avec délicatesse et avec réussite. Enfin, je trouve que le début de saison manque un peu d’exploration maintenant qu’il y a tant à faire en géopolitique intergalactique. J’espère tout de même que cet aspect sera à nouveau au cœur des épisodes, mais ce petit souci mis de côté, je ne boude pas mon plaisir de voir se développer si vite tout l’univers de la série.

Ty Finn | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir

Voir aussi : The Orville – S03E04

The Orville – S03E03

Épisode 3 – Mortality Paradox – 18/20
La série propose vraiment une saison de qualité, même si c’est grandement au détriment de l’humour qui était dans son ADN d’origine. Malgré tout, cet épisode a quelques moments pour rire, et beaucoup pour être à fond dans son intrigue. J’aime vraiment énormément le concept de l’épisode et le paradoxe qu’il souhaite développer, même si le titre en dit presque trop et même si la conclusion était un peu trop abrupte à mon goût. Ce n’est pas la première fois avec eux, cependant.

Spoilers

Une planète déserte est soudainement habitée, d’après les scans de l’Orville.

We never should have left the ship.

Quitte à être forcé de rester dans le noir parce que la canicule est violente, je me suis dit que je pouvais bien me faire une soirée dès cet après-midi. Pas d’article du jour, donc, mais un petit épisode de The Orville qui fait bien plaisir à voir par ces temps chauds. Ecoutez, on fait ce qu’on peut comme on dit.

L’épisode commence par un retour de Talla à bord de l’Orville après une petite permission chez ses parents. Cela continue d’être un peu compliqué de savoir comment ils font un aller-retour d’un bout à l’autre de la galaxie, ou de plusieurs galaxies d’ailleurs, mais écoutez, c’est ce qu’il se passe malgré tout.

Talla revient donc de vacances, mais en avance et avec un rapport pour Kelly et Ed : elle a repéré un signe d’activité Kaylon dans une zone normalement habitée par les alliés de l’Union, ce qui n’est vraiment pas rassurant. De toute manière, l’information est vite laissée de côté pour passer à autre chose : Talla a aussi ramené des cookies locaux à tout le monde.

Et alors que tout semble se passer pour le mieux à bord de l’Orville, avec un retour à l’humour habituel de la série sur le summer body de Bortus (juste ce qu’il faut pour culpabiliser de ne pas en avoir un), Isaac alerte tout le monde qu’il capte de la vie sur une planète qui devrait pourtant être inhabité. Et pas qu’un peu, en plus. Définitivement, la série laisse tomber l’humour pour quelque chose de bien plus sérieux cette saison, mais ça lui réussit à merveille.

Gordon, Kelly, Talla, Ed et Bortus se rendent aussitôt en exploration sur la planète Narran 1, censée être une coquille déserte, mais désormais peuplée par une population qui en serait au vingt-cinquième siècle à peu près. Rien que ça. On note que c’est désormais Charly qui récupère la place d’Ed et Kelly quand ils vont en mission d’exploration. J’ai raté quelque chose là.

Nos personnages aussi ont raté quelque chose : le temps d’atterrir, ils arrivent sur une planète remplie de forêts au lieu des villes précédemment scannées par l’Orville. Au milieu de la forêt, il y a toutefois une forme de vie : ils tombent ainsi sur ce qui ressemble à une école, ou plus précisément un lycée de style XXIe siècle selon eux. Ils sont sacrément bien renseignés sur notre siècle une fois de plus. Ce qui pose problème au groupe est toutefois qu’il ne devrait rien y avoir sur cette planète, pas même des forêts. En plus, cette fois, le bâtiment n’est pas sur les cartes, alors ce n’est pas rassurant.

C’est encore moins rassurant quand Oakwood, ce lycée, stransforme soudainement en prison pour notre équipe : ils ne parviennent plus à contacter le vaisseau, n’arrivent pas à ouvrir la porte ou casser les fenêtres.

Et puis, le lieu choisi est parfait pour une prison : nos héros se retrouvent en plein lycée, peuplé par des adolescents qui font leur vie sans s’inquiéter outre mesure de la présence de Bortus, un extra-terrestre. C’est plutôt marrant à voir au départ, mais ça devient juste super bizarre très rapidement quand tous les lycéens retournent en cours et que l’équipe se sépare une fois de plus pour enquêter et analyser ce qu’il se passe. Depuis l’Orville, il n’y a plus de signe de vie, mais sur place, les capteurs identifient comme humains les élèves et les profs.

Bortus et Talla ont ainsi droit à un petit cours d’histoire après avoir demandé l’année en cours (ça m’arrange pour le Bingo ça), Kelly et Ed font leur vie sans qu’on en sache beaucoup plus et Gordon… se fait harceler. C’est assez violent, parce qu’un groupe de brutes lui tombent dessus et ne lui laissent absolument pas le temps de répondre qu’ils le frappent déjà. En plus, Bortus et Talla essaient de le rejoindre dans les toilettes des hommes, mais en vain.

Bref, il ne fallait pas se séparer. Après un passage par la cuvette des toilettes, Gordon découvre donc qu’il doit de l’argent à un certain Randall. Au moins, cela donne une piste à notre équipe qui se rend à la cafétéria du lycée pour tenter d’en savoir plus. Tout ce qu’ils apprennent, c’est qu’il y a bien une brute qui a l’habitude d’harceler absolument tout le monde au lycée, et qu’il vaudrait mieux payer Randall.

Gordon est vraiment blessé pour le coup, et ça inquiète nos héros. Ils comprennent qu’ils peuvent être blessés par ce lycée finalement, et ils espèrent pouvoir en sortir. Par chance, la sonnerie retentit et ils n’ont qu’à suivre les élèves pour ça, après tout. Ils tentent évidemment de sortir du lycée en fin de journée, et quand ils le font, ils sont bien embêtés de se rendre compte qu’ils n’ont plus de vaisseau sur place et que la forêt a disparu au profit de tout un véritable campus. C’est original comme idée, et ça les emmène rapidement sur un terrain avec des gradins.

Cela tombe bien, ils ont justement besoin d’y retrouver Randall. Seulement voilà, Randall est loin d’être un lycéen comme les autres. Non, non, Randall, c’est un monstre gigantesque qui n’en a rien à faire des pistolets laser de l’équipe. C’est intrigant comme tout, et ça mène à une scène de combat intéressante. Gordon est à ça d’y passer, mais dans les mains de Randall, il semble soudainement lui arriver quelque chose, comme si son cerveau était gelé – d’après ce qu’il décrit ensuite. Ses yeux deviennent blancs, pour nous.

Nos héros retournent aussi vite que possible à l’intérieur du lycée… pour mieux se retrouver au sein d’un avion. C’était beaucoup drôle à voir après une sacrée scène d’action comme celle-ci.  Forcés de rejoindre les sièges qui leur sont attribués, nos héros ne sont clairement pas rassurés d’être dans un avion du XXIe siècle. Ils prennent malgré tout la décision de jouer le jeu.

Cela dit, tout ça ne dure qu’un temps : rapidement, Gordon se rend compte que les pilotes de l’avion semblent faire exprès de se diriger vers les pertubations et l’orage. Et pour cause : quand Talla défonce la porte du cockpit, toute l’équipe découvre qu’il n’y a pas de pilotes. Il y a juste une insupportable hôtesse de l’air, mais elle ne résiste pas vraiment au point de Kelly, elle.

En sortant de l’avion, nos héros se retrouvent à nouveau dans un nouvel endroit, moins reconnaissable cette fois. Eclairés par de la lumière rouge, ils ne peuvent bien sûr pas sortir de l’endroit comme ils le veulent. Les détecteurs qu’ils ont sur eux permettent au moins de savoir qu’ils peuvent se diriger vers une chambre vide un peu plus loin.

Ed en profite pour se confier à Gordon : il a senti lui aussi son cerveau se geler. Assez clairement, on nous propose un épisode où chaque personnage a le droit de vivre certaines de ses plus grandes peurs, je pense. En effet, ce nouvel endroit où nos héros arrivent n’est autre qu’une morgue Moclan. C’est donc au tour de Bortus de prendre cher, j’imagine. Et quand Talla ouvre les cercueils, il n’y a plus aucun doute.

Kelly se retrouve en effet nez à nez avec le cadavre du conjoint de Bortus, qui l’étrangle juste assez longtemps pour que Bortus se sente en-dehors de son corps et cerveau gelé lui aussi. Il avertit les autres, et hop, une nouvelle porte apparaît. Ils n’en ont pas trop envie, mais nos héros n’ont d’autres choix que de se lancer à l’exploration de ce nouveau territoire qui s’ouvre à eux : un escalier descendant vers… un grand vide noir.

Ils finissent néanmoins sur Xelayah grâce à un portail. Xelayah, c’est la planète d’origine de Talla. Au moins, ils ont de la chance : la planète n’est qu’une illusion car la gravité sur place devrait théoriquement les tuer. Comme ce n’est pas le cas, ils décident d’explorer davantage encore : Kelly refuse qu’Ed, blessé à la tête, soit leader sur cette exploration. Elle prend donc un radeau de fortune avec Talla et Gordon pour se rendre au près d’une lumière clignotant sur la rive en face d’eux.

Pas de chance, c’était une mauvaise idée : un monstre sous-marin gigantesque s’attaque évidemment à eux et attire Kelly au plus profond du lac. Étonnamment, c’est donc elle qui est face à l’une de ses peurs… Cependant, ça fonctionne aussi avec celle de Talla qui doit avoir peur de perdre quelqu’un, j’imagine, parce qu’elle dit l’avoir senti aussi. Bien ?

Ils ont donc tous eu peur et tous eu le cerveau gelé. Une nouvelle porte apparaît malgré tout, mais Ed refuse de s’y engouffrer. Il est à bout de nerfs, clairement, et il préfère indiquer à la personne qui s’en prend à eux qu’il préfère encore être tué. Mouais, faut peut-être pas exagérer. Comme rien ne se passe, nos héros décident de s’éloigner de la porte. Ne la franchissant pas, ils se lancent dans une randonnée pour ne pas tomber dans un piège.

Pourtant, ils tombent bien dans un autre piège, suivant soudainement une source d’énergie dans une cave. Cela ne me paraît pas la meilleure des idées dans ces circonstances, franchement. Et pourtant, c’est une bonne idée : ils tombent sur un générateur d’illusion puissant et projetant très loin ses illusions. Bortus désactive le bouclier qui protège ce générateur, Ed le détruit et… nos héros se retrouvent sur Narran 1, le désert que la planète est censée être, avec les blessures toujours là hein.

Pendant ce temps, sur l’Orville, c’est Lamarr qui est aux commandes. Quand il se rend compte que toute son équipe a disparu, il décide d’envoyer une autre équipe de secours sur la planète, quitte à perdre tout le monde. Je dois avouer que même si j’adore les personnages coincé dans le lycée, moi je suis team Isaac sur ce coup : il souligne que c’est une mauvaise idée d’envoyer d’autres personnes sur place. Charly l’accuse d’être égoïste comme un Kaylon, mais bon… Envoyer Claire sur une planète dont elle risque de ne pas revenir, c’est n’importe quoi.

Une fois sur place, Isaac, Claire et deux randoms en red shirt (bye bye ?) se retrouvent au beau milieu d’un désert. La planète semble avoir repris la forme qu’elle devait avoir originellement. Le plus inquiétant, c’est qu’ils trouvent bien la navette de nos héros – qui pendant ce temps-là expérimentent quelques turbulences dans l’avion. Et à bord de la navette, rien ne permet d’indiquer ce qui est arrivé.

Forcément, Claire et Isaac retournent sur l’Orville morts d’inquiétude. Par chance, ils finissent par être rassurés de l’arrivée de toute l’équipe quand ils détruisent le générateur. Et tout ça finit par permettre aux héros d’analyser le générateur, ou ce qu’il en reste. Claire nous explique ce qu’il s’est passé technologiquement parlant : le générateur est l’équivalent de leur producteur d’hologramme et de leur salle de simulation, mais sans la sécurité qui fait qu’ils ne peuvent s’y blesser. Rassurant.

De son côté, Lamarr n’est pas plus rassurant cela dit : il fait le lien avec la première scène de l’épisode. En analysant le générateur, il s’est rendu compte qu’il était clairement une création des Kaylon. Cela n’est absolument pas surprenant, contrairement à la suite de l’épisode.

Ed et Kelly contactent rapidement le supérieur en chef pour l’avertir de ce qu’ils ont trouvé. Celui-ci leur donne rendez-vous pour le récupérer, mais Isaac informe toute l’équipe que les vaisseaux qui approchent ne sont pas des vaisseaux de l’Union. Ce sont des vaisseaux Kaylon. Forcément. Cette partie-là, je m’y attendais : la conclusion de l’épisode était vraiment trop simple avec la destruction du générateur là. En attendant, Charly remet encore en question l’expertise d’Isaac, évidemment. Je veux bien l’apprécier, moi, la Charly, mais elle est sacrément insupportable et elle a une fois de plus complètement tort évidemment. Elle s’en rend compte quand l’Orville est sous attaque.

Le problème, c’est que l’épisode décide à ce moment précis de nous indiquer qu’il est en train de complètement nous balader depuis le début. Je me suis fait avoir comme un bleu : tout ce beau monde est encore dans une illusion, évidemment, et le plus inquiétant, c’est qu’on le découvre quand nous revenons sur l’Orville, le vrai, où tout le monde est inquiet pour Ed, Kelly, Gordon, Bortus et Talla. Pourtant, ils reçoivent justement une communication de Talla.

Celle-ci attend à son point de rendez-vous de retour de permission depuis trois heures sans que l’Orville ne soit là pour venir la récupérer. Oui, nos héros ne sont donc pas avec Talla depuis le début de l’épisode. C’est… inquiétant ? L’illusion va encore plus loin que prévu et l’Orville de la simulation est vraiment en sale posture. Ed est forcé d’annoncer l’évacuation de l’Orville, un vaisseau Kaylon fonce sur eux pour les détruire et…

Rien ne se passe. Charly et Isaac restent complètement figés, contrairement à Ed, Kelly, Gordon et Bortus. On ne voit pas Talla immédiatement, mais quand celle-ci se lève, il est révélé qu’elle est en fait Dinal, une étrange femme extraterrestre. Je dis étrange, parce que son look est horrible. Dinal est super zen pour le coup, proposant même du thé à l’équipe.

Cette fois, l’illusion s’arrête pour de bon, et j’ai énormément aimé la scène qui suit. Dinal explique, de manière très bavarde, tout ce qu’il s’est passé. Elle est une entité venant de la planète où Kelly a été vénérée comme une déesse pendant quelques siècles, et j’aime l’idée de faire un tel lien avec un des épisodes les plus marquants de la série. Depuis tout ce temps, par contre, on découvre que 50 000 années se sont déroulées pour les habitants de cette planète qui sont désormais immortels.

Plus que ça encore, ils ont trouvé un moyen de diriger l’évolution et de ne faire qu’un avec l’univers et le cosmos. Le moment où les personnages avaient le cerveau gelé ? Eh bien, c’était le moment où Dinal partageait leur esprit afin de ressentir la même chose qu’eux. En effet, ils ont eu l’expérience d’une mort très prochaine, et c’est exactement ce que Dinal voulait ressentir par curiosité scientifique.

Ma foi, ça se tient, même si ça reste décevant comme conclusion pour l’épisode, car je me voyais déjà à kiffer une invasion Kaylon par une arme si puissante. Là, Dinal nous explique qu’elle peut créer des univers sans souci et qu’elle reverra l’équipage de l’Orville de toute manière, parce qu’elle les trouve intéressant.

Une fois qu’elle disparaît, notre équipe peut rejoindre l’Orville comme si de rien n’était. Ed n’est toujours pas convaincant dans les explications qu’il fournit quand il reprend contact par radio par contre, c’est abusé. Je n’aimerais pas être Lemarr pour le coup. Bon, finalement, tout ça signifie que les Kaylon ne passent finalement pas du temps dans des zones de l’Union et que tout est bien qui finit bien. Ed déclare même qu’il aimerait vivre pour l’éternité afin de voir ce qu’il va se produire. Mouais. C’est logique étant donné la série, mais ce n’est pas une conclusion à la hauteur de l’épisode je trouve.

J’ai revu la saison 5 de The Magicians (et c’est parfaitement imparfait)

Salut les sériephiles,

5 Reasons Why The Magicians Season 5 Trailer Gave Us LIFE! | The Magicians BlogJe suis au bout du rouleau : je viens une nouvelle fois de terminer la saison 5 de The Magicians, et je suis toujours aussi dégoûté par l’annulation de la série. Elle est si incroyable, et la fin est tellement parfaite et imparfaite en même temps que ça résume parfaitement ce qu’est cette série et cette saga littéraire à mes yeux : une incroyable aventure avec des versions et des ouvertures possibles dans tous les sens. Je vous jure, j’en ai cherché une fanfic sur la saison 6 tellement j’étais frustré. Je n’ai pas trouvé mon bonheur pour autant.

Take on me

La saison 5 commence de manière difficile pour les fans : il faut se faire à l’absence de Quentin. Je me souviens qu’au premier visionnage, j’avais trouvé dur de me remettre dans le deuil du personnage autant que Julia ou Alice, parce que j’avais eu le temps de m’en remettre entre les saisons. Pour le rewatch, l’approche a été totalement différente, parce que j’ai enchaîné plus vite.

the magicians spoilers | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirDans les deux cas, j’ai aimé l’adieu que la série réservait au personnage de Quentin. C’est fait de manière sympathique, avec juste ce qu’il faut pour qu’on croit que l’acteur puisse revenir quand bien même on sait que non et surtout juste ce qu’il faut pour que les personnages soient capables de faire le deuil et d’avancer vers de nouvelles aventures.

En fait, c’est même principalement la clé de ce début de saison : elle ne nie pas le décès du personnage et s’en sert pour justifier le départ de deux quêtes. La première est celle de Julia pour sauver la Terre de l’Apocalypse, la deuxième est celle d’Alice pour comprendre ce que Q faisait avec une page sur la « World Seed ». Et pour nous régaler, en parallèle, Margo et Eliott sont coincés dans le futur de Fillory.

Oops they did it again

magiciansladies - Tumblr GalleryAutrement dit, en quelques épisodes, la série parvient à me réconcilier en proposant tout ce qu’il me manquait en saison 4. Souvenez-vous : je vous disais que j’étais frustré de ne pas avoir le duo Margo/Eliott et on commence par se centrer énormément sur eux. On enchaîne sur Eliott qui doit gérer son deuil de Q et refaire sa vie amoureuse, tout en ayant Margo qui culpabilise d’avoir voulu abandonner Josh et Fen. La résolution de faire venir tout le monde dans le futur est juste dingue quand on y pense, mais c’est tellement leur genre de twist que j’adore ce que ça donne.

oops!...i did it again | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirDans tous les cas, on a une bonne dose de Margo/Eliott cette saison. À mes yeux, ça culmine dans l’incroyable double épisode de mi-saison où nos héros se retrouvent à détruire la lune. C’est du pur Magicians en substance, ça avait été diffusé le jour de mon anniversaire et ça se concentrait sur ce duo que j’adore. Incroyable, tout simplement.

Des quêtes liées

5 Reasons Why The Magicians Season 5 Trailer Gave Us LIFE! | The Magicians Blog
Dire qu’ils se plaignaient de ne plus en avoir !

L’autre bon point de la saison 5, c’est qu’elle parvient à nous lier les quêtes de manière assez naturelle. J’aime beaucoup comment Julia finit par embarquer tout le monde dans sa quête pour empêcher l’apocalypse, quitte à la provoquer elle-même. Le fait que la quête soit d’abord pour Quentin est efficace, de même que le fait que Julia se trompe de planète et doive l’apprendre par Todd. J’adore Todd (et dire qu’il se tape Margo cette saison – et bordel qu’est-ce que j’éclate de rire chaque fois que je vois Margo à l’arrière-plan apercevoir Todd juste après avoir appris qu’elle avait couché avec dans la boucle temporelle).

The Magicians S05E09 - Review & Breakdown - The Game of NerdsAlice finit par rejoindre assez naturellement cette quête, et ça me rappelle vraiment ce que donnait les clés en saison 3 : chacun avait ses préoccupations, mais tout s’emboitait correctement. Bien sûr, il reste le problème de Penny 23, de sa perte de pouvoir et l’arrivée de Plum. Je leur pardonne parce que j’adore l’actrice incarnant Plum, l’acteur incarnant Penny et parce que j’adore le personnage de Plum dans les livres. Après, c’est peut-être le point faible de la saison. penny 23 | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir

Cela dit, réussir à donner une utilité aux personnages, tout en incluant la grossesse de Stella Maeve à l’intrigue et à l’épisode final, c’était un joli coup de maître. Cela fonctionne, on a encore une grossesse magique dans la série, mais ça permet une évolution complète du personnage de Julia. Elle aura tout subi avant la joie d’être mère, et elle s’y fait certes un peu vite, mais ça colle totalement comme fin pour ce personnage.

Non, vraiment, cette saison 5 fonctionne. Oh, burger, you're cute. — magiciansladies: Kady Orloff-Diaz in 'The...Même les délires de Kady avec les autodidactes finissent par avoir un vrai intérêt quand elle croise la route de Fogg et que celui-ci revient bien malgré lui en fin de saison. Plus que jamais avant, tout est donc lié, et l’écriture de la saison est bien meilleure. J’ai réussi à apprécier Kady à son plein potentiel. Non parce que désolé, mais Kady, c’est un personnage avec lequel j’ai eu du mal depuis le départ : elle a tout pour me plaire, mais y a toujours quelque chose qui pose problème.

La fin d’un monde

TumblrEt puis, terminer la série sur la promesse d’un nouveau monde, c’était sacrément culotté. La fin de Fillory marque une fin naturelle pour la série : certes, elle s’appelle The Magicians, mais finalement, ce n’est ni plus ni moins que l’histoire de Fillory, qui s’est retrouvé au cœur de toutes les intrigues, puisqu’elle était le noyau de la magie. Que ce soit Margo qui la détruise, en plus !

J’aimerais tant voir la suite de cet épisode final qui parvient parfaitement son pari de conclure les intrigues tout en laissant la porte ouverte pour la suite. On sait qu’ils avaient de quoi faire une saison 6… Je suis frustré par la fin qui nous sépare Eliott et Margo, mais en même temps si heureux de voir Margo sourire comme ça et être si heureuse d’être à nouveau High King ! J’aimerais voir Eliott et Charlton (what’s a Charlton ?) vivre leur relation, ça tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, quand même, mais ça promettait une histoire marrante, surtout avec ce fantôme pour les mater.

TumblrLa magie continue d’exister, Julia et Penny ont une jolie quête devant eux grâce à HQ (Hope Quentin, simple, efficace), Zelda a une conclusion à la hauteur de son personnage, Fen et Josh sont enfin officiellement de la partie… Non vraiment, c’est une jolie fin ouverte, comme seuls eux pouvaient la maîtriser.

Maintenant, il est déjà temps pour un revival. Vraiment. Et pour le podcast spécial, j’ai déjà hâte (il est dispo à l’écoute sous ce magnifique gif de Margo) !

margo x fen on Tumblr