Grey’s Anatomy – S22E09 – Fortunate Son – 15/20

La série commençait à me manquer un peu trop alors je suis content de voir cet épisode, mais s’il me faut être honnête, une fois de plus, la série s’enferme dans les mêmes schémas et routines. Cela n’aide pas qu’une partie de l’épisode semble être là juste pour combler le temps. Pour autant, l’intrigue autour des nouveaux (qui ne sont plus si nouveaux, je sais) fonctionne bien et sauve le tout, parce que pour une fois, ils sont quatre sur la même intrigue et c’est plutôt fun.

Spoilers

Richard doit se faire opérer de son cancer de la prostate.


Everyone’s fired !

J’ai un gros problème avec le début de cet épisode et non, ce n’est pas que j’ai deux semaines de retard pour le voir. Ecoutez, je me suis laissé déborder par le travail, on a l’habitude, je le dis au début de PLEIN de critiques. Non, mon problème, c’est que pendant une minute, je me suis demandé si j’avais lancé le bon épisode, parce que la première scène où l’on voit Richard aller chez le barbier, puis la seconde où on voit Simone et Kwan argumenter sur les bonnes règles de la coloc quand on fait l’amour avec quelqu’un d’autre, puis même Meredith et Nick tranquillement chez eux… Tout ça, j’ai l’impression de l’avoir déjà vu.

La série est tellement dans un rythme routinier que même ses débuts d’épisode se recyclent désormais ?          

L’épisode voit le retour de Meredith, mais elle est coincée depuis quelques mois sur la même intrigue avec son histoire de souris pour sauver le monde d’Alzheimer. Ma foi. Elle est vite détournée de son travail par Nick qui est impatient de revoir sa sœur ce jour-là. Be careful what you wish for : sa sœur débarque avec une belle surprise, un petit neveu, Miles, bébé de six semaines. Nick n’est clairement pas prêt pour ça et il se montre aussitôt assez acerbe à son égard.

Il est insupportable avec Erica pendant tout l’épisode : sa sœur est une ancienne alcoolique (droguée ?) et il semble lui reprocher à peu près toutes les décisions qu’elle peut prendre dans sa vie. La série est toujours aussi forte pour nous présenter de bonnes scènes de repas en famille, en tout cas, avec une Meredith qui fait ce qu’elle peut pour apaiser les tensions (mais rien n‘y fait).

Nick est tellement chiant qu’il pousse Erica à bout. Celle-ci décide donc de se barrer de chez Meredith, en laissant derrière elle son bébé de six semaines. Meredith fait une fois de plus ce qu’elle pour Nick, lui rappelant qu’elle est peut-être juste aux AA et qu’Amelia fait ça aussi quand ça ne va pas, mais Nick imagine aussitôt le pire pour sa sœur. Mouais. Il est particulièrement désagréable, je trouve.

Forcément, Meredith se vexe et le prend mal, surtout quand Nick l’abandonne à son tour avec le bébé. C’est plutôt drôle, en plus, de voir Meredith être la voix de la raison et dire à Nick de ne pas dramatiser. Ne pas dramatiser ? Meredith, as-tu vu ta vie ? Bien sûr que Nick doit dramatiser, le simple fait que Mer soit dans la pièce le met en danger de mort.

Cela dit, Mer a raison, évidemment : Erica revient bien vite (par contre, dans quel monde la maman d’un bébé de six mois sonne à la porte de la maison dans laquelle le bébé se trouve). Cela laisse l’occasion à Nick et sa sœur de se réconcilier et de parler un peu plus calmement. Il décide donc d’héberger sa sœur un peu plus longtemps. Soit… Mais… Pourquoi cette intrigue, finalement ? On dirait vraiment que l’épisode avait dix minutes à combler.

Richard est déjà opéré dans cet épisode. Bien sûr, les scénaristes en profitent pour nous rendre Catherine toujours aussi insupportable : elle débarque et veut virer tout le monde parce que Richard n’a pas une chambre rien que pour lui et… Non, je ne la supporte pas. Je plains Bailey qui doit se débrouiller pour l’occuper pendant que Richard est opéré. Au passage, il rencontre aussi un autre homme, Curtis, qui a un cancer de la prostate.

Je ne pensais pas que Richard serait opéré si vite. J’imagine que ça aide d’être chirurgien pour passer en urgence. Bon, par contre, la série part dans un délire où, pendant qu’il est anesthésié, Richard se met à rêver. Je ne suis pas convaincu par l’utilité de la scène qui a en plus l’inconvénient d’être prévisible : Richard veut sauver Curtis qui est en arrêt cardiaque dans un bloc vide et désert, à l’exception du… père de Richard. Je sais que le « Dad ? » est censé être un choc et une surprise, mais c’était si prévisible !

Richard doit faire face à son père, donc, et le convaincre que Curtis peut survivre à son cancer de stade 4… sauf que le père de Richard est mort de ça, apparemment. Cela le lance dans une conversation avec son père qui est aussi chez le coiffeur/barbier. Bref, on est dans l’esprit de Richard et ça fait 20 ans qu’il est un personnage qui ne m’intéresse pas vraiment et pour lequel je ne m’inquiète pas du tout, même quand on nous fait comprendre que son cœur s’arrête.

Le fait qu’il ne soit même pas opéré par des chirurgiens qu’on connaît en dit tellement long ! Bon, dans son rêve, son père lui reproche de ne pas avoir capté plus tôt qu’il avait un cancer car alors il aurait pu le sauver. Bref, Richard culpabilise de ne pas avoir sauvé son père à temps. Oh original. L’épisode se termine sur Richard qu’il fait ce qu’il peut pour sauver la vie de son père, mais il est trop tard, évidemment. Le père lui dit alors que ça n’aurait fait aucune différence si Richard avait été là… Et Richard peut ainsi se réveiller de son opération.

De son côté, Miranda doit donc occuper Catherine pendant tout l’épisode. Ce n’est pas si évident, toutefois : pendant que son mari est en train d’être opéré, Catherine décide de lire ce qu’il a prévu pour la suite, en cas de décès. Elle découvre ainsi que Richard veut être enterré auprès d’Adèle. Elle est bien sûr énervée de découvrir ça et passe son épisode à nous en faire une Catherine – elle décide donc qu’elle veut être enterrée à côté d’eux si c’est comme ça. Lol.

Ce qui est bien, c’est que la série nous rappelle à quel point c’est chiant de devoir gérer des boîtes automatiques quand on passe des coups de téléphone. Pour le reste, le but est de nous faire accrocher à Catherine, mais ce n’est pas mon cas, évidemment. Elle me soule trop souvent pour que j’ai vraiment de la peine pour son cas. Je comprends sa volonté d’être enterrée avec Richard, hein, et son discours sur le fait de ne pas vouloir être séparée de lui, mais franchement… Même la conclusion qui la voit vouloir être incinérée pour être dispersée sur la tombe de Richard est terrible. Elle est tout de même heureuse de lui dire en fin d’épisode qu’il est guéri et n’a plus de cancer. MOUAIS. En trois épisodes seulement ? Je n’y crois pas, pas dans cette série.

En parallèle, Jules et Lucas prennent en charge un patient jeune qui a une douleur au bras et qui, à cause d’Internet, a peur de faire une crise cardiaque. Finalement, ce n’est pas ça : il a une tumeur. Il faut une opération rapide, parce que la maladie peut progresser, mais pour une fois, la série nous rappelle que se faire opérer, ça ne se fait pas en un claquement de doigts.

Ainsi, il faut l’autorisation de l’assurance pour être opéré et il y a bien deux trois mois d’attente – ce qui pose un problème au jeune homme qui est serveur. Il passe donc beaucoup de temps au téléphone avec son assurance pour essayer d’accélérer les choses surtout que, comme Lucas le fait remarquer à Jules, le temps que toutes les démarches soient faites, son opération sera devenue assez urgente pour que l’assurance soit obligée de le prendre en charge. L’ironie, si agréable.

Ils décident d’aider le patient à monter une arnaque à l’assurance (ben super ?) en lui faisant feindre une aggravation de ses symptômes. Le but est de le prendre en charge quand il arrive aux urgences sauf que, pas de bol, Simone passe par là et récupère le patient. J’ai tellement ri. Bien sûr, elle fait tout foirer parce que quand il ne s’agit pas de cacher qu’elle trompe son mec, elle est incapable de mentir. Ndugu comprend vite que quelque chose n’est pas clair quand il opère et en quelques questions, il comprend que c’est l’œuvre de Jules.

Il essaie de la confronter sur la question, mais elle lui ment ouvertement, évidemment. Il aimerait apparamment avoir sa confiance, mais comment cela serait-il possible ? Elle ne va pas risquer son job alors qu’ils ne sortent même pas ensemble – et même dans ce cas, franchement. Elle est tout de même affectée par le fait qu’il sache qu’elle mente, même si elle est obligée de mentir.

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Percy Jackson and the Olympians – S02E08 – The Fleece Works Its Magic Too Well – 14/20

Une conclusion plutôt décevante, principalement parce qu’après avoir fait monter les enjeux pour la survie des personnages dans les épisodes précédents, j’ai l’impression qu’ici, on ne s’inquiète que de deux choses auxquelles je ne suis pas attaché, puisque la série n’a fait que répéter qu’on devait y être attaché sans jamais nous donner de raisons de l’être. Un épisode plutôt bon, en vrai, mais qui n’a pas réussi à me transporter tout à fait.

Spoilers 

Il faut sauver le soldat Thalia.

– There’s a prophecy?
Isn’t there always?

Cette fois, c’est bon, j’en ai marre : cela fait deux semaines que chaque fois que j’allume mon ordinateur, j’ai l’onglet Disney + qui me fait de l’œil et je ne prends pas le temps de voir cet épisode. Il faut dire aussi que les mots clés ici sont « chaque fois que j’allume mon ordinateur », parce que ça n’a pas été si souvent que ça. C’est chouette de faire des projets avec le boulot, mais ça prend tout mon temps séries – parce que je n’ai pas sacrifié le temps au cinéma, à Disney ou à lire. Beaucoup lire. Il faudra peut-être que j’en fasse des articles à un moment. Tout ça pour dire que non, le blog n’est pas mort et oui, je termine enfin cette deuxième saison !

L’épisode commence par un flashback qui en revient une fois de plus au sacrifice de Thalia. Je ne doute pas qu’il aura son importance par la suite, parce qu’on tourne en boucle avec ce sacrifice depuis deux saisons. Il est évident qu’on ne sait pas encore tout, mais pour l’instant, il faut en revenir au présent où Percy est toujours dans la voiture de sa mère avec son trio d’amis. Ils foncent vers la Colonie, mais d’un coup, Blackjack, le cheval ailé sur lequel Clarisse devrait être, leur bloque la route.

Percy sort parler au cheval pour savoir ce qu’il en est et apprend que Clarisse a dû finir son chemin à pied. Il n’en faut pas plus pour que le groupe abandonne la voiture et parte à travers bois à la recherche de Clarisse et de la Toison. La mère décide évidemment de partir avec le groupe d’ados, mais Percy s’y refuse. Il n’a que 16 ans et il parvient à la convaincre de rester en arrière. Mais qui sont ces parents de séries qui laissent toujours les ados vivre comme s’ils étaient adultes ? Comment tu peux rester à l’écart comme ça ? « Maman, j’ai peur pour toi, c’est dangereux ». JUSTEMENT. C’est dangereux pour toi aussi, mais bon.

Du côté du camp, il y a de plus en plus d’intrusion de géants et ça commence à souler tous les élèves. On a beau leur organiser des courses et tout, les divertissements ne sont plus suffisants pour cacher la vérité : il y a de plus en plus de géants qui pénètrent la barrière. Et ce n’est que le début : Tyson entend arriver Luke avec une armée de Lestrygons. C’est gênant. Ils entendent tout le plan de Luke, qui consiste à faire tomber la Colonie pour récupérer Thalia, mais ça ne leur donne toujours pas de plan.

Dans les bois, Clarisse finit également par tomber, à peu près au même moment, sur d’autres étudiants de la Colonie, menés par Chris. Celui-ci semble avoir pris en charge les opérations de chasse aux Lestrygons et maintenir l’ordre dans la Colonie. Malheureusement, on comprend assez vite qu’il convoite beaucoup la Toison. Clarisse s’en rend compte trop tard : Chris révèle qu’il est un traître bossant avec Luke depuis le départ. Cela laisse Clarisse en mauvaise position, avec la Toison finalement récupérée par Chris.

De leur côté, Percy et Annabeth prennent le temps de marcher et papoter tous les deux dans les bois. Cela n’a aucune espèce de sens par rapport à la série : ils n’ont pas de plan, devraient, courir à la recherche de Clarisse ou vers Thalia pour la protéger, mais non, ils marchent pépère et laissent derrière eux Grover et Tyson, OK. Le but de cette scène est de révéler qu’Annabeth a parlé avec Luke, mais aussi de montrer qu’ils sont sans plan, justement. Les enjeux sont pourtant élevés – et on nous en fait presque trop avec Percy qui finit par faire un grand discours à la Colonie. Le problème, c’est que je n’ai toujours aucun attachement à cette Colonie.

Elle est tout l’enjeu de cette fin de saison : on a vu Tantale se faire cramer par une boule de feu, on voit les Lestrygons qui envahissent toute une partie de la Colonie avec l’arc, mais… on n’a toujours pas eu l’occasion de passer assez de temps avec tous les figurants et dans ces lieux pour que ça paraisse vraiment dramatique.

Bref, Percy finit par prendre le commandement des troupes restantes suite à un beau discours épique qui lui permet de convaincre tout le monde de venir défendre la Colonie et l’arbre au plus vite. Tout le monde ? Non. Annabeth et Grover se font la malle pour aller au secours de Clarisse : ils arrivent pile à temps pour récupérer la Toison et la sauver d’une mort certaine.

Se faisant, ils ne peuvent être là à temps pour secourir Percy : il y a tout un champ de bataille qui s’est développé autour de Thalia-arbre. Luke est en effet arrivé avec ses géants et ses sbires. Si Luke leur explique que Thalia est un demi-dieu qui ne doit pas être tuée, tous n’approuvent pas. Alors que Luke est occupé à mettre Percy à terre et à le tuer (du moins, à essayer, mais ouf, Percy peut compter sur son frère qui lui sauve la vie in extremis), ses sbires essaient de couper à la hache l’arbre magique qui protégeait la Colonie.

Par chance à nouveau, Annabeth, Grover et Clarisse débarquent en char sur le champ de bataille juste à temps. Oh, Annabeth se prend bien une flèche dans l’épaule, mais l’essentiel est déjà joué : la Toison est sur le champ de bataille. Percy la ramasse, prend une lance et les confie finalement à Clarisse. C’est à elle de terminer sa quête avec ce javelot improvisé qui lui permet de clouer la Toison à l’arbre.

Là, la Toison agit immédiatement et hyper rapidement – contrairement à lorsqu’Annabeth a mis un épisode à être soignée. L’arbre reprend de la vigueur, la magie opère et Thalia apparaît alors, sortant du tronc… Elle a le temps de hurler « Jamais », avant que tout un tas d’éclairs sortent de l’arbre. L’un d’eux percute Percy, qui s’effondre au sol. Thalia aussi. Percy est quasi sûr d’être mort, mais ce n’est finalement pas le cas : il se réveille dans un rêve (comment raconter ça autrement ?) où son père lui rend une visite. Il en profite pour donner une mission à Tyson, qui est là aussi pour la petite séquence émotion de « j’ai un frère grâce à mes prières yay ». Tyson se voit confier une mission qui le fait partir loin et qui justifiera probablement son absence pour la saison 3. Soit. Percy ? Zeus ne lui dit pas tout, ça s’entend, surtout quand Percy tique sur le mot « jamais » employé par Thalia…

Percy se réveille trois jours plus tard et apprend que la Colonie est sauvée, les géants sont loin et Chiron a repris le commandement. Ah, et il bave dans son sommeil. Ben super, on s’en fiche, un peu non ? Clarisse a aussi sa petite promotion parce que sa quête est réussie.

La série nous apprend alors ce qu’il s’est passé vraiment lors de l’arrivée d’Annabeth à la Colonie avec Luke et Thalia. Chiron était là et a tout suivi : les Furies n’ont pas beaucoup parlé avec Thalia, parce que Zeus est arrivé sur place. Thalia s’est alors rebellée contre son père, parce qu’elle ne voulait pas devenir son arme de prédilection dans la prophétie à venir. C’est ainsi qu’elle a été transformée en arbre : ce ne sont pas à cause des Furies que Zeus a transformé Thalia en arbre, c’est parce qu’il a bien compris que Thalia était le Champion que Cronos voulait faire revenir. Oups.

Thalia est désormais sur ses pieds. Annabeth est heureuse de la retrouver, mais tout est bien qui ne finit pas si bien : Thalia demande en effet des nouvelles de Luke et… Nous n’en aurons pas. Le cliffhanger voit Percy et Thalia se confronter du regard autour de cette terrible question.

Oh, pendant le générique, on a un petit extrait de bal de promo pour la saison 3 aussi… Je ne crois pas avoir hâte d’y être. En toute fin de générique, nous avons aussi Circé très heureuse de proclamer que Percy et Annabeth ont pu s’enfuir de son île grâce à sa méthode. Pardon ? En trois jours ? Je pensais vraiment qu’ils avaient réussi à la faire tomber pour de bon, elle.

EN BREF

Cette saison 2 est à l’image de la première saison : j’aime beaucoup l’ambiance et les références mythologiques, mais je regrette que la saison soit si courte. En effet, cela ne laisse pas le temps de développer tous les personnages et toutes les intrigues. Je ne me sens pas particulièrement impliqué par certains enjeux, surtout quand ça tourne autour de la Colonie. C’est con à faire, mais j’ai envie de comparer à Poudlard qui donne vraiment l’impression d’être la Maison d’Harry et qu’on a envie de voir résister à l’envahisseur et à tout ce qui pourrait mal tourner… Là, la Colonie, je ne sais pas, j’ai l’impression que Percy y passe dix minutes par saison, qu’il n’y est jamais tout à fait bienvenu et, pourtant, il faut avoir envie de la sauver ?

Et puis, comme l’an dernier, tout ça pose un énorme problème de suivi et cohérence : trop souvent, on passe d’un point A à un point C sans passer par B, ce qui empêche totalement de raccrocher tous les wagons. Ou plutôt : je passe mon temps à essayer de raccrocher les wagons. C’est dommage, ça fragilise une série qui a autrement tout pour elle.

Bref, je reviendrai en saison 3, mais je continue de penser que c’est une adaptation flemmarde, qui pense trop que tout le monde a lu les livres récemment.

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Percy Jackson and the Olympians – S02E07 – I Go Down With the Ship – 16/20

Le rythme est sacrément bon dans cet épisode court qui prend le temps de montrer tout de même beaucoup de choses et rebondissements. Une fois n’est pas coutume, par contre, il manque facilement dix minutes de scènes pour nous expliquer comment les personnages passent d’un point A à un point B ou comment certains détails se mettent en place. Apparemment, c’est plus simple de sauter un quart de l’épisode et de compter sur notre capacité à recoller les morceaux, même quand on n’a pas les infos. Allez savoir, c’est peut-être une manière de s’assurer de notre hyper vigilance et de nous éloigner du téléphone, je suppose ? Je ne sais pas si je ne préfère pas finalement l’option qui consiste à nous rappeler cinq fois les mêmes choses.

Spoilers 

Percy veut sauver Annabeth, Clarice veut récupérer la Toison.

So you’re just gonna let me win ?

Dire que j’ai procrastiné l’épisode par manque de temps, et en fait, il ne dure qu’une demi-heure à peine…

L’épisode commence par d’étranges flashbacks précipités et bien peu détaillés de la chute de Thalia. Luke s’inquiète de savoir où est passé le corps de Thalia, mais il est face à l’arbre qu’elle est devenue. Et sa voix en émerge. Pardon, mais quand on me rabâche un truc pendant toute une saison et qu’on enchaîne sur des flashbacks si flous, j’ai un doute tout de même sur la véracité de l’information. Une histoire de confiance dans les scénaristes, je suppose.

La bonne nouvelle, c’est que tout ça est un rêve d’Annabeth qui est en pleine santé maintenant que la Toison a fait son effet. La mauvaise, c’est qu’elle est retenue prisonnière par Luke et sa nouvelle équipe de super-méchants, menée par Alison toujours. Cette dernière n’est pas ravie de tous les ordres de Luke et on sent une petite tension entre eux, mais en définitive, ils veulent se servir de la Toison pour la même raison, alors tout va bien.

En parallèle, nous suivons aussi le groupe de Percy se déchirer et ne pas réussir à se mettre d’accord sur la marche à suivre. Le problème est encore et toujours l’orgueil de Clarice qui est persuadée (à raison) que c’est sa quête et que ça signifie (à tort) qu’elle doit tout faire par elle-même. Si elle accepte l’aide de Tyson pour se faire passer pour Alison et dérober une carte d’accès au bateau de Luke par Adrian (pardon, mais… c’est si précipité ?).

Clarice et Percy en viennent donc une nouvelle fois à être en désaccord, parce que Clarice veut aller seule sur le bateau pour récupérer la Toison quand Percy veut y aller en équipe pour Annabeth. Ce n’est pas une surprise de voir Clarice ruser pour lui faire croire qu’il a raison et revenir en arrière aussitôt : elle lui vole la carte d’accès au bateau qu’ils viennent juste de récupérer. On ne saura pas comment ils sont arrivés si vite si proche du bateau, par contre. Une fois encore, la série a sa manière bien à elle de nous faire avancer l’intrigue sans expliquer comment.

Ce qui est important à retenir, par contre, c’est que nos héros comprennent que la colonie est sans défense et que le temps presse vraiment. Clarice part donc seule, après avoir mis à terre Percy et sans que Tyson ou Grover ne bougent d’un iota pour lui venir en aide. Malheureusement pour elle, elle est vite coincée par des sbires d’Alison et Luke qui, s’ils ne la voient pas, lui bloquent la route en étant dans leur salle de pause.

Par chance, Percy est débrouillard et est loin de se laisser démonter par ce retournement de situation. Il se débrouille ainsi pour récupérer une carte d’accès en montant directement et discrètement sur le pont du bateau. De là, il parvient à piéger une pauvre sbire qui servait d’écuyère au Pégase de Luke.

Non seulement il coince la femme sans problème grâce à la casquette d’invisibilité, mais en plus, Percy en profite pour libérer le cheval ailé. Il lui donne au passage son nom et il est évident que le cheval lui sera un allié précieux par la suite. En attendant, Percy renfile la casquette et, fort de son invisibilité et de sa nouvelle carte d’accès, se rend directement auprès d’Annabeth. C’est beau comme il connaît par cœur le plan du bateau apparemment.

Percy peut rapidement libérer Annabeth qui, l’air de rien, lui reproche de ne pas avoir suivi Clarice : c’est elle qui avait raison, la Toison est prioritaire car elle fonctionne vraiment. Eh, dis merci et enchaîne, en vrai ! Annabeth est stoppée dans son reproche par l’arrivée de Luke : elle fait semblant d’être toujours attachée tandis que Percy redevient invisible.

Annabeth en profite aussitôt pour faire comprendre à Percy que la voie est libre pour aller chercher la Toison : elle occupe Luke, il n’a qu’à aller la chercher finalement. J’ai bien aimé comment c’était mis en scène, même si je trouve triste qu’Annabeth manipule Luke avec le souvenir de Thalia, une fois de plus.

Dans tout ça, on oublie un peu trop Alison, par contre. Cette dernière est laissée en arrière pour surveiller la Toison. Par chance pour Percy, la voie se libère réellement : elle semble entendre une voix lui donner des ordres depuis le sarcophage. C’est problématique, parce qu’elle reçoit de Cronos une mission qui semble clairement être à l’encontre de celle de nos héros. En plus, Annabeth était en train de réussir à convaincre Luke d’utiliser la Toison pour soigner Thalia. Bien sûr, ce serait trop simple : Luke a une soudaine migraine qui fait qu’il arrête de l’écouter et qu’il retourne auprès de la Toison. Annabeth a-t-elle gagné assez de temps pour Percy ? Pas sûr.

De son côté, Alison a pour ordre d’aller tuer Annabeth qui, heureusement, a été libérée de ses liens par Percy. Il n’a pas pu lui laisser sa casquette d’invisibilité par contre. Il en avait besoin pour atteindre par lui-même la cabine de Luke, dans laquelle il fait face au sarcophage de Cronos. Si ce dernier tente de manipuler Percy en lui rappelant son rôle dans la Grande Prophétie, c’est mal connaître notre héros.

Percy parvient à récupérer la Toison, mais ça finit vite en combat contre Luke. Je trouve ça beau comme ni l’un ni l’autre ne semblent avoir croisé Alison alors qu’ils ont techniquement dû passer par le même chemin ? On va dire que c’est le détour d’Alison dans la salle de pause pour aller chercher quelques sbires (les mêmes qui bloquaient Clarice, tiens, c’est pratique ça) qui explique ce heureux hasard de circonstances.

Il s’en passe des choses dans cet épisode pourtant rapide ! Luke refuse de voir la Toison lui échapper, mais il est plus important pour lui de sauver le sarcophage de Chronos. Percy peut donc s’échapper, en laissant derrière lui la casquette d’invisibilité d’Annabeth, malheureusement.

Dans sa fuite, il se fait aussi transpercer par une épée… Mais ce n’est pas si grave parce qu’il a la Toison sur lui pour se soigner. C’est plutôt une bonne chose, mais il reste à savoir qui l’a transpercé je suppose, car ça ne semble pas être Luke. Peu importe, ce qui compte, c’est qu’il parvient à s’enfuir. Mieux encore, il arrive sur le Pont du bateau exactement au bon moment, celui où Annabeth et Clarice arrivent ensemble également.

Eh oui, Clarice a réussi à aider Thalia à faire face à Alison et ses sbires. Il faut dire aussi qu’elle a eu la chance d’être laissée toute seule dans l’armurerie, ça aide. Une fois sur le pont, notre trio est sauvé in extremis par le Pégase de Luke. Comme Percy l’a libéré, celui-ci décide d’être fidèle à Percy, ce qui est logique, mais sauve aussi Annabeth et Clarice sans même voir Percy, ce qui l’est moins. On va dire que ce cheval ailé intelligent avait déjà repéré ses alliés avant ?

Qu’importe, ce qui est beau, c’est que Percy fait alors un sacrifice héroïque, d’une certaine manière : il confie la Toison qu’il vient de récupérer à Clarice. Celle-ci continue de voir la vie et sa quête comme une compétition et ne comprend pas pourquoi il veut la laisser gagner, mais Percy a en tête l’image complète du puzzle. L’important est donc que la Toison parvienne au plus vite à la Colonie et ils n’ont qu’une place sur le dos de Pégase.

Il n’en faut pas plus pour que les deux se réconcilient définitivement, avec Percy s’excusant même d’avoir essayé de manipuler Clarice en utilisant sa prophétie. J’aime vraiment beaucoup le personnage de Clarice, alors ça me fait plaisir, même si elle, elle ne s’excuse pas d’avoir volé la carte d’accès des mains de Percy en début d’épisode. Cheh.

Pendant ce temps, Grover et Tyson ne servent pas à grand-chose et ils le sentent. Le duo se met donc à bosser ensemble pour trouver un moyen de retourner à la Colonie. C’est plutôt une bonne chose, car ça ajoute un peu de comique à l’épisode quand ils appellent la mère de Percy. Celle-ci débarque pile au bon moment également pour venir en aide à son fils et ses amis. Elle sort de nulle part et arrive trop vite pour que ce soit crédible, mais tant pis, il faut se diriger vers le cliffhanger.

Percy est accablé par une vision de son rêve de Thalia, tandis que Luke reçoit un nouvel ordre de Cronos : tuer Percy. Pourtant, il est évident que Luke doute de plus en plus maintenant qu’il sait qu’il aurait pu sauver Thalia. L’épisode se termine sur la promesse d’un siège à la Colonie. C’est con que je m’en fiche un peu du sort de la Colonie comme on ne l’a que peu vue pour s’y attacher finalement. Et puis… On est toujours sur la même menace avec quelques boules de feu lancées sur la barrière, ça commence à tourner en rond.

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9-1-1 – S09E08 – War – 16/20

Je suis moins convaincu que par l’épisode de la semaine dernière, mais j’ai quand même l’impression folle d’avoir vu trois épisodes d’un coup tellement il se passe de choses différentes dans cet épisode. Si le titre résume bien l’idée derrière chacune des intrigues, j’étais loin de m’attendre à autant, même avec le cliffhanger de l’épisode précédent. Ils ont trouvé le moyen de me raccrocher et de me donner envie de continuer la série après un début catastrophique – mais ils continuent d’avoir des bouts d’épisode catastrophique ici. Tout n’est pas si bien écrit.

Spoilers

Chimney regrette sa décision, mais Hen ne lui facilite toujours pas la tâche.


Eating toast, like he didn’t just fired his bestfriend.

Pas de perte de temps en début d’épisode : on reprend directement sur l’intrigue qui nous a tous laissés sous le choc la semaine dernière. Chimney a viré Hen, et ça laisse le reste de la caserne bien énervé, en toute logique. Buck et Eddie parlent donc de la mauvaise décision prise par Chimney, mais Eddie reconnaît qu’il a pris la décision logique : ils sont dans une organisation para-militaire après tout.

Alors qu’ils débattent longuement et inutilement pour savoir qui ira parler avec Chimney pour le faire changer d’avis, Athena débarque hyper énervée à la caserne. C’est bien de les voir communiquer comme ça après leur dispute en fin de saison précédente, je trouve ça raccord et plutôt bien joué qu’elle soit là pour le remettre à sa place et inversement. Elle rappelle à Chimney qu’ils sont une famille et qu’il n’a pas à faire ça… Sauf qu’en fait, je suis plutôt du côté d’Eddie : Hen a menti pendant des mois, la question ne se pose pas vraiment. Et puis, surtout, elle s’est énervée d’un coup et l’a clairement provoqué depuis son lit d’hôpital.

Cela n’empêche pas Chimney d’être un personnage raisonnable et de savoir qu’il ne veut pas que sa meilleure amie lui en veuille à vie. Il refuse aussi d’envisager qu’elle ne bosse plus avec lui, donc il reconnaît immédiatement auprès d’Hen qu’il a fait de la merde. En comparant la situation avec les parents de chacun d’entre eux, ils en arrivent à la conviction qu’il faut rectifier la situation au plus vite.

Chimney se rend donc chez Hen avec un cadeau pour s’excuser et la conversation entre eux leur permet vite de se rendre compte qu’ils s’adorent toujours. Si Chimney est prêt à enterrer quelqu’un pour Hen, ils peuvent bien faire l’impasse sur leur différend. Mouais. Chimney ne veut pas virer Hen, OK, mais Hen s’imagine aussitôt qu’elle va pouvoir reprendre le boulot sans même savoir ce qu’elle a comme maladie.

Pardon, mais ?? Depuis quand est-elle si conne, Hen ? C’est évident qu’elle n’est pas en état de bosser si elle s’évanouit sans crier gare de temps à autres. Je ne comprends pas. Du côté de l’écriture, c’était assez évident que la réconciliation était trop rapide pour que ça ne mène pas à une seconde dispute… Mais que le sujet soit celui-ci me laisse totalement pantois ! Il n’y a aucun débat à avoir : Hen est en tort. Qu’ils se comportent comme une famille et que ça brouille certaines lignes de commandement, c’est logique, mais sur ce coup-là, il n’y a pas à brouiller quoique ce soit : elle déconne sec.

Malheureusement, ça signifie que Chimney finit par lui dire qu’il est content de l’avoir viré puisqu’elle lui balance qu’il est un mauvais capitaine. Franchement… Je le comprends, comme la semaine dernière. Ce qui est fou, c’est que de base, je préfère plutôt Hen. Ce qui est fou aussi, c’est que Maddie est complètement laissée de côté alors que son avis serait vraiment bienvenu dans cette intrigue.

Au centre d’appels, nous avons un nouveau venu, Preston, qui vient présenter à l’équipe leur nouvelle collègue, Sara. Il s’agit bien sûr d’une intelligence artificielle. C’est plutôt logique que la série s’empare du sujet, même si je lisais pas plus tard que ce matin que les USA sont loin d’être les plus à jour sur l’utilisation de l’IA au quotidien (la France est 5e avec 44% des actifs qui l’utilisent régulièrement de mémoire, les USA plus de 20e, c’est fou). Ainsi, Maddie est évidemment contre l’IA qui risque fort de la remplacer, mais elle est forcée de constater que Sara fait un super boulot quand on lui propose de passer la journée à écouter les appels auxquels elle répond. L’IA est efficace pour répartir efficacement les appels : elle ne remplace pas à 100% les employés du 911, elle facilite juste le travail… en réussissant aussi à rassembler des données entre les différents appels.

Maddie est complètement dépassée par l’efficacité de l’IA. Cela dit, ça reste particulièrement inquiétant de se dire qu’on confie des situations d’urgence à une machine. Sans trop de surprise, le parti pris de la série est donc que ça peut vite dégénérer. C’est bien dommage, parce que ça partait bien, mais ils se dirigent ensuite vers une intrigue de science-fiction où l’IA demande à un homme de s’étrangler (ça passe), suivi d’un piratage de grande envergure.

Ils m’ont perdu à ce moment-là. Faire la même intrigue sur plusieurs épisodes, à la rigueur, ce serait intéressant, mais en un seul épisode, c’est précipité. Le message est très sympathique, mais pas bien réaliste : il est assez évident que d’ici quelques années, l’IA prendra le dessus sur ce genre de taf. En attendant, Maddie mène la guerre contre une IA en assistant impuissante à un appel où l’IA demande à son interlocuteur de s’étrangler (et le type le fait ? Je sais qu’on fait confiance au 911, mais tout de même ?) en lui empêchant de prendre la parole.

Elle finit par être en ligne avec une IA qui d’elle-même quitte son serveur pour aller dans ceux du centre d’appels. Là, Maddie parvient à sympathiser avec. À coups de jolis flashbacks, la série nous rappelle que la force du 911, c’est justement d’avoir des interlocuteurs humains prêts à écouter les personnes dans le besoin et à être des humains. C’est clair que la série sait donner envie de faire ce taf qui doit être horrible et qu’on a du mal à envisager des robots le faire aussi bien. M’enfin, il est clair aussi, de mon point de vue, que les humains font pas mal d’erreurs et que ce serait bien de ne pas trop idéaliser et fantasmer ce job. M’enfin bon, c’est le but de la série.

Maddie est tellement forte qu’elle parvient à enfermer l’IA dans une clé USB qu’elle détruit aussi, et tant pis si ça a coûté des millions de dollars à l’entreprise qui avait créé SARA à la base. Lol.

J’oublie de parler des interventions de l’épisode, tiens. On commence par une intervention assez nulle concernant un couple en plein divorce. C’est tumultueux et ça finit par une défaite de la femme qui perd beaucoup des biens qu’elle pensait récupérer car son mari les a mis au nom de sa société. Le mari est un odieux personnage (mais quel plaisir de revoir l’acteur, tiens, c’est un visage plus vu depuis quelques années) dans la manière dont il lui parle, elle a des réactions impulsives et leur gueguerre est loin d’être passionnante.

On termine ainsi avec la femme qui vole la voiture du mari car elle en veut la moitié, le mari qui vole une autre voiture pour la suivre, Maddie qui est dépassée par le comportement enfantin des deux et Athena qui se retrouve mêlée à tout ça. Je ne suis pas bien convaincu par les décisions d’Athena d’ailleurs, mais ça mène finalement à la femme qui a un terrible accident de voiture où la voiture est coupée en deux.

Voilà, elle peut donc avoir sa moitié de voiture et une belle hospitalisation, pendant que le mari est arrêté pour vol de voiture. Une dispute de couple divorcé qui va leur coûter cher à tous les deux, finalement.

La deuxième intervention de l’épisode concerne un ancien soldat qui doit gérer son stress post traumatique quand il a soudain l’impression d’être de retour au front alors qu’il est juste en train de faire ses courses. C’est sûr que c’est désagréable de faire les courses ! De là à dire que c’est la guerre, je ne sais pas.

Le vétéran fait une crise et finit carrément par tirer sur le vigile du magasin avec le flingue de celui-ci. Pour réussir à l’apaiser, la police envoie une experte en résolution de conflits et… Eddie. Ce dernier était dans l’armée et peut faire semblant d’être encore de l’armée pour porter assistance à l’homme blessé sans éveiller les soupçons du vétéran. C’est du moins ce qu’il pensait, mais bien vite, le vétéran comprend qu’il est manipulé. Eddie finit par faire ce qu’on lui a dit de ne surtout pas faire : il révèle qu’il est pompier et choque complètement le vétéran en le ramenant à la réalité. C’est dangereux, mais comme ça vient d’Eddie, tout est bien qui termine bien… Avec tout de même un petit message anti-guerre qui est passé. C’est plutôt logique que la série rappelle ce qu’elle pense de tout ça dans un épisode nommé Guerre.

L’épisode se termine enfin par une intervention d’un autre ordre, organisée par Athena chez elle. Elle convie Chimney, Maddie, mais aussi Hen, Karen, Buck et Eddie à venir découvrir sa nouvelle maison. Sur place, il y a aussi une invitée surprise pour leur permettre de tous parler. Athena est peut-être un peu dans l’abus, mais j’aime bien l’idée qu’elle organise ce repas avec une experte en réconciliation et gestion de conflits. Les scénaristes profitent de l’occasion pour nous montrer qu’ils forment vraiment une famille, finalement.

Bien sûr, la conversation montre qu’il y a tout un tas de tensions non résolues entre tous, y compris entre Buck et Eddie (et non, on ne nous parle pas de la tension sexuelle, alors que pourtant…), mais ça mène finalement à une Hen qui leur reproche à tous de ne pas s’être occupée d’elle et de lui reprocher à présent d’avoir voulu les protéger d’un autre coup dur après la mort de leur capitaine. Hum.

L’excuse d’Hen est donc qu’elle ment à cause de la mort de Bobby ? Pardon, mais ça n’a aucun sens. Enfin… C’est humain, je suppose, mais j’ai beaucoup de mal à l’apprécier sur ce coup-là, parce qu’elle a tort, tout simplement. Elle a le culot, en plus, de leur reprocher de ne pas avoir pris soin d’elle et de ne pas lui avoir demandé comment elle allait. Mort de rire. Non. Les scénaristes ne parviennent pas à me convaincre. Comment Hen peut-elle oser dire qu’elle s’inquiétait pour tout le monde et que personne ne s’inquiétait d’elle quand elle a passé trois semaines de la saison dans l’espace ? C’est un tel échec d’écriture. Cela aurait pu le faire avec un début de saison où on la voyait vraiment s’occuper des autres, mais c’est loin d’avoir été le cas.

Que ces disputes soient le fruit du deuil, en revanche, j’aime bien. J’ai juste beaucoup de mal à sympathiser avec ce qu’on nous dit d’Hen qui ne correspond pas tellement à ce qu’on a vu en début de saison. Elle s’est occupée d’Athena, soit. Elle s’est occupée des autres ? Pas plus que d’habitude, en fait.

Bon, l’épisode termine par contre par de mauvaises nouvelles. Hen s’effondre à nouveau et est emmenée à l’hôpital où toute cette famille reconstruite est là pour entendre son diagnostic médical. Nous voilà donc avec une Hen qui a une maladie grave et dégénérative qui pourra la conduire à la mort. Si la maladie est génétique, Hen l’a surtout contractée lors de son voyage dans l’espace en absorbant un peu trop d’UV dans une navette spatiale sans porte. C’est hilarant que cette si mauvaise intrigue soit la raison de ce qui pousse la série à nouveau vers la qualité. Et c’est hilarant qu’elle reproche à Chimney de paraître fou en lui parlant d’une maladie ramenée de l’espace quand c’est finalement un peu ça qui lui arrive.

En attendant, j’espère qu’elle entend bien qu’elle ne peut pas reprendre du service. J’espère aussi que les scénaristes ne feront pas n’importe quoi avec cette intrigue, parce que je trouve qu’elle est dure mais qu’elle peut être très bien gérée sur du long terme pour ce personnage (elle pourrait ne plus jamais être pompier, par exemple, mais devenir médecin ou quelque chose comme ça, tout en apprenant à vivre à ses symptômes). Bon, on verra, je m’emballe trop pour une série qui règle toujours ses intrigues en trois épisodes.

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