The Rookie – S02E02

S02E02 – The Night General – 15/20
Cet épisode introduit de nouvelles intrigues et de nouveaux personnages exactement comme ils auraient dû le faire dans leur premier épisode ? On sent bien que les scénaristes ont été pris de court par le départ d’une actrice et qu’ils ont réajusté une bonne partie de leur plan. Dans l’ensemble, ils retombent sur leurs pieds, avec un épisode qui est sympathique à regarder.

> Saison 2


Spoilers

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Read by the best rookie you ever trained.

Comme l’an dernier, on repart sur un thème par épisode et le thème de celui-ci est directement annoncé quand on voit notre trio de bleus rentrer de soirée. Nolan et Lucy déposent West chez lui, mais ils repèrent soudain un drôle de trafic et mènent une arrestation en bonne et due forme. Bon, il s’agit du propriétaire de West, ce qui pose problème pour lui dès le lendemain : il a 24h pour déménager car l’administration considère désormais que son logement n’est pas aux normes de ce que peut faire un policier.

Il se retrouve ainsi à devoir se trouver un appartement et c’est le sergent Grey qui ne lui laisse qu’une journée pour faire ça. Pire que les mutations dans l’Education Nationale, cette histoire ! Il est abordé par un collègue un peu relou qui lui propose de venir vivre avec lui… sur le parking du commissariat ! Il est sauvé in extremis par Angela qui a besoin de lui pour une ronde habituelle. Il est de nouveau un tout bébé bleu ! Et il se fait remonter les bretelles aussi par Jim qui lui rappelle qu’il doit toute sa carrière à Angela, alors il n’a pas intérêt à se planter dans sa recherche d’appartement.

En attendant, il peut compter sur Angela pour plein de choses, et surtout pour le soutenir dans tout ce qu’il lui arrive. J’aime vraiment beaucoup ce duo, c’est dingue comment ils se distinguent des autres, et de la bonne manière ! Et de manière assez prévisible, Angela trouve un endroit pour que West puisse dormir et rester flic : chez Lucy.

La pauvre était si heureuse d’être enfin sans coloc et voilà donc qu’elle se retrouve avec West comme colocataire. Je sens que je vais être fan aussi de ce nouveau duo, j’ai toujours apprécié leur amitié. C’est une bonne idée de les mettre dans le même appartement !

Vous vous souvenez quand j’ai parlé du thème de l’épisode mis en place dès le départ ? Eh bien, c’est parce que cet épisode nous introduit le personnage de Nick, un détective qui prend le relai en-dehors des heures d’enquête habituelles. Cela dit, on nous l’introduit comme ça et derrière, il traite un cas parfaitement classique, avec l’aide de Nolan. Ouep, parce qu’il a demandé à bosser avec un bleu. Honnêtement, le personnage a l’air plutôt sympathique, mais j’ai énormément de mal avec lui, juste parce que… je déteste l’acteur, depuis LOST. C’est plus fort que moi, je vois Michael quoi qu’il fasse et je détestais Michael. Bref.

Ils ont une sacrée journée ensemble, commençant par un drogué qui pète un câble à l’hôpital et enchaînant sur un meurtre. Rien que ça. À l’hôpital, ils ont du mal à se battre contre leur assaillant qui fait deux fois leurs poids combinés, mais c’est finalement un docteur qui parvient à l’endormir avec une seringue. Elle s’appelle Grace et est une ancienne amie de fac de John. Cela tombe bien dis donc !

Le meurtre ? C’est un sacré cours pour Nolan qui découvre les dessous d’une enquête pour meurtre.

Nick est excellent à son job et il comprend vite que l’adolescent tué dans la chambre des parents ne l’a pas été de manière intentionnelle. La balle est entrée dans le coude, parce qu’il a essayé d’attraper l’arme qui le braquait. Et tout aussi rapidement, avec Nolan, ils découvrent qu’il y avait un stock de drogue bien caché dans la chambre des parents.

Ceux-ci n’étaient pas au courant, mais les policiers ne mettent pas longtemps à remonter la piste d’un trafic beaucoup plus large, trouvant un deuxième corps au passage. Evidemment, ce corps n’est pas mort, mais simplement blessé, permettant à John de retrouver Grace une deuxième fois. On apprend rapidement qu’ils sont ex, forcément.

Comme Nick devient soudainement le meilleur ami de John, il découvre aussi que Nolan a largué Grace parce que Sarah, son ex-femme, était enceinte. Ouep, la chronologie des faits est la suivante : John a rompu avec Sarah, s’est mis en couple avec Grace, a découvert que Sarah était enceinte et s’est retrouvé à la larguer en laissant un simple mot sur sa porte. Sympa.

Même si elle est supposément mariée désormais et que Nolan est déjà en couple, je sens bien qu’Ali Larter a été castée pour être un love interest du héros de la série. Et ça ne manque pas : quand il retourne la voir à l’hôpital, c’est pour apprendre que ça fait trois semaines qu’elle bosse à l’hôpital. Cela sent bon la rupture amoureuse, non ?

Bon, l’enquête continue malgré tout – alors que Nick et John deviennent les meilleurs amis du monde en une journée. Ils comprennent rapidement que le père de la victime est celui qui a tabassé le second et comme il y a un deuxième complice pour le meurtre de la victime, ils comprennent vite que le père va aller le chercher aussi. Quand ils les retrouvent, c’est déjà trop tard : le père fait couler du ciment sur le deuxième agresseur et envisage de se suicider.

Et Nick décide que comme ils ne peuvent sauver qu’une personne, il faut que ce soit la victime, sous le ciment. Je trouve ce dilemme tout pété : Nolan préférerait sauver le père dans lequel il se reconnaît un peu et qu’il a bien analysé tout au long de la mission… mais il n’a d’autres choix que de suivre ce que lui dit Nick. Franchement, ils avaient plus de chance de réussir à sauver celui qui voulait se pendre, ça n’a pas trop de sens. Ils pouvaient même sauver les deux en tirant pépère dans la jambe de celui voulant se suicider, d’ailleurs (bon, je ne sais pas si c’est très légal puisqu’il ne les attaquait pas, mais si c’est pour sauver la vie d’un type qui doit être passé en justice, ça doit se justifier ?).

Quoiqu’il en soit, ils parviennent contre toute logique à sauver le type coulé sous le ciment depuis plusieurs minutes (un vrai warrior le type !) et ne tentent même pas d’aller sauver le père de la victime. Et après tout ça, je m’attendais à voir un nouveau cas de conscience de Nolan, mais alors pas du tout. Non seulement, il a totalement oublié ses doutes envers son actuelle copine qui l’occupait dans l’épisode précédent, mais en plus, il en est carrément à retourner flirter avec Grace, auprès de qui il s’excuse, avec vingt ans de retard. NORMAL.

Enfin, du côté du troisième duo, Tim se voit assigné la mission de lire un livre sur ce que c’est qu’être un bon leader. C’est un peu lourd, mais ça apporte un bon humour quand ça donne raison à Lucy sur l’ensemble de sa manière de voir le boulot… et tort à Tim qui s’acharne sur elle depuis une saison. En plus, Lucy se rend compte qu’il n’apprend lorsqu’il lit mais qu’il a besoin d’entendre pour retenir, ce qu’elle considère être un handicap. Mouais, la mémoire auditive, j’ai du mal à voir ça comme un handicap, mais admettons.

Ils sont appelés sur des cas assez insolites au cours de cet épisode : d’abord deux boulets qui testent leurs gilets par balle achetés sur Internet en se tirant dessus (et évidemment, il y en a un qui ne fonctionne pas), puis tombent sur un ancien collègue de Tim devenu détective privé en manque d’argent. Ce n’est pas Veronica Mars, leur histoire…

Ils finissent par devoir secourir le lendemain le détective privé qui s’est fait tirer dessus, ce qui les mène à une petite baston avec un type maîtrisant les arts martiaux. Ce n’était pas passionnant pas du tout, mais on notera tout de même que ça finit sur Lucy qui a mis moins d’une journée (et une journée de boulot en plus !) à enregistrer tout un audiobook pour Tim. Ayant parlé à son ex-femme, elle a découvert qu’il avait besoin d’être en mouvement pour apprendre. C’est un handicap et ma foi, ça ne me rassure pas sur mon propre cas puisque depuis tout petit j’apprends beaucoup mieux en lisant à voix haute et en faisant les cent pas. Vous croyez que ça veut dire que, comme Tim, je ferais un bon flic ?

> Saison 2

HTGAWM – S06E02

Épisode 2 – Vivian’s Here – 17/20
Ouf, c’est déjà beaucoup mieux cette semaine, même si j’ai l’impression d’avoir déjà percé à jour une grosse partie du fil rouge de cette première partie de saison. J’ai beaucoup aimé l’épisode qui se concentrait davantage sur mes deux personnages préférés, en même temps, donc je ne suis peut-être pas des plus objectifs quand je dis que c’était mieux. Moi, ça m’a plu, et je vais donc espérer que la série soit sur la bonne voie pour sa dernière saison.

> Saison 6


Spoilers

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I’m just sorry you’re so dumb that you think I believe you… Bitch.

J’ai un gros coup de fatigue à l’approche des douze coups de minuit, mais il en faut plus que ça pour m’arrêter quand il y a un nouvel épisode de cette série sur mon chemin. En plus, ça reprend fort avec une confrontation Michaela/Annalise. La prof a beau assurer à son étudiante que le fait qu’elle soit interne sur l’affaire judiciaire de son père soit une pure coïncidence, Michaela refuse de la croire. Et elle le fait avec toujours autant de classe.

D’ailleurs, en parlant de classe, c’est exactement là qu’elle ne va pas, attirant aussitôt les charognards autour de sa place vide. Bon, en même temps, Asher récupère celle de Laurel, alors ce n’est pas si surprenant que ça que d’autres tentent le coup.

Bien sûr, comme on est sur le deuxième épisode de la saison, on repart là sur une intrigue plus que secondaire qui a pour but de critiquer le système américain : on a ainsi une classique histoire d’immigration qui a de triste qu’elle est si classique. Connor doit donc s’occuper, avec Asher, d’interroger un immigré mexicain, Hector Diaz. Comme il ne parle pas anglais, ils sont obligés de demander l’aide d’Annalise, aux abonnés absents pour changer, puis de Teagan, touchée par l’histoire de ce gamin.

Il accuse, à coups de dessins, le gouvernement américain d’avoir été violent avec lui, mais violent à coup de pistolets quand même. Faut qu’on m’explique quand même comment Oliver se débrouille pour venir voir le petit lui aussi, et encore plus comment il fait pour passer un portable. Grâce à ça, Connor découvre que la mère d’Hector est aux États-Unis elle aussi.

Il fait tout ce qu’il peut pour s’assurer que le petit soit placé en famille d’accueil, puis lui fait la promesse, toujours en passant par une Teagan pas si sûre d’elle, qu’il trouvera un moyen de le réunir avec sa mère. C’était une chouette intrigue, parce que ça faisait longtemps qu’on n’avait pas eu l’occasion de voir Connor dans le feu de l’action. Et tant pis si le coup de faire venir un faux témoin pour jouer un garde de l’ICE n’a absolument rien de crédible !

Bon, Annalise aux abonnés absents ? Vivian, la mère de Gabriel, débarque pile à ce moment-là et elle est déjà brillante en quelques secondes avec Annalise. Elle la confronte au beau milieu du campus, l’accusant du meurtre de Sam assez fort pour que des étudiants l’entendent. Sympathique.

Juste après sa confrontation, Annalise retourne à Caplan & Gold où elle prévient Gabriel que sa mère est là et où Teagan est ravie de la retrouver… pour mieux découvrir qu’Annalise est toujours Annalise, et qu’elle a trop de problèmes pour être son amie.

Gabriel sachant sa mère de retour, il prévient rapidement Michaela de ce qu’il en est, mais cela ne les empêche pas de tenter de s’amuser entre adultes… mais ça ne dure pas longtemps avant que Vivian ne les interrompe. La confrontation entre les deux n’est pas passionnante, mais Michaela en profite pour rentrer à la coloc où elle raconte à tout le monde que Gabriel a tué l’ex de sa mère.

C’est épuisant tout ça, surtout quand Asher se précipite auprès d’Annalise pour lui dire et quand Annalise apprend au même moment de Nate que Teagan est en contact avec Vivian. La vérité est juste que Vivian essaie de la faire parler, mais Teagan ne se laisse pas avoir si facilement, comprenant qu’il s’agit d’un énième coup bas de Telesco. Elle est tellement géniale Teagan ! Et pourtant, Annalise doute encore d’elle, n’hésitant pas à lui dire en plus.

Finalement, les deux femmes se réconcilient et Annalise profite une fois de plus de l’aide de Bonnie, qui prend toujours autant de risques pour Annalise. Grâce à ça, on découvre que Vivian a été arrêtée pour trafic de drogue un an plus tôt, et Annalise espère aussitôt se servir de Frank pour mettre de la drogue sur elle. Il refuse.

De son côté, Frank décide de se rendre dans la banque correspondant à la clé qu’il a trouvé, pour découvrir ce que peut bien cacher Laurel. Bon, il est rapidement bloqué par des raisons administratives tout ce qu’il y a de plus logiques cependant. Il finit donc par se rendre à Pittsburgh où est enfermé le père Castillo en prison pour l’interroger. Il espère découvrir qu’il sait où est Laurel, mais c’est exactement le contraire qui se produit… Finalement, il finit par parler de la clé à Annalise qui lui explique calmement que c’est probablement le fameux coffre de banque dans lequel Wes avait laissé une lettre expliquant tout ses crimes et ceux de la série avant sa mort – Sam, Rebecca. Un document que la police ne doit donc surtout pas trouver. Voilà de quoi occuper Frank donc.

Alors que la fin d’épisode approche, on découvre que Bonnie se fait prendre pour avoir falsifié un document afin d’obtenir des informations sur Vivian et qu’elle est virée. Annalise, elle, obtient la preuve, grâce à Nate qui passe son épisode à suivre Vivian, que la mère de Gabriel est bien en contact avec le FBI à qui elle raconte tout. Elle décide donc d’aller la confronter et, pour vérifier si elle porte un micro ou non, lui balance que Gabriel a tué son ex. Ils me blasent dans cette série : cinq minutes plus tôt, Annalise annonçait à Asher qu’elle n’avait pas envie de faire encore du mal à quelqu’un en révélant ce genre de secret. Bien joué.

Autrement, Michaela continue de chercher des informations sur son père, demandant à Oliver de mener l’enquête, pas simplifiée par l’ouragan Katrina. Persistant comme il est, Oliver finit pourtant par trouver une piste intéressante dont il parle aussitôt à Michaela et tant pis si elle voulait juste se sécher de sa douche en paix.

Il n’en faut pas plus pour que Michaela se décide à partir en Virginie pour essayer de le rencontrer, en prison où il est. De là, elle en profite pour expliquer à Gabriel qu’elle pense qu’Annalise a raison de lui dire de repartir avec sa mère. Elle découvre surtout que son père a encore changé de prison. Elle se rend aussi vite que possible dans cette seconde prison où elle parvient à convaincre un garde de lui laisser l’accès à son père, même si elle arrive après les heures d’ouverture de la prison.

Voir aussi : Performance de la semaine – Aja Naomi King 

La fin d’épisode est comme toujours riche en révélations : Frank se fait passer pour Wes et apprend que Laurel est passée récupérer le dossier à la banque trois jours plus tôt (deux épisodes sans la voir, les choses sont claires : elle a discrètement laissé tomber son rôle de régulière dans la série), Gabriel reçoit la visite de sa mère furax d’avoir appris qu’il avait tué son ex, Paul, et Michaela débarque chez Annalise pour lui dire qu’elle la déteste et s’effondrer en larmes dans ses bras parce que son père est mort. Ce n’est que le début, Michaela, parce que Gabriel va t’en vouloir de raconter ses petits secrets aussi !

Bien. Et dans le futur ? Annalise est morte, Michaela est interrogée par le FBI parce que ses empreintes sont sur l’arme du crime. Et comme une coupable, elle demande son avocat. Alors, désolé, mais non, je n’y crois toujours pas. Ca sent l’énorme mise en scène pour se sortir de tous leurs crimes maintenant que le FBI est après eux. Et si j’ai hâte de voir ça, je trouve dommage que la série veuille nous la faire à l’envers : je suis sûr de moi à 95%, et ce n’est pas normal si tôt dans la saison par rapport à d’habitude.

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Grey’s Anatomy – S16E02

Épisode 2 – Back in the Saddle – 16/20
La routine reprend au Grey Sloan Memorial Hospital. Comme d’habitude, les différentes intrigues de cet épisode se croisent et s’entremêlent avec beaucoup de justesse ; les personnages sont attachants parce que plein de défauts et les nouvelles pistes de cette saison sont empruntées avec succès. J’aime particulièrement le sort fait à Meredith dans cet épisode, mais ce n’est pas le seul point positif. En revanche, il y a un personnage qui me sort de plus en plus par tous les orifices possibles. Zen, restons zen.

> Saison 16


Spoilers

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Not careful enough, daddy !

Pfiou que d’aventures encore dans ma soirée de ce vendredi et dans ma semaine, mais s’il y a bien un rendez-vous que je ne pouvais me permettre de manquer, c’est celui-ci. Je suis donc là pour vous commenter un nouvel épisode de Grey’s Anatomy, fidèle à mon rendez-vous du vendredi.

On commence par Meredith, toujours pas à l’hôpital. Elle n’est pas près d’y retourner avec trois mois d’attente avant de savoir si elle peut rester médecin, mais elle peut être médecin aux travaux d’intérêts généraux, c’est déjà ça. Elle conseille donc tous ses compagnons d’infortune, et c’est d’autant plus marrant qu’elle envoie ceux qui ont besoin d’aller à l’hôpital auprès de Karev et Weber, tout en forçant Levi à lui apporter du matériel.

Et oui, elle peut mener des consultations au lieu de bosser… Il faut dire surtout que la femme chargée de l’encadrer a comme par hasard une grosseur au niveau du cou, qui s’avère être un possible cancer. Evidemment. Avec l’aide de Levi, qui agit sans le moindre accord de sa boss, elle emmène donc la femme sur le parking de l’hôpital, pendant les heures où elles devraient bosser.

C’est du grand n’importe quoi, mais c’est aussi du grand Meredith qui sait qu’elle peut compter sur l’aide de ses amis chirurgiens. Ainsi, Jackson finit par débarquer pour faire une biopsie à cette nouvelle patiente et pour couvrir les agissements de Levi, qui étaient susceptibles autrement de le faire virer. Quant à la patiente, elle a évidemment un cancer, mais pas de quoi avancer les frais médicaux, parce que bienvenue dans le système américain. Evidemment, c’est grossier de nous faire croire que tous en travaux d’intérêts généraux ont besoin de soins médicaux comme ça, mais en même temps, le système américain a ses nombreuses failles que la série critique depuis plus de quinze ans.

En plus, tout ça donne une deuxième jeunesse au personnage de Meredith, dont les looks s’améliorent vraiment dans cet épisode. J’aime ce côté plus street pour elle, ça me rappelle les débuts de la série. Et cette nouvelle condition de vie lui donne aussi un bon projet auquel réfléchir : écrire sur tous les cas qu’elle verra et qui lui donnent envie de se battre pour changer le système. Ce n’est pas exactement ce qu’ont conseillé ses avocats, mais ça se comprend comme envie.

Si l’on n’a toujours pas d’épisode de Station 19, on continue sur les crossovers officieux avec le retour de Ben pour nous remotiver une Miranda qui n’arrive pas à se faire à l’idée d’avoir Tom au-dessus d’elle dans la hiérarchie de l’hôpital. Si je ne suis pas un grand fan de Tom, j’ai beaucoup ri de le voir se moquer d’Owen dans l’ascenseur.

Koracik ramène aussi son propre interne dans le game, ce qui énerve nos personnages habituels, et notamment Levi qui se retrouve à devoir nettoyer une fenêtre sur laquelle Bailey a écrit des informations inutiles. Pas étonnant qu’il préfère aller bosser avec Meredith finalement. Et ce n’est pas Andrew qui le fait, parce qu’il passe sa journée en compétition avec des médecins moins expérimentés que lui. C’est malgré tout une compétition qu’il a perdu d’avance : Bailey lui en veut d’avoir couvert Meredith, et elle se venge en lui préférant Qadri et Helm.

Il finit par lui prouver qu’il est meilleur chirurgien et souhaite lui faire comprendre qu’elle doit arrêter de se venger de sa relation à Meredith, mais Bailey est de la plus mauvaise foi possible avec lui, lui disant que ça n’a aucun rapport… avant de lui dire de revoir l’ordre de ses loyautés. Euh… ? Franchement, ça ne mettait pas du tout en valeur le personnage de Bailey dans cet épisode ; j’ai eu beaucoup de mal à l’apprécier cette semaine.

De son côté, Jo doit reprendre le travail, mais ce n’est pas si simple. Alex fait de même, mais cette fois, dans un autre hôpital. Il propose ainsi à Jo de l’accompagner dans son nouveau job, mais elle n’est pas vraiment motivée d’aller dans son hôpital. Je la comprends, c’est un hôpital infernal : il n’y a pas d’argent, pas de matériel, pas d’interne et même pas de stylo qui fonctionne. On est loin du Grey Sloan Memorial Hospital.

Pourtant, ensemble, Alex et Richard parviennent à sauver un patient qui était mort en salle d’attente (sympa) et décident malgré leurs différends de se battre pour rendre cet hôpital meilleur. Il est pour l’instant le numéro 1 de la ville en termes de… patients morts. C’est gênant, surtout pour Richard qui s’imaginait finir (littéralement) sa vie dans son hôpital. Le challenge, c’est pas mal non plus pourtant. D’ailleurs, Alex veut faire tout ça surtout pour prouver à Bailey qu’elle a eu tort de le virer.

Sans Richard, Meredith et Alex, Bailey perd trois chirurgiens dont elle aurait bien besoin. Jo découvre ainsi qu’elle est en position de force pour négocier son retour au travail. Alors qu’elle craignait d’être prise en pitié, elle obtient un jour de congé pour obtenir à une offre de promotion, qu’elle finit par demander encore plus importante sur une idée d’Alex faisant monter les enchères pour recruter sa femme dans son nouvel hôpital.

Et Bailey accepte finalement toutes les conditions de Jo, qui récupère même la place de parking d’Alex. Tu parles d’une promotion ! Bon, ça fait sept ans qu’elle est dans la série, c’est le temps qu’ont mis Alex et Meredith à en arriver là aussi après tout (bon, huit, de mémoire).

Pendant ce temps, Maggie récupère ses affaires chez Jackson avec l’aide d’Amelia, qui a la bonne idée de lui montrer le #Freedom de Jackson sur Instagram. J’ai tellement ri, alors qu’Amelia a pourtant ses propres problèmes à gérer, avec une grosse annonce à faire à Link. L’annonce de la grossesse se fait selon les codes de la série, donc en pleine cage d’escaliers pour ce pauvre futur père qui ne s’y attendait pas du tout et qui se retrouve à se confier à Jo.

Au moins, ça tombe bien, elle vient de reprendre le boulot et elle enchaîne les bonnes nouvelles, donc elle peut l’écouter flipper de peut-être avoir à devenir papa. Honnêtement, c’est la première fois que j’ai commencé bien aimer ce personnage ; et j’ai adoré sa relation amicale avec Jo. Comme quoi, tout peut arriver.

Et puis, Amelia qui parle de Christopher, son premier bébé, c’est assez fou, parce que c’est une intrigue qui me renvoie à chaque fois à Private Practice et ses meilleurs épisodes. Cela n’est pas très étonnant de la voir stresser de rester enceinte, et pleurer quand elle envisage l’avortement par crainte de ne pas survivre à une autre mort infantile.

Finalement, Link lui fait ce qui est possiblement la meilleure réponse possible : bien que flippé à l’idée d’être père, il est amoureux d’Amelia au point de vouloir qu’elle ne souffre plus jamais. Il est prêt à la suivre dans tous ses choix : l’avortement ou la grossesse, quoiqu’elle décide, il sera là pour elle. C’est la meilleure réponse, mais c’est aussi la pire, parce que c’est exactement ce qui pousse Amelia dans ses derniers retranchements. Elle est obligée de faire un choix et ce choix assez terrifiant est de garder le bébé parce qu’elle a envie de le rencontrer, et Link aussi. Wow.

Pour en revenir à Maggie, elle est toujours insupportable avec Jackson, mais elle se retrouve aussi malgré elle à s’occuper d’un patient qui lui fonce dessus alors qu’elle est à l’arrêt en voiture. La situation était plutôt marrante, mais bien grave pour le patient qui se retrouve en arrêt cardiaque. Alors que Maggie et Owen font tout ce qu’ils peuvent pour le ranimer, Tom leur demande d’arrêter de s’acharner. Pourtant, le patient finit par reprendre conscience et on assiste à l’accident le moins crédible du monde avec Owen qui électrocute Tom directement dans l’entrejambe avec le défibrillateur. Ben voyons.

Tom finit sur un lit d’hôpital, et il s’amuse comme d’habitude à être un parfait connard, obtenant de son avocat qu’il fasse en sorte d’obliger Owen à se tenir à distance de lui, alors même qu’ils bossent ensemble. Cela fait une sacrée embrouille entre ces collègues, et Teddy manquait un peu dans cet épisode (à mon goût). Quant à Bailey, elle se trouve à rire de cette situation alors que c’est le genre d’incident qui est quand même bien grave quand on gère un hôpital.

Le patient, lui, finit par être sauvé par Maggie et Owen, mais c’est pour que sa copine se rende mieux compte qu’elle ne veut pas rester avec lui, poussée par une Maggie parfaitement insupportable. Je veux dire, je comprends bien que les scénaristes veulent la rendre touchante à nous faire voir son point de vue de femmes fortes restant par orgueil et crainte de ne pas rencontrer la bonne personne avant de finir victime lorsqu’elle est larguée… Mais non, quoi, ce n’est pas ce qu’il s’est passé : elle était amoureuse, elle était imblairable, elle s’est fait dégager. OK, dans un couple, il y en a toujours pour les deux, mais la rupture est quand même majoritairement due à son caractère à elle, et ça serait bien qu’elle s’en rende compte pour avancer. Enfin bon, ce n’est jamais que mon opinion (mais après tout, vous êtes là pour savoir ce que j’en pense, non ?).

> Saison 16

Emergence – S01E02

Épisode 2 – Camera Wheelbarrow Tiger Pilow – 13/20
Il y a de bons moments dans l’épisode – notamment à la fin ! – et j’adore la science-fiction avec ce genre de mystères, mais cela ne m’empêche pas d’être lucide sur la qualité franchement moyenne de la série. On enchaîne les boulettes et soucis de cohérence cette semaine, c’est dommage. Il y a du potentiel, mais il semble pour le moment mal exploité, ce qui est frustrant ; surtout que le mystère me plaît toujours bien.

> Saison 1


Spoilers

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It’s temporarily our lives, alright ?

La série est déjà mal barrée, avec des critiques mitigées et des audiences qui se sont effondrées aux États-Unis pour ce deuxième épisode… Elle sent déjà bon l’annulation et j’aimerai juste que la décision soit prise dès maintenant de dire qu’elle sera annulée à la fin de la saison, histoire d’avoir une fin. En attendant, je me remets devant parce que le premier épisode m’a intrigué, mais je connais à présent le risque auquel je m’explose : une annulation en cours de route, sans même diffuser tous les épisodes. Je me retrouve donc dans la position de la regarder en essayant de ne pas trop m’attacher.

C’est toujours particulier de faire ça, mais bon, je suis d’un naturel curieux quand on a de la science-fiction. Ce début d’épisode voit l’héroïne en pleine insomnie aller vérifier que les filles dorment bien pour finalement être rassurée un quart de seconde. Piper ne dormait pas, alors elle va voir sa « mère adoptive » dès que celle-ci se recouche pour lui dire que quelqu’un est dans le jardin.

Bref, la nuit est courte pour Jo : elle ne voit personne dans le jardin, mais elle est terrifiée à l’idée que Piper dise vrai. Et évidemment, elle ne s’en rend pas compte, mais elle dit vrai. Le lendemain, Jo fait venir Chris chez elle pour l’aider à mettre en place de nouvelles mesures de sécurité, une caméra nocturne et connectée en wifi, par exemple.

Rapidement, Alex est de retour aussi et tout aussi rapidement, on se retrouve avec un débat entre les deux ex, le grand-père et Chris, qui n’a rien à faire là, sur les dangers que Piper met dans leurs vies. Voilà qui est clair, au moins. Bien évidemment, Piper écoute tout et s’inquiète de les entendre débattre de la possibilité de la virer de chez eux, et son inquiétude est accompagnée d’un étrange bruit dans le mur de la maison.

Après une rapide conversation avec Piper pour s’assurer qu’elle allait bien – et sans voir la cicatrice qu’elle a derrière l’oreille et qui n’est pas discrète du tout pourtant – Jo retourne au travail. Elle mène l’enquête sur l’avion qui a disparu de la plage et découvre rapidement qu’elle n’est pas la seule sur le coup. Le journaliste a suivi aussi cette piste et l’attend sur place.

Ensemble, ils découvrent que Youssef, l’homme qui a été payé pour planquer l’épave, a aussi gardé une radio. Et cette radio s’active toute seule lorsqu’on la touche, ou lorsqu’elle est à proximité d’un appareil électrique. Elle est connectée sur une fréquence radio fantôme, c’est-à-dire un entre-deux fréquence qui permet généralement à des bandits de trafiquer en toute discrétion. Bien.

Pendant ce temps, à la morgue, les cadavres des faux parents de Piper sont détruits, et chez Jo, le médecin de la semaine dernière, Abby, passe prendre des nouvelles de Piper. Oui, elle aussi est dans le secret. Pour un truc censé rester top secret, ça fait beaucoup de monde au courant. En tout cas, Abby donne à Piper un cahier dans lequel écrire ses souvenirs, mais Piper est surtout terrifiée de découvrir qu’elle écrit sans s’en rendre compte les supplications de ce qui ressemble, dans son souvenir, à un chirurgien ensanglanté.

Abby parle également au grand-père d’un problème électrique à l’hôpital ayant détruit les données de la nuit où Piper est venue à l’hôpital. C’est Chris qui l’apprend finalement à Jo quand elle se pointe au boulot, et c’est fou tout ce que Jo est prêt à faire pour sa boss. Il retourne ainsi chez elle pour réparer les caméras et il est en première ligne pour recevoir la visite de l’étrange méchant de cette série.

On ne sait pas tout de suite ce qui lui arrive, surtout que Jo est plus occupé à découvrir des marres de sang à la morgue à la place des cadavres dont elle voulait l’autopsie. Le méchant ? Il est à la recherche de tout ce qui peut aider quelqu’un à remonter sa trace. Le journaliste avertit Jo, par exemple, qu’ils sont à la recherche de la carte métallique de l’épisode précédent qu’elle a ramené chez elle la veille.

Durant la nuit, Piper a ainsi découvert qu’elle pouvait attirer cette carte métallique à elle lorsqu’elle s’allumait, comme si elle était un aimant concrètement. C’est un chouilla étrange, mais pas autant que l’homme qui rentre chez Jo le lendemain à la recherche de la carte, mais aussi de la puce qui était dans l’oreille de Piper.

Lorsqu’il la retrouve, coincée dans un tuyau de la salle de bain, il retrouve aussi Piper, planquée dans une pièce où ses pouvoirs semblent se réactiver. Il n’y a aucune crédibilité dans le temps dingue qu’il met à entendre Piper, mais en même temps, il ne semble pas vouloir l’enlever, lui demandant juste de se taire. La petite pousse donc un cri énorme qui explose toutes les lampes de la maison (aussitôt remplacées ensuite lol).

Jo rentre donc chez elle et découvre Piper en larmes, mais bon, ça ne lui explique pas trop ce qu’il s’est passé ; elle se rend juste compte que la carte n’est plus là. Finalement, Jo retrouve Chris pour mener l’enquête avec lui… et c’est dommage, mais je n’ai plus la moindre confiance en Jo là. Cela sent la puce qui le fait bosser pour les méchants ou quoi. Il est encore plus louche qu’en début d’épisode !

Pourtant, il aide vraiment Jo dans son enquête qui la mène à une drôle de voiture attirant à elle absolument tous les objets métalliques entrant à proximité d’elle (mais pas le collier de Jo, re-lol). Cela mène à une bonne scène d’action où Jo et Chris affrontent l’homme mystérieux, d’abord en dépit de cette voiture attirant les balles de pistolet (et les pistolets) à elle, puis en jouant avec pour exploser un marteau dans la tronche du méchant.

Après cette scène qui n’explique pas grand-chose, Jo rentre finalement chez elle pour parler à Piper et lui demander une explication sur toutes les choses étranges qu’elle voit. La petite dit simplement qu’elle en a conscience aussi et que quand elle a peur, les objets se mettent à bouger d’eux-mêmes autour d’elle. Au passage, Piper en profite pour confesser qu’elle pense qu’elle est responsable du crash de l’avion, puis pour rendre la carte métallique à Jo.

Elle a juste cassé la carte au passage, ce qui rend intrigant l’affaire aux yeux de Jo. Et la fin d’épisode est soudain beaucoup plus intéressante que tout le reste, d’abord avec un semblant de romance entre Alex et Jo, puis surtout avec Piper qui prend la décision de demander au journaliste d’écrire sur Piper – lui révélant au passage son existence. Cela permettra à Jo de vivre plus librement avec Piper, mais cela lui permet surtout de contrôler les infos qui fuitent. Admettons.

En parallèle, elle demande à Chris de surveiller que Youssef se débarrasse bien de la voiture-aimant, comme elle lui a demandé. Faudra m’expliquer comment la voiture ne reste pas attachée à la pince de fer qui la met à l’eau, mais bon, j’ai trouvé ça cool ce montage final qui montre Jo tenter de reprendre confiance en elle. Bien lui en fasse, parce qu’elle est dépassée de toute manière : la fréquence fantôme recommence à faire des siennes en fin d’épisode, et le méchant défiguré par le marteau n’est pas en sécurité à l’hôpital où son moniteur cardiaque affiche le logo informatique que Piper a vu à la télé dans le pilot…

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