HTGAWM – S04E11

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 11 de la saison 4 d’HTGAWM.

11.jpgÉpisode 11 – He’s a Bad Father – 17/20
Oui Dominick a disparu, mais mon bébé aussi. C’est ça le plus important.

Je ne suis pas fatigué, je ne suis pas fatigué, je ne suis pas fatigué. Voilà, il fallait au moins ça pour me convaincre que j’étais prêt à me plonger dans la série ! Prêt à ça, oui, prêt à attendre Laurel parler français de manière hachée, certainement pas. Décidément, encore un épisode qui commence par un bel éclat de rire. C’est fou comme les répliques aberrantes me glissent dessus en anglais, mais ont tendance à me faire rire en français. En tout cas, chapeau bas à l’actrice qui parvient sur certaines phrases à être vraiment convaincante. Son accent est un peu mécanique, mais quand il se dérouille, c’est bluffant.

Alors que Laurel fait en sorte que sa mère débarque en ville et raccroche le téléphone (ok, bisou), Annalise répond au téléphone et apprend de Connor, Oliver et Asher que le père de Nate est en prison depuis 33 ans. Grosse utilité. Le plan de Laurel ? Faire en sorte que sa mère témoigne contre son père – elle pense que celui-ci a tué Dominick, en plus. Le plan d’Annalise ? Regretter de ne pas avoir fichu Laurel en hôpital psychiatrique.

Le lendemain, Laurel retrouve l’ensemble de ses amis qui la pensent tous aussi tarée que moi. Elle veut retrouver son bébé plutôt que de s’inquiéter de Wes et Dominick qui étaient potes. Chacun son délire (non, en vrai, c’est sûr qu’il faut savoir régler ses priorités, mais quand même). Laurel accueille sa mère devant le tribunal juste avant son audience (le genre de truc qui dans la réalité se traduit par un avion en retard et une absence, mais bon) et elle est aussi hilarante que tout ce que j’aurais pu espérer.

Elle est aussi rapidement confrontée à son père, à qui elle dit ne pas avoir le disque dur. Il lui répond de manière presqu’aussi cryptique pour qui n’aurait pas suivi la saison qu’il n’est pas responsable… de quoi ? De ce qui est arrivé à Wes. Mouais, mouais. Le pire, c’est que je commence à me dire que c’est possible, et c’est un gros problème s’il arrive à me convaincre.

Comme il faut bien que le reste de l’épisode approfondisse les autres personnages, Michaela aimerait récupérer le téléphone de Wes de la liste des preuves, mais Frank lui apprend que Bonnie s’en occupe. Le truc, c’est qu’elle se rend compte que quelqu’un s’occupe de la surveiller – elle prévient donc Oliver, en espérant que personne ne puisse remonter la trace de cette conversation.

Oliver, lui, continue de culpabiliser pour Simon. Il veut réunir les fonds nécessaires pour la venue de ses parents en crowdfunding, ce que Connor lui déconseille fortement de faire. Et effectivement, il ne faut pas longtemps pour comprendre que ça craint : il a une attitude hyper coupable. Je suis mitigé en vrai, parce que ce serait aussi une attitude hyper humaine envers un ami qui a tenté de se suicider, quoi. Je pense que les deux points de vue peuvent se défendre, mais Connor ne pense pas tout à fait comme moi apparemment. Allez, je ne suis pas avocat, on va lui laisser le bénéfice du doute.

Bonnie est terrifiée de savoir qu’elle peut être surveillée, donc elle s’en confie à Frank. Ce dernier commence à douter de Laurel lui aussi, exactement comme moi. Il a peur que ce cher Mr Castillo ait raison, et ce serait très problématique pour la série. Bon, en même temps, Laurel paraît vraiment victime dans cet épisode et affirme n’avoir pas su l’existence de relation entre Wes et Dominick, alors c’est tout de même très mystérieux. Je tourne en rond dans mes théories, clairement.

Du coup, passons à la suite de l’épisode : Laurel présente une photo de Wes à sa mère, mais refuse de parler de Frank qu’elle a pourtant vu un peu plus tôt. Et d’ailleurs, Frank ne demande que ça, connaître sa nouvelle belle-mère, la cinglée rousse française (quoi ? C’est un joli surnom, non ?).

Le lendemain, cette dernière commence à flipper de devoir passer à la barre. Annalise tente de la convaincre de ne pas témoigner, mais c’est un échec. Cela aurait pourtant été une bonne idée puisqu’Annalise a pour but de prouver qu’elle était une mauvaise mère. L’avantage ? Cela fait passer Laurel pour une bonne mère car elle s’est occupée de sa mère toute son enfance.

Le témoin suivant est notre bon vieux docteur Roa, et il aurait mieux fait de s’en abstenir. Evidemment, il défend Laurel à la perfection, mais le père de Laurel est un assez bon connard pour faire en sorte que tout ce que dit Roa soit considéré caduc. En effet, celui-ci est désormais considéré comme suspect dans… le meurtre de sa fille, qui ne s’est peut-être pas suicidé. Outch.

Il n’en faut pas plus pour que Laurel n’obtienne pas la garde. Cela faisait du bien de retrouver une affaire judiciaire dans cet épisode, surtout que nous étions directement impliqué dans ses enjeux. En attendant, Laurel n’a toujours pas vu son bébé, et c’est tout simplement atroce.

Michaela rentre chez elle pour jouer les trouble-fêtes avec l’annonce de la défaite de Laurel : Connor, Oliver et Asher célébraient leur bon travail sur le cas d’Annalise. Eh oui, il n’y a pas qu’une mauvaise nouvelle dans cet épisode.

En effet, Annalise confronte Nate qui avoue à demi-mot qu’il testait l’attention d’Annalise. Connor et Asher découvrent que le père de Nate n’est peut-être pas un meurtrier – et que s’il l’est, il a peut-être moyen de s’en sortir quand même. En revanche, cela implique que Nate puisse voir son père à qui il n’a pas parlé depuis ses quinze ans. Voilà qui promet, un autre parent dévasté dans cette série, il ne manquait plus que ça.

Bon, c’est un vieux monsieur brisé qui pense que son fils est un cochon – c’est-à-dire qu’il bosse pour un blanc. Du coup, il pète un câble, car il ne veut pas le voir. Grâce au cas de Laurel, et particulièrement Roa, Annalise prend conscience que le vieux a une maladie mentale et n’a jamais été traité pour. Il n’a jamais eu d’évaluation psychologique non plus, d’ailleurs. Et cela l’arrange carrément : il a en fait le potentiel d’être son cas principal d’exemple de mauvais traitement humain en prison envers les personnes noires, et c’est exactement ce dont elle a besoin.

Elle demande donc à Nate de faire tout ce qu’il faut pour convaincre son père de signer le papier dont elle a besoin pour se servir de son cas. Celui-ci le fait et il parvient de manière parfaitement improbable à parler à son père, et en plus à le convaincre de signer le dit papier. Magique.

Durant la soirée, Nate se rend donc auprès d’Annalise pour lui montrer le papier signé par son père. L’ancien couple se met à se réembrasser, mais ça s’arrête là. Quant au père de Nate, il retrouve une photo de son fils en prison.

On peut tranquillement passer au double cliffhanger de cet épisode qui voit Roa recommencer à se droguer (en tout cas, c’est suggéré) et ne plus parler à Annalise, alors que Bonnie découvre une information problématique concernant le passé de Wes. La veille de sa mort, il a parlé à… la mère de Laurel. Pourtant, cette dernière a fait en sorte d’être surprise quand elle a « découvert » sa photo plus tôt dans l’épisode. On ne nous dit pas tout, les amis, c’est gênant. La rousse française cinglée est donc là pour rester, en voilà une bonne nouvelle !

Je suis tellement pressé d’avoir plus d’infos ! Le fait qu’une photo de Wes & la mère de Laurel existe indique qu’ils ont réembauché Alfred Enoch dans la série, au moins pour cette photo, mais probablement également pour tourner un flashback, et ça va être géant de retrouver Wes, même si ce n’est que pour quelques scènes !

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Scandal – S07E10

Spoilers 

Ci-dessous ma critique du dixième épisode de la dernière saison de Scandal.

10.jpgÉpisode 10 – The People v. Olivia Pope – 13/20
I’m not admitting I was wrong.

J’entame cet épisode en marchant à reculons, rien qu’avec son titre qui ne dit rien qui vaille, mais j’ai ri presque juste après avoir fait play : Olivia et Fitz ? Non merci. Ils font leur petite vie de couple comme si Olivia n’avait pas tué Quinn (bon, OK, elle ne l’a pas tué). Le bonheur est dans le Vermont, mais c’est de courte durée.

Liv tombe en effet directement sur Huck… mais aussi David, Abby et Marcus. C’est pire qu’une intervention, parce que c’est en fait un procès, où elle n’a pas de téléphone ni de possibilité de se barrer. Et pour la première fois, Olivia finit à court de réponse. Alléluia. Il faut reconnaître en même temps qu’elle était en train de les accuser de leur maux passés un à un.

Bon, la réponse logique d’Olivia est d’aller s’enfermer dans sa chambre, à travers la porte de laquelle tout le monde va tenter de lui parler dans ce qui s’annonçait dès le départ comme un très long épisode. On commence le défilé par Abby, enfin convaincu de la culpabilité de Liv grâce à la clé USB (un enregistrement audio de la conversation Olivia/Quinn) et on la continue avec David lui faisant la liste des méfaits qu’elle a commis. Et oui, c’est aussi long que la série.

La série nous épargne heureusement la scène de Marcus, qui préfère aller boire une bière avec l’ex président des États-Unis, normal. Celui-ci lui raconte son goût du silence pendant son adultère, c’est mignon comme tout – ou pas.

De son côté, Huck déprime une bonne partie de l’épisode et aimerait retrouver l’ancienne Olivia, quitte à passer la journée assis par terre dans le salon. Il finit par apporter de la nourriture à Olivia, ce qui permet la première vraie confrontation de l’épisode. Elle espère bien le faire changer d’avis et obtenir son aide pour s’enfuir, parce qu’après tout, il est son premier gladiateur, mais Huck n’est pas assez idiot pour se laisser manipuler comme ça. Il refuse d’aider Olivia et l’envoie balader. ALLELUIA.

C’est ensuite au tour de Fitz de parler à Olivia à travers la porte et tenter de lui faire comprendre qu’elle a tort. Elle refuse de le voir, cependant et s’emmure dans son silence. Finalement, ce n’était pas plus mal quand elle parlait.

La nuit passe et au matin Olivia refuse toujours de reconnaître qu’elle avait tort, mais accepte de démissionner et de laisser Jake démanteler le B613. Si tout le monde la croit… ce n’est pas mon cas. Purée, je suis du genre à ne pas aimer avoir tort, mais alors elle, elle en tient une couche et elle n’est pas aidée par son entourage qui d’un coup se met à reconnaître qu’elle fait la bonne chose. Pff. Allez, j’y reviens en fin d’épisode, parce qu’il se passe d’autres choses à côté.

En effet, alors que Charlie tente de tuer Papa Pope, Quinn débarque et l’en empêche, parce que papa Rowan est gentil et il offre des peluches dinosaures à Robin (non, je déconne, cette partie-là, c’est de la théorie – mais on doit en être pas loin). Charlie est heureux de voir Quinn en vie pour dix secondes à peu près, avant d’en vouloir logiquement à celle qui est toujours sa fiancée.

Finalement, il a le droit de rencontrer Robin et d’assister à la scène la plus débile de toute la série, surpassant celle des dinosaures de la semaine dernière : Quinn et Rowan chantant du Britney Spears pour calmer Robin. Et si ça durait deux secondes, ce serait marrant, mais non, ça dure tout un couplet et un refrain, et cette fois, ce n’est pas moi qui déconne. Non mais vraiment. J’ai d’abord ri, mais si le ridicule ne les tue pas, ça finit par tuer et la crédibilité de la série/des acteurs, et l’humour de la situation.

Après tout ça, Charlie souhaite récupérer Quinn, sa fille et se barrer. Seulement, personne ne l’entend de cette oreille, à commencer par papa Pope, mais aussi Quinn qui sait très bien que la justice qu’elle veut ne pourra se faire du jour au lendemain. Elle demande donc à Charlie de se barrer pour que tout le monde continue de la penser morte.

Et sans la moindre trace de logique, Charlie s’exécute, mais pas avant d’avoir droit à un ridicule cours de paternité offert par… Papa Pope, bien sûr. Pauvre Robin elle est mal barrée dans la vie.

Enfin, dans la dernière intrigue de l’épisode, Cyrus se rend auprès de Mellie pour lui apprendre qu’Olivia Pope est responsable de la mort de Rashad et Quinn. Joie. C’est très jouissif à voir car Mellie récupère enfin du pouvoir, y compris et à commencer par du pouvoir sur Jake. Alléluia. Comme elle lui rappelle qu’il n’est que le chien d’Olivia, il se rend menacer Cyrus de mort… ce dernier lui apprend qu’il n’est qu’un bébé pas très terrifiant. Décidément, c’est un épisode qui veut me faire rire.

Mellie n’a même pas envie de s’en prendre à Olivia : elle veut juste comprendre ses raisons. Cyrus analyse assez justement que Mellie a peur de faire son job sans Olivia. Pourtant, ça fait quatre épisodes que ça dure. Enfin bref.

De son côté, Jake se metà partir à la recherche d’Olivia, ce qui n’est pas si simple. Il s’infiltre dans l’appartement d’Olivia absolument pas gardé… pour découvrir qu’elle n’y est pas. Contrairement à Mellie, qui veut enfin des réponses sur la mort de Rashad et les obtient. Elle ne pouvait pas « garder les jambes fermées », donc il devait mourir. Bien. J’ai l’impression que toutes les avancées féministes du précédent épisode de Grey’s Anatomy viennent d’être détruites en une réplique de Jake, qui a su bien choisir ses mots, clairement.

Bon, Mellie s’en défend parfaitement bien… le lendemain. En tout cas, très clairement, ses retrouvailles avec Olivia vont être rigolotes. Sans trop de surprise, Jake retrouve Olivia dans son appartement et couche avec, à l’heure où Olivia devait démissionner. Bien sûr, elle ne démissionne pas et ils sont tous déprimés de s’être laissés avoir comme des bleus.

Je veux dire, c’était tellement évident. Ils sont tous tellement mauvais, je leur laisse pas mon pays moi (bon OK, je ne dirige pas un pays). Si Olivia est persuadée de garder un ami en Jake, elle commence dès le lendemain par lui donner un ordre, celui de faire peur à Mellie. C’est complétement con et il la trahit presque aussitôt en passant une alliance avec Mellie. Il prend donc la place d’Olivia à la Maison Blanche alors que tout le monde comprend que Liv ne peut être arrêtée.

L’épisode se termine sur la promesse d’une confrontation entre Olivia énervée et une Mellie à la tête de bouledogue. Et ce n’est pas un compliment pour elle qui joue mieux que ça d’habitude – là, on dirait une parodie.

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Grey’s Anatomy – S14E11

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur le onzième épisode de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

11.jpgÉpisode 11 – (Don’t Fear) the Reaper – 16/20
I most certainly am not good.

Bailey a une vie professionnelle, certes, mais elle a aussi une vie de famille depuis deux épisodes, c’est fou. Ce retour de Tuck dans la série, je ne le sens pas trop. Si tout va bien quand Tuck est dans la voiture, ça se passe beaucoup moins bien quand Ben et elle sont seuls dans la voiture, puisqu’ils se disputent une fois de plus sur la décision de Ben de devenir pompier. On tourne en rond dans cette intrigue, mais les choses ne vont plus tarder à charger.

Par miracle, Miranda se pointe dans un autre hôpital, le Seattle Pres dont on entend parler beaucoup trop dans cette série, mais le problème c’est qu’elle se soupçonne d’être en train d’avoir une crise cardiaque. Et dire qu’on l’a cherché tant de temps pour un Bingo Séries ! N’empêche, j’avais raison, la vie de famille de Bailey de retour dans la série n’était pas une bonne chose.

Bon, il est rapidement décrété que, finalement, Miranda n’a rien du tout, mais elle refuse de le croire et demande à voir le chef de chirurgie. Et oh, joie, elle se fait traiter par le chef Maxwell, un acteur que je n’aime pas trop à force de le voir dans trop de séries. Il ne la croit pas non plus sur l’arrêt cardiaque, et il lui envoie un psychiatre.

Du coup, Bailey appelle Maggie pour venir l’aider, alors qu’elle se débarrasse du psychiatre en deux-deux… pour appeler Tuck, dont la vie se passe à merveille à l’hôpital. Elle n’a peut-être pas d’arrêt cardiaque, mais elle est clairement dans une situation de stress bien trop élevé.

Les choses ne sont pas prêtes de s’arranger pour Bailey quand sa voisine de lit se met à ne plus respirer et qu’elle gère cette nouvelle situation de crise. Paf, il n’en faut pas plus pour qu’elle s’effondre alors que Maggie et Richard sont tous les deux présents dans les urgences – la première à son appel, le deuxième par principe après un appel de Miranda pour prendre une journée de congé.

Pendant ce temps, en salle d’attente, Maggie stresse énormément de voir qu’elle a encore raté une situation médicale dans son entourage, après Amelia. Après une rapide intervention, Miranda va beaucoup mieux et… elle recommence à s’inquiéter ; cette fois du traitement que les gens vont lui donner s’ils apprennent la vérité. Et il n’en faut pas plus pour que son cœur s’arrête une nouvelle fois et nous fasse tous flipper.

Maggie se débrouille donc pour avoir accès à la salle d’opération et opérer Bailey – qui bien sûr fait un arrêt cardiaque, mais finalement tout va bien. En plus, elle a eu le temps de demander à faire appeler Ben qui a dramatiquement jeté son sandwich dans une flaque avant de courir à l’hôpital. Ouais, bon, c’est ridicule, mais ça fait pas de mal un peu de ridicule pour accentuer le drama, hein. Je dis pas que je l’aurais mangé, hein, mais je n’aurais pas pollué la rue comme ça et j’aurais cherché u bus. Bon, un taxi au moins. Sérieusement.

Finalement, l’épisode se termine merveilleusement bien avec Bailey en vie, Ben qui a enfin réussi à faire accepter sa décision de devenir pompier à sa femme (à un mois et demi du spin-off, il était temps) et la mère de Bailey qui affirme que sa fille est trop forte pour mourir d’une simple crise cardiaque. Mignon comme tout, quoi.

Bon, ce qui est marquant dans cet épisode aussi, c’est la présence aberrante de bien trop nombreux flashbacks – mais mon dieu, que le casting était exceptionnel !

Nous suivons la vie de Miranda et de sa mère hyper protective – au point de la couver bien trop. Elle ne veut pas la voir lire dehors la nuit (jusque-là, euh, normal les gars), la voir sans ses roulettes à son vélo, la voir à l’université… C’est gênant. Tout s’explique finalement quand elle apprend qu’elle a eu une sœur, morte après deux mois d’existence. Difficile de croire qu’elle a vécu tant d’années sans le savoir, y a vraiment trop

Toujours en flashbacks, nous avons droit à la masse de flashbacks sur la relation Ben/Bailey. Le pire, c’est que je me souvenais de toutes les scènes montrées, alors que j’ai tendance à oublier beaucoup trop de choses dans cette série habituellement.

L’épisode était un peu lent, mais il part en vrille au moment du deuxième arrêt cardiaque de Bailey. Les flashbacks de la vie de Bailey sont judicieusement choisis pour insister sur les frissons et les émotions, avec tout un tas d’acteurs que nous n’avions plus vus depuis longtemps.

L’épisode était long à démarrer, mais finalement, il réussit comme d’habitude à apporter toutes les émotions nécessaires, même s’il nous prive d’une grande partie du casting. Enfin, côté casting, il y avait tout de même de quoi faire – et de quoi être heureux. Après tout, cet épisode se concentre sur ceux qu’on ne voyait pas trop depuis le début de cette saison. Hop, encore un chapitre de Grey’s Anatomy qui s’écrit et qu’on oubliera d’ici deux ou trois mois.

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Agents of S.H.I.E.L.D – S05E09

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du neuvième épisode de la cinquième saison d’Agents of S.H.I.E.L.D.

09.jpgÉpisode 09 – Best Laid Plans – 17/20
It’s time to remind the humans I am not their enemy. I am their God.

Pff, le vendredi soir n’est vraiment pas un chouette soir de diffusion. Je regrette mon rituel du mercredi où je savais précisément quand regarder la série (après mes DS de 6h en prépa, outch ; dès le réveil à la fac). Quoiqu’il en soit, c’est après un repas de famille que je me suis dit qu’il fallait que je vois cet épisode, malgré la somnolence de la digestion. Je vous dis ça non pas pour raconter ma vie (même si c’est totalement ce que je fais), mais histoire de vous donner le contexte de visionnage qui joue très certainement sur ma réception de l’épisode.

Tout commence à bord du Lighthouse où les Kree tentent d’éliminer la rébellion… pour mieux se faire éliminer par Mack, Yoyo et leurs survivants de la semaine dernière. Mack a en effet pris la tête de la rébellion, quitte à ce que Kasius découvre que tous les humains soient encore en vie. Ce dernier prend mal la nouvelle, forcément, et demande carrément à ce que les humains se souviennent qu’il est un Dieu.

Comment faire pour rappeler qu’on est un Dieu ? Facile. Il ressuscite Tess, rien que ça. Je m’en serais bien passé de cette résurrection comme je ne l’aime pas, mais c’est assez logique comme mouvement de sa part. Après tout, Coulson a bien ressuscité de la même manière en saison 1 grâce au sang des Kree, donc ça ne devrait rien avoir de surprenant – la série continue de s’appuyer sur sa  mythologie des premières saisons ; pour le meilleur… et pour le pire donc, avec cette résurrection de Tess qui considère bien Kasius comme un Dieu désormais.

On apprend donc que Tess a pour mission de ramener Flint, les gamins en âge de devenir Inhumans, Mack et Yoyo à Kasius, sinon ce dernier fera exploser tout le monde. Après enquête, il est clair qu’il fera juste brûler tout le monde.

Si j’aimais bien Flint dans ses premiers épisodes, je le trouve de plus en plus chiant à faire son ado en crise, et je vois de plus en plus Mack rester dans le futur pour l’élever (ou se sacrifier pour sa survie). Pour l’instant, lui et Yoyo décident surtout de se rendre à Kasius, avec l’espoir de le tuer avant qu’ils ne les tuent.

Flint est traumatisé de voir Tess encore en vie, et il est terrifié à l’idée de possiblement la perdre à nouveau. Perso, ça ne me dérangerait pas plus que ça. Elle est envoyée auprès de Kasius pour lui dire que le labo des Kree est sous contrôle des humains, et que ces derniers veulent le rencontrer.

Kasius reconnaît Yoyo avec qui il a déjà traité par le passé, et celle-là ne semble même pas plus intriguée que ça ; mais il insiste en lui expliquant qu’elle n’hésitera pas, dans son futur à elle et son passé à lui, à échanger des inhumains contre des humains. Bref, la race humaine est faible et se trahit toujours. Il affirme aussi que Sinara va sécuriser la destructrice des mondes.

J’ai assez vite compris que les scénaristes étaient en train de se jouer de nous à voir à quel point Mack, et surtout Yoyo, prenaient le temps de faire parler Kasius. Ils ne sont vraiment pas du genre à marchander pendant si longtemps, mais c’est qu’en fait, ils ont besoin de gagner du temps pour que les bombes du vaisseau soient neutralisées par les autres humains, qui travaillent donc tous ensemble.

C’est mignon tout plein et plein de bons sentiments, mais comme ça fonctionne, on va leur pardonner. Grâce à ce plan, tout le monde est sauvé, et même Tess parvient contre toute attente à survivre. Du coup, Kasius se retrouve sans humain et sans pouvoir. C’est con pour un Dieu. Oh, ce n’est pas tout : il découvre au passage qu’il a détruit tout le sang inhumain et les cristaux de Terrigen qu’il conservait précieusement pour transformer d’autre humains en inhumains. L’espèce humaine est sauvée, mais l’espèce inhumaine semble mal barrée, elle. En tout cas, j’aime toujours autant Kasius, et j’ai de la peine pour lui ; même si j’ai envie qu’il perde, évidemment.

Quant à Tess, elle a gagné quelques points auprès de moi dans cet épisode, parce qu’elle avait enfin une vraie utilité… mais ça y est, elle n’en a de nouveau plus trop.

Pendant ce temps sur Terre, Coulson apprend à Enoch que Flint a le pouvoir de recréer un monolithe, pas de recréer la planète. Je préférais ma théorie, désolé Robin, t’as raté. Les agents du S.H.I.E.L.D tentent de réparer désespérément le Zéphyr pour retourner sur le Lighthouse.

Enoch se fait surnommer « Plastique » par May, et le duo formé par ces deux-là apporte un bon humour à l’épisode. May est cantonnée à ce rôle-là cette semaine, à ne pas se voir non plus maman de Robin dans un futur plus ou moins proche (et un passé très lointain) ou à stresser pour rien, mais ça marche très bien. Et puis, comme le dit Daisy, ces « mom faces » sont enfin reconnues pour ce qu’elles sont, et c’est tant mieux. Bref, on retrouve les évolutions personnelles des personnages (et surtout les échanges privés) qui ont toujours permis à la série d’être bien meilleure.

Deke confronte Voss avec pour intention de le tuer. En fait, ce dernier se défend et explique à Deke que s’il a tué son père, c’était par légitime défense. Deke résiste à la tentation de tuer Voss parce qu’il a plein d’informations, et c’est tout… Ou presque. Daisy est en pleine crise de foi et se dit qu’elle ferait mieux de ne pas récupérer tous ses pouvoirs. Elle a la bonne idée d’informer Deke que Voss n’en a qu’après elle, indiquant clairement à Deke que Voss voulait la tuer pour sauver le monde. Paf, Deke se retrouve de nouveau dans une sale position, à ne pas savoir s’il faut ou non tuer Daisy.

Fitz passe lui l’épisode à se prendre des décharges électriques en pleine poire avant que Jemma et lui ne comprennent que le Zephyr fonctionne désormais avec… du gravitonium. Pour Fitz, c’est la preuve qu’ils sont bel et bien coincés dans une boucle temporelle puisqu’ils ont réaménagé le vaisseau en fonction de ce qu’ils avaient découverts. Jemma, plus positive, y voit une preuve d’un retour vers le passé. Certes. Il n’empêche que Fitz n’a pas tout à fait tort.

Comme les agents ne parviennent pas à réparer le vaisseau, ils décident finalement d’évacuer le Zéphyr pour se rendre vers des caves. Ils débarrassent le Zéphyr de ses figurants avant que Fitzsimmons ne trouvent un moyen de faire décoller le vaisseau avec la gravité (bon, OK, c’est surtout Jemma qui a l’idée de base). En tout cas, cela signifie qu’ils ont besoin du gravitonium du Zéphyr, et que s’ils retournent dans le passé, il y a de fortes chances qu’ils fassent les mêmes améliorations du vaisseau pour réussir à sauver leurs vies.

Alors qu’ils effectuent un décollage beaucoup trop compliqué, Sinara s’infiltre dans le vaisseau de manière beaucoup trop simple. Pour aider au décollage, Daisy doit retourner en salle des machines, et Deke la suit. Celui-ci ayant passé l’épisode à hésiter à suivre les conseils de Voss, on sent bien que c’est un moment à double tranchant – mais en même temps on sait déjà que Daisy s’en sortira.

Du coup, il ne nous reste qu’à apprécier l’excellente scène de combat qui suit entre Daisy et… Sinara. Elle se déroule alors que le Zéphyr décolle, donc une partie du combat entre les deux se fait sans gravité. Le combat est excellent, mais Daisy le perd…

Ou pas. Deke décide de sauver la vie de la Destructrice du monde et de s’en prendre à Sinara. Il se fait botter les fesses, mais au moins, ça permet à Daisy de retrouver juste assez de force pour achever ma femme bleue préférée (loin, loin devant Avatar). Je ne suis que tristesse, mais ce dernier combat aura été très joli.

Le Zephyr parvient finalement à s’envoler et tout le monde s’en sort. May réussit à gérer le vaisseau à travers les tornades gravitationnelles, et les effets spéciaux étaient sacrément bons, tout en permettant de donner un prétexte sympa aux retournements de situation du combat Daisy/Sinara.

Daisy & Coulson parviennent même à entrer en contact avec Mack, c’est dire à quel point tout va bien. Oui, sauf que Kasius semble avoir un prophète de son côté, car il sait très bien que le Zéphyr arrive avant même que ses hommes ne l’informent. Je me demande vraiment qui peut lui filer des infos, car je doute que ce soit Deke…Si je dois me perdre en théorie improbable, peut-être qu’un des agents a finalement survécu assez longtemps pour assister à cette saison – et pourquoi pas un Coulson vieillard mais bien conservé par le sang des Kree ?

Oh, et puis, j’attends toujours d’avoir plus d’infos sur les parents de Deke aussi, ou de savoir si Daisy a vraiment détruit le monde. Elle semble en être sûr, mais alors moi pas du tout. Je suis curieux de les voir retourner dans le passé et tenter de sortir de cette boucle temporelle. Et ils ont intérêt à y arriver : après tout, si c’est la dernière saison, ils peuvent aussi très bien choisir de nous dire que voilààà, c’est la fin de la série, ils sont dans une boucle temporelle, démerdez-vous. Bon, OK, même moi je ne crois plus ce que j’écris, alors je vais m’arrêter là pour cette semaine !