Ce que c’est qu’une story pod

Salut les sériephiles,

Une fois de plus, je termine la semaine avec un nouvel article du lexique – je n’ai pas eu l’occasion de le poster avant dans une semaine vraiment chargée en infos en tous genres. J’avoue avoir profité de l’article Mes derniers coups de pour balancer quelques news qui auraient pu faire l’objet de 500 mots à elles toutes seuls (Ryan Murphy, Midnight Texas), mais bon, c’est parfois nécessaire pour tout dire ! En ce dimanche, on revient sur un petit nouveau dans le jargon scénaristique, la « story pod » dont on n’entendait pas parler il y a cinq ans, et pour cause.

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Alors c’est quoi exactement une pod ? Concrètement, c’est un terme mis au point par l’équipe d’Agents of S.H.I.E.L.D pour décrire une histoire complète racontée au sein de plusieurs épisodes d’une saison. Bref, c’est ce qu’on appelait auparavant un arc narratif, mais celui-ci a la particularité de fournir une histoire qui aurait pu être le sujet d’une saison complète il y a quelques années. Les pods d’Agents of S.H.I.E.L.D sont généralement marquées par la résolution de l’ensemble des intrigues ouvertes et d’énormes cliffhangers juste avant des pauses.

Bref, c’est toute la structure de la série qui est marquée par ces pods : la saison 4 en avait trois, Ghost Rider (bof), LMD (déjà mieux), Agents of HYDRA (meilleure partie de la série), chacune avec son propre générique. La saison 5 vient toujours de terminer son premier pod qui faisait dix épisodes – et lui donnait ainsi l’allure d’une saison de dix épisodes qu’on pourrait parfaitement retrouver sur une plateforme de streaming type Netflix ou le câble.

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C’est quoi ce nom ? Je ne sais pas bien pourquoi Jed Whedon et Maurissa Tancharoen en sont venus à utiliser ce terme, mais ça pourrait se traduire par « capsule » ; et ça résume bien les choses, une « story pod », et donc une capsule-histoire, une petite histoire au sein d’une saison complète. Et c’est pour ça que j’ai choisi le féminin dans cet article, alors que jusque-là, j’avais plutôt tendance à l’utiliser au masculin.

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Quelle origine ? Si on en entend surtout parler concernant AOS, le terme pourrait se généraliser à l’ensemble de la grille d’ABC. En effet, il y a quelques années, les scénaristes de la chaîne se sont vus intimer l’ordre de laisser tomber la structure classique des séries en deux mi-saisons (souvent 12 épisodes, puis 10) quand la chaîne a commencé à modifier énormément son modèle de diffusion. Plutôt que d’enchaîner deux longues périodes, dont une pleine de pauses d’une semaine, les séries de la chaîne ont désormais droit à une diffusion sans interruption pendant 8 semaines (de septembre à décembre), 8 semaines (de fin janvier à mars) et enfin 6 semaines (avril/mai). Oui, cela correspond parfaitement aux pods d’AoS l’an dernier, c’est fou, non ? Bref, s’ils ont donné un nom à ce format, ils ne l’ont pas totalement inventé…

Quant à la question du pourquoi ABC a choisi ce nouveau mode de diffusion, il est évident : cela permet de fragmenter les saisons en morceaux qui correspondent à peu près au format des séries du câble qui plaisent tant. Mieux : chaque pod (surtout dans AoS) est parfaitement conçu pour un visionnage en binge-watching. Ainsi, les séries sont plus facilement rachetées par les plateformes de streaming et, mieux encore, plus souvent revues ; au moins par bouts…

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Et aujourd’hui ? C’est assez ironique de faire cet article en cette période qui contredit quelque peu les informations données ci-dessus. Avec les jeux olympiques, les chaînes américaines ont été forcées de reprendre les diffusions des saisons un peu plus tôt et de les couper au beau milieu d’un pod… Du coup, certaines séries n’ont clairement pas prévu le coup dans leur diffusion, alors que d’autres (comme Scandal & HTGAWM) ont réussi à proposer une pause intéressante et qui donne envie de revenir à leur retour !

ABC l’impose assez clairement à l’ensemble de ses séries (il n’y a qu’à voir la structure de Once Upon a Time ces dernières années, la saison 2 de Quantico ou les saisons raccourcies de HTGAWM pour le comprendre). Les autres chaînes s’alignent plus ou moins sur ce format, en fonction de leurs diffusions.

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Si j’étais très sceptique la première fois que j’ai vu ce nouveau format débarquer (je dirais avec la saison 8 de Grey’s Anatomy), force est de constater qu’il dynamise bien les séries. J’aime les longues saisons de 22 épisodes avec un gros fil rouge parce que j’ai été formaté à ça depuis tout petit, mais la division en pods, quand elle est maîtrisée, est hyper agréable. La saison 4 d’Agents of S.H.I.E.L.D est particulièrement maîtrisée de ce point de vue-là, même si je regrette un peu un épisode final n’étant pas à la hauteur de ce qu’il promettait à réunir les trois intrigues de la saison.

Et vous, vous préférez quel genre de structures dans les séries de 22 épisodes du coup ? Je sais que certains ici préfèrent les saisons courtes, alors j’imagine que les pods vous plaisent ?

Grey’s Anatomy – S14E12

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur le douzième épisode de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

12.jpgÉpisode 12 – Harder, Better, Faster, Stronger – 17/20
You could think of this vagina as a gift to me

Oh mais non, y a pas idée d’appeler un épisode comme ça. On reprend avec le début de journée de chaque personnage attendant désespérément les règles du concours qui va tous les opposer, mais aussi avec April couchant avec Vic de manière régulière. Bien. Pourquoi pas après tout, c’est une nouvelle romance à venir, clairement, et ça peut être drôle à suivre. Quant à l’épisode, il était passionnant car ce concours est finalement le moyen d’introduire de nouveaux fils rouges dans la série qui commençait à en manquer à force de tout résoudre ces derniers temps.

L’épisode était donc construit autour d’une multitude de sous-intrigues permettant de découvrir les idées des personnages, avant de finir sur les résultats de la première sélection du concours, avec des gagnants et des perdants, là où on voulait voir à peu près tout le monde gagner.

L’épisode en fait beaucoup autour de Kimmie, la patiente d’Amelia et Alex. C’est une enfant de 12 ans (qui en paraît tout de même plus) avec une voix en or et une obsession pour « Maybe this time » qui va me rester en tête tout le week-end.

J’ai beaucoup aimé cette partie de l’épisode qui voit cette patiente, encore une enfant, se battre contre un cancer qui envahit son cerveau. Plus que la patiente, ce sont bien sûr les docteurs que j’aime dans cette intrigue. Le duo Alex/Amelia est intéressant : je n’ai pas souvenir d’une exploitation particulière de ces deux-là par le passé, mais ils fonctionnent plutôt bien avec le même caractère de ne jamais rien lâcher, quitte à devenir violent au passage. Et puis, ça permet de nous faire oublier la tumeur d’Amelia un peu plus encore – elle a repris sa vie comme si de rien n’était finalement, alors que le bouleversement promis était bien plus horrible.

Tous les deux sont assistés de Sam et de DeLuca, qui passent l’épisode à se draguer l’un l’autre, plus ou moins intentionnellement. Ces deux-là m’ont beaucoup fait rire et il est vrai que l’alchimie entre eux fonctionnent à merveille. Du coup, j’aime bien les voir travailler ensemble et je tombe comme un bleu sous le charme de ce nouveau couple de la série.

Bien sûr, l’opération de Kimmie se déroule mal : retirer la tumeur signifie l’empêcher de parler. À eux quatre, mais principalement grâce à Amelia, les médecins trouvent une solution qui pourrait permettre de retirer la tumeur sans couper cette fonction de langage particulièrement importante.

Meredith, elle, est à court d’idée après son Harper Avery. Comme l’épisode nous la montre en train de de traiter un patient qui n’a pas de rein fonctionnel et ne peut avoir de don d’organe car c’est un ancien alcoolique, on sait bien que l’intrigue va la mener à trouver un remède pour soigner le rein des alcooliques. Clairement, c’est fait pour inspirer sa technique et il est sympa de voir les scénaristes amener un personnage qui connaît Richard, ça permet de l’humaniser encore un peu plus.

La solution pour Meredith ? Elle se pointe grâce à l’arrivée surprise de Judie, une patiente à qui Meredith a retiré la rate il y a quelques épisodes seulement. Pas de bol, celle-ci a développé plein de mini rates dans son corps, une réaction naturelle extrêmement rare qui lui vaut le droit d’être opéré à nouveau et donnant l’idée à Jo de dire que c’est dommage que son corps n’a pas produit quelque chose d’utile pour d’autres patients.

Il n’en faut pas plus pour donner l’idée à Meredith, devenue méga pote avec Jo, de créer des mini-reins pour sauver des vies. L’idée est bien amenée, même si c’est tiré par les cheveux, et j’ai adoré voir Meredith et Jo être si potes désormais.

Du côté de Jackson, l’épisode commence par son idée de créer de la peau avec un spray. Ce n’est tout de même pas rien et son interne, Dahlia, est folle amoureuse de lui. Sur-caféinée pendant tout l’épisode, elle m’aura beaucoup fait rire à draguer sans vraiment draguer Jackson. Il y a un bon potentiel comique dans cette relation, et il est marrant d’imaginer Jackson et April couchant tous les deux avec des internes. Cela boucle un peu la boucle des premières saisons aussi, mais bon.

Le problème pour Jackson, c’est que si son idée est géniale, elle prend du temps et que sa mère en a une autre pour lui. Elle lui présente Michelle Velez, une chirurgienne plastique qui veut créer un vagin plus performant que ce que les vaginoplasties actuelles fournissent ; court-circuitant au passage l’idée de Jackson et les règles qu’il a avec sa mère de ne pas travailler ensemble sur des vagins. C’est surtout l’occasion de mettre quelques blagues dans le script et d’inclure une nouvelle transexuelle dans la série, avec le personnage de Michelle Velez qui se propose d’être le patient-témoin.

Jackson passe l’épisode à hésiter mais finit par écouter les très bons arguments de sa mère (instaurant encore du féminisme dans l’épisode, cette fois, sans l’aide de Bailey) et de Dahlia.

Pendant ce temps, Bailey travaille depuis son lit pour simplifier les coloscopies. Elle le fait avec l’aide de Glasses, l’interne toujours aussi marrant et enchaînant les énormes quiproquos. Si c’était marrant, c’est l’un des rares projets qui ne donne pas forcément envie de passer le reste de la saison dessus, car ça manquait d’un patient pour nous attendrir.

Arizona n’a pas d’idée non plus, et elle n’en aura pas jusqu’à la date limite de participation au concours, mais il n’empêche qu’elle cherche. La solution lui vient de Carina surprise de savoir qu’Arizona a déjà perdu d’autres mères enceintes. C’est plutôt excellent comme intrigue, car ça permet à Arizona de prendre conscience du taux de mortalité énorme chez les femmes enceintes.

April, dont il faut bien qu’on connaisse les états d’âme après l’épisode d’il y a deux semaines, continue de se torturer sur la mort de la femme de son ex, mais Arizona n’en a rien à faire. Sa recherche concernera les femmes enceintes et la mortalité terrifiante aux USA, persuadée qu’elle peut faire quelque chose pour l’aider.

Elle demande également l’aide de Carina, qu’elle finit par ré-embrasser. Alors moi, franchement, je n’ai rien compris à l’intrigue de Carina draguant Owen. Finalement, tout ça ne servait à rien d’autre que remettre Arizona & Carina ensemble, sans vraie intrigue ou complications ou quoi. Espérons que Carina fera plus long feu que Minnick (oui, moi aussi je l’avais oubliée, mais je sais pas, elle m’est revenue comme ça) !

Owen travaille avec Casey, l’interne capable de virer les hackers de l’hôpital donc (j’apprends encore les noms, je pense que vous aussi), à sa propre idée… mais finalement, il décide de ne pas participer au concours, car il est un homme d’action, pas de recherche. Rien de nouveau sous le soleil, donc, mais ça fait une sous-intrigue intéressante.

Enfin, Maggie & Richard ont chacun leur propre idée (un chargeur pour pacemaker passant par la peau et un stylo magique détectant les cellules cancéreuses), mais ce n’est pas l’intérêt de leur intrigue. Bon, OK, je cherche encore le vrai intérêt de l’intrigue : Richard prend des cours de salsa pour l’anniversaire de Katherine. Si c’est long, ça me rappelle en plus certaines scènes gênantes de Scandal. C’est amusant tout de même, et ça permet de développer encore plus le personnage de Maggie, à la fois dans son deuil compliqué de sa mère (un an plus tôt ou presque) et dans sa relation avec Clive, qu’on ne connaît pas beaucoup plus, mais qu’elle aime assez pour se laisser embrasser. Tout ça dans le but de plaire à sa défunte mère qui la voulait plus allumeuse, donc.

L’épisode termine par April découvrant les différents projets que l’on veut tous (ou presque) voir avancer plus loin ; et c’était amusant de noter ses petites mimiques et réactions à la découverte des projets. April continue d’être un personnage que j’aime énormément et qui est revenue dans mes bonnes grâces, donc, car elle m’aura beaucoup fait rire.

La dernière scène réunit tout le casting au bar à côté de l’hôpital, ce qui n’était pas arrivé depuis tellement longtemps que ça fait carrément plaisir à voir. Les résultats du concours tombent : Arizona, Maggie, Meredith et Jackson voient tous leurs projets sélectionnés. J’imagine que Weber aussi, puisqu’il s’amuse à danser avec Katherine devant tout le bar hilare.

Tout le bar ? Pas franchement. Amelia & Alex ne sont pas sélectionnés pour être financé par le concours – alors que c’étaient peut-être ceux que je voulais le plus voir avancer, ce qui est volontaire de la part des scénaristes, j’imagine. C’est excellent aussi car cela va les forcer à trouver un nouveau financement… ou prendre la place de Meredith et Jo (aïe pour Alex).

En effet, si elles ont eu une magnifique idée ensemble, Meredith ignorait qu’une grosse partie de sa théorie était déjà brevetée, ce qu’Owen lui apprend comme si de rien n’était. Autrement dit, Meredith n’a pas fait son travail de recherches comme il faut – et au passage, bienvenue dans le capitalisme où sauver des vies, ça a un prix qu’il faut payer.

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HTGAWM – S04E12

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 12 de la saison 4 d’HTGAWM.

12.jpgÉpisode 12 – Ask Him About Stella – 16/20
So I want to name him Christopher.

L’épisode reprend logiquement sur Roa complétement perturbé par les accusations dont il a été victime. Il hésite à appeler sa femme, mais ne le fait pas et préfère aller s’acheter de quoi se droguer. C’est donc un homme brisé que l’on retrouve en ce début d’épisode, et ça le rend drôlement attachant. Tristement attachant.

Annalise vient ensuite lui rendre visite, comme on l’a vu la semaine dernière. Il ne répond pas, perdu dans sa drogue et le souvenir de sa fille.

Bonnie et Frank se retrouvent dans un entrepôt, afin qu’elle obtienne ce qu’il faut pour savoir si elle est surveillée ou non. Au boulot, Bonnie déchire bien et réussit à récupérer l’affaire Roa à Matt McNamara. Hum, pardon, je me trompe de série, mais c’est tellement bizarre de revoir John Hensley dans une série.

Bien sûr, elle le drague pour ça et dans le seul but de gagner du temps, mais son collègue est loin de se laisser avoir.

Le lendemain midi, la mère de Laurel repart à Mexico, histoire de ne pas payer l’actrice tous les épisodes et de faire traîner le suspense, ce qui libère sa fille pour bosser avec le reste du groupe, à l’œil, sur l’affaire d’Annalise.

Cette dernière s’inquiète pour Issac et découvre qu’il a recommencé à se droguer. Son visage de la déception est génialissime, de même que le masochisme d’Isaac qui s’en veut d’avoir repris. C’est un bon épisode rien que pour cette scène avec d’excellentes interprétations. Malheureusement, ça traîne ensuite en longueur avec un approfondissement du passé des personnages et de leurs premières prises de drogue, autour d’un fastfood. C’est intéressant d’apprendre à les connaître, je sais bien, mais je ne suis pas fan de ces personnages, alors forcément ça limite mon intérêt.

Bon, toutefois, il est question de la rencontre entre Isaac et Jacqueline, sa femme. C’est cette dernière qui est parvenue à le sortir de la drogue. Un passé forcément important dans la suite de la saison, puisque clairement la mort de Stella, leur fille, va être un point charnière de celle-ci.

Pendant ce temps, Frank veut continuer son enquête sur la relation entre Wes et la mère de Laurel, mais ça ne fonctionne pas du tout : il a besoin d’Oliver, et celui-ci est dans un appartement avec quatre étudiants déterminés à ne pas lui laisser de vie privée et à bosser gratuitement toute une journée – tout en parvenant à conserver de superbes appartements, le syndrome Friends.

Et s’ils font de l’excellent boulot, Annalise ne chôme pas non plus en parallèle en parlant avec le père de Nate et en arrivant à d’excellents arguments elle-même. Le seul problème, c’est que les arguments qu’elle a ne servent à rien puisque le procès est reporté par un twist.

C’est triste pour le père de Nate qui déprime d’apprendre que le procès risque de ne pas avoir lieu du tout. Ce vieux monsieur en prison fait plus de peine que dans le dernier épisode.

De son côté, Michaela se lance à fond dans le cas d’Annalise, et si elle le fait, c’est uniquement par intérêt, espérant bien avoir de quoi voir son nom cité dans le rapport qu’Annalise fera à la Cour Suprême du pays si le dossier va jusque-là. Bien. C’est l’occasion pour Connor et Michaela de retrouver leur saine (ou pas) compétition d’étudiants et pour Oliver de rappeler à Connor qu’il ferait bien de reprendre ses études à la fac tant qu’il y est. Quant à nous, ça nous permet de voir se dessiner le futur crossover avec Scandal : plus l’affaire montera haut, plus Annalise a de chances de se retrouver face aux personnages de la série se déroulant en grande partie à la Maison Blanche.

Laurel apprend qu’elle peut voir son bébé le lendemain et rappelle ainsi sa mère, alors que Frank tente de s’incruster à la visite. En effet, il a appris que la mère de Laurel était en contact avec Jorge Castillo. Définitivement pas une gentille, donc. Ou pas. La série paye finalement l’actrice dont le personnage apprend à sa fille qu’elle a appelé son père chaque jour pour le convaincre de la laisser rencontrer son fils.

Laurel peut donc enfin passer du temps avec son bébé et elle choisit de l’appeler Christopher, en hommage à Wes dont le prénom était Christophe. Sympa, mais Frank n’est pas convaincu par ce choix. Il faut dire que Wes cachait des choses, ça n’inspire pas la confiance du tout.

Grâce aux informations de Bonnie sur la mort de Stella, Annalise comprend qu’Isaac lui a menti : Stella s’est droguée avec la même drogue que son père, qui n’était pas si sobre depuis 23 ans puisque trois ans plus tôt, il avait ce qu’il fallait pour se droguer. Et le problème, c’est qu’il a maquillé l’overdose de sa fille en suicide, avec un SMS.

Bonnie fait en sorte d’étouffer tout ça, mais ça ne fonctionne pas car elle est bien trop étrange avec son collègue. Le draguer était la pire des idées et maintenant, celui-ci a compris qu’elle bossait pour Annalise. Pauvre Bonnie, pauvre Isaac. Ou pas : Bonnie entame son dernier gros bluff, faisant du chantage au procureur pour qu’il lâche l’affaire sur Roa. Au passage, elle lui révèle qu’elle enregistre leurs conversations et grille sa couverture…

Après tout un suspense trop long, Annalise apprend que son cas ne mène nulle part car la justice le bloque. Avec tout ce que j’ai dit plus haut sur le crossover, vous comprendrez que je ne me suis pas du tout laissé convaincre par cette perte. En revanche, une perte bien plus crédible, c’est celle du flirt d’Annalise et Issac. Après tout un épisode à jouer les couples mignons et à deux doigts du baiser de la victoire puisqu’Isaac n’est pas accusé par le procureur, Annalise découvre qu’il a recommencé à se droguer.

Les choses tournent donc très mal, avec une énorme dispute entre eux, forcément, qui se termine par Annalise appelant Jacqueline pour lui avouer qu’Isaac se drogue de nouveau et lui conseiller d’aborder le sujet Stella avec lui. Et elle passe le coup de fil devant Isaac. C’est ce qu’on appelle se faire rapidement un ennemi, ça.

La conclusion voit Nate affirmer à son père qu’il veut garder ce contact qu’ils ont retrouvé entre eux. C’est mignon tout plein, un peu comme Asher passant son épisode à cuisiner ou Connor qui réannonce son mariage avec Oliver, qui revient comme un cheveu sur la soupe en même temps que sa décision de reprendre les études. Ben voui.

Terrifiée d’avoir grillée sa couverture, Bonnie cache un flingue chez elle (le fait qu’on connaisse la cachette ne peut être une coïncidence) et demande à Frank de revenir chez elle. Il accepte, mais il a autre chose à faire avant : demander à la mère de Laurel comment elle a connu Wes.

Et si ça aurait fait un très bon cliffhanger largement suffisant, les scénaristes ne s’arrêtent pas là : Michaela refuse de laisser tomber l’affaire d’Annalise et propose à celle-ci de contacter quelqu’un capable de régler des problèmes et qui a beaucoup d’influence et bla et bla et bla. La surprise aurait pu vraiment fonctionné, mais a été spoilée il y a un bon mois (donc j’ai passé mon épisode à le voir venir) : Annalise décide de rendre une petite visite à… Olivia Pope, qui a accepté de donner un cours à la fac. Bonjour la déchéance (et le spoil de Scandal ?). Cette arrivée dans la série est plutôt réussie, mais clairement, on part sur un crossover qui reprend beaucoup les codes de HTGAWM pour l’instant. Il faudra voir ce que ça donne… en mars.

En tout cas, pour l’instant, ce crossover revitalise Scandal qui en avait bien besoin, mais ne fait pas vraiment du bien à HTGAWM qui aurait pu s’en passer. Dans celle-ci, il tombe comme un cheveu sur la soupe et on ne voit pas bien pourquoi Michaela sort Olivia Pope de son chapeau magique. Et puis, après les innombrables scandales qu’il y a eu dans la série du même titre, ça n’a aucun sens de nous faire croire que tout se déroule dans le même univers, pas plus que ça n’a de sens d’avoir Annalise qui écoute le conseil de Michaela, sorti de nulle part. Et pourtant, j’aime Michaela.

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Scandal – S07E11

Spoilers 

Ci-dessous ma critique du dixième épisode de la dernière saison de Scandal.

11.jpgÉpisode 11 – Army of One – 16/20
Who decides what reality is?

Olivia est énervée après Mellie et lui fait savoir dès le début de l’épisode. La dispute entre les deux fait de la peine, mais Olivia, tel un pitbull, continue de s’attaquer à une Mellie drôlement neutre face à la déchéance d’Olivia. C’est excellent, tout simplement, et Olivia se voit face à un ultimatum d’une semaine avant la perte de tout son pouvoir. Oups.

Jake monte en gallon, ce qui ne plaît pas à Cyrus mais qui permet enfin à Mellie d’affirmer son autorité de présidente. Et ça fait du bien. J’avais oublié que Jake était marié, mais pourtant, on nous ramène sa femme pour une scène pourrie où ils sont face à David à lui raconter toutes les horreurs de son mariage.

Pas une seconde Papa Pope ne croit à la déchéance d’Olivia et cela le confronte à une Quinn qui aimerait au contraire intervenir tant qu’elle est à terre. C’est pourtant Eli qui a raison : Olivia reprend rapidement du pouvoir en paralysant toutes les ressources de Jake.

Quinn essaye de récupérer son pouvoir comme elle peut, mais elle ne fait qu’énerver Eli, ce qui est la pire des idées, particulièrement quand il a Robin en main. C’était une bonne scène qui réimpose Eli comme grosse menace, ce qui change énormément, tout en ridiculisant de nouveau le personnage incapable de faire du mal à sa fille – forcément.

Nous découvrons subitement que QPA a… un client ! Miracle. Il s’agit d’un employé de la Maison Blanche qui se découvre riche du jour au lendemain et n’aime pas bien ça. L’intérêt de cette intrigue est rapidement révélé : le pauvre homme est piégé par Olivia. Enfin pauvre : il couche avec la femme de Jake, ce qui lui permet d’être rapidement considéré comme un espion trahissant le pays grâce à tout l’argent qu’il a sur son compte. Pas tout à fait la définition de la pauvreté. Allez, bon courage avec ça QPA. Et bon courage à Robert, leur client, qui d’un coup risque la chaise électrique.

Cyrus passe encore son épisode à boire et étouffer sa rage dans un coin, jusqu’à ce qu’Olivia le contacte et lui propose un poste dans sa vendetta. Et il le fait à la perfection : il fournit à Mellie et Jake la solution parfaite contre le coup d’état tenté par Olivia. Cette dernière n’étant pas au courant, j’avoue m’être un peu laissé balader par ce twist par ailleurs parfaitement mené : Cyrus a trouvé le moyen de passer de vice-président à président.

En effet, il fournit à Olivia un document accusant Mellie d’avoir conspiré pour collaborer les dires de la femme de Jake comme quoi elle n’était pas en train de trahir le pays, mais d’espionner pour la NSA. Plutôt que de se servir de ça, Olivia décide de prévenir Mellie.

Du côté de QPA, leur client est quand même accusé d’être un traitre et un espion pour la Russie, du coup, il quitte le pays. Rien que ça (pas franchement un succès pour QPA en plus). Et alors que Huck et Abby décident que c’était une bonne dernière affaire pour la boîte, Charlie ne parvient pas à résister à l’envie de leur annoncer que Quinn est encore en vie. Plutôt que de trahir tout de suite le secret, il décide d’aller la voir chez Eli. Oui, mais non.

En effet, Quinn a négocié sa libération, soi-disant avec Charlie en promettant de ne pas s’en prendre à Liv. Inutile de dire que la première chose qu’elle fait est de s’infiltrer dans l’appartement d’Olivia pour la tuer… Malgré son désir de justice, de vengeance et son envie de tuer Olivia, Quinn est encore trop gentille. Malheureusement pour elle, les snipers d’Olivia sont bien moins patients.

Ils tirent dans le tas, mais heureusement Olivia protège Quinn. C’est elle qui se prend une balle bien méritée. Cela nous mène à une scène pourrie entre Liv et son père : elle a besoin d’être soignée, c’est lui qui s’en charge… en lui faisant un petit discours sur les dinosaures et l’amour parental.

Le lendemain, Olivia se charge de faire sa conférence de presse, devant la Maison Blanche. Comme je m’y attendais, après sa confrontation avec Quinn, Olivia change totalement d’avis et abandonne le pouvoir, préférant donner sa démission et laissant la série à court d’intrigues pour sa reprise en mars. Cela tombe bien : la série pourra compter sur son crossover avec HTGAWM. Finalement, ce dernier fait donc du bien à cette série, en la forçant à boucler cette storyline au plus vite – mais je ne peux m’empêcher de penser que le but est de sauver un des personnages de Scandal de la disparition à la fin de la série, même si je ne sais pas encore qui.

La résurrection de Quinn est expédiée en fin d’épisode avec Abby et Huck apprenant la vérité, alors que Jake récupère l’électricité nécessaire au B613 et que Mellie est soulagée. Bon, tout cela nous lasse également avec un Cyrus frustré, mais bon, tout le monde s’en fiche pas mal.

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