Agents of S.H.I.E.L.D – S05E10

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du dixième épisode de la cinquième saison d’Agents of S.H.I.E.L.D.

10.jpgÉpisode 10 – Past Life – 18/20
We make it back in time… But then we bring everything that is to come.

Allez, une fois de plus c’est un samedi soir avant de manger que je me lance dans cet épisode qui devrait apporter pas mal d’action maintenant qu’ils vont enfin être tous réunis. L’épisode commence par l’arrivée du vaisseau de nos héros.

Kasius les attend de pieds fermes… mais tout ce qu’il trouve, c’est le cadavre de Sinara, sympathiquement empalée pour lui dire bonjour. La tristesse dans ses yeux ! C’est tout émotionnel. En fait, les humains ont pénétré le Lighthouse par une autre porte et un des petits vaisseaux jusque-là utiliser pour capturer des Inhumans. C’est top comme diversion. Quant au Zephyr, ils ne l’abandonnent pas puisqu’Enoch est à bord (mais pas détecté comme forme de vie).

Kasius, lui, pète un câble et tue son ressusciteur professionnel, par principe parce qu’il ne peut la sauver. Il confirme que d’autres inhumains sont ressuscités régulièrement : tout n’est pas perdu pour notre télépathe, j’ai bon espoir de le voir en vie.

Grâce aux dessins de Robin, sur le vaisseau, il comprend que les humains ont pour intention de retourner dans le passé. Il demande à ce qu’on lui emmène le coach des inhumains… et tue aussi celui-ci en lui donnant un poison qui commence par l’exciter et l’empêcher de ressentir la douleur.

Du coup, il retrouve les agents du S.H.I.E.L.D, en train de libérer des inhumains et est à deux doigts de tuer Coulson, sauvé de justesse par Daisy. Cette dernière n’hésite pas à tuer le coach, comme ça, c’est fait.

Par aileurs, Tess révèle à Yoyo, Mack et Flint qu’elle n’est pas la seule à être ressuscitée : elle en a entendu d’autres, probablement des inhumains. Yoyo décide de s’occuper d’eux seule pendant que les autres se rendent auprès des agents qui viennent d’entrer sur le vaisseau.

Comme je m’y attendais, Mack propose à Flint de venir s’installer sur Terre avec eux, juste avant qu’ils ne retrouvent Fitzsimmons espérant que Flint parvienne à créer le portail. Jemma tente d’expliquer à Flint ce qu’il doit faire pour recréer le monolithe, et elle est bien plus convaincante que ma prof de physique de lycée sur l’infiniment petit. Comme d’habitude.

Ils sont poursuivis par des Kree, mais Fitz a déjà prévu le coup : il en décapite trois d’un coup, choquant Jemma. Ah non hein, ce n’est pas le moment de vous disputer les cocos.

Tess et Deke se retrouvent… et on tente de nous vendre un couple que l’on devrait shipper. Franchement, non merci. Même Coulson comparant son expérience de la saison 1 à celle de Tess maintenant ne suffit pas à m’accrocher. Heureusement, celle-ci est finalement éjectée assez vite de l’intrigue pour s’occuper des inhumains récupérés au passage.

Kasius passe une bonne partie de l’épisode à parler au cadavre de Sinara, et ça me rend encore plus triste qu’elle soit morte. Il faut que j’arrête de m’attacher au méchant, c’est n’importe quoi. En plus, les scènes de Kasius étaient drôlement lentes.

Yoyo, à la recherche d’inhumain à sauver, retrouve une prisonnière qui n’est autre que… elle-même. Les Kree ont pour habitude de tuer Yoyo et de la ressusciter quand ça leur chante depuis des années, expliquant sa survie. Elle est encore assez jeune, ce qui est abusé, et elle est pleine de remords sur son passé. Elle explique une fois de plus, mais à Yoyo cette fois, qu’ils sont coincés dans une boucle temporelle.

C’est vrai que, dans tout ça, Yoyo n’est pas encore au courant. On découvre donc qu’elle va s’enflammer à un moment, et que c’est à ce moment que Mack va mourir. Yoyo-vieille est assez cryptique, il est dur de tout capter au message qu’elle veut apporter à elle-même… mais l’idée est surtout de se méfier de Coulson et de ses choix, mauvais pour la survie de l’humanité. Son choix le plus mauvais ? Vouloir survivre. Il est en effet en train de mourir, il est malade et le sait.

Yoyo aimerait sauver son elle futur, mais comme cette dernière s’y refuse et lui révèle que ses bras sont coupés, Yoyo… s’échappe. La vieille Yoyo est alors confrontée à Kasius…

Sur ces entrefaites, Enoch se fait surprendre dans le Zephyr, laissant 12 minutes aux agents pour retourner protéger la machine. C’est Deke qui décide de s’en charger, mais il arrive un chouilla trop tard : Enoch est blessé, le Kree qu’il tue s’effondre sur la machine et en casse une partie.

De son côté, Daisy refuse de retourner dans le passé. J’ai envie de la baffer pour ça, mais en même temps, elle a tellement raison que je trouve que c’est la meilleure de ses décisions. Coulson ne l’entend pas de cette oreille et c’est une catastrophe : il tire sur Daisy pour qu’elle soit inconsciente et puis l’emmener. Et May le laisse faire, même si elle sait parfaitement que Daisy ne le pardonnera jamais (oh, oh, une première division dans l’équipe, comme cela est censé se produire d’après ce qu’on sait, donc).

Comme prévu, Flint fait un petit détour dans l’espace et récupère tout un tas de rochers, dont il va se servir pour recréer le monolithe. Je savais bien que ces rochers flottants serviraient à quelque chose. Il s’en sert d’abord pour s’infiltrer dans les quartiers de Kasius, tuant quelques Kree au passage (décidément, ils ne sont bons qu’à ça) et retrouvant Mack, Fitzsimmons et une servante sourde. Pendant que Jemma s’occupe de rendre l’ouïe à cette dernière, le trio Coulson/May/Daisy arrive. Voyant que Yoyo n’est toujours pas là, Mack s’inquiète… et part la chercher. Oh, je le sens si mal.

Il retrouve en effet Yoyo, mais celle du futur, piégée par un Kasius qui la tue et entame un combat contre Mack, après avoir pris soin de se droguer bien évidemment. Mack a beau être un colosse, il se fait battre bien rapidement… c’est si triste. Comme en plus, il pense que Yoyo est morte, il n’y a pas grand-chose qui lui donne envie de se battre, c’est la cata.

Dans les quartiers de Kasius, l’équipe se prépare à rentrer dans le présent, mais ce n’est pas si simple : il faut d’abord que Deke répare la machine. Et pour ça, celui-ci doit se servir de la pile d’Enoch. Le problème, c’est que la mort d’Enoch entraînera une énorme explosion qui l’atomisera sur place. Oh, Deke l’a déjà dit plus tôt : il est prêt à mourir pour ramener dans le passé nos agents, puisqu’il s’est battu toute sa vie pour cette cause.

Il informe Coulson qui prévient Flint que c’est le moment de se barrer s’il ne veut pas retourner dans le passé. Il aimerait dire au revoir à Yoyo et Mack, mais il finit par se barrer, laissant à Jemma le soin de sauver Mack. Alléluia. Jemma prend sa revanche sur Kasius en le rendant sourd, alors que Mack tue Kasius pour venger Yoyo qu’il pense morte. C’en est donc fini de Kasius qui meurt à cause d’une hache le transperçant, dans son dos. Il a ce qu’il mérite, et c’est une belle mort.

Mack a à peine le temps de prévenir Jemma de la mort de leur amie que Yoyo débarque. Si elle est en vie, il n’empêche que l’on sait désormais que Mack a vu Yoyo mourir et que Yoyo verra Mack mourir elle aussi. Exactement comme Robin et May, on est dans une boucle temporelle bien triste.

Le trio Yoyo/Mack/Jemma se rend ensuite aussi vite que possible dans les quartiers de Kasius, faute de temps. On ne sait pas s’ils arrivent à temps pour l’ouverture du portail, non maîtrisé par un Deke qui voit Enoch exploser…

L’épisode se termine alors sur une minute de Tess et Flint, tous deux plein d’espoir en l’avenir alors même qu’ils complètent une terre détruite. Oh, c’est une jolie scène poétique, mais si les agents sont revenus dans le passé, ils auraient dû effacer l’explosion de la Terre, et donc cette réalité. Les scénaristes nous confirmeraient donc qu’ils sont retournés en arrière pour rien et n’ont rien changé. Tout ce qu’ils ont réussi à faire, c’est sauver une partie des (in)humains de l’emprise des Kree… mais bon, en les laissant dans un vaisseau perdu et sans vraie solution de survie à long terme ; dirigés par deux adolescents pas si compétents. Tu parles d’un espoir pour l’humanité.

Finalement, on perd donc Enoch et Deke dans cet épisode, mais pas de membres importants de l’équipe. Quant à la parenté de Deke, on l’ignore encore et on ne la saura peut-être jamais. Je ne suis pas mécontent de me dire que le prochain épisode nous ramènera enfin à notre époque, mais il y a tellement d’intrigues en cours et de choses qu’on nous a promis menant à la destruction de la Terre et à une boucle temporelle que je suis bien curieux de voir comment ils vont nous écrire et conclure cette saison. C’est encore bien trop tôt pour penser à ça, je sais… Mais est-ce qu’on peut revenir sur le « cancer » bleu de Coulson ? La résurrection aurait un prix ? Tuer Coulson est le moyen de sauver le monde ? Du coup, c’est un méchant parce qu’il veut vivre ? Oh lala. Trop d’infos d’un coup.

HTGAWM – S04E11

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 11 de la saison 4 d’HTGAWM.

11.jpgÉpisode 11 – He’s a Bad Father – 17/20
Oui Dominick a disparu, mais mon bébé aussi. C’est ça le plus important.

Je ne suis pas fatigué, je ne suis pas fatigué, je ne suis pas fatigué. Voilà, il fallait au moins ça pour me convaincre que j’étais prêt à me plonger dans la série ! Prêt à ça, oui, prêt à attendre Laurel parler français de manière hachée, certainement pas. Décidément, encore un épisode qui commence par un bel éclat de rire. C’est fou comme les répliques aberrantes me glissent dessus en anglais, mais ont tendance à me faire rire en français. En tout cas, chapeau bas à l’actrice qui parvient sur certaines phrases à être vraiment convaincante. Son accent est un peu mécanique, mais quand il se dérouille, c’est bluffant.

Alors que Laurel fait en sorte que sa mère débarque en ville et raccroche le téléphone (ok, bisou), Annalise répond au téléphone et apprend de Connor, Oliver et Asher que le père de Nate est en prison depuis 33 ans. Grosse utilité. Le plan de Laurel ? Faire en sorte que sa mère témoigne contre son père – elle pense que celui-ci a tué Dominick, en plus. Le plan d’Annalise ? Regretter de ne pas avoir fichu Laurel en hôpital psychiatrique.

Le lendemain, Laurel retrouve l’ensemble de ses amis qui la pensent tous aussi tarée que moi. Elle veut retrouver son bébé plutôt que de s’inquiéter de Wes et Dominick qui étaient potes. Chacun son délire (non, en vrai, c’est sûr qu’il faut savoir régler ses priorités, mais quand même). Laurel accueille sa mère devant le tribunal juste avant son audience (le genre de truc qui dans la réalité se traduit par un avion en retard et une absence, mais bon) et elle est aussi hilarante que tout ce que j’aurais pu espérer.

Elle est aussi rapidement confrontée à son père, à qui elle dit ne pas avoir le disque dur. Il lui répond de manière presqu’aussi cryptique pour qui n’aurait pas suivi la saison qu’il n’est pas responsable… de quoi ? De ce qui est arrivé à Wes. Mouais, mouais. Le pire, c’est que je commence à me dire que c’est possible, et c’est un gros problème s’il arrive à me convaincre.

Comme il faut bien que le reste de l’épisode approfondisse les autres personnages, Michaela aimerait récupérer le téléphone de Wes de la liste des preuves, mais Frank lui apprend que Bonnie s’en occupe. Le truc, c’est qu’elle se rend compte que quelqu’un s’occupe de la surveiller – elle prévient donc Oliver, en espérant que personne ne puisse remonter la trace de cette conversation.

Oliver, lui, continue de culpabiliser pour Simon. Il veut réunir les fonds nécessaires pour la venue de ses parents en crowdfunding, ce que Connor lui déconseille fortement de faire. Et effectivement, il ne faut pas longtemps pour comprendre que ça craint : il a une attitude hyper coupable. Je suis mitigé en vrai, parce que ce serait aussi une attitude hyper humaine envers un ami qui a tenté de se suicider, quoi. Je pense que les deux points de vue peuvent se défendre, mais Connor ne pense pas tout à fait comme moi apparemment. Allez, je ne suis pas avocat, on va lui laisser le bénéfice du doute.

Bonnie est terrifiée de savoir qu’elle peut être surveillée, donc elle s’en confie à Frank. Ce dernier commence à douter de Laurel lui aussi, exactement comme moi. Il a peur que ce cher Mr Castillo ait raison, et ce serait très problématique pour la série. Bon, en même temps, Laurel paraît vraiment victime dans cet épisode et affirme n’avoir pas su l’existence de relation entre Wes et Dominick, alors c’est tout de même très mystérieux. Je tourne en rond dans mes théories, clairement.

Du coup, passons à la suite de l’épisode : Laurel présente une photo de Wes à sa mère, mais refuse de parler de Frank qu’elle a pourtant vu un peu plus tôt. Et d’ailleurs, Frank ne demande que ça, connaître sa nouvelle belle-mère, la cinglée rousse française (quoi ? C’est un joli surnom, non ?).

Le lendemain, cette dernière commence à flipper de devoir passer à la barre. Annalise tente de la convaincre de ne pas témoigner, mais c’est un échec. Cela aurait pourtant été une bonne idée puisqu’Annalise a pour but de prouver qu’elle était une mauvaise mère. L’avantage ? Cela fait passer Laurel pour une bonne mère car elle s’est occupée de sa mère toute son enfance.

Le témoin suivant est notre bon vieux docteur Roa, et il aurait mieux fait de s’en abstenir. Evidemment, il défend Laurel à la perfection, mais le père de Laurel est un assez bon connard pour faire en sorte que tout ce que dit Roa soit considéré caduc. En effet, celui-ci est désormais considéré comme suspect dans… le meurtre de sa fille, qui ne s’est peut-être pas suicidé. Outch.

Il n’en faut pas plus pour que Laurel n’obtienne pas la garde. Cela faisait du bien de retrouver une affaire judiciaire dans cet épisode, surtout que nous étions directement impliqué dans ses enjeux. En attendant, Laurel n’a toujours pas vu son bébé, et c’est tout simplement atroce.

Michaela rentre chez elle pour jouer les trouble-fêtes avec l’annonce de la défaite de Laurel : Connor, Oliver et Asher célébraient leur bon travail sur le cas d’Annalise. Eh oui, il n’y a pas qu’une mauvaise nouvelle dans cet épisode.

En effet, Annalise confronte Nate qui avoue à demi-mot qu’il testait l’attention d’Annalise. Connor et Asher découvrent que le père de Nate n’est peut-être pas un meurtrier – et que s’il l’est, il a peut-être moyen de s’en sortir quand même. En revanche, cela implique que Nate puisse voir son père à qui il n’a pas parlé depuis ses quinze ans. Voilà qui promet, un autre parent dévasté dans cette série, il ne manquait plus que ça.

Bon, c’est un vieux monsieur brisé qui pense que son fils est un cochon – c’est-à-dire qu’il bosse pour un blanc. Du coup, il pète un câble, car il ne veut pas le voir. Grâce au cas de Laurel, et particulièrement Roa, Annalise prend conscience que le vieux a une maladie mentale et n’a jamais été traité pour. Il n’a jamais eu d’évaluation psychologique non plus, d’ailleurs. Et cela l’arrange carrément : il a en fait le potentiel d’être son cas principal d’exemple de mauvais traitement humain en prison envers les personnes noires, et c’est exactement ce dont elle a besoin.

Elle demande donc à Nate de faire tout ce qu’il faut pour convaincre son père de signer le papier dont elle a besoin pour se servir de son cas. Celui-ci le fait et il parvient de manière parfaitement improbable à parler à son père, et en plus à le convaincre de signer le dit papier. Magique.

Durant la soirée, Nate se rend donc auprès d’Annalise pour lui montrer le papier signé par son père. L’ancien couple se met à se réembrasser, mais ça s’arrête là. Quant au père de Nate, il retrouve une photo de son fils en prison.

On peut tranquillement passer au double cliffhanger de cet épisode qui voit Roa recommencer à se droguer (en tout cas, c’est suggéré) et ne plus parler à Annalise, alors que Bonnie découvre une information problématique concernant le passé de Wes. La veille de sa mort, il a parlé à… la mère de Laurel. Pourtant, cette dernière a fait en sorte d’être surprise quand elle a « découvert » sa photo plus tôt dans l’épisode. On ne nous dit pas tout, les amis, c’est gênant. La rousse française cinglée est donc là pour rester, en voilà une bonne nouvelle !

Je suis tellement pressé d’avoir plus d’infos ! Le fait qu’une photo de Wes & la mère de Laurel existe indique qu’ils ont réembauché Alfred Enoch dans la série, au moins pour cette photo, mais probablement également pour tourner un flashback, et ça va être géant de retrouver Wes, même si ce n’est que pour quelques scènes !

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Scandal – S07E10

Spoilers 

Ci-dessous ma critique du dixième épisode de la dernière saison de Scandal.

10.jpgÉpisode 10 – The People v. Olivia Pope – 13/20
I’m not admitting I was wrong.

J’entame cet épisode en marchant à reculons, rien qu’avec son titre qui ne dit rien qui vaille, mais j’ai ri presque juste après avoir fait play : Olivia et Fitz ? Non merci. Ils font leur petite vie de couple comme si Olivia n’avait pas tué Quinn (bon, OK, elle ne l’a pas tué). Le bonheur est dans le Vermont, mais c’est de courte durée.

Liv tombe en effet directement sur Huck… mais aussi David, Abby et Marcus. C’est pire qu’une intervention, parce que c’est en fait un procès, où elle n’a pas de téléphone ni de possibilité de se barrer. Et pour la première fois, Olivia finit à court de réponse. Alléluia. Il faut reconnaître en même temps qu’elle était en train de les accuser de leur maux passés un à un.

Bon, la réponse logique d’Olivia est d’aller s’enfermer dans sa chambre, à travers la porte de laquelle tout le monde va tenter de lui parler dans ce qui s’annonçait dès le départ comme un très long épisode. On commence le défilé par Abby, enfin convaincu de la culpabilité de Liv grâce à la clé USB (un enregistrement audio de la conversation Olivia/Quinn) et on la continue avec David lui faisant la liste des méfaits qu’elle a commis. Et oui, c’est aussi long que la série.

La série nous épargne heureusement la scène de Marcus, qui préfère aller boire une bière avec l’ex président des États-Unis, normal. Celui-ci lui raconte son goût du silence pendant son adultère, c’est mignon comme tout – ou pas.

De son côté, Huck déprime une bonne partie de l’épisode et aimerait retrouver l’ancienne Olivia, quitte à passer la journée assis par terre dans le salon. Il finit par apporter de la nourriture à Olivia, ce qui permet la première vraie confrontation de l’épisode. Elle espère bien le faire changer d’avis et obtenir son aide pour s’enfuir, parce qu’après tout, il est son premier gladiateur, mais Huck n’est pas assez idiot pour se laisser manipuler comme ça. Il refuse d’aider Olivia et l’envoie balader. ALLELUIA.

C’est ensuite au tour de Fitz de parler à Olivia à travers la porte et tenter de lui faire comprendre qu’elle a tort. Elle refuse de le voir, cependant et s’emmure dans son silence. Finalement, ce n’était pas plus mal quand elle parlait.

La nuit passe et au matin Olivia refuse toujours de reconnaître qu’elle avait tort, mais accepte de démissionner et de laisser Jake démanteler le B613. Si tout le monde la croit… ce n’est pas mon cas. Purée, je suis du genre à ne pas aimer avoir tort, mais alors elle, elle en tient une couche et elle n’est pas aidée par son entourage qui d’un coup se met à reconnaître qu’elle fait la bonne chose. Pff. Allez, j’y reviens en fin d’épisode, parce qu’il se passe d’autres choses à côté.

En effet, alors que Charlie tente de tuer Papa Pope, Quinn débarque et l’en empêche, parce que papa Rowan est gentil et il offre des peluches dinosaures à Robin (non, je déconne, cette partie-là, c’est de la théorie – mais on doit en être pas loin). Charlie est heureux de voir Quinn en vie pour dix secondes à peu près, avant d’en vouloir logiquement à celle qui est toujours sa fiancée.

Finalement, il a le droit de rencontrer Robin et d’assister à la scène la plus débile de toute la série, surpassant celle des dinosaures de la semaine dernière : Quinn et Rowan chantant du Britney Spears pour calmer Robin. Et si ça durait deux secondes, ce serait marrant, mais non, ça dure tout un couplet et un refrain, et cette fois, ce n’est pas moi qui déconne. Non mais vraiment. J’ai d’abord ri, mais si le ridicule ne les tue pas, ça finit par tuer et la crédibilité de la série/des acteurs, et l’humour de la situation.

Après tout ça, Charlie souhaite récupérer Quinn, sa fille et se barrer. Seulement, personne ne l’entend de cette oreille, à commencer par papa Pope, mais aussi Quinn qui sait très bien que la justice qu’elle veut ne pourra se faire du jour au lendemain. Elle demande donc à Charlie de se barrer pour que tout le monde continue de la penser morte.

Et sans la moindre trace de logique, Charlie s’exécute, mais pas avant d’avoir droit à un ridicule cours de paternité offert par… Papa Pope, bien sûr. Pauvre Robin elle est mal barrée dans la vie.

Enfin, dans la dernière intrigue de l’épisode, Cyrus se rend auprès de Mellie pour lui apprendre qu’Olivia Pope est responsable de la mort de Rashad et Quinn. Joie. C’est très jouissif à voir car Mellie récupère enfin du pouvoir, y compris et à commencer par du pouvoir sur Jake. Alléluia. Comme elle lui rappelle qu’il n’est que le chien d’Olivia, il se rend menacer Cyrus de mort… ce dernier lui apprend qu’il n’est qu’un bébé pas très terrifiant. Décidément, c’est un épisode qui veut me faire rire.

Mellie n’a même pas envie de s’en prendre à Olivia : elle veut juste comprendre ses raisons. Cyrus analyse assez justement que Mellie a peur de faire son job sans Olivia. Pourtant, ça fait quatre épisodes que ça dure. Enfin bref.

De son côté, Jake se metà partir à la recherche d’Olivia, ce qui n’est pas si simple. Il s’infiltre dans l’appartement d’Olivia absolument pas gardé… pour découvrir qu’elle n’y est pas. Contrairement à Mellie, qui veut enfin des réponses sur la mort de Rashad et les obtient. Elle ne pouvait pas « garder les jambes fermées », donc il devait mourir. Bien. J’ai l’impression que toutes les avancées féministes du précédent épisode de Grey’s Anatomy viennent d’être détruites en une réplique de Jake, qui a su bien choisir ses mots, clairement.

Bon, Mellie s’en défend parfaitement bien… le lendemain. En tout cas, très clairement, ses retrouvailles avec Olivia vont être rigolotes. Sans trop de surprise, Jake retrouve Olivia dans son appartement et couche avec, à l’heure où Olivia devait démissionner. Bien sûr, elle ne démissionne pas et ils sont tous déprimés de s’être laissés avoir comme des bleus.

Je veux dire, c’était tellement évident. Ils sont tous tellement mauvais, je leur laisse pas mon pays moi (bon OK, je ne dirige pas un pays). Si Olivia est persuadée de garder un ami en Jake, elle commence dès le lendemain par lui donner un ordre, celui de faire peur à Mellie. C’est complétement con et il la trahit presque aussitôt en passant une alliance avec Mellie. Il prend donc la place d’Olivia à la Maison Blanche alors que tout le monde comprend que Liv ne peut être arrêtée.

L’épisode se termine sur la promesse d’une confrontation entre Olivia énervée et une Mellie à la tête de bouledogue. Et ce n’est pas un compliment pour elle qui joue mieux que ça d’habitude – là, on dirait une parodie.

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Grey’s Anatomy – S14E11

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur le onzième épisode de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

11.jpgÉpisode 11 – (Don’t Fear) the Reaper – 16/20
I most certainly am not good.

Bailey a une vie professionnelle, certes, mais elle a aussi une vie de famille depuis deux épisodes, c’est fou. Ce retour de Tuck dans la série, je ne le sens pas trop. Si tout va bien quand Tuck est dans la voiture, ça se passe beaucoup moins bien quand Ben et elle sont seuls dans la voiture, puisqu’ils se disputent une fois de plus sur la décision de Ben de devenir pompier. On tourne en rond dans cette intrigue, mais les choses ne vont plus tarder à charger.

Par miracle, Miranda se pointe dans un autre hôpital, le Seattle Pres dont on entend parler beaucoup trop dans cette série, mais le problème c’est qu’elle se soupçonne d’être en train d’avoir une crise cardiaque. Et dire qu’on l’a cherché tant de temps pour un Bingo Séries ! N’empêche, j’avais raison, la vie de famille de Bailey de retour dans la série n’était pas une bonne chose.

Bon, il est rapidement décrété que, finalement, Miranda n’a rien du tout, mais elle refuse de le croire et demande à voir le chef de chirurgie. Et oh, joie, elle se fait traiter par le chef Maxwell, un acteur que je n’aime pas trop à force de le voir dans trop de séries. Il ne la croit pas non plus sur l’arrêt cardiaque, et il lui envoie un psychiatre.

Du coup, Bailey appelle Maggie pour venir l’aider, alors qu’elle se débarrasse du psychiatre en deux-deux… pour appeler Tuck, dont la vie se passe à merveille à l’hôpital. Elle n’a peut-être pas d’arrêt cardiaque, mais elle est clairement dans une situation de stress bien trop élevé.

Les choses ne sont pas prêtes de s’arranger pour Bailey quand sa voisine de lit se met à ne plus respirer et qu’elle gère cette nouvelle situation de crise. Paf, il n’en faut pas plus pour qu’elle s’effondre alors que Maggie et Richard sont tous les deux présents dans les urgences – la première à son appel, le deuxième par principe après un appel de Miranda pour prendre une journée de congé.

Pendant ce temps, en salle d’attente, Maggie stresse énormément de voir qu’elle a encore raté une situation médicale dans son entourage, après Amelia. Après une rapide intervention, Miranda va beaucoup mieux et… elle recommence à s’inquiéter ; cette fois du traitement que les gens vont lui donner s’ils apprennent la vérité. Et il n’en faut pas plus pour que son cœur s’arrête une nouvelle fois et nous fasse tous flipper.

Maggie se débrouille donc pour avoir accès à la salle d’opération et opérer Bailey – qui bien sûr fait un arrêt cardiaque, mais finalement tout va bien. En plus, elle a eu le temps de demander à faire appeler Ben qui a dramatiquement jeté son sandwich dans une flaque avant de courir à l’hôpital. Ouais, bon, c’est ridicule, mais ça fait pas de mal un peu de ridicule pour accentuer le drama, hein. Je dis pas que je l’aurais mangé, hein, mais je n’aurais pas pollué la rue comme ça et j’aurais cherché u bus. Bon, un taxi au moins. Sérieusement.

Finalement, l’épisode se termine merveilleusement bien avec Bailey en vie, Ben qui a enfin réussi à faire accepter sa décision de devenir pompier à sa femme (à un mois et demi du spin-off, il était temps) et la mère de Bailey qui affirme que sa fille est trop forte pour mourir d’une simple crise cardiaque. Mignon comme tout, quoi.

Bon, ce qui est marquant dans cet épisode aussi, c’est la présence aberrante de bien trop nombreux flashbacks – mais mon dieu, que le casting était exceptionnel !

Nous suivons la vie de Miranda et de sa mère hyper protective – au point de la couver bien trop. Elle ne veut pas la voir lire dehors la nuit (jusque-là, euh, normal les gars), la voir sans ses roulettes à son vélo, la voir à l’université… C’est gênant. Tout s’explique finalement quand elle apprend qu’elle a eu une sœur, morte après deux mois d’existence. Difficile de croire qu’elle a vécu tant d’années sans le savoir, y a vraiment trop

Toujours en flashbacks, nous avons droit à la masse de flashbacks sur la relation Ben/Bailey. Le pire, c’est que je me souvenais de toutes les scènes montrées, alors que j’ai tendance à oublier beaucoup trop de choses dans cette série habituellement.

L’épisode était un peu lent, mais il part en vrille au moment du deuxième arrêt cardiaque de Bailey. Les flashbacks de la vie de Bailey sont judicieusement choisis pour insister sur les frissons et les émotions, avec tout un tas d’acteurs que nous n’avions plus vus depuis longtemps.

L’épisode était long à démarrer, mais finalement, il réussit comme d’habitude à apporter toutes les émotions nécessaires, même s’il nous prive d’une grande partie du casting. Enfin, côté casting, il y avait tout de même de quoi faire – et de quoi être heureux. Après tout, cet épisode se concentre sur ceux qu’on ne voyait pas trop depuis le début de cette saison. Hop, encore un chapitre de Grey’s Anatomy qui s’écrit et qu’on oubliera d’ici deux ou trois mois.

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