Station 19 – S05E14


Épisode 14 – Alone in the Dark – 16/20
C’est ce genre d’épisode où les mauvaises décisions précédentes finissent par prendre tout le sens que les scénaristes voulaient. Cela fonctionne plus ou moins selon les intrigues et les personnages, mais ça permet en tout cas de ne pas voir le temps passer. Quant à la fin de l’épisode, j’ai eu beau la voir venir un peu avant, je ne m’y attendais tout de même pas et je suis pressé de voir le suivant. Dommage, il faut repasser par Grey’s avant, au cas où.

Spoilers

La caserne 23 ferme définitivement.


So you wanting to go back to your precious 19 is the reason 23 got shut down ?

Le montage de début d’épisode est tout de même un peu horrible pour Andy, parce qu’il nous montre à quel point son rôle de capitaine de la 23 n’a jamais plu à personne : tous les pompiers de la caserne se disent au revoir car la caserne ferme définitivement, et ils font des photos et ça se fait en grande partie sans Andy, tout de même. Malgré tout, la scène finit par avoir un petit côté émotionnel, alors même que bon, la caserne 23, on s’en fout, tout de même. Allez, clap de fin pour cette équipe, hâte de savoir ce que chacun deviendra.

En attendant, on les suit quand ils vont boire un verre dans le même bar que la 19. C’est l’occasion pour nous d’en savoir un peu plus sur Theo et sur le refuge qu’il avait trouvé dans cette caserne. C’est aussi l’occasion de voir Andy draguer encore un autre type, cela dit, Jeremy, un pote du pire pompier qui existe, Maddox. La soirée n’est pas hyper crédible tout de même, avec Andy qui se met à danser avec la bleue qui la détestait il y a encore trois épisodes et qui se heurte par accident à Jeremy. GENRE.

Heureusement que Theo est là pour souligner à quel point elle est ridicule – et à quel point c’est ridicule d’avoir son pacte sans sexe. De toute manière, Theo ne va pas rester le pote d’Andy bien longtemps : avec l’alcool et l’ambiance, elle finit par lui laisser entendre qu’elle a parlé à la Cheffe Ross avant la fermeture de la caserne et que sans son pacte, ça aurait pu se passer encore plus mal. C’est juste ce qu’il fallait pour que Theo comprenne la part de culpabilité d’Andy dans la fermeture de la caserne.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour Duval les entende à son tour et que toute la caserne apprenne qu’Andy a demandé à revenir à la 19. Sans plus de cérémonie, tout le monde se barre et abandonne donc Andy – à l’exception du fameux Jeremy, évidemment. Les bières et les shots s’enchaînent pour ces deux-là, à coup de phrases de drague, et je me demande vraiment combien ils sont payés par mois quand je vois les soirées qu’ils se font dans les bars !

Par contre, la fin… La fin… Elle était assez inquiétante dès le départ cette dernière scène, je trouve. Une fois complètement bourrés tous deux, on les voit qui sortent du bar dans une sorte de parking désert et on sait bien vers quel risque ça ne peut que se diriger. Après une jolie soirée de fun et d’alcool, le type se montre un peu trop insistant avec Andy. Le flirt continue un moment, mais les refus successifs d’Andy ne plaisent pas du tout à ce pote de Maddox. Et sans surprise, il devient trop forceur. Le problème, c’est qu’il force bien trop, au point de devenir agressif.

Bon. J’avais beau m’y attendre, la scène vient par surprise malgré tout et laisse un goût amer. Il s’attaque violemment à Andy, pour clairement la violer sur place si nécessaire. Evidemment, malgré l’alcool, elle reste un pompier et est suffisamment entraînée pour saisir la seule petite opportunité qu’il lui laisse heureusement : un coup, un autre, un bon coup dans la gorge et Andy peut se barrer en courant. Elle laisse donc Jeremy agonisant, et le peu de souffre qu’il a n’est pas rassurant pour la suite : je le vois bien mourir déjà, et elle a laissé son ADN en le mordant, donc ça craint. J’espère que la série n’ira pas sur le terrain de faire de la victime la coupable, parce que ça va m’énerver. Ce serait bien le genre, par contre.

De son côté, Maya est toujours énervée par la décision de Natasha, très clairement, et ça se voit quand elle aide Carina à ranger la caserne après une journée clinique apparemment réussie. Elles profitent d’être dans un garage où le son résonne bien comme il faut pour avoir une conversation très privée sur l’opportunité d’avoir Jack comme donneur de sperme. Je ne suis pas surpris de cette tournure, par contre, je continue de penser que c’est une mauvaise idée comme on ne les trouve que dans les séries à chaque fois.

Au même moment, Ben annonce à Vic une bonne nouvelle : les parents de Dean veulent lui confier définitivement Pru. Et ils en parlent si discrètement que Maya les entend, prouvant bien ce que je soupçonnais sur le choix de lieu de conversation désastreux de Maya et Carina. Allez, qu’importe, Vic veut absolument que ce soit l’occasion d’une fête, mais la fête coupe court quand elle apprend que les parents de Dean souhaite que Ben démissionne.

Pour ne rien arranger, Natasha débarque à la caserne en plein milieu d’une journée de travail pour faire tester l’urine de Beckett et apprendre à tous les pompiers que suite à une situation c’est Sullivan qui sera leur capitaine pour l’épisode. Autant dire que ça plaît à Maya, mais pas le temps d’en parler de toute manière : l’alarme retentit.

Une voiture électrique a pris feu dans un parking souterrain, ce qui pose un gros problème : il faut tout évacuer, et il reste deux enfants dans le souterrain. Bon, tout finit par bien se passer dans l’évacuation, malgré une explosion qui permet à Vic de faire demi-tour pour s’inquiéter de ses collègues tout en empêchant Ben de mourir sur place. Il est important de prouver que les parents Miller ont tort après tout.

Tout ça permet donc d’avancer dans chaque intrigue, avec des enfants qui trouvent le job de Ben bien trop cool (et le message de ne pas abandonner des enfants dans une voiture) et avec Maya qui remet Sullivan à sa place avant d’apprécier Jack à nouveau comme un potentiel père biologique pour son futur enfant. Ben oui, il est celui qui la remotive et lui redonne confiance en elle après tout. C’était plutôt chouette à voir.

Bref, l’épisode était sympathique jusqu’au retour à la caserne où, à mon avis, tout part en vrille : ainsi, on découvre que Ben est prêt à annoncer qu’il a la garde de Pru à tout le monde. C’est évidemment une annonce qu’il fait trop rapidement puisqu’il n’est pas prêt à démissionner pour autant. Pour ne rien arranger, Beckett débarque au milieu de cette célébration pour annoncer qu’il est clean, et pour annoncer aussi qu’il sait que l’un de ses pompiers a décidé de le balancer comme possible alcoolique.

Tout pourrait s’arrêter là, mais non. Ce gros con décide de punir toute la caserne au passage, les forçant donc à faire des exercices à quasi-minuit. Cela fonctionne au moins : quand Sullivan voit que Vic se retrouve à vomir son dessert à cause de ces exercices, il avoue que c’est lui qui a balancé Beckett et qu’il a trouvé de l’alcool dans son bureau, devant toute la caserne. Et bizarrement, ça ne semble pas plaire aux autres pompiers ?

En parallèle de tout ça, enfin, on retrouve Travis coincé dans une situation qui n’a aucun sens. En effet, Emmett décide de l’inviter à manger chez ses parents. C’est déjà une mauvaise idée en soi, mais c’est encore pire quand on découvre que c’est en fait l’anniversaire de l’ancien chef. Ce gros connard de Dixon est donc de retour dans la série, content d’être à la retraite – car tous les chefs d’accusation retenus contre lui ne sont plus désormais.

Le dîner ne peut pas bien se passer, et on enchaîne ainsi tous les sujets gênants possibles, de cette retraite à la volonté du type de devenir maire, en passant par de potentiels enfants pour Travis et Emmett. Ces deux derniers savent bien que leur relation n’ira nulle part, et je suis content de savoir qu’Emmett s’en rend compte tout de même, même si c’est dommage que ça passe par un dîner si désastreux.

L’écriture des scènes était marrante, principalement grâce à la mère d’Emmett qui est une bonne garce elle aussi, à faire exprès d’amener sur le tapis tous les pires sujets possibles. Elle apprend ainsi à Travis que non content de vouloir devenir maire, Dixon espère bien mettre un terme à Crisis One. L’héritage de Dean donc, mais aussi le programme dont son fils est l’un des membres fondateurs. L’abus est réel et Emmett finit enfin par s’opposer à son père quand dans la dispute avec Travis, Dixon père balance que Travis a rendu son fils gay.

C’est un peu tard pour le faire cela dit. Espérons que son voyage à Florence apportera tranquillité d’esprit, paix et bonheur à Emmett, car il a fait son temps à Seattle là.

 

Grey’s Anatomy – S18E13

Épisode 13 – Put the Squeeze on Me – 15/20
D’accord, la série vieillit, mais pour moi, ça reste un plaisir de découvrir de nouveaux épisodes. Genre, c’est assez terrible côté critique, particulièrement critique sans spoilers, car j’en dis toujours la même chose, mais c’est vrai. Son rythme de croisière fonctionne, elle peut continuer encore vingt ans sans le moindre problème. Bref, j’aime cette saison aussi, même si elle a certaines intrigues moins prenantes que d’autres.

Spoilers

Un serpent empêche son propriétaire de respirer correctement.


We are best friends who were smart enough to protect that.

Ben et Miranda ont obtenu la garde de Pru dans l’épisode précédent de Station 19, alors cet épisode recommence par là sans le préciser. Vraiment ces crossovers, c’est lourd car les infos ne sont jamais vraiment données… Après, j’aime ça puisque je suis l’ensemble, mais bon. J’aimerais toutefois pouvoir voir plusieurs épisodes de la même série d’un coup parfois.

Bref, on s’en fout, notons juste que dans l’épisode précédent, j’avais trouvé sympa de voir Ben faire une blague sur le résident amoureux de Miranda, mais là, il est de nouveau lourd avec deux ou trois blagues en trente secondes. C’est trop. Et comme par hasard, le résident est de nouveau dans le service de Miranda ce jour-là. C’est étonnamment la meilleure surprise de sa journée : la seconde surprise, c’est son patient, complètement compressé par un boa constrictor – ou un serpent du même genre.

Cela faisait longtemps que nous n’avions plus eu ce genre d’intrigues wtf, et c’est rigolo de voir que ça va progressivement rameuter tout l’hôpital. En attendant, Richard continue de harceler Levi pour qu’il reprenne son job, et ce n’est pas du goût de Catherine qui n’est pas convaincue que Levi mérite une seconde chance. Eh, connasse, qui lui a demandé son avis ?

Amelia revient à Seattle et tente de parler avec Link, mais c’est un échec complet. Il faut dire que Link est assez insupportable lui aussi : il envoie tout le monde balader dans l’épisode, que ce soit Amelia ou Jo. Il ne vit plus avec cette dernière qui a décidé de rester sa meilleure amie, d’accord, mais la scène entre eux reste étonnante. Il est toutefois plus étonnant de voir qu’il y a toujours bien trop d’alchimie entre Amelia et Link, notamment quand ils se retrouvent face au serpent.

A défaut de savoir ce dont le patient a besoin, Miranda décide en effet de faire biper tous les services qui pourraient être concernés. Cela permet de ramener Richard, Helm (terrifiée par le serpent), Amelia, Link et Winston sur le coup. Il en fallait bien un fan de serpent dans le tas, et c’est Winston qui sait exactement quoi faire. L’intrigue apportait une petite légèreté humoristique sympa, notamment quand Bailey décide d’être celle qui s’occupe du serpent parce que Richard n’ose pas.

Et pourtant tout fonctionne finalement, permettant au patient d’être évacué de sa voiture et son serpent enfermé dans la voiture. C’est un peu gros comme scène qu’ils arrivent à l’enfermer, mais bon, admettons.

Le plus intéressant à retenir de tout ça, je pense, est que Richard fait ensuite une erreur qui aurait pu coûter la vie du patient avant d’être sauvé de justesse par Miranda. Celle-ci continue d’être une super-héroïne aux yeux de Wright comme ça, et ça devient gênant quand Winston lui explique que lui, il a pu se marier à sa prof, puisque c’est comme ça que sa relation avec Maggie a commencé. Su-per. Il manquait plus que ça pour Bailey, la pauvre.

Enfin, surtout, le pauvre patient et, pire, le pauvre petit-ami du patient qui se retrouve à devoir attendre toute la journée à l’hôpital pendant l’opération pour le voir finalement en plein arrêt cardiaque. Pas évident, mais pas évident non plus pour Wright de revenir au boulot avec Miranda après tout ça. Il lui assure ainsi qu’elle avait bien envoyé un signal d’intérêt envers lui au milieu de ses excuses et Miranda ne le contredit pas plus que ça – une fois, certes, mais pas deux. J’ai aimé le discours de Wright lui expliquant qu’il la voyait comme ça quand elle ne se voyait plus comme ça, c’était juste beau, même si on fait du surplace finalement.

Miranda décide de ne pas le faire toutefois : en rentrant chez elle, elle a besoin d’être rassurée sur son couple par Ben. Après tout, ils ne passent pas beaucoup de temps ensemble et ils se font draguer chacun par d’autres gens. Certes, c’est drôle, mais ça n’empêche que l’important est ailleurs pour eux.

En parallèle, Owen rentre enfin chez lui, et il le fait grâce à l’aide de son neveu et de sa sœur. Megan a réorganisé toute la maison pour qu’il puisse y vivre, mais elle insiste tout de même pour qu’il règle ses problèmes avec Teddy : elle est bien consciente que son frère a fait de la merde, probablement. Oui, vous le devinez facilement : cette intrigue était super chiante.

On se retrouve avec des scènes entre Teddy et Owen qui s’engueulent, une fois de plus. Il est assez évident qu’il est insupportable de les voir se prendre le chou pour une intrigue qui d’origine ne m’intéressait pas trop. Rien ne va. Le pire, c’est que Teddy a clairement raison dans cette intrigue, mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser qu’ils étaient aussi insupportables l’un que l’autre. Et la dispute ? Elle s’arrête quand Owen est finalement capable de marcher pour suivre Teddy. Su-per. On s’en fout, un peu, c’est trop rapide. Et ça termine par des réconciliations, un je t’aime et des baisers entre eux, en plus.

Sans trop de surprise, on reprend aussi sur l’intrigue concernant Hamilton. Tout s’est bien déroulé, y compris en post-op, et j’ai presque l’impression de voir un épisode suivant une pause de trois semaines après tout. En vérité, Hamilton reste complètement insupportable durant l’épisode, interrompant Meredith pendant une conférence pour présenter les conclusions de son travail à elle.

Il en profite en effet pour assurer qu’elle a fait plus qu’elle n’ose le dire, mais aussi pour lui offrir un poste définitif dans le Minnesota. Alors. Non. Il est assez clair qu’elle veut revenir à Seattle, pourquoi est-ce qu’il lui propose ça devant une trentaine de personnes qui la veulent comme cheffe là ? Insupportable, le type. Il va même jusqu’à proposer un travail à son mec.

Ce dernier insiste évidemment sur les avantages du travail que pourrait avoir Meredith dans le Minnesota si elle décidait de rester dans ce laboratoire de recherches. Le truc, c’est que ça ne semble pas être tout à fait ce que voulait Meredith non plus : une vie au bloc opératoire. En plus, ça complique tout pour son couple, parce que maintenant, elle a quelqu’un qui pourrait très bien profiter de l’argent qu’elle lui donnerait en acceptant ce poste. Si ça, ça ne donne pas envie de revoir toute sa vie, hein.

Et bien, si ça, ça ne suffit pas, il y a encore la présence de Kai pour tenter de convaincre Meredith de rester – et pas que pour récupérer Amelia, en plus.

Autrement… MAX ! Quel plaisir de retrouver Max de Zoey’s Extraordinary Playlist dans une autre série. C’est toujours un plaisir de regarder cette série pour les guests de toute manière. Max, à défaut d’avoir un nom dans cet épisode pour le moment, est donc le frère d’une patiente enceinte de Jo et Maggie à la fois. Eh, il est assez clair que Jo va tomber grave amoureuse de lui – il s’appelle Todd, et il est un frère super aimant.

Il aide sa sœur face à sa grossesse, parce qu’elle a décidé d’avoir un enfant seule malgré une maladie cardiaque. En échange, sa sœur cherche à le caser avec la première personne qui passera, et c’est Jo, une maman célibataire souriante, en bonne santé et probablement équilibrée dans sa vie car chirurgienne. Aha, si elle savait.

Bon, en tout cas, sans trop de surprise, Jo entame un flirt avec le frère – si on peut appeler spoiler un jeu de téléréalité qu’il est en train de bingewatcher un flirt, en  tout cas. Il semble bien le prendre en tout cas. Une fois que c’est fait, Jo peut aller se concentrer pour sauver sa sœur, au moins. Bon, un arrêt cardiaque temporaire fait qu’elle ne peut pas la sauver tout de suite, alors Jo en profite pour inviter Todd au bar du coin. Il était temps de faire des blagues sur Jo/Joe’s, d’ailleurs, depuis le temps qu’elle est dans la série !

Le flirt entre eux est sympathique, et ça permet en plus à Linc de se prendre ça dans la face quand il proposait à Jo un verre lui aussi. Il faut dire que sa journée est compliquée : il a envoyé balader Amelia une bonne fois pour toute, lui expliquant qu’il avait pour l’instant besoin de la détester, car sinon, il l’aimait. Ouille.

La fin d’épisode m’a aussi plu en ce qui concerne Richard : il prend conscience de ses mauvaises décisions récentes et souhaite faire un check-up complet pour voir s’il peut encore rester chirurgien. Il serait temps de se poser la question, oui, c’était déjà un peu le cas en saison 10. Enfin, Meredith prend la décision de présenter Nick à ses enfants.


 

Station 19 – S05E13


Épisode 13 – Cold Blue Steel and Sweet Fire – 15/20
Un épisode plutôt classique à nouveau, mais ça me fait plaisir de retrouver les personnages après quelques semaines de pause. Après, on ne va pas se mentir, la série est sur son rythme de croisière avec ce genre d’épisode : certes, il y a des évolutions pour certaines intrigues, mais on est surtout sur des rebondissements prévisibles et des avancées attendues.

Spoilers

Natasha Ross a plein de mauvaises nouvelles pour nos pompiers.


Can we revisit the conversation ?

Je sais bien qu’hier je vous confiais être en manque d’aventure et drama un peu plus dans le genre fantastique, mais je reprends aujourd’hui les séries du Shondaland pour essayer de me mettre à jour. Bon, il y a six épisodes à voir, alors c’est mission impossible, mais je veux au moins avancer un max pour ne pas être trop spoilé par Geeleek qui est désormais à jour. Quelle idée de tout voir en un mois, je vous jure (je n’exagère pas, ou si peu).

Quelle idée aussi de commencer un épisode par autant d’acteurs en train de faire du sport : c’est déprimant, moi je suis sur mon canapé à me dire que je pourrais au moins essayer d’en faire autant… mais non. De toute manière, ils arrêtent assez vite d’en faire : Natasha, la nouvelle cheffe, appelle ainsi Sullivan pour qu’il la motive à aller donner plein de mauvaises nouvelles au boulot. Outch. Cela craint : je commençais à peine à l’apprécier qu’elle nous balance déjà.

En plus, sa proximité avec Sullivan ne va pas aider à l’apprécier… sauf si elle arrive à renverser la tendance et me faire l’aimer enfin. Pas gagné, tout de même. Et d’autant moins gagné qu’on enchaîne sur des flashbacks de la guerre : en 2005, nous découvrons Natasha en pleine planque militaire… et c’était chiant comme tout d’avoir des flashbacks pendant tout l’épisode. On découvre qu’elle a forcé Sullivan à tuer un homme devant ses enfants, mais de toute manière, c’était ça ou provoquer un raid aérien qui tuait également les enfants.

Les mauvaises nouvelles de Natasha ? Elle commence quand elle débarque à la caserne 23 pour leur annoncer que la caserne fermera en fin de semaine. Euh ? C’est un peu abusé ? Genre, en une semaine ils ferment tout, virent des gens, en mutent d’autres ? Quand on voit à quel point ils sont supposés être une famille dans chaque caserne et quand en plus Natasha balance que les appels d’urgence ont diminué grâce à la caserne… 19.

Comment bien accentuer la haine de cette caserne ? Et la haine envers Andy ? C’est à peine quand elle réussit à se faire respecter de son équipe que la nouvelle tombe, et bien sûr, tout le monde imagine qu’elle va retourner à la 19 en les abandonnant à leur sort. Bref, Andy est sur le point de passer une semaine sympa. Pour ne rien arranger, le cas de la semaine les force à aller bosser avec la caserne 19. On tourne en boucle.

On continue de suivre Natasha dans ses mauvaises nouvelles ensuite, et la vraie mauvaise nouvelle finit par tomber pour Maya. Contrairement à ce qu’elle espérait maintenant que Natasha était sa boss et que Sullivan la coachait, Maya apprend en effet qu’elle ne récupérera pas son poste de capitaine.

Son insubordination lui porte trop préjudice, surtout qu’elle n’exprime aucun remords et ça ne peut pas plaire à une militaire de voir quelqu’un refuser autant les ordres. C’est d’une tristesse assez violente pour Maya, parce qu’elle était justement en train de râler un coup pour se défendre – et pour contester l’autorité une fois de plus. Pas une bonne idée, donc.

De toute manière, elle est interrompue par l’alarme de la caserne qui l’envoie en mission, alors le problème est réglé. La mission de la semaine ? Elle réunit donc les casernes 19 et 23, et ça va poser problème quand Beckett est en charge de l’ensemble de la mission : une usine de bonbons est en feu, et il faut couper au plus vite les générateurs pour que tout puisse se passer.

Le problème, c’est que l’employé qui dessine une carte pour indiquer où est le générateur la dessine à Beckett qui la lit à l’envers. Autant dire que c’est la merde, et ça l’est d’autant plus que l’on sait que Beckett refuse finalement d’aller aux réunions d’alcooliques anonymes, malgré ses promesses. Maya finit par comprendre le problème de la carte grâce à l’employé et essaie bien de prévenir Beckett par radio, mais celui-ci ne semble pas l’entendre.

Vraiment, c’est une belle merde cette carte lue à l’envers : elle pose bien des problèmes car le temps perdu est précieux, surtout qu’il y a aussi une femme enceinte dans l’usine. Pendant ce temps, Travis et Emmett ont donc rompu, et ça pose un problème à Travis qui n’arrive pas à se faire à l’idée. Vic est vraiment un personnage parfait : la voilà qui craint de voir Theo débarquer à son boulot maintenant qu’on sait que la 23 est fermée, parce que bon, pas évident de bosser avec son mec, et la caserne 19 est pleine d’exemples pour prouver que c’est une mauvaise idée. Pour prouver ce qu’elle dit, voilà Travis et elle qui sont appelés sur une intervention Crisis One… avec Emmett, donc.

Le cas est vite réglé : ils interviennent auprès d’une propriétaire cinglée qui n’apprécie pas que son locataire ne quitte pas les lieux alors qu’il ne l’a pas payé. Le pauvre propriétaire est en fait mort depuis un petit mois, faute d’insuline – et faute d’argent pour payer l’insuline. Hop, encore un petit message social avant que Travis et Vic soient envoyés à l’usine en feu eux aussi.

Ils arrivent juste à temps pour voir la femme enceinte évacuée par Théo, et pour que l’employé ayant dessiné la carte la demande en mariage alors qu’elle est sur le point d’être évacuée à l’hôpital. Pas ouf, mais bon, l’idée c’est de nous montrer quelques échanges de regards entre Theo et Vic. C’est si mignon.

Grâce à ça, Travis prend enfin conscience qu’il n’a jamais aimé Emmett. Il était temps. Cela fait deux saisons qu’on nous fait perdre du temps avec cette intrigue. Il s’en confie à Vic une fois rentrés chez eux, encore pourchassés par l’image du cadavre qu’ils ont vu un peu plus tôt.

L’avantage, c’est que ça fait prendre conscience à Vic qu’elle, elle est totalement amoureuse de Theo. Elle en est au point où elle est prête à le voir bosser avec elle à la 19, finalement. Et merde. Et merde aussi la scène où Emmett revient auprès de Travis, bien décidé à ce qu’ils se remettent en couple parce que la vie est courte et qu’il l’aime. Oui, ben c’est pas réciproque, ça ne l’a jamais été, c’était évident, next, merci. Pas merci : Travis n’ose pas le dire. Evidemment.

Enfin, en parallèle, les parents de Dean abandonnent enfin le combat pour la garde de Pru… En théorie. En pratique, la nouvelle est trop belle pour être vraie, vous vous en doutez bien : ils veulent bien que Miranda et Ben la gardent pour l’élever, mais en revanche, ils veulent passer toutes les vacances avec leur petite fille. Toutes.

Pourtant, la nourrice ayant remis Pru à Miranda et Ben leur a indiqué que les parents de Dean étaient débordés, notamment par un rendez-vous médical. Il n’en faut pas plus pour que Miranda pète un câble et accuse le mari en face d’elle de mentir et de ne pas avoir la santé pour qu’un tribunal lui confie Pru. Miranda se plante, parce qu’elle ne fait que bluffer : c’est en fait Ifeya, la mère de Dean, qui a un problème cardiaque.

Comme par magie, ce problème médical vient résoudre tous les problèmes et nous réconcilie tout le monde, ce qui est plus qu’improbable. Cela permet de mettre en place un crossover de plus, avec Ifeya prenant rendez-vous avec Maggie Pierce, et promet un changement radical à venir : Ifeya est prête à laisser sa petite fille à Miranda et Ben… mais pas à ce que Pru perde un autre père dans un incendie. Bref, elle refuse que Ben reste pompier. Ben écoutez, qu’il démissionne et quitte la série, ça me va moi, tant qu’on les voit encore dans les deux séries. Plus sérieusement, je pense qu’il finira dans la hiérarchie… même si ça ne lui correspond pas trop un job administratif. Peut-il redevenir chirurgien ?

Autrement, Maya rentre chez elle auprès d’une Carina toujours aussi parfaite avec elle. Elle est juste un peu trop parfaite étant donnée la situation : j’ai aimé voir Maya être capable d’expliquer clairement qu’elle avait besoin d’espace pour relâcher sa colère. J’ai l’impression que le personnage évolue comme ça, parce qu’il n’y a pas si longtemps, elle s’en serait prise à Carina. Ca reste douloureux de la voir face à l’échec, mais au moins, elle le gère correctement.

L’épisode se termine bien pour compenser : Sullivan se rend voir Natasha pour lui apprendre que Sullivan a un problème avec l’alcool. Alléluia, on avance. Ah, sinon, Andy se fait applaudir par la caserne 23 après un discours improvisé pas ouf. Good for her, comme on dit.

 

Grey’s Anatomy – S18E12

Épisode 12 – The Makings of You – 13/20
Je suis dérouté par cet épisode, mais je pense que c’est le but des scénaristes aussi. Ils s’aventurent vers un format un peu différent et reviennent à ce qui pourrait être le cœur de la série. Seulement, autant je le réclame d’habitude, autant le faire en séparant les personnages n’était pas la meilleure des idées. Je cherche encore à comprendre quel était le but de l’épisode pour du plus long-terme là.

Spoilers

Meredith prend un week-end off dans la cabane de Nick, Amelia le fait dans le Minnesota avec Kai et Maggie est forcée de le faire quand elle est malade et confrontée à sa mère biologique.

 


The one who wasn’t good enough to be approved.

Nick emmène enfin Meredith dans sa cabane dont il lui a tant parlé, et ça la force à se couper du monde. En tout cas, il est intéressant de savoir que Meredith en est toujours à utiliser des emails pour parler à ses sœurs, mais il paraît que c’est pour parler boulot. Bon, en tout cas, elle n’arrive pas à prendre de pause dans son boulot, mais c’est un vrai plaisir de l’entendre rire pour une fois. Elle est de toute évidence très heureuse dans sa vie, avec un mec qui est capable de lui faire prendre de vraies pauses.

Je crois que c’est l’une des premières fois qu’on la voit à ce point loin de l’hôpital et heureuse en dix-huit ans, non ? Bordel, dix-huit ans, cette série est majeure. Vous savez qui d’autre est majeure ? Charlotte, la nièce de Nick. Et elle débarque à la cabane alors que son oncle est en train de faire l’amour à Meredith, parce qu’elle avait la même intention que lui avec Silver, son copain du moment.

Le type pue l’erreur de jeunesse à travers l’écran, et c’est un peu sans surprise qu’on apprend que ce n’est pas son vrai nom. Oak/Silver a aussi réussi à convaincre Charlotte que quitter l’école serait une bonne idée. Ils sont donc prêts pour un voyage au Costa Rica, n’en déplaise à Nick. Bon, la rencontre avec Mer se passe vachement bien d’un coup.

Témoin de tout ça, Mer a toutefois des réactions bizarres, parce qu’elle trouve clairement tout cela très drôle. Elle nous révèle ainsi qu’elle a eu une période avec les cheveux roses (on n’a jamais su ça ???) pour voyager à travers l’Europe avec des mecs quand elle était jeune. Voilà une facette du personnage qui me fait rire… mais ça n’arrange rien pour Nick. Il est clairement énervé de savoir que Charlotte fait de la merde, et il aimerait le soutien de Meredith.

Ce n’est pas ce qu’il obtient, Meredith préférant se retirer et dialoguer un peu avec Charlotte pour la convaincre de parler elle-même avec Nick et lui faire entendre son point de vue. Bon. On ne va pas se mentir, ce n’était vraiment pas l’intrigue du siècle tout ça. Je suis content d’avoir vu un épisode plus tôt dans l’après-midi tout de même, parce qu’un certain nombre de personnages m’auraient manqué autrement.

Après, si l’intrigue familiale est soporifique, j’ai trouvé intéressant de voir le personnage de Nick évoluer, confier ses doutes à Meredith sur sa carrière et s’habituer à recevoir son opinion. C’est d’autant plus intéressant que Meredith fait de même : les scénaristes leur consacrent ainsi une vraie relation complète, et c’est vraiment une bonne idée. Cela ne m’empêche pas de penser qu’elle a fait trop vite son deuil d’Andrew, mais ça nous montre aussi une relation plus crédible que quand elle était avec lui…

Pendant ce temps, Amelia est de plus en plus heureuse aussi, notamment grâce à Kai. Il est temps toutefois pour leur collaboration de s’arrêter après une dernière journée à taper un article ensemble. Bon, personne ne se relit apparemment dans cette série, et Amelia finit par envoyer cet article beaucoup trop vite si vous voulez mon avis.

C’est aussi qu’elle veut profiter de cette journée à fond avec Kai, hein. Cela finit en drague lourde avec un passage sur scène pour Kai, parce qu’iel fait partie d’un groupe de rock apparemment. C’en est trop pour Amelia qui se comporte clairement comme une adolescente pendant la scène et qui finit par coucher avec Kai pendant toute la nuit, évidemment. Ce ne serait pas une intrigue amoureuse de Grey’s sans tout ça, et il était temps d’y arriver.

On apprend aussi à connaître Kai en même temps qu’Amelia ensuite, avec une rencontre avec ses plantes et ses désirs de ne pas avoir d’enfant. C’est intéressant, mais cette relation me laisse perplexe pour l’instant. Je n’arrive pas à complètement shipper, probablement parce que j’étais trop heureux avec Amelia et Lincoln et que je trouve tout ça trop rapide. J’aurais préféré voir Kai avec un autre personnage de la série, finalement. Jo, ça aurait été très bien, non ?

De son côté, Maggie est clairement malade, mais elle veut absolument s’occuper des neveux, même quand Winston se propose de le faire. Allez savoir pourquoi. La journée se transforme en une partie de cache-cache quand Ellis se planque, allez savoir pourquoi aussi, c’est une enfant après tout. Le problème, c’est qu’en faisant ça, elle permet à Zola de déterrer une boîte avec des affaires de sa grand-mère…

Et si les affaires sont juste tout à fait classiques à première vue, les choses se compliquent quand, au milieu de tout ça, il y a une lettre adressée à Margaret. Cela semble suggérer que c’est pour Maggie, sauf que… Maggie était censée être un secret ? Imaginez si Meredith avait trouvé cette boîte il y a dix-huit ans, déjà, et ensuite, imaginez ce que la lettre peut contenir. Ca laisse Maggie pleine de doutes.

J’aurais aimé avoir une lecture normale de la lettre, en revanche. À la place de ça, on voit Maggie aller dormir, lire la lettre avant et se retrouver en tête à tête avec Eillis. Quelle lourdeur ! L’actrice joue toujours aussi bien, mais je ne comprends absolument pas le besoin du dialogue entre elle et Maggie là. Franchement, j’avais l’impression désagréable d’être devant un épisode de… Charmed ? Au moins, ça me donne envie de reprendre la série dont j’ai déjà deux épisodes à voir là.

En attendant, son cauchemar permet à Maggie de parler pour de bon à sa mère, qui a encore quelques surprises pour nous, du genre, une volonté de se spécialiser en cardiochirurgie. Ca tombe bien, c’est ce que fait Maggie. Autrement, on découvre aussi qu’Eillis a choisi les parents de Maggie, mais elle a aussi choisi de ne surtout pas avoir de nouvelles d’elle.

Tu m’étonnes que Maggie finisse par faire des cauchemars en lisant les innombrables pages qu’elle a écrit sur elle. C’est d’une tristesse incroyable parce que l’épisode est construit autour d’une lettre que Maggie prétend ne pas vouloir finir de lire alors que… on sait très bien qu’elle le fera, de toute manière.

Et quand elle le fait, c’est une fois endormie grâce aux douceurs de Winston. Il est alors révélé qu’Eilis regrette tout de même de ne pas avoir réussi à faire se rencontrer Meredith et Maggie, parce qu’elles auraient pu être des sœurs, de vraies sœurs. C’est finalement ce qu’il se passe, bien sûr, mais ça, la mère ne le saura jamais. De toute manière, peu importe : la conclusion est claire, l’essentiel pour Maggie est d’avoir encore le souvenir de sa mère adoptive, qui est sa vraie mère. Son cauchemar peut ainsi se transformer en rêve, super.

Et l’air de rien, toute cette intrigue… finit par remuer Zola aussi. C’était assez malin de la part des scénaristes d’y penser : Zola s’interroge sur sa mère biologique. Nous sommes si habitués à la voir se comporter en mini-Meredith que nous ne sommes pas surpris de la voir prête à gérer une fausse chirurgie pour son frère… mais c’est important aussi de la voir se confier à Winston sur tout ça avant le retour de sa mère et d’Amelia.

Bref, l’épisode en revient en conclusion à ce qu’il nous disait en introduction : les gènes sont une part importante de nous et nous prédéterminent, mais bon, on est aussi nous-mêmes. Et Maggie est ainsi prête à brûler la lettre que sa mère souhaitait lui adresser maintenant qu’elle l’a lue, parce que c’est une partie d’elle qu’elle a su trouver à présent et dont elle n’a plus besoin. Mouais. Moi, j’avais de nouveau l’impression d’être devant Charmed avec ces trois sœurs qui nous brûlent une lettre. Manquait plus que la formule magique.