Station 19 – S05E06


Épisode 6 – Little Girl Blue – 15/20
Je ne suis pas vraiment satisfait de la manière dont certaines choses sont gérées, mais c’est peut-être aussi parce que j’enchaîne les épisodes aujourd’hui et que je n’ai pas le recul nécessaire pour digérer ce qu’il s’est passé juste avant. C’est un bon épisode de la série, j’accroche toujours autant aux personnages, mais certaines décisions des scénaristes semblent aller à l’encontre du bon sens pour nous amener où ils le souhaitent. Bizarre.

Spoilers

Thanksgiving est un peu un désastre juste après la mort de Dean.


Where’s daddy ?

Oh, ce début d’épisode ! C’est atroce de voir Victoria dans sa chambre d’hôpital comme ça. Elle est clairement en pleine déprime à cause de son deuil, et malgré la présence de toute sa famille de collègues auprès d’elle. On ne voit pas ses parents, il me semble, c’est abusé. Maya et Carina semblent mettre du temps à passer, c’est bizarre aussi. Et le plus abusé ?

PAS UN PUTAIN DE MOT SUR LA MORT DE DEAN ????

OK, on voit les pompiers en uniforme, on comprend que son enterrement a eu lieu… mais… mais… Et les gens qui ne regardent pas Grey’s ? Ils apprennent sa mort au détour d’une conversation entre Andy et Ben, qui débarque avec Pru à la caserne. C’est l’occasion d’une scène bien triste où la petite voit une photo de son père et où Andy doit lui expliquer que bon, il est mort, sans utiliser ce mot-là. C’était efficace. On apprend aussi dans la scène que les parents de Dean souhaitent récupérer la petite. Et attendez, on n’est pas à l’abri d’un retour de JJ à un moment, aussi.

Autrement, dans cette caserne, Jack est déprimé lui aussi. J’avais oublié son existence dans Grey’s, encore. C’est Vic qui s’occupe de lui dire qu’il faut qu’il arrête de se morfondre et qu’il se bouge, et je trouve ça dingue que ce soit encore à elle de s’occuper de Jack. On aurait pu perdre Jack, ça aurait été moins douloureux, sérieusement.

Bon, Vic est en galère quand même. Elle sort enfin de chez elle pour se rendre à la fête de Thanksgiving de la caserne 19, où tout le monde s’inquiète pour elle et pour son cœur. Ce n’est pas évident pour elle, parce qu’elle a une montre qui indique son rythme cardiaque, et elle a plein de collègues pour l’énerver. Elle a aussi Pru pour lui rappeler que Dean est mort, quoi, parce que la gamine passe son épisode à réclamer son père, forcément.

La bonne nouvelle pour compenser cet arc catastrophique qui nous force à dire adieu à Dean ? C’est un épisode de Thanksgiving, une semaine en avance, donc il y a une dinde et j’ai enfin un point de Bingo Séries. Je vais finir par avoir tous les points improbables et difficiles. J’ai même vu plusieurs dindes dans l’épisode, eh !

Ben oui, Andy prépare la sienne pour sa caserne. Son capitaine a survécu à l’épisode précédent, mais il est en arrêt, alors c’est elle qui le remplace temporairement, et tant pis si ça ne plaît pas à Duval. J’aime bien le fait qu’on nous développe toute une autre caserne l’air de rien. C’est souvent artificiel de les voir gérer les mêmes cas que la 19, mais ça fait de nouveaux personnages et dynamiques. Et puis, j’adore la relation entre Theo et Andy.

Theo l’aime peut-être un peu moins dans cet épisode, par contre. Andy est en effet insupportable quand elle l’entend dire que Vic s’inquiète de voir JJ débarquer. Je ne suis donc pas le seul ! Andy se projette aussitôt en Pru et ça l’énerve, et elle passe ses nerfs sur Theo… jusqu’à ce qu’elle rende compte qu’elle est à nouveau dans un cas typique de « hystérique/historique ». C’est un concept qui résume vraiment bien Andy, espérons que ça puisse la faire grandir. Et en attendant, ça fait grandir aussi Theo qui peut enfin évacuer son malaise de savoir que Dean était amoureux de Vic.

Comme c’est Thanksgiving, on a aussi droit à une avancée sur l’intrigue concernant la famille de Travis. Je n’en peux plus d’en bouffer à chaque épisode, alors j’étais plutôt content que ça explose enfin : Paul, le père de Travis, finit par s’énerver contre son fils et révéler qu’il est gay et amoureux d’un homme. Au beau milieu de la caserne. Devant sa femme, et devant Vic qui, comme toujours, a les meilleures réactions. Voilà donc Vic qui explose de rire.

Pas de bol pour Travis, il doit à présent gérer sa mère, et elle lui en veut d’avoir poussé son père à tout balancer. Oui, elle savait bien qu’il y avait des soucis dans leur couple, mais elle ne voulait pas savoir quoi exactement. Certes. Shoot the messenger. C’est un classique. C’est finalement une occasion pour Vic d’évacuer un peu ses propres tensions : en feignant de comprendre la mère de Travis, elle peut ainsi faire entendre à Jack qu’elle n’est pas ravie du fait que tout le monde savait pour Jack et elle.

Même Diane, d’ailleurs. C’est plutôt intéressant de la voir passer dans l’épisode juste pour partager une scène avec Vic. Bien sûr, ça fonctionne à fond de les voir échanger sur Dean, et j’aime particulièrement que les scénaristes se souviennent aussi de Ripley. Bien sûr que Vic a le droit de gérer ses deuils très différemment, bien sûr que la mort de Ripley est plus importante que celle de Dean dans sa vie. La douleur est là quand même. Diane est vraiment un chouette personnage.

C’est dommage qu’elle reparte si vite, parce qu’elle aurait pu faire du bon boulot avec Travis aussi. Lui est dépité de savoir que son père a été un connard à son mariage en ne venant pas alors qu’il est gay, dépité de voir qu’Emmett comprend son père et dépité d’avoir à faire face aux excuses de son père. Les excuses ont lieu devant Miranda, présente pour Thanksgiving, et c’était sympa de les voir ensemble.

Miranda et Ben étant là tous les deux, on a aussi une scène vraiment sympa de babysitting pour Maya. Inutile de préciser que Maya est une catastrophe quand il s’agit de s’occuper de Pru, mais eh, Carina est génialissime en babysitting. Y a-t-il un truc dans lequel elle n’est pas géniale ? La scène était top, même si c’est un peu frustrant de n’avoir qu’une vraie scène entre elles. Quand on les retrouve, Carina essaie de consoler Jack qui n’est vraiment pas doué en cuisine.

Il passe son épisode à tenter de se changer les idées de la mort de Dean, et ça donne des scènes où il foire ses plats… Au point de laisser la dinde cramer dans le four. Cela nous lance une alerte incendie au beau milieu de la caserne, et c’est marrant de voir des pompiers être si dépassés par la situation et se prendre l’eau de l’alarme anti-incendie dans la gueule, pour rien.

Cela mène à une vraie bonne scène où tout le monde peut passer à l’étape suivante dans son deuil, et particulièrement Jack. Il passe ainsi d’un fou rire de voir Beckett glisser et pourrir encore un peu plus le repas déjà gâché en le foutant au sol à une crise de larmes, parce que bon, Dean est mort. Quand même. Pour Thanksgiving, le repas n’est pas gâché, avec Andy et Theo qui débarquent finalement juste à temps avec plein de bouffe.

De son côté, Ben a eu le temps de faire son deuil de Dean apparemment. Pourtant, les deux personnages étaient sacrément proches. Dans cet épisode, il a tout à fait autre chose à gérer avec Ingrid, la folle qui est amoureuse de lui, qui fait appel aux pompiers une fois de plus car elle pense sentir de la fumée. Comprenant bien qu’elle a besoin d’aide et de ne pas rester seule, Ben fait tout ce qu’il peut pour lui venir en aide, et il l’invite au repas de Thanksgiving.

Si ça semble faire marrer Bailey plus qu’autre chose, ça n’empêche pas qu’Ingrid a vraiment besoin d’aide. Quand elle comprend que Ben est marié, elle se sent mal, au point d’envisager de se suicider. Ben nous prouve que le protocole Crisis One a de beaux jours devant lui, puisqu’il parvient à la récupérer et l’empêcher de sauter du toit de la caserne, quand même. Elle est ensuite emmenée à l’hôpital et hop, on peut passer à autre chose.

Il ne reste plus que le repas de Thanksgiving, avec le père de Travis qui reste, d’ailleurs. Si la journée a été un désastre complet, Maya se rend compte que finalement, elle veut un enfant, parce que quand elle avait un enfant dans les bras, tout allait bien. C’est mignon. Moins mignon est le désastre suivant : le père de Dean passe à la caserne pour récupérer Pru, et il refuse de l’appeler ainsi, n’en déplaise à Andy. Les scènes sont particulièrement dures, avec Bailey qui voit ce qu’elle craignait se concrétiser bien vite et Vic qui parvient enfin à prendre Pru dans ses bras juste pour finalement la voir partir.

Cette enfant qui fait un signe de la main en guise d’au revoir à tout le monde en partant ? J’avoue, déchirant. Ils sont forts.

 

Grey’s Anatomy – S18E05

Épisode 5 – Bottle Up and Explode ! – 16/20
Le déséquilibre est total dans cet épisode qui ne sait pas exactement ce qu’il souhaite être. C’est un crossover qui devrait laisser toute la place à son spin-off mais ne peut pas le faire, et ça fait qu’on passe d’une intrigue à l’autre sans jamais réussir à savoir où l’on en est exactement. Franchement, les émotions ne sont pas autant au rendez-vous que ce qu’elles devraient être, et c’est entièrement à cause du passage d’une intrigue à l’autre. Habituellement, ça me pose moins de problème, mais là, vraiment… ça se sent dans la critique, je ne le cacherai pas : ça m’a énervé.

Spoilers

Une explosion de gaz amène des pompiers à l’hôpital, Megan fait opérer son fils, Meredith et Amelia embauchent sans prévenir.



There’s a dead person in there.

Alors, après l’épisode de Station 19 que je viens juste de voir, je vais avoir du mal à me concentrer sur cet épisode. Je sais que c’est supposé être un crossover, mais je sais aussi qu’il y a plein de personnages à gérer dans cette série alors bon. Ca ne manque pas : on commence par Meredith, Amelia et Maggie chacune en train de flirter à leur manière. C’est évident dans les échanges de SMS qu’ont Meredith et Maggie, mais un peu moins pour Amelia qui se retrouve attirée de manière inattendue par le Minnesota.

De son côté, Owen continue son intrigue militaire pas bien passionnante, sans savoir que son neveu est dans l’hôpital. Pourtant, Megan est hyper inquiète. Malheureusement pour elle, au moment où elle souhaite parler à Teddy et Owen de ce qui lui arrive (si je comprends bien), l’explosion de gaz de l’épisode de Station 19 secoue l’hôpital et fait peur à tout le monde. C’était une bonne idée de nous concentrer dans la même pièce tous les anciens soldats pour bien nous montrer le trauma et les réflexes qu’ils ont.

Des réflexes, Hunt en a : avant même de savoir ce qu’il s’est passé en ville, il organise immédiatement tout le protocole de l’épisode pour pouvoir sauver un maximum de patients qui, selon lui, ne tarderont pas à arriver. Il en arrive même à recruter sur le tas ses propres patients pour gérer le centre de triage de patients. C’est n’importe quoi, et même si Teddy essaie de lui faire comprendre, Owen est en plein PTSD et ça ne marche pas.

De son côté, Megan est terrifiée après l’explosion pour la vie de son fils. Par conséquent, elle décide de rester à son chevet PENDANT l’opération. C’est une idée de merde, mais Cormac et Winston la laissent finalement faire… Je ne vois vraiment pas pourquoi.

Si j’ai eu peur qu’on mette un certain temps à avancer dans l’épisode vu tout ce qu’il s’est passé entre deux explosions dans Station 19, j’étais soulagé de voir qu’en moins de dix minutes, il était question de la deuxième explosion. Finalement, les patients de la première explosion ne sont pas arrivés au Grey Sloan Memorial Hospital, d’ailleurs. Après une rapide scène où Jo et Linc s’inquiétaient pour les enfants, on a donc pu enchaîner sur l’arrivée de Vic à l’hôpital.

Même s’il était question de Vic prenant conscience que Dean était possiblement amoureux d’elle (bordel, il était temps), j’ai bien aimé avoir moins l’impression que ce crossover forçait à regarder Station 19. Au contraire, quand on voit le suspense mis en place autour de l’arrivée de pompiers à l’hôpital et du personnage de Miranda inquiète pour Ben, je trouve que c’est plutôt bien dosé. Par contre, vraiment, voir l’ambulance arriver à l’hôpital sans les sirènes là.

Je n’arrive pas à croire que je sois passé à côté d’un tel spoiler. Tant mieux, en vrai, mais… Bordel, je suis dégoûté. Comment ça, Dean est mort ? J’ai l’impression de revivre le coup de Deluca l’an dernier, ça n’a aucun sens. Faut qu’ils arrêtent de nous faire des crossovers comme ça, surtout que c’est impossible de gérer correctement le décès d’un personnage d’une autre série dans celle-ci, en nous mettant en parallèle d’autres intrigues plus légères là.

Certes, on suit le deuil de Ben et la gestion de Pru (putain, ils osent tuer Dean, sérieusement ?) qui devrait être adoptée par Ben et Bailey selon les volontés de Dean, mais tout de même, ça sonne faux de passer d’Andy et Travis apprenant la mort de Miller (ce n’est pas sérieusement sérieux ?) à Megan chantant pour son fils là. J’en ai rien à foutre du fils de Megan, pardon. Je vous la fais courte : elle chante à son fils parce que Cormac et Winston sont sympa avec elles, mais ils veulent qu’elle se taise, quoi.

Et moi aussi. Rendez-moi les autres intrigues, elles sont plus intéressantes. On se retrouve avec Schmidt qui s’occupe de Vic, encore, le pauvre. Enfin… La pauvre, en vrai. Travis vient la voir pour lui annoncer la mauvaise nouvelle, et c’est horrible, parce qu’elle est encore droguée et à parler de l’amour que Miller lui porte… mais c’est quand même pour Theo qu’elle s’inquiète en premier. Au moins, les scénaristes sont fidèles au personnage sur ce coup-là, Miller avait un amour à sens unique. Je suis content qu’on ne nous réécrive pas cette histoire ou le personnage de Vic… Par contre, vraiment, la mort de Miller, c’est nul, surtout que ça se fait dans cette série au lieu d’être dans la sienne.

Et j’insiste, ça se fait du coup entre deux intrigues qui n’ont rien à voir, et c’est abusé. Owen est clairement en plein PTSD, et il n’y a que Teddy pour vraiment s’en rendre compte. Pourtant, Jo le croise à un moment… mais elle ne fait rien pour le prendre en charge et le laisse déambuler dans l’hôpital comme si de rien n’était. C’est plutôt sympathique comme intrigue, dans un autre épisode, j’aurais même trouvé ça génial de voir ce discours sur les stress post-traumatiques et les manières de les gérer, seulement, ben… Dean Miller, quoi.

Pour en revenir à la mort de Miller donc, il y a toujours la question de Pru, et surtout de ceux qui vont devoir l’adopter. On a ce grand problème de l’existence de grands-parents qui risquent bien de la récupérer même si Miranda et Ben l’adoptent, et ça, c’est trop pour Miranda. On redécouvre qu’elle a toujours eu envie d’une petite fille, mais la peur de devoir s’en séparer plus tard est trop forte pour elle.

Bien sûr, ce n’est pas l’avis de Jo, hein, et ce n’est pas non plus celui de Bailey quand elle finit par retrouver Pru en fin d’épisode. J’ai trouvé ça vraiment peu habile comme manière de gérer les choses cette arrivée de Pru, d’ailleurs.

Dans tout ça, l’épisode manque très clairement de Theo. Si Andy a pu se libérer pour venir à l’hôpital, il devrait être là, merde. J’ai aimé les scènes avec Travis s’inquiétant pour elle, hein, mais… Sérieusement. Et puis, Travis qui dit que Dean et Vic étaient plus proches que des frères et sœurs, ben non, quoi, c’est Travis et Vic qui sont plus proches. J’ai détesté voir les scénaristes être timides sur la scène où Vic apprend la mort de Dean. L’actrice est largement capable de gérer ce genre de scène normalement et ça aurait été marquant pour évacuer notre deuil – là, on a juste une crise cardiaque de plus pour elle, mais bien sûr qu’ils n’osent pas aller jusqu’à la tuer aussi. J’étais par contre surpris de ne pas avoir une scène où les fantômes se croisaient, dites.

J’ai aimé tout de même que Travis puisse se confier à Levi, ça faisait une bonne scène entre eux. Et puis, au moins Theo est aperçu dans l’épisode, pas comme Maya laissée de côté alors que c’est Dean. Et c’est Vic. Je suis énervé. Même la patiente de Carina est juste aperçue à l’arrache avec Jo, c’était bizarre.

L’équilibre était compliqué pour ce crossover, donc. Je n’accroche toujours pas à l’intrigue de Megan, qui se rapproche de plus en plus de Cormac. Son fils est sauvé, Owen et Teddy s’occupent d’elle en fin d’épisode, tout ira bien pour elle, mais je ne sais pas ce qu’elle fait de retour dans la série, franchement. J’ai l’impression qu’elle prend du temps d’écran à d’autres personnages – j’aurais préféré plus de scènes pour Levi, pour Hellm, pour Jo (qui demande à Link de s’occuper de Luna en cas de problème), savoir où exactement était Maggie (pas grand-chose à faire de Winston/Richard qui sympathisent)… mais bon, il faut se faire une raison.

Et je n’ai pas réussi de tout l’épisode. D’ailleurs, comme vu au début d’épisode, Amelia et Meredith sont dans le Minnesota, donc très loin de cette intrigue. C’est bien dommage, parce que ça casse vachement le rythme du trauma, du stress et du crossover. Je veux dire, c’est une intrigue intéressante, mais pas à ce moment-là, quoi. En plus, ça nous ramène encore Tom Koracick. Fallait pas se sentir obligé.

Il est bien sûr détesté par les nouveaux collègues de Meredith et Amelia, parce qu’il y a un passé douloureux entre Tom et le nouveau boss de Meredith, là. Et bien sûr, Meredith et Amelia ont recruté quelqu’un sans en parler à personne avant, parce que c’est bien connu que c’est comme ça que ça se passe. Bon, après, le passé douloureux, c’est juste que Tom a couché avec la fille d’Hamilton. On se croirait dans une cour de récréation. Bon. D’accord, le monde adulte est parfois comme une cour de récréation, m’enfin, quand même, il est question de guérir Parkinson en théorie.

Cela énerve Meredith de voir Hamilton avoir un tel orgueil, au point de refuser de mettre de côté sa vie perso malgré les enjeux. Elle prend donc conseil auprès de son mec, et ça permet une scène vraiment sympathique. Ils vont bien ensemble. Et Meredith parvient à gérer Hamilton finalement, en papotant un peu sur Eillis. On nous rappelle ainsi qu’elle a eu ses premiers symptômes d’Alzeihmer en 2003… bordel, c’était juste avant le début de la série. Nous sommes vieillissants.

En attendant, c’est Amelia qui a ramené Tom et donc une partie de sa vie privée dans ce labo. Dès lors, c’est sans surprise qu’elle peut parler de sa vie privée avec Kai, qui s’inquiète de savoir si Amelia est célibataire, et inversement. C’est trop rapide tout ça, je veux encore une réconciliation entre Lincoln et Amelia moi. Tout ce qu’on a pour l’instant, c’est Meredith vraiment heureuse en amour. Et ça fait plaisir à voir, sérieusement, c’est une bonne idée d’avoir ramené ce personnage qui n’a plus rien à voir avec l’hôpital pour être le love interest de Mer.

 

Station 19 – S05E05


Épisode 5 – Things We Lost in the Fire – 19/20
J’étais venu pour un petit épisode pépère histoire de continuer mon #WESéries plutôt tranquillement, je me retrouve avec un épisode que je n’ai pas vu venir du tout et qui m’a pas mal baladé tout du long malgré l’utilisation de clichés que j’aurais dû voir venir à des kilomètres. Je pense que ça en fait un très bon épisode, me confirmant aussi que je suis plus attaché que je ne l’imaginais à certains personnages.

Spoilers

Une grande explosion de gaz va se transformer en intervention vraiment à risque pour la caserne 19.


You’re my brother and I love you, OK.

Quoi de mieux pour un samedi matin de WESéries que d’avoir quatre épisodes de séries Shonda Rhimes à dévorer ? Au moins, les premières minutes du challenge vont être rapides à trouver grâce à ça. Par contre, pour rédiger la critique, je ne suis pas encore réveillé et ça se sent, je me suis laissé dépassé dès les trois premières minutes, m’obligeant ainsi à faire pause. Tss.

L’épisode commence donc assez naturellement, c’est-à-dire comme à peu près chaque semaine par des scènes où les couples font l’amour. Il n’y en a plus tant que ça après, on a ainsi Maya et Carina, puis Vic et Théo. Ces derniers se connaissent déjà depuis un an (bordel, le temps passe vite), mais hors de question de fêter ça pour Vic qui a une malédiction familiale lui interdisant de fêter un anniversaire avant le mariage. Super. En parlant mariage, l’ambiance est un peu moins torride dans la pièce d’à côté, même si Emmett ne porte que son caleçon (il fait ça dans tout l’appart malgré Theo et Vic apparemment) : Travis est obnubilé par ses parents au point de ne pas écouter son copain pas ravi de voir la photo de l’ex-mari de Travis tous les soirs, matins et fois où ils font l’amour. Soit.

Pour ceux qui ne sont plus en couple, on se retrouve à voir Andy gérer la fille de Dean et Jack qui attend Carina à la caserne. Carina est occupée, après tout. Il a tout de même du divertissement, Jack, puisque dès que Ben entre dans la caserne, il est suivi par Ingrid, la femme qui veut clairement le foutre dans son lit juste parce qu’il est un pompier. C’est marrant à voir, mais connaissant Shonda Rhimes, si on la voit trois épisodes de suite, c’est vraiment parce qu’elle va être une psychopathe à la fin.

La conversation sur cette cinglée potentielle entre Jack et Ben est de toute manière interrompue par l’arrivée de Carina et de sa grande idée pour justifier son rôle dans la série : ouvrir une clinique à la caserne. La tarée du début d’épisode lui donnera probablement raison, mais franchement, je ne vois pas trop en quoi c’est une bonne idée. Après, tant qu’on me file des scènes avec Carina, j’approuve, surtout qu’elle m’a fait encore bien trop rire à engueuler Jack qui n’allait pas assez vite à accoucher de l’idée qu’ils avaient eu ensemble auprès de Ben, qu’ils veulent bien sûr recruter aussi.

Dans les intrigues de l’épisode, nous retrouvons à nouveau l’idée de Crisis One, qui permet à Vic de prendre conscience qu’il y a un souci entre elle et Dean. Elle doit en effet vérifier les plannings pour Diane et ça lui permet de voir que Dean est en train de se retirer de son grand projet. Et pire que ça encore, il envisage de déménager à Oakland sans lui en avoir parlé. Ouais, bon, meuf, c’est un grand garçon, il ne te doit rien non plus. J’ai eu du mal à la suivre là.

Elle se retrouve à se plaindre à Travis et Maya, mais de toute manière, ils ont tous les deux d’autres problèmes à gérer – et surtout Travis. Comme chaque fois qu’il a un problème, il ne pense qu’à lui et à ce qu’il se passe avec Emmett, et du coup, ça le fait chier d’écouter les autres. Bref, il se retrouve à s’engueuler avec Vic qui n’apprécie pas trop de constater qu’elle n’est pas écoutée par Travis parce que sa famille à lui explose quand la famille de Vic à la caserne explose elle aussi. Mouais.

Ce n’est vraiment pas la même chose, je suis d’accord avec Travis… même si je comprends aussi le point de vue de Vic. Elle essaie ainsi de trouver des solutions pour que Dean reste tout en faisant en sorte que son idée de Crisis One s’exporte bien… Et ça se termine par Dean lui proposant de traverser le pays avec lui. C’est naze putain, il est censé déménager pour oublier Vic, faudrait savoir !

Elle aussi est perdue par cette proposition, parce qu’un an plus tôt, Dean la dégageait de chez elle, au cas où elle rendait les choses trop confuses pour sa fille. Faudrait savoir. En tout cas, ça nous mène à une bonne scène où Vic déclare qu’elle ne déménagera pas et où Dean annonce son départ, sans regret puisqu’il lui a demandé. J’aurais dû à partir de cette scène me douter de ce vers quoi on se dirigeait pour cet épisode, mais ils m’ont totalement baladé parce que c’est un épisode 5, pas une mi-saison bordel.

En parallèle, à la caserne 23, le capitaine d’Andy découvre qu’elle est la seule femme de la caserne, et c’est un problème pour le département. Partant de là, on leur confie une nouvelle recrue, Duvall. C’est une femme qu’il faut intégrer à l’équipe comme Andy le pourra pour rétablir un peu une ambiance plus normale au sein de cette caserne très sexiste. Moui, je ne suis pas hyper convaincu par l’idée.

Enfin, il faut bien sûr parler aussi de Sullivan qui en est à travailler la communication du Fire Department et… bordel, c’est la catastrophe les affiches qu’on lui propose ! Et le nouveau capitaine qui se moque de lui, était-ce vraiment nécessaire ? Probablement. Cela permettait d’établir qu’ils ne s’aimaient pas, ce qui était important pour la grosse intervention de l’épisode.

Les pompiers sont appelés pour faire face à l’explosion gigantesque d’une maison qui fait trembler toute la caserne (Carina m’a tellement fait rire à rester toute seule). Sur place, ils découvrent que c’est une conduite de gaz qui a explosé suite à des travaux, mais Sullivan découvre surtout que son capitaine n’a pas envie d’écouter ses (bonnes) idées, le laissant faire du triage entre les victimes. Pas passionnant.

Il est en tout cas évident que tout ça risque de déraper assez vite, exactement comme la relation entre Andy et sa nouvelle protégée. Cette dernière n’apprécie pas tellement de l’être quand Andy lui dicte sa manière de se comporter, lui demandant de ne pas rire aux blagues sexistes de son collègue. Assez vite, ça se tend entre Andy et Duval alors qu’elles sont appelées avec le reste de la caserne 23 pour se rendre sur le lieu de l’explosion de gaz.

Ils arrivent pile à temps pour le pire moment de l’épisode : celui où Vic se prend une ligne haute tension dans la gueule. Fragilisé par l’explosion, le poteau qui soutenait ce câble tombe. Le choc nous fait tomber Vic inconsciente en haut d’une grande échelle, devant Dean et Theo. Ce dernier est moins rapide que Dean comme il vient juste d’arriver cependant : c’est donc Dean qui se retrouve à monter la grande échelle et lui faire du bouche à bouche.

Il sauve de justesse Vic qui part aussitôt à l’hôpital, sans pour autant que le reste de la famille semble particulièrement se soucier d’elle maintenant qu’elle est en vie. Maya et Sullivan sont plus préoccupés par le gaz qui risquerait de faire péter d’autres maisons dans le quartier. Bon, ils ont probablement raison cela dit, et même leur nouveau capitaine le reconnaît. Les voilà donc partis pour gérer leur propre intrigue de leur côté, devant éteindre un incendie pour couper le gaz. Cela n’a pas l’air des plus simples et pourrait vite partir en vrille aussi.

Pendant ce temps, quand même, le reste de la caserne s’occupe un peu de Vic. Blessée quasi mortellement, elle est amenée au lieu du triage elle aussi, et c’est donc à Travis de s’occuper d’elle. Allez, prends toi dans la gueule la dispute du matin, hein. Consciente, Vic a le temps de dire à Dean qu’elle l’aime comme un frère (BIM), d’embrasser Theo qui retourne au boulot et de papoter avec Travis.

C’est plutôt une bonne chose, surtout quand Emmett arrive à son tour, prévenu par Carina de ce qui est en train de se passer. En effet, Carina est appelée sur le lieu de l’intervention parce qu’elle n’est pas si loin à pied, qu’il y a un embouteillage monstre et qu’il faut s’occuper d’une femme enceinte. Carina et Emmett se rendent donc sur place pour prêter main forte aux pompiers.

C’est une bonne chose, hein, puisqu’Emmett peut aider à prendre soin de Vic qui fait en sorte que Travis lui déclare bien son amour. C’était mignon comme tout, et c’est le genre de scène nécessaire au milieu d’un épisode qui joue très sérieusement avec nos nerfs. Non, parce que Vic est à peu près tirée d’affaire, mais une nouvelle maison explose à cause d’une porte ouverte un brin trop tôt.

Cela nous laisse le capitaine d’Andy dans de sales draps mais surtout, surtout, ça nous laisse Dean inconscient et dans de très mauvais draps. C’est Jack qui le trouve et donne l’alerte, mais… mais… Pardon ? Dean est en arrêt cardiaque dans le camion le menant à l’hôpital, avec Ben faisant tout ce qu’il peut pour le sauver. Vic puis Dean dans le même épisode ? C’est trop, là.

Non ? Non, non, non. Je n’ai pas toujours aimé le personnage de Dean, les scénaristes ne savent plus du tout quoi en faire depuis un an, il m’a beaucoup trop saoulé avec Vic, mais hors de question qu’on le perde. C’est un personnage avec tant de potentiel, et un acteur que j’aime bien quand même. Ben refuse d’arrêter le massage cardiaque, mais ça semble quand même assez sans espoir. Même dans le camion de la 23 on comprend bien que c’est la merde, avec tout le monde qui fond en larmes suite à une journée difficile.

Finir l’épisode là-dessus, ça devrait être interdit. Et en même temps, les scénaristes qui font encore tout tourner autour d’Andy en cette fin d’épisode, ça devrait être interdit aussi.

 

The Rookie – S04E07

Épisode 7 – Fire Fight – 14/20
Ce n’est toujours pas ça pour cette saison qui ne parvient plus du tout à me surprendre. Au contraire même, j’ai l’impression d’avoir deux coups d’avance sur l’intrigue parfois, c’est frustrant comme tout. Peut-être que je suis retombé dans mon ras-le-bol des séries procédurales à force d’en voir ? Ou peut-être, juste peut-être, que la série n’est plus aussi en forme maintenant qu’elle foire l’évolution d’un paquet de personnages – et en laisse de côté d’autres, soit dans leur évolution… soit carrément parce qu’ils sont absents de l’épisode sans raison.

Spoilers

Fred était-il vraiment le serial killer ? Personne ne peut y croire, hein.


That’s because you’re perfect. The rest of us are just humans.

Bailey est la seule blessée suite à l’énorme explosion de l’épisode précédent, et elle n’est pas encore prête à accepter la mort de Fred. Cette mort est très claire : il n’est pas le coupable qu’Angela recherchait. Je continue de soupçonner l’autre type de l’épisode précédent, moi. Franchement, depuis quand les serial killers se tuent de la même manière que les victimes qu’ils prennent plaisir à tuer, hein ?

Bon. Si Fred ne survit pas, Bailey survit bien sûr. John en profite pour prendre un jour de congé, persuadé que l’enquête sur le serial killer est terminé et que Nyla prend son relai pour aider Angela à boucler la paperasse sur cette affaire. Je remercie fortement Bailey d’avoir voulu absolument un canapé à son retour chez elle malgré sa blessure, franchement. Malheureusement, elle n’a pas bougé quoique ce soit sur le canapé et même quand Lucy a promis qu’elle ferait le ménage, ça n’a pas été le cas.

La pauvre Bailey a été détournée dans son deuil et son étape de réarrangement de toute la maison en même temps. Ce n’est pas de sa faute : en passant des coups de fil pour annoncer la mort de Fred, elle découvre qu’il a finalement un alibi pour l’un des crimes dont on l’accusait, puisqu’il était à l’hôpital. Il n’en faut pas plus pour que John annule son jour de congé, parce que ça se fait si vite, c’est bien connu.

Il redébarque donc au boulot avec la théorie que Fred a été accusé en vain et invite au passage le voisin que je soupçonne depuis le début. D’accord, je croyais que c’était un collègue de Fred et Bailey, mais il a la tête parfaite pour le serial-killer. Et puis, sérieusement, on le voit deux épisodes de suite et on nous dit maintenant qu’il est fan de Bailey au point de lui acheter des chocolats ? Bien sûr qu’il est coupable. Je ne comprends pas comment Angela ou Nyla peuvent passer à côté de ça.

Elles passent pourtant à côté de ça, se concentrant sur d’autres choses comme les victimes ayant survécu ou des travaux effectués chez Fred la veille de l’explosion. Bon, au moins, en vérifiant les travaux en question, John se rend compte qu’il a une piste sérieuse : Marcus, le voisin. C’était évident : il a une marque dans le dos correspondant justement à ce que la victime avait vu.

Le problème, c’est que John n’est ABSOLUMENT pas discret quand il se rend compte de ça ET qu’il se laisse renverser par une voiture en restant au milieu de la rue pour téléphoner (à Angela ?). Bref, il est bon pour être la prochaine victime du tueur en série. Celui-ci va clairement se faire griller (sans mauvais jeu de mot) par contre, parce que là, ça réduit vachement le rang des suspects. Marcus a donc évidemment tout un plan pour s’enfuir après un dernier coup où la victime serait Nolan. Forcément.

Si toute l’intrigue est prévisible, elle reste agréable à regarder. Ce ne doit pas être agréable pour John, par contre : après la voiture, il se prend du spray sur la gueule à deux reprises, se fait éclater la jambe et est forcé de s’enfuir pour sauver sa vie alors que le meurtrier se fait plaisir à le chercher un peu partout dans un immense entrepôt. La chasse est un truc qui excite ce serial killer, donc. Pas très original comme idée, mais efficace pour créer des scènes avec un chouilla de suspense. Bon. Il y a quand même eu un moment où je n’ai pas bien compris pourquoi John se jetait sur un flingue en passant du MAUVAIS côté pour le récupérer.

L’idée était d’ajouter un moment stressant où il manquait de se faire tuer et d’ajouter du temps à cette course poursuite, avec des plans sympas sur le bâtiment où cette course poursuite avait lieu. Marcus est un très bon acteur pour nous vendre cette intrigue heureusement. La course poursuite finit ainsi par s’inverser : John trouve des ciseaux et nous plante Marcus dans le ventre. À ce stade, ça devient plus comique qu’autre chose de voir Marcus tenter de s’enfuir en boîtant, John tout aussi boîtant le poursuivant.

Le suspense continue un bon moment tout de même, surtout quand Marcus se trouve une autre arme. Malgré tout, le sort s’acharne sur Marcus : Nolan est trop malin et a été sous-estimé, clairement, ce qui lui permet de s’enfuir et de trouver à la fois la voiture et le téléphone de Marcus. Avec le téléphone, il appelle le 911 pour se signaler. Avec la voiture, il éclate la tronche du serial-killer exactement de la même manière que ce qu’il faisait avec ses victimes.

C’était efficace ce petit plan avec le flic qui s’effondre à côté de l’homme qu’il vient d’arrêter, et le côté héroïque de John est sauf avec cette intrigue. Il se réveille à l’hôpital où Angela et Nyla le félicitent sans se rendre compte à quel point elles sont passées à côté de Marcus, ou en tout cas sans l’évoquer. Bailey les rejoint, les flics disparaissent littéralement de l’écran et tout est bien qui finit bien pour ces deux-là.

Pendant ce temps, Lucy et Tim en sont encore à parler de leur pari de la chasse au trésor. C’est très enfantin comme manière de gérer les choses, mais ça leur correspond bien… contrairement au Sergent Grey qu’ils embarquent dans cette histoire. Là, c’était juste abusé. Il a perdu toute autorité depuis la saison 1, c’est dingue : il était censé être leur boss un peu flippant et le voilà à gérer les gamineries de ses flics.

Bon, c’était marrant de les voir chercher une manière de se départager quand Grey les dit ex-aequo, même si la manière finalement trouvée est un peu ridicule. J’ai bien aimé l’idée du pari qui continue de toute manière, et je me suis douté que ça tournerait en faveur de Tim quand on a su ce qui les départagerait : des arrestations au hasard. Lucy doit trouver une incitation à la prostitution, ce qui est plutôt simple par rapport à Tim devant gérer des attaques sur le matériel permettant d’arrêter des incendies. La théorie est là. La pratique nous rappelle qu’on a un serial-killer pyromane, tout de même.

En attendant que ce pari soit gagné, on a droit à tout un épisode plutôt comique où Tim et Lucy remontent toute une chaîne de femmes au foyer désespérées en train de commettre toutes sortes de crimes. Chacune en balance une autre avec chaque fois un crime plus grave.

Avec Tim sous couverture en tant que tueur à gage, Lucy passe à ça de réussir le pari, bien sûr, mais on sent bien que les scénaristes ont surtout envie de leur donner une intrigue très fun (et une scène où Lucy touche le torse nu de son collègue, tant qu’à faire). C’était marrant comme tout et il y avait bien besoin d’un peu de fun dans cet épisode. En revanche, la conclusion est décevante : Tim demande à Lucy de considérer qu’ils sont ex-aequo sur le pari et d’arrêter ce jeu stupide, parce que le boulot de la police ne doit pas être un jeu.

Euh. C’est que ça aurait dû être la réplique de Grey au début de l’épisode, à la rigueur. Je ne sais pas trop ce que voulaient faire les scénaristes, mais ça tombe à plat et ça gâche un peu l’intrigue. J’aurais aimé une situation où ils trouvent les deux crimes en même temps, tant qu’à faire. Et aussi un épisode où Lucy n’est pas surprise que Tim connaisse le code pénal par cœur – et où elle le connaitrait aussi par cœur, parce que bordel, c’est Lucy, merde.

De son côté, Wesley continue de faire de la merde dans cet épisode. Il bosse toujours pour un criminel, et ça commence à se voir que tous ses clients sont liés au même criminel. Grey le remarque et reprend son rôle de bon papa flippant pour ses gosses, cherchant à protéger Angela en faisant comprendre à Wesley qu’il a très bien deviné dans quoi il était tombé.

Sans preuve, difficile de faire quoique ce soit. Plutôt que de prévenir Angela, Grey se contente donc d’un mot pseudo menaçant à Wesley, avant de le laisser s’en tirer comme ça. Sans trop de surprise, Wesley tombe de plus en plus bas : pour sauver son client de la semaine, il doit ainsi trouver de quoi rendre caduque le témoignage d’un homme ayant vu un meurtre. Pour cela, il n’hésite pas à fouiller sa maison et dénoncer une arme à feu illégale chez lui.

Elijah ne comprend pas tout de suite que c’est pour cela que Wesley a fait ça et là, sérieusement, je suis du côté de Wesley quand il demande à voix haute à Elijah s’il est vraiment assez stupide pour ne pas avoir compris son plan. Malheureusement pour Wesley, la réponse est oui, ce qui fait qu’il se fait tabasser pour rien, parce qu’Elijah se croyait trahi par son avocat. C’est ridicule, mais ça sert de wake-up call à Wesley qui, en rentrant chez lui, balance à Angela qu’il a merdé et a besoin d’aide.

J’espère sincèrement qu’il va lui dire toute la vérité cette fois, mais aussi qu’il va arrêter les disputes avec Angela. C’était sympathique comme sous-intrigue les querelles de couple sur l’organisation à reconstruire avec un bébé à la maison – surtout que ça nous montre une Angela bien moins bordélique qu’avant – mais ce n’était pas non plus mes scènes préférées. Après, Angela et Lucy me sauvent la série en ce moment, alors je suis pour les voir dans toutes les scènes, hein.

Sinon, est-ce qu’on doit lancer un avis de recherche pour Aaron ?