The Rookie – S02E12

Épisode 12 – Now and Then – 15/20
Petit épisode tout classique pour relancer cette deuxième moitié de saison. Après l’adrénaline du précédent, il est temps de gérer quelques-unes des conséquences en repartant sur des affaires plus habituelles pour la police. Ce que j’ai aimé avec cet épisode, c’est toutefois qu’il prend le temps d’approfondir les personnages plutôt que de se précipiter dans un nouveau fil rouge. Agréable.

> Saison 2


Spoilers

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Did you go on a date with a serial killer too?

L’épisode commence par une étonnante scène plutôt marrante avec Nolan et Nyla qui tentent d’arrêter une bande de jeunes en train de fumer dans une voiture.

De son côté, Lucy est obligée d’utiliser du fond de teint pour cacher sa date de décès gentiment tatoué par l’épisode précédent. Elle explique ensuite à West et John qu’elle n’a pas très envie d’être applaudie pendant la réunion matinale, même si c’est la tradition. De toute manière, son retour au travail fait les gros titres des potins au boulot de toute manière.

Malgré les efforts, c’est mort. Sa réintégration fait des remous, notamment avec Nyla forçant Tim à échanger leurs bleus au moins pour la journée, parce qu’elle est davantage capable de lui de comprendre qu’elle vient de vivre un trauma qui est la peur de toutes les femmes dans ce boulot. Bon, c’est un chouilla exagéré de le présenter comme ça, mais ça fait plaisir de voir Nyla s’intéresser à nouveau à Lucy comme ça.

J’ai bien aimé la manière dont leur duo fonctionne, avec Lucy forçant autant que possible son retour pour faire comme si de rien n’était… ce qui fonctionne, plus ou moins. En intervention, elle est à fond ; par contre, face à Tim, elle a du mal, tentant de l’humour qui est lourd de sens pas forcément voulu par elle. C’est triste de voir leur duo être cassé par ça. Il n’y a pas que ça qui est cassé de toute manière, il y a aussi sa confiance en elle.

Angela et Nyla s’en rendent bien compte, et elles la forcent ainsi à se rendre à une soirée de speed-dating où elle pourra faire preuve de ses capacités de jugement. C’est super drôle à voir… jusqu’à ce qu’elle soit forcée de mettre à terre un homme qui voulait juste lui faire remarquer un défaut sur son pull. Ouep, ça lui a rappelé son tatouage et ça lui provoque un choc post-traumatique.

Ce choc embête Angela, qui en parle à Tim, et Nyla qui lui rappelle que sous couverture ce n’est pas une possibilité envisageable de ne pas contrôler tout son corps. Pour cela, Nyla est obligée de lui raconter son propre trauma et de lui dire qu’il est important de confronter aussi vite que possible ses traumatismes, sinon ils la hanteront trop. Il y a encore du travail à faire là-dessus, donc. On la retrouve en fin d’épisode en train de se battre avec son sac de boxe quand Tim vient la voir dans l’espoir de la ramener de son côté.

Il lui rend au passage sa bague, ce qui est je pense la meilleure manière de lui dire que si elle est en vie, c’est grâce à elle. Avant ça, il lui explique tranquillement que son tatouage n’est pas forcément synonyme d’échec : ce n’est finalement pas la date de sa mort, mais la date où elle a survécu (et accessoirement, une date où elle était une super actrice si l’actrice veut se faire tatouer pour se simplifier la vie en cas de renouvellement pour dix ans). Je m’attendais à un discours de ce type, parce que même si c’est cliché, ça passe bien.

West se retrouve au cœur des potins lui aussi : il a passé la soirée de la veille avec son copain superstar, ce qui fait que tout le monde connaît son emploi du temps. Un tapis rouge, pour un flic, c’est inhabituel, et pour une bonne raison, en plus : Angela lui explique qu’il peut dire adieu aux affaires sous couverture s’il continue comme ça. Ensemble, ils finissent par se mettre sur la piste d’un homme suspect déjà remarqué par le commissariat pour quelques affaires criminelles.

Bien sûr, la célébrité de West finit par poser problème à West pendant son intervention, car il tombe sur des groupies qui veulent un selfie avec lui. Je leur accorde que c’est rigolo ; pas bien crédible, mais rigolo. Et puis, ça le force à reconnaître qu’Angela avait raison, et Grey aussi probablement. Cela met clairement un frein à sa relation amoureuse, parce qu’il sait qu’il ne peut plus sortir dans les endroits les plus branchés comme son copain le souhaite.

C’est même un peu plus qu’un souhait : c’est une star d’Hollywood, il n’a pas trop le choix de faire des soirées constantes et être intéressant pour la presse. West se retrouve à devoir passer la soirée seul à manger des pizzas, puis à raconter le lendemain à Lucy qu’il pense ne pas avoir d’autres choix que de rompre… L’épisode se termine donc sur une rupture publique en sortie de boîte pour les deux, organisée par Angela (?). C’est clairement prévisible comme rebondissement, mais ça machait bien, je trouve.

Le fils de Nolan est de retour avec sa copine au commissariat. Elle a besoin d’inspiration et souhaite désormais devenir flic, ce qui fait qu’elle veut passer la journée avec lui pour voir à quoi ça ressemble. Le problème, c’est que le fils n’a pas du tout envie que sa copine devienne policière. Il demande donc à son père de lui faire passer une journée naze pour être sûre de la dégoûter.

C’est marrant à voir, surtout que ça force John à demander à Tim de la dégoûter. L’idée est marrante, mais probablement pas efficace. Tim va clairement lui donner envie de devenir flic, je le vois d’ici. Puis, elle finira par découvrir la vérité, c’est obligé. En attendant, elle s’éclate sur les scènes de crime. Elle s’éclate même quand il s’agit d’annoncer le décès d’une victime à la famille, parce qu’elle se retrouve à devoir intervenir dans un combat.

Nolan est embêté de découvrir qu’elle fait vraiment une bonne flic, surtout que Tim lui confirme qu’elle ne pourra jamais l’être à cause de ses antécédents judiciaires, malgré l’absence de poursuite. C’est compliqué le boulot de flic, pour une faute commise à 17 ans… mais bon, ça reste logique de ne pas avoir de casier judiciaire pour devenir policière, j’imagine. John en profite pour faire un peu la morale à son fils, avant de retourner au travail le lendemain.

Il y fait toujours équipe avec Tim, pour une intervention qui réunit toutes les équipes car il s’agit de coincer un gros poisson, encore. Le problème, c’est que pendant cette intervention, Nolan se rend compte qu’Abigail a fait des siennes et est revenu voir la famille de la victime, avec son fils tant qu’à faire. Le couple se retrouve donc au mauvais endroit au mauvais moment, braqué par le méchant. Eh, ça nous met tout de suite du suspense comme situation, ça au moins.

Nolan prend clairement des risques et fait foirer une partie de l’opération extérieure en sauvant la vie de son fils sans le moindre mal. Et hop, encore un épisode rondement mené et sans problème. J’aime bien Abigail, en plus, ce n’était pas gagné, ça. J’ai bien aimé le développement, en plus, avec le fils de Nolan qui finit par dire la vérité à Abigail. Par contre, je ne vois pas bien pourquoi il fait ça devant son père, mais bon. Admetonns.

Dans tout ça, Nolan continue de sortir avec Grace, même si bon, la série n’avait apparemment pas le budget pour payer sa guest star…

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Melissa O’Neil (#96)

Salut les sériephiles,

C’est dingue comme les journées filent encore plus vite une fois qu’on est en vacances ! Nous voilà donc déjà dimanche soir et il est quasiment trop tard pour publier cet article, mais j’ai fait pire dans la semaine alors je suis sûr que vous aurez quand même eu la curiosité de venir découvrir qui j’allais bien pouvoir ériger en performance de la semaine…

you found a reason to stay

La performance de la semaine :
Melissa O’Neil

La série concernée : The Rookie
L’épisode : S02E11 – Day of Death – 20/20


Pourquoi Lucy est l’un des personnages que je préfère dans la série, alors elle était vouée à voir son interprète finir en performance de la semaine un jour ou l’autre ! Comme je n’ai terminé la mi-saison 2 que la semaine dernière, il aura juste fallu attendre que j’en sois là pour que je ne puisse plus faire autrement de vous en parler. J’ai toutefois attendu la publication de l’article, parce que oui, j’avais planifié quelques critiques cette semaine pour amortir le fait que j’allais peu avoir le temps de regarder des séries… Ni vu, ni connu, hum.

Plot, What Plot? I Watch The Rookie for Lucy Chen and Tim Bradford ...Quoiqu’il en soi, on s’en fiche pas mal de savoir quand j’ai vu sa prestation, parce qu’elle est tout bonnement exceptionnel lors de cette mi-saison. J’ai toujours beaucoup aimé l’actrice, même si c’est clairement parce que j’ai un faible pour elle, mais là, elle a tout déchiré. Dans l’épisode qui précède, elle montre qu’elle sait manier l’humour de la série avec beaucoup de talent (« Surprise, I’m a cop »). Lors de la mi-saison, elle démontre sa capacité à être brillante dans le dramatique, pour ne pas dire la tragédie.

Comme souvent, l’actrice est aidée par un scénario de qualité qui voit son personnage être kidnappé et risquer de mourir. Lors de l’épisode, elle se voit tout de même tatouer sa date de mort et être enterrée vivante. Certes, elle rejoint ainsi une longue liste de personnages à qui c’est arrivé au cours d’une série (ou d’un film), mais tout de même, l’actrice a eu un gros morceau à jouer avec cet épisode. Ses larmes sont crédibles, son ton désespéré aussi, sa malice passe bien à l’écran quand elle sème un indice pour espérer être retrouvée… Bref, elle nous permet d’être à fond dans l’épisode et de croire à ce qu’on nous propose.

The Rookie: 31 Times We 'Shipped Tim and Lucy - TV Fanatic
Elle est loin d’en être au premier épisode où elle est exceptionnelle dans la série, en plus, c’est juste que je n’ai jamais eu l’occasion avant d’en écrire un article !

Bien sûr, il est difficile aussi de ne pas parler de ce moment où elle chante et qui constitue le point d’orgue de l’épisode : enterrée vivante, elle n’a plus d’autres choix que d’espérer que ses collègues puissent la retrouver à temps. Elle gaspille alors son oxygène à chanter pour se consoler, persuadée qu’elle ne s’en sortira pas. Bien aidée par le montage de l’épisode et par la musique, la performance est à couper le souffle, tout simplement, et j’ai vraiment eu un moment d’angoisse. Je pense que j’aurais été spoilé si elle avait quitté la série en cours de route… mais on ne sait jamais !

abc the rookie | Tumblr
J’étais grave soulagé, tout de même !

melissa-o'-neil | TumblrVue aussi dans : Melissa O’Neil n’en est pas à sa première série, loin s’en faut. Avant d’intégrer la série policière d’ABC, elle a ainsi pu être vue dans plusieurs productions, comme iZombie ou Dark Matter pour les plus connues. Elle joue tout de même dans 39 épisodes de la seconde, ce qui me fait une motivation de plus pour m’y mettre un jour…

Si ces séries sont moins connues, elle est également passée par This Life, Rogue ou Lost Generation avant ça, preuve que sa carrière est déjà bien lancée alors même qu’elle a commencé à la télévision en 2015. En cinq ans, elle a eu le temps d’enchaîner les rôles et de perfectionner son jeu, pour atteindre tout de même un excellent niveau dans la performance. Je ne serais pas étonné de la retrouver dans quelques années à la tête de sa propre série si tout se passe bien pour elle et si elle continue ainsi.


L’info en + : Si elle fête ses trente ans aujourd’hui (oui, oui, bon anniversaire !), Melissa O’Neil n’a, vous vous en doutez, pas commencé sa carrière il y a cinq ans. Avant d’être actrice pour des séries télévisées, elle était ainsi… chanteuse. Elle est passée, comme tant d’autres, par Broadway dans le casting du très connu Les Misérables où elle jouait le rôle d’Eponine, mais s’est fait connaître avant ça dans Canadian Idol… la version canadienne de La Nouvelle Star ! Et histoire qu’on ne me dise pas que je suis en train de mentir, la voilà sur scène (elle a au moins fini dans les six premiers !) :

Pas étonnant avec tout ça qu’elle soit si géniale en mi-saison à chanter au milieu de ses sanglots, franchement, mais admettons qu’elle a en plus fait des progrès en chant depuis ses débuts ! Je suis totalement bluffé par tant de talent et de travail !


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E07

Épisode 7 – The Totally Excellent Adventures of Mack and the D – 18/20
La série continue de tirer profit de son intrigue pour partir dans tout un tas de délires qui lui vont à ravir, avec un bon lot de parodies et de développement de ses personnages. C’est surprenant comme choix de duo et d’épisodes, mais force est d’avouer que cela fonctionne à merveille et qu’on s’éclate énormément avec cet épisode qui ne se prend pas au sérieux. J’approuve totalement ce que je viens de voir là !

Saison 7


Spoilers

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I think it’s a trap.

L’avantage de cet épisode, c’est qu’il repart sur un résumé de l’épisode précédent avec une réplique de la cheffe des Chronicons que j’avais bêtement raté : elle s’appelle Sibyl, et on l’appelle aussi la « Prédictrice ». Magnifique.

L’épisode a un drôle de début, avec Deke qui doit passer un entretien auprès de May et lui raconter tout ce qu’il s’est passé. On part alors en 1982, qui est apparemment le début de son histoire. On y suit la vie d’un pauvre type paumé qui répare des ordinateurs et créé des robots. C’est concrètement le cliché du geek, mais aussi de l’ex élève harcelé au lycée.

Quand un de ses anciens harceleurs lui apporte un ordinateur, il accepte de le réparer, pour mieux finalement tomber sur une machine qui dit avoir besoin de son aide pour déchiffrer un code… Le problème, c’est que cet ordinateur qui communique tout seul n’est pas un gentil : c’est Sibyl. Oula, dans quoi nous embarque la série ??

Il faut une bonne semaine pour que le geek déchiffre le code et parvienne à rendre sa voix à Sibyl. Cette dernière est douée pour manipuler l’homme et s’assurer qu’il sera capable de lui rendre sa forme humanoïde. Le temps passe vite dans l’épisode, ce qui fait que l’homme est rapidement capable de créer un robot pour que Sibyl puisse lui parler. Et bien sûr, il tombe amoureux de ce robot, hein.

En parallèle, Mack découvre que Deke et lui sont coincés en 1982 car le Zéphyr a disparu. Mack se convainc alors qu’ils ont réussi la mission et que le vaisseau est retourné dans le présent, mais franchement, Deke est d’une patience incroyable après Mack. Ce dernier est encore furax de la mort de ses parents, et il se venge sur Deke en lui reprochant d’avoir tué de sang-froid, contrairement à l’Histoire.

Deke tente de donner à nouveau un sens à sa vie, espérant vaguement affronter des Chronicons, mais Mack est un parfait connard avec lui. Il se barre en moto pour se rendre sur la tombe de ses parents, laissant Deke tout seul derrière lui. Charmant. Je veux bien que ce soit un deuil difficile à faire, mais là, j’ai vraiment du mal à apprécier Mack sur ce coup-là. Il a l’air beaucoup plus mignon quand il était enfant, franchement.

Oui, Mack observe son lui enfant avant d’aller s’isoler pour effectuer une maquette de voiture. Non, mais sérieux. Deke se débrouille alors pour le retrouver, allons savoir comment, puisqu’il n’a pas internet. Il a ainsi engagé un détective privé, Crickett. Mack ne l’entend pas comme ça : il voulait juste rester seul et il se débarrasse vite de Deke.

Non mais Mack, mais que fais-tu ? Il s’enferme dans sa dépression, vire Deke qui ne le lâche pourtant pas, revenant régulièrement lui apporter des provisions dont Mack ne veut même pas. C’est n’importe quoi et Mack se retrouve ainsi en pleine dépression à boire un tas de bières depuis son fauteuil. Bon. Mack, je t’aimais bien (par moments) depuis ton arrivée dans la série, mais là… C’est trop.

Deke parvient finalement à le sortir de sa dépression en l’invitant dans un bar. Il est alors révélé que Deke s’est débrouillé pour créer le « Deke Squad », un groupe de rock qui chante « Don’t you forget about me », écrite par Deke bien sûr. Ahaha. Heureusement qu’il devait éviter de se faire trop remarquer !

L’acteur s’éclate tellement, c’est énorme à voir. Le choix de la chanson est on ne peut plus iconique pour l’intrigue de voyage dans le temps et pour la période des années 80 et le look de Deke, tout en rouge, mon dieu ! Il fallait oser. Tout le monde s’éclate, en fait, des scénaristes aux spectateurs, en passant par la foule en délire de figurants. Personnellement, j’ai bien ri et il est probable que je ne sois pas le seul. Je pense aussi que je ne suis pas le seul à avoir chanté devant cette scène… mais il n’y aura aucun témoin de ça, fort heureusement !

Il est alors révélé que le Deke Squad est juste l’occasion pour une bonne parodie de film, encore et toujours, alors que Deke en fait des espions parfaits. Bon, imparfaits, il y en a un qui vend du « coca » aux drogués du coin. Il me fait tant rire Deke. Il a donc tout un groupe et des moyens pour créer un nouveau groupe d’espions.

Pour les former, il les emmène au Phare, qu’il a transformé en QG pour son groupe de rock et d’espion. C’est une couverture sympathique, ma foi. Deke profite alors de l’énervement de Mack face à tout ça, bien sûr, pour révéler qu’il a ressuscité Coulson… À sa manière. Coulson apparaît à l’écran d’une télévision pour apprendre à Mack que Sibyl court toujours. Il a eu l’occasion de chercher un peu partout sur les réseaux informatiques et découvrir qu’elle avait pu envoyer un code pour créer de nouveaux chasseurs.

Sibyl est en train de créer de nouveaux robots, évidemment, et ça se termine mal pour le geek qu’elle utilisait : il se fait tuer par un des robots, évidemment. C’est si triste pour lui, mais si prévisible. Là-dessus, la série ne fait dans la finesse, alors que le retour de Coulson est une vraie bonne idée, un brin original. Tout l’épisode s’éclate vraiment à parodier les années 80, d’accord, mais tout de même, il fallait le faire.

On enchaîne en retrouvant ensuite le D squad en plein entraînement de paintball… ou de vraies missions, allez savoir. C’est une catastrophe, bien sûr, et ça déprime Mack autant que Coulson. Le problème, c’est que Mack est celui qui est insupportable dans cet épisode, reprochant à Deke d’être un Peter Pan ayant besoin d’attention et de l’idéaliser en tant que directeur, ce qu’il n’est pas prêt à vivre.

Mack se barre donc alors que la série tourne au film d’horreur quand Sibyl et ses robots débarquent pour nous trucider le batteur drogué du groupe. Ils sont si doués dans la parodie, là ! Les robots sont meilleurs que dans Doctor Who à vouloir exterminer tout le monde, y compris Mack qui est en train d’être confronté à la réalité par la chanteuse du groupe, qui lui reproche d’avoir abandonné son fils. Mack découvre ainsi que Deke s’amuse depuis tout ce temps à vérifier que son lui enfant se porte bien et a tout ce qu’il désire.

C’est la partie de l’histoire qu’on peut croire le plus facilement alors que tout le reste est quand même un bon gros délire de Deke – et donc des scénaristes. Tout ça réveille la colère de Mack qui veut donc tuer les robots, qui s’amusent eux aussi à tuer la copine de Cricket et les autres membres du Deke Squad sur lesquels ils peuvent mettre leur main robotique.

On retrouve donc Mack dans une scène dramatique pour marquer son retour en tuant les robots et en s’assurant d’obtenir le respect du reste de l’équipe – Olga la russe et les frères Chang. La série s’éclate tellement. Mack accepte ainsi de revenir à la tête de la série. Pour se faire, il suffit juste qu’il se rase la barbe et change complètement de look, pour mieux être à son tour dans le flow des années 80.

L’épisode est une bonne partie de rigolade de ce point de vue-là, avec un concentré de clichés maîtrisés et de blagues bien gérés, tout en faisant avancer l’intrigue autant que possible. Ainsi, on découvre que Mack accepte de se servir d’une hache construite par Mack pour reprendre son rôle de Directeur dans lequel Deke l’a poussé autant que possible. C’est efficace du côté de la construction de personnages et ça permet de voir comment Mack termine son deuil de ses parents, en un épisode et basta là où il aurait fallu normalement le reste de la saison. Et puis, ça ne néglige pas l’action avec ce faux SHIELD qui reprend le dessus sur les Chronicons.

Sibyl révèle alors… qu’elle a des lasers à la place des yeux. Aha. C’est tellement n’importe quoi. Cela fait fuir les frères Chang, alors qu’Olga est blessée. Un nouveau plan se met en place pour le trio restant. Deke fait diversion et Sibyl est rapidement détruite. Malheureusement, il reste un bébé Chronicon qui a bien réussi à voler l’engin temporel après lequel ils étaient.

L’équipe de Deke pense pourtant avoir réussi, avec Deke qui se débrouille comme il peut pour réconforter les Chang et Coulson qui comprend que Sibyl a sûrement réussi à s’enfuir malgré tout. Mack demande alors à Deke de l’accompagner chez son oncle, histoire de rencontrer sa version enfant…

Le Zéphyr apparaît alors dans le ciel pour 27 jours selon Jemma qui explique à Yoyo et May qu’elles ont ce temps-là, en théorie, pour faire l’aller-retour et récupérer Mack. Elles n’ont pas pour autant envie de perdre le moindre temps : elles savent qu’il est là tout seul avec Deke depuis vingt mois. Ah oui, tout de même.

Je ne comprends pas trop comment elles sont revenues à cette période, mais peut-être qu’un autre épisode nous l’expliquera. Pour l’instant, on se contente de retrouvailles douces pour Yoyo et Mack, marrantes pour May et Coulson et de présentations formelles pour nos nouveaux agents du S.H.I.E.L.D. Comme il reste 27 jours avant de retourner au Zéphyr, j’imagine qu’on restera à cette période pour le prochain épisode. Ce serait plutôt une bonne chose parce que le cliffhanger révèle que Sibyl a droit à sa propre télévision elle aussi, et que l’engin temporel finit dans les mains de Nathanaël, encore en vie. Voilà qui est gênant.

La série ne dit rien du sort de Daisy durant l’épisode, ce qui lui laisse le temps de se soigner, et l’on ne sait pas non plus si le Zéphyr est passé par une autre période temporelle avant de revenir en 1983… Hâte d’en savoir plus au prochain épisode !

Saison 7

The Rookie – S02E11

Épisode 11 – Day of Death – 20/20
La série effectue un retour de mi-saison tout simplement brillant, avec une course contre la montre prenante et des enjeux élevés comme ils en font rarement. C’est efficace, ça révèle l’excellent jeu de certains acteurs et ça permet de lancer la deuxième partie de saison avec un épisode très réussi… qui fait que la chute n’en sera que plus dure ensuite quand on va revenir à la normale. Bon, ça, c’est un problème pour un autre temps cela dit.

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Spoilers

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Yeah. You’re gonna be dead long before I am.

Pas de repos pour les guerriers, Lucy, tu devrais le savoir ! La voilà donc enlevée par Caleb qui s’amuse bien entendu à la tatouer. Oh, quelle horreur. Elle aura donc le droit à sa date de mort sur les cotes pour toute la vie ? Charmant ! La pauvre est ensuite affamée et quasiment assoiffée, alors qu’il mange tranquillement devant elle.

Caleb lui explique tranquillement qu’il surveillait en fait Nick dans le bar, mais qu’il est bien content d’être finalement tombé sur elle. Il y a des coïncidences comme ça qui font mal quand on y pense et quand on a un tatouage indiquant la date de sa mort. C’est moche.

Elle tente un peu de psychologie avec Caleb, pour mieux comprendre son fonctionnement, puis pour l’énerver, de manière bien maligne. Ben oui, elle lui demande si Rosalind a bien conscience qu’il ne la voit pas comme un mentor. C’était drôle à voir… Enfin, « drôle » n’est vraiment pas le bon mot dans ces conditions, je sais bien.

Au petit matin, West essaie de réveiller Lucy en coloc beaucoup trop joyeux, mais c’est pour mieux découvrir que son rencard s’est vraiment bien passé. Malgré tout, à l’arrivée au commissariat, il s’inquiète pour elle, auprès de Nolan, puis de Nyla. Cette dernière est celle qui lance l’alerte. Tout le monde se lance donc à sa recherche super vite, avec heureusement Tim qui est là et se lance aussitôt sur le peu de piste qu’il a : un nom, une profession, des réseaux sociaux. Il s’énerve évidemment de voir que les réseaux sociaux de Caleb Wright n’existent plus.

Nyla fait ce qu’elle peut pour rassurer John, mais ce n’est pas si simple. Bien sûr, ils vont ensuite interroger la victime qu’ils ont réussi à sauver du zoo, pour avoir autant d’informations que possible. Ils peuvent au moins confirmer la timeline qui correspond totalement à ce qui est en train d’arriver à Lucy.

Il n’en faut pas plus pour que ce soit la catastrophe au commissariat : tout le monde s’affole. Les images de surveillance sont claires : Lucy a été enlevée, le tableau de suspect est aussitôt en place. De son côté, Angela décide de se porter malade afin de mieux s’occuper de Wesley, qui part en vrille depuis son agression il y a quelques épisodes, mais ça n’est que de courte durée, parce que Tim l’appelle aussitôt qu’il est confirmé que Lucy est dans les mains d’un meurtrier. Il se sent, comme prévu, coupable de ce qu’il s’est passé, puisqu’il lui a demandé d’aller boire un verre.

La pauvre Angela a beaucoup à gérer, du coup : Wesley, qu’elle amène au boulot pour qu’il réponde aux appels avec West de gens pensant avoir vu Lucy, et Tim, en pleine crise existentielle. La pauvre. Enfin pas aussi pauvre que Lucy, évidemment. Finalement, c’est Nyla la plus optimiste de l’affaire : elle sait que Lucy est une combattante. Alors, oui, c’est le cas, mais tout de même. Quand elle parvient à s’échapper contre toute attente, c’est pour mieux découvrir qu’elle est dans une maison, oui, au beau milieu du désert. Et des pièges sont absolument partout autour de la maison, alors ça fait mal pour elle. Elle tombe, se bat en vain, est aveuglée par Caleb et, juste, vraiment, j’ai mal pour elle !

Forcément, face à l’urgence de la situation, il est décidé qu’il faut parler à nouveau à Rosalind. Nick veut s’y coller, mais Grey refuse formellement de recontacter Rosalind… devant lui. Il envoie en fait Nolan s’en occuper, parce que Rosalind l’aime bien, évidemment. Sur place, Nick remarque un objet qui n’a rien à faire en prison.

Grâce à ça, il comprend l’existence d’un marché noir qui leur permet à tous d’avoir une piste. Il faut démanteler le marché noir, ce qui est rapide quand on a les prisonnières de Wesley comme contact. Tim remue ciel et terre pour aller au plus vite, et il obtient donc l’information qu’il cherchait… Malheureusement, l’homme qu’ils pensaient vraiment tous être Caleb, Jerry, ne l’est pas : il s’est fait voler son identité.

Caleb réussit donc son coup : personne ne le retrouve. Il embarque Lucy dans le désert pour l’enterrer, la laissant s’enfermer toute seule dans son baril. Ouep, elle a le droit d’être enfermée et enterrée vivante. Lucy est excellente, prenant encore le temps de se débarrasser d’une de ses bagues pour laisser une piste de l’endroit où elle est enterrée. Elle grimpe volontairement dans le tonneau, étant confrontée à ce choix ou au pistolet.

Le malade a même une caméra dans le tonneau, ce qui nous prouve à quel point ça craint pour elle. En tout cas, je n’aime pas bien ce scénario pour l’avoir déjà vu dans une autre série, avec Wesley d’ailleurs.

Finalement, la piste du marché noir en prison est donc un échec, ce qui force nos policiers à trouver une nouvelle piste aussi vite que possible. John interroge à nouveau Rosalind, pour mieux comprendre qu’elle continue de les manipuler et que son objectif n’est autre que Nick. Bon, là, on s’en doutait, surtout que ce boulet se rend voir la tombe de sa femme au cimetière. C’était tellement évident comme geste de sa part, évidemment qu’il est facile de le retrouver !

Caleb entre donc en contact avec Nick… et là franchement !! Je n’aime pas Nick, je n’aime pas l’acteur, et je trouve le personnage super con. Il a un flingue. Il pourrait tirer dans la jambe de Caleb sans problème et ensuite tracer le téléphone de Caleb, tout simplement… mais il n’en fait rien, acceptant de suivre notre sérial killer dans l’espoir de sauver Lucy alors qu’il est clair que ce ne sera pas si simple.

Ainsi, Angela et Grey ont beau se précipiter au cimetière, ils arrivent trop tard en plus : Nick accepte de suivre Caleb dans l’espoir de sauver Lucy. Celle-ci se débat comme elle peut dans le tonneau, mais ce n’est pas une bonne idée : plus elle bouge, moins elle a d’oxygène. La série était claire là-dessus dans l’épisode précédent.

Heureusement, Wesley a la bonne idée de faire des recherches sur la famille de Rosalind – son oncle a une maison dans le désert dis donc – et West de tracer les comptes de l’homme ayant volé l’identité de Jerry – et ayant fait des achats dans ce désert, dis donc. Nos officiers savent donc tout de suite où aller. John et Nyla sont les premiers à arriver, la prison étant apparemment à proximité, alors que le reste de l’équipe est forcée de se rendre sur place en hélicoptère.

On sent bien que l’on touche à la fin de l’épisode, mais ce n’est pas si simple. Caleb force ainsi Nick à regarder Lucy mourir, parce que Rosalind lui a demandé : Nick a raté la mort de sa femme, il peut bien voir celle de Lucy, avant de se suicider à son tour en montant dans un autre tonneau. Découvrant tout ça, John et Nyla interviennent.

Nyla est obligée de tirer sur Caleb pour sauver la vie de John, et la série se lance encore plus loin dans le what the fuck avec John appelant Grace pour savoir quoi faire en attendant l’ambulance. Après tout, Caleb est le seul à savoir où est Lucy, le voir mourir, ce n’est pas une option envisageable. Humph. CHERCHEZ LUCY. Il ne vous dira rien de toute manière.

On a donc le droit à une opération en direct avec Grace donnant ses conseils à John, mais c’est en vain : Caleb meurt malgré l’intervention. La pauvre Grace est abandonnée à son suspense, sans personne pour lui dire au revoir, alors que John, Nyla et Nick sortent de la maison en toute hâte pour retrouver leurs collègues et chercher Lucy.

Les policiers ont au moins un live en direct sur le portable de Caleb, mais ils n’arrivent même plus à voir si Lucy respire ou non. Oh non. Ils ont un désert à fouiller, et c’est impossible d’avoir la moindre trace d’elle à ce stade. Quelle horreur : tous les flics re répartissent comme ils peuvent dans le désert pour le retourner autant que possible… C’est finalement Tim qui trouve sa bague, puis le tonneau. Heureusement celui-ci n’est pas enterré profondément. Personne ne se demande comment Tim retrouve Lucy, mais heureusement qu’elle a de bons réflexes, tout de même.

Tous creusent aussi vite que possible, dans l’espoir de la sauver. Quelle course contre la montre ! Bon, il y a plein de flics, mais grosso modo, seul le casting est là autour d’elle pour la retrouver et la déterrer, puis la sortir de son tonneau. Les médecins qui accompagnent forcément ce genre d’opération – ou juste l’ambulance de Caleb d’ailleurs – ne sont pas là pour lui faire du bouche à bouche, en plus. C’est Tim qui s’en charge et qui nous la ramène à la vie.

Pfiou. Quelle scène. On pourrait penser que ces bouffons auraient pensé à prendre une bouteille d’eau, aussi, mais bon. L’épisode s’achève donc avec Lucy à l’hôpital et Tim pour la surveiller. Rachel est comme par hasard partie juste avant son réveil, et seuls Tim, John et West viennent la voir, en compagnie de Grace qui est devenue leur meilleure amie à tous, du coup. Rien n’est dit sur la relation John/Grace, mais on a autre chose à faire que de s’inquiéter de leur rencard : il est plus important de voir Lucy recevoir son burger veggie de la part de Tim.

C’est beau de voir que Tim connaît si bien Lucy en tout cas. Et tout ça permet aussi à Wesley de reprendre le chemin du travail. C’est aussi grâce à lui qu’elle a pu être retrouvée. Angela est assez fière de l’entendre dire qu’il est prêt à demander de l’aide et qu’il ira même voir un psy. Youpi ! On va pouvoir ne pas le revoir pour quelques épisodes comme ça… Espérons qu’il en sera de même pour Nick, qui reprend le boulot.

Par contre, en ce qui concerne Rosalind, elle est encore là dans la série… Pour s’assurer de fermer cette intrigue, on a droit à une dernière scène qui voit John lui annoncer que Caleb a tout noté de ses révélations et qu’elle n’a plus du tout de quoi marchander avec les flics. Malheureusement, ce n’est pas tout à fait vrai : elle connaît encore un secret de Nick apparemment. Oh, je rectifie ça : HEUREUSEUMENT. La série nous annonce que Nick sera probablement un méchant quand l’heure viendra et surtout que Rosalind reviendra. Ce sont deux bonnes nouvelles…

Sinon, je me rends compte que j’ai oublié de souligner le très bon travail de réalisation et la très bonne scène où Lucy chante dans son tonneau, avec espoir d’être en vie, alors que tout le monde se précipite vers elle. Il y a de très beaux plans à ce moment-là tout de même, c’était quelque chose, de même que la gestion de la bande son tout au long des recherches avec des petites notes d’espoir… Et l’actrice gère à fond son épisode, évidemment !

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