Agents of S.H.I.E.L.D – S07E08

Épisode 8 – After, Before – 19/20
La saison continue de me surprendre en ayant de très bonnes idées à explorer des pans de la série que je ne m’attendais pas à voir ou revoir. Vraiment, c’est une réussite, avec un épisode qui prend le temps de développer ces personnages, d’avancer son fil rouge et ses arcs narratifs en parallèle, tout en gérant une structure un brin casse-gueule à expliquer… mais à laquelle j’accroche parfaitement. Je sens que la critique va servir au moins !

Saison 7


Spoilers

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I have faith… and mathematics.

Quel magnifique titre d’épisode pour une saison qui s’amuse à jouer avec le temps… Et quel résumé qui ignore totalement l’épisode précédent et recommence comme si de rien n’était sur la même première scène que l’épisode précédent, il me semble. J’ai sincèrement cru que je m’étais trompé d’épisode.

Finalement, ce n’est pas le cas. Le but est simplement de nous rattraper sur ce qu’ont fait les filles pendant l’année de Deke et Mack. Elles n’ont pas eu le temps de faire grand-chose en fait, et on ne voit même pas Daniel et Daisy tellement il n’y a rien à dire. En quatre minutes, l’épisode nous couvre tout ça, nous révélant que le Zéphyr est simplement en surchauffe, d’où le bond dans le temps non maîtrisé.

Pour le coup, c’est mieux géré que d’autres séries ayant le problème de bonds dans le temps. Cette fois, en effet, le Zéphyr passe de janvier 1982 à mai 1983. Malheureusement, avec seulement vingt minutes pour retrouver la trace de Mack et Deke, May, Jemma et Yoyo n’arrivent pas à remettre la main sur leurs collègues. Elles ont bien conscience que les quelques secondes qui passent pour elles sont pourtant cruciales pour eux.

Au bond suivant, elles atterrissent en septembre 1983. Grâce à Enoch et Jemma, le bond suivant est calculé pour les faire revenir le 6 octobre : c’est là que Jemma explique à May et Yoyo qu’elles ont vingt jours pour retrouver Deke et Mack. C’est tout de suite beaucoup plus clair cette fois, par rapport aux questions que j’avais lors de l’épisode précédent. J’ai bien aimé tout ça, surtout qu’il est précisé que Fitz n’a aucun contrôle sur ce qu’il se passe : le Zéphyr fait ses bonds tout seul, en étant toujours au même endroit à chaque fois.

Cette fois, ça n’a plus rien à voir avec les Chronicons donc. L’épisode répond en quatre minutes à toutes les questions qu’il nous restait, et c’est tant mieux, car on peut se lancer dans la suite grâce à ça, avec le retour de toute l’équipe à bord du Zéphyr. Jemma a eu à peine une demi-journée pour faire face à tout ça, mais sa journée est loin d’être terminée : en effet, elle se rend compte que les bonds du Zéphyr sont de moins en moins espacés dans le temps.

Autrement dit : le Zéphyr a vingt minutes avant d’être réduit à néant, et eux avec, parce qu’il s’agirait de se voyager dans le temps au sein de la même seconde… pas vraiment pratique. La bonne nouvelle, en revanche, c’est qu’ils ont deux jours en 1983 avant que ça n’arrive : pendant que le Zéphyr continue de voyager dans le temps, certains agents peuvent rester en arrière. Et avec un peu de chance, le pouvoir de Yoyo pourrait les sortir d’affaire.

Daniel est complètement paumé, c’est génial, et je soupçonne un paquet de fans de l’être aussi. Même moi, il m’a fallu un peu de temps pour m’en sortir de ce qu’il se passait, mais ça se tient. Reste à savoir quoi faire des deux jours que les agents peuvent avoir devant…

Daisy est finalement celle qui apporte la solution : il suffit de faire appel à sa mère pour réparer Yoyo, parce qu’elle sait comment réparer les pouvoirs inhumains cassés. Aaaaaaaah ! J’adore l’idée de revoir Dichen Lachman, parce que je l’adore, et qu’en plus, ça donne l’espoir d’une scène entre elle et Enver Gjokaj, comme à la belle époque de Dollhouse.

En attendant, il faut ressusciter Coulson, encore une fois. Daisy résiste à l’envie de venir voir sa mère, mais bon, je la comprends, vu son passé familial. May est évidemment la pilote qui emmène Yoyo au sanctuaire d’After Life, la communauté de Jiaying, alors que le reste de l’équipe reste dans le Zéphyr. Pour simplifier les choses, Coulson, Daniel, Daisy, Jemma, Enoch et Deke vont passer l’épisode en vingt minutes au sein du vaisseau, alors que le duo May/Yoyo, beaucoup mis en avant depuis ce début de saison, a deux jours pour tenter de soigner Yoyo – qu’on appelle beaucoup Elena dans cet épisode, dis donc. Faut dire, elle n’est plus vraiment un yoyo.

Les deux femmes trouvent sans mal After Life, mais elles sont confrontées d’abord à une femme qui tente de s’échapper de là. Elles décident d’ignorer autant que possible le problème, préférant réclamer Jiyaing. Cela leur permet donc de rencontrer la mère de Daisy bien avant l’heure, et c’est génial à voir, parce que je suis tellement heureux de retrouver l’actrice et le téléporteur de la saison 2.

Bien sûr, Jiyaing est une paranoïaque protégée par un homme de main, Lee, mais elle finit par faire confiance à May et Yoyo lorsque cette dernière lui prouve qu’elle est bien inhumaine en touchant LE fameux Graal de la saison 2. J’adore l’idée de faire tous ces rappels aux saisons précédentes, de manière si fluide, sans avoir besoin de réintroduire quoique ce soit. Et puis, ça ajoute de l’humour d’avoir Yoyo qui doit le toucher avec son visage.

Convaincue qu’il y a un problème avec le pouvoir de Yoyo, Jiyaing accepte donc de l’aider, alors que May se fait remarquer comme empathique lorsque Lee essaie de l’attaquer. Bien qu’elle ne dise rien quand ça arrive, May est immédiatement grillée par Jiyaing qui décide de profiter de ce don pour aider à soigner Yoyo. Il est en effet révélé qu’elle n’a aucun problème biologique comme elle le pensait. Les tests de Jiyaing sont formels… son problème est psychologique.

On s’en doutait, mais j’aime bien la manière dont tout ça est amené progressivement depuis le début de saison : ça a posé problèmes plusieurs fois, elle a eu le temps d’éviter le problème avant d’y être confronté, exactement comme May avec son propre problème. Quel développement vraiment bien écrit. J’adore cette série, vraiment.

Le problème peut en plus être réglé assez vite : Jiyaing propose un peu de méditation pour les aider, mais ça ne colle pas vraiment avec le caractère de nos deux héroïnes. Sans surprise, May propose donc plutôt un combat d’entraînement pour réussir à débloquer les émotions de Yoyo. May embrasse donc vraiment le rôle de mentor de l’inhumaine, mais aussi celui de guide spirituel qui parvient à les guider en une scène bien rapide parmi ses émotions – les Shrikes, le meurtre de Ruby (!), le premier vol de Yoyo qui a provoqué la mort de son oncle. AH.

C’est vite réglé, donc, contrairement au problème qui a été introduit en parallèle avec l’existence de Kora (ou Cora ?), l’inhumaine croisée par Yoyo et May lors de leur arrivée à l’After Life. Et oui, c’est ça qui fait vraiment le cœur de l’épisode : Jiyaing et ses inhumains ne parviennent pas à la contrôler. Si elle veut s’enfuir, c’est parce qu’elle est effrayée par ses pouvoirs : de toute évidence, elle explose et ne parvient pas à contrôler ses pouvoirs.

Cela l’embête et fait qu’elle s’enfuie pour se suicider, même si May est heureusement capable de la comprendre. Heureusement, oui, mais il y a un problème tout de même : Nathaniel est toujours en vie et il débarque pour convaincre Kora que c’est fun de perdre le contrôle et qu’elle n’a pas forcément à écouter ce que lui dit Jiyaing. Putain, il est bien informé, merci les Chronicons.

Le problème, c’est donc qu’Hydra débarque à After Life pour mener une opération dans les intérêts de Nathaniel. Il veut évidemment faire une petite moisson d’inhumains… Et il la fait sans problème. Au passage, on découvre que Yoyo ne maîtrise toujours pas bien ses pouvoirs. Kora est finalement confrontée à Jiyaing au dernier moment, alors que May et Yoyo découvrent que Nathaniel a réussi à récupérer les pouvoirs de Daisy. C’était si improbable et impossible normalement, c’en est frustrant !

Bon, tout ça part rapidement en vrille pour les personnages que l’on aime déjà en tout cas : Kora pète son câble contre Jiyaing qui s’occupe mieux d’elle que de Daisy, allant jusqu’à dire qu’il s’agit de sa fille. J’ai bien aimé le regard de Yoyo à un moment, ça en dit long sur ce qu’elle pense de Jiyaing… Il n’empêche qu’il est hors de question de laisser Jiyaing aux mains de Nathaniel. Ainsi, Yoyo et May s’arrangent pour la sauver grâce au téléporteur, tout en lui laissant une montre du S.H.I.E.L.D pour lui donner un point de RDV sûr quand elles arriveront à en sécuriser un. Kora, elle, s’attaque à Lee qui est pris en otage avec quelques autres inhumains.

Il ne reste plus qu’à rentrer pour Yoyo et May, même si tout le but de leur mission est un échec assez cuisant, Yoyo ne maîtrisant pas ses pouvoirs. En plus, elles sont en retard, ce qui fait qu’elles sont obligées d’attendre le rebond suivant du Zéphyr. Certes, il est proche… mais ça ne leur laisse qu’une chance pour réussir à l’atterrissage.

Pendant ces deux longues journées, le Zéphyr continue évidemment d’être sur le pont de guerre. Ils ne peuvent se permettre de perdre le vaisseau, ce qui fait qu’ils passent les vingt minutes que représentent pour eux ces deux jours à travailler autant que possible à trouver une solution. C’est intéressant, parce qu’on se retrouve avec Mack, Daniel, Deke et Enoch qui bossent ensemble. Il n’y en a pas un seul qui vient de la même époque temporelle, quand même, et leurs efforts sont vains. Ca ajoutait un peu d’humour…

Mais ça ajoute aussi du drama quand on voit le look plus qu’affaibli de Daisy. Elle n’a pas le temps d’être soignée plus qu’elle ne l’est déjà, alors que Coulson est réparé plus vite, lui au moins. Dans le genre réparation, Jemma fait tout ce qu’elle peut dans l’épisode, venant également en aide à Daniel en lui fournissant une nouvelle jambe. Ben c’est cool ça !

Moins cool est la manière dont elle perd espoir dans cet épisode. Elle envoie ainsi un message à Fitz pour lui expliquer tout ce qu’il se passe et pour nous frustrer encore de l’absence de Fitz dans cette saison 7. C’est superbe à voir comme scène, parce qu’elle dit adieu, au cas où, et que ça laisse un espoir de revoir enfin le scientifique maintenant qu’il est au courant que le Zéphyr est bloqué en 1983. Les filles arrivent alors à ce moment-là, et Yoyo est obligée d’expliquer qu’elle n’a pas réussi à faire ce qu’elle était partie faire. Sa mission est un échec, mais on comprend bien qu’elle finira par trouver une solution.

Et ça ne manque pas, puisque Yoyo comprend alors qu’elle n’a pas besoin de rebondir cette fois. Tu parles d’un yoyo… Mais c’est effectivement suffisant pour sauver tout le monde : elle obtient une super vitesse qui lui permet de retirer le cœur de la machine sans problème, sans avoir pour autant besoin de revenir en arrière. C’est après tout ce qui lui a causé des problèmes depuis le début : se recacher après le vol menant à la mort de son oncle ou perdre ses bras après Ruby…

C’est excellent, tout ça. Le Zéphyr est donc réparé, ce qui permet des retrouvailles mignonnes pour Yoyo (qui n’en est plus un) et Mack, mais qui laisse aussi du temps à Daisy pour se soigner et à Coulson pour la fin de son reboot… Par contre, alors qu’Enoch et Deke discutent de la machine et espèrent réussir à en faire quelque chose, ils se rendent compte que finalement, ça n’a pas marché : la machine est toujours cassée. Bon, ben ça me valide le point du Bingo « échec de mission » au moins.

Hop, le Zéphyr disparaît de l’existence alors qu’à After Life, Nathaniel a quelques otages et expliquent à une Kora assoiffée de vengeance qu’il a bien l’intention de tous les mener à l’anarchie. Magnifique.

Saison 7

The Rookie – S02E12

Épisode 12 – Now and Then – 15/20
Petit épisode tout classique pour relancer cette deuxième moitié de saison. Après l’adrénaline du précédent, il est temps de gérer quelques-unes des conséquences en repartant sur des affaires plus habituelles pour la police. Ce que j’ai aimé avec cet épisode, c’est toutefois qu’il prend le temps d’approfondir les personnages plutôt que de se précipiter dans un nouveau fil rouge. Agréable.

> Saison 2


Spoilers

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Did you go on a date with a serial killer too?

L’épisode commence par une étonnante scène plutôt marrante avec Nolan et Nyla qui tentent d’arrêter une bande de jeunes en train de fumer dans une voiture.

De son côté, Lucy est obligée d’utiliser du fond de teint pour cacher sa date de décès gentiment tatoué par l’épisode précédent. Elle explique ensuite à West et John qu’elle n’a pas très envie d’être applaudie pendant la réunion matinale, même si c’est la tradition. De toute manière, son retour au travail fait les gros titres des potins au boulot de toute manière.

Malgré les efforts, c’est mort. Sa réintégration fait des remous, notamment avec Nyla forçant Tim à échanger leurs bleus au moins pour la journée, parce qu’elle est davantage capable de lui de comprendre qu’elle vient de vivre un trauma qui est la peur de toutes les femmes dans ce boulot. Bon, c’est un chouilla exagéré de le présenter comme ça, mais ça fait plaisir de voir Nyla s’intéresser à nouveau à Lucy comme ça.

J’ai bien aimé la manière dont leur duo fonctionne, avec Lucy forçant autant que possible son retour pour faire comme si de rien n’était… ce qui fonctionne, plus ou moins. En intervention, elle est à fond ; par contre, face à Tim, elle a du mal, tentant de l’humour qui est lourd de sens pas forcément voulu par elle. C’est triste de voir leur duo être cassé par ça. Il n’y a pas que ça qui est cassé de toute manière, il y a aussi sa confiance en elle.

Angela et Nyla s’en rendent bien compte, et elles la forcent ainsi à se rendre à une soirée de speed-dating où elle pourra faire preuve de ses capacités de jugement. C’est super drôle à voir… jusqu’à ce qu’elle soit forcée de mettre à terre un homme qui voulait juste lui faire remarquer un défaut sur son pull. Ouep, ça lui a rappelé son tatouage et ça lui provoque un choc post-traumatique.

Ce choc embête Angela, qui en parle à Tim, et Nyla qui lui rappelle que sous couverture ce n’est pas une possibilité envisageable de ne pas contrôler tout son corps. Pour cela, Nyla est obligée de lui raconter son propre trauma et de lui dire qu’il est important de confronter aussi vite que possible ses traumatismes, sinon ils la hanteront trop. Il y a encore du travail à faire là-dessus, donc. On la retrouve en fin d’épisode en train de se battre avec son sac de boxe quand Tim vient la voir dans l’espoir de la ramener de son côté.

Il lui rend au passage sa bague, ce qui est je pense la meilleure manière de lui dire que si elle est en vie, c’est grâce à elle. Avant ça, il lui explique tranquillement que son tatouage n’est pas forcément synonyme d’échec : ce n’est finalement pas la date de sa mort, mais la date où elle a survécu (et accessoirement, une date où elle était une super actrice si l’actrice veut se faire tatouer pour se simplifier la vie en cas de renouvellement pour dix ans). Je m’attendais à un discours de ce type, parce que même si c’est cliché, ça passe bien.

West se retrouve au cœur des potins lui aussi : il a passé la soirée de la veille avec son copain superstar, ce qui fait que tout le monde connaît son emploi du temps. Un tapis rouge, pour un flic, c’est inhabituel, et pour une bonne raison, en plus : Angela lui explique qu’il peut dire adieu aux affaires sous couverture s’il continue comme ça. Ensemble, ils finissent par se mettre sur la piste d’un homme suspect déjà remarqué par le commissariat pour quelques affaires criminelles.

Bien sûr, la célébrité de West finit par poser problème à West pendant son intervention, car il tombe sur des groupies qui veulent un selfie avec lui. Je leur accorde que c’est rigolo ; pas bien crédible, mais rigolo. Et puis, ça le force à reconnaître qu’Angela avait raison, et Grey aussi probablement. Cela met clairement un frein à sa relation amoureuse, parce qu’il sait qu’il ne peut plus sortir dans les endroits les plus branchés comme son copain le souhaite.

C’est même un peu plus qu’un souhait : c’est une star d’Hollywood, il n’a pas trop le choix de faire des soirées constantes et être intéressant pour la presse. West se retrouve à devoir passer la soirée seul à manger des pizzas, puis à raconter le lendemain à Lucy qu’il pense ne pas avoir d’autres choix que de rompre… L’épisode se termine donc sur une rupture publique en sortie de boîte pour les deux, organisée par Angela (?). C’est clairement prévisible comme rebondissement, mais ça machait bien, je trouve.

Le fils de Nolan est de retour avec sa copine au commissariat. Elle a besoin d’inspiration et souhaite désormais devenir flic, ce qui fait qu’elle veut passer la journée avec lui pour voir à quoi ça ressemble. Le problème, c’est que le fils n’a pas du tout envie que sa copine devienne policière. Il demande donc à son père de lui faire passer une journée naze pour être sûre de la dégoûter.

C’est marrant à voir, surtout que ça force John à demander à Tim de la dégoûter. L’idée est marrante, mais probablement pas efficace. Tim va clairement lui donner envie de devenir flic, je le vois d’ici. Puis, elle finira par découvrir la vérité, c’est obligé. En attendant, elle s’éclate sur les scènes de crime. Elle s’éclate même quand il s’agit d’annoncer le décès d’une victime à la famille, parce qu’elle se retrouve à devoir intervenir dans un combat.

Nolan est embêté de découvrir qu’elle fait vraiment une bonne flic, surtout que Tim lui confirme qu’elle ne pourra jamais l’être à cause de ses antécédents judiciaires, malgré l’absence de poursuite. C’est compliqué le boulot de flic, pour une faute commise à 17 ans… mais bon, ça reste logique de ne pas avoir de casier judiciaire pour devenir policière, j’imagine. John en profite pour faire un peu la morale à son fils, avant de retourner au travail le lendemain.

Il y fait toujours équipe avec Tim, pour une intervention qui réunit toutes les équipes car il s’agit de coincer un gros poisson, encore. Le problème, c’est que pendant cette intervention, Nolan se rend compte qu’Abigail a fait des siennes et est revenu voir la famille de la victime, avec son fils tant qu’à faire. Le couple se retrouve donc au mauvais endroit au mauvais moment, braqué par le méchant. Eh, ça nous met tout de suite du suspense comme situation, ça au moins.

Nolan prend clairement des risques et fait foirer une partie de l’opération extérieure en sauvant la vie de son fils sans le moindre mal. Et hop, encore un épisode rondement mené et sans problème. J’aime bien Abigail, en plus, ce n’était pas gagné, ça. J’ai bien aimé le développement, en plus, avec le fils de Nolan qui finit par dire la vérité à Abigail. Par contre, je ne vois pas bien pourquoi il fait ça devant son père, mais bon. Admetonns.

Dans tout ça, Nolan continue de sortir avec Grace, même si bon, la série n’avait apparemment pas le budget pour payer sa guest star…

> Saison 2

Melissa O’Neil (#96)

Salut les sériephiles,

C’est dingue comme les journées filent encore plus vite une fois qu’on est en vacances ! Nous voilà donc déjà dimanche soir et il est quasiment trop tard pour publier cet article, mais j’ai fait pire dans la semaine alors je suis sûr que vous aurez quand même eu la curiosité de venir découvrir qui j’allais bien pouvoir ériger en performance de la semaine…

you found a reason to stay

La performance de la semaine :
Melissa O’Neil

La série concernée : The Rookie
L’épisode : S02E11 – Day of Death – 20/20


Pourquoi Lucy est l’un des personnages que je préfère dans la série, alors elle était vouée à voir son interprète finir en performance de la semaine un jour ou l’autre ! Comme je n’ai terminé la mi-saison 2 que la semaine dernière, il aura juste fallu attendre que j’en sois là pour que je ne puisse plus faire autrement de vous en parler. J’ai toutefois attendu la publication de l’article, parce que oui, j’avais planifié quelques critiques cette semaine pour amortir le fait que j’allais peu avoir le temps de regarder des séries… Ni vu, ni connu, hum.

Plot, What Plot? I Watch The Rookie for Lucy Chen and Tim Bradford ...Quoiqu’il en soi, on s’en fiche pas mal de savoir quand j’ai vu sa prestation, parce qu’elle est tout bonnement exceptionnel lors de cette mi-saison. J’ai toujours beaucoup aimé l’actrice, même si c’est clairement parce que j’ai un faible pour elle, mais là, elle a tout déchiré. Dans l’épisode qui précède, elle montre qu’elle sait manier l’humour de la série avec beaucoup de talent (« Surprise, I’m a cop »). Lors de la mi-saison, elle démontre sa capacité à être brillante dans le dramatique, pour ne pas dire la tragédie.

Comme souvent, l’actrice est aidée par un scénario de qualité qui voit son personnage être kidnappé et risquer de mourir. Lors de l’épisode, elle se voit tout de même tatouer sa date de mort et être enterrée vivante. Certes, elle rejoint ainsi une longue liste de personnages à qui c’est arrivé au cours d’une série (ou d’un film), mais tout de même, l’actrice a eu un gros morceau à jouer avec cet épisode. Ses larmes sont crédibles, son ton désespéré aussi, sa malice passe bien à l’écran quand elle sème un indice pour espérer être retrouvée… Bref, elle nous permet d’être à fond dans l’épisode et de croire à ce qu’on nous propose.

The Rookie: 31 Times We 'Shipped Tim and Lucy - TV Fanatic
Elle est loin d’en être au premier épisode où elle est exceptionnelle dans la série, en plus, c’est juste que je n’ai jamais eu l’occasion avant d’en écrire un article !

Bien sûr, il est difficile aussi de ne pas parler de ce moment où elle chante et qui constitue le point d’orgue de l’épisode : enterrée vivante, elle n’a plus d’autres choix que d’espérer que ses collègues puissent la retrouver à temps. Elle gaspille alors son oxygène à chanter pour se consoler, persuadée qu’elle ne s’en sortira pas. Bien aidée par le montage de l’épisode et par la musique, la performance est à couper le souffle, tout simplement, et j’ai vraiment eu un moment d’angoisse. Je pense que j’aurais été spoilé si elle avait quitté la série en cours de route… mais on ne sait jamais !

abc the rookie | Tumblr
J’étais grave soulagé, tout de même !

melissa-o'-neil | TumblrVue aussi dans : Melissa O’Neil n’en est pas à sa première série, loin s’en faut. Avant d’intégrer la série policière d’ABC, elle a ainsi pu être vue dans plusieurs productions, comme iZombie ou Dark Matter pour les plus connues. Elle joue tout de même dans 39 épisodes de la seconde, ce qui me fait une motivation de plus pour m’y mettre un jour…

Si ces séries sont moins connues, elle est également passée par This Life, Rogue ou Lost Generation avant ça, preuve que sa carrière est déjà bien lancée alors même qu’elle a commencé à la télévision en 2015. En cinq ans, elle a eu le temps d’enchaîner les rôles et de perfectionner son jeu, pour atteindre tout de même un excellent niveau dans la performance. Je ne serais pas étonné de la retrouver dans quelques années à la tête de sa propre série si tout se passe bien pour elle et si elle continue ainsi.


L’info en + : Si elle fête ses trente ans aujourd’hui (oui, oui, bon anniversaire !), Melissa O’Neil n’a, vous vous en doutez, pas commencé sa carrière il y a cinq ans. Avant d’être actrice pour des séries télévisées, elle était ainsi… chanteuse. Elle est passée, comme tant d’autres, par Broadway dans le casting du très connu Les Misérables où elle jouait le rôle d’Eponine, mais s’est fait connaître avant ça dans Canadian Idol… la version canadienne de La Nouvelle Star ! Et histoire qu’on ne me dise pas que je suis en train de mentir, la voilà sur scène (elle a au moins fini dans les six premiers !) :

Pas étonnant avec tout ça qu’elle soit si géniale en mi-saison à chanter au milieu de ses sanglots, franchement, mais admettons qu’elle a en plus fait des progrès en chant depuis ses débuts ! Je suis totalement bluffé par tant de talent et de travail !


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E07

Épisode 7 – The Totally Excellent Adventures of Mack and the D – 18/20
La série continue de tirer profit de son intrigue pour partir dans tout un tas de délires qui lui vont à ravir, avec un bon lot de parodies et de développement de ses personnages. C’est surprenant comme choix de duo et d’épisodes, mais force est d’avouer que cela fonctionne à merveille et qu’on s’éclate énormément avec cet épisode qui ne se prend pas au sérieux. J’approuve totalement ce que je viens de voir là !

Saison 7


Spoilers

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I think it’s a trap.

L’avantage de cet épisode, c’est qu’il repart sur un résumé de l’épisode précédent avec une réplique de la cheffe des Chronicons que j’avais bêtement raté : elle s’appelle Sibyl, et on l’appelle aussi la « Prédictrice ». Magnifique.

L’épisode a un drôle de début, avec Deke qui doit passer un entretien auprès de May et lui raconter tout ce qu’il s’est passé. On part alors en 1982, qui est apparemment le début de son histoire. On y suit la vie d’un pauvre type paumé qui répare des ordinateurs et créé des robots. C’est concrètement le cliché du geek, mais aussi de l’ex élève harcelé au lycée.

Quand un de ses anciens harceleurs lui apporte un ordinateur, il accepte de le réparer, pour mieux finalement tomber sur une machine qui dit avoir besoin de son aide pour déchiffrer un code… Le problème, c’est que cet ordinateur qui communique tout seul n’est pas un gentil : c’est Sibyl. Oula, dans quoi nous embarque la série ??

Il faut une bonne semaine pour que le geek déchiffre le code et parvienne à rendre sa voix à Sibyl. Cette dernière est douée pour manipuler l’homme et s’assurer qu’il sera capable de lui rendre sa forme humanoïde. Le temps passe vite dans l’épisode, ce qui fait que l’homme est rapidement capable de créer un robot pour que Sibyl puisse lui parler. Et bien sûr, il tombe amoureux de ce robot, hein.

En parallèle, Mack découvre que Deke et lui sont coincés en 1982 car le Zéphyr a disparu. Mack se convainc alors qu’ils ont réussi la mission et que le vaisseau est retourné dans le présent, mais franchement, Deke est d’une patience incroyable après Mack. Ce dernier est encore furax de la mort de ses parents, et il se venge sur Deke en lui reprochant d’avoir tué de sang-froid, contrairement à l’Histoire.

Deke tente de donner à nouveau un sens à sa vie, espérant vaguement affronter des Chronicons, mais Mack est un parfait connard avec lui. Il se barre en moto pour se rendre sur la tombe de ses parents, laissant Deke tout seul derrière lui. Charmant. Je veux bien que ce soit un deuil difficile à faire, mais là, j’ai vraiment du mal à apprécier Mack sur ce coup-là. Il a l’air beaucoup plus mignon quand il était enfant, franchement.

Oui, Mack observe son lui enfant avant d’aller s’isoler pour effectuer une maquette de voiture. Non, mais sérieux. Deke se débrouille alors pour le retrouver, allons savoir comment, puisqu’il n’a pas internet. Il a ainsi engagé un détective privé, Crickett. Mack ne l’entend pas comme ça : il voulait juste rester seul et il se débarrasse vite de Deke.

Non mais Mack, mais que fais-tu ? Il s’enferme dans sa dépression, vire Deke qui ne le lâche pourtant pas, revenant régulièrement lui apporter des provisions dont Mack ne veut même pas. C’est n’importe quoi et Mack se retrouve ainsi en pleine dépression à boire un tas de bières depuis son fauteuil. Bon. Mack, je t’aimais bien (par moments) depuis ton arrivée dans la série, mais là… C’est trop.

Deke parvient finalement à le sortir de sa dépression en l’invitant dans un bar. Il est alors révélé que Deke s’est débrouillé pour créer le « Deke Squad », un groupe de rock qui chante « Don’t you forget about me », écrite par Deke bien sûr. Ahaha. Heureusement qu’il devait éviter de se faire trop remarquer !

L’acteur s’éclate tellement, c’est énorme à voir. Le choix de la chanson est on ne peut plus iconique pour l’intrigue de voyage dans le temps et pour la période des années 80 et le look de Deke, tout en rouge, mon dieu ! Il fallait oser. Tout le monde s’éclate, en fait, des scénaristes aux spectateurs, en passant par la foule en délire de figurants. Personnellement, j’ai bien ri et il est probable que je ne sois pas le seul. Je pense aussi que je ne suis pas le seul à avoir chanté devant cette scène… mais il n’y aura aucun témoin de ça, fort heureusement !

Il est alors révélé que le Deke Squad est juste l’occasion pour une bonne parodie de film, encore et toujours, alors que Deke en fait des espions parfaits. Bon, imparfaits, il y en a un qui vend du « coca » aux drogués du coin. Il me fait tant rire Deke. Il a donc tout un groupe et des moyens pour créer un nouveau groupe d’espions.

Pour les former, il les emmène au Phare, qu’il a transformé en QG pour son groupe de rock et d’espion. C’est une couverture sympathique, ma foi. Deke profite alors de l’énervement de Mack face à tout ça, bien sûr, pour révéler qu’il a ressuscité Coulson… À sa manière. Coulson apparaît à l’écran d’une télévision pour apprendre à Mack que Sibyl court toujours. Il a eu l’occasion de chercher un peu partout sur les réseaux informatiques et découvrir qu’elle avait pu envoyer un code pour créer de nouveaux chasseurs.

Sibyl est en train de créer de nouveaux robots, évidemment, et ça se termine mal pour le geek qu’elle utilisait : il se fait tuer par un des robots, évidemment. C’est si triste pour lui, mais si prévisible. Là-dessus, la série ne fait dans la finesse, alors que le retour de Coulson est une vraie bonne idée, un brin original. Tout l’épisode s’éclate vraiment à parodier les années 80, d’accord, mais tout de même, il fallait le faire.

On enchaîne en retrouvant ensuite le D squad en plein entraînement de paintball… ou de vraies missions, allez savoir. C’est une catastrophe, bien sûr, et ça déprime Mack autant que Coulson. Le problème, c’est que Mack est celui qui est insupportable dans cet épisode, reprochant à Deke d’être un Peter Pan ayant besoin d’attention et de l’idéaliser en tant que directeur, ce qu’il n’est pas prêt à vivre.

Mack se barre donc alors que la série tourne au film d’horreur quand Sibyl et ses robots débarquent pour nous trucider le batteur drogué du groupe. Ils sont si doués dans la parodie, là ! Les robots sont meilleurs que dans Doctor Who à vouloir exterminer tout le monde, y compris Mack qui est en train d’être confronté à la réalité par la chanteuse du groupe, qui lui reproche d’avoir abandonné son fils. Mack découvre ainsi que Deke s’amuse depuis tout ce temps à vérifier que son lui enfant se porte bien et a tout ce qu’il désire.

C’est la partie de l’histoire qu’on peut croire le plus facilement alors que tout le reste est quand même un bon gros délire de Deke – et donc des scénaristes. Tout ça réveille la colère de Mack qui veut donc tuer les robots, qui s’amusent eux aussi à tuer la copine de Cricket et les autres membres du Deke Squad sur lesquels ils peuvent mettre leur main robotique.

On retrouve donc Mack dans une scène dramatique pour marquer son retour en tuant les robots et en s’assurant d’obtenir le respect du reste de l’équipe – Olga la russe et les frères Chang. La série s’éclate tellement. Mack accepte ainsi de revenir à la tête de la série. Pour se faire, il suffit juste qu’il se rase la barbe et change complètement de look, pour mieux être à son tour dans le flow des années 80.

L’épisode est une bonne partie de rigolade de ce point de vue-là, avec un concentré de clichés maîtrisés et de blagues bien gérés, tout en faisant avancer l’intrigue autant que possible. Ainsi, on découvre que Mack accepte de se servir d’une hache construite par Mack pour reprendre son rôle de Directeur dans lequel Deke l’a poussé autant que possible. C’est efficace du côté de la construction de personnages et ça permet de voir comment Mack termine son deuil de ses parents, en un épisode et basta là où il aurait fallu normalement le reste de la saison. Et puis, ça ne néglige pas l’action avec ce faux SHIELD qui reprend le dessus sur les Chronicons.

Sibyl révèle alors… qu’elle a des lasers à la place des yeux. Aha. C’est tellement n’importe quoi. Cela fait fuir les frères Chang, alors qu’Olga est blessée. Un nouveau plan se met en place pour le trio restant. Deke fait diversion et Sibyl est rapidement détruite. Malheureusement, il reste un bébé Chronicon qui a bien réussi à voler l’engin temporel après lequel ils étaient.

L’équipe de Deke pense pourtant avoir réussi, avec Deke qui se débrouille comme il peut pour réconforter les Chang et Coulson qui comprend que Sibyl a sûrement réussi à s’enfuir malgré tout. Mack demande alors à Deke de l’accompagner chez son oncle, histoire de rencontrer sa version enfant…

Le Zéphyr apparaît alors dans le ciel pour 27 jours selon Jemma qui explique à Yoyo et May qu’elles ont ce temps-là, en théorie, pour faire l’aller-retour et récupérer Mack. Elles n’ont pas pour autant envie de perdre le moindre temps : elles savent qu’il est là tout seul avec Deke depuis vingt mois. Ah oui, tout de même.

Je ne comprends pas trop comment elles sont revenues à cette période, mais peut-être qu’un autre épisode nous l’expliquera. Pour l’instant, on se contente de retrouvailles douces pour Yoyo et Mack, marrantes pour May et Coulson et de présentations formelles pour nos nouveaux agents du S.H.I.E.L.D. Comme il reste 27 jours avant de retourner au Zéphyr, j’imagine qu’on restera à cette période pour le prochain épisode. Ce serait plutôt une bonne chose parce que le cliffhanger révèle que Sibyl a droit à sa propre télévision elle aussi, et que l’engin temporel finit dans les mains de Nathanaël, encore en vie. Voilà qui est gênant.

La série ne dit rien du sort de Daisy durant l’épisode, ce qui lui laisse le temps de se soigner, et l’on ne sait pas non plus si le Zéphyr est passé par une autre période temporelle avant de revenir en 1983… Hâte d’en savoir plus au prochain épisode !

Saison 7