HTGAWM – S06E14

Épisode 14 – Annalise Keating is Dead – 20/20
Ah ouais. La série ne se fout pas de nous avec un épisode de quarante minutes qui paraît en durer beaucoup plus tellement il y a tellement d’intrigues qui s’entrechoquent et de scènes magistrales, avec des twists bien amenés dans l’ensemble et un épisode qui prend déjà des allures de fin de série. Est-ce que pour une fois je vais aimer la fin d’une série Shonda Rhimes ? Comme quoi, tout arrive… En tout cas, c’était haletant, et sans même le rebondissement que j’attendais !

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Spoilers

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Good people go to jail.

Pardon ? Comment ça, Annalise est stressée par son premier jour de procès ? Depuis quand est-elle capable d’émotions humaines ? La première scène est ainsi plutôt drôle avec Annalise hésitant énormément sur son look, sur sa coiffure et sur tout un tas de choses, mais jamais sur son make-up apparemment. En tout cas, il faut bien reconnaître que ça finit bien pour elle, elle est superbe. Comme toujours.

Bizarrement, ce n’est pas trop le cas de Michaela qui tente un look avec son père, là où Connor le fait avec Oliver. Le procès est prêt à commencer comme cela, même si on ajoute toutefois l’information de dernière minute que Connor a décidé d’aller en prison pour cinq ans lors de son nouveau deal, c’est dingue.

Enfin, presque, il y a encore quelques pistes à explorer du côté de l’inceste de la semaine dernière : Annalise refuse de dire à Frank la vérité, Bonnie est donc envoyée contacter l’avocat d’Hannah. Le but est assez simple : lui faire du chantage. Soit elle accepte de dire la vérité au tribunal – à savoir qu’elle a conspiré avec les Castillo ; soit toute la vérité éclate lors du procès. Evidemment qu’elle accepte, mais en échange d’une garantie que personne n’apprenne la vérité sur Frank – qui est du coup le demi-frère de Gabriel, notons-le.

Le procès commence par une sacrée trahison : on demande à Tegan de ne pas rester dans l’équipe d’Annalise. Et il y a un témoin gênant pour prouver qu’il y a bien collision d’intérêt : Laurel redébarque en sortant de nulle part. Comme je n’avais suivi aucune promo, je ne m’attendais pas à ce qu’elle revienne avant le dernier épisode, et j’ai donc adoré la retrouver de cette manière, pour montrer que Tegan est liée aux Castillo donc pas vraiment à même de représenter Annalise.

Tegan se fait finalement virer par Annalise elle-même grâce à Laurel. Au moins, c’est fait. Tegan trouve que c’est complètement con de tomber dans ce piège, mais cet épisode nous fait entendre les pensées d’Annalise et nous fait comprendre qu’elle n’a pas totalement confiance en son amie, finalement.

Laurel ? Elle est carrément revenue avec Christopher. Cela n’a tellement aucun sens. Elle était donc à Brooklyn pendant tout ce temps, comme elle le dit finalement à Michaela, Connor et Oliver quand elle les croise par hasard au palais de justice. Oliver est tellement chou quand il revoit Christopher, mais il y a tout de même d’autres choses à tirer de cette scène.

Par exemple, Laurel s’en tire sans la moindre peine de prison, contrairement aux autres. C’est une information qui change légèrement la donne, tout de même. Et ça, juste avant que Michaela ne jure de dire toute la vérité. Malheureusement, je ne la trouve pas si convaincante quand elle raconte une jolie histoire bien répétée nous informant que Wes est coupable du meurtre, sous l’influence d’Annalise, bien sûr.

Michaela va loin par contre, elle va jusqu’à dire que leur professeur couchait avec Wes. C’est la goutte de trop pour Annalise qui décide de détruire Michaela. C’est une sacrée scène à venir, et ça se confirme bien rapidement, quand Annalise n’hésite pas à balancer un crime que Michaela n’avait pas vu venir : le moment où elle a pris la décision complètement conne de trahir le groupe pour appeler l’ICE et faire déporter un camarade de promo. Voilà qui ne la met pas spécialement en valeur devant les jurés. En même temps, je ne sais pas trop à quoi elle s’attendait là…

Durant la soirée, Laurel reçoit une visite de Frank et est forcée de s’expliquer sur les raisons de sa trahison, et surtout de sa fuite. C’est quand même dingue : après quasiment une saison d’absence, Laurel revient et ça donne l’impression qu’elle n’est jamais partie. Elle retrouve sa place et son importance dans la série sans le moindre souci. Jolie écriture, cet épisode est une vraie démonstration de scénario réussi !

Après tout ça, Gabriel se sent forcé de confronter Michaela sur son témoignage. Il n’est pas très heureux de savoir que Michaela lui a menti tout ce temps, connaissant toute la vérité sur la mort de son père sans jamais lui en avoir parlé. Les soirées ne sont fun pour Michaela dans cet épisode, puisque le lendemain soir, c’est Connor qui décide de la confronter, devant Oliver, sur une information que Frank lui a donné au moment où il allait témoigner : Michaela aurait eu une meilleure offre de la part du FBI.

Ainsi, Connor nous refait donc une crise de panique avant de témoigner. Merci Frank pour ce grand moment d’acting de Connor qui veut que le FBI lui confirme l’information, ce qu’ils ne font pas. Il trahit donc à son tour Annalise, ce qu’on ne voit pas vraiment. En revanche, la scène suivante est encore un cas d’école magistral d’Annalise confrontant Connor à ses mensonges : l’essai qui lui a donné la possibilité d’entrer dans sa classe, mais aussi la manière dont il a rencontré Oliver. On a au passage une jolie déclaration de bisexualité d’Annalise – elle ne sait vraiment plus sur quel pied danser avec sa sexualité – et un brin d’homophobie des jurés.

En tout cas, la scène ne mène nulle part, si ce n’est à une dispute violente. Cela laisse Annalise dans une impasse, alors qu’Hannah a une nouvelle demande : qu’Annalise reconnaisse avoir tué Sam, alors même qu’elle ne l’a pas fait. C’en est trop pour Tegan de voir qu’Annalise est prête à accepter une telle demande, alors que ce n’est vraiment pas possible de gâcher à ce point sa réputation. Bonnie assiste à l’échange et reste boire un coup avec Tegan, alors qu’Annalise elle-même est clairement tentée par un retour à l’alcool.

J’ai beaucoup aimé la scène entre Tegan et Bonnie, cependant. Je crois que c’est une des rares fois dans la série où j’ai eu l’impression que Bonnie était un personnage cool, que je pouvais enfin comprendre. M’enfin, c’était encore faire abstraction du fait qu’elle ment toujours à Frank par rapport à Sam, alors même qu’ils sont en couple à présent et qu’elle sait qu’il voit Laurel parce qu’il est honnête avec elle.

Enfin, cela dit, c’est vers Frank qu’Annalise se tourne quand il est question de créer un nouveau rebondissement dans ce procès. Elle demande en effet à parler à Laurel, alors même que c’est concrètement impossible et illégal. Laurel assure qu’elle fait tout ça pour son fils, refusant de perdre Christopher, mais découvrant tout de même avec choc que Frank a failli se faire tuer par son frère.

Par conséquent, une fois à la barre, Laurel balance donc toute la vérité, ou en tout cas une portion intéressante du mensonge mis en commun pendant toutes ces années : elle insiste donc pour dire qu’Annalise n’a jamais tué Sam ou demandé à ce que Wes le fasse. Et mieux encore, elle dit que le FBI lui a demandé de mentir. C’est quand l’avocat s’acharne sur Annalise qu’elle change finalement d’avis, et je dois reconnaître que même si je suis plutôt du côté de Michaela et Connor, par principe, ça fait du bien de voir une part de la vérité triompher pour Annalise.

Tegan est très heureuse de cette victoire, mais Bonnie est rabat-joie à rappeler que Nate peut encore témoigner et tout renverser à cette victoire. Oh, en parallèle de tout ça, on a aussi eu une confrontation entre Nate et le père Castillo, mais très franchement, j’ai laissé tomber cette intrigue en cours de route. Il n’y a pas que Bonnie qui soit rabat-joie cela dit : Annalise aussi l’est, à demandé finalement à Bonnie de recontacter Hannah pour approuver le deal. C’est complètement con.

Le truc, c’est que Bonnie aussi est complètement conne : alors que Frank lui annonce être encore amoureux de Laurel, mais de l’être bien plus de la manière dont il se sent auprès d’elle, Bonnie se sent forcée de lui révéler que ses parents sont Sam et Hannah. La scène est magistrale, mais ça mène à une complication vraiment imprévue pour Annalise : Hannah est retrouvée morte à son domicile, suicidée. Yep, Bonnie a fait de la merde.

Pas autant que Michaela, qui finit par avouer à Connor et Laurel qu’elle a changé de deal et n’ira pas en prison non plus. Connor se retrouve donc à être le seul à avoir fait un parjure pour mieux aller en prison alors qu’il n’a rien fait dans cette histoire – du moins, il n’a tué personne – et alors qu’il était sûr de pouvoir faire une confiance aveugle à Michaela.

Pas autant que Nate aussi, réussissant à convaincre le père Castillo que son fils est mort à cause d’Annalise et qu’il n’a rien à voir avec ça. Comment ? En faisant en sorte que le corps soit retrouvé, histoire que tout le monde apprenne sa mort, y compris Laurel. Non mais quel épisode !

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Station 19 – S03E14

Épisode 14 – The Ghosts That Haunt Me – 15/20
Je ne sais pas quoi en penser de cet épisode. Les intrigues que je préfère sont clairement malmenées au second plan alors que je n’ai pas réussi à déterminer ce qui pouvait bien être au premier plan cette semaine. Ajoutons à ça que l’épisode prend le temps de se concentrer encore et toujours sur un personnage à qui j’étais content de dire au revoir et sur des évolutions pas bien crédibles et ça donne un mix d’émotions et sentiments contradictoires. Allez, c’est vu, c’est presqu’aussi vite oublié, j’en ai bien peur. Ce que j’ai préféré ? Les personnages de Grey’s Anatomy et leur impact sur les pompiers. C’est gênant.
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Spoilers

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I’m not in denial, I’m pissed.

Superbe. Je recommence cette critique avec quasi un tiers de l’épisode écrit à la hâte et de mémoire, parce que mon ordinateur a eu la merveilleuse idée de me perdre ce que j’avais écrit suite à un bug de batterie et que j’ai autre chose à faire de mon #WESéries que voir deux fois le début d’un épisode médiocre.

Bref, on commence donc cette semaine par l’arrivée des calendriers, l’occasion pour les scénaristes de nous montrer les acteurs dans des tenues sexys. Sympa l’ambiance de travail… D’ailleurs, c’est vraiment sympa pour le personnage d’Andy qui revient et est bien heureuse de découvrir tout ça, mais pas tellement pour Sullivan dont le retour provoque un froid, particulièrement avec Ben.

Celui-ci n’hésite pas une seule seconde à l’interroger sur son taux de drogue dans le sang et va jusqu’à lui demander un test urinaire dans son bureau. Chouette ambiance de travail, vraiment, on sent que la confiance règne dans la caserne. Sullivan ne le prend pas si bien, bizarrement, comme je n’ai pas super bien pris le retour d’un flashback avec Pruit, qui ne servait à rien et n’avait rien à faire là. Erreur dans la diffusion ?

Pourtant non, puisqu’on y a droit plusieurs fois. J’ai totalement lâché parce que déjà que Ben/Sullivan, ça ne me passionnait pas, mais en plus, revenir à Herrera, ce n’était pas nécessaire. J’imagine que l’acteur était réticent à partir à la retraite avant la fin de saison, et tant pis si ça veut dire avoir des scènes avec Sullivan ou Ben.

En tout cas, j’ai beaucoup ri quand on en est revenu à ces deux-là, avec Ben insistant pour voir son chef pisser dans un verre, parce que c’est ce que la réglementation imposait. Eh ben ! Sullivan s’en tire finalement de la leçon de morale de Ben bien reloue en lui annonçant qu’il n’a pas pu se dénoncer comme il le fallait parce qu’il devait rester fort pour sa femme. Et oui, il est marié, surprise Ben. J’ai bien ri. C’était ma soirée rigolade, je crois. Ils sont finalement interrompus par Bailey qui sort de nulle part pour venir voir son mari, soulagé de savoir que Sullivan n’est plus sous l’influence de la drogue.

Andy, de son côté, doit faire face à son colocataire préféré, inquiet de ne plus la voir dans l’appartement qu’ils partagent. Andy se sent alors forcée de lui révéler qu’elle est mariée avec Sullivan, ce qui me paraît être la plus mauvaise idée du monde. Forcément, Jack a plein de questions super gênantes sur la relation et le mariage, hyper rapides. Puis bon, il voulait se marier avec il n’y a pas si longtemps quoi.

Ailleurs dans la caserne, Dean soigne une jeune femme, Sacha, tellement canon qu’on sait bien que cette affaire de boucle d’oreilles coincées sera rapidement l’occasion d’un futur couple. D’ailleurs, Vic s’en rend bien compte et n’hésite pas à s’amuser de la situation avec Dean, pour le pousser à se relancer dans le game. Ils font tellement de bons amis, ça m’énerve de savoir que les scénaristes veulent en faire un couple. Qu’est-ce que Dean peut bien foutre à vouloir se mettre en couple avec Vic ? Je suis frustré, surtout que l’épisode revient bien sur les sentiments de Dean sur les scènes de fin grâce au fameux calendrier.

Pendant ce temps, Maya occupe tout son temps de capitaine à rouler des pelles à Carina. Moi, je suis bien content de retrouver Carina dans cet épisode, parce que j’aime bien son personnage, mais elle, elle n’est pas ravie d’être là quand elle se retrouve à devoir rencontrer comme ça sa belle-mère. Et oui, comme tout le monde, Maya a une maman, mais ça semble surprendre tout le reste de l’équipe. Allez comprendre.

Sa mère ? Oh, elle est juste là pour annoncer à sa fille qu’elle divorce, et bonne journée bien sûr. Le pire, c’est que Maya refuse de la croire ou de voir en quoi son père était un putain de connard en pleine relation toxique. On ne l’a pas vu beaucoup, mais on le sait déjà tous… et pourtant !

La première intervention de l’épisode mène tous les pompiers sur les lieux d’un incendie. Eh, ce n’était pas arrivé depuis Herrera père, ça. L’incendie est dans un bowling, avec évidemment un homme coincé dans la machine, sinon ce ne serait pas drôle. J’avoue que ça m’a pas passionné comme cas, et quand en plus c’est à ce moment-là que l’ordinateur a bugué et s’est éteint, j’ai décidé de faire une pause dans l’épisode pour passer à autre chose.

Mal m’en a pris, mais bon, une fois de retour, c’était pour découvrir que Dixon fils n’était toujours pas un très bon pompier et servait de souffre-douleur à Maya. Il finit par soigner une pleurnicheuse comme lui, alors que Dean est en train de gérer l’homme coincé qui finit par se faire bouffer par les flammes. Pas de bol, et terrible à entendre, franchement.

Heureusement, les autres pompiers ont plus de chance quand il s’agit de sauver des enfants coincés dans le bowling. Ils avaient qu’à avoir de meilleurs goûts pour passer l’anniversaire, non ? Bon, je suis méchant, c’est fun le bowling, je suis juste frustré parce que médicalement, c’est compliqué pour moi. Anyway. Les pompiers parviennent à détruire un mur pour que tout le monde puisse être évacué et, pendant ce temps, Andy et Jack continuent de parler des problèmes persos de cette première, à proximité des enfants, oui. Bien, ils auront tous besoin de 5 ans de psychothérapie après cet anniversaire, franchement.

Une autre qui en a besoin est apparemment Maya, qui s’éclate à défoncer un autre pan de mur, sans raison. C’était plutôt drôle à voir. Un autre qui en a besoin aussi ? Jack, toujours à devoir gérer son choc post-traumatique. Andy le remarque et décide de le reporter à Sullivan, mais pas sans lui en parler avant. De toute manière, Sullivan à mieux à faire : il est forcé par Ben de devoir parler à Dixon de son problème d’addiction et surtout de son overdose en plein travail.

Le but de Dixon ? Etouffer l’affaire aussi vite que possible, ce qui permet à Ben de comprendre que quand Herrera lui a parlé d’un chef déconnant, c’était Dixon. Voilà qui explique aussi pourquoi Dixon détestait tant Herrera : il avait quelque chose sur lui pendant tout ce temps. Et maintenant, Dixon couvre Sullivan qui est redevable de Dixon. C’est merveilleux.

Ben finit par retourner tout frustré à la caserne et s’en plaindre à Miranda. Ce n’était pas dingue, mais j’ai bien aimé la scène de famille pour Bailey. On ne la voit pas souvent en mère aimante, mais ça marche drôlement bien quand on lui en laisse l’occasion ! Quant à Sullivan, il est tout heureux de raconter à Andy qu’il a tout avoué à son chef, approuvant leur mariage. Il balance donc à toute la caserne qu’il est marié avec elle quand il est très clair qu’Andy n’a pas du tout envie d’en parler à ce moment-là, surtout après avoir eu Jack sur le dos toute la journée. Mais bon, de toute manière, le plus drôle, c’est encore et toujours la tête dépitée de Vic. Qu’est-ce que j’adore cette actrice et cette manière de jouer son personnage ! Rien que pour elle, je peux continuer la série dans ses moments les plus médiocres, parce qu’elle me fera toujours rire !

Autrement, à son retour à la caserne, Maya est énervée (encore) de constater que sa mère parle avec Carina, mais aussi qu’elle insiste pour lui faire prendre conscience que son père était toxique. Le truc, c’est que Maya le sait déjà : elle n’est pas en plein déni, elle est juste énervée de savoir que son père lui a permis d’accomplir un milliard de trucs impossibles en la maltraitant. Et j’ai adoré la relation Carina/Maya tout au long des deux scènes et demi qu’elles avaient dans cet épisode : c’est peu probable que Carina soit si attachée si vite à Maya et ne fuit pas un minimum se mettre à couvert face à de tels problèmes, mais en même temps, c’est Carina, on sait qu’elle est super aimante et attachante, non ?

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HTGAWM – S06E13

Épisode 13 – What If Sam Wasn’t The Bad Guy This Whole Time? – 17/20
Je ne suis pas fan des épisodes s’alourdissant de flashbacks, et ça se confirme encore avec cet épisode dont les scènes passées n’apportent pas grand-chose au schmilblick des révélations qu’il souhaite apporter. Par contre, ces révélations vont être de véritables clés pour se lancer dans une fin de saison passionnante, puisque toutes les cartes sont rebattues de manière totalement inédite et quasi-inattendue. Avec cette série, cependant, il n’y a plus grand-chose qui peut encore être inattendu, non ?

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Spoilers

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Who is born in March Annalise?

Allez, c’est reparti après deux semaines d’attente insupportable pour cette série que j’adore. Enfin, j’adore la série, mais pas tous les personnages, alors reprendre sur Frank et l’insupportable Nate, ce n’était pas nécessaire. Bref, ce dernier a tué Xavier et ça fait chier à peu près la Terre entière. Il n’y a que lui que pour être content de ce qu’il a fait. Justement énervé, Frank débarque chez Bonnie, pour changer.

Du côté de nos étudiants préférés, c’est bien drôle : Michaela et Connor s’en tirent plutôt bien à faire remarquer qu’Annalise n’était pas stupide et qu’ils se sont mis d’accord pour regagner sa confiance. C’est bien joué : je ne sais pas s’ils se sont mis d’accord ou non, mais ils disent la même chose, encore et toujours, avant d’être confrontés à un nouvel accord bien compliqué.

Du côté d’Annalise, c’est reparti pour Vivian. C’est dingue deux semaines d’attente pour reprendre exactement sur les scènes où on nous a abandonnés. En tout cas, Vivian nous raconte un joli flashback de 2005 où elle a reçu un mail de Sam qui lui jure qu’il l’aime encore. OK, admettons, mais si le contenu du mail est si important, quel est l’intérêt de nous remontrer encore Gabriel enfant ? Perdre du temps ? Allons savoir.

Vivian demande en tout cas à Sam de le rappeler après minuit. Il fait mieux que ça bien rapidement : il se rend sur place un week-end, mentant à Annalise en lui disant qu’il bosse. Pas de bol pour lui, Vivian veut le bien de son enfant, et pour elle, fréquenter Sam, ce n’est pas faire son bien. Je peux difficilement argumenter le contraire après six saisons de cette série, et après cette scène où il a les mots juste pour finalement coucher avec Vivian.

En tout cas, Vivian raconte tout ça à Annalise parce qu’elle analyse bien la situation (sans jeu de mot) : il utilisait le sexe pour obtenir ce qu’il voulait, et d’après Vivian, il a appris tout ça… d’Hannah. Pardon ? Comment ça, il couchait avec sa sœur ?

Un autre flashback nous raconte la suite du week-end de Sam : cette fois, c’est parce qu’il reçoit un appel de Frank qui permet à Vivian de découvrir qu’Annalise a perdu un enfant. C’est du beau : Sam vient de passer la nuit avec elle parce qu’il lui a juré l’aimer, mais il ne fait que remplacer ce qu’il vient de perdre. Elle le prend mal, mais elle se laisse à nouveau amadouer par ses mots doux et ses histoires d’abus familial quand il était enfant.

D’après les recherches de Vivian, l’inceste est plutôt courant chez les victimes enfants battus. Mais au secours, quoi. Les scénaristes nous pondent ça de nulle part dans la dernière saison, mais OK, je reconnais que ça fonctionne bien. C’est juste que je ne vois pas bien ce que ça change à nos affaires là tout de suite, quoi. Et ça frustre énormément Annalise qui décide de virer Vivian de chez elle, traumatisée par cette supposition.

Ca lui rappelle pas mal de souvenirs de sa relation avec Frank, et c’est bien beau mais ce n’est pas ma partie préférée de la série. Aussi nécessaire que ce soit, je ne suis pas convaincu que c’était vraiment une bonne idée de repartir sur tout le délire Annalise/Frank avec Bonnie et Frank. Quelle angoisse. Ils ont tous couché ensemble en plus, il ne manque plus que Frank/Sam à ce stade, non ? Erk. Un quadrilatère bien pourri.

Tellement pourri, d’ailleurs, que Frank appelle ensuite Vivian pour la menacer et lui demander de ne plus jamais revoir Sam. Aïe. Il va jusqu’à menacer Gabriel si jamais elle venait à le revoir. Non mais sérieusement, c’est quoi ce délire ? Bonnie le surprend, et… elle décide de coucher avec, parce que pourquoi pas ? Ils sont dans la cave de la fameuse maison et c’est sans surprise que Frank les surprend. Il n’est pas bien fan de cette relation qu’il découvre apparemment. Il est probablement jaloux, sérieux.

Il s’en plaint tout de même à Annalise, parce qu’il trouve que ce n’est pas sain pour Bonnie d’être en couple avec un ancien criminel. L’hypocrisie, c’est beau. Il décide ensuite d’annoncer à Frank qu’il ne veut pas les voir ensemble, tout en lui racontant le passé de victime de Bonnie. Trop sympa le type, dans le genre je me mêle de ce qui ne me regarde pas. En plus, c’est super efficace : de savoir le passé de Bonnie freine complètement Frank qui ne se sent pas assez sérieux pour être un amant parfait de Bonnie.

Il la largue bien vite, c’est chouette. Elle est tellement dépitée qu’elle se rend pleurer auprès d’Annalise, qui était en pleine recherches sur Christopher. Et voilà, on en arrive à un câlin entre Annalise et Bonnie, qui n’est pas sans présager toutes les relations d’abus à venir entre elles. Mais bon, ce n’est jamais qu’un avis personnel. Malgré tout ça, dans le présent, Annalise ose encore dire à Bonnie que Sam les aimait et qu’il était si bon qu’il n’a probablement pas été incestueux ? Hum.

Oui, bien sûr, bien évidemment. Il ment évidemment à Annalise en disant qu’il n’a rien à faire avec la rupture de Bonnie et Frank, avant de s’engueuler avec sa femme qui ne supporte pas qu’on lui parle de son bébé, parce qu’elle a l’impression que Sam lui reproche ce qui est arrivé. Sam, tout ce qu’il lui reproche, c’est de ne pas être assez aimante avec lui. Bien. C’est noté. Ce couple ne parvient toujours pas à me convaincre après six saisons, donc je me serais passé de ce détour dans le passé si proche de la fin de la série. Pourtant, il faut bien en passer par là avant d’en arriver à une révélation teasée depuis des mois comme la plus choquante de la série. On verra bien.

En tout cas, Sam finit par aller disperser seul les cendres de son bébé et je reconnais que c’était une scène touchante, couplée à une scène dans le présent où on apprend qu’Annalise déteste encore Sam pour tout ce qu’il lui a fait, même si elle est persuadée qu’il l’aimait. Merveilleux.

Dans tout ça, on enchaîne dans le présent avec Bonnie et Frank apprenant le récit de Vivian, avant d’annoncer à Annalise ce qu’a fait Nate, à savoir encore de la merde. Pendant ce temps, ce connard est en train de témoigner auprès du FBI. Après, le FBI sont des connards eux aussi : ils demandent apparemment à Michaela de faire non pas un parjure, mais des dizaines. Et ils ne la laissent pas prendre sa décision avec Connor. Tout se mélange tellement dans cet épisode, quel enfer. L’enfer, c’est aussi ce qui attend Connor : le FBI propose d’ajouter des charges contre Oliver. Merveilleux !

Du coup, Connor accepte de changer de deal, mais il ment ensuite à Michaela en lui disant que ce n’est pas le cas… Oups.

On a aussi droit à une scène entre Gabriel et sa mère dont je me serais bien passé. Gaby se met à imaginer que Sam aurait pu rester avec sa mère, tel un gosse de six ans et franchement, ça ne me passionne pas, surtout que ça se conclue par Gabriel remerciant sa mère de l’avoir fait devenir ce qu’il est aujourd’hui avec son amour et tout plein de bons sentiments dégoulinants et sans rapport avec ce qu’on sait de cette série et de ses personnages.

Le lendemain matin, Tegan a la chance de découvrir toute la vérité sur Hannah, ou en tout cas la vérité de Vivian. Ce n’est pas un simple détail, tout de même, mais elle trouve en effet des preuves qu’Hannah est bien en train de lancer une offensive contre Annalise via le FBI. Ce n’est pas assez pour Annalise, qui veut à présent des preuves de la relation Hannah/Sam. Rien que ça. Et si j’ai bien entendu, Frank propose de se renseigner auprès d’Eve.

De son côté, Nate continue de remuer la merde en en produisant encore plus, enquêtant à présent sur l’accident de Bonnie. Celle-ci lui rend justement visite pour lui reprocher ce qu’il a fait à Xavier. Super. Il n’empêche que Nate est cerné par le FBI et n’arrive pas à obtenir sur immunité, donc Bonnie ne peut pas faire grand-chose pour lui retourner sa veste.

Finalement… Tegan découvre qu’Hannah a été absente pendant un long temps de sa scolarité. Si les dossiers scolaires disent qu’elle a simplement eu la mononucléose, Annalise, elle, suspecte aussitôt une grossesse. Le problème, c’est que la série nous révèle alors qu’il y a un personnage qui est né à ce moment-là, et il s’agit de… Frank.

Ah. Voilà donc la fameuse révélation qui devait tout changer à l’histoire de la série, et effectivement, c’est un mindfuck plutôt bien orchestré. Reprenons : Frank serait donc le fils de Sam et Hannah. Et il a aidé à couvrir le meurtre de son père ? C’est génial, surtout que plus haut dans cette critique, je trouvais ça bizarre qu’on ne nous vende pas une relation amoureuse entre Frank et Sam après tout ce temps. Maintenant, je sais pourquoi.

Quelqu’un est-il motivé pour pondre l’arbre généalogique des personnages de cette série ? Parce que là, je commence à en perdre mon latin, moi ! Quant à Frank, je me demande s’il sait, mais j’imagine que oui et que ça va nous changer toute la face du personnage et tout ce qu’on a toujours cru savoir de ses actions… Il faudra voir si un revisionnage de la série résiste vraiment à ce secret bien gardé, mais puisque le personnage a toujours été très mystérieux, c’est fort probable.

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Emergence – S01E12-13

Épisode 12 – Killshot (1) – 13/20
Eh bien, ce n’est pas glorieux pour une fin de saison. Cet épisode laisse de côté tous les aspects de la série qui me plaisait le plus pour se concentrer sur son intrigue, inévitablement et logiquement. Le problème, c’est que cette première partie aurait gagné à être divisée par deux : franchement, cet épisode est non seulement prévisible, mais extrêmement répétitif dans sa construction, avec Jo avançant lentement vers ce qu’il est évident qu’elle fera. Dommage !

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Spoilers

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It’s starting.

Mieux vaut tard que jamais, je me suis dit qu’il était temps pour moi de voir cet épisode final de saison, surtout qu’il s’agit d’un épisode en deux parties et que c’est justement un point de ce Bingo Séries d’avril. Et puis, ça ne me fera pas de mal d’évacuer une série de ma liste de choses à regarder en ce moment où tout s’accumule un peu trop à mon goût.

Loin d’être maltraitée après son enlèvement, Emily est emmenée dans un restaurant avec des affaires de luxe. Il s’avère que nos méchants ont en fait besoin d’elle pour être transformé à leur tour et obtenir les mêmes capacités que Piper. Voilà qui promet, surtout que la grande méchante est déjà capable de se régénérer toute seule, comme elle en fait la démonstration à Emily tentant de l’égorger.

Puisqu’elle rate donc ce test, Emily est invitée à travailler à rendre plus fort un certain Justin, un acteur que j’étais content de retrouver. En revanche, cette intrigue Helen/Emily/Justin ne m’a pas passionné. Pourtant, j’aime bien Emily d’habitude, mais là, ses monologues, c’était too much pour moi. A priori, elle semble échouer… mais alors que Justin tente d’utiliser de potentielles capacités, une espèce de boule de matière se forme dans son dos et bouge toute seule, réagissant à l’énervement et à la douleur de Justin. Si Emily n’a aucune idée de ce qu’elle est en train de créer, ça a un impact sur les autres intrigues de l’épisode.

Chez Jo, Piper annonce qu’elle se sent différente depuis qu’elle a le bracelet de Benny. Elle tente de défendre ce dernier aux yeux de Piper, d’ailleurs, lui promettant qu’il ne leur veut plus que du bien, mais il va en falloir un peu plus que ça à cette mère adoptive. Tu m’étonnes. Jo s’éclipse donc pour recontacter son bel agent Brooks, mais c’est un échec : elle tombe en fait sur un autre agent du FBI, ce qui l’inquiète.

Elle appelle donc Chris pour qu’il se renseigne, parce qu’elle se doute bien qu’il lui est arrivé problème. Quand Chris lui confirme qu’Emily n’est jamais arrivée à destination, elle se met à stresser d’autant plus. Elle passe ses nerfs en allant interroger Benny sur les actions d’Helen, la grande méchante. Evidemment, il ne sait pas grand-chose, mais il offre une jolie piste à Jo : il existe un interrupteur qui pourrait éteindre absolument tous les robots selon lui. Jo n’y croit pas, parce que Jo ne croit pas les traîtres. Ben du coup, pourquoi tu l’interroges ?

Alors qu’elle apprend que son appartement est fouillé, Jo retrouve la piste de Brooks. Contre toute attente et logique, il n’est pas mort : il s’est fait admettre comme John Doe à l’hôpital. Comme il ne peut être question de le voir être récupéré par le FBI, Jo se débrouille pour le récupérer de là juste à temps. C’était plutôt rigolo à voir, surtout qu’ils sont aidés dans leur fuite par un infirmier qui cache l’agent derrière lui. J’ai bien ri de voir cette scène.

De retour au commissariat, Brooks explique qu’il pense qu’il a eu affaire à Helen. Il n’en faut pas plus pour qu’on retourne à une scène d’interrogation de Benny qui ne sait toujours rien, mais qui a toujours des informations à donner. Cela permet à notre duo de héros d’avoir une nouvelle mission à mener… mais Brooks ne l’entend pas de cette oreille quand il comprend que cela signifie aussi de continuer à fuir le FBI. Il se rend donc et tant pis s’il risque des poursuites judiciaires : il a perdu une prisonnière, tout de même.

Le truc, c’est qu’en plein milieu de son interrogation, il y a un marshall du département de justice qui débarque pour prendre les rennes, et ça semble craindre pour lui. Pourtant, c’est tout le contraire finalement : il obtient un nouveau badge, une nouvelle arme de service et même une nouvelle voiture. Ouep, le cas est clos, ce qui n’a aucun sens. Evidemment, dès qu’il sort, il est suivi…

Sans savoir tout ça, Jo rentre donc une nouvelle fois dépitée chez elle, mais au moins, les informations de Benny lui permettent de retirer le bracelet qui dérangeait Piper jusque-là. Une fois de plus, on la retrouve à bosser tard, et ça tombe bien car Brooks revient évidemment directement chez elle une fois libéré. Finalement, son arrestation n’est qu’un petit contre-temps.

Bien qu’il se sait suivi, il est venu là quand même pour la voir, ce qu’il lui révèle après une petite bière et surtout après avoir parlé d’autres choses et de l’enquête pendant un bon moment. Oh, et après avoir vu son beau-père aussi.

Oui, oui, son beau-père : j’oublie légèrement de mentionner qu’il a embrassé Jo au commissariat et qu’il le fait encore une fois lorsqu’il est dans son garage. C’est un couple qui fonctionne vraiment bien, mais ça me fait tout de même regretter l’absence d’Alex, qui était un personnage que j’aimais beaucoup et qui manque à cet épisode.

Oh, il est là quand même Alex, mais très peu. J’y reviens juste après. Avant ça, il est révélé que Brooks est suivi par un personnage qui ressemble trait pour trait à Helen, mais qui n’est pas elle. Il la découvre grâce à l’aide de Jo qui le prend en filature sans que cette sosie de la méchante ne la voit. Cette dernière annonce être Loretta, la créatrice d’Helen et, pour le prouver, n’hésite pas à se faire une entaille au visage. Bien, c’est une idée comme une autre ma foi. Il est alors révélé que Loretta bossait pour le gouvernement et que toute son équipe a fini par se faire tuer quand l’intelligence artificielle – et arme ! – qu’elle devait créer s’est avérée efficace.

Loretta annonce ensuite être celle qui a sauvé le job de Brooks – mais comment, c’est un détail qu’on n’aura pas le droit de connaître. Elle est prête à les aider à stopper Helen, un truc qu’elle n’a jamais réussi à faire seule, en échange du code source de Piper. Elle ne veut pas Piper, en fait, elle s’en fiche de la petite. Elle veut juste de quoi arrêter Helen… Mais ça n’a aucun sens : si c’est vraiment ce qu’elle veut, elle peut bien se passer du code de Piper et aider Jo et Brooks sans contrepartie.

C’est probablement ce que dit Jo car elle refuse d’accepter son aide. Bon, on se doute qu’elle n’aura pas le choix de le faire de toute manière. D’ailleurs, l’épisode enchaîne ensuite avec la fameuse scène étrange de la boule de matière qui se forme suite aux expérimentations d’Emily. Cette scène a plusieurs conséquences : d’abord, elle permet à Chris de localiser le portable d’Emily sur l’île Plum. Ensuite, elle nous fait flotter dans les airs Benny et Piper – l’occasion de voir Alex s’inquiéter pour elle avec le reste de la famille de Jo, sous-exploitée dans cet épisode final.

Flotter dans les airs ? Oh, apparemment, la boule de matière est le fameux truc qui pourrait venir à bout des robots et qui est le dessein d’Helen. En tout cas, Jo accepte d’interroger à nouveau Benny dès qu’il est en état pour en savoir plus sur l’île Plum. Comme d’habitude et pour la troisième fois de l’épisode, Benny jure qu’il ne sait rien et de manière tout aussi répétitive, Jo assure qu’elle aimerait le croire… mais ne le croit pas.

Pourtant, il semble n’avoir pas menti de l’épisode et elle fait plus ou moins tout ce qu’il lui dit de faire, hein. Elle monte donc une opération pour se rendre sur l’île Plum, mais elle compte le faire… en acceptant l’aide de Loretta. Bon, c’était prévisible, ça, de même que le fait que Loretta reste dans l’ombre était évidemment un signe pour moi que notre duo de héros parlait en fait à Helen… Ce n’est pourtant pas le cas, preuve qu’il faut que j’arrête de dire que tout est prévisible dans cette série.

Avant de partir, Jo a laissé un dernier cadeau à Chris, au cas où. Comme sur l’enveloppe, il est indiqué qu’il faut garder l’objet en sécurité, Chris ne trouve rien de mieux à faire que de le montrer à Benny. Ce dernier révèle qu’il s’agit du code de Piper, ce qui permet à Chris de comprendre que Jo ne l’a donc pas donné à Loretta comme il le supposait – et nous avec ?

De son côté, Alex se laisse convaincre par Piper de l’emmener auprès de Benny. Ca n’a aucun sens qu’il se laisse manipuler par cette gamine, mais admettons, c’est la fin de saison, il faut bien de l’action pour la deuxième partie.

Enfin, sur l’île Plum, Emily et Justin s’enfuient ensemble, effrayés de ce que pourrait leur faire Helen… Seulement, Emily se rend compte que c’est trop dangereux pour elle : elle préfère se débarrasser de Justin, le laissant dans une simulation lui faisant croire qu’ils s’enfuient. Les scénaristes vont loin avec ce personnage qui vient juste d’arriver : Emily le quitte sur un baiser d’adieu alors qu’elle le connaît à peine. Nous aussi, on le connaît à peine, et ça restera comme ça : il se fait tuer par Helen.

Son cadavre est retrouvé rapidement par Jo et Brooks qui tombent ensuite sur Helen. Cette dernière est surpuissante et les effets spéciaux sont bien mauvais : Brooks et Jo lui tirent dessus et ça suffit à ce qu’elle tombe en poussière… pour mieux se reconstituer ensuite. L’épisode se termine donc sur un drôle de cliffhanger où Jo et Brooks sont coincés avec un disque dur qu’Helen veut récupérer, quitte à ce qu’ils le paient de leur vie. Bien.


Épisode 13 – Killshot (2) – 16/20
Les scénaristes usent et abusent d’inventivité pour créer un final satisfaisant en ajoutant quelques éléments au dernier moment pour s’assurer des instants de grandes émotions et des twists bienvenus pour mener à une conclusion qui, dans l’ensemble, me paraît à la fois réussie et satisfaisante. Ce n’était pas gagné après la première partie de l’épisode pourtant !

> Saison 1


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I’m just glad I’m me now.

Bon, comme prévu, Helen s’est décomposée à nouveau pour passer la porte blindée qui la séparait de nos deux personnages. Ceux-ci parviennent malgré tout à s’échapper, mais ils se savent poursuivis. Et en plus, Brooks est blessé, encore. Il s’est remis tellement vite de sa blessure de l’épisode 11, cela dit, je ne m’inquiète pas encore pour lui. Ils sont finalement surpris par un insecte qui s’avère être un nanorobot. Charmant.

Jo profite de ce répit pour révéler à Brooks qu’elle n’a pas donné le code source de Piper à Loretta, et il semble trouver ça plutôt malin. Malheureusement pour elle, elle est attaquée par l’insecte robotique qui rentre dans sa peau. C’est un faux moment dramatique : elle s’en sort bien vite et ça finit même par un super câlin avec Brooks, encore et toujours.

Au commissariat, l’épisode reprend avec Daphné et Chris inquiets pour Jo et l’arrivée de Piper et Alex. Chris, décidément très malin, décide de montrer le disque dur de Piper à Alex et cette dernière. Il laisse donc Piper en possession du disque quand elle demande à se rendre aux toilettes. What the actual fuck ? Sans aucune surprise de la part des téléspectateurs, Piper en profite pour aller libérer Penny et convaincre Chris et son père de partir à leur tour à la recherche de Jo.

Ben oui, OK, écoutons tous la gamine robot ! Ils arrivent hyper vite sur l’île Plum – ça n’a aucun sens – et tombent tout aussi rapidement sur Brooks et Jo. Au moins, les choses avancent vite. L’ensemble du groupe se terre alors dans une salle blindée où ils cherchent une solution pour s’attaquer aux nanorobots.

Tout ça finit par un chouette jeu où Piper demande à Brooks s’il préfère savoir comment ou quand il va mourir. Fun time ! Bien sûr, il y aussi pas mal d’engueulades dans la pièce, avec Jo qui ne supporte pas Benny, Alex qui ne supporte pas Brooks et Benny qui s’amuse à créer des diversions pour voler le disque dur volé par Jo à Helen et qui est, évidemment, le « killshot » tant discuté depuis l’épisode précédent : il contient une sorte de seringue à planter dans le robot qu’on veut désactiver.

Finalement, Benny s’évade donc avec le killshot et est poursuivi aussitôt par Jo… et Chris. Purée, je ne le sens toujours pas, le pauvre. Il a trop le rôle possible du traitre… Surtout quand il disparaît lorsque Jo se retrouve face à face avec Benny et n’a pas le cran de le tuer. Bon, je la comprends : même si c’est un traître, c’est aussi un ami qu’elle a soigné. Elle décide finalement de lui faire confiance pour le laisser parler à Helen et la distraire.

Il lui ment donc en affirmant que Piper et les autres sont sur le toit, mais c’est uniquement fait pour mieux tenter de venir à bout d’Helen. Pas de bol, l’arme qu’il avait et dont il comptait se servir pour se débarrasser d’elle n’est pas efficace du tout. Au contraire, même, Helen se remet sans mal et se retourne vers Benny pour le tuer.

Yep, on perd le personnage de Benny bien vite et c’est pendant qu’il agonise que Chris décide de redébarquer pour dire à Jo de se barrer parce que les lieux ne sont pas sûrs. Adieu cadavre de Benny le robot. Allez, je ne vais pas faire semblant, j’ai trouvé ça triste malgré tout. À croire que j’étais plus attaché que prévu au personnage de Benny.

Pendant ce temps, Alex, Brooks et Piper sont confinés ensemble. Oups, pardon pour le terme, le confinement n’était pas encore à la mode quand tout ça a été tourné. La tension entre les mâles est palpable, franchement, mais ils sont interrompus par l’arrivée de Jo. Celle-ci révèle que le killshot de Benny n’a pas marché contre Helen, mais qu’elle est là pour récupérer ce qu’elle a confié à Brooks et dont elle a besoin pour stopper Helen.

Si Brooks est prêt à se laisser berner comme ça, Alex est loin d’être dupe. Comme Piper, il comprend qu’il n’a pas affaire à Jo et il empêche Brooks de faire une connerie juste à temps. En effet, il s’agissait bien d’Helen sous la forme de Jo, parce que pourquoi pas. Helen récupère donc ce dont elle a besoin pour lancer son opération…

Mais elle est arrêtée hyper rapidement par Piper qui la distrait juste assez pour que Jo lui foute un coup de poing qui s’avère mortel quand elle tombe sur la boule de matière étrange. Ce faisant, elle meurt donc, mais elle casse aussi le cube qui la contenait et qui se transforme alors en ce que Piper pense être l’équivalent d’une bombe nucléaire.

Le disque dur de Piper ? Il finit dans les mains du grand-père qui le planque dans un placard de la maison. Très mauvais menteur, le grand-père finit par révéler la vérité en trois secondes et demi à sa petite-fille et à la meilleure amie de sa fille. C’est n’importe quoi. Il fait bien de les prévenir en tout cas, parce qu’ils sont aussitôt confrontés à Michael Denman, l’agent qui a libéré Brooks dans l’épisode précédent et qui débarque avec un mandat pour retrouver ce que Jo a volé au gouvernement.

Soit. Au passage, il en profite pour annoncer sans pression que le grand-père a un cancer, hein. Finalement, il ne réussit pas à obtenir le disque dur de Piper : elle est assez maligne pour avoir remplacé le disque par le collier que sa sœur lui avait donné, histoire de lui dire adieu. Oui, oui, adieu : Piper a décidé de se sacrifier pour sauver le monde. C’est gros, mais si on laisse de côté l’intrigue un peu bâclée, c’est très touchant.

Les personnages sont ce qui a toujours le mieux fonctionné dans cette série. Ainsi, voir Piper se sacrifier et dire adieu à Jo en lui rendant son disque dur, ce n’était pas rien. C’était beaucoup plus émouvant que la mort de Benny et si je n’avais pas mis autant de temps à voir cette saison, il est possible que j’aurais été assez investi pour pleurer. Ca n’a donc pas été le cas.

Finalement, Piper disparaît donc avec la boule de matière, laissant uniquement derrière elle le cadavre d’Helen, Jo et les trois hommes de la vie de Jo. Une fois de plus, le plus utile des trois s’avère être Alex, parce qu’il a l’idée du siècle : il propose à Jo de retirer le bracelet d’Helen. Comme elle n’est jamais qu’une coquille, il est possible qu’elle puisse être remplacée avec le disque dur de Piper et comme elle a la capacité de changer d’apparence, il est aussi possible qu’elle prenne l’apparence de Piper.

Allez, c’est un twist vraiment sympathique de la part des scénaristes, même si c’est gros car tous les éléments permettant de le réaliser sont introduits dans cet épisode. Malgré tout, c’est chouette à voir. Tout ? Ben disons que ça manque un peu de cohérence, avec Piper qui semble savoir où elle est… alors que son disque dur a été retiré il y a un moment maintenant. Si encore elle l’avait retirée de son bras juste avant.

On en arrive alors aux dix dernières minutes de la saison – et possiblement la série : tout le groupe rentre chez Jo, ce qui permet à cette dernière de faire examiner sa blessure, et à Piper de révéler qu’elle pense avoir la solution pour soigner le cancer de son grand-père. Cool. On en revient en tout cas à ce que je préfère dans cette série : une bonne scène de famille, avec les deux sœurs parlant des pouvoirs de Piper et Jo qui est forcée d’établir des règles strictes pour les pouvoirs de Piper.

Ces derniers laissent une véritable porte ouverte pour la saison 2, de même que la fouille du département de Justice intéressé par le code source de Piper. Ce sont des pistes qui pourront être dégrossies en cas de renouvellement (de même que le destin d’Emily), mais celui-ci tarde vraiment à venir. Peut-être que le confinement ralentissant le tournage des pilot sera bénéfique pour la série, on ne sait jamais !

En attendant, on termine la saison avec Alex décrochant le téléphone pour parler de son futur emploi et Brooks qui s’éclipse, tout en étant clairement amoureux de Jo. Celle-ci est radieuse pour ses dernières scènes, c’est la preuve que tout était bien géré dans cette saison pour qu’on voit sa fatigue s’imposer de plus en plus. Aussi radieuse soit-elle, elle prend mal d’entendre Alex lui avouer qu’il a choisi de prendre un job bien loin d’elle, avec également déjà un nouvel appartement qui l’attend.

Oh, elle lui demande de ne pas partir, mais elle abuse totalement. Il ne peut pas rester juste parce qu’elle le demande, surtout qu’elle ne l’aime pas alors que lui est toujours clairement amoureux d’elle. J’ai adoré cette scène de confrontation entre eux, parce qu’elle est hyper tendre et sincère. C’est bien joué et ça fait évoluer le personnage d’Alex dans le bon sens. Même si c’est un sens que je n’aime pas parce que ça veut dire qu’il sera absent ou moins présent pour l’hypothétique saison 2. Il ne pouvait pas rester là indéfiniment !

Bon, et sinon, pour conclure tout ça, on se retrouve une dernière fois sur l’île Plum avec Denman et Loretta qui bossent bien ensemble, comme cette dernière l’avait dit, à faire le ménage du laboratoire de l’île et à récupérer le corps de Benny. Pour la science, comme dirait Mia. Finalement, Loretta est tout aussi méchante que l’était Helen : elle révèle que le killshot a été utilisé en vain contre sa création, mais aussi qu’Helen est désormais Piper. Qu’elle le sache, c’est pire que tout, elle a donc une télécommande qui permet de diriger et réveiller Piper à distance…

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EN BREF – J’aurais mis autant de temps qu’il faut à voir 22 épisodes pour venir à bout de ces 13 épisodes, mais je suis content de l’avoir fait. Concrètement, la série est sympathique et se laisse suivre avec plaisir, principalement grâce à son casting et à ses personnages très attachants. Etonamment, ce qui me plaît le plus dans cette série de science-fiction est donc le lien familial qui se dégage du tout et qui permet de vraiment accrocher au destin de chacun.

Autrement dit, cette saison m’a plu. La série n’est pas un coup de cœur, mais elle était un divertissement efficace que je serais heureux de retrouver si saison 2 il devait y avoir. Si ce n’est pas le cas, eh bien, je me contente assez bien de ces treize épisodes. C’était chouette, et il faut parfois se contenter de la simplicité ! La fin ouverte fonctionne bien : les intrigues sont résolues, la dernière scène n’est pas un cliffhanger insurmontable.

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