Ironheart – S01E06 – The Past Is the Past – 08/20

J’allais écrire que c’est une conclusion à la hauteur de la série, mais en fait, je ne peux même pas le rédiger comme ça, car précisément, ce n’est pas une conclusion. On se précipite vers une fin de saison qui reste très ouverte quand la certitude d’une saison 2 est loin d’être gagnée. Peut-être que j’aurais dû faire l’économie du visionnage de cette série, parce que cette fin est plus énervante à laisser les choses en plan sans explication des actions de ses personnages… Et en même temps, j’avais envie d’une petite dose de Marvel alors je ne peux même pas le regretter. Allez, c’est vu, on passe à autre chose. Et à une autre année !

Spoilers

Il est temps de voir Riri et la Cape s’affronter.

Right now, you look like shit. But soon, you’re gonna look like the king you’re born to be.

Le dernier épisode ne fait que quarante minutes ? Bon, tant mieux, il est temps de conclure cette histoire qui touche largement à son terme. Vraiment, ils n’avaient pas de quoi faire six épisodes. En fait, je crois qu’ils avaient de quoi en faire 12, mais qu’ils ont condensé en six en laissant de côté beaucoup de choses utiles.

Cet épisode reprend contre toute attente sur le flashback où John sauve la vie de Parker pendant un braquage. Ils prennent la fuite et se séparent : c’est là que Parker tombe sur un homme avec une cape. Celui-ci lui promet de pouvoir l’aider et l’invite à manger au restaurant en faisant apparaître la porte d’une pizzeria sous un pont. C’est fou.

L’homme essaie de convaincre Parker qu’il peut devenir une légende et qu’il devrait l’être. Voyant Parker déconcentré par une famille bruyante, il utilise ses pouvoirs pour faire taire la famille, puis demande à Parker ce qu’il souhaite vraiment. On dirait Lucifer, franchement. En tout cas, Parker demande à être riche, plus riche que son père, et à devenir roi. L’homme à la cape lui promet que ce sera le cas et passe un marché avec Parker. On ne sait pas exactement le prix que Parker va devoir payer, mais il accepte malgré tout. Pas étonnant que dans le présent, il finisse avec des veines rouges partout sur le corps, hein.

Dans le présent, justement, on retrouve Ezekiel et Parker qui partagent un festin. C’est bien simple : Ezekiel n’a pas le choix de manger et de faire tout ce que Parker lui demande, même se foutre une fourchette dans la jambe. Ben oui, c’est ce qui arrive quand on essaie de s’attaquer à Parker alors qu’on est fabriqué pour le protéger quoiqu’il arrive. Ezekiel paie cher ses petits pouvoirs, franchement, il n’a plus aucun libre-arbitre.

De son côté, Parker paie cher sa richesse. Certes, on lui a donné les moyens et les outils d’obtenir tout ce qu’il voulait, mais maintenant qu’il est super-riche, il comprend aussi qu’il est super-seul. Bref, il faut faire attention à ce qu’on souhaite, oh, wow, quelle surprise. Il essaie de confronter l’entité qui lui a donné la cape, mais il la fait plus rire qu’autre chose avec ses petits désirs de mortel d’en vouloir toujours plus. Quel ingrat. Parker finit par comprendre qu’il doit garder la cape le plus possible pour obtenir plus de pouvoir.

Quand on en revient à Riri, c’est pour mieux la voir péter un câble. Elle veut absolument retrouver Natalie, mais comprend que la réponse ne peut pas passer par la technologie. Ce n’est pas grave : elle décide d’utiliser l’armure pour arrêter Parker – amusant comment elle l’appelle désormais la Cape comme tous les autres parce que c’est son nom Marvel – et de demander ensuite à la magie de lui rendre Natalie.

Elle n’écoute pas tous ses alliés qui lui demandent de prendre le temps de réfléchir à ce qu’elle fera ou à ce que la magie a changé à son armure, se barrant aussitôt pour arrêter la Cape. Pardon, mais quelle est l’urgence ? Elle ne sait pas que plus personne n’est après elle, certes, mais même dans ce cas, tant qu’on ne la retrouve pas, elle a l’avantage ?

Bon, il ne reste pas assez de temps pour se poser tant de questions : elle se rend à la pizzeria pour attaquer la Cape, mais elle tombe d’abord sur Ezekiel, dont elle comprend vite qu’il a été hacké. Le combat entre eux est expéditif, mais leur permet de parler entre deux coups. Elle trouve le moyen de faire en sorte de le rebooter. Certes, ça passe par quelques coups, dont un entre les jambes, mais ça finit par fonctionner. Désactivé, Ezekiel confie tout de même à Riri qu’il a toujours beaucoup de haine et de rage. Il ne sait pas quoi en faire, évidemment. Bref, il promet que ce n’est pas fini entre eux et non, ils ne sont pas amis.

Une fois qu’elle en a terminé avec lui, Riri décide d’aller confronter Parker. On découvre alors que l’armure possède une belle puissance magique pour faire face à Parker. Celui-ci devient invisible devant elle, mais elle ne se laisse pas faire et le fait réapparaître. Le combat prouve que la magie déshumanise complètement Parker, mais elle ne parvient pas pour autant à lui faire entendre raison.

Ainsi, le combat finit par une petite explosion qui laisse Riri bien mal en point, sans son armure et face à un Parker qui a deux flingues. Il promet de lui tirer dessus pour venger John, sauf que quand il le fait, il comprend que Riri n’est qu’un hologramme. En fait, elle est derrière lui dans la fumée.

Elle réussit donc à lui arracher la cape en le prenant par surprise. J’avoue m’être fait berner aussi par cette surprise, mais c’est principalement parce que rien ne laisse supposer que l’armure est capable de créer ce genre d’hologramme sur demande et que rien n’explique comment Riri le fait. C’est vraiment un « ta gueule, c’est magique » de plus – mais sans la magie, parce que là, c’est la partie technologie de l’armure qui le permet.

Je ne suis donc que moyennement convaincu et c’est dommage, parce que l’intrigue s’arrête comme ça pour Parker. Il n’a plus sa cape, et hop, problème (mais quel problème en fait ?) réglé. Le problème, c’est qu’être séparé de la cape blesse énormément Parker. Il est comme un drogué en manque. Elle le sait, mais elle s’en fout. Elle le laisse agoniser dans sa douleur et reprend l’ascenseur pour se barrer. Le laisser en vie ne me paraît pas une super idée : il a toujours énormément de pouvoir et d’argent, non ? Il a toujours envie de tuer Riri ? Pourquoi considère-t-elle que le priver de la cape suffit à le rendre inoffensif ? Non, vraiment, ça n’a pas de sens et ça m’énerve.

Une fois qu’elle sort de l’ascenseur, elle tombe toutefois sur l’Entité qui la prive de son armure. Voyant ses pouvoirs, Riri comprend vite qu’il est le magicien qui a donné la cape à Parker. Il essaie évidemment de passer un marché avec Riri, parce qu’il comprend qu’elle peut lui être utile. Elle a de la rage, se sent aussi incomprise et non écoutée que Parker, bref, elle est sa victime idéale et habituelle. C’est amusant.

Riri est sûre d’avoir affaire à Dormammu, car la sorcière lui a parlé de lui, mais il révèle finalement son nom : Mephisto. Allez, on continue de nous namedrop tout plein de Marvel et ça permettra la suite du MCU sûrement. Il propose le même marché à Riri qu’à Parker : elle perdra un truc qui ne lui manquera pas si elle lui fait confiance. Soit.

Pourquoi le ferait-elle, cela dit ? Elle semble l’envisager : il lui promet de rendre Natalie et c’est exactement ce qu’elle voulait. La série nous fait alors un truc étrange : Riri accepte le marché de Mephisto. Cela permet de faire revenir Natalie, mais une Natalie qui est désormais capable de toucher Riri et les objets autour d’elle. WTF ? On termine sur un cliffhanger total, parce que Riri s’est juste assurée que Mephisto n’en avait qu’après elle, mais… Je ne m’attendais pas à cette fin. Je suis loin de penser qu’il pourra y avoir une saison 2 en plus.

Post-générique, on retrouve Parker qui débarque dans la boutique de la sorcière, Zelma. Il n’a plus de cicatrice, plus de traces de son pacte avec Mephisto, mais il propose à Zelma de faire un marché. Il a besoin de plus de magie, du genre magie du Supreme et il sait qu’elle peut l’aider à en avoir. Encore un cliffhanger ? Mais… pourquoi ? Depuis quand ils ont pour ambition de faire des saisons 2 ?

En bref

Marvel me manque toujours autant quand je vois ça. Les critiques négatives avaient grandement raison : la série manque de cohérence, de clarté dans ses enjeux et les personnages prennent des décisions contradictoires, quand ce ne sont pas les scénaristes eux-mêmes qui se contredisent. Tout ça, on peut encore s’y faire. Mais quand en plus la série ne parvient pas à boucler son histoire en six épisodes…

J’ai vraiment eu l’impression qu’ils rushaient une partie de ce qu’ils voulaient raconter et ne nous présentaient pas toute l’histoire, en plus ! C’est trop bizarre. Je n’ai pas réussi à accrocher autant que je le voudrais, mais j’adore toujours autant l’actrice qui joue Natalie. J’ajoute à ma liste de bonnes actrices dans de mauvais rôles Riri, évidemment, et je vais à présent me demander sous quelle forme cette histoire continuera.

Je ne vois pas Marvel offrir une saison 2 à cette histoire, mais comme ça se termine sur de gros cliffhangers… Non, vraiment, c’est étrange.

Grey’s Anatomy – S22E01 – Only the Strong Survive – 18/20

La série reprend du service pour une nouvelle année et continue de nous servir notre dose de drama gratuit et facile. C’est donc un énième épisode gratuit et facile, mais ça fonctionne toujours bien : je suis content de retrouver certains personnes, énervé d’en voir survivre d’autres et triste d’en perdre d’autre(s). Eh, je ne vais pas tout spoiler ici, mais nul ce titre d’épisode ! Et si la série nous enterrera tous, elle va commencer par enterrer tous ses personnages avant nous, hein.

Spoilers

Un bloc opératoire qui explose, ça fait des dégâts.


Do you wanna kill an inter on her first day ?

Ah, pas de résumé ? OK, challenge accepted. On reprend exactement là où nous en étions : Meredith observe les flammes sortir de l’épisode et c’est le bordel dans tout l’hôpital. On nous révèle qu’Amelia va bien, puis Lucas. C’est la panique, avec une évacuation en cours et Ben qui essaie désespérément de rentrer dans l’hôpital, y compris dans la partie fermée au public par… les pompiers ??? Comment sont-ils arrivés plus vite que lui ? ON nous prend pour des idiots, sérieusement ! Ben s’est précipité directement !

Bon. Ce détail n’est que ça, un détail. En attendant, Jules se réveille dans un bloc opératoire où il y a un patient encore en vie, contre toute attente, et des blessés, dont Beltran, d’abord inconsciente. Quand elle reprend conscience, elle s’inquiète plus pour son patient, Parker, que pour le reste de l’équipe – il y a probablement des infirmières mortes au sol pourtant. Et puis, tout le bloc opératoire est complètement bloqué, évidemment. La vie de l’enfant reste la plus importante : Jules travaille bien sous pression, mais elle doit s’occuper de recoudre tout le gamin avant la fin de son anesthésie bien rapidement.

Le but est juste de nous mettre un peu de pression sur les épaules de Jules, qui flippe de devoir gérer une opération seule sur un gamin de six ans quand elle n’a même pas eu l’occasion de s’entraîner sur des adultes avant. La bonne nouvelle, c’est que je l’aime toujours autant dans ce début de saison. Dans le même genre, Beltran a beau être coincée sous des débris et être dans une situation de merde, j’aime bien comment elle aide Jules à survivre à cette opération sous pression. Je la soupçonne d’avoir menti tout en éloignant les inquiétudes sur son propre état de santé.

Et bien sûr, alors que l’opération se termine bien et que Jules est heureuse d’avoir sauvé Parker, Beltran s’évanouit. Putain, l’anesthésiste ne sert à rien. C’est tellement abusé de s’être contentée d’embaucher une figurante ! Elles sont trois dans ce bloc, bien sûr qu’il faut la faire parler ! ET PUTAIN. Ils tuent Beltran ? Elle n’a pas eu le temps de servir à quelque chose dans la série, à part fournir ses ex à Jules pour qu’elle couche avec. Je suis tellement frustré !

Bref. Ce n’est jamais qu’une intrigue de l’épisode. Il y en a plein d’autres, évidemment. Richard est blessé à la tête et ça inquiète Catherine plus que le reste de l’hôpital. Heureusement, tout va bien pour lui. Enfin, je crois que c’est heureux. Amelia le met dans le haut de ses priorités, ne sachant pas encore ce qui est arrivé à Lincoln. On met un certain temps aussi à le savoir. En attendant, Teddy organise comme elle peut le reste de l’hôpital. Elle demande au personnel de gérer l’évacuation vers Seattle Pres et de rester calme, tout en s’occupant des patients les plus urgents. On sent que c’est la catastrophe.

En-dehors de l’hôpital, Meredith croise les futurs internes, prêts à commencer leur journée dans un hôpital qui vient juste d’exploser. Malheureusement, aucun d’entre eux ne peut rentrer dans l’épisode parce qu’il y a un garde qui fait du zèle – ou juste qui fait son taf, en fait.

Meredith n’hésite pas à exploser une porte de l’hôpital pour entrer par effraction à l’intérieur de celui-ci. Eh, c’est qu’elle n’a pas froid aux yeux. Malheureusement, les nouveaux internes sont clairement des boulets, plus que d’habitude encore. On rencontre ainsi une certaine Danny Spencer, si j’ai bien entendu, qui s’effondre bien vite. Il est révélé qu’elle s’est blessée pendant l’explosion, en essayant d’aller prendre un selfie dans un bloc opératoire.

Cela dit, Meredith a raison : Spencer marque des points sur les autres internes, car on la repère dès le début. Après, si elle a la chance d’avoir Mer comme médecin, elle est aussi aidée par Simone et l’interne avec qui elle a déjà couché quoi, quoi. Simone n’est pas ravie de l’avoir sous ses ordres, mais il semble être là pour rester et pour être une bonne addition au casting. Il en est de même pour Spencer qui devine assez vite ce qui lui arrive… mais pas l’identité de sa chirurgienne. Genre, si elle sait qui est Mer et est fascinée par sa carrière, elle aurait pu regarder au moins en ligne une photo d’elle !

Pendant ce temps, nous n’avons toujours pas de news de Miranda. Ben s’inquiète pour elle, regrette de ne plus être pompier et finit par retrouver sa femme. Alléluia. Elle va bien, physiquement, mais ne va pas si bien que ça. Tout le bloc opératoire a explosé, alors c’est logique que ça n’aille pas. Lincoln est réveillé cette fois, et il commence par s’inquiéter pour Jo, mais il est trop blessé pour que ça soit rassurant de le savoir en vie.

De son côté, Jo entre par effraction aussi dans l’hôpital parce qu’elle est inquiète pour son mari. Cela se tient et même si elle pose la question de manière bien trop casual à mon goût, elle comprend vite à l’absence de réponse de Richard que quelque chose ne va pas. Aura-t-elle un jour la paix, la pauvre ?

Lincoln, lui, est coincé sous des débris et doit finalement être évacué par les escaliers. Il a une super équipe au-dessus de lui, au moins : Miranda, Ben, Winston, Owen. Tranquille, finalement. Il est entre de bonnes mains, mais bon, même si on lui parle de ses futures gamines, lui, il perd beaucoup de sang dans les escaliers, quoi. À défaut de trouver une solution pour le sauver, Bailey lui passe son portable pour qu’il puisse parler à Jo. S’il veut d’abord la rassurer, il l’inquiète plus qu’autre chose à lui parler de ce qu’il faut faire (et ne pas faire : prendre un chien) s’il meurt. Et son cœur s’arrête. Ah les dramas. C’est pour ça qu’on est là, mais en même temps, je n’arrive pas à vraiment m’inquiéter. Je ne le vois pas mourir, pas comme ça, pas sur un premier épisode de saison. Je ne sais pas, il faut croire qu’on est trop confortablement installés dans la série à ce stade.

Amelia finit par découvrir que Linc a perdu beaucoup de sang et est vraiment mal parti sur une table d’opération et on a alors affaire à une scène qui n’a pour moi aucun sens dans cette série : tous les médecins sur son cas, ainsi que Teddy, demandent à Amelia d’évacuer le bloc opératoire. Pardon ?

Je sais, un médecin ne traite pas sa famille, blablabla, mais putain, on est dans Grey’s et ils passent toute leur vie à s’opérer les uns les autres ? Amelia n’est jamais que l’ex, sachant que Lincoln vient de se remarier 36h avant, c’est bon (j’ai bien aimé la scène où Jo se demande quoi faire vis-à-vis des parents de Linc d’ailleurs). Bon. Amelia est évacuée, l’actrice est incroyable et ça met bien le drame où il doit être. C’est une bonne chose, jusqu’à ce qu’on nous fasse une scène où elle semble encore être trop égoïste sur le sujet. Wilson la rassure comme il peut, mais même si j’adore Amelia et qu’elle a raison dans son analyse sur son père qui est mort quand elle était enfant, ça m’a soulé de voir que les scénaristes insistaient encore sur elle. Il me semble que la priorité, c’était Lincoln perdant trop de sang.

Tout est mal qui finit bien, une fois de plus : Lincoln survit. Teddy est forcée de reconnaître qu’elle a failli prendre le mauvais choix pour la survie de Lincoln et que Ben, lui, a fait le bon choix. Elle décide donc de le rembaucher, parce qu’il a sauvé la vie de Lincoln, tout de même. Pff. PFF. On le voit venir à des kilomètres.

Ailleurs dans l’hôpital, Kwon et Lucas se retrouvent à bosser ensemble, c’est-à-dire à essayer de comprendre où en sont Lucas et Simone pour Kwon et essayer de retrouver Simone pour Lucas. Elle va très bien et se retrouve à devoir gérer son interne. Je sens que ça ne va pas m’intéresser cette histoire. Je préfère de loin voir Lucas et Kwon faire équipe. C’est la merde, parce que Lucas comprend que Kwon en sait trop sur sa rupture avec Simone, mais aussi parce qu’ils déplacent une patiente aux machines capricieuses. J’ai mis un certain temps (beaucoup trop en fait) à comprendre qu’il s’agissait de Nora. J’ai beau aimer l’actrice, je n’en ai plus rien à faire de sa survie à ce stade de celle-ci. M’enfin bon, elle survit et est transférée dans un autre hôpital, su-per.

La fin de l’épisode ? Wilson apprend la mort de Beltran et est moins bouleversé que Jules. Est-ce que les scénaristes ont oublié qu’il couchait avec elle depuis un an ? C’est abusé. La scène est belle, parce que Jules a besoin de craquer et est à deux doigts d’embrasser son boss, mais eh, j’ai l’impression de me souvenir de détails que les scénaristes ont zappé. C’est ensuite Wilson qui apprend à Amelia que Beltran est morte. Putain, j’avais oublié le flirt entre elle. J’ai aimé les scènes Wilson/Amelia, mais c’est tellement nul en vrai la mort de Beltran. Monica. Je ne connaissais même pas son prénom. Son absence ne va rien changer à rien, elle n’a jamais été spécialement intégrée, c’est vraiment la tuer pour la beauté du geste et pour ajouter du drama. Je l’aimais bien, j’aurais aimé qu’elle reste plus longtemps. Amelia aura-t-elle un jour une vraie romance qui dure ?

Sinon, Simone remet en place le nouvel interne (eh nous ne sommes que des inconnus), avant de tomber sur un Lucas tout prêt à flirter avec elle. Malheureusement pour lui, elle a rechangé d’avis une énième fois, parce que eh, elle a couché avec quelqu’un d’autre que lui durant leur pause. Ah oui, tiens. C’est ça le truc que j’avais zappé.

Et on peut donc terminer sur une scène où Mer et Richard constatent les dégâts sur le bloc opératoire qui a explosé. Il est foutu, il y a plusieurs semaines de travaux et l’hôpital va devoir tenir sans bloc, mais pas grave d’après Mer : ils vont reconstruire. Belle conclusion, belle habitude pour la série. Et sympa comme manière de relancer la série dans une nouvelle direction, faut bien des trucs un peu inédits parfois !

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Mon premier grand cliffhanger marquant (2/16)

Salut les sériephiles,

J’ai tellement aimé revenir sur mon premier épisode de sériephile la semaine dernière que j’ai décidé que ma saga de l’été serait une plongée aux origines de ma sériephilie ! C’est un peu tôt pour commencer une saga de l’été, je sais, mais j’ai déjà plein d’idées d’articles et largement de quoi aller jusqu’à septembre avec pas moins de 16 articles… Ce n’est pas aussi passionnant que mes déménagements, mais je fais ce que je peux ! En tout cas, n’hésitez pas à me rejoindre dans cette exploration de mes premières fois – dans les commentaires, sur Twitter, sur vos propres blogs… Ce serait top !

Pour cette semaine, je me suis donc fixé comme objectif de remonter aux origines de mon premier cliffhanger insoutenable, et j’ai lutté pour le retrouver. Concrètement, il y en a plusieurs qui me sont venus en tête – notamment du côté de Prison Break, des épisodes de Grey’s Anatomy ou de la fin de saison 3 de Charmed. Après, je sais que cette dernière risque de venir un certain nombre de fois dans cette série d’articles, alors j’ai préféré chercher autre chose, avant d’en venir enfin à un cliffhanger qui m’a traumatisé quand j’étais encore tout jeune : l’épisode « Two for the Road », le 2×20 de LOST.

Voir aussi : Ce que c’est qu’un cliffhanger

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Concrètement, j’ai déjà parlé de cet épisode et de ce cliffhanger dans plusieurs articles du blog, tant il marque un tournant dans la série pour moi. C’est l’épisode qui m’a fait prendre conscience que cette série n’était pas qu’un passe-temps, parce que ce tournant fait entrer la série dans un océan de violence improbable. Par conséquent, je me suis décidé à revoir cet épisode une dizaine d’années plus tard, pour voir s’il aurait été possible de prévoir ce qui allait arriver… et la réponse est que oui, probablement. Mais pas à ce point, non plus.

Lost - Team Ana [Michelle Rodriguez] #64: Ana Lucia is a bad ass ...

Voir aussi : Les scènes les plus marquantes de série

Cet épisode n’est pas le meilleur de la série, mais il est tout de même assez intéressant à suivre. Il se concentre majoritairement sur le personnage d’Ana Lucia de manière à conclure au mieux son intrigue. Effectivement, ça fonctionne plutôt bien : les flashbacks nous mènent déjà à une conclusion naturelle avec sa démission de la police et avec sa rencontre du père de Jack. Quand je vous disais que la série marquait un tournant, c’est aussi parce que lors de cet épisode, j’ai pris un peu plus conscience de la toile d’araignée que les scénaristes étaient en train d’étendre – on aperçoit même Sawyer dans les flashbacks, sortant du bar où se rend le père de Jack.

Concrètement, tout l’épisode s’amuse donc à explorer les relations d’Ana Lucia avec les autres passagers. Ana Lucia et Jack sont en froid et elle se lance dans une vendetta contre Henry Gale – qui n’est plus Henry Gale – parce que c’est tout ce qu’elle sait faire pour se venger. Concrètement, elle a eu l’occasion de nous montrer en flashback qu’elle rendait œil pour œil, dent pour dent, et dans l’épisode précédent, il a tenté de la tuer. Manipulatrice, Ana Lucia n’hésite pas à coucher avec Sawyer pour obtenir ce qu’elle veut.

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Yep, yep. Ana Lucia et Sawyer. C’est même l’occasion de les voir à moitié nus.

Ana Lucia faisant le tour des survivants pour organiser sa vengeance serait aujourd’hui, pour moi, un signe évident de ce qui allait lui arriver. Pourtant, à l’époque, ça avait eu l’effet inverse : je commençais à vraiment beaucoup l’aimer. L’épisode est un peu long à revoir aujourd’hui et ne présente pas les aspects que je préfère de la série, mais il est chouette de se replonger dans la vie sur l’île.

Voir aussi : Mon épisode préféré de LOST

Pour en venir enfin à ce qui nous intéresse dans cet épisode, le cliffhanger voit donc Ana Lucia se retrouver seule dans le bunker avec Michael, qui vient tout juste de revenir auprès de nos héros après avoir été trouvé dans la jungle par Jack et Kate. Pourquoi a-t-il encore la confiance de tous nos héros, vraiment ? Pourquoi avait-il encore la mienne alors que je ne l’aimais pas ?!

ana lucia cortez | TumblrAna Lucia lui avoue qu’elle n’est plus capable de se venger comme avant et qu’elle est incapable de tuer l’Autre qui est enfermé à quelques pas de là. Il n’en faut pas plus pour qu’il se propose de l’aider à le faire, avant de la trahir et de la tuer, persuadés qu’ils sont seuls, après une scène de manipulation fascinante où il obtient toutes les informations dont il a besoin pour libérer l’Autre, espérant ainsi retrouver Walt et s’enfuir de l’île, sans ses amis. Mais quel bâtard !

En parallèle, on a suivi Hurley organiser un pique-nique pour Libby, qui était à l’époque mon personnage préféré car j’adorais les mystères autour d’elle et de son passage en asile psychiatrique, pendant tout l’épisode, sur une idée de Sayid nous parlant de la défunte Shannon. Vraiment, tout indiquait que cette intrigue risquait de mal finir… Mais pas comme ça ! Le couple Hurley/Shannon se retrouvent sur une plage pour le pique-nique tant attendu, mais voilà : Hurley ayant oublié les serviettes, Libby est obligée de repartir en arrière vers le bunker, où elle tombe sur Michael tuant Ana Lucia.

En début d’épisode, Ana Lucia a une scène avec Libby pour réaffirmer leur amitié, et c’est probablement ce qui aurait dû mettre la puce à l’oreille, parmi tout le reste, du destin liée des deux femmes de l’épisode « Les autres, 48 jours », mais ça n’a pas été mon cas. Et concrètement, découvrir la trahison de Michael, puis la mort d’Ana Lucia et enfin la perte de Libby qui n’avait rien demandé et se prend deux balles d’un coup, c’est super violent. La tête de Libby s’effondrant, elle me hante encore aujourd’hui !

Voir aussi : Les pires trahisons de séries

En plus, Hurley se retrouve à culpabiliser pendant tout l’épisode suivant de la mort de celle qui allait devenir sa petite amie. Quant à ce cliffhanger, il lance un très bon arc de fin de saison sur Michael bossant pour les autres. Il n’empêche que faire commencer une fin de saison quatre épisodes avant la fin, c’était dingue !

hurley x libby | Tumblr
Et cette intrigue amoureuse commençait si bien…

Ce n’est pas mon épisode préféré, ce n’est pas mon tout premier cliffhanger, mais je pense que c’est vraiment l’un de mes premiers gros chocs de série, et probablement l’un des plus marquants pour le reste de ma carrière de sériephile ! Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai pensé à cet épisode face à certains retournements de situation surprenants. Il méritait donc sa place dans cette série d’articles, et surtout il méritait d’avoir son article sur le blog. C’est désormais chose faite.

henry gale | Tumblr

Ce que c’est qu’un arc (narratif)

Salut les sériephiles !

Comme souvent, on se retrouve ce matin pour un article de définition des termes plus ou moins techniques que j’emploie parfois dans mes critiques. Il va ainsi être question d’arc ce matin. Non, je n’ai pas perdu la tête et ce n’est pas non plus parce que je suis en plein visionnage d’Arrow que je vous parle d’arc. En fait, je ne vous parle pas d’une arme, vous vous doutez bien, mais d’un arc narratif.

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Alors c’est quoi exactement un arc narratif ? L’arc narratif/scénaristique est une partie d’une œuvre plus globale qui possède sa propre introduction (un problème) et sa conclusion. On en retrouve un peu partout et pas qu’à la télévision, y compris dans les séries de films ou les comics par exemple.

En ce qui concerne les séries, chaque épisode pourrait donc être désigné comme un arc (particulièrement quand on a affaire à un procédural), mais ce n’est pas le cas car l’idée est au contraire que cette nouvelle histoire dans l’histoire de la série s’étend sur plusieurs épisodes. Et, oui, il peut donc y avoir plusieurs arcs enchassés les uns dans les autres (parfois, c’est par personnage, parfois, par petits groupes) au sein de plusieurs épisodes. L’arc peut donc être aussi synonyme d’intrigue, tout simplement, mais d’intrigue sur plusieurs épisodes, ce qui implique bien évidemment l’utilisation de cliffhangers.

Le plus souvent, l’arc permet de faire évoluer un personnage ou une situation en passant d’un point A à un point B. Si vous me suivez régulièrement sur le blog, vous saurez donc que j’apprécie particulièrement ce procédé.

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C’est quoi ce nom ? Difficile de trouver exactement de quoi il en retourne, mais pour le retenir, vous pouvez toujours vous dire que l’arc désigne en fait la courbe que suit le schéma narratif au sein de celui-ci : au début, tout est plat, puis il y a un problème qui va faire monter la tension vers son climax. Après celui-ci, on va se diriger vers sa résolution, avec une tension qui retombe plus ou moins progressivement. Et paf, ça fait un joli arc (aussi appelé pyramide de Freitag chez les allemands, du coup).

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Quelle origine ? Là encore, difficile à dire précisément quand Aristote lui-même évoque la diesis (montée en puissance) et la lusis (crise-résolution) au sein d’une histoire. Clairement, le concept n’est pas neuf en littérature.

En ce qui concerne la télévision, ils existent depuis plusieurs décennies et se retrouvent souvent dans les séries (Dr Who) et dessins animés. Cependant, ils étaient loin d’être une mode et encore moins un gage de qualité : souvent, les arcs étaient réservés aux soap-opéras et aux comédies.

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Le problème des arcs narratifs, à l’époque, était qu’il était difficile de rattraper un épisode loupé, c’est pourquoi on y préférait la forme d’épisodes indépendants les uns des autres. Avec l’arrivée des magnétoscopes, puis des DVDs et des replays, les choses ont bien changé.

Une des premières séries à s’être distinguée pour l’utilisation d’arc narratif est… Buffy. Joss Whedon, en s’inspirant des comics qui n’hésitaient pas à le faire, s’est alors mis à proposer des arcs courant sur l’ensemble d’une saison avec un grand méchant à abattre.

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La formule fonctionnant bien, elle a ensuite été copiée par d’autres séries (par exemple, Charmed à partir de la saison 3 avec la Source, et même les Fondateurs). Oh, bien sûr, Buffy comme Charmed n’ont jamais hésité non plus à proposer des arcs plus courts pour faire évoluer un personnage. Certains parlent aussi de Xena, mais je dois avouer que je ne l’ai jamais vraiment regardée.

Bref, il existe des arcs narratifs pour une saison elle-même, mais aussi des sous-arcs pour l’évolution des personnages ou d’une situation, et enfin ceux qui constituent l’intrigue d’un épisode unique et ne sont donc pas considérés comme tels.

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Et aujourd’hui ? Les arcs narratifs sont nombreux dans les séries, mais il est de plus en plus rare de tomber sur des séries proposant un arc se déroulant au sein d’une saison complète. De plus en plus, les scénaristes privilégient des intrigues plus courtes, et ce parce que les séries du câble/des géants du streaming, ont changé la donne en proposant des saisons avec moins d’épisodes et la mode du binge-watching en une ou deux soirées. Je ne m’avance pas trop sur le sujet, car cela fera bien sûr l’objet d’un autre article 😉

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