Channel Zero – S04E01-02

Épisode 1 – Ashes On My Pillow – 20/20
Cette saison démarre tellement bien. C’est la deuxième fois que je vois l’épisode, et j’ai eu des frissons quand même, en sachant exactement ce qu’il m’attendait. Le mystère est prenant, les partis pris de production intrigant et le scénario… juste totalement créateur d’une nouvelle angoisse et peur chez moi. C’est rare. C’est efficace. J’adore.

Saison 4


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Yes, officer, I have a door in my basement !

Peu de surprise m’attendent pour cet épisode puisque je l’ai déjà vu en avant-première il y a quelques mois, mais je suis vraiment impatient de le retrouver, car il semblait annoncer l’une des meilleures saisons de la série. Je veux dire, ça avait fini directement en Performance de la semaine ! Ce n’est quand même pas rien.

L’épisode commence donc par un couple faisant l’amour, parce que les séries adorent commencer par là. Cet épisode nous raconte donc l’histoire d’un couple, Tom et Jill, qui viennent tout juste d’emménager dans la maison d’enfance du monsieur. Ils se connaissent depuis des années et sont enfin heureux en amour avec cet emménagement.

Pourtant, rapidement, la série vire vers l’horreur et l’angoissant : un bruit vient du sous-sol et les attire. Oh, ils ne trouvent que des souvenirs sous la maison… Des souvenirs, et un chien qui sort de nulle part. Tout va bien donc, même si dans l’emménagement, on voit aussi le couple repeindre un mur, en détruire un autre avec l’aide du meilleur ami de Tom et rencontrer un nouveau voisin mystérieux et un brin chelou.

On sent bien qu’il y a des secrets qui pèsent et des choses que nous n’aimons pas bien qui se profilent toutefois. Lors d’une soirée avec des amis, ils racontent ainsi leur histoire d’amour qui date d’il y a bien longtemps, puis parlent des souvenirs, notamment des souvenirs d’enfance de Jill ayant dessiné un clown contorsionniste. Un clown contorsionniste !

Si j’ai toujours détesté les clowns, je n’avais pas la moindre idée que les contorsionnistes pouvaient me faire peur aussi, même si j’ai toujours trouvé ça un brin dérangeant. Pas de surprise, donc, à découvrir qu’un clown contorsionniste, c’est exactement ce qu’il faut pour me terrifier. Jill a pourtant l’air de trouver ça normal. Durant la nuit, elle fait un drôle de cauchemar dont on ne sait rien, et on aperçoit un plan de la maison qui fait un joli tour à 180°. Chelou.

Le lendemain, Tom va dans le sous-sol, on ne sait pas trop pourquoi, et a la surprise de découvrir… une porte. Une jolie porte bleue, certes, mais elle n’a rien à faire là. Cela fait flipper un peu Jill et Tom. Ce dernier envoie donc un message à sa mère, pour savoir ce qu’elle en pense, comme elle a vécu là des années en avant. Elle n’a bien sûr aucun souvenir non plus de la porte.

Une porte ? Forcément, elle doit mener quelque part, même s’il n’y a aucun sens à avoir une porte ici. Aussitôt, le couple a envie d’ouvrir la jolie porte bleue. Ils y passent toute une soirée avec Jason, le meilleur ami de Tom et… ce n’est pas efficace du tout. Rien n’y fait : ni la hache, ni le pied de biche, ni les balles. Ils arrivent juste à abîmer la porte et à en faire tomber la poignée.

Tout de même quand Jason s’acharne sur la porte avec sa mitraillette, on voit bien que la caméra se concentre sur la réaction de Jill. Le courant se coupe et ils finissent par réussir à ouvrir la porte qui… mène à un escalier, descendant encore plus loin sous terre et menant cette fois à une nouvelle porte bleue, avec une empreinte blanche dessus.

Je vous jure, je suis pas facile à angoisser normalement, mais cette série le fait bien avec ses mystères qui paraissent vraiment 100% inédits. Contrairement à American Horror Story, je l’adore parce qu’elle propose souvent des histoires très originales, même si inspirées de légendes urbaines. Franchement, ça a l’art de me captiver.

Bon, ils n’ont pas de solution pour ouvrir la nouvelle porte, car les balles de fusil, ce serait risqué. Ils décident donc d’aller demander au voisin s’il veut bien leur montrer son sous-sol. Il accepte, étant un homme à chat un brin terrifiant, et… il n’y a pas de porte dans son sous-sol, même si clairement le sous-terrain semble mener sous sa maison.

Jill et Tom font donc tout ce qu’ils peuvent pour ouvrir la porte les jours suivants : serrurier, balles de fusil et scie, rien ne fonctionne. Mais ça attire la curiosité du voisin… et attise encore plus celle de Jill, qui frappe à la porte ; sans entendre que ça frappe en retour.

Finalement, cette porte finit par angoisser Jill qui va donc voir un psy. Ce dernier est toutefois persuadé que son angoisse vient d’ailleurs, et probablement de sa jalousie envers Tom. Oui, parce qu’en début d’épisode, elle l’a vu s’engueuler avec une femme, Sarah, donc elle est très suspicieuse, normal. On l’a aussi vu recevoir une lettre d’un certain Bill Hope, donc je n’oublie pas qu’il y a beaucoup de mystères à percer encore.

Quand elle rentre de chez le psy, elle tombe sur Tom lui affirmant qu’il se rend chez Jason. Oui, mais non : elle est prise de doute et elle décide de le suivre, pour mieux découvrir qu’il se rend en fait chez une femme plus âgée que celle avec qui il s’est engueulé et dont il a dit à Jill qu’elle n’était qu’une cliente.

Il y a du mensonge dans l’air, et ça donne envie à Jill de boire. Sur les nerfs, elle entend alors du bruit dans le sous-sol. Même son chien n’a plus envie d’y aller, c’est dire à quel point c’est une mauvaise idée de s’y rendre seule, de nuit. Elle n’hésite pourtant pas à le faire et cette fois, bien sûr, la porte s’ouvre.

A l’intérieur – et le jump scare est aussi prévisible que bon – se trouve bien évidemment le clown contorsionniste qui se jette sur elle. Elle l’évite et il s’enfuit, mais c’est juste terrifiant. Cette fois, ils appellent les flics, parce qu’ils ont quelque chose à leur dire… ouais, mais les flics ne peuvent pas faire grand-chose. Jill raconte rapidement au voisin ce qui est arrivé, ce qui attise nos suspicions envers lui, mais on comprend rapidement, rien qu’à la manière dont c’est filmé, que tout ça est en rapport à Jill, et rien qu’elle.

Elle passe une sale nuit, à dormir à côté d’un couteau et à refuser de déménager. Le lendemain, elle épluche les factures téléphoniques pour faire les comptes, et elle se rend compte que Tom appelle beaucoup Sarah. Elle le confronte donc quand il rentre chez lui, mais il ne lui raconte rien et se barre chez… Sarah Winters.

Suspicieuse, Jill l’est certainement, mais elle ne voit même pas ce que le clown est toujours là, à l’espionner. Elle décide donc d’aller confronter Jason pour savoir ce qu’il sait ou ce qu’il lui cache des tromperies de Tom. Bien sûr, Jason dit ne rien savoir et il appuie au contraire là où ça fait mal : la peur panique qu’à Jill depuis que son père l’a abandonnée petite.

Le tout vire rapidement à l’engueulade entre les deux amis qui ne repère pas que le clown contorsionniste est chez Jason et vole un tournevis dans le coin du cadre. Quelle angoisse. À ce stade, aujourd’hui comme la première fois, il est impossible de penser à quoique ce soit d’autre que ce clown qui se cache dans l’encadrure d’une porte pendant la dispute. Mais quelle angoisse ce contorsionniste.

J’ai beau savoir, les frissons sont là, confirmant que cet épisode est brillant : hop, le clown contorsionniste finit par débarquer au milieu de la dispute pour s’attaquer à Jason à coups de tournevis.

C’est violent, surprenant et très certainement douloureux pour Jason qui se défend comme il peut mais finit avec un tournevis dans le crâne. Et plutôt deux fois qu’une. Et plutôt trois… quatre… cinq… six… oh ça ne s’arrête donc jamais ? Ah, si : quand Jill demande au clown d’arrêter.

Celui-ci s’exécute, fait quelques pirouettes, un salut et se barre. Et putain, qu’est-ce que j’ai envie de voir la suite !


Épisode 2 – Where Do You Sleep Last Night ? – 20/20
Bien, cette saison est donc partie pour battre tous les records de moyenne du blog avec seulement six épisodes et déjà deux à 20. J’assume parfaitement cela dit, je suis à fond dans l’intrigue, au point de ne pas voir l’épisode passer. Tout est flippant et c’est un premier tiers de saison déjà très réussi. Certes, ça fait un brin moins peur maintenant que l’on devine de quoi il retourne… mais en même temps, ça réussit encore à me surprendre par quelques choix et quelques plans de caméra vraiment bien fichus.

Saison 4


02

He’s uh… pretty distinctive. He’s a contorsionist clown.

J’aurais cru que Jill quitterait les lieux en courant, mais non : elle appelle les flics et se fait interroger un long moment par eux, suffisamment pour que Tom la rejoigne et assiste à un bout de ce questionnement répétitif auquel elle fait face. Il se rend compte qu’elle est suspectée, et il ne comprend pas pourquoi. Bon, quand même, il y a de quoi : elle a assisté à un meurtre hyper violent sans la moindre égratignure. Des voisins ont vu l’agresseur s’enfuir, donc il est au moins certain qu’il existe, c’est déjà ça de pris. Quant à l’enquêtrice, je tiens à dire qu’elle me fait presque autant flipper que le clown – elle est super étrange, je trouve.

En rentrant chez elle, Jill, qui s’est bien gardée de dire que le clown était un contorsionniste, se précipite au sous-sol pour voir si elle peut retrouver ses dessins de clown contorsionniste. Bien évidemment, la réponse est oui : le clown ressemble très exactement à celui qui vient de tuer Jason. Elle le vit assez mal.

Le lendemain soir, elle croise son voisin, toujours aussi étrange, et celui-ci sait tout ce qui est arrivé, bien sûr. Franchement, il y a de quoi déménager non ? Pas sûr. Il parle chien et rêves lucides avec Jill, histoire qu’elle puisse retrouver l’identité du tueur. OK, parfait. Les rêves lucides, j’en ai déjà fait un paquet, et si la saison prend cette direction, ça va être atroce.

À l’enterrement, je trouve que Tom n’a toujours pas l’air si dévasté que ça. Jill non plus, remarque, mais elle est terrifiée de ce qu’il se passe, alors ça se tient. Tom craque plus tard, à regarder en boucle des photos de son meilleur ami.

Allons savoir pourquoi, dans leur maison immense, ils ont une baignoire à peine assez grande pour une personne ; alors quand Tom prend son bain, Jillian le regarde ; et elle lui demande s’il croit au paranormal et aux fantômes. Bien sûr que non ! Le problème, c’est qu’ils sont clairement dans du paranormal : Jill enchaîne les nuits agités et étranges où elle se souvient du clown dans sa maison d’enfance, sous le regard flippé de son chien. Il est malin ce chien.

Bien sûr, sa maison actuelle est surveillée par une voiture de police, mais ça ne l’empêche pas de mener son enquête et de retourner dans sa maison d’enfance pour revérifier sa chambre, dans laquelle elle avait vu le clown surgir de sa penderie. Malheureusement pour elle, même en trompant la surveillance de la propriétaire, elle ne découvre pas son bonheur dans la maison, puisque sa chambre a été refaite pour l’arrivée d’une nouvelle petite fille au rachat de la maison.

Elle n’hésite pas une seule seconde à s’infiltrer dans la baraque et à en arracher la tapisserie pour tomber sur… une porte bleue ! Avec une empreinte d’enfant ! Et quand elle ouvre la porte, elle trouve… des restes humains ? Son père ? On ne voit pas bien, mais ça ne fait pas rêver en tout cas.

Tout ça n’est pas suffisant pour casser sa libido, cela dit, et on la retrouve ensuite au lit avec Tom dont la mort du meilleur ami n’affecte pas non plus la libido. Magnifique. Bon, il finit quand même par lui demander ce qu’elle faisait chez Jason, et elle ne répond pas. Ah les secrets dans un couple ça ne sent pas bon. En même temps, Tom aussi a un secret, et un secret de taille : un bébé avec Sarah, rien que ça. Enfin, en tout cas, elle s’occupe d’un bébé métis…

Après leurs coucheries, Tom et Jill sont donc en froid : Tom quitte la pièce et Jill se rhabille tranquillement, sans même prendre conscience qu’elle est en fait surveillée par le clown. Elle finit toutefois par s’en rendre compte : le clown est dans la salle de bain et ça la fait flipper. Elle hurle en sortant de la pièce, pour aller chercher Tom.

Ils ont les flics devant chez eux, donc que font-ils ? Eh bien, Tom monte l’escalier en caleçon et avec un couteau évidemment. Euh ? Où est la logique ?! Franchement, même si c’est chez moi, JE ME BARRE VERS LA VOITURE DES FLICS. Non, lui, il monte vérifier ce qu’il se passe dans la salle de bain, en caleçon, pépère, genre tout va bien, NORMAL. Bon, il n’y a personne dans la salle de bain, bien sûr, donc Tom est plutôt blasé quand il en repart, mais quand même, c’est totalement ridicule comme réaction et ça devait être souligné.

Elle décide de parler de tout ça à son psy, et « tout ça », c’est Pretzel Jack, le nom du clown contorsionniste qui n’est autre que son ami imaginaire d’enfance, devenu soudainement réel quand son père s’est barré. Intéressant comme tout. Bon, le psy ne la croit pas et lui prescrit du Xanax, en revanche, ce qui n’était pas une bonne idée. Jill s’énerve, la lumière commence à vaciller et le psy s’en sort en vie uniquement parce que Jill se barre…

En rentrant chez elle, elle tombe sur le voisin et le remercie de son écoute. Hop, les voilà qui deviennent donc amis, et je le trouve louche, même si je doute que beaucoup de choses viennent de lui. Il gagne la confiance de Jill cependant, et elle décide donc de tout lui raconter. Oui, oui, tout, y compris le clown contorsionniste qui PASSIONNE le voisin. Celui-ci la croit bien évidemment et fait les mêmes raccourcis que moi – le clown vit dans le présent et est un gardien la protégeant de ceux contre qui elle est en colère.

Flippée pour son psy, elle retourne donc chez lui… mais il va en fait très bien. Après qui d’autre s’est-elle énervée récemment alors ? Tom ? Il retourne chez la femme plus âgée, qui semble bien sûr être la mère de Sarah, donc la grand-mère du bébé de Tom. Celle-ci ne trouve pas très bien qu’il cherche à voir son fils en cachette dans un parc… et se révèle finalement être un personnage différent et étrange : elle conduit Tom dans une pièce où il va pouvoir trouver sa paix intérieure en se déshabillant.

Ouep, mais bien sûr, Vanessa, c’est son nom d’après son ordinateur, filme tout ce qu’il se passe dans la pièce en question, et elle en profite pour se toucher en le matant. Merveilleux.

Finalement, il ne reste pas nu et enfile un maillot de bain en tout point similaire à son caleçon, pour aller se plonger dans une piscine à peine plus grande que sa baignoire (non, j’exagère, mais c’est vrai que sa baignoire est trop petite pour qu’il fasse la planche et se relaxe).

De son côté, Jill continue de passer du temps avec le voisin qui, puisque Tom n’est pas rentré quand ils reviennent chez eux, il l’invite à boire un thé pour continuer à papoter avec elle. J’vous le dis, il est bizarre ce type. Une nana me confie que son ami imaginaire d’enfance est un putain de clown contorsionniste, je ne reste déjà pas forcément seul avec elle ; mais si en plus elle affirme que celui-ci s’est matérialisé pour tuer des gens, je me barre !

Bon, bref, vous aurez compris, je me barre quoiqu’il arrive en fait, paye ton courage ! Il finit quand même par lui proposer de rentrer chez elle, où elle repasse au whisky et reçoit, sur l’ordinateur de Tom, un appel de… Sarah. Oups ! Elle apprend donc qu’il s’est approché d’elle et de sa famille… Hop, Jill nous pète un nouveau câble avec les lumières qui vacillent.

Aussitôt, le clown apparaît donc chez Susanne pour aller tuer Tom. Malheureusement, elle voit le clown. Terrifiée et en bonne américaine, elle sort son flingue, n’hésitant pas à lui tirer dessus à deux reprises. Elle n’aurait rien fait, elle aurait probablement survécu car le clown n’en avait rien à faire d’elle. Mais là, elle l’attaque, alors il l’attaque. C’est juste un combat inégal en revanche puisqu’il n’en a rien à faire d’être transpercé par des balles.

Susanne meurt donc comme une merde, hors écran, et on peut se concentrer à nouveau sur Tom, tranquille dans son bain, jusqu’à ce que la peinture sur le visage du clown lui coule sur le font. Là, Tom ouvre les yeux et réussit inexplicablement à échapper au couteau du tueur, récupéré dans la cuisine. En revanche, il n’a clairement pas le dessus à être dans sa piscine, et il finit l’épisode en très mauvaise posture, avec le clown essayant de le noyer ; et la caméra qui donne le tournis. Déjà la mort pour Tom ? J’ai envie qu’il survive un peu plus longtemps quand même, il y a beaucoup à faire, je trouve. Et puis, je sais pas, Jill pourrait être plutôt énervée après son père, encore en ville d’après ce que dit le voisin. Non ? Je vais garder espoir, il bouge encore pendant ce cliffhanger.

Saison 4

Fini de rire (du côté des annulations)

Salut les sériephiles,

Drôle de titre pas vrai ? C’est que je vais vous parler d’annulation aujourd’hui, et même d’annulations au pluriel tant qu’à faire. Il va être question de trois séries que j’adore, même si j’ai une saison complète de retard dans au moins deux d’entre elles. Il n’empêche que je suis dégoûté quand même, alors ça compte.

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La première annulation qui m’énerve, c’est celle d’Another Period. En fait, elle date d’il y a quelques mois déjà et je ne l’avais pas encore vue. Je suis triste parce que, même si la série a proposé une vraie fin au terme de sa saison 3, même si la qualité avait un peu décliné sur cette saison 3, elle était brillamment drôle ; avec une critique de la société actuelle passant par une bonne métaphore de la vie au XIXe siècle. C’était simple et efficace, donc drôle. Dégoûté de voir la série disparaître de la grille, surtout que bon, elle part par la petite porte puisqu’elle n’aura jamais eu ne serait-ce qu’une petite partie du succès qu’elle méritait. Eh, pourtant, même Joss Whedon a dit qu’il était fan… au cas où ça en motive certains à regarder.

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La deuxième annulation ? Je suis dépité, il s’agit de celle de Teachers. Certes, je me suis arrêté mi-saison 2, mais c’est une série tellement drôle que c’est pas juste. Là encore, ce n’est pas une surprise car sa troisième saison est diffusée avec une certaine confidentialité… C’était aussi la dernière série diffusée sur TVLand, la chaîne ayant dégagé Younger sur Paramount. Mais cette dernière connaît un large succès, donc c’est plus facile de la revendre à son producteur que Teachers. Non, mais j’ai bien compris de toute manière que les séries qui me font le plus rire n’ont pas de succès. J’espère que la série proposera une conclusion.

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Par contre, la troisième annulation est celle qui m’énerve le plus parce que là, pour le coup, la série a pourtant du succès : on a appris hier, par le créateur, que Channel Zero est annulée après sa quatrième saison. Je vais d’autant plus la savourer quand je la verrai on va dire. C’est abusé, parce que j’ai vu le premier épisode lors du Comic Con et c’était de loin le meilleur début de saison de la série. Pour le coup, elle a toujours rencontré des critiques positives et avait des audiences stables, alors cette annulation sort de nulle part. Le seul point positif, c’est qu’au moins, c’est une anthologie qui a toujours proposé des épisodes de fin, donc on ne restera pas sur notre faim du côté de l’histoire, juste du côté série horrifique.

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Bref, fini de rire, fin de trois excellentes séries d’un coup. Sympa cet article, non ? Allez, finissons par une note positive (ou pas, c’est selon votre opinion dégradée de la série), The Walking Dead est bien renouvelée pour une dixième saison. Ce n’est pas une surprise du tout : la série bénéficie toujours de très bonnes audiences même si elles ont baissé. De mon côté, je trouve qu’on a une meilleure qualité depuis quelques épisodes, alors je sais que je resterai au rendez-vous pour la voir. C’était pas gagné il y a quelques mois – même si j’ai tendance à rester quoiqu’il arrive une fois que je me suis engagé sur plusieurs années. Question de principe.

Future Man – S02E11-13

Épisode 11 – Dia de Los Robots – 18/20
Dernier épisode de transition avant la fin de saison, cet épisode parvient assez bien à se servir de tous les éléments présentés jusqu’à maintenant dans la saison. On voit que l’écriture est toujours aussi maîtrisée puisque de nombreux détails finissent par devenir des parties importantes du plan de l’épisode, alors que d’autres gags fonctionnent bien grâce à une pré-introduction dans les épisodes précédents.

> Saison 2


Spoilers

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You’re a wheel-maker, not a war-maker.

Tiger se réveille pour découvrir qu’elle est désormais seule avec Stu : Josh et Wolf se sont évadés avec Ty-Anne. Et pour tout arranger, Tiger ne peut plus parler qu’espagnol à cause du tranquilisant utilisé par Ty-Anne qui était une invention de Stu pour apprendre l’espagnol simplement. C’est brillant parce que ça permet une jolie parodie des télénovelas comme elle est énervée et amoureuse de Stu ; et c’est brillant parce que ça permet de la distinguer de Ty-Anne (qui a aussi une frange). Elle prend cher cette saison l’actrice, entre l’espagnol et la voix suraiguë.

Bon, et ça se termine avec une Tiger tellement trahie qu’elle accepte de partir sur Mars bien rapidement. Elle a quand même le droit à une visite de la psy qui est là pour s’assurer qu’elle est bien prête à partir sur Mars. Si jamais elle n’avait pas envie, elle se retrouverait en effet à mourir dans l’opération, donc il est logique d’avoir Stu qui s’en inquiète. Et comme c’est Tiger, non seulement elle est décidée, mais en plus elle veut savoir comment son corps sera détruite une fois qu’elle sera dans Mars.

Du côté de la Résistance, ça se passe mal parce que Stu a décidé de s’attaquer au Nag en représailles de l’attaque de sa maison. C’est un grand n’importe quoi, mais ça permet à Wolf de retourner chez « lui ». Et la vie dans le Nag a bien changé : c’est désormais Pump qui en est l’overlord. L’angoisse. L’apprenti n’est pas très heureux de retrouver son maître : il le fait donc torturer, parce que la vie dans le futur est fun comme ça.

La torture se fait sur une roue, évidemment, mais tout de même, Wolf arrive à parler avec le reste du Nag : le but est clair, il veut les pousser à entrer en révolution contre l’ordre établi par Stu, parce qu’il est plus que temps que ça se fasse. Ce n’est toutefois pas facile de convaincre un Pump assoiffé de pouvoir. Bon, allez, il a au moins le soutien de son cluster.

Tout son mariage se retrouve donc emprisonné : les six membres du cluster sont emmenés, enchaînés, vers le site du lancement pour prouver qu’ils avaient tort de croire Wolf et que l’humanité ne sera pas dirigée par des robots. Hâte de voir leurs tronches quand ils comprendront que si, en fait.

Le compte à rebours avant le lancement vers Mars commence, et ça se fait de manière synchrone avec la fin de l’épisode évidemment. Josh ne peut pas laisser faire ça : avec l’aide d’Achille, il a l’idée d’aller le premier dans Mars : une fois dans la machine, il pourra la détruire avant que quiconque n’y entre. C’était sans compter sur Jimmy qui a gagné sa place pour être le premier sur Mars. Il était bien drôle de voir celui-ci refuser de laisser passer un Josh persistant à être le premier.

Ouep, il avait la solution parfaite pour ça : son allergie qui lui déforme le visage. Cela lui permet ainsi de remonter toute la file sans même attirer l’attention de la sécurité. C’est beau… sauf que ce n’est pas entièrement efficace : Stu finit par s’apercevoir qu’il est là et comprend qu’il fait partie d’un plan de la Résistance. Qu’importe, il veut quand même le laisser entrer dans Mars.

Le problème ? Tiger découvre seulement maintenant qu’une fois dans Mars, Stu sera un empereur suprême : oui, elle avait le contrôle de tout quand elle était dans le programme, mais c’est parce que Stu le lui avait permis. Le reste des humains n’aura pas cette chance. Et c’est gênant comme tout car il prévoit déjà de torturer Josh pour l’éternité. Cette fois, même si elle est sa petite amie, notre héroïne ne peut laisser faire Stu. Alors qu’il disparaît pour corriger le bug que représente Josh dans son système – c’est son humanité, Tiger décide donc de libérer Josh avant qu’il n’aille dans Mars et de révéler au monde entier que Stu manquait.

C’est parti pour le chaos de la fin de saison : les habitants du Nag sont arrivés sur le site du lancement pour s’attaquer aux gens qui y vivent et qui sont en train de découvrir qu’ils suivaient les ordres d’un dictateur. Et il le vit tellement mal qu’il décide d’envoyer ses robots-tueurs à leur encontre. Bizarrement, ce n’est que maintenant que la Résistance se rend compte que ce n’était peut-être pas une bonne idée de s’attaquer à Stu. Ben oui, bien vu.

Maintenant, l’humanité est juste foutue.

Épisode 12 – The Brain Job – 20/20
Je ne m’attendais pas du tout à un tel épisode. Il se passe en 28 minutes tellement de choses que j’ai du mal à croire que ça n’a duré que 28 minutes. Comme toujours avec cette série, je suis bluffé par leur capacité à débiter les gags et les références, à enchaîner parodies et rebondissements et à proposer des scènes totalement jouissives à voir. Grosse réussite.

> Saison 2


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Then we give a brain job he will never forget.

La guerre fait rage et Wolf se réveille pour apercevoir Tiger au-dessus de lui. Elle le sauve du champ de bataille où clairement tout se passe mal. Le monde est pépère en train d’être détruit et Wolf est dégoûté d’avoir perdu son cluster. Ty-Anne propose au trio des pilules pour se suicider… mais découvre soudainement que tout espoir n’est pas perdu parce que Josh refuse d’abandonner.

Ce n’est pas lui qui apporte pourtant les éléments dont ils ont besoin (ça se saurait), c’est Tiger, lorsqu’elle révèle qu’elle a touché le cerveau de Stu. Ty-Anne a bon espoir de pouvoir y accéder pour enfin le détruire : c’est en fait le plan A de la Résistance depuis toujours, parce que Josh n’était qu’un plan de secours dont il n’était même pas sûr qu’il fonctionne.

Voilà qui est fait pour ruiner la motivation de Josh. Toutefois, Tiger révèle qu’elle a encore de l’essence pour le TTD, assez pour exploser la colline et mettre fin aux actions de Stu. Ou assez pour se servir du TTD que Ty-Ann a encore sur elle. Ouais, finalement, celui détruit il y a quelques épisodes n’était qu’une réplique. C’est un peu gros, mais dans une série aussi tordue, ça passe encore. Par contre, faut toujours qu’on m’explique comment ils comptent sauver l’humanité une fois la menace Stu éliminée. Je comprends bien qu’il soit une menace, mais il est aussi leur seul espoir de survie…

Qu’importe, Josh a un plan pour le détruire en utilisant le TTD. L’explication est simpliste et nous ferait presque croire que Josh est devenu ingénieur. Cependant, Wolf décide d’utiliser tout seul le TTD pour… remonter dans le temps. Seul. Il était temps d’avoir enfin un petit voyage dans le temps. En plus, c’est super sympa parce qu’il ne le fait pas de manière si solitaire que ça : en fait, il prend le temps d’aller chercher son cluster et sa fille pour les mettre à l’abri en 1993, dans une communauté de hippies polygames.

Il va jusqu’à assister au mariage de Lugnut, avant de revenir dans le futur, dix minutes plus tard pour raconter tout ça. C’est sympa, mais heureusement ça ne prend pas trop de temps non plus. À la place, on en revient vite à l’épisode précédent, quand le Josh avec sa tronche d’allergique essaye de rentrer dans l’espace de lancement de Mars.

On découvre que c’est facile puisque les gardes sont en fait remplacés par Tiger et Wolf. Bon, tout ne peut pas bien se passer toutefois : Josh allergique (qu’on va appeler J1) aperçoit le Josh du futur et le reconnaît immédiatement à… son entrejambe compressé dans le costume ridicule du futur. Franchement, c’est un running-gag qui fait ses preuves d’épisode en épisode. Il le poursuit et découvre donc qu’il est devenu un simple accessoire dans le plan. Ce qu’il prend mal.

En bon Josh, J1 nous fait donc une crise métaphysique et s’attaque à Josh du futur, mais bon, ça finit bien, parce que tout est bien qui finit bien dans cette série. Ou pas : la Tiger du passé a aperçu Josh cette fois, et elle doit à présent être convaincue que Stu est un grand-méchant. Ce n’est pas si évident que ça, même si c’est elle-même qui le lui explique, et même si Wolf lui fait une jolie déclaration d’amour – entendue par deux Tiger, donc.

Malgré tout ça, Tiger du passé décide de les trahir, mais heureusement Tiger du futur s’en rend compte. Comment ça c’est trop compliqué à suivre cette critique ? Ce n’est que le début de nos ennuis, parce que Ty-Ann décide de prendre la place de la Tiger du passé pour s’assurer que le plan puisse continuer de se dérouler normalement. Ah, oui, le plan, donc : il est assez simple, ils doivent s’assurer que Stu aperçoive bien Josh-allergique pour réparer le bug, et ce faisant couper son système de sécurité.

Grâce à ça, Tiger, Wolf et Josh (ceux que l’on suit depuis le début de la série) peuvent utiliser le TDD pour faire tout un tas de voyages dans le temps : ils ont onze secondes pour passer toute la sécurité de Stu tant qu’elle est coupée. Il y aurait sûrement eu des possibilités de plans plus simples (comme toujours quand on a une machine à remonter le temps), mais aucune n’aurait été aussi drôle et parfaite que celle-ci.

En effet, le trio est en train de courir dans le couloir et de remonter le temps toutes les onze secondes. Rapidement, ils s’entendent derrière eux et évidemment les scénaristes en profitent pour rajouter un tas d’humour à cette course, en suivant non seulement le trio de base, en plein stress, mais aussi les trios qui les suivent qui s’apprêtent à tous se faire buter par le système de sécurité parce qu’ils ne sont plus les premiers. C’est du pur mindfuck et c’est génial à voir.

Forcément, ils finissent donc par arriver à l’intérieur de l’antichambre contenant le cerveau de Stu, et c’est Josh qui nous le détruit, même s’il le laisse blablater encore une dernière fois avec celle qui est sa fille – à qui il vient d’annoncer qu’il n’en avait rien à faire – et avec Tiger, qu’il essaye de convaincre de son amour éternel. Oui, mais l’éternité est sacrément courte quand son cerveau se fait détruire et qu’il devient tout un tas d’avatars plus ou moins connus – j’ai bien aimé le Minecraft. Il se décompose et les scénaristes s’amusent jusqu’à parodier un film qui a cartonné cette année en nous montrant ensuite la disparition de tous les objets-hologrammes vus dans la saison. C’était bien foutu, et drôle côté parodie. Du grand Future Man.

Et juste comme ça toute l’intrigue de la saison 2 se termine – même si bon, l’humanité est toujours dans la merde, j’insiste. Toute ? Nope, voilà que débarquent des flics temporels de Santa Clarita qui décident d’arrêter nos héros et de les amener avec eux. Le dernier épisode promet donc de renouveler une fois de plus l’intrigue – c’est l’heure du jugement ?

Épisode 13 – Ultra-Max – 20/20
Rien que pour cet épisode, la série vaut le coup d’être vue. Ce scénario d’épisode était aussi tordu que logique, imprévisible que prévisible, drôle que sérieux, etc, etc. Les scénaristes ont tout donné pour une fin de saison qui s’avère donc à la fois ouverte et fermée, qui peut faire office de fin de série ou non et qui, franchement, était possiblement leur meilleur épisode. Un coup de maître, l’air de rien ; mais peut-être que si moi j’ai accroché, ça n’aura pas été le cas de tout le monde.

> Saison 2

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You’ve never changed anything.

Changement total d’ambiance pour ce dernier épisode, donc, et je suis curieux de voir ce que ça va donner. J’aimais la capacité de la série à se renouveler régulièrement et totalement en saison 1, et ça m’a beaucoup manqué dans cette saison 1. Je suis donc heureux de découvrir ce vingt-sixième chapitre de la série qui se passe désormais en 3491 sur l’île de la Damnation.

Et c’est on ne peut plus génialissime comme épisode. C’est encore plus bavard que d’habitude – comme quoi c’était possible – et on nous introduit le personnage de Susan, un homme (oui oui) qui vient nous expliquer cette fin de saison qui est encore plus mindfuck que l’épisode précédent. Il explique enfin ce que j’avais théorisé un milliard de fois sans certitude : chaque fois que les personnages de la série ont utilisé le TTD, ils ont en fait créé une nouvelle réalité.

Ainsi donc, ils ont créé beaucoup trop de réalités et à remonter le temps toutes les onze secondes, ils ont même réussi à détruire toute une nébuleuse de la galaxie, avec des extra-terrestres dedans. Cela fait un petit paquet de meurtres à leur actif. Ce n’est que le début tout ça : ils sont dans des cubes de verre d’où ils peuvent se voir les uns les autres, mais pas s’entendre.

Et c’est top, parce que nous suivons Susan parler avec les trois en parallèle : il leur apprend donc tout ce qu’il s’est passé pour leurs autres eux. Certains ont décidé de ne pas rester dans le couloir de Stu, mais de repartir dans le passé, à des époques différentes, créant chaque fois de nouvelles timelines. Et aucun d’eux n’a jamais tué Hitler. En revanche, certains ont fini par l’aider à gagner en pouvoir. Ben oui, inévitablement certains finissent mal. En tout cas, ça fait plaisir de voir la série prendre conscience de l’ensemble de ses paradoxes comme ça, et les assumer à fond.

Susan essaye ensuite de monter les uns contre les autres les membres du trio ; et c’est beau à voir, parce qu’ils sont fidèles les uns envers les autres… jusqu’à ce que Wolf et Tiger se retrouvent à pouvoir parler et être entendu par Tiger. Et à ce moment-là, clairement, merci j’ai lu Huis-clos de Sartre. J’ai commencé à douter de la peine de mort qu’on leur a appliqué : cela ressemblait d’un coup à une torture bien plus perfide et infinie.

Et j’ai adoré la suivre, avec Susan qui enchaîne ensuite en proposant à chacun ce dont ils ont toujours voulu, à la condition de vendre un autre membre du trio. Wolf hésite ainsi à dénoncer Josh pour récupérer enfin son sexe, Tiger hésite pour quelques vinyles et Josh refuse totalement de les trahir. Face à tant de loyauté, Susan propose alors à Josh une solution simple : il doit tuer soit Wolf, soit Tiger. Et c’est à lui de choisir. J’adore. C’est totalement tordu, mais je n’attendais pas autre chose de la part de la série.

Bien entendu, Tiger et Wolf se voit proposer le même dilemme : chacun pense donc avoir la dure décision de tuer les autres en échangeant son dessert qui comprend du poison avec celui d’un autre. Et quand Susan présente ça, il pense bien à regarder la caméra, ce qui met la puce à l’oreille sur l’ultime twist de l’épisode. Même si je l’ai vu arriver, je l’ai savouré à fond.

Et avant lui, il fallait encore assister à un dernier repas entre les trois héros de la série, s’envoyant tous des piques les uns envers les autres, chacun étant persuadé d’avoir le pouvoir de tuer les autres, chacun étant persuadé que les autres voulaient le trahir. Pourtant, quand il a été question d’en arriver au dessert et de devoir échanger les desserts dans le noir le plus complet, chacun a pris la décision de… se suicider.

Loin d’un tribunal, Susan débarque alors en les applaudissant et en les félicitant d’être de merveilleux candidats de télé-réalités pour une émission appelée « The DieCathalon » (le mort-athlon ?) ; sponsorisé par Ultra-Max, dont nous avons effectivement entendu parler un bon nombre de fois dan l’épisode. Tout cela était tellement tordu depuis le départ que la fin n’a pas réussi à me surprendre, en revanche, j’adore comment ça conclue cette saison – à présent, il peut donc y avoir une saison 3 ou une excellente fin de série en saison 2 ; parce que le trio dans une chasse à l’homme, ça fait une bonne fin je trouve. Ils trouveront toujours le moyen d’y survivre, on le sait bien. Ou alors ils sont déjà tous morts. Qu’importe, ces deux saisons étaient excellentes.

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EN BREF – Cette saison 2 confirme que la série n’a pas froid aux yeux et ne recule devant à peu près rien. Si j’ai trouvé dommage qu’on perde une bonne partie de l’ADN de la série puisque nous avions beaucoup, beaucoup moins de sauts dans le temps, j’ai continué d’adorer les développements de personnages. Il est assez clair que les scénaristes prennent leur pied pendant les épisodes et lors de la conception des gags, mais ça ne tombe jamais à côté. Chaque petit détail peut compter dans la trame générale, et généralement, il finit par le faire.

Le dernier épisode proposé redistribue une fois de plus les cartes et conclue à merveille deux saisons complétement what the fuck, mais en même temps extrêmement logiques. Rien à redire, à part que je serais heureux s’ils font une saison 3. Et sinon, eh bien, je ferais avec (enfin, sans), mais ce serait dommage.

Cette série mérite d’être tellement plus regardée !

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> Saison 2

Future Man – S02E07-10

Épisode 7 – Homicide : Life in the Mons – 18/20
De bonnes surprises tout au long de l’épisode accompagnent une parodie qui aurait pu probablement être plus efficace. Cet épisode fait apparemment office de mi-saison, et on sent bien qu’il se dirige vers une fin intéressante dès le départ. Je ne m’attendais pas à une telle scène de fin ; et à vrai dire, je ne m’attendais pas non plus à une grosse partie de ce qui précède. Cela donne l’impression que ça vaut le coup de tourner en rond un bon moment.

> Saison 2


Spoilers

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After today, the last thing I want is to be more like you.

Bizarrement, cet épisode commence par Athena qui engueule sa scientifique parce qu’elle ne met pas au point assez rapidement une nouvelle machine à remonter le temps. Très rapidement, cet épisode promet de prendre un ton tout à fait différent : celui de la parodie de Law & Order. Ce ne sont pas les premiers à le faire, mais ça fonctionne toujours bien ce genre de parodie, car on sait exactement ce qu’il en est.

Stu et Tiger continuent en effet de mener l’enquête pour retrouver Eunice/Athena… et ils flirtent ensemble au passage. Le pire, c’est que ça passe très bien à l’écran ! De la même manière, avec sa veste en cuir, Tiger fait une enquêtrice de police totalement convaincante, même si elle se débarrasse de témoins gênants ; du genre, Ty-Ann.

Elle retrouve beaucoup trop rapidement Eunice dans une des tentes du campement déjà vu à l’épisode 2, mais celle-ci a pris le parti de détruire toutes les preuves pour éviter que Tiger ne gagne sur elle. Il n’empêche que je ne m’attendais pas à voir un face à face si rapidement entre les deux femmes. En plus, notre grande méchante meure bien trop vite franchement.

Ty-Ann est complétement dévastée par la mort de celle qui était comme sa mère, mais Tiger n’en a pas grand-chose à carrer : elle veut juste retrouver son TTD, sa machine à voyager dans le temps et le deuil, ce n’est pas un truc qu’elle connaît (enfin, c’est au contraire un truc qu’elle connaît trop bien). Nous en sommes à la partie analyse de la scène du crime et cela permet à Ty-Ann de se rendre utile.

Elle mène Tiger directement vers un possible allié d’Eunice grâce à une poudre blanche qui sert d’indice. Cela permet à Tiger de tomber sur la meilleure des coupables possible : Geraldine… qui n’est autre que Jeri de la saison 1 ! Je suis tellement heureux de la revoir, c’est génial.

Bien sûr, elle se dit innocente, mais Tiger ne la croit pas une demi-seconde. Elle préfère la torturer jusqu’à ce que Ty-Ann l’arrête et la force à libérer Géraldine qui est clairement innocente puisqu’elle est capable de les mener vers une meilleure piste… Ou pas. De manière prévisible, mais le bon genre de prévisible, Geraldine mène Tiger tout droit dans un piège.

Elle est en fait une grande méchante, ça va de soi, et elle récupère de quoi faire fonctionner la machine à remonter le temps des mains de Tiger – ou plutôt de son décolleté, remarque. Geraldine fait alors l’erreur de ramener le TTD dans la tente où est prisonnière Tiger. C’est une erreur de débutante et Tiger n’a aucun mal à se libérer et mettre K.O tout le monde… sauf Geraldine. Cette dernière s’enfuit avec le TTD qu’elle essaye d’utiliser malgré les avertissements de Tiger qui lui promet qu’elle va en mourir et détruire le TTD si elle fait ça.

Cela ne manque pas : cette fois Geraldine garde sa tête… mais tout le reste explose. Pff. Je suis dégoûté, ma joie de la retrouver aura été de courte durée. En plus, ça craint comme tout cette explosion du seul moyen de retourner dans le passé ; je préfère quand la série voyage plutôt que de rester coincé en 2162…

En parallèle, Wolf voit déjà le pouvoir lui monter à la tête : il se fait faire une jolie coupe de cheveux et est rapidement blasé de voir Josh débarquer pour se plaindre d’une énième attaque du Cercle Pointé. C’est plutôt drôle à voir, mais ça s’améliore encore quand Wolf doit convaincre son cluster que Josh est un type bien, même s’il est censé être un rejet de la société et qu’il a dû négocier avec le gardien pour qu’il soit libéré.

Malgré tout les efforts de Wolf, Josh est tellement insupportable à hurler qu’ils sont tous en danger de mort s’ils n’arrêtent pas au plus vite le lancement vers Mars qu’il se retrouve coincé. Wolf est ainsi obligé de l’attacher dans un coin de sa maison, ce qui est assez ridicule. Cela n’empêche pas Josh de stresser : il s’est fait attaquer par une rousse du Cercle Pointé la veille après tout, alors qu’il dormait. Ainsi, quand Lugnut, la fille de Wolf, vient le voir pour jouer avec lui ; il en profite pour lui donner la mission de chercher à identifier celle qui l’a attaqué.

Ce serait simple et efficace si Lugnut ne cherchait pas avant ça à s’entraîner sur l’une de ses mères. En même temps, je le comprends Josh, moi non plus je ne ferais pas confiance à Wolf pour mener l’enquête. Comme lui, je me serais donc retrouvé sur un bûcher et sauvé in-extremis par Wolf, prêt à me traiter en bon toutou. Heureusement que je ne joue pas aux jeux vidéos, ça ne risque pas de m’arriver. Josh, lui, finit avec une muselière alors que Wolf se rend à un rendez-vous avec Tiger.

Celle-ci lui annonce que cette fois-ci, ils sont fichus et coincés dans cette timeline pour de bon. Ils ont donc moins de deux jours pour aller sur Mars s’ils veulent survivre. Le seul problème, c’est que Wolf est passé dans le camp des climato-sceptiques : il est persuadé que les scientifiques mentent et que la planète restera vivable.

On en arrive alors à l’une des meilleures scènes de la saison, et on sent bien que c’est là pour faire office de mi-saison : Wolf comprend enfin que Tiger fait désormais partie des Biotics. Les indices sont évidents depuis un moment, il était temps qu’il s’en rende compte. C’est le mensonge de trop pour lui : elle a beau lui expliquer que sa nouvelle vie à lui est basée elle aussi sur un mensonge bien plus gros que ça, il ne lui pardonne pas d’être une Biotic. C’est triste comme tout : cela mène Wolf et Tiger à se séparer, a priori définitivement. Bon, ils ont déjà fait le coup l’an dernier, mais ça fonctionne bien ce genre de scènes entre eux. Le suspense est là pour la suite, j’ai envie de savoir quelle tournure ça prendra, parce que cette fin était violente pour Tiger qui s’entend dire, par Wolf qu’elle a toujours aimé, qu’elle n’a absolument personne.

Épisode 8 – The Last Orchata – 19/20
Ah, ça repart beaucoup mieux avec cet épisode qui s’éclate de nouveau et pousse toujours plus loin le délire. Mes quelques inquiétudes de voir la série prendre un coup de vieux s’envolent d’un coup avec cet épisode qui prouve qu’elle est toujours polymorphe, et que ses transformations amènent bien le meilleur d’elle-même à chaque fois.

> Saison 2


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It is so much more than balls.

Voilà, c’est malin, j’ai tellement procrastiné durant mon dimanche que je ne suis même pas sûr d’arriver au bout de cette saison avant le début de la semaine. Je le vois comme un signe que cette saison a perdu en qualité quand même, parce que je ne devrais pas avoir un problème de motivation à m’y mettre, franchement.

Cet épisode nous révèle que Josh a trouvé le moyen de se débarrasser de sa muselière, et aussi qu’il a récupéré son chien-robot. On ne sait pas bien comment, surtout qu’il le cache toujours à Wolf, mais ça a l’air d’être une manière pour lui de garder son calme, alors pourquoi pas. Il reçoit une visite de Wolf qui vient le nourrir tout sympathiquement… et lui révéler surtout qu’ils sont coincés pour toujours dans cette timeline. C’est une bonne manière de résumer toute l’intrigue tout ça, et de nous laisser Josh en pleine dépression comme il comprend que Wolf n’a rien fait pour lui.

Pendant ce temps, Tiger est en pleine dépression et ce n’est pas beau à voir, alors que Stu se met à faire du sport. Oui, oui, le Stu qui n’est qu’un hologramme de toute manière. Il veut maigrir, il veut maigrir, écoutez. Il essaye quand même de remotiver Tiger et de la mettre en action, mais ce n’est pas efficace du tout.

Elle a juste envie de se droguer, mais à la place, il lui propose une machine qui lui permet de s’échapper dans le fantasme de son choix… et elle se retrouve dans un joli fond blanc où elle peut surtout… toucher Stu. Ouep, c’est un réalité alternative après tout, et donc tout peut y être réel et comme elle le souhaite. Je m’attendais à ce qu’elle tente tout de suite de se construire un TTD, comme c’est ce qui l’a envoyé en dépression. À la place, elle se contente d’une petite boule rouge, parce que c’était son exemple.

Le gag traîne un peu en longueur, mais il est excellent parce qu’il finit par les mener, Stu et Tiger, dans une réalité alternative où ils peuvent s’acheter des tacos, et même des tacos au chat. Bon, cela dit, Tiger n’est pas convaincue par le miracle qu’elle a sous le nez. Je pense qu’on donnerait tous n’importe quoi pour avoir une machine de ce genre, mais dans le fond, elle a bien raison : ce n’est jamais qu’un fantasme, et pas la réalité.

Cette vérité est toutefois trop brutale pour Stu qui le prend très mal. Il la ramène donc dans une réalité vide où il lui propose de revoir son meilleur souvenir – quand elle a récupéré un carré de sucre d’un cadavre dans son enfance. Merveilleux. Et ensuite ? Ce n’est toujours pas assez pour Tiger, alors il lui conseille d’avoir une conversation qu’elle aurait voulu avoir et n’a pas pu. C’est l’occasion pour la série de nous ramener la mère de Kronish, Estelle, et de se moquer d’elle-même en rappelant qu’il aurait suffit de tuer ce personnage pour résoudre tout le problème de la saison 1. M’enfin bon, c’est marrant à voir et ça finit par Estelle qui conseille à Tiger de se laisser séduire par Stu, parce qu’il est tout à fait charmant selon elle. Ehe, on te voit Stu.

Cependant, cette fois Tiger est convaincue : elle retourne chez le vendeur de tacos et part en délire total. Alors cela dit, totalement total le délire : elle est toujours en pleine en dépression, en fait. Par conséquent, elle s’en tire avec un joli numéro musical où elle affirme qu’elle n’en a plus rien à faire que tout ça ne soit pas réel. La chanson est géniale, et Stu s’en mêle, et c’est excellent à voir. Il faut toutefois revenir dans la réalité, et elle est dégoûtée de voir que Stu n’est qu’un fantôme dans la réalité. Pour la consoler, il décide donc de lui montrer qu’il existe encore.

Il l’emmène dans une salle où reste un bout de son cerveau et commence alors une longue, longue métaphore étonnamment réussi de l’acte sexuel. Ouep, Tiger touche le cerveau de Stu et ensemble, ils couchent ensemble – bizarrement, mais tout de même. Est-ce qu’elle oublie Wolf pour autant ? Bien sûr que non : elle a toujours son orteil, après tout. Ainsi quand Stu lui demande de l’accompagner définitivement dans cette réalité virtuelle, elle accepte, mais pas sans une arrière-pensée pour le fait qu’elle pourra y retrouver Wolf.

Définitivement ? Ah oui, il n’a jamais été question d’aller sur Mars comme le promet Stu depuis le début de la saison. En fait, MARS est un acronyme pour cette réalité virtuelle où il compte envoyer toute l’humanité. C’est une manière bien plus sûre de sauver tout le monde selon lui – même si physiquement, ils seront donc tous morts, m’enfin bon.

Avant tout cela, il reste encore une bonne journée cependant, et Josh réussit enfin à activer son chien-robot en fin d’épisode : il suffisait d’appuyer sur « on ». Le problème, c’est qu’il en active la caméra et que Stu est donc aussitôt au courant… Il n’est pas ravi du tout de voir Joosh débarquer en 2162, et il demande à ce qu’on lui amène, quitte à tuer tous ceux qui s’y opposeraient.

Épisode 9 – The Balad of Pup-E. Q. Barkington – 18/20
Dans la continuité des précédents, cet épisode réserve quelques bonnes surprises au milieu d’un nombre incroyable de bavardages – même les scènes d’action semblent vouloir parler. Alors même que cet épisode est plus court que les autres, il m’a paru plus long tant il y a d’informations données à la minute. Tant mieux.

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So you’re not Torque ?

C’est un épisode bien plus court que propose la série cette fois, et ça m’a franchement surpris. Bon en même temps, ça reprend par une nuit d’union sexuelle pour Wolf qui dit ne pas être d’humeur pour coucher avec l’ensemble du cluster. Faut dire que ça fait beaucoup d’un coup, mais ils sont tous prêts à lui faire plaisir, alors il accepte ; et les enfants se mettent à chanter à tue-tête et Josh essaye de… dormir avec son nouveau meilleur ami le chien.

Il n’est donc pas prêt du tout quand les deux hommes du Cercle Pointé débarquent pour l’enlever, et il ne se défend pas vraiment. Par chance pour lui, deux hommes de Stu débarquent et le sauvent… pour mieux essayer de l’enlever. Il interrompt donc l’orgie de Wolf et du cluster pour demander à Wolf de le sauver une nouvelle fois. Bien qu’un brin énervé d’être interrompu en pleine gâterie, Wolf se montre réactif et permet à Josh de s’enfuir vers leur point de rendez-vous.

Inutile de dire que le cluster est tout choqué de découvrir qu’il a des rendez-vous secrets avec Josh. On peut les comprendre, c’est inattendu tout ça : toute leur maison est assaillie par de nombreux hommes armés, ceux de Stu. Ah ben heureusement que le Nag était censé être imprenable, hein. Wolf se bat comme il peut, découvrant au passage qu’il a deux assaillants différents, et Josh s’enfuit en essayant de contacter Tiger. On notera aussi que Wolf ne dit plus rien quand il se bat, que parmi le Cercle, il y avait un de ses amis, et qu’il comprend vite que les autres sont envoyés par Stu.

Dans tout ça, Wolf s’en tire, mais son cluster est traumatisé. Il se voit donc forcé d’avouer toute la vérité à chacun d’entre eux : il n’est pas Torque et veut donc se barrer. Il ne leur explique pas tout à fait tout ce qu’il pourrait leur dire, mais juste assez pour justifier son départ. Hop, on retrouve donc le Wolf guerrier prêt à se barrer… mais malheureusement, il retombe sur Lugnut, qui n’apprécie pas qu’on lui mente et lui dise qu’il a été brûlé vivant alors qu’elle savait depuis le départ qu’il n’était pas son père.

Ainsi, la série nous propose une scène très triste d’adieux avec Lugnut. C’était bien écrit et les sentiments étaient bons, même si on n’a pas spécialement eu le temps de s’attacher à cette enfant – en revanche, c’est déjà une sacrée actrice.

Stu ? Pendant ce temps, il annonce à Ty-Anne, sa fille, qu’elle n’a plus à venir sur Mars puisqu’il ira avec Tiger. Elle n’est vraiment pas ravie et envoie son père balader. Ce n’est pas la journée de Stu, puisque c’est ensuite Tiger qui l’envoie balader : elle refuse de manger avec lui pour simplement « aller vérifier un truc ». Stu comprend bien qu’elle a reçu un message de Josh, et il est complétement flippé à cette idée, conforté en plus par le fait qu’il peut espionner les retrouvailles entre Josh et Tiger.

Il envisage de les tuer à cause de la psy qui n’apprécie pas d’entendre Tiger demander des informations sur Wolf, mais il change d’avis en entendant Tiger affirmer que leur avenir est sur Mars avec Stu. C’est chouette comme tout pour le personnage de Stu, franchement.

Il n’apprécie pas de devoir partager sa villa avec Joosh, cependant, alors il s’amuse bien de lui avec quelques hologrammes et fausse nourriture. Si c’était sympa côté humour, ça ne faisait pas avancer le schmilblick. Heureusement, pour ça, nous avons l’arrivée de Wolf chez Stu. Il s’en prend à lui comme il peut, c’est-à-dire uniquement avec des mots. Ce n’est pas bien efficace et ça tourne vite à une explication avec Tiger. C’était ça qui nous intéressait tous après tout, et c’est facilité par Josh en pleine crise identitaire à ne pas être reconnu par les autres, ni écouté, ni rien du tout.

Josh sert enfin à quelque chose dans cette saison puisqu’il essaye de réconcilier Wolf et Tiger, mais tout ça finit par se montrer inutile : Tiger est endormie et Stu paralysé par « Achille », le grand méchant à qui Athena obéissait. Le grand méchant ? Evidemment, il s’agie de Ty-Ann. C’est tellement évident que j’aurais dû le voir venir, franchement, j’adore ce rebondissement. Cela passe très bien avec le reste de la saison – c’est cohérent, c’est elle qui a mené Tiger sur une fausse piste à l’origine – et ça lui permet d’avoir malgré tout le début de saison la confiance immédiate de Josh et Wolf.

Bon, il me reste un doute sur son identité cela dit, elle pourrait ne pas être Ty-Ann, mais une troisième version de Tiger. Cela dit, elle sortirait de nulle part, donc ça n’aurait pas beaucoup de sens. Je m’attendais à ce qu’Achille soit Torque, moi, je suis passé à côté.


Épisode 10 – Exes and OS – 18/20
Un bon épisode qui apporte de nombreuses réponses et boucle certaines boucles, tout en prenant soin de donner une bonne cohérence à l’ensemble de la saison. Toutefois, la cohérence ne m’empêche pas de me poser un certain nombre de questions qui sont pour le moment sans réponse. C’est donc bien… mais y a un mais ; et j’attends de voir la suite pour mieux tout appréhender.

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I can’t believe we’re fucking inside your dad.

Cet épisode à la brillante idée de revenir sur l’enfance de Ty-Anne, ce qui permet de voir à quel point elle a galéré en tant qu’enfant. En même temps, avec un parent hologramme, ce n’est pas trop étonnant. C’est intéressant de voir que dès le départ, Stu était déjà un robot, cela dit. Cela permet de chouettes gags et explique bien mieux la haine que Ty-Anne voue à son père, même si je trouve que l’adolescente castée ne correspond pas du tout à l’actrice adulte.

Bon, pour compenser l’absence de parents solides, sous tous les sens du terme, Stu a donc embauché le docteur Hoogeven, future Athena. Et c’est elle qui s’est occupée d’éduquer Ty-Anne sur tous les sujets, y compris le sujet le plus tabou de tous : son père est un monstre, ce que Ty-Anne a découvert à l’adolescence. Elle a ainsi découvert l’existence de sujets-tests mourant tous les uns après les autres. Des sujets-tests pour quoi ? Pour Mars bien sûr.

Une telle intelligence artificielle ne peut s’être construite du jour au lendemain, et c’est terrifiant car tout ça est présenté super rapidement. En tout cas, ça explique pourquoi et comment Ty-Ann a compris qu’elle était son talon d’Achille. C’est simple et efficace, et ça ne nécessite pas beaucoup plus de back story

Je n’étais pas complétement à côté de la plaque avec Torque, cela dit : il menait bien une vie secrète avec Ty-Anne, donc il aurait pu être Achille ! Je n’étais pas si loin, j’avais juste faux sur presque toute la ligne, alors je suis content. Toujours est-il qu’on a du mal à voir comment ils se sont rencontrés, et comment Torque a acquis tant de connaissances informatiques ;

Nous étions loin du compte – enfin, « nous » c’est mes théories et moi. Torque a donc hacké le programme de Stu, et il a embarqué Tiger avec lui dedans. Les deux se sont données la mission assez  simple de mettre fin au projet de Stu en faisant en sorte de le tuer. Le problème, c’est que ça ne leur est venu qu’après plusieurs tentatives pour s’enfuir ensemble sans grand succès – genre ils ont atterri chez des cannibales par exemple ; on a connu plus stimulant.

Les deux se retrouvent alors coincés dans une fête qui tourne en boucle : elle recommence chaque fois qu’ils s’énervent ou disent un gros mot. C’est un grand classique la boucle temporelle et ici, elle fonctionne très bien avec des personnages qui passent leur vie à jurer et s’énerver l’un après l’autre. On les accompagne tout au long de cette fête, et on comprend que Ty-Anne est assez maline pour deviner le mot de passe de son père, et donc avoir une chance d’arriver dans la salle qui le détruira.

Il y a un peu d’action au passage quand même, notamment quand la police intervient au sein de la fête pour tuer tout le monde et rebooter le système. C’est aussi simple qu’efficace et ça permet d’accélérer les choses pour le couple qui progresse plus vite qu’au cours des cinq minutes d’engueulades et reset de la fête qui ont précédé. Avant de passer à la dernière étape du plan, ils prennent toutefois le temps de se réconcilier – et de faire l’amour, même s’ils sont à l’intérieur de la tête de Stu (enfin la tête, c’est un programme informatique, quoi).

On sent tout de suite vers quoi on se dirige ici : après ça, ils ont tout pour détruire Stu, mais on sait que ça va échouer. Et quand Ty-Anne se déconnecte, on sait très bien qu’elle ne reverra jamais Torque qu’elle laisse derrière pour qu’il fasse tout le boulot. Cela ne manque pas : il essaye bien de détruire Stu, mais ça ne le dérange qu’un court instant notre robot. En revanche, Torque y laisse la vie et se fait enterrer au sein même de la chambre de Ty-Anne.

Cela nous permet d’en revenir au présent où elle raconte tout ça à Josh et Wolf – et du coup, elle devrait être plus attachée que ça à Wolf, plus surprise au moins ; et Wolf aurait dû être révolté des infidélités de Torque. Bon, cela dit, ce n’est pas l’essentiel : on comprend enfin que la simulation que Josh a détruit en début de saison était reconstruite à partir de celle de Stu, grâce la mort de Torque. C’est parfait pour donner du sens à toute la saison : Josh est le seul capable de mettre fin au plan de Stu.

Et si je comprends bien qu’ils veuillent détruire ce monstre et tout, il me manque juste une dernière étape à leur raisonnement : ils envisagent de détruire Mars lors de son lancement en utilisant Josh. C’est très bien et tout… mais comment vont-ils sauver l’humanité après ça ? Et eux-mêmes ?

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