Aujourd’hui, je m’apprête à relancer une petite tradition du blog qui me manquait ces derniers temps : le samedi bande-dessinée. Eh oui, souvenez-vous, à une époque, je vous parlais chaque samedi de comics sur le blog. Je suis loin d’avoir épuisé tous les sujets possibles, mais j’ai aussi pris quelques distances avec les comics en ce moment – pour mieux y revenir un jour ou l’autre, je le sais bien. En attendant, ça ne m’empêche pas de parler de ce que je lis comme bande-dessinée…
Et si j’ai pris mes distances avec les comics, ça ne m’a pas empêché de profiter de ces quelques jours de confinement pour lire malgré tout un comic, en version française cette fois. Il s’agissait évidemment du dernier tome de Kill or be killed, offert par Gaëlle qui avait déjà eu la merveilleuse idée de m’offrir le premier tome et de me rendre fan de cette courte saga en quatre bande-dessinée. D’ailleurs, les plus attentifs savent que j’ai déjà évoqué les premiers tomes sur le blog, puisque j’ai lu le volume 1 en mars… 2018 :
Sans spoiler, je ne peux pas faire le résumé de ce tome qui nous raconte la fin des aventures de Dylan, cet étudiant forcé par un démon de tuer une fois par mois, mais je peux au moins vous dire que l’histoire a une vraie conclusion, ce qui est toujours appréciable dans le monde des comics. Ce n’est pas forcément la fin à laquelle je m’attendais et il y a un petit côté décevant face aux choix effectués dans les deux derniers « chapitres » (les deux dernières « issues » de 20 pages donc) qui me donnaient un peu trop l’impression d’avoir le scénariste en train de se moquer de moi et d’hésiter sur la meilleure fin à fournir à toute cette histoire.
Malgré tout, tout ça termine de manière satisfaisante et on a quelques réponses à nos questions… Juste assez en tout cas pour que l’ensemble ne soit pas trop frustrant. J’avais évoqué la possibilité d’une fin ouverte à la lecture du tome 3, et les scénaristes s’amusent beaucoup à rester sur le fil du rasoir entre folie et vérité. C’est donc une lecture que je recommande sans hésiter, à un public averti toutefois. Ce dernier tome était à nouveau moins sexuel (comme le second), moins problématique du côté du vocabulaire et moins sanglant que les premiers (encore que), c’est sûr, mais puisqu’il s’agit d’une conclusion, je ne suis pas sûr d’avoir besoin de refaire le point sur la question.
Si j’en viens aux spoilers (légers) avec ce tome, je peux toutefois vous dire que je me suis retrouvé très surpris au début. Je pense que la série s’est fait annuler et que ça a pris de court les scénaristes qui ont ainsi pris le choix d’un saut temporel. Ce n’est peut-être pas la vraie explication de ce qu’il s’est passé en coulisses, mais en tout cas, j’ai trouvé ça très surprenant de retrouver Dylan après plusieurs mois, et en hôpital psychiatrique… même si bon, je m’attendais à ce que la question de la folie soit vraiment abordée.
J’adore cette couverture !
Inévitablement, Dylan se retrouve alors à devoir expliquer ce qui lui est arrivé avant qu’on ne puisse passer à la conclusion de l’histoire. Ce décalage de temporalité est assez habituel pour la série puisque le narrateur a toujours eu plusieurs coups d’avance sur nous, mais là, ça introduisait un double décalage qui m’a un peu décontenancé. En même temps, j’avais bien dit qu’il aurait moins de billes dans son histoire si les scénaristes ne trouvaient pas une pirouette…
Pour autant, comme d’habitude, ces quelques mois de décalage font que je me suis vite remis dans l’histoire avec Dylan résumant ce qu’il s’est passé et j’ai vraiment savouré les différents aspects de l’intrigue, même lorsque celle-ci faisait un détour par un personnage secondaire – plus que ce qui se faisait auparavant.
Concrètement, je trouve un peu dommage que la fin arrive si tôt : il y aurait encore eu de quoi faire quelques tomes en approfondissant davantage sur la mythologie derrière cette histoire – l’identité du démon ou les détails de la malédiction familiale, avec même pourquoi pas un ou deux flashbacks ou un jeu plus important sur la folie de Dylan (qui dans ce tome – spoiler – finit par tuer pour le plaisir de tuer). En revanche, la fin est jouissive, et particulièrement sur les dernières planches. Je n’ai pas tellement aimé le dernier chapitre après l’incroyable avant-dernier, mais la fin proposée, même si elle est inévitablement ouverte, est aussi inattendue qu’évidente. C’est pour moi le signe d’une bonne fin…
En revanche, je m’attendais à avoir envie de me replonger au début de l’histoire avec la fin, et ça n’a pas été le cas. Je sais que j’y reviendrai un jour ou l’autre, surtout que j’associe cette bande-dessinée aux coupures d’électricité et à la lecture à la bougie – ça m’arrivera bien à nouveau dans ma vie, normalement. En attendant, je la recommande, foncez lire ces quatre tomes si ce n’est pas encore fait !
Cette première page, en plein confinement où justement on a tout le temps de penser à autre chose, c’est juste magique, non ?
Cela fait déjà une semaine que la cinquième édition du Comic Con Parism’a ouvert ses portes, il faut donc quand même que je prenne le temps de vous en parler un peu plus longuement pour vous livrer mes impressions sur la première journée de convention, comme toujours. Il n’y a pas à dire, le Comic Con reste un lieu hors du temps : j’ai l’impression que cela fait un siècle que cette journée s’est déroulée (mais c’est peut-être aussi parce que ma semaine était encore chargée), j’ai l’impression que c’était hier, je n’arrive pas à me situer. Quoiqu’il en soit, voilà donc tout ce que j’ai à dire du vendredi !
Voir aussi mes articles sur les journées de : Samedi| Dimanche
La journée commençait bien mal, puisque comme tous les ans, je suis venu en métro en passant par Stalingrad et, comme bien souvent, je suis monté dans le premier métro qui passait sur le quai au lieu de vérifier avant où il allait. Je me suis donc retrouvé à prendre la ligne 7 au lieu de la 5, et donc à descendre à la Cité des Sciences plutôt qu’à la Grande Halle de la Villette. Oh, si je raconte ça, c’est surtout dans l’espoir de ne pas me planter l’an prochain. Après, dans les faits, je me suis retrouvé à entrer dans le salon à 9h45 au lieu de 9h30, et ça, ce n’était pas malin de ma part comme je voulais absolument faire le panel de 10h.
Un peu de stress, ça ne fait jamais de mal après tout. Je vous disais dans mon planningque j’y allais seul, mais ça n’a pas duré bien longtemps : à peine entré dans la file d’attente pour le panel Amy Acker que je retrouvais Julien du webzine Direct-Actu.fr. On s’est croisé l’an dernier dans les allées, alors on a tout de suite parlé et ça a permis de raccourcir l’attente. Je ne fais pas les choses dans l’ordre, en tout cas : avant ça, j’ai récupéré mon sac offert par le Comic Con, à l’honneur des 80 ans de Marvel. Petite déception tout de même : le sac est plus petit que d’habitude (mon sac à dos rentrait à peine dedans et du coup, ça ne fermait pas) et les stocks semblent moins conséquents. Heureusement qu’il est beau !
La déception s’envole vite avec le froid matinal lors de la traversée vers la Grande Scène. Cette année, exit la grande salle, on se retrouve avec un chapiteau à l’extérieur de la convention. C’est une bonne chose, mais c’est juste dommage que ça signifie devoir faire l’attente en extérieur (là pour le coup, il fait froid – et encore la météo est plutôt bonne) et traverser l’espace sans toit au-dessus de nos têtes. Au moins, il ne pleuvait pas (encore), ouf. De toute manière, braver la pluie n’aurait pas été un problème.
BIM, je me retrouve donc au premier panel et je suis directement dans l’ambiance Comic Con : DJ Elliot est au RDV comme chaque année pour mettre l’ambiance, Yaelka nous fait la présentation et Amy Acker arrive bien vite… C’est une matinée de feu. Le panel est très intimiste en plus : une fois commencé, les portes sont fermées définitivement, et comme on est vendredi matin, il n’y a vraiment pas grand-monde dans la salle. C’est dommage, mais ça m’arrange bien : grâce à ça, j’ai pu poser la toute première question de cette cinquième édition, et à une de mes actrices préférées en plus. Je fonds.
Le panel portait uniquement sur les vingt ans de la série Angel et sur la participation d’Amy Acker à la série. C’était l’occasion de questions passionnantes, passionnées et précises de la part de Yaelle qui n’a pas hésité à creuser l’analyse du personnage de Winifred avec Amy Acker, tout en lui demandant son ressenti sur son casting (une scène inspirée de Shakespeare) ou sur l’évolution du personnage, qui d’après Amy s’inspirait beaucoup d’elle-même sur plusieurs points (l’amour des Tacos, les origines texanes, etc.). Et comme tout le monde est fou amoureux de Winifred, ça en dit long sur l’actrice, non ?
Ma question ? Elle portait sur son ressenti d’avoir eu à gérer un personnage si complexe et parfait dès le début de sa carrière ; je me demandais notamment si elle avait eu parfois peur face à une telle tâche. Evidemment non, mais elle a reconnu qu’elle ne savait jamais vraiment où elle allait avec Fred et qu’elle ne se rendait pas encore compte de la chance qu’elle avait de jouer un tel personnage. C’était son premier job, pour elle, il était normal de pouvoir avoir une telle panoplie d’émotions et d’intrigues à jouer. En fait, non.
Contrairement à ce que j’avais annoncé, le planning a changé (gros plus de cette édition : la nouvelle présentation du planning sous forme de frise chronologique, c’était hyper pratique !) et je n’ai pas pu aller à « Comics et politique ». En revanche, nous nous sommes rendus à un panel sur les nouveaux médium comics, et c’était plutôt intéressant. J’ai ainsi découvert l’univers et les dessins de Mirka Andolfo, que j’ai tout de suite beaucoup aimé. Il faudra que je me penche davantage sur son travail, je sens que ça me plaira. De toute manière, elle a travaillé sur Ms Marvel, donc ça se fera, c’est évident.
Après ça, je me suis consacré comme prévu au panel avec Callan Mulvey. Il faut bien avouer que j’ai commencé à accuser un méchant coup de barre à ce moment-là, mais de toute manière, Hartley Cœurs à vif est une série qui est vraiment très, très loin pour moi. Je n’ai dû en voir que quelques épisodes, donc j’étais à côté de la plaque par rapport aux fans présents. Il n’empêche que c’était un univers sympa à découvrir. Et puis, Yaelle a aussi posé des questions sur son implication dans le MCUen parallèle du DCverse, alors que c’est supposé être impossible. L’occasion de quelques anecdotes sur les coups de chance improbables de l’acteur et sur son tournage de la baston culte dans l’ascenseur de Captain America.
Ensuite, il était temps d’errer un peu dans les allées et de faire le tour des différents stands. Peu de surprise par rapport à d’habitude, mais l’agrandissement de l’espace permet la création d’un coin coréen (je n’ai pas trop compris pourquoi, j’avoue), d’un espace en réalité virtuelle et surtout du corner tatoo. Même si je ne pense pas me faire un jour un tatouage (trop peur de le regretter un jour), j’adore l’idée et c’était top de consulter les différents dessins des tatoueurs ou de les voir travailler – parce que oui, il y en a qui ont craqué sur un tatouage !
Dans l’ensemble, en revanche, j’ai trouvé que les stands étaient plus avares en goodies que d’habitude. Oh, et déception de voir de voir que le stand Syfy était déjà pris d’assaut. En même temps, ils ont offert une expérience de pince humaine, donc pas étonnant (j’adore l’idée, mais ça réduit vachement la fréquentation possible du stand : une personne à la fois toutes les dix minutes contre deux à cinq personnes toutes les cinq minutes l’an dernier). L’animatrice était la même en plus, j’aurais aimé avoir le temps d’y passer – mais je ne l’ai pas fait des trois jours.
Ouh que j’étais mal situé pour ce panel !
En tout cas, pas de temps à perdre : j’ai mangé mon sandwich en attendant le panel suivant, en salle Workshop. C’était un panel à nouveau mené par Yaelle sur les comics Stranger Things, en présence d’un dessinateur qui aussi bossé sur les comics Angel saison 6. J’aurais aimé qu’on lui accorde un moment pour en parler plus longuement, mais de toute manière, je n’avais aucun comics à lui faire dédicacer. C’était en tout cas passionnant à écouter : j’ai redécouvert ainsi les possibilités qu’offraient le numérique par rapport au dessin classique, par exemple, mais aussi ses limites – pas d’exemplaire unique à vendre pour les dessinateurs.
Ce panel terminé, j’ai enchaîné – cette journée est tellement riche et improbable ! – avec mon craquage : une dédicace d’Amy Acker grâce à une promo reçue par mail. L’occasion cette fois de rencontrer d’autres fans dans la file d’attente que j’ai trouvé étonnamment courte : tant mieux, ça permet de parler plus longtemps avec Amy ! Et là, mon cœur a fondu : elle m’a reconnu ! Bon, certes, j’avais posé une question quatre ou cinq heures plus tôt seulement, mais tout de même, après un rapide et banal échange composé de mes remerciements pour sa carrière et ses rôles, elle m’a remercié pour ma question, puis dit que j’avais été PERFECT. Laissez-moi mourir dans un coin.
Oh, la dédicace ne dure pas plus de deux minutes, c’est sûr, mais le simple fait d’avoir pu parler un peu de la manière dont elle m’a accroché à Angel, c’était déjà beaucoup trop bien. Qu’en plus, elle me dise que j’étais « perfect », laissez-tomber, vous m’avez perdu. Ah oui, elle m’a accroché à la série : je regardais un épisode par-ci par-là sur la TNT pendant les pubs W9 (qui diffusait alors Buffy…), et je suis tombé sur LA scène de l’escalier. Elle a tout de suite su de laquelle je parlais, évidemment, et elle a tout de suite compris la détresse qui a suivi mon bingewatching des cinq saisons quand j’en suis arrivé à cet épisode. Amy Acker est tellement perfect, elle aussi, je vous jure !
Dans tout ça, elle m’a dédicacé mon DVD Much Ado About Nothing, j’étais content. Et ensuite, il a fallu redescendre sur terre, ce que j’ai fait en errant dans l’Artist Alley, un coin toujours aussi sympathique du Comic Con.
Au premier rang, svp !
La journée n’était toujours pas terminée cependant ! J’ai enchaîné avec le panel de Ross Marquand dont j’ai déjà parlé dans l’article de mardi dernier. Ce panel a été un vrai coup de cœur, parce que l’acteur était hyper accessible, simple et sincère. En plus, Yaelle (oui, oui, toujours la même, elle était partout ce jour-là, c’est impressionnant) a eu la bonne idée de repérer exactement la scène du dernier The Walking Dead qui montrait bien l’évolution du personnage d’Aaron et de lui poser des questions dessus. Ca me simplifiait la vie : c’est exactement la question que je voulais lui poser.
À la sortie du panel, j’ai croisé brièvement David de Buffy Slays 20 qui m’a fait regretter de ne pas avoir pris de photo avec Amy Acker dès le vendredi, parce qu’elle prenait le temps de parler apparemment. Bon, tant pis, je savais que je la revoyais le lendemain. Et puis, j’avais déjà des étoiles plein la tête de ma séance de dédicace avec.
Je suis donc allé me poser à la Grande Scène pour la dernière fois de la journée, histoire d’assister à la projection en avant-première de Retour à Zombieland,qui était vraiment top comme suite.Mais ça aussi, j’en ai parlé sur le blog mercredi.
Voir aussi mes articles sur les journées de : Samedi| Dimanche
Quelle journée, en tout cas ! Je suis sûr que j’ai oublié de parler d’un tas de choses, mais vous aurez compris que c’est encore une journée mémorable et que comme d’habitude, j’en tire un maximum de souvenirs positifs ! Je crois que c’était l’une de mes meilleures journées de comic con, et pourtant, je n’y étais pas encore avec toute la joyeuse bande que j’ai pu croiser les samedis et dimanches. Je vous en parlerai dans d’autres articles, évidemment. Et pour ceux qui trouvent encore que cet article était trop court, j’ai aussi posé quelques photos supplémentaires sur Instagram, évidemment :
Il y a un peu plus d’une dizaine de jours, je terminais le mois de la BD en entamant ENFIN ma lecture des comics Ms Marvel. J’espérais avoir (prendre) le temps d’en lire un peu plus de vous écrire cet article, mais comme j’ai peur que Poluss ne finisse par débarquer chez moi pour m’engueuler parce qu’elle attend cet article depuis près de deux ans – souvenez-vous, il s’agit de son comic préféré – il est temps que je vous révèle ce que j’ai pensé du tome 1. Quant au tome 2, je le mets de côté, parce que c’est le mois de la bit-lit, que Felicia Day a sorti un nouveau livre (j’en parlerai prochainement ici, c’est évident) et que bon, faut aussi que je lise ce que je donne à lire à mes élèves, paraît-il…
Evacuons tout de suite le suspense : j’ai beaucoup aimé. Le truc, c’est que « beaucoup aimé », ça veut aussi dire que je n’ai pas adoré autant que je l’espérais. Mon plus gros problème, j’imagine, c’est que j’en attendais trop car on me l’avait beaucoup survendu. Ce comic est un véritable succès de la nouvelle vague Marvel là où d’autres ont misérablement échoué (Mosaic, que j’aimais tant !), donc je m’attendais à quelque chose d’exceptionnel.
Finalement, l’histoire de Kamala commence de manière plutôt classique pour une série de comics adolescents : tous les codes du genre sont là, mais je n’ai pas encore trouvé l’ingrédient un peu original qui me fera adorer. Il faut aussi que je nuance cependant : à l’époque de sa sortie, c’était encore très original et, depuis, Marvel a sorti pas mal de comics jouant la carte de la différence, rendant celles de Kamala moins importantes. Je suis aussi un peu contaminé par le coup de cœur que j’avais eu sur un autre titre datant aussi de 2015. Je parle bien sûr des comics All-New Wolverine (il faudra que je me mette à jour !) qui voyaient Laura Kinney prendre son rôle d’héroïne très à cœur, un peu comme Kamala découvrant les responsabilités qu’engendrent son nouveau destin de super-héroïne. Elle, j’avais enchaîné tous les tomes dispos quand je me suis mis à la découvrir…
Ceci étant dit, le tome 1 de Ms Marvel est un véritable plaisir à lire. C’est une origin story qui ne s’embarrasse pas de l’explication de certains détails, mais qui présente une galerie de personnages dont on sait déjà qu’ils pourront être attachants ou irritants juste ce qu’il faut. Si les pouvoirs de Ms Marvel ne sont pas encore bien évidents à comprendre, c’est parce qu’elle est elle-même en train de les découvrir et je dois reconnaître que ça m’a fait sourire à quelques reprises. J’ai même ri dans le train à un moment où sa main part en vrille sans qu’elle ne puisse la contrôler. C’est plutôt bon signe !
La mythologie du personnage et de ses pouvoirs se met peu à peu en place, et c’est peut-être ça qui m’a posé problème aussi : ça se met en place très progressivement. Comme je suis déjà énormément spoilé sur certains aspects du comic et de la personnalité de Kamala – des choses que je pensais présentes dès le touuuuuuuut premier numéro alors qu’en fait non – j’ai trouvé ça long et n’ai pas encore forcément eu les scènes que je pensais avoir. En plus, je suis vexé, j’ai envie de la shipper avec son meilleur ami, mais je sais que ça ne prendra pas tout à fait cette direction dans les nombreuses pages qu’il me reste à lire.
Malgré tout, j’étais surpris par certains aspects de sa transformation dont je ne savais rien avant d’ouvrir le premier tome !
En définitive, j’ai donc englouti ce premier tome en une seule lecture, j’ai trouvé ça génial… mais j’attends un peu plus et j’espère que les tomes suivants sauront apporter des choses un peu plus originales. Si ce n’est pas le cas, ça restera plaisant à lire, heureusement, alors pas d’inquiétude, c’est dans ma PAL, d’autant plus que les dessins sont beaux (et j’adore le look des personnages !). En fait, tout ça devrait me servir de leçon : j’aurais dû commencer ces comics dès la sortie pour m’éviter les spoilers et les avis qui amplifient mes attentes.
Non, vous ne rêvez pas, c’est bien à plus de 22h30 que je vous balance l’article du jour. 8h toute la semaine, 22h le week-end, je suis vraiment sur une belle lancée, non ? Mieux vaut tard que jamais est un peu le crédo de cet article cependant, puisque ça y est les amis, je suis ENFIN à jour dans les comics Buffy et Angel, ce qui veut dire que j’ai réussi à atteindre l’ensemble des objectifs fixés pour le Mois de la BD. Ce fut long, mais ce qui compte, c’est de l’avoir fait.
Bon, j’ai donc lu cette semaine les numéros 6, 7 et 8 de Buffy et les numéros 2 à 5 d’Angel, ainsi qu’un one-shot Buffy. Je vais commencer par celui-ci puisqu’il est en-dehors de la série. Ce one-shot reprend l’idée des (meilleurs) comics Tales of the Slayer. On nous y présente des extraits de vies d’anciennes Tueuse. Il y en a trois en tout, j’ai lu ça hier soir en rentrant chez moi et… je n’ai déjà plus vraiment de souvenir. C’était celui de trop, je crois, je n’ai pas réussi à accrocher car ça n’apporte pas grand-chose à l’histoire générale et car les rebondissements étaient plutôt prévisibles. C’est dommage, mais c’est comme ça.
Voir aussi les critiques des autres numéros : #1| #2| #3| #4 | #5
Du côté de Buffy, mon avis est toujours mitigé sur ce reboot. J’y trouve toujours les mêmes points négatifs et beaucoup à redire sur l’âge de Joyce (beaucoup trop rajeunie) et les libertés prises par rapport à la série d’origine, avec un couple Jenny/Giles plus installé qu’il n’a jamais pu l’être sur la WB. Je continue de me demander la raison de tous ces changements… mais j’y ai trouvé du positif aussi. Dans le dernier article, je vous parlais à demi-mot du sort de Xander. Cette fois, j’y vais avec les spoilers, donc à vos risques et périls : dans ces nouveaux comics, Xander est transformé en vampire par Drusilla… mais est sauvé par Willow qui lui cède une partie de son âme.
Tout cela n’a pas trop de sens dans la mythologie de la série, mais ça fonctionne bien malgré tout. Ca me pose un milliard de questions, surtout lorsqu’on voit Xander en cours ou en plein coucher de soleil, mais j’ai adoré ce que ça apporte à son personnage. Et encore, ce n’est pas super développé pour l’instant.
Cependant, ce qui me motive le plus est l’histoire de Willow, qui a même eu droit à un comic entièrement centré sur elle ! On l’y découvre en pleine dépression après avoir perdu une partie de son âme et, forcément, elle se pose un milliard de questions sur son sort, tout en retrouvant sa partie maléfique… Un Xander vampire, une Willow en lutte avec son côté maléfique, en si peu de comics ? Je suis curieux de voir ce que ça donnera ensuite. C’est fou : il y a plein de choses que je critique, mais en même temps, je suis pris dans cette nouvelle histoire, j’aime les personnages et j’aime retrouver le ton de la série dans certains échanges de répliques.
Et sinon, du côté d’Angel, c’était beaucoup mieux. En fait, c’est étrange : les BDs semblent vouloir proposer une toute nouvelle histoire jamais abordée dans la série. Déjà, la dépendance aux réseaux sociaux est restée le point crucial de ces comics, mais ensuite, Angel y est mis au courant de sa destinée par une prophétie un peu plus précise que celle de la fin de saison 1.
Pour être plus précis, on joue complètement avec les fans dans ces comics : Lilith annonce ainsi à notre vampire avec une âme qu’une étrange menace maléfique a pour but de mettre en danger le futur d’Angel. Grâce à ça, il retrouve bien vite Winifred en hôpital psychiatrique – pas de Pylea en revanche, la raison de sa présence ici est plus banale pour l’univers de Buffy – et se met à la recherche d’une arme quand Lilith lui dit de se trouver un Gunn.
C’est un peu lourd, les dessins ne sont pas géniaux – je n’irai pas faire signer ça à Amy Acker hein – et le rythme est un peu étrange par moment, MAIS… Mais j’adore ce jeu qui s’établit avec Lilith qui nous raconte à demi-mot tout un tas de choses que l’on sait déjà pour avoir vu la série, mais qu’Angel ne sait pas. Et sa manière de précipiter son futur est intéressante.
Tout cela le ramène à Sunnydale – mais j’avoue n’avoir pas bien compris car pour moi il y était déjà allé plus tôt ? – dans le dernier numéro, sorti mercredi dernier. Oui, quand je me lance dans un grand rattrapage, je ne fais pas les choses à moitié, que voulez-vous ? Et maintenant qu’il est à Sunnydale, il découvre que la bouche de l’Enfer est rouverte. Exactement comme Buffy trop occupée à fêter Halloween le 28 octobre pour arriver à temps pour stopper Drusilla qui s’en prend à Joyce et rouvre la bouche de l’enfer grâce à un artefact de sa galerie. (Exactement comme dans le one-shot sur les anciennes Tueuses aussi, d’ailleurs).
Bref, vous l’aurez compris, on est parti pour un grand cross-over entre les deux comics au cours des mois à venir. Je suis quelque peu perplexe, mais je reste fan des personnages alors je serai au rendez-vous. En plus, je m’imagine que tout ça pourrait tout à fait être un univers parallèle après tout…
Quant à mes points du Mois de la BD, je vais garder ça pour un prochain article qui fera le bilan de tout ce que j’ai lu. Il reste deux jours pour m’aventurer vers de nouveaux territoires… je ne promets rien, mais peut-être, qui sait ?!