The Walking Dead : Daryl Dixon – S03E01 – Costa Da Morte – 16/20

La série continue de me faire voyager dans un monde post-apocalyptique que j’aime découvrir. Le budget est mis pour créer un univers qui tient la route et qui est visuellement engageant. J’adore, tout simplement… Et c’est bien le plus positif dans ce projet. Non parce que les personnages survivent de manière improbable, bien sûr, ça ne change pas et les mêmes défauts reviennent inlassablement. Pour autant, ça m’a bien plu de voir cet épisode. Il faut croire que j’apprécie encore la franchise !

Spoilers

Daryl et Carol sont en route pour Londres.


That’s not how you spell Mexico

Pardon ? Depuis quand la franchise nous met des petites citations à l’écran ? C’était presque poétique. La saison commence par de jolis plans comme j’espérais en avoir. Daryl et Carol parcourent l’Angleterre à pied, à coups de falaises magnifiques et de villages abandonnés. Ils sont surpris de voir que l’Angleterre semble complètement déserte : il n’y a pas de survivant, mais il n’y a pas non plus de zombies. C’est surprenant, mais ça ne les arrête pas pour autant. En continuant de papoter comme ils l’ont toujours fait, ils se dirigent donc vers Londres.

Il s y arrivent bien vite, mais ça me va parfaitement, on n’allait pas perdre un temps précieux si tout est désert… Je trouve ça dommage que tout soit désert, mais bon, c’est comme ça. Carol souligne qu’au moins dans ce pays, les gens parlent anglais. C’est un bon début, c’est vrai, mais encore faut-il trouver des gens. Ce n’est pas le cas quand ils traversent Londres.

On notera que le générique est complètement décalé à nous vendre l’Espagne, mais qu’importe. C’est un vrai plaisir de voir que la production est toujours aussi léchée : on nous vend un Londres post-apo assez magnifique, en vrai. Je sais qu’il y a une grande part d’effets spéciaux, mais ça me va. Quand Carol et Daryl se retrouvent finalement dans une rue désertée envahie par la végétation, avec un bus double étage et une improbable cabine téléphonique, moi, je trouve ça juste beau.

Alors bien sûr, comme pour la France, on aligne les clichés, mais qu’importe, je suis là pour ça. Je ne vais quand même pas dire que je suis là pour les persos, hein. Bon, bien sûr, notre duo finit par tomber sur des zombies, il fallait bien que ça arrive. Il n’y a pas tellement de suspense : personne n’est en danger puisqu’ils sont tous les deux. On tente bien de nous faire croire qu’ils sont acculés face à une horde de zombies, mais comme d’hab, ils finissent par s’en sortir.

Ils débarquent alors dans un immeuble vaste et magnifique, avec un appartement aussi grand que celui d’Isabelle l’était. C’est tellement abusé. Les réflexes sont immédiats : ils fouillent tout à la recherche de provisions et commencent à trouver de quoi manger… mais ils sont à nouveau attaqués par des zombies.

C’est tellement abusif : Daryl se retrouve à faire face à un pendu dont la corde craque après probablement des années à tenir, Carol doit se débarrasser d’un autre zombie à coup… d’extincteur. Quel plaisir, en vrai : j’aime bien quand ils s’amusent à trouver des manières originales de tuer les zombies.

Par contre, autant en France, il y avait plein de survivants, autant Londres semble désertique. Carol et Daryl qui n’ont vu personne et aucun zombie de tout le trajet se retrouvent coincés pour deux jours dans cet immense appartement qu’ils viennent de nettoyer de ses zombies, parce qu’il y a justement des masses de zombies devant leur immeuble.

Je trouve ça sacrément nul, mais admettons. J’aime bien le fait qu’ils se pensent coincés au point de risquer la mort. Ils envisagent donc un dernier repas ensemble, mais Daryl est sûr que quelqu’un essaie de leur faire signe et de communiquer avec quelques reflets de soleil sur un miroir. Il a raison : la nuit suivante, ils entendent des bruits de pas et sont rejoints par un certain Julian Chamberlain.

C’est un personnage qui tombe un peu du ciel, littéralement, mais qui leur apporte des lapins et leur explique qu’il a survécu tout seul pendant tout ce temps. Soit. Il affirme que tout était bien pendant un temps, mais ensuite, les « squid » furent hors de contrôle. On n’allait quand même pas parler de zombies dans une série The Walking Dead !

Bon, et l’Espagne dans tout ça ? Eh bien, Carol et Daryl n’ont pas envie de rester en Angleterre. Ils proposent à Julian de venir avec eux aux USA, ce qui est d’autant plus perché qu’ils le connaissent à peine et mentent en assurant savoir naviguer car ils sont venus comme ça. C’est plus fort que Carol, faut toujours qu’elle mente. Peu importe : on comprend bien que cette histoire de bateau va les mener droit en Espagne, parce qu’ils ne savent pas naviguer.

Julian leur donne rendez-vous à dix heures, mais ils ne savent pas comment faire comme ils n’ont pas de montre. Julian a la solution : il fait sonner Big Ben, rien que ça, ce qui fait que tous les zombies leur laissent un passage. Il peut ainsi rejoindre Carol et Daryl et les embarquer sur son bateau. C’est chouette : Carol, Daryl et Julian remontent ainsi la Tamise. J’ai envie de retourner à Londres putain. C’était sûr que ça me ferait ça !

Finalement, les personnages se retrouvent bien vite en pleine mer. C’est amusant comme tout. J’aurais aimé les voir rester un peu plus longtemps en Angleterre et parcourir Londres, comme j’adore cette ville, mais allez, ça me va. En chemin, Julian leur assure que les vents sont avec eux et qu’ils seront aux USA d’ici une quinzaine de jours. LOL.

Ils sont tout heureux, Daryl se laisse envahir un peu par son passé et ils sont sûrs qu’ils finiront aux États-Unis. Tout nous a déjà spoilé, du titre de l’épisode au générique : ils vont finir en Espagne… ou en Amérique latine ? Comme toute la série est filmée en Europe, je suppose que c’est l’Espagne depuis le départ, mais bon…

Quoiqu’il en soit. Ce sont de sacrés mauvais navigateurs, du coup. Et puis, surtout, comme dans toute série ou film qui propose un tour en bateau, on se retrouve avec des personnages qui font face à une grosse tempête. Ils perdent le cap, Julian se prend un éclair dans la tronche (jamais dans l’abus les scénaristes) et voilà comment ils se retrouvent hors-jeu pour les USA. Malgré tout, Julian survit, sans être capable de naviguer pour autant.

Daryl prend la barre et Carol se retrouve à envisager de mourir pour de bon. Elle n’a même pas pu manger son hot dog en conserve. Oui, voyez-vous, elle a trouvé du hot dog en conserve apparemment, en France en plus (qu’est-ce que c’est que ce bordel ?), et elle se le garde comme dernier repas.

Après une nuit de tempête, nos deux héros se réveillent sur une plage. Carol est sonnée et voit en triple, le bateau est à la renverse sur la plage et ils savent bien qu’ils ne sont pas à destination. Leur objectif premier est toutefois de retrouver Julian : celui-ci n’est plus dans la cale du bateau. Au mieux, c’est un zombie, donc. Daryl le cherche en vain, mais c’est finalement Carol qui le trouve sur la plage.

Il est bien un zombie, mais elle est trop blessée pour s’en occuper elle-même. Elle pourrait appeler Daryl, mais ce n’est pas le cas. Elle manque d’y passer… Bien sûr, ça n’arrive pas, parce que Super Daryl veille au grain et le sauve. En vrai de vrai, ça pourrait être un sacré bon épisode s’il y avait un peu plus d’enjeux. Là, savoir qu’ils vont survivre quoiqu’il arrive, ça casse un peu tout.

Bon, nos deux héros se retrouvent coincés sur une plage. Ils passent leur vie à être coincés ! Cela pourrait ne pas être trop grave si Carol n’était pas blessée. Pendant la nuit, Daryl se rend compte qu’elle a une blessure qui s’infecte dans le dos, avec du métal coincé, en plus. C’est vrai que survivre à un naufrage, ça ne peut pas se faire sans quelques séquelles. On enchaîne donc avec une scène de chirurgie improvisée et d’alcool qui stérilise une plaie. Je n’en ai jamais fait un point de Bingo Séries, il me semble, alors que franchement… Combien de fois on voit ça dans les séries ? Et combien de fois on en a vraiment besoin dans nos vies ?

Bon, Daryl parvient à retirer le bout de métal du dos de Carol et tout est bien qui finit bien. Elle n’allait quand même pas mourir pour si peu ! Ils ont survécu tellement d’années, de toute manière, ils peuvent bien mourir maintenant. Ils tiennent encore à la vie, cependant, et je les comprends. C’est ainsi par instinct de survie que Daryl décide de se cacher quand des hommes à chevaux et avec des masques terrifiants et à cornes viennent sur leur plage.

Il a beau dire à Carol de se taire, c’est peine perdue, elle a besoin d’air (alors qu’elle est au beau milieu d’une plage ?) pile à ce moment-là. Finalement, nos héros s’en sortent (quelle surprise) sans être pris au piège par leurs visiteurs. Ces derniers n’hésitent pas à piller tout le bateau, en revanche. Le lendemain matin, Daryl et Carol se retrouvent donc à devoir prendre la route pour trouver de quoi survivre.

C’est ainsi qu’ils découvrent qu’ils sont la Costa de la Muerte et donc qu’ils sont en Espagne. Carol m’a fait rire avec son « on n’est pas allé loin »… C’est pire que ça : vous vous êtes éloignés, hein. Elle espérait être à Mexico, mais non, c’est bien l’Espagne. C’est chouette, ils visitent plus l’Europe que moi avant l’Apocalypse, finalement.

Comment s’organise la vie en Espagne ? Eh bien, mieux qu’ailleurs, apparemment. Il y a des filets à zombies (comment les appellera-t-on ?) et des gens à chevaux. En vrai, c’est une partie de la série qui fonctionne bien : étendre l’univers de la franchise au reste du monde, c’est agréable et ça permet de découvrir plein de possibilités d’orga post-apo. C’est juste dommage que ça se fasse avec Daryl et Carol quoi.

Ils trouvent quand même un nouvel abri pour la nuit au milieu de la forêt. Mieux encore, après une nuit de jeu « I spy with my little eye », il part à la chasse et se trouve un lapin à bouffer. Bon, en chemin, il aperçoit aussi une voiture avec des survivants. Et le survivant, c’est l’ennemi dans cette franchise. J’ai bien aimé le suspense que ça donnait… contrairement au cliffhanger tout naze : Daryl rentre au campement pour mieux découvrir que Carol a disparu. COMME SI. On sait qu’il la retrouvera vite, mais allez, on va faire avec ce suspense… et avec les perspectives d’une série qui va continuer de nous faire voyager !

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The Walking Dead : Daryl Dixon (S03)

On en était où ?

Daryl et Carol se débarrassaient en fin de saison de l’insupportable Laurent en l’envoyant aux USA avec Ash. Ils traversaient ensuite le tunnel sous la Manche en direction de l’Angleterre.

Ce que j’en attends…

L’avantage d’avoir terminé la saison précédente il y a à peine deux semaines, c’est que je me souviens relativement bien de ce qu’il s’y passait. Du coup, je sais que notre duo de héros se rendait vers l’Angleterre et quittait la France… mais je ne comprends pas bien comment ils vont se retrouver en Espagne – parce que concrètement, tous les titres annoncés pour cette saison 3 sont annoncés en Espagnol.

Reste donc à comprendre quel nouveau chapitre va encore leur arriver. À ce stade, j’avoue que j’ai espoir de les voir mourir plus qu’autre chose, mais je sais que ça n’arrivera pas. Au lieu de ça, ils vont croiser d’espagnols qui vont mourir les uns après les autres, donc, puisqu’il n’y a que Daryl et Carol (allez, et peut-être Laurent) qui ont le droit de vivre éternellement dans cette partie de la franchise. C’est dommage, le concept de base de l’univers, c’est quand même que tout le monde puisse y passer n’importe quoi parce que bordel, c’est post-apocalyptique et il y a des zombies.

Mais bon, faudrait voir à pas trop en demander à une production qui veut juste faire du fric là où il y a moyen d’en faire. Pourquoi je continue de regarder ? Le masochisme, peut-être ; les plans à couper le souffle parfois dans les deux premières saisons, aussi. Et puis, j’ai un blog à faire tourner moi !

Note moyenne de la saison : 14,5/20 

9-1-1 – S08E11 – Holy Mother of God – 14/20

Je suis partagé : une des intrigues, la principale si on en croit le titre de l’épisode, n’a pas réussi à me convaincre en me rendant insupportable un des personnages de la série et en me faisant lever les yeux au ciel mille fois au moins. La seconde, en revanche, s’est centrée sur un personnage que j’aime bien et, s’il lui a fallu du temps pour y arriver, a fini par enfin aborder une question qui devrait être traité depuis le début de la saison au moins. C’est plaisant à voir, même si c’était encore trop expéditif à mon goût.

Spoilers

Buck se remet du départ d’Eddie, Bobby retrouve en intervention une figure de son passé.


So I’m guessing Buck is Jesus in this metaphor.

Il faut croire qu’Eddie est définitivement parti : Buck emménage dans cet épisode et est complètement débordé par la situation. Je peux le comprendre : c’est horrible les déménagements, j’ai eu de quoi faire il y a quelques années et j’angoisse déjà du prochain, passant ma vie à l’anticiper (mais à continuer d’accumuler bien trop d’affaires). Après, je ne me suis jamais retrouvé à aller dormir chez quelqu’un d’autre comme il le fait, c’est un peu étrange tout de même.

Je ne sais pas comment il se débrouille, mais en même temps, c’est Buck, quoi. Il passe donc sa vie chez sa sœur, à qui ça fait tout de même du bien d’avoir son frère chez elle. Après ce qui lui est arrivé, OK, pourquoi pas, mais elle semble déjà remise : elle est sur ses pieds, elle a de la voix malgré l’égorgement, tout va bien, quoi. Buck, lui, va moins bien qu’elle et fait tout tourner autour de lui, une fois de plus : il ne s’habitue pas à son nouvel appartement, car c’est celui d’Eddie. Heureusement que Buck et Maddie ont une super relation, ça sauve tellement la série !

Maddie conseille à Buck de se faire de nouveaux amis. C’est vrai qu’il finit par être assez isolé. On se retrouve donc avec Buck qui essaie de devenir ami avec Ravi (Ravi est là ! Je n’y croyais plus, je l’avais oublié). C’est abusé, ça fait quatre ans qu’il ignore Ravi et que personne ne semble lui parler à lui. Je trouve ça d’autant plus surprenant que ça va à l’encontre de la notion de grande famille vendue en permanence par la série. C’est sûr qu’il y a du monde dans une caserne, mais ils sont tous si difficiles avec lui !

Et ça ne s’arrange pas quand Buck essaie d’être pote avec Ravi. Tout ce qu’il fait, c’est passer sa soirée à parler d’Eddie, d’Eddie et d’Eddie. À part ça, il est amoureux de Tommy, hein, pas de son « meilleur ami ». Quand Ravi part chercher quelques bières au bar, il tombe justement sur Tommy, ce qui lui permet de se trouver une porte de sortie. C’est pas cool d’abandonner Tommy et Buck ensemble, mais c’est amusant tout de même. J’adore Ravi.

Bref. Tommy et Buck rattrapent le temps perdu… ou pas. Tommy dit que Buck lui manque, qu’il n’a plus de news d’Eddie depuis des mois (c’était bien la peine) et… les deux couchent ensemble sans s’en dire beaucoup plus que ça. Non mais sérieusement. C’est énervant. Quelle relation pourrie ! Tommy largue Buck car il ne voit pas d’avenir dans cette relation, mais il couche avec ? Et il est prêt à recommencer sa relation avec au petit matin ?

Allez. La scène est géniale, cela dit : Tommy finit par balancer à Buck ce que le monde entier sait. S’il a rompu avec Buck, ce n’est pas par crainte qu’il couche avec d’autres gens un jour ou l’autre, c’était par crainte qu’il se rende enfin compte qu’il est amoureux d’Eddie. Buck le prend mal et réagit avec les pires réponses possibles – je n’ai pas à avoir de sexe avec tous les gens pour qui j’ai des sentiments et pas à avoir de sentiments pour tous les gens avec qui j’ai couche. Allez bim. Tommy se barre, mais au moins on progresse pour le personnage de Buck. Même Maddie se met enfin à souligner que ce ne serait pas si étrange qu’il soit amoureux d’Eddie.

Oui, bien sûr, Buck vient se plaindre à Maddie de ce qu’il s’est passé. Il finit par avouer qu’il n’a pas envie d’emménager, car ça voudra dire qu’Eddie ne reviendra pas. Mouais. Tommy ? Il le rappelle pour lui dire qu’il l’a peut-être utilisé pour ne pas être seul et que ce n’est pas génial comme idée. Et une fois que tout ça est dit et analysé, Buck parvient enfin à défaire ses cartons et s’installer dans l’appartement d’Eddie. Qui devient le sien. Le loft était tellement mieux !

La première intervention de l’épisode met du temps à se mettre en place, je trouve. On y suit une femme qui fait un one-woman show particulier comme on en trouve souvent aux USA. Il s’agit de Sister Ann, qui partage la bonne parole de Jésus pour régler les problèmes des gens. Tout semble bien passer dans une ambiance hyper festive jusqu’à ce que tout le monde se mette soudainement à s’évanouir.

Ce n’est qu’un début : quand nos pompiers arrivent, ils ont aussi affaire à des gens qui vomissent, tombent dans les escaliers ou dansent de manière étrange. Buck trouve rapidement la cause des soucis de tous ces gens : une intoxication au monoxyde de carbone, tout simplement, avec des consignes de sécurité élémentaires non respectées.

L’intervention est peu intéressante, même si on repère assez vite que Bobby semble intéressé par la femme qui faisait son one woman-show et qui est bien particulière : on pense d’abord qu’elle s’est barrée, mais elle revient faire son spectacle et convaincre une fidèle de sauter dans les bras de Buck, qu’elle compare à Jésus, pour éviter qu’elle ne se suicide suite à l’intoxication. L’intérêt de Bobby ? Il est finalement révélé que la femme, Ann, le connaît. Et pour cause, Bobby balance qu’il s’agit de sa mère.

Comme d’hab, c’est moyennement surprenant, entre le titre de l’épisode, l’insistance sur la figure d’Ann et le fait que l’actrice soit bien connue. Ils n’allaient pas payer son salaire juste pour être une guest. Bref, cela lance tout un épisode autour de la relation que Bobby a – ou plutôt n’a pas – avec sa mère. Il faut dire qu’Athena apprend ce qu’il s’est passé et surprise de voir qu’elle n’est pas morte : elle était sûre que Bobby ne parlait jamais d’elle pour cette raison. Ce n’est donc pas le cas et Athena cherche à comprendre désormais.

Je la trouve assez insupportable : elle insiste lourdement pour qu’il reprenne contact avec sa mère, même quand elle apprend à quel point elle a pu être horrible avec lui. Qu’il ne l’assume pas, qu’il sente de la honte vis-à-vis de ses spectacles… OK. Qu’elle envoie un simple faire-part pour le décès de toute la famille de Bobby dans l’incendie ? C’est juste odieux.

Et pourtant, Ann veut désormais voir son fils. Elle envoie le frère de Bobby (pardon ?) à la caserne pour lui donner rendez-vous. Il n’en faut pas plus pour qu’Athena soit ravie et force Bobby à se rendre sur place. C’est gênant comme tout : si on a envie d’un dîner de famille gênant, on ne regarde pas 9-1-1 normalement. J’ai du mal à accrocher avec Ann, et j’ai du mal avec Athena qui force vraiment trop les choses. Bobby lui dit que sa mère est horrible avec lui, pourquoi est-elle de son côté si sympathique avec elle ? C’est étrange.

Les tensions se font vite sentir en tout cas : Ann charme plus Athena que Bobby, Athena n’arrête pas de faire les gros yeux à Bobby pour lui dire de se taire alors que putain, c’est sa famille, quoi. Je vous jure, j’ai eu du mal avec son rôle. Vouloir que ça se passe bien, c’est une chose, mais éviter à tout prix les sujets qui fâchent ? Cela ne fonctionne pas, évidemment. En fait, c’est même pire : la dispute éclate inévitablement, tournant autour de l’abandon de la mère et de la critique qu’elle fait du père de Bobby, qui est clairement son modèle.

Pour ne rien arranger, Athena et Bobby découvrent qu’Ann ne les a pas invités : c’est en fait le frère de Bobby qui a décidé de les inviter. Bon. Peu importe. Une autre intervention de l’épisode s’avère complètement loufoque : un homme enterre sa femme après l’avoir empoisonnée, elle survit, il fait une crise cardiaque. L’ironie du sort, les voies mystérieuses du Seigneur, tout ça, tout ça. La mort du vieil homme fait réfléchir Bobby qui décide de retourner voir sa mère pendant l’un de ses spectacles. Il pense qu’elle est une arnaqueuse de talent, mais dans ce show, elle reconnaît ouvertement ses échecs. Cela aide Bobby à voir les choses différemment.

Sa mère fait alors un malaise sur scène. Cela permet à Bobby d’intervenir immédiatement et de tout de suite commencer un massage cardiaque. Ben tiens. Une fois à l’hôpital, Bobby apprend que sa mère est en fait en phase terminale. Elle ne voulait pas qu’il le sache, mais voilà, le frère de Bobby le lui révèle, avant de lui dire que sa mère a demandé à le voir. Ah, les séries américaines pleines de bons sentiments là. Bobby finit par s’excuser d’avoir dit que sa mère était une fraude et tout est bien qui finit bien entre eux.

L’épisode se finit alors l’épisode sur un cliffhanger qui m’a fait rire. Au départ, j’ai eu peur quand j’ai senti qu’on partait sur un cliff, parce que bon, je dois partir au taf, moi… Mais finalement, c’était juste hilarant : Athena est envoyée surveiller un suspect en attendant l’arrivée du FBI. Le suspect se trouve en revanche sur… un paquebot nommé « Odyssey ». J’ai ri.

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9-1-1 – S08E10 – Voices – 16/20

Il y a des grosses ficelles et des incohérences tout aussi visibles dans cet épisode, mais il faut bien avouer que la série est à son meilleur quand elle propose des intrigues tout à fait perchées comme celle-ci. La conclusion est bâclée, ça aurait mérité trois épisodes, et je ne parle même pas de la scène finale qui est complètement incohérente avec le reste de la série. Pour le reste, j’ai passé un bon moment et j’étais à fond dans l’épisode. C’était ce que j’espérais en reprenant la série, finalement.

Spoilers

Maddie a disparu.


Where’s mommy ?

L’épisode reprend un peu après la fin du précédent : Chimney et Buck rentrent chez le premier avec de la bouffe payé par Eddie pour son pot de départ. Ils sont de bonne humeur et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour eux. Comment peuvent-ils imaginer que Maddie n’est pas là à veiller sur sa fille ?

Assez vite, Buck découvre l’alliance de sa sœur sur le robinet. C’est atroce : difficile de ne pas penser à la fois où elle s’est barrée. Chimney essaie de l’appeler : le portable est sur la table. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’ils se mettent à flipper. Il n’en faut pas plus pour que Hen soit appelée à la rescousse. En fait, toute la caserne se rend chez Chimney pour mener au plus vite une opération de recherche.

Hen propose de contacter la police pour signaler la disparition de Maddie. Le truc, c’est que Chimney prend mal la situation : elle devait lui en parler si elle allait mal à cause de sa grossesse. C’est vrai que c’est assez atroce : ils savent tous qu’elle est capable de partir comme ça sans prévenir après tout. En tout cas, ce n’est qu’après un petit débat (assez court) que Hen se permet d’appeler Athena. Ils appellent toute la caserne, mais pas Athena et Bobby ?

Tss. Pendant que Bobby, Athena et Chimney se rendent au commissariat, Buck et Eddie passent la nuit à arpenter les rues de la ville en voiture, à la recherche de la voiture de Maddie. Ce n’est pas un franc succès.

Maddie se réveille pour mieux entendre deux femmes se disputer : l’une demande à l’autre de ne pas tuer Maddie, parce que Maddie a un bébé et que quand même des gens vont la chercher. Oh lala. Deux femmes ? C’est ce qu’elle pense dans son réveil drogué, mais bien sûr, il n’y en a qu’une. Schizophrène, probablement. Il s’agit de la détective. L’actrice joue toujours aussi bien, par contre, j’ai une grande question : si Amber, c’est son nom, est la seule coupable et est celle qui a « suicidé » Richard dans l’épisode précédent… Comment a-t-elle fait pour être avec Athena au moment de la découverte du corps sans que ce ne soit suspect ?

J’ai du mal à comprendre la chronologie du truc. Cela ne peut pas être si mal écrit, pas vrai ? On ne sait jamais avec cette série. Athena, qui vient juste de rencontrer Amber, l’appelle à la rescousse pour mener l’enquête. Qu’Athena l’appelle pour avoir des infos vu qu’elles lui ont parlée la veille, OK. Que ce soit Amber qui mène l’enquête ? MOUAIS. Très gros mouais, même. Après, la série s’amuse et il y a clairement des plans qui me rappellent American Horror Story dans la manière dont Amber est filmée.

Assez vite, Amber apprend que Maddie est enceinte et a un historique de problèmes de santé mentale. C’est terrible : on lui donne les informations dont elle a besoin pour maquiller vraiment la disparition de Maddie. Comme elle culpabilisait de la mort de Richard, c’est même super facile, en fait. Terrible, je vous dis !

Amber a toutes les cartes en main. C’est du moins ce qu’elle pense… Mais c’est bien différent, en fait : Maddie parvient à se détacher les mains dans la cave où elle est enfermée et joue assez bien avec elle. Elle l’appelle par son prénom pour sympathiser et essaie de choper l’air de rien des infos. Elle gagne aussi du temps, assurant qu’elle veut écrire une note de suicide. Elle est forte, Maddie. Faut dire, elle a l’habitude d’être enlevée !

Chimney rentre chez lui et est particulièrement dépité : il a bien compris que la détective pensait que Maddie s’était enfuie une fois de plus et c’est trop crédible pour qu’il ne le pense pas lui aussi. Il me fait de la peine. Il en parle à Karen et Hen, qui garde Jee en la faisant jouer avec leurs enfants. C’est une bonne chose : je trouve ça nul de faire douter Chimney, mais j’aime beaucoup que Jee parle aux enfants de Karen et Hen, disant qu’elle a entendu sa mère parler à quelqu’un d’autre. Le problème, c’est que le réflexe de Chimney est de parler avec Amber. Voilà qui ne nous aide pas, surtout qu’elle est injoignable (forcément, dur de rester joignable quand on kidnappe des gens !).

De son côté, Athéna mène une enquête solo : elle est rapidement convaincue que toutes les cartes s’alignent trop bien et que c’est suspect. Elle soupçonne donc l’existence d’un complice pour Richard. Elle cherche à comprendre si ce complice a pu enlever Maddie et c’est étrange de voir qu’Athéna ne fait pas équipe avec Amber qu’elle a appelée directement en apprenant l’enlèvement de Maddie. Après, c’est plutôt rassurant : elle fait appel à son partenaire d’enquête habituel, je trouve ça bien plus cohérent.

À la morgue, Athéna apprend que Richard s’est bien suicidé, mais que c’est un peu étrange tout de même : il avait plein de chloroforme en lui. Athéna comprend qu’elle est sur la bonne piste et qu’on a appuyé sur son doigt qui était sur la détente. Elle décide donc de retourner voir Jayna pour mieux comprendre ce qu’il en est. Assez vite, elle découvre donc qu’il y avait une femme avec Richard. Jayna a un témoignage important.

Forcément, Athéna soupçonne l’ex de Richard : elle la fait convoquer au commissariat et l’interroge, menant ainsi son enquête dans une belle impasse. Heureusement, la femme a un alibi qui permet de ne pas perdre trop de temps. De manière tordue, c’est grâce à Josh qu’Athena fait une vraie avancée dans l’enquête : elle découvre ainsi qu’Amber est elle-même une ancienne victime d’un kidnapping.

Le temps commence à manquer par contre. La lettre de suicide est une bonne idée pour gagner du temps, mais Maddie a beau écrire un pavé, elle en arrive à bout. Elle apprend ainsi d’Amber que sa mère ne l’aimait pas autant que Maddie aime sa fille. Soit. C’est une information importante qui lui permet de gagner encore un peu de temps par la suite quand la seconde personnalité d’Amber reprend le dessus. Ainsi, Maddie comprend qu’elle a affaire à « John », mais John lui révèle qu’il s’appelle en fait Peter. Oh, c’est compliqué tout ça.

Maddie parvient à gagner un peu plus de temps, laissant finalement Amber s’en aller. La kidnappeuse en série décide de retourner à l’hôpital pour s’en prendre à Jayna. C’est assez logique : de son point de vue, elle kidnappe et tue de jeunes femmes pour les sauver – de quoi ? Probablement de parents qui ne les aiment pas assez. Une fois qu’il est révélé qu’elle est une ancienne kidnappée elle-même, le mobile s’éclaircit un peu.

Bon. Ce que j’aime bien dans cet épisode, c’est que ça permet à Maddie d’avoir une deuxième chance de parler avec Amber pour la convaincre de ne pas tuer Jayna. Bon, ça aurait surement pu être efficace à terme, mais ça ne l’est pas car elles sont interrompues par Chimney. L’information qu’il a ne peut pas attendre : il est venu rendre directement visite à Amber chez elle pour lui communiquer tout ce qu’il sait.

Amber utilise un peu de chloroforme sur Jayna, mais Maddie ne peut pas prendre le risque de laisser Chimney seul à seul avec une psychopathe pareil. Elle essaie donc de faire son possible pour la retenir, puis se bat avec elle et Amber égorge donc Maddie. Pardon ? On se croirait en plein épisode d’Halloween, là.

Amber ouvre la porte à Chimney et tente de gagner du temps comme elle peut. Elle sait très bien qui est l’autre femme que Jee a entendu la veille, quoi. Il reçoit alors un coup de fil d’Athéna qui lui explique qu’Amber est la coupable. Il n’a même pas à jouer de sa meilleure poker face : Amber comprend qu’Athéna a deviné la vérité, alors elle le pointe avec son arme.

Maddie, toujours égorgée, sort alors de nulle part pour assommer Amber. C’est tellement gros. Bon, elle sauve la vie de Chimney, qui appelle aussitôt les secours en prenant en charge sa femme. Tout est bien qui finit bien, avec Athéna qui tue ensuite Amber, Jayna qui retourne à l’hôpital et Maddie qui est sauvée. Elle apprend qu’elle a un petit garçon en bonne santé dans son ventre, Chimney et elle sortent renforcés de l’épreuve. Mouais. Cela mériterait un peu de développement sur les doutes de Chimney, en vrai. On fera sans, soit.

L’épisode m’a ensuite pris par surprise : on voit Buck et Eddie charger un camion avant qu’Eddie ne prenne la route pour partir au Texas. C’est comme ça qu’il quitte la caserne ? Pas une scène d’au revoir, pas un épisode sur lui ? Eh, ça m’arrange, je n’aime pas son personnage, mais c’est un peu du foutage de gueule tout de même. On enchaîne où Hen dit qu’elle est avec sa famille en restant avec Chimney et il n’y a personne pour le déménagement et le départ d’Eddie ? Vraiment, y a des dingueries dans cette saison.

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