The Flash – Décevante course vers…

Salut les cinéphiles,

Cela fait un moment que je n’avais plus pris du tout le temps d’écrire un article sur un film vu au cinéma. Avec les vacances qui pointent enfin le bout de leur nez, je me suis dit que je pouvais peut-être tenter de m’y remettre. Je ne rattraperai pas tout – je vais quand même essayer de le faire pour certains coups de cœur et surtout pour les Marvel – mais rien ne m’empêche de reprendre comme si de rien n’était.

Ainsi, aujourd’hui, je vais vous parler du tout dernier film de DC, The Flash. Bon, je dois admettre que je ne suis pas le plus grand fan des films DC en général, mais je suis toujours prêt à être surpris. Le film était vendu comme l’un des meilleurs de l’année (nope) et il se concentrait surtout sur un personnage que j’aime beaucoup – c’est possiblement mon personnage DC préféré, en fait. Je me suis donc naturellement dit « allons-y ».

Voir aussi : Je n’aime toujours pas les films DC

Basique et survendu

Finalement, ce n’est pas exactement ce qu’on me vendait, comme toujours… The Flash, c’est un film de super-héros plutôt basique dans l’ensemble et survendu par la critique et la promo. On sent clairement qu’il essaie de rivaliser avec les succès de Marvel, mais il ne parvient pas vraiment à atteindre le même niveau. Pour être honnête, la promotion du film en a presque révélé la totalité, ce qui est assez décevant… surtout que vous savez que j’ai tendance à ne pas regarder les promos. Rien qu’avec les affiches, on savait déjà beaucoup trop de choses. Et on devinait ce qui s’avère être le cas : ce n’est pas un film sur Flash, c’est un film sur les superhéros Marvel dont Flash s’avère finalement être le personnage principal, certes. Ce n’est toutefois pas celui qui a les meilleures scènes d’action.

J’en dis déjà trop, je trouve, alors attention, il y a bien sûr des petits spoilers dans la suite de l’article. Lisez à vos risques et périls.

Oui, parce que visuellement, c’est pas toujours top ce DC. Franchement, certains jeux vidéo font mieux qu’eux, et il y a vraiment eu des scènes du film où j’ai fini par me demander qui avait bien pu valider ça. Et puis, l’ensemble du film est sacrément prévisible, ce qui ne fait pas spécialement honneur à mon héros préféré de DC. Après avec Ezra Miller en tête d’affiche, malgré ses déboires judiciaires, voilà quoi, fallait pas non plus s’attendre à des merveilles d’écriture. Pour rester sur les effets visuels, le retour de Nicolas Cage, franchement, c’était raté. On aurait dit de l’image de synthèse. Et puis, le concept de la faille, c’était intéressant, mais mal exploité. On a juste des super-héros qui restent là, passifs, sans rien faire. C’est pas crédible du tout, donnez au moins une réplique ou une action ? Les mondes s’écroulent les uns sur les autres et ils admirent ça, sans popcorn… Le côté fan service fonctionnait pour être aussitôt hyper déceptif !

Ah, j’allais oublier. Supergirl était beaucoup trop attendue. Je veux dire, elle est sur l’affiche, alors pourquoi en faire tout un suspense dans le film ? Et puis, je suis pas fan de l’interprétation par l’actrice, franchement.

Tout de même du positif

Cela dit, on ne peut pas tout critiquer. Le retour de l’acteur qui joue Batman, ça valait quand même le coup. Et la dernière scène du film fonctionne plutôt bien, même si on la voit venir. Ça a été une bonne surprise.

Dans le même genre, la performance d’Ezra Miller est plutôt réussie, surtout qu’il joue deux rôles sans qu’on ne se demande qui est qui. Ce n’était pas une surprise, j’ai toujours beaucoup aimé son jeu (il fait un excellent Credence dans Les Animaux fantastiques) et ça continue de me poser problème vis-à-vis de sa personnalité. Dissocier l’œuvre de l’artiste, tout ça tout ça.

Après même si j’aime sa prestation et l’humour qu’il a su insuffler dans la version jeune de son perso, sérieusement, qui court comme ça ? Je veux dire, outre la posture ridicule qu’il adopte à chaque fois pour coller à peu près aux comics, j’ai vu des X-Men faire mieux avec leurs ralentis pour montrer la super-vitesse d’un héros. Là, la scène la plus intéressante de ce point de vue-là intervient au début du film… et elle n’est pas dingue, même si elle est drôle.

Ce qui m’a surpris d’ailleurs, c’est que le ton est beaucoup plus léger que prévu. DC est souvent critiqué pour ses films sombres, et je suis le premier à m’être royalement fait chier devant Batman (que ce soit celui de Pattinson ou n’importe lequel hein à part le deux de la trilogie), mais cette fois-ci, ils ont essayé de faire dans l’humour. Pour ma part, je suis bon public et je trouve que ça colle au personnage de Flash, mais j’aurais préféré un équilibre plus subtil, parce que là, ça frise le ridicule par moment sans jamais l’assumer à fond.

N’est pas Marvel qui veut

Bref, à la sortie de la salle, certains diront que c’est un No-Way Home du pauvre… et franchement, il est difficile d’argument le contraire. Ils ont même fait une référence évidente avec la scène des spaghettis pour expliquer le multivers. Bon, c’était marrant cette métaphore ; et puis ça donne faim, ça crache aussi un peu sur la concurrence, on s’en souvient, c’est nickel. Mais bon, difficile de ne pas voir la volonté de réunir les différents univers DC, les différents superhéros pour juste quelques clins d’œil et pour nous affirmer que c’est un univers étendu. C’est dommage que ce soit si raté… et non, les fesses d’Ezra Miller ne suffiront pas à me faire dire que c’était génial, hein.

En plus, on nous laisse sur la scène post-générique qui était… nulle à chier. Je vais rarement autant dans l’excès, mais là, on nous sert vraiment une scène finale courte qui n’est qu’une promo pour Aquaman mais qui donne pas envie de voir leur prochain film. Bon, passons, j’irai probablement le voir aussi de toute manière, j’aime les films de super-héros, c’est toujours fun ce genre d’action.

Finalement, The Flash est un film DC correct, sûrement mieux que leur moyenne qui m’a laissé parfois des traumas, mais qui ne se démarque pas vraiment des autres films de super-héros. Il essaie de suivre la voie de Marvel, mais sans tout à fait y parvenir ; peut-être justement parce que ça paraît être un mauvais copier-coller réchauffé. Bref, si vous êtes un fan inconditionnel de DC, vous pourriez y trouver votre compte. Sinon, il vaut peut-être mieux attendre la sortie en streaming et ne pas donner son argent à la va-vite. Je me dis que ce sera noyé au milieu de tous les films que je vois avec mon abonnement. En attendant, il reste pour DC une décevante course vers le multivers.

NCIS – S20E14 – Old Wounds – 12/20

Je déteste ce genre d’épisodes qui, sous prétexte de le faire évoluer, se permet de changer complètement l’attitude d’un personnage pour créer un mystère qui n’est pas bien prenant. Il y avait de bonnes idées par ailleurs, mais l’enquête et le comportement de ce personnage, ce n’était pas ça du tout.

Spoilers

Parker fait face à son passé, et ça ne semble pas lui plaire plus que ça.

Commençons par le positif pour une fois : j’ai aimé voir les scénaristes se souvenir que Jimmy était un assistant de Ducky pendant des années mais que lui n’en avait pas. J’aime toujours autant ce personnage, qui était clairement, pour moi, le point positif de l’épisode. Il passe tout l’épisode à être hyper gentil et gêné de devoir demander de l’aide – que ce soit à l’équipe, Parker, Vance ou même Kasie, qui devient son assistante.

Il faut dire que c’est un peu de sa faute s’il n’a pas d’assistant : les deux derniers assistants qu’elle a demandés ne lui plaisaient pas, donc elle les a dégagés après une journée… Sauf qu’ils ont été généreusement payés par des indemnités de départ. Je ne sais pas bien pourquoi les scénaristes ont joué cette carte, mais je crois deviner que c’était pour nous montrer un Parker très sympa avec Jimmy en début, tout en insistant sur l’amitié Kasie/Jimmy.

Cela semblait un peu forcé, toutefois, et c’était pire au fur et à mesure que l’épisode avançait : Jimmy continue de faire sans assistant et j’imagine que le sujet sera enterré ensuite. Quant à Parker, il passe donc d’un perso sympa qui achète des pâtisseries pour son équipe à un gros connard. La scène où il se barre de la scène de crime en voyant le « W » sur la pilule ? On aurait dit du Gibbs, ça ne lui correspondait pas tellement.

On le retrouve ensuite à aboyer sur toute son équipe quand il revient le lendemain, après une soirée sans leur donner de nouvelles. Qu’il s’acharne sur ses subalternes, ce n’est pas super crédible, mais admettons. Ensuite, il s’en prend à Jimmy et Kasie, qui ne sont pas sous ses ordres et ne méritent certainement pas ça, et ça a commencé me faire grincer des dents. Par contre, quand il s’est mis à engueuler Leon, son boss, puis à faire foirer des appels avec l’avocat d’un suspect ? Là, les scénaristes m’ont perdu.

Et ils m’ont perdu pour l’épisode. C’était idiot. La raison pour ce changement d’attitude ? La drogue trouvée près d’une militaire morte est liée à un certain Clayton Wills, un trafiquant qu’il a arrêté lorsqu’il bossait pour le FBI. C’est aussi le trafiquant qui aurait mis son partenaire en fauteuil roulant – mais on apprendra plus tard dans l’épisode que c’est en fait Parker lui-même qui a tiré la balle responsable de cela.

Je veux bien que ça le fasse vriller, mais je trouve tout de même que le changement d’attitude, d’un extrême à l’autre et en dépit de tout réalisme ou respect pour sa hiérarchie ne fait pas vraiment sens. Heureusement, ça permettait de donner un rôle sympathique à McGee, qui est fan de l’ancien partenaire de Parker (bien sûr ?), mais aussi du matériel vendu par Wills lui-même. C’était gros. Après, McGee gère pendant tout l’épisode, à servir de second chef l’air de rien quand il faut surveiller Parker ou quand celui-ci est mis sur la touche parce qu’il s’énerve trop contre Wills.

Il a pourtant raison de s’énerver en théorie : comme trop souvent, l’épisode nous révèle qu’il n’y a pas de rédemption vraiment possible pour les méchants prisonniers. Wills est retombé dans la drogue parce que son entreprise ne fonctionnait plus aussi bien après un premier pic de ventes très agréable pour lui.

Rassurons-nous : la rédemption est possible pour tous les autres, hein. L’ancien partenaire de Parker est ainsi toujours prêt à le pardonner, comme il l’a déjà fait depuis plusieurs années. Il s’assure que Parker lise à nouveau la lettre qu’il lui avait écrite pour lui donner son pardon, mais aussi pour lui demander de se pardonner lui-même. C’est intéressant, mais cette intrigue sort tout de même de nulle part, en vrai. Parker a changé depuis qu’il est au NCIS, je veux bien, mais en deux saisons, on n’a jamais eu l’impression qu’il s’en voulait de quoique ce soit. À quoi bon commencer maintenant ?

Pas mon genre d’épisode, tout ça.

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How I met your father – S02E09 – The Welcome Protocol – 16/20

Oh, je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé avec cet épisode, mais il a réussi à me faire rire plusieurs fois (par les situations, les gags et les jeux de mots) et a introduit des concepts qu’il sera facile de réutiliser plusieurs fois par la suite. Bien sûr, une bonne partie de l’épisode est un peu forcée et le surjeu est toujours de mise, mais je surnote un peu par plaisir d’avoir enfin eu un épisode qui me faisait rire.

Spoilers

Jesse veut intégrer sa nouvelle rencontre amoureuse au groupe d’amis.

Could you maybe not sauceshame me.

La promotion de Val | Robert | Le protocole

La promotion de Val

Val a obtenu sa promotion et elle a maintenant des places pour des soirées exclusives. Tous ses amis se battent pour en obtenir, et ce n’est pas qu’une manière de parler avec un épisode qui commence par un concours de pompes gagné contre toute attente par Sophie. Les scénaristes auraient pu trouver une autre méthode tant qu’à faire, parce que ça manque de crédibilité un peu vu qu’elle doit être la moins sportive de tous.

La promotion de Val ne vient pas qu’avec des avantages : elle doit aussi supporter des clientes de plus en plus chiantes. C’est grâce à cette cliente chiante, Daphne, que Val et Sophie peuvent se rendre à une superbe soirée où elles font péter leur meilleur look. Sophie y rencontre Robert, le chef cuisto, et l’acteur est tellement connu qu’on sait déjà qu’il aura un rôle à jouer.

En attendant, Val est confrontée à un problème de styliste de taille : sa cliente est habillée comme quelqu’un d’autre à la soirée. C’est rapidement hilarant avec Sophie qui se retrouve à devoir jeter de la sauce sur la nana qui n’avait rien demandé. Pour une fois la série a réussi à me faire rire, avec un surjeu qui fonctionnait bien. De manière prévisible, une autre femme porte la robe elle aussi. Le coup de la sauce est donc réutilisé une fois de plus, mais il fonctionne bien moins.

En fait, ça termine en véritable catastrophe quand la troisième femme avec la robe remarque qu’elle porte la même robe que la star de la soirée – et bien sûr, Daphné finit par s’en apercevoir elle aussi, malgré tous les efforts de Val pour le lui cacher. C’est le genre d’intrigue très simple, mais aussi plutôt efficace par les gags – et le surjeu de Val m’a plu.

L’avantage, c’est aussi que Val peut partager un moment avec sa cliente dans le vestiaire. Grâce à ça, Val a l’idée de faire de Daphné une « femme du peuple » (??) qui porte la même robe que d’autres, ce qui fait un coup de com servant Daphné à la réputation peu agréable. C’est ce qui arrive quand on est désagréable. Finalement, tout est donc bien qui finit bien pour Val, qui réussit à se remettre Daphné dans la poche.

La promotion de Val | Robert | Le protocole

Robert

Pendant la soirée, Sophie aide désespérément Val à camoufler le coup de la robe. Ce n’est pas si évident : elle donne sa veste à la première femme et se retrouve à devoir donner… sa robe à la seconde. Alors que Val va théoriquement lui chercher un manteau dans les vestiaires, Sophie se retrouve en attendant à devoir lui laisser des messages vocaux en sous-vêtements car elle ne revient pas – ce qui surprend beaucoup Robert, évidemment. Il fallait qu’il la croise et il se retrouve ainsi à lui donner sa blouse de chef. Eh, ça lui va bien à Sophie – mais qu’est-ce qui ne va pas à cette actrice de toute manière ?

Val oublie totalement sa meilleure amie, préférant sauver sa carrière et s’occuper de Daphné. Grâce à ça, Sophie passe alors un bon moment en cuisine avec Robert et les deux se retrouvent à flirter ensemble. Ils ont eu la bonne idée de se googler l’un et l’autre, la différence d’âge ne pose aucun problème à la tension amoureuse qui se dessine entre eux, et hop, voilà un nouveau prétendant pour Sophie. On sait que ça ne mènera nulle part, bien sûr, mais qu’importe, ça comble un peu la saison et si ça permet de l’humour, ça n’est pas grave du tout ! C’est l’autre point qu’il manquait souvent à la série depuis une saison et demi : autant dans How I met your mother, le mystère de la mère avait fini par être éclipsé car on adorait passer du temps avec le groupe d’amis, autant dans ce revival, on n’y était pas encore tout à fait. Oh, et aussi, cet épisode fonctionne parce qu’il ne nous impose pas trop la Sophie du futur. J’adore l’actrice, mais ce rôle est trop gênant, définitivement.

La promotion de Val | Robert | Le protocole

Le protocole

Si les scénaristes ont vite voulu se séparer de Sophie en la foutant avec Val en début d’épisode, c’est qu’elle aurait pu être gênante pour le concept de cet épisode : le Protocole de Bienvenue est ainsi invoqué par Jesse qui veut présenter au groupe sa nouvelle copine – ou en tout cas, une femme, Dana, qu’il vient juste de rencontrer et qu’il apprécie beaucoup.

Ouais, plutôt que de nous pondre un protocole de bienvenue qui serait mis en place à partir de ce moment-là, les scénaristes nous expliquent que c’est quelque chose qui était déjà là dans le groupe d’amis. C’est tout le problème de cette série : on a vu les amis se rencontrer et constituer leur groupe, ils manquent justement de moments où on les sait vraiment amis.

Ajouter ce protocole, ça permet de les établir comme un groupe d’amis… mais le faire en indiquant qu’il est déjà là au lieu de les voir le créer, ça me pose problème. Bref, de quoi s’agit-il ? D’un protocole pour accueillir les +1 du groupe. Et c’était donc apparemment déjà en place pour l’arrivée de Rachel – ça permet une petite parodie de film d’action comme ça. Chacun a son rôle à jouer pour s’assurer que la nouvelle personne soit intégrée comme il se doit dans le groupe d’amis.

C’est un peu caricatural, mais crédible : le faire-valoir, la glousseuse, la meilleure amie des toilettes, le bouffon… Autant de rôles qui permettent effectivement de caricaturer bien des groupes d’amis, en vrai. Cela les blase tous de devoir mettre en place le protocole avec une nouvelle que Jesse connaît depuis peu de temps, mais ils acceptent malgré tout de le faire.

Au départ, Dana semble cool… Mais très rapidement, je me suis dit que Jesse avait dû la briefer. Ce n’est pourtant pas ça que les scénaristes proposent : en fait, Dana plaît juste énormément à Sid (elle a sa référence discrète à Shining derrière le bar), à Ellen (en lui posant simplement une question sur elle) et à Charlie (grâce à sa bienveillance vis-à-vis de ses blagues). En revanche, elle ne plaît plus tellement à Jesse.

De nouveau, la série se contente de nous servir du réchauffé déjà vu plein de fois, tout ça est extrêmement prévisible… mais l’humour passe bien pour une fois, parce qu’il y a plein de petits gags efficaces pendant l’épisode. A la demande de Jesse et malgré la réticence de tout le groupe d’amis, le protocole de bienvenue est abandonné au profit de celui de l’urgence : Jesse fait croire à Dana que sa mère a eu un accident et qu’il n’a d’autres choix que de se rendre à l’hôpital.

On doute qu’une telle excuse fonctionne véritablement, mais eh, qu’importe, c’est ce que proposent les scénaristes pour mener au dernier gag de l’épisode : la grand-mère de Dana est aussi à l’hôpital et Dana doit s’y rendre en urgences pour s’occuper de cette grand-mère hypra cool. Cela met un terme à sa relation avec Jesse : il l’accuse de mentir alors que c’était vrai.

Dommage, j’ai trouvé aussi que Dana avait déjà tout pour être un super personnage. Malheureusement, il faudra faire sans… Surtout que Jesse se rend compte qu’il est encore amoureux de Sophie. Il s’en confie à Ellen, loin de se douter que Sophie est en train de batifoler au même moment avec Robert. Ah, le timing dans les séries !

La promotion de Val | Robert | Le protocole

How I met your father – S02E08 – Rewardishment – 14/20

Malgré un bon concept qui permet un épisode s’éloignant du fil rouge pour développer davantage l’amitié de ce groupe qui galère encore parfois à être convaincant (mais de moins en moins), j’ai trouvé que l’épisode continuait de vouloir trop en faire. Le surjeu comique ne prend pas toujours, les situations ridicules peuvent faire rire parfois, mais tombent encore souvent à l’eau. Bref, j’ai encore l’impression que la série cherche son équilibre, ce qui devient franchement gênant après une saison et demi. Il y a de plus en plus souvent de bons moments, heureusement, et c’est possiblement l’épisode qui m’aura fait le plus rire. C’est juste que la chute fut plus dure pour les mauvais gags ensuite.

Spoilers

Les personnages cherchent tous à surmonter un blocage qui leur pourrit la vie.

It’s time to grow up.

Si vous avez été attentif, vous savez que je n’ai pas continué la série pendant mes deux semaines de vacances : c’est parce que je me la garde pour les pauses repas au boulot où elle fait un passe-temps efficace. Je n’ai pas énormément de temps et elle a le parfait format… à défaut d’être excellente. Ceci étant dit, je me souviens d’une conversation Twitter où on m’avait vendu un épisode 8 plus drôle. Espérons que c’est le cas, pas vrai ? C’est parti pour la critique.

Un concept simple | Du côté des garçons | Ellen | Les yeux de Val | Les cours de conduite | Punition ou récompense ?

Un concept simple

En quoi c’est drôle de savoir que Sophie n’a jamais appris à siffler ? Je ne sais pas, mais l’épisode commence par-là. Il faut que je reprenne mes bonnes habitudes : pour que la série soit efficace, il faut s’amuser de la stupidité des personnages. Se moquer d’elle, c’est marrant, après tout. Je pense que l’intro me remettait juste dans le bain. Et il le fallait !

La suite de l’épisode nous ramenait en effet au bar où tous les personnages perdaient du temps une fois de plus. Le sujet du jour ? Tous les trucs que les personnages ne savaient pas faire. C’est un concept simple et assez efficace, qui permet en tout cas une conversation fluide : Sophie et Val ne savent pas conduire (pour ne jamais avoir à être Sam, en gros), Ellen n’ose pas confronter sa collègue qui la répulse, Charlie ne sait pas se raser seul (on découvre donc que c’est Ellen qui le fait ; et Val semble l’apprendre alors que la logique aurait voulu qu’elle le fasse aussi à un moment ? Ignorons ce détail et apprécions le fait qu’Ellen raconte les secrets de son coloc à son frère, toujours un bon moment) et Sid ne sait pas boire la bière d’une traite.

Ouais, le concept est simple, mais tout ça n’est vraiment pas au même plan selon moi. Conduire et se raser, c’est un peu plus essentiel que boire d’une traite, sérieusement (oui, ça vient d’un type qui n’a pas de voiture et qui en est ravi). Pour aller plus loin dans le concept, l’épisode nous sort un énième falshback de la fac de Sid et Jesse où ils ont inventé un super système (non, tout le monde connaît ça ?) : se donner une deadline pour faire les tâches à la fin de laquelle ils ont soit une récompense, en cas de réussite, soit une punition, en cas d’échec. Bizarre de les voir s’électrocuter l’un l’autre tout de même.

Voilà, les personnages se retrouvent avec 48h pour effectuer ce qu’ils ne savent pas faire : conduire, se raser, confronter une collègue, boire. La récompense ? Une soirée pyjama ???? Ils ont trente ans et rêvent d’une soirée pyjama où ils collent les lits ??? Mais enfin ! What ? Et la punition, c’est de boire de l’alcool ? Hein ?

Bon, de l’alcool, j’abuse un peu, il s’agit de boire un mélange des restes tombés sur le bar, donc ça doit être bien dégueu, m’enfin, ce n’est jamais qu’un shot. Je ne sais pas. Oh, et si vous avez été attentifs, vous savez aussi qu’il manque un défi pour Jesse : le voilà qu’il révèle qu’il n’a pas pu faire les championnats de hula-hoop car il ne maîtrisait pas une figure.

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Du côté des garçons

C’est un peu simpliste comme distinction dans l’intrigue, mais ouais, les scénaristes nous forment une bande de potes où les trois garçons décident de s’aider et se soutenir dans leurs objectifs. Le défi de Jesse permet de découvrir que l’acteur maîtrise tout de même vachement bien le hula-hoop, un détail surprenant, tout de même. De son côté, Sid m’a fait rire à être incapable de boire ne serait-ce qu’une gorgée de bière (une sensation que j’ai l’impression d’avoir connue vite fait à un moment).

Charlie qui n’arrive pas à se raser ? Le tremblement était marrant… mais par contre, ils étaient chelous à avoir tous les trois le même T-shirt, non ? Il était bien plus drôle de voir Charlie apprendre à se raser en s’entraînant sur ses jambes, après être passé par l’entre-jambes sans grand succès. Par contre quand on voit comment il galère et se coupe sur la jambe, on se demande comment ça a pu se passer pour l’entrejambe, hein.

Une fois à l’hôpital, Charlie essaie de lui mentir sur ce qu’il s’est passé, sans grande crédibilité, à une infirmière qui doit aussi supporter Sid et sa maladie imaginaire. La pauvre. Elle commet toutefois une énorme boulette en indiquant à un patient qu’il pourra bientôt être rasé, parce que ça motive Charlie à aller s’entraîner sur le ventre de ce pauvre monsieur qui n’avait rien demandé à personne.

Au moins, tout est bien qui finit bien : Charlie réussit ainsi à se raser… Et c’est terrible comme il aurait mieux fait de garder sa barbe, en vrai. Au passage, il en profite alors pour aider Sid à venir au bout de son problème : pour boire une pinte de bière, rien de plus simple… Il suffit de manger du piment avant.

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Ellen

Ellen s’entraîne à se confronter à sa collègue en préparant son discours à l’avance, dans le vide. Le problème, c’est que quand Rhonda, la collègue en question avec qui elle partage le même bureau (au sens meuble du terme, hein), arrive, elle débarque avec un serpent. Et là, Ellen est incapable de dire non ou de mettre clairement des frontières entre elles. Ellen finit par se tourner vers son frère pour avoir des conseils : elle veut savoir exprimer sa colère correctement.

Bon, si j’aime bien Ellen et son surjeu constant, je dois dire qu’il était décevant de la voir s’entraîner avec son frère. L’humour n’a jamais vraiment pris avec Jesse dans son appartement. C’était un peu mieux une fois qu’elle force son frère à se rendre au bureau pour porter les affaires de Rhonda afin de faire une meilleure Rhonda, parce qu’inévitablement, ça termine par Rhonda qui débarque et le surjeu d’Ellen qui a réussi à me faire rire. Bon, et par un serpent qui mord Jesse, alors qu’on aurait pu s’en passer. Au moins, ça permet à Ellen de confronter (un peu) Rhonda et de lui en vouloir de se moquer de Jesse. Un début qui suffit à réussir son défaut paraît-il.

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Les yeux de Val

Il est tellement simple de se moquer de ces deux personnages que je pense que les scénaristes visent vraiment ça : qu’on se moque d’elles en permanence. On découvre ainsi que Valentina est totalement aveugle parce qu’elle n’a pas envie de porter des lunettes et a peur de devoir mettre des lentilles. Ma foi, c’est une angoisse raisonnable, c’est horrible de devoir se toucher les yeux, non ? Valentina ne peut donc pas commencer à conduire tant qu’elle ne va pas chez l’ophtalmologiste… Et son défi change en cours de route : au lieu d’apprendre à conduire, elle doit désormais apprendre à porter des lentilles. C’est bien plus intéressant que les cours de conduite.

La voir essayer de mettre des lentilles était hilarant, surtout que j’imagine que ça donnerait à peu près ça si moi aussi je devais essayer de faire ce geste simple, mais ô combien terrifiant. De là à laisser quelqu’un qui vient de presser un piment essayer de me mettre une lentille comme elle le fait avec Charlie ? Ils sont stupides, ce n’est pas possible. La situation était drôle, mais le surjeu de Valentina pas terrible. Bref, la voilà qui termine à l’hôpital avec Charlie et Sid. Val est vaccinée en tout cas : elle reçoit tellement de gouttes dans les yeux suite à son attaque au piment qu’elle parvient à mettre des lentilles seule, sans problème.

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Les cours de conduite

Autrement, les cours de conduite ne concernent plus que Sophie, qui est outrée du prix de l’auto-école. On lui dit qu’on n’apprend pas à conduire en 48h ou qu’il est possible d’acheter une arme aux USA à partir du moment où on est majeur (ou presque) ? Non sérieux, elle est tellement stupide, c’est dur de s’attacher à elle.

Bref, elle prend tout de même un cours de conduite qui tourne mal (c’est le cas de le dire) quand elle est forcée de tourner à gauche, sa phobie apparemment. Je ne sais pas trop où est le problème, mais ça la terrifie. Même quand elle se doit de le faire pour sauver la vie de sa monitrice qui a une crise cardiaque, Sophie en est incapable. Heureusement qu’il y a des ados à l’arrière de la voiture pour conduire à sa place jusqu’à l’hôpital.

L’exagération complète des situations présentées et menant les personnages à l’hôpital, le surjeu permanent et le ridicule ont fini par me faire passer un bon moment. Les voir tous se retrouver à l’hôpital et échanger des répliques a ainsi réussi à me faire rire. Incroyable, n’est-ce pas ? Les adolescents qui font une leçon de morale à Sophie, ça fonctionnait.

On enchaîne sur Jesse qui n’a absolument pas de venin de serpent dans le corps qui propose à Sophie de lui apprendre à conduire. Il ne reste plus tellement de temps dans l’épisode, alors ça se passe bien : il utilise une voix douce et calme de prof s’apprêtant à confisquer un portable (le pire, c’est qu’il y a du vrai là) pour convaincre Sophie de tourner à gauche.

C’est rapidement un succès et je me demanderai à jamais pourquoi c’était si dur pour elle. En plus, l’intérêt est tout relatif : je doute qu’elle s’achète vraiment une voiture à New-York, hein. Cela dit, ça permettait à Jesse et Sophie de se retrouver tous les deux une fois de plus et de flirter. Je crois que le couple n’a jamais eu autant d’alchimie qu’au cours des deux derniers épisodes. C’est donc frustrant de voir les regards langoureux entre eux alors qu’ils ne sont pas prêts à se remettre ensemble.

Pour ne rien arranger, il confie à Sophie qu’il bloque sur le hula-hoop à cause d’un jour où sa mère n’est pas venue le soutenir, lui montre la figure qu’il essaie de faire… et reçoit un match d’appli de rencontre au même moment. Frustrant, ils étaient à deux doigts de s’embrasser sérieux tout de même.

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Punition ou récompense ?

Bref, ils ont tous réussi à faire le défi dans les temps… sauf Jesse. Il a besoin de sa famille pour réussir et ça tombe bien, il a une toute nouvelle famille prête à le soutenir. J’ai aimé le fait que Sophie s’arrête avant de le dire, j’ai aimé le fait que Jesse réussisse son tour de hula-hoop au son d’une jolie musique (malgré le recours à une doublure qui n’a absolument pas les cheveux de Jesse, sérieusement ?)… mais j’ai détesté la conclusion de l’épisode.

On apprend ainsi qu’ils échouent au défi à dix minutes près, sans s’en être rendus compte avant alors qu’ils avaient mis une alarme en théorie. Le but de les faire échouer ? Je me suis dit que ce serait sûrement pour un bon gag… mais non, la conclusion est juste qu’ils finissent tous avec une méningite bactérienne à l’hôpital, un gag balancé si vite en fin d’épisode qu’il passe inaperçu et n’a pas réussi à me faire rire. Peut-être aussi qu’il faut que je sois plus en forme pour voir les épisodes.

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