Westworld – S04E06

Épisode 6 – Fidelity – 17/20
Je suis un peu moins passionné par cet épisode, à vrai dire, même si je ne saurais trop expliquer pourquoi. Peut-être qu’il était un brin plus prévisible, peut-être que je n’ai pas été assez attentif à certains détails sur le moment, mais en tout cas, ça fonctionnait un peu moins. C’était tout de même hyper qualitatif, ça ne changera jamais ; c’est juste que je m’attendais à avoir le cerveau retourné une fois de plus, et ce ne fut pas le cas.

Spoilers

Frankie et Bernard essaient de réactiver Maeve, Caleb de fuir Charlotte.

They’re coming. Don’t move.

J’étais apparemment trop occupé hier à me balader dans une fête foraine et à filmer des biches dans les bois pour voir cet épisode, mais eh, mieux vaut tard que jamais. Bon, ça, c’est facile à dire pour moi, mais ce n’est pas vraiment l’expression préférée des personnages de ce début d’épisode. On y suit en effet des résistants qui viennent secourir un homme en ville.

L’homme se souvient de l’existence de son frère, mais pour lui, c’est trop tard : il a déjà été embarqué par les robots, et la résistance ne peut plus rien faire pour lui. La résistance ? Dans cet épisode, elle est représentée par une Frankie toute jeune, par sa mère et par un homme qui ne parvient pas à rester assez discret en ville.

Par conséquent, le trio de résistants et leur nouvelle recrue se font rapidement repérés par les robots de la ville, qui figent tout le monde avec la Tour Blanche. Les résistants parviennent à rester figés un long moment, pour éviter d’être pris, mais l’homme qui était pressé se fait finalement avoir… à cause d’une mouche. C’est horrible, j’ai de la peine pour lui : une mouche se pose sur son visage et vient marcher sur son œil. Il n’y a que dans cette série que ça arrive, à chaque fois, et ça le force à battre des paupières.

Un robot le repère et s’attaque immédiatement à lui. Les autres s’enfuient bien vite (et je n’ai pas trop compris la logique de bouger d’un coup ?) et réussissent à s’en sortir. Les deux femmes embarquent le nouveau dans un QG de la Résistance qui n’est jamais qu’une petite maison abandonnée en plein désert, et l’on y découvre que Frankie s’obstine à envoyer des messages à son père, chaque jour.

Des années plus tard, Frankie embarque Bernard vers une ville de la Résistance en plein désert afin d’y réparer Maeve. Je n’ai pas trouvé la conversation entre ces deux-là vraiment passionnante, mais on va dire qu’ils apprennent à se connaître, alors c’est plutôt cool. Après tout, nous on connaît par cœur le personnage de Bernard, mais Frankie ne sait rien de lui.

Elle découvre ainsi au cours de l’épisode qu’il a travaillé à Westworld, puisqu’elle l’emmène au sein d’un parc fermé depuis tellement longtemps qu’il est recouvert de poussière. Ce n’est pas un souci pour Bernard : il se retrouve les yeux fermés dans le parc de toute manière. Il peut donc conduire Frankie directement dans les sous-sols/laboratoires du parc afin d’y trouver de quoi réparer Maeve.

Il a en effet besoin de matériel spécifique, et il le trouve là, avec de quoi donner à Maeve un bain régénérant et un cerveau.

Pendant que ça se fait, il explique à Frankie que les données étaient à l’origine collectées via les chapeaux à Westworld. C’était toutefois trop lent pour Charlotte lorsqu’elle a voulu mener à bien son plan grâce à quelques simulations. Par conséquent, elle a décidé d’utiliser des miroirs pour que l’analyse soit plus rapide. Si Bernard raconte tout ça, c’est surtout pour récupérer derrière un miroir de quoi accélérer le processus de transfert des données dans le nouveau cerveau/carte-mère de Maeve.

Pourquoi l’accélérer ? Il sait, grâce à un algorithme et une simulation, que les amis de Frankie sont sur le point d’arriver. Et il sait aussi, pour les mêmes raisons, que Maeve ne sera disposée à les aider qu’environ 60% du temps. Il prend tout de même le temps de la remaquiller et de soigner toutes les craquelures sur son visage et sur son corps.

Pendant qu’il le fait, Frankie révèle toute sa haine des robots et particulièrement de Maeve. Après tout, c’est logique : la dernière fois qu’elle a vu son père, il était justement avec Maeve, et on sait comment ça s’est terminé pour elle – et pour Caleb. Frankie n’a jamais revu son père, alors les robots, elle n’aime pas trop.

Elle a ainsi tendance à être capable de les reconnaître, et elle n’hésite pas à tirer sur Bernard quand les autres résistants arrivent. Elle révèle du même coup que Lindsay est probablement un robot aussi, mais qu’elle refuse de détruire Maeve ou les deux hommes-robots pour l’instant. Elle a encore besoin d’eux pour avoir des informations sur son père. Ma foi, elle est un véritable disque rayé à parler tout le temps de Caleb comme ça.

Malgré son manque de confiance dans les robots, elle prend quand même le temps d’écouter quelques-unes des prédictions de Bernard. C’est loin d’être rassurant pourtant : il lui annonce qu’il y a bien une taupe parmi les résistants, expliquant pourquoi l’autre groupe a été si vite repéré en ville. Toutefois, il ne sait pas qui est la taupe dans cette réalité : dans les simulations, la taupe n’était jamais la même. Allons bon, les simulations ont finalement des limites ?

Bizarrement, Bernard révèle que la taupe peut même être Stubbs, mais pas un instant il ne semble envisager que ça puisse être Frankie. Je trouve ça étrange, surtout quand il lui explique qu’elle va devoir tuer l’un de ses amis avant qu’ils ne la tuent. Cela la rend un brin paranoïaque, mais il y a de quoi dans cette série. Ainsi, quand sa copine se met à lui poser trop de questions gênantes, Frankie n’hésite pas à se débarrasser d’elle en l’enfermant dans une pièce. Sympa pour la survie de son couple, ça.

Elle se rend ensuite auprès de Maeve, qu’elle veut définitivement réparer car elle est l’arme dont elle a besoin pour avoir des informations sur son père. Elle se confie même que au leader des résistants qu’elle déteste pour lui révéler, on ne s’en doutait pas du tout, qu’elle continue d’envoyer des messages quotidiens à son père sur les vieilles fréquences radio. Oh putain, je vous assure que Frankie est en train de me souler grave à parler en permanence de son père.

C’est pourtant une bonne chose finalement : elle parle au leader, Jay, qui est l’homme du tout début d’épisode, avec vingt ans de plus. Je n’avais pas fait le lien jusqu’au moment où Jay lui affirme qu’elle est comme une sœur pour lui. Là, j’ai compris que c’était censé être le même personnage et, partant de là, que Jay était la taupe.

Cela ne manque pas, et Frankie s’en rend heureusement compte : Jay s’est fait remplacer lorsqu’ils étaient en ville. Elle s’attaque donc à lui, permettant tout de même à Jay de lui dire ses quatre vérités.

Pendant ce temps, Caleb continue de rêver de sa fille et de demander des nouvelles de Frankie. Il est un vrai disque rayé et je peux comprendre que cela énerve Charlotte. En même temps, elle le contrôle suffisamment pour le forcer à penser à autre chose, en théorie… En pratique, il renverse la situation : Caleb est capable de résister au parasite de Charlotte, c’était le premier des outliers après tout.

C’est précisément ce qui l’intéresse et qui explique qu’elle passe autant de temps à le torturer, en le ramenant à la vie à travers de nombreux robots. Cette fois, par contre, on voit que Caleb épuise la patience de Charlotte à refuser de lui donner l’information qu’elle souhaite. En conséquence, elle décide de l’informer qu’elle a envoyé quelqu’un chercher Frankie. Oui, elle est encore en vie et a la réponse que Charlotte souhaite avoir, alors pourquoi se faire tant chier avec Caleb ?

On se le demande, un peu, mais bon, elle aime clairement le torturer de toute évidence : elle n’hésite pas à lui révéler de manière plus concrète à quel point elle s’amuse avec lui, en lui montrant qu’il est dans une cage de laboratoire de Westworld à côté d’autres cages qui contiennent toutes… une autre version de Caleb.

C’est de la torture post-moderne, on va dire. L’un des Caleb, le plus mal en point, explique à celui que l’on suit depuis le début de saison qu’il a besoin de plus de temps pour tenter de s’enfuir. Il se débrouille ainsi pour le faire se piquer franchement à la manière de la Belle au bois dormant. Le but ? Accélérer le processus qui le tue pour lui donner une chance de s’échapper ensuite.

C’est efficace : dès qu’un robot le déclare hors service, Caleb est censé être détruit, par le feu. Il parvient toutefois à s’enfuir par une grille souterraine – et les effets spéciaux n’étaient pas dingues. Dans le souterrain, Caleb trouve tout un tas de cendres qui viennent d’anciennes versions de lui, mais aussi d’autres Caleb qui avaient réussi comme lui à descendre là, sans aller beaucoup plus loin. Je ne suis pas sûr d’y voir un grand intérêt, mais bon.

Caleb essaie donc de s’enfuir du laboratoire comme il peut, mais il tombe bien vite sur un robot sans visage qui s’attaque à lui. Ce n’est qu’un petit contretemps pour Caleb : il parvient à nous détruire le crane du robot sans trop de mal, finalement. Ce n’est toutefois pas la première fois qu’il y parvient : des empreintes ensanglantées au plafond de la pièce où il cache le robot le confirment. C’est énervant : il suit les mêmes traces que d’autres versions que lui, espérant une conclusion différente.

Il arrive finalement au bout des tunnels de ventilation par lesquels il s’enfuyait, pour mieux tomber sur un de ses cadavres coincé. La seule issue ? Il y a deux Caleb morts qui l’attendent en bas. La solution ? Utiliser le cadavre pas si mort du Caleb coincé dans la ventilation pour réussir à atterrir en douceur au sol.

C’est un coup de bol d’en avoir un coincé comme ça, dis-donc. Une autre partie de l’épisode nous offre aussi quelques flashbacks sur le passé de Caleb, lorsque son infirmière et future femme s’occupait bien de lui à l’hôpital. On y découvre une obsession de Caleb pour Maeve, mais celle-ci n’est jamais revenue prendre de ses nouvelles. Un autre flashback nous montre comment Caleb était un super papa pour Frankie, lui apprenant à ne jamais abandonner, même quand elle se blessait.

Apprendre à Frankie à se relever, c’est le souvenir qui nous motive finalement assez Caleb pour qu’il réussisse à se relever lui aussi et à s’échapper – alors que Clémentine affirmait à Charlotte qu’il n’irait pas loin.

Il ne va pas vraiment loin remarque, il s’arrête sur le toit du laboratoire pour envoyer un message radio à sa fille, lui rappelant qu’elle va gagner et que ce qu’elle a est réel quand le reste du monde est un mensonge. Il lui passe aussi le relai de sa mission, s’excusant de ne pas avoir réussi à faire mieux pour elle. J’ai hâte que Frankie-la-reloue-qui-parle-tout-le-temps-de-Caleb entende ce message dis-donc.

Elle ne peut pas tout entendre malheureusement, parce que Jay détruit la radio de la voiture où elle pouvait l’écouter. Cela mène à un combat sympathique entre eux, mais sacrément expéditif : Frankie finit par révéler ce à quoi je m’attendais depuis un moment, à savoir qu’elle a planqué la perle de Maeve… dans Maeve, tout simplement.

Maeve peut donc nous détruire sans trop de mal ce faux Jay et faire la connaissance de Frankie pour la première fois Elles ont toutes les deux entendu que Caleb étaient encore en vie – les pauvres – ce qui leur permet de partir sur des bases bien différentes de ce à quoi on aurait pu s’attendre en début d’épisode. Malheureusement, Frankie avait aussi pour espoir que son père soit encore en vie grâce à Maeve, et la savoir ici semble indiquer que ce ne sera pas le cas, malgré le message radio.

Les deux ont quand même bien l’intention de partir en quête de Caleb. Celui que nous avons suivi pendant tout l’épisode est finalement rattrapé sur le toit par Charlotte. Sans trop de surprise, elle lui révèle qu’elle est celle qui avait organisé sa petite évasion, pour comprendre enfin ce qui pouvait expliquer les outliers.

Elle n’aime pas bien la réponse que Caleb lui fournit : personne ne veut vivre dans le monde de Charlotte, tout simplement, et c’est pourquoi les robots s’autodétruisent au contact des outliers. En fait, Charlotte n’aime tellement pas cette réponse qu’elle se débarrasse de lui, puis nous brûle tout un tas de Caleb, pour retourner ensuite en interroger un autre. Eh, on ne sait jamais, peut-être qu’elle obtiendra une réponse différente en recommençant à zéro avec un autre.

J’ai presque eu de la peine pour Charlotte à ce stade, mais finalement, je me suis contenté d’écouter la nouvelle version du générique, un brin plus électro, qui accompagnait cette fin.

The Orville – S03E09

Épisode 9 – Domino – 18/20
Pour un épisode durant plus d’une heure dans une saison où tous les épisodes durent plus d’une heure, je trouve presque que l’intrigue proposée ici va trop vite en besogne et prend des raccourcis qui étaient désagréables au départ. Ils mènent toutefois à un épisode très réussi, à nouveau, et donnent une bonne compréhension de la structure de la saison, qui a mené assez logiquement à ce point, en prenant le temps de faire évoluer ses personnages aussi. Bref, c’est un épisode sacrément réussi, surtout après le précédent.

Spoilers

Les ennemis de l’Union s’allient alors que l’Union trouve un moyen de mettre fin à la menace Kaylon.

Is it really genocide if our only objective is to prevent them from killing every other living species, including us ?

On ne va pas se mentir, je suis moins partant à l’idée de voir cet épisode aujourd’hui. Au moins, je suis à jour pour la diffusion… mais eh, encore 1h18 d’épisode, j’espère que ce sera mieux que l’épisode précédent. Cela commence de manière intéressante, avec une délégation Moclan qui décide de se présenter auprès des Krill, rien que ça. Politiquement, c’est le genre de choses qui font que j’aime la série, parce qu’elle a toujours les idées logiques pour foutre la merde dans la série.

Ainsi, la délégation demande carrément une alliance à Teleya pour se protéger des Kaylon, mais aussi et surtout de l’Union qui leur fait peur, militairement. Ils savent bien que l’armement Moclan est supérieur, mais face aux Kaylons ou à l’Union, ils ne font pas le poids à eux seuls. Ils demandent donc à Teleya cette nouvelle alliance, mais en espérant pouvoir en prendre le leadership. C’est mal connaître Teleya.

Difficile de traiter avec les Moclan quand on est une femme… Elle a pourtant la capacité d’exiger un peu plus ce qu’elle veut et elle n’hésite pas à le faire.

Dans cet épisode nous retrouvons l’Orville alors qu’il est une nouvelle fois confronté à l’armée des Kaylon. L’équipage de l’Orville est un peu en panique face à ce qui leur arrive, en plus, parce qu’ils sont entourés par la flotte ennemie et en véritable danger. Par chance, ils ont désormais à bord une arme beaucoup plus puissante : Isaac et Charlie ont réussi à travailler ensemble pour créer cette nouvelle arme, et ils ont travaillé sacrément vite à créer la pire arme qui soit.

Une fois celle-ci chargée, les personnels de l’Orville peuvent ainsi détruire tous les vaisseaux ennemis autour d’eux. C’est une sacrée réussite, d’autant plus que l’arme en question est un engin qui est capable de détruire les vaisseaux Kaylon, mais sans affecter le moins du monde les vaisseaux de l’Union. En effet, l’arme se concentre sur le réseau des Kaylon, et c’est précisément ça que ça détruit : uniquement les Kaylon. Je trouve ça abusé car trop bien trop rapide comme évolution. Dans l’épisode précédent, on nous disait encore que les Kaylon était une menace telle qu’il fallait garder les Moclan comme alliés.

Les amiraux de l’Union sont extrêmement heureux d’avoir une arme à présent cependant, car cette arme est capable de les libérer de la menace Kaylon – et des dix millions de robots qui veulent détruire les espèces humaines de notre galaxie (et des galaxies voisines). Je les comprends tout en voyant bien le problème que ça va soulever quasiment aussitôt. Si provoquer un petit génocide Kaylon ne dérange pas Charlie ou Isaac, qui n’a aucune émotion, Ed est moins d’accord avec l’utilisation que les amiraux semblent vouloir en faire. En effet, il a bien conscience qu’il s’agit d’un génocide, et un génocide ce n’est pas rien, surtout quand les ennemis en question sont aussi capables d’apprendre à avoir des émotions – pour certains d’entre eux, en tout cas.

La question éthique qui se pose est plutôt bonne, parce qu’ils sont sur le point de devenir eux-mêmes des Kaylon après tout : leur but n’est pas tellement différent. La question divise inévitablement tout le monde, y compris à bord de l’Orville où John et Talla sont plutôt contre l’utilisation d’une telle bombe quand Charlie (évidemment) et Gordon ne voient pas le mal. Charlie est toujours en boucle sur Amanda de toute manière.

Ce n’est pas au personnel de prendre ce genre de décisions, en tout cas. Les officiels de l’Union mettent un certain temps à se décider, mais j’aime la décision finale qui est prise : ils espèrent pouvoir négocier avec les Kaylon un traité de paix en utilisant le chantage. Je ne suis pas forcément pour le chantage, mais il est évident que la menace d’une arme nucléaire est toujours un bon moyen de se faire entendre de ses ennemis.

Les Kaylon sont censés être des êtres très logiques et rationnels : il est assez évident qu’ils vont céder face à la menace, au moins le temps de s’en protéger. Leur point faible étant découvert par l’Union, ils n’ont aucun intérêt à rester ennemis avec. Il leur faut toutefois un peu de temps pour s’en rendre compte : lorsque l’Orville est envoyé auprès d’eux pour négocier, ils essaient d’attaquer, et à plusieurs reprises en plus.

Finalement, un représentant Kaylon accepte de recevoir l’Orville sur sa planète pour commencer les négociations. Ils n’ont pas trop le choix : l’Orville fait des sacrés dégâts à la flotte Kaylon franchement. Nous voilà donc de retour sur cette planète, en tout cas, et il y a de jolis effets spéciaux pour nous montrer à quoi elle ressemble désormais. Le Kaylon-en-chef va mieux que la dernière fois et il comprend assez vite qu’il n’a pas le choix de céder aux humains.

En plus, les humains sont plus cools que ce qu’il imaginait : ils ne sont pas là pour faire des Kaylon ses esclaves, ils veulent simplement coexister en paix. Oh, les Kaylon acceptent, mais en soulignant tout de même qu’ils chercheront le point faible de l’arme des humains – ce qui d’après Charlie est une mauvaise idée puisque ça activerait l’arme à distance.

Très rapidement, la guerre contre les Kaylon arrive donc à un terme naturel et l’équipage de l’Orville peut… faire la fête. C’est une fête sympathique, dans une cabane, que j’imagine sur Terre puisque c’est celle du père de Kelly. Au départ, je la pensais dans le simulateur, mais bon, il est vite précisé que Kelly ouvre une bouteille ancienne ou que Claire, Isaac et les enfants observent le ciel.

Entre une petite chanson de Charlie et Gordon et cette scène sur les constellations observables depuis la Terre, il y a aussi un peu d’humour comme seule cette série sait en faire. On voit donc Bortus galérer à ouvrir des noix, et la présence de Talla m’a fait sourire, je dois bien le reconnaître. Malgré tout, la série ne perd pas de vue le sérieux de son intrigue : Charlie confie à Ed qu’elle est sûre qu’ils sont en train de faire une erreur en laissant les Kaylon vivre.

Cela me peine de le reconnaître, mais je pense qu’elle a raison. Nous ne sommes pas sur une fin de saison, et il y aura forcément un moyen pour les Kaylon de se renforcer face à cette arme. Si Charlie pense comme ça, elle est en tout cas calmée par Ed qui lui donne son point de vue. Comme c’est son supérieur hiérarchique, elle finit par lui concéder raison, et tout pourrait s’arrêter là.

Le lendemain, Kelly et Claire profitent de ce jour de congé pour observer un lever de soleil terrien tout en parlant un peu du stress qu’elles avaient face au Kaylon, surtout après avoir perdu l’alliance Moclan. Le répit est toutefois de courte durée : l’arme anti-Kaylon est cambriolée durant la nuit par deux membres de l’Union bossant clairement pour quelqu’un d’autre que l’Union. Il est alors révélé qu’un des amiraux de l’Union est à la tête de cette conspiration.

Il voulait évidemment détruire les Kaylon et n’est pas d’accord avec le choix de l’Union de les laisser vivre. Par conséquent, il veut encore utiliser son avantage tactique tant qu’il le peut, et il l’apporte ainsi à Teleya – désormais alliée aux Moclan. Je ne sais pas à quel point ça peut être grave de ne plus avoir l’arme : Charlie et Isaac doivent être capables de la reconstruire ? Isaac est tout de même un robot, tout est dans sa mémoire.

Non parce qu’en vrai, le cœur du problème est là : les Krill et les Moclan se retrouvent avec une arme surpuissante qui protégeait l’Union des Kaylon. Et alors que l’amiral voulait se rendre sur Terre pour se dénoncer lui-même, Teleya prend la décision de le tuer en explosant son vaisseau. La raison de ce meurtre ? Elle ne voulait pas que l’alliance Krill/Moclan ne soit révélée à l’Union trop tôt. Il aurait suffi de ne pas lui montrer ?

En plus, c’est un échec total : l’Orville découvre rapidement l’existence de l’alliance entre ses ennemis (et anciens alliés, quel échec) en analysant les données recueillies sur le lieu de l’explosion du vaisseau de l’amiral. C’en est fini de l’acteur de The Good Place dans cette série, je suis triste. Quant à l’alliance Krill/Moclan, elle a encore besoin d’un peu de temps pour comprendre comment fonctionne l’arme, car apparemment, il n’y a que Charlie et Isaac pour la maîtriser complètement.

D’après Bortus, cette alliance se tournera forcément vers un expert Moclan en armement. Leur enquête leur permet assez vite de découvrir que l’alliance ennemie en est à trouver une puissance encore plus grande pour l’arme. C’était précisé en début d’épisode : la seule limite de portée de l’arme vient de l’énergie qu’on est prêt à dépenser pour l’utiliser, et une telle alliance n’a pas de limite car les Krill et les Moclan ont une grande puissance, on le sait.

Cette grande puissance fait inévitablement peur à l’Union, au point qu’Ed en arrive à devoir envisager une autre alliance totalement improbable : l’Orville contacte les Kaylon pour proposer une alliance permettant de récupérer l’arme. C’est risqué, parce que l’Orville accueille carrément des Kaylon à son bord, alors qu’ils n’ont plus l’arme. Toutefois, les Kaylon ont toujours besoin de Charlie et Isaac pour se protéger de l’arme, car ils ne sont pas capables de la désactiver…

Assez vite, cette alliance improbable se dessine et met au point un plan permettant de récupérer l’arme. Le problème, de mon point de vue, c’est que ça signifie que les Kaylon vont se retrouver à proximité de l’arme. Dans le plan, il est même question de détruire l’arme si jamais ils ne parviennent pas à la récupérer… Alors, d’accord, mais quel est l’intérêt des Kaylon de faire autrement que la destruction de l’arme ?

Concrètement, les Kaylon n’ont aucun intérêt à ce que l’arme ne finisse dans les mains de l’Union, au contraire. Cette alliance me paraît vraiment vouée à l’échec. Et pourtant, toute une flotte de l’Union approche de la planète sur laquelle est l’arme, entamant un conflit armé avec les Krill. Ces derniers prennent le dessus un temps, et il y a clairement de nombreuses pertes dans les vaisseaux de l’Union, ce qui fait flipper quand il s’agit de vaisseaux de la taille de l’Orville.

Evidemment, les Kaylon finissent par arriver sur le lieu de la bataille et renverser le cours du conflit, faisant une diversion suffisante pour que les Krill ne se rendent pas compte de quelques plus petits vaisseaux se rendant directement sur la planète : la navette de l’Orville a pour mission d’aller récupérer l’arme, en étant protégée par quelques chasseurs de l’Union.

Au pilotage de ces chasseurs, on retrouve John ou Gordon, alors autant dire que la navette est plutôt bien protégée… Mais là encore, il y a des pertes pour l’Union, tout ça pour protéger les Kaylon d’un génocide. Bon. Dans le feu de l’action, tout le monde semble avoir oublié les enjeux, et nous en sommes alors à une scène qui met à mal les effets spéciaux généralement réussis de la série : Kelly, Charlie, Isaac, Talla et le Premier Kaylon sautent en parachute depuis la navette, en pleine bataille spatiale.

C’était moins agréable que d’habitude à regarder, mais l’épisode a dû coûter cher j’imagine. Bref, cette petite équipe saute à temps avant la destruction de la navette qui inquiète un temps l’Orville. Finalement, l’équipe entre dans la base grâce à Talla, et celle-ci est bien peu protégée apparemment. Oh, il y a bien une petite fusillade pour éclater en chemin, mais ce n’est pas grand-chose, et surtout ce n’est rien par rapport à la base secrète des Moclan de l’épisode précédent, je trouve. Par contre, ça force Kelly et Talla à se séparer du reste du groupe, pour les protéger.

Et le reste du groupe a intérêt à se dépêcher, parce que l’expert en armement des Moclan est en train d’activer l’arme capable de détruire tous les Kaylon. Serait-ce une si grande perte, finalement ? Je suis partagé sur cette question du génocide, là. Ne pas le commettre, c’est une chose, tout faire pour l’empêcher alors que les Kaylon restent clairement des ennemis de l’Union, je ne sais pas quand même.

De toute manière, plus personne ne prend le temps d’y réfléchir : John et Gordon continuent d’assurer la défense de l’équipe au sol depuis le ciel, Kelly détruit autant de Krill que possible et… se fait prendre prisonnière par Teleya. Franchement, la scène craignait un peu : je n’ai pas envie de voir l’une ou l’autre mourir, surtout des mains de l’autre. J’ai aussi eu un moment de stress en me disant que c’était peut-être la fin de saison, mais eh, il reste encore un épisode après celui-ci.

Cela a quelque peu atténué mon stress, en vrai, mais ça n’a pas tout fait non plus, surtout quand en parallèle du combat qui éclate entre Kelly et Teleya, on a retrouvé Charlie et Isaac en danger de se faire tuer par quelques Moclan alors qu’ils essayaient de stopper l’arme. Celle-ci était sur le point d’y arriver, et ça ne plaisait pas aux Moclan présents.

J’ai bien aimé la scène montrant à quel point Charly et Isaac s’entendent désormais, cependant : le Premier Kaylon tue quelques Moclan sans hésiter, alors qu’Isaac sauve la vie de Charlie sans pour autant tuer l’expert en armement Moclan qui s’opposait à elle. C’était une jolie scène, mais j’ai eu du mal à voir le point de vue de l’Union dans la scène qui a suivi. En effet, Kelly et Talla parviennent à faire de Teleya une prisonnière et elles apprennent alors de Charlie qu’elle compte empêcher l’arme d’être utilisée en provoquant une surcharge du cœur Quantum lui fournissant l’énergie nécessaire.

Je comprends bien l’idée, mais je suis d’accord avec Teleya : c’est une idée stupide, parce que ça détruit l’arme aussi ; leur seule arme contre les Kaylon ? Leur seule possibilité d’arrêter une invasion ? Et c’est Charlie qui s’y colle ?

Bordel, elle détruit une bonne partie de la planète au passage, et elle meure dans l’explosion, après un dernier mot pour Amanda. Eh. Cahrlie m’aura fait chier un nombre incroyable de fois avec son Amanda tout au long de la saison, et j’ai eu beaucoup de mal à l’apprécier au départ, mais on a passé près d’une dizaine d’heures avec elle cette saison, alors forcément, je suis dégoûté de la voir mourir comme ça, pour sauver les Kaylon en plus.

C’est une sacrée évolution de personnage, et c’est en fait plutôt logique pour elle de terminer comme ça, mais ça me fait chier quand même, surtout que c’est précipité : en début d’épisode, elle souhaite détruire tous les Kaylon. En fin d’épisode, elle se sacrifie pour eux. Ce n’est pas nouveau qu’elle place l’Union et sa carrière très haut dans ses valeurs, mais à ce point, et dans un acte qui normalement laisse le champ libre aux Kaylon pour détruire les êtres humains, ce n’est pas rien.

Contre toute attente, le sacrifice de Charlie affecte tout de même le Kaylon Premier, qui prend conscience que les êtres biologiques ne sont peut-être pas tous si mauvais ou horribles. La mort de Charlie n’est donc pas vaine et elle permet aux Kaylon de se retirer en paix de la situation, sans chercher à détruire tous les êtres biologiques pour autant. C’est un début, ma foi.

Par contre, ça va encore plus loin, et peut-être même un peu trop, quand l’Union propose carrément une place parmi eux aux Kaylon. Ces derniers acceptent, reconnaissant que la démocratie est possiblement le seul moyen de protéger les mondes, à défaut d’être vraiment efficace. C’est assez dingue tout de même, cette affaire, de voir les Kaylon rejoindre l’Union comme ça.

C’était nécessaire, de toute manière : les Kaylon vont pouvoir protéger l’Union de l’alliance entre les Krill et Moclan. Cette alliance est la nouvelle menace qui va planer sur l’Union, l’Orville et tous les personnages. Cela nous est prouvé par une scène où Teleya refuse de dialoguer en paix avec Ed. Face à un procès pour crimes de guerre, Teleya refuse de donner l’emplacement d’Anaya à Ed… Celui-ci termine donc l’épisode de manière bien triste : il n’a aucun moyen de rejoindre sa fille et s’assurer qu’elle ne finisse pas aussi folle que sa mère et il doit organiser une cérémonie d’hommage à Charlie.

Franchement, ça pourrait déjà être une fin de saison et je ne sais pas trop de quoi sera fait le dernier épisode à présent. En tout cas, ils ont réussi à me rendre triste de la mort de Charlie. Même si c’était un peu lourd d’avoir Isaac parlant en hommage pour elle, même si l’image des dominos était un peu lourde également, je n’ai rien à redire sur cette fin d’épisode. Je suis triste de voir le personnage de Charlie quitter la série comme ça, et content d’avoir eu le temps de m’attacher à elle pendant ses neuf épisodes (pour ne pas dire huit, parce que le précédent, elle n’a pas servi à grand-chose). Je ne pensais sûrement pas verser une larmichette pour elle – et pourtant.

The Orville – S03E08

Épisode 8 – Midnight Blue – 15/20
Je suis un peu déçu par l’épisode qui tombe à plusieurs reprises dans un certain nombre de facilités, alors qu’ils auraient pu se les éviter, assez facilement, je pense. Il n’empêche que ce mini-film reste un excellent divertissement et que j’ai passé un bon moment devant ce qui finira par être un moment charnière dans la géopolitique de la série. Curieux de voir ce que donnera la suite de la saison désormais.

Spoilers

Kelly et Bortus se rendent avec Topa sur la planète où se situe la colonie d’Heveena.

Stand down, that’s an order ! NOW.

Toujours plus : c’est parti pour 1h30 d’épisode. Là, pour le coup, je trouve qu’il y a de l’abus et ça m’a posé problème de trouver le temps de voir l’épisode. Mais bon, on fait ce qu’on peut, et me voilà, alors je vais me consacrer sur la critique de l’épisode, hein. Il commence par Bortus passant du temps avec Kelly qui est désormais son aide parentale, qu’elle le veuille ou non.

Bortus demande donc à Kelly de parler à Topa, parce qu’il est dépassé par elle. Maintenant que Klyden est parti, il ne sait pas comment parler à sa fille, surtout qu’elle semble avoir un crush pour un garçon désormais. C’est donc à Kelly que revient la tâche d’essayer de convaincre Topa de parler. Cela donne une scène un peu lourde où Kelly manipule Topa et finit par lui conseiller de dire ce qu’elle ressent au garçon, sans s’inquiéter de savoir qui est le garçon en question.

Et c’est Gordon l’heureux élu, évidemment ? Je me doutais que ça allait tomber sur la mauvaise personne, mais je ne vois vraiment pas d’où ça sort ? On n’a jamais vu les personnages interagir ensemble avant, et OK, Gordon a l’air cool avec elle… mais de là à ce qu’elle tombe amoureuse de cet adulte, hein. J’espérais plutôt une relation avec un fils de Claire quitte à être dans les clichés.

Bon, Gordon met trois plombes à se rendre compte de ce qu’il se passe, mais il finit par expliquer à Topa qu’elle est comme une petite sœur pour lui, ce qui lui permet de comprendre qu’il ne l’aime pas autant qu’elle est amoureuse.

Une fois que c’est fait, l’épisode peut commencer avec une vision plus politique encore et, bien sûr, une importance toujours égale de la société Moclan vis-à-vis de l’Union. En effet, cette semaine, Kelly et Bortus sont envoyés inspecter la planète où se réfugie Heveena pour voir si elle respecte toujours ses accords avec l’Union, en étant digne d’être un membre de celle-ci dans sa politique et son traitement de son peuple, et avec les Moclan aussi.

Ce n’est pas gagné avec les Moclan, surtout si c’est Kelly qui est envoyée en émissaire franchement. Bien sûr, Topa demande aussitôt à son père de venir pour cette mission diplomatique, parce qu’elle comprend qu’Heveena sera là et qu’elle aimerait rencontrer une autre femelle de son espèce. Ca ne court pas les rues, on l’a bien compris.

Apparemment, ça court plutôt les plages : Heveena se cache désormais sur une planète magnifique, très semblable à la Terre, avec une jolie plage et des forêts magnifiques, et avec toute une colonie de Moclan femelles. Par contre, elle ne pourra rester indéfiniment sur la planète : les accords politiques en place l’en empêchent.

L’Union ne doit en effet pas donner la possibilité à cette colonie de s’étendre plus qu’elle ne l’est déjà. Cela me semble quelque peu problématique pour la survie des Moclan femmes, mais bon, admettons. Sur place, Kelly, Bortus et Topa rencontrent le commandant Kodon, le Moclan qui devait mener l’inspection avec eux.

Malheureusement, il est arrivé en avance pour faire son inspection seul. Selon lui, tout se passe selon les accords, mais il reste tout de même le temps que Kelly et Bortus fassent leur inspection, n’appréciant pas de voir la présence de Topa sur cette planète. Ou sur n’importe quelle planète, d’ailleurs : le commandant Kodon et ses hommes la détestent rien que parce qu’elle existe après tout.

Bref, assez rapidement, le trio de nos héros se rend dans la communauté d’Heveena. C’est l’occasion de retrouver Osaia, mais aussi Heveena, toujours aussi fan de Dolly Parton. On s’amuse bien sur place, donc, et j’ai Jolene en tête pour au moins une semaine maintenant. En effet, sa musique est réinterprétée par les femelles Moclan qui la joue en boucle pendant un dîner très sympathique. Au cours de celui-ci, Topa découvre l’existence des Luminites. Grosso modo, ce sont des lucioles, tout simplement.

L’insistance que l’épisode donne à celles-ci, par contre, ne me dit rien qui vaille. En attendant, Heveena offre une pierre de lave à Topa, et tout ça met vraiment trop de temps à commencer vraiment. L’épisode prend son temps pour développer à fond le personnage de Topa, mais ils en font tellement en deux épisodes qu’elle finit presque par être trop chiante.

C’est finalement sans surprise qu’Heveena souhaite se servir de Topa : cette dernière souhaite revenir passer plus de temps dans cette colonie, et Bortus accepte sur le principe. Il va vite le regretter, je pense, parce qu’Heveena passe donc du temps avec Topa pour lui demander de l’aider à briser l’accord qui existe avec les Moclan. C’est abusé : Heveena continue de secourir des femelles sur sa planète d’origine, même si elle n’en a pas le droit.

Pour cela, l’aide de Topa lui serait inestimable : Topa vit sur un vaisseau de l’Union avec de bien meilleurs moyens de communication. Grâce à cela, d’autres femelles pourraient être sauvées d’après Heveena. Topa accepte évidemment d’aider, sachant très bien ce que ça représente du côté géopolitique et acceptant de ne pas en parler à son père ou à Kelly, qui la surveillent de loin. Bien joué, les amis.

Allez, ce n’est pas la première fois que Kelly fait mal son travail. Et elle fait même mal la babysitter : elle ne voit pas que Topa se met à suivre seule une Luminite bleue à travers les bois. C’est forcément une mauvaise idée, on a tous déjà vu ce genre d’intrigue… Et ça ne manque pas : une fois dans les bois, Topa entend de drôles de craquements et bruits qui n’ont rien à faire là et semblent indiquer la présence de quelqu’un près d’elle.

Topa se fait ainsi kidnapper par les représentants Moclan officiels qui s’enfuient avec elle… C’est franchement trop simple pour eux d’avoir affaire à une ado aussi débile. Et ça m’énerve aussi, parce que là, pour le coup, c’est vraiment mal écrit. Kelly et Bortus finissent par se rendre compte que Topa a disparu et mettent un certain temps encore à vérifier qu’elle n’est plus sur l’île. Ils en arrivent assez vite à la conclusion que Topa a été kidnappée et retournent enfin dans leur capsule… pour mieux comprendre que leur vaisseau a été saboté.

Ils n’ont plus de moyens de communication et le vaisseau a du mal à démarrer. Ils ont aussi rapidement un choix : suivre le vaisseau Moclan sans parler à personne ou retourner à l’Orville pour les prévenir. Bortus et Kelly choisissent évidemment de suivre le vaisseau Moclan avant de ne plus avoir de trace de celui-ci. C’est le bon choix, je pense, mais ça n’empêche pas Topa d’être moquée par ses kidnappeurs, parce qu’elle est une fille.

Elle est amenée depuis un vaisseau sur une planète où elle est faite prisonnière. Terrifiée, Topa essaie bien sûr de poser des questions, mais c’est en vain. Elle apprend rapidement, toutefois, qu’elle a été kidnappée car il est fort probable qu’elle connaisse le nom du traître sur Moclan. Ben oui, il y a un traître sur la planète pour exfiltrer des femelles, et les Moclan veulent savoir de qui il s’agit, quitte à employer la torture sur Topa. On sentait bien que ça se dirigeait vers là. Et le bourreau va loin pour obtenir le nom qu’il souhaite avoir, n’hésitant pas à utiliser une arme qui pourrait laisser des séquelles psychologiques et neurologiques.

Pendant que Topa est torturée, Kelly et Bortus rattrapent le vaisseau Moclan, sans avoir la moindre idée de la raison pour laquelle Topa est kidnappée. Ils partent en expédition pour sauver la vie de Topa. C’est l’occasion pour Bortus de révéler qu’il a enfreint lui aussi les accords de l’Union et des Moclan : il a pris des armes mortelles avec lui. Malgré ça, le duo n’est pas super doué en action, et Kelly réussit à se déchirer un ligament de l’épaule dans l’expédition.

C’est l’occasion d’une petite faute bienvenue pour un étrange rapprochement entre Bortus et Kelly. Cela avait été suggéré un peu avant qu’ils en étaient à devenir plus que des collègues, mais quand Bortus la remercie pour sa présence dans la vie de Kelly, on sent bien vers quoi on se dirige entre ces deux-là. C’est totalement inattendu, mais pourquoi pas.

Ils entrent ensuite dans ce qui doit être une base secrète des Moclan. Le chemin pour retrouver Topa est assez simple : il suffit de chercher un signe d’activité biologique femelle… Ils la retrouvent finalement après une petite fusillade, mais c’est trop tard : Topa a parlé et donné le nom qu’elle souhaitait protéger. Elle est tout de même en sale état, et Bortus n’hésite pas à venger sa fille, y compris en crevant le seul œil valide de son bourreau. C’est drôlement dark d’un coup, et il finit par accepter de s’arrêter quand Kelly lui hurle dessus.. mais wow.

La mort du bourreau aurait été une bonne chose pour que le nom du traître Moclan reste secret. En attendant, Kelly et Bortus sauvent Topa, même si ça se termine en course poursuite. Les Moclan sont mauvais, heureusement.

Pendant ce temps, l’Orville s’inquiète de ne pas avoir de nouvelle de Kelly et Bortus. Ils décident donc de violer l’accord de l’Union et de se rendre sur la planète où réside Heveena. Ils n’en ont pas le droit, mais ce n’est pas si grave : cela leur permet de découvrir que les Moclan ont kidnappé Topa, et la situation de Bortus et Kelly.

Ed est tellement énervé qu’il finit par interroger Heveena à cœur ouvert, ce qui lui permet d’apprendre de cette leader de colonie qu’elle a donné des informations confidentielles à une adolescente. Ed est encore plus énervé une fois qu’il connaît la vérité, au point de reprocher à Heveena d’avoir mêlé Topa à tout ça et de bien lui faire comprendre qu’elle vient de perdre une bonne partie de son respect aussi.

Le problème est aussi que la seule solution que Ed peut proposer à Heveena ne convient pas : il faudrait qu’elle témoigne devant l’Union et qu’elle explique avoir enrôlé Topa dans des actions illégales pour que l’Union puisse ouvrir une enquête officielle. Tant qu’elle ne le fait pas, les Moclan n’auraient aucune raison d’avoir enlevé Topa, ce qui signifie qu’il est impossible pour l’Union d’intervenir.

Bien sûr, Heveena ne compte pas pour autant reconnaître qu’elle a enfreint l’accord passé pour que sa colonie subsiste, puisque cela signifierait l’invasion des Moclan et l’arrestation de tout le monde dans sa colonie. Pour la convaincre de changer d’avis, que fait Ed ? Il l’envoie dans le simulateur pour qu’elle puisse rencontrer… Dolly Parton. Aha. L’humour de la situation est bon, c’est un excellent choix de guest star franchement.

Dolly Parton semble s’éclater à jouer ce rôle sur mesure. Elle nous raconte sa vie, avec une petite anecdote d’enfance, et ça permet de gagner la confiance d’Heveena suffisamment pour qu’elle écoute les conseils de la mère de Dolly Parton : il faut faire ce qui est juste et bon dans le présent, et le futur s’occupera de nous.

Ce conseil et une chanson de Dolly Parton suffisent apparemment à convaincre Heveena de témoigner sur Terre et reconnaître ses fautes. Elle le fait devant une commission de l’Union, et ça se termine plutôt mal pour elle, comme on pouvait s’en douter : les Moclan demandent son arrestation imminente, sans pour autant permettre à l’Union de mener vraiment une enquête sur la disparition de Topa. Selon eux, Topa n’a pas été enlevée, évidemment.

Cela va un peu loin dans les négociations diplomatiques, avec même Gordon, qui n’a rien à faire là, qui nous insulte les Moclan devant tous ses supérieurs hiérarchiques et les représentants de l’Union. En vain. Les Moclan semblent avoir raison d’être outragé du procès qu’on leur fait une fois de plus, et ils en profitent pour se victimiser lors d’une nouvelle commission de l’Union. Malheureusement pour le porte-parole Moclan, il se retrouve bien con quand il demande si qui que ce soit peut parler et apporter des preuves des accusations contre les Moclan.

Sans surprise, c’est le moment que Kelly, Bortus et Topa, toujours non soignée, choisissent pour arriver et dénoncer les Moclan. Ils avaient une base secrète, ils ont kidnappé une enfant et l’ont torturée, ça fait beaucoup pour que l’Union leur pardonne encore. Décidément, Topa n’est pas n’importe qui et devient une clé géopolitique vraiment problématique : cette fois, c’en est trop pour l’Union qui décide d’exclure la planète Moclus de l’Union.

Il reste des Moclan dans l’Union : Heveena et sa colonie… Mais par contre, ça pose un vrai problème : les Moclan fournissaient un armement important contre les Kaylon. L’Union est drôlement fragilisée par la perte de ce partenariat.

Ironiquement, il y a tout de même quelque chose qui sort renforcé de ce divorce avec les Moclan : Klyden est de retour sur l’Orville. C’est assez dingue : Klyden et Bortus nient à présent leur citoyenneté Moclan, et Klyden reconnaît sa fille pour ce qu’elle est. Il regrette son comportement de con fermé d’esprit et est heureux d’être le papa de cette petite fille. Franchement, c’est un peu rapide comme conclusion pour Klyden, mais le changement de position s’explique assez bien après avoir vu sa fille torturée.

La fin d’épisode voit ainsi Klyden aller jusqu’à se réconcilier avec Kelly… et je me demande bien ce que la série nous réserve pour sa suite maintenant que l’alliance entre l’Union et les Moclan n’est plus.

Westworld – S04E05

Épisode 5 – Zhuangzi – 18/20
Après les révélations de l’épisode précédent, les scénaristes peuvent passer à la vitesse supérieure, ou au moins à l’étape suivante du plan qu’ils suivent, et ça se sent dans cet épisode. S’il est moins bouleversant ou renversant, il n’en reste pas moins une histoire palpitante apportant bien des pièces du puzzle de cette saison. Tout se met en place un peu plus clairement désormais, mais il reste encore à comprendre où les scénaristes veulent vraiment aller avec tout ça. En tout cas, c’est un plaisir d’être encore du voyage.

Spoilers

Christina commence à remettre en question la nature de sa réalité, bien malgré elle.

They are experimenting God. The problem is God is bored. Bored, bored, bored.

Qu’est-ce que c’est encore que ce titre d’épisode ? Et pourquoi donc l’épisode dure-t-il une heure complète cette semaine ? Des questions qui me donnent envie de me jeter dessus, même si j’ai une journée de retard. J’ai eu du mal cette semaine à tout gérer, mais eh, je ne me vois pas prendre du retard dans cette série, bizarrement.

L’épisode début par un dîner tout sympathique de William avec un couple, dans un restaurant chic à la petite musique jazzy au piano et aux conversations hyper profondes sur l’état de la société là. L’angoisse, ou le rêve, c’est au choix ? Dans tous les cas, la conversation tourne au cauchemar quand le couple se rend compte qu’il est loin d’être autant dans le contrôle que ce qu’il pense.

En effet, William leur fait prendre conscience qu’ils sont des robots, qu’ils n’ont aucune idée de son nom et qu’ils ne servent à rien. C’est une belle manière de nous réintroduire au monde dominé par Charlotte : les robots sont partout, ne savent pas qu’ils en sont et sont perturbés de le découvrir – à moins que le couple ne soit justement qu’un couple d’humains manipulés par des mouches robotiques. Ce serait bien plus intéressant comme torture, franchement.

En tout cas, William s’amuse de la situation jusqu’à ce que Clémentine vienne le chercher, par besoin de son expertise pour une nouvelle situation qui la dépasse : une gagnante du jeu qui ne se contente pas d’avoir gagné. Ah. Il y a évidemment de nouvelles règles qui nous dépasse, nous, dans ce monde. Nous ne sommes pas prêts à tout savoir, apparemment.

En attendant, on nous donne des miettes : William intervient sur un lieu de meurtre où tout le monde est figé, à l’exception de la meurtrière. Celle-ci ne respecte apparemment pas les règles d’un jeu dont on ne sait rien et qui n’a pas vraiment de règles, autres que la nécessité de ne pas gâcher les robots. On peut les utiliser comme William le fait – les torturer car le couple l’attend pendant une bonne heure, sans bouger, mais en ayant conscience d’être en train de l’attendre – mais pas les tuer pour le plaisir de les faire taire.

On ne sait pas bien ce que la femme (robot, forcément) pensait gagner en tuant tout le monde, ni le jeu dont il est question, mais une chose est sûre : William la laisse en game-over, demandant à Clémentine de la ramener d’où elle vient.

Le lendemain, dans une rue de la ville, nous retrouvons autrement Charlotte-Dolores. Très clairement, Tessa Thompson s’éclate dans son rôle : elle incarne à présent une sorte de déesse donnant ses ordres à tous les passants de la rue. Il y a un pianiste torturé et obligé de jouer en permanence, malgré ses doigts en sang ; il y a des passants qui se mettent à danser sous ses ordres, il y a un type faisant de la structure sur glace.

Et la torture ne fait que commencer, sans que les humains ne semblent même se rendre compte de ce qu’elle leur fait – la douleur est illisible sur les visages. Les fréquences régulières que l’on entend nous rappelle qu’il s’agit là d’humains manipulés pour faire tout ce que les robots demandent, et on comprend bien que le parc s’est inversé. Westworld est désormais peuplé d’humains à la disposition des robots – mais on ne peut pas les remplacer, d’où le problème de William en début d’épisode avec la robot qui gagnait le jeu.

William débarque justement pour essayer d’arrêter Charlotte, qui ne vient pas souvent en ville (heureusement) mais est vraiment blasée d’avoir les humains à sa disposition. Selon elle, les robots devraient se donner une nouvelle image désormais et se séparer des humains, plutôt que de jouer les dieux comme ça. C’est sombre comme vision de notre futur en tant qu’humanité… mais qu’est-ce que j’ai kiffé voir Charlotte s’affaler sur sa chaise humaine, blasée. Cette actrice est géniale.

Charlotte emmène ensuite William vers la fameuse Tour qui permet de contrôler les hôtes à distance. On y retrouve la femme du début d’épisode, Hope, morte cette fois. Elle a vraiment gagné le jeu décidément : d’après Charlotte, elle est infectée par les humains et c’est ce qui explique sa mort alors qu’elle devait transcender.

Il reste à savoir ce que signifie cette transcendance – même si ça semble être d’abandonner l’humanité. Ce n’est pas si facile à faire, et ça énerve Charlotte de voir que les robots ne le font pas. Elle leur laisse le libre-arbitre, parce qu’elle n’est pas humaine et ne veut forcer personne comme les humains forçaient les robots, mais elle ne comprend pas comment il est possible que les robots persistent tant dans les traits humains.

C’est d’autant plus incompréhensible que Charlotte est face à un problème : il existe des humains qui finissent par ne plus répondre aux fréquences que la Tour leur envoie. Il s’agit d’outliers, un problème que Charlotte pense pouvoir régler en tuant tous les humains qui ne respectent plus ce que la Tour leur envoie comme ordre. C’est là le jeu dont il était question avec Hope : des robots se portent volontaires pour retrouver au plus vite les outliers, et pour les tuer.

Tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes robotiques, sauf que les hosts qui s’amusent à tuer des outliers rencontrent eux aussi parfois un problème de taille pour Charlotte. On découvre ainsi qu’Hope a parlé à sa cible, un homme lui ayant demandé si la fleur qu’il avait dans la main était au moins réelle. Je comprends la volonté de cet homme de lui demander si la fleur est réelle, parce que ça ne doit pas être évident de découvrir que toute sa vie est un mensonge.

On a déjà assisté plus tôt dans la saison à un suicide pour cette même raison, d’ailleurs : l’homme qui harcelait Christina était clairement un outlier. Toujours est-il qu’Hope a parlé à l’homme, et ça l’a détraquée : elle s’est mise à tuer tout ce qui bougeait, nous menant à la situation du début d’épisode. Une fois remisée et ramenée à la Tour sans transcender, Hope a fait le choix que trente-sept autres robots avaient fait avant elle : elle s’est suicidée.

C’est intrigant, et on comprend facilement en quoi ça peut énerver Charlotte de voir des robots se tuer au contact des humains. On apprend alors que William a désormais un job qui lui permet de remplacer un humain, mais en étant moins efficace que l’humain en question, ce qui explique également l’énervement de Charlotte. D’ailleurs, le bras de celle-ci semble prendre assez cher dans son stress, parce qu’elle s’arrache la peau. Et alors qu’elle cherche à comprendre si son problème ne pourrait pas venir de William, elle lui confie une mission : retrouver une nouvelle outlier.

Cette fois, il n’y aura pas d’autres hosts sur le coup, mais par contre, des rebelles sont présents en ville, donc William doit se dépêcher. Et effectivement, nous découvrons qu’un groupe de révolutionnaires débarque en ville, expliquant les règles à Leslie Stubbs, loin de se douter qu’il est un robot. Les règles ? Ils doivent retrouver l’outlier avant les robots qui vont la chasser pour la tuer, comme si elle n’était qu’un divertissement – ce que les humains sont de toute manière pour les robots.

J’ai du mal à comprendre, par contre, comment Leslie peut ne pas savoir tout ça : il a bien dû voir Charlotte prendre le pouvoir en attendant Bernard, non ? Qu’importe, le fait d’être un robot lui donne une longueur d’avance sur ses coéquipiers révolutionnaires : il capte les fréquences de la Tour et sent bien qu’ils sont repérés avant que ça ne soit visible. Cela le devient rapidement : le groupe est attaqué par un ensemble de passants, sur ordre de William qui a vu bien vite la présence des intrus en ville.

Cela permet à William d’avoir une longueur d’avance pour retrouver l’Outlier et… lui parler. Il devait pourtant la tuer immédiatement. Il préfère pourtant l’écouter lui dire que le monde n’a aucun sens et lui révéler qu’elle voit la Tour, comme son mari le faisait aussi avant de mourir – et probablement avant de se faire tuer. C’est intéressant comme tout et ça explique pourquoi la femme a décidé de monter sur le toit d’un immeuble.

De là, elle peut apercevoir la Tour et manquer de très peu d’être tuée par William. Celui-ci se fait finalement tirer dessus par un résistant au moment où il allait l’abattre, et ça permet à la résistance de fuir la ville avant qu’il ne soit trop tard. C’est un échec pour William qui prend très mal ce qui lui arrive. Après avoir parlé avec l’Outlier, il a peur d’avoir chopé un virus qui le ferait se tuer et il décide donc… d’aller parler à William. Il me semblait bien que Charlotte s’en était débarrassée il y a peu de temps, mais non, apparemment. Et ce William en permanence relié à une machine manipule le William de cet épisode assez simplement, lui faisant prendre conscience qu’il est temps pour lui de remettre en question la nature de sa réalité.

Autrement, lorsqu’on retrouve Dolores, elle est toujours Christina dans sa tête, et elle est toujours dans cette même pause matinale. Elle dort de la même manière depuis quatre saisons, l’actrice doit en avoir tellement marre, c’est fou. Cela dit, cette saison, elle joue quelque chose de totalement différent : il est rare de la voir sourire autant que lors de ce lendemain de rencard avec Teddy.

Elle se réveille plus tôt que d’habitude, en tout cas, ce qui étonne sa colocataire qui continue d’avoir des cauchemars de ce pique-nique où des mouches l’attaquent. La série nous titille là, mais sans nous donner tous les éléments que l’on voudrait avoir… Et elle continue quand Christina se rend à Olympiad pour commencer un nouveau scénario sur une jeune femme, fille de fermier, qui se réveille chaque jour avec une lucidité plus grande sur son monde. Elle raconte très clairement l’histoire de Dolores – mais sans souvenir de son prénom.

C’est intrigant tout ça, parce qu’autant les règles de ce nouveau monde semblent se préciser au cours de l’épisode, autant je ne comprends pas ce que Dolores ou Teddy peuvent bien faire là. La ville est peuplée d’humains infectés pour se comporter comme des robots, pas de robots : pourquoi Teddy et Dolores seraient-ils là ?

En plus, Teddy semble vouloir ouvrir les yeux de Christina sur le mensonge que représente le monde dans lequel ils vivent. Il l’appelle au boulot pour la convaincre de le rejoindre à un rencard où il essaie de lui expliquer que Peter, l’homme qui s’est suicidé, disait entièrement vrai. Pour cela, il lui montre deux personnes en train de s’ennuyer et lui demande d’imaginer une issue différente.

Aussitôt, les deux femmes se mettent à se parler… jusqu’à ce que Christina/Dolores envisage de les renfermer dans leur solitude. Et ça fonctionne, faisant d’elle une déesse dans ce monde, une déesse qui devrait être capable de voir la Tour, normalement. Ce n’est pas encore le cas. Et même si maintenant elle a ouvert les yeux, Teddy insiste pour que Christina reprenne le cours normal de sa vie, sans faire comprendre aux autres robots qu’elle se sait robot.

C’est curieux comme tout et je me demande toujours le but de Teddy dans cette intrigue. Est-il fermement opposé à Charlotte ? J’imagine que c’est le cas et qu’il est pour le bien des humains. Le problème, c’est que Charlotte est une amie de fac de Christina, et elle entend bien tout surveiller de la vie de son « amie ». Cherche-t-elle à se venger de Dolores, du coup ?

En tout cas, Christina comprend vite qu’elle ne peut pas lui faire entièrement confiance et n’a pas envie de lui parler de Teddy quand le sujet vient dans la conversation. Elle provoque donc une dispute dans un couple à l’arrière-plan, et ça lui permet de prendre la fuite. Charlotte n’aime pas du tout voir Dolores lui échapper comme ça, même si elle maintient les apparences comme elle peut.

Christina, quant à elle, décide de retourner au travail, mais ce n’est toujours pas au bon horaire. Son boss est inévitablement sur son dos, surtout que Christina fait des recherches sur Charlotte Hale, puis sur… Dolores Abernathy. Le boss l’interroge donc sur ce qu’elle est en train de faire, sur les mensonges qu’elle raconte, sur sa capacité à lui mentir.

Il aurait mieux fait de s’abstenir : tout ce qu’il fait, c’est donner une indication trop précise à Christina, qui comprend qu’elle doit se méfier de Charlotte… et qu’elle est capable d’arrêter aussi Emmett, son patron, simplement en le lui demandant. En bonne scénariste, Christina se met donc à diriger ce que fait son boss, l’invitant à rentrer chez lui après lui avoir dit toute la vérité. Il n’en faut pas plus pour que Christina accède à un plan du « jeu », qui n’est autre que le plan de la ville. Elle en profite alors pour découvrir que tout n’est qu’une histoire qu’elle raconte, car tous les gens qu’elle croise au quotidien ne font que suivre un scénario. Oups.

Christina rentre alors chez elle où elle retrouve Teddy, à qui elle confie qu’elle voit la tour. Se comprenant manipulée depuis toujours, elle cherche un responsable, pour mieux apprendre de la part de Teddy que le responsable… C’est elle.